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Projet de ferme intégrée, Agriculture - élevage : Étude technique et financière

1. RESUME DU PROJET

Mettre en place un projet de ferme intégrée , Agriculture – élevage de type Bio


dans un contexte rural qui vise à la fois l’intégration d’un marché de
consommation locale en milieu urbain et qui permettra à l’ONG en charge de
l’exploitation de subvenir aux besoins des membres à long terme à travers la
commercialisation des produits sur les petits et grands marchés. Ainsi la
production locale produit en milieu rural aura pour objectif d’être commercialisé
en milieu urbain pour assurer la disponibilité de produits locaux de qualité et des
revenus dignes pour les exploitants. Dans ce contexte, il impose de définir ce
qu’on doit produire en tenant compte de la demande des consommateurs, la
rentabilité des produits sur le marché local et produits cultivables possible selon
le type de sol qu’on dispose et le respect de la nature.

Ce présent projet est initié par Mr Ayénanhin Davy Ulrich


Le site est situé dans la région du Sud du Bénin, commune de TORI-BOSSITO sur une
étendue de 10 Hectares. Les composantes sont: grandes cultures; maraîchage ; arboriculture;
aviculture et élevage de moutons ; chèvres et porcs.
Les grandes cultures s’effectueront sur 03 hectares. Cette composante concernera le mil, le
maïs, le sorgho ; l’arachide ; le manioc ; l’igname etc…
Le maraîchage se fera sur une superficie de 02 hectares avec les spéculations telles que la
carotte, l’oignon, l’aubergine, le gombo, le chou, le piment, la tomate ; les lectures etc…
Au plan arboricole, il sera implanté un verger de 01 hectare composé des espèces
Suivantes : agrumes (citronnier, orangers, mandariniers), manguiers et bananiers.
L’aviculture aura les spécifications suivantes: bande de 3 000 sujets (poulets de chair et
pondeuses),
L’activité d’élevage, avec un effectif de départ de 20 sujets par variétés des animaux,
connaîtra une évolution annuelle de 10 % jusqu’en cinquième année où le nombre atteindra
finalement 50. Les investissements du projet d’un montant global (sur les 10 ans: durée de vie
du projet) de 97 388 000 F CFA représentent 10 % de l’ensemble des dépenses et concernent:
* l’acquisition, les travaux de nivellement et la clôture du terrain;
* les bâtiments d’exploitation (poulaillers, parcs d’embouche, pièces d’habitation, magasins
de stockage);
* les équipements agricoles (forage, moulin, batteuse, petit équipement agricoles,
fourgonnette, etc.);

Les frais de fonctionnement absorbent plus de la moitié des dépenses (67 %). Ce poste
regroupe les frais de personnel et les fournitures (ou dépenses en intrants). Le projet utilisera
30 ouvriers agricoles permanents, un ingénieur de travaux (chef d’exploitation) et des ouvriers
temporaires en période de pointe mais aussi pour les grandes cultures. Un consultant extérieur
sera également sollicité périodiquement ou en cas d’urgence (frais d’études et de suivi
technique).
L’entretien et l’utilisation des matériels et bâtiments d’exploitation occupe 5 % des dépenses
du projet. Les recettes connaîtront une progression liée d’une part à l’évolution des activités
comme l’élevage et d’autre part à la règle de la prudence appliquée aux calculs de celles-ci
(seules 50 % des recettes escomptées sont comptabilisées en année 0 et un taux
d’accroissement de 10 % par y est appliquée pour les années qui suivent.). Le chiffre d’affaire
global du projet est de 1 237 378 000 F CFA.
Les flux financiers du projet montrent que le Cash-Flow devient positif à partir de la troisième
année. Ce Cash-Flow connaîtra une légère baisse en année six, année de renouvellement de
plusieurs équipements agricoles.
Sur la base des normes techniques et compte tenu du niveau des prix aussi bien des intrants
que des extrants, le calcul du Taux de Rentabilité Interne (TRI) donne une valeur de 22 %.
Les tests de sensibilité effectués montrent que la variation simultanée de l’ensemble des
dépenses et recettes de +/- 10 % n’a pas d’effet sur la rentabilité du projet. Par contre, une
hausse des dépenses en intrants de 10 % donne une valeur du TRI égale à 15 % tandis qu’une
baisse la porte à 28 %. Beaucoup d’autres hypothèses ont été testées et ont vu les TRI varié
entre 1 % (hausse de l’ensemble des dépenses de 10 %) et 32 % (hausse de l’ensemble des
recettes de 10 %).
Les besoins en fonds de roulement du projet ont été estimés à 18 672 083 F CFA sur la base
des dépenses devant couvrir une année de grandes cultures, trois mois (durée du premier
cycle) des activités maraîchères, trois mois de frais de personnel, des frais de fonctionnement
pour 60 jours concernant les poulets de chair (première bande), les intrants arboricoles durant
les trois premières années.
Les besoins en investissements regroupent le montant des investissements en première année
et le solde négatif des flux financiers en deuxième année. Ils s’élèvent à 100 603 000 F CFA.
Compte tenu de ce qui suit, les besoins totaux en financement s’élèvent à
(équipements et besoins en fonds de roulement) s’élèvent à 44.904.000 F CFA (voir
Tableau page 49).
Le montant des fonds propres (réalisations) est de 42.490.000 F CFA, soit un
pourcentage global de 48,62 % des besoins en financement.

ETUDE DE MARCHE
1.1. Agriculture
1.1.1. Grandes cultures
L'agriculture est la première source de richesse du Bénin. Les services constituent le
secteur le plus important de l'économie béninoise et sont suivis par l'agriculture. Elle
contribue pour 32,7 % en moyenne au PIB, 75 % aux recettes d'exportation, 15 % aux
recettes de l'État et fournit environ 70 % des emplois.

La production nationale céréalière était de 840052 tonnes en 1992 / 1993. Cette


quantité ne permettait pas de couvrir l’ensemble des besoins nationaux. Ceux-ci, estimés sur
la base de la consommation annuelle per capita (185 Kg) préconisée par l’Organisation
Mondiale de la Santé (OMS), sont actuellement de 1480000 tonnes. La tendance de la
demande est à la hausse du fait de la poussée démographique. Le présent projet permettra, à
court terme, de ramener le déficit céréalier national à la baisse ; ce qui se traduira par une
diminution des importations et par la même, une amélioration de la balance commerciale.
La production arachidière est à la baisse du fait de la régression des superficies
emblavées. Toute augmentation de la production serait la bienvenue sur le marché.
1.1.2. Maraîchage
La demande solvable nationale dépasse les 175000 tonnes par an et augmente d’année
en année avec l’urbanisation et la croissance démographique. La consommation moyenne per
capita est de 23 Kg.
1.2. Aviculture
La production de chair a beaucoup progressé ces dernières années. Néanmoins, un
déficit national, comblé par les exportations, persiste.
La consommation moyenne per capita est actuellement de 3 Kg par an. Sur cette base
la demande de la région de Dakar serait de 900 tonnes annuellement.
1.3. Le marché
1.3.1. Les marchés des intrants
Au niveau intrants, les prix seront certainement revus à la baisse avec les nouvelles
mesures prises par l'état consistant à réduire les taxes à l'entrée (le premier ministre lors de
son allocution le jeudi 13 août 1998 à l'assemblée nationale).
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1.3.1.1. Agriculture
Les principaux intrants sont : les semences, les engrais et les pesticides.
1.3.1.1.1. Semences
Il existe plusieurs firmes de production de semences notamment le Centre pour le
Développement de l’Horticulture (CDH), le TROPICASEM, le Centre National de
Recherches Agricoles (CNRA) de Bambey, etc. A cela, s’ajoute les importateurs, etc.
Le prix des semences varient en fonction de la spéculation. Le tableau suivant donne le
prix du kilogramme de semences pour diverses espèces retenues.
Tableau 1 : quelques exemples de prix du Kg de semences
spéculation Prix semences (F CFA / Kg)
Mil 200
Maïs 500
Arachide 450
Niébé 300
Oignon 30000
Tomate 220000
Gombo 7500
Chou 140000
Pomme de terre 450
Jaxatu 7500
1.3.1.1.2. Engrais
Les principaux fournisseurs de semences sont le SENCHIM et la SPIA. L’engrais type
maraîcher est le 10 – 10 – 20. Le kilogramme est commercialisé à 150 F CFA.
1.3.1.1.3. Pesticides :
Les fournisseurs de pesticides demeurent les mêmes que pour l’engrais. toutefois, on
notera que le marché est également envahi par les importateurs.
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Le prix varie en fonction du produit chimique. Le tableau suivant donne quelques
exemples.