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IUCSJ/PSJ-3

Systèmes
SystèmesdedeTélécommunications
Télécommunications
etettransmission
transmission

Objectifs
Acquérir le vocabulaire de base dans le domaine des réseaux de télécommunications ; les principales
techniques de transmission de l’information ; les supports de transmission ; Etudes de quelques protocoles
de transmission dans les réseaux téléphoniques

Programme

Chap. 1 : Généralités sur la transmission

Chap. 2 : Les supports de transmission

Chap. 3 : La PDH

Chap. 4 : La SDH

Chap. 5 : Le WDM

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Chapitre I: Généralités sur la transmission

II.1 Introduction
La transmission est le transport de quelque sorte d'information que ce soit, d'un endroit à un autre.
Historiquement, cela se faisait par courrier papier, une chaîne de feux ou de sémaphores, puis le Morse sur
des fils en cuivre.
Dans le vocabulaire informatique, cela signifie l'envoi de flux de bits d'un endroit à un autre en utilisant
des technologies, comme le fil de cuivre, la fibre optique, le laser, la radio, ou la lumière infrarouge

II.2 Transmission analogique et transmission numérique


L’information à transmettre peut être analogique ou numérique.
En analogique, les informations sont représentées par des niveaux de valeurs continus, proportionnels à la
valeur de l'information. La transmission de ces informations se fait directement sur le support physique.
Pour obtenir une représentation numérique, on doit d'abord échantillonner le signal analogique. On
transmet alors ces échantillons sur le support physique en utilisant le codage binaire pour n'utiliser que les
valeurs prédéfinies de voltages. Ex. +5 volts et -5 volts pour les 1et les 0.
Les Informations analogiques sont complètes, pas de perte dues à l'échantillonnage.
En numérique, il ya :
o Facilité de régénérer le signal, de le retravailler.
o Détection et corrections des erreurs possibles.
o Possibilité de mixer plusieurs types de données (voix, images, données...)
o Des débits plus élevés peuvent être obtenus avec les infrastructures existantes.

II.3 Les modes de transmission


Le mode de transmission désigne le nombre d'unités élémentaires d'informations (bits) pouvant être
simultanément transmises par le canal de communication.
Dans une transmission numérique on peut envisager deux modes :
 les envoyer tous en même temps sur autant de lignes de transmission. C'est le mode parallèle.
 les envoyer l'un après l'autre sur une seule ligne de transmission. C'est le mode sériel.

II.3.1 La transmission série


Dans une liaison en série, les données sont envoyées bit par bit sur la voie de transmission. Toutefois,
étant donné que la plupart des processeurs traitent les informations de façon parallèle, il s'agit de

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transformer des données arrivant de façon parallèle en données en série au niveau de l'émetteur, et
inversement au niveau du récepteur.

Ces opérations sont réalisées grâce à un contrôleur de communication (la plupart du temps une puce
UART, Universal Asynchronous Receiver Transmitter). Le contrôleur de communication fonctionne de la
façon suivante :
o La transformation parallèle-série se fait grâce à un registre de décalage. Le registre de décalage
permet, grâce à une horloge, de décaler le registre (l'ensemble des données présentes en parallèle)
d'une position à gauche, puis d'émettre le bit de poids fort (celui le plus à gauche) et ainsi de suite :

o La transformation série-parallèle se fait quasiment de la même façon grâce au registre de


décalage. Le registre de décalage permet de décaler le registre d'une position à gauche à chaque
réception d'un bit, puis d'émettre la totalité du registre en parallèle lorsque celui-ci est plein et ainsi
de suite :

II.3.2 La transmission parallèle


On désigne par transmission parallèle la transmission simultanée de N bits. Ces bits sont envoyés
simultanément sur N voies différentes (une voie étant par exemple un fil, un câble ou tout autre support
physique).
Un processeur, ou un ordinateur en général ne traite jamais un seul bit à la fois, il permet généralement
d'en traiter plusieurs (la plupart du temps 8, soit un octet), c'est la raison pour laquelle la liaison de base
sur un ordinateur est une liaison parallèle.
La liaison parallèle des ordinateurs de type PC nécessite généralement 10 fils.

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Ces voies peuvent être :
o N lignes physiques: auquel cas chaque bit est envoyé sur une ligne physique (c'est la raison pour
laquelle les câbles parallèles sont composés de plusieurs fils en nappe)
o une ligne physique divisée en plusieurs sous-canaux par division de la bande passante. Ainsi
chaque bit est transmis sur une fréquence différente...
Etant donné que les fils conducteurs sont proches sur une nappe, il existe des perturbations (notamment à
haut débit) dégradant la qualité du signal.
Le mode parallèle à cet avantage qu’il permet de transmettre simultanément N bits pendant que le mode
sériel transmet 1 seul bit dans le même temps, il est donc N fois plus rapide que le mode sériel. Cependant
il présente plusieurs inconvénients :
 Le nombre de lignes nécessaires.
Ce mode de transmission est totalement exclu pour la transmission de signaux à grande distance,
car les lignes coûtent cher.
Si on envisage une transmission par hertzien de n lignes indépendantes, le problème est le même
du fait que la bande passante de n canaux est n fois plus élevée que celle d'un seul canal. La bande
passante hertzienne est aussi très chère.
 La vitesse de transmission du signal n'est pas la même suivant les lignes
d'un câble ou suivant les canaux. Des désynchronisations peuvent se produire à l'arrivée.
Désynchronisations assez aléatoires car dépendant des caractéristiques techniques des câbles
souvent inhomogènes, souvent déformés d'un usage à l'autre.
 La diaphonie : Interférences de signaux de 2 lignes parallèles voisines
Dès lors, ce mode de transmission est réservé à de très courtes distances.
les liaisons PC-imprimante ne dépassant pas un ou deux mètres
certains bus d'interconnexion informatique courts tels que le système SCSI ou GPIB
les liaisons entre composants d'une carte imprimée : microprocesseurs, mémoires etc.

II.4 Transmission synchrone et asynchrone


Etant donné les problèmes que pose la liaison de type parallèle, c'est la liaison série qui est la plus utilisée.
Toutefois, puisqu'un seul fil transporte l'information, il existe un problème de synchronisation entre
l'émetteur et le récepteur, c'est-à-dire que le récepteur ne peut pas a priori distinguer les caractères (ou
même de manière plus générale les séquences de bits) car les bits sont envoyés successivement. Il existe
donc deux types de transmission permettant de remédier à ce problème :
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 La liaison asynchrone, dans laquelle chaque caractère est émis de façon irrégulière dans le temps
(par exemple un utilisateur envoyant en temps réel des caractères saisis au clavier). Ainsi,
imaginons qu'un seul bit soit transmis pendant une longue période de silence, le récepteur ne
pourrait savoir s'il s'agit de 00010000, ou 10000000 ou encore 00000100...
Afin de remédier à ce problème, chaque caractère est précédé d'une information indiquant le début
de la transmission du caractère (l'information de début d'émission est appelée bit START) et
terminé par l'envoi d'une information de fin de transmission (appelée bit STOP, il peut
éventuellement y avoir plusieurs bits STOP).
 La liaison synchrone, dans laquelle émetteur et récepteur sont cadencés à la même horloge. Le
récepteur reçoit de façon continue (même lorsque aucun bit n'est transmis) les informations au
rythme où l'émetteur les envoie. C'est pourquoi il est nécessaire qu'émetteur et récepteur soient
cadencés à la même vitesse. De plus, des informations supplémentaires sont insérées afin de
garantir l'absence d'erreurs lors de la transmission.
Lors d'une transmission synchrone, les bits sont envoyés de façon successive sans séparation entre chaque
caractère, il est donc nécessaire d'insérer des éléments de synchronisation, on parle alors de
synchronisation au niveau caractère.
Le principal inconvénient de la transmission synchrone est la reconnaissance des informations au niveau
du récepteur, car il peut exister des différences entre les horloges de l'émetteur et du récepteur. C'est
pourquoi chaque envoi de données doit se faire sur une période assez longue pour que le récepteur la
distingue. Ainsi, la vitesse de transmission ne peut pas être très élevée dans une liaison synchrone.

Décalage des horloges :


Considérons un signal simple de type NRZ. L'avantage d'un tel système est sa simplicité, l'inconvénient
est le risque de perte de synchronisation, car comme nous l'avons vu rien n'indique s'il s'agit d'un seul bit
de valeur 1 ou de plusieurs bits de valeur 1. La seule façon pour interpréter correctement ce signal est de
disposer d'une horloge locale réglée sur la fréquence d'arrivée des bits. La séquence binaire reçue sera en
fait le résultat de l'échantillonnage du signal physique reçu par une horloge locale, c'est à dire le produit de
l'horloge par le signal reçu.

Prenons d'abord l'exemple d'une horloge de réception de fréquence fr, et d'une horloge d'émission fe avec
fr=8/7 fe. Lorsque l'émetteur cadence 7 intervalles de temps, le récepteur en compte 8. Cela se traduira
dans l'exemple ci dessous par un doublage du bit 3

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En revanche si fe=8/7 fr, l'émetteur enverra 8 bit lorsque le récepteur en décodera 7, ce qui provoquera
l'oubli d'un bit comme le montre la figure ci dessous.

o De manière générale, si fr>fe (on pose fr=1/Tr et fe=1/Te) on répète 1 bit sur N chaque fois
que fe=N/(N+1) fr, soit N/(N+1)=fe/fr , d'où N=fe/(fr-fe)=fe/Δf. Il y a donc une erreur tous les
T=N.Te soit T=1/Δf.
o Si fe>fr, on rate un bit parmi N émis chaque fois que fr=N/(N+1)fe, c'est-à-dire chaque fois que
N=fr/(fe-fr)=fr/Δf. il y a donc une erreur tous les T=N.Tr =1/Δf, et la réception est sans erreur
que sur une durée T=1/Δf.
o Si on appelle p la précision sur les horloges p=Δf/f on a Δf=pf, le nombre de bits qu'il est
possible d'envoyer sans erreur est alors N=T/Te=1/(Te. Δf ) = fe/Δf =f/Δf =1/p.

- Pour s'affranchir des erreurs de bits répétées ou ratées, l'émetteur et le récepteur doivent avoir
rigoureusement la même horloge.
- Une méthode consiste à envoyer au récepteur l'horloge de l'émetteur par un fil indépendant de la
ligne de transmission,
- ou bien à fournir à tous les éléments de la ligne de transmission les mêmes impulsions
d'horloges provenant d'une tierce machine.
- On peut aussi multiplexer temporellement le signal d'horloge et le signal contenant les
informations. (Codage Manchester ou HDB3).

 Les transmissions asynchrones se réalisent pour des systèmes de transmission possédant chacun
une horloge différente. Dans ce cas l'inévitable écart entre les fréquences d'horloges d'émission et
de réception produit des erreurs.
 En transmission asynchrone, on renonce donc à transmettre des paquets de bits supérieurs à N=1/p.
La transmission n'est donc pas continue mais par paquets de N<1/p bits séparés par des "silences"
pendant lesquels la ligne est laissée à l'état haut.

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 Lorsqu'un paquet est envoyé la ligne redescend à zéro. Ce front descendant (signal START) fait
office de signal de synchronisation pour démarrer l'horloge de réception et la mettre en phase avec
l'horloge de l'émission. A la fin du paquet la ligne est remise à l'état haut pendant une durée égale
au moins à un bit (signal stop).

II.5 Les transmissions simplex, half-duplex et full-duplex


Selon le sens des échanges, on distingue :
 La liaison simplex caractérise une liaison dans laquelle les données circulent dans un seul sens,
c'est-à-dire de l'émetteur vers le récepteur. Ce genre de liaison est utile lorsque les données n'ont
pas besoin de circuler dans les deux sens (par exemple de votre ordinateur vers l'imprimante ou de
la souris vers l'ordinateur...).

 La liaison half-duplex (parfois appelée liaison à l'alternat ou semi-duplex) caractérise une liaison
dans laquelle les données circulent dans un sens ou l'autre, mais pas les deux simultanément. Ainsi,
avec ce genre de liaison chaque extrémité de la liaison émet à son tour. Ce type de liaison permet
d'avoir une liaison bidirectionnelle utilisant la capacité totale de la ligne. (Exemple les talkie-
walkie)

 La liaison full-duplex (appelée aussi duplex intégral) caractérise une liaison dans laquelle les
données circulent de façon bidirectionnelle et simultanément. Ainsi, chaque extrémité de la ligne
peut émettre et recevoir en même temps, ce qui signifie que la bande passante est divisée par deux
pour chaque sens d'émission des données si un même support de transmission est utilisé pour les
deux transmissions.

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II.6 Problématique de la transmission
Lors de la transmission, il faut faire face aux problèmes suivants :
o le spectre du signal à transmettre doit être compris dans la bande passante du support de
transmission ;
o la transmission d'un signal à spectre étroit sur un support à large bande passante provoque une
sous utilisation des supports de transmission.
Pour pallier ces problèmes, on utilise des techniques
de modulation : pour adapter le signal au support,
de multiplexage : pour rentabiliser l'utilisation du support.
Cela nécessite l'utilisation d'équipements spéciaux : les ETCDs.
Une transmission de données met en œuvre des calculateurs d'extrémité et des éléments d'adaptation du
signal.

 Un Equipement Terminal de Traitement de Données (ETTD) ou Data Terminal Equipment (DTE)


contrôle les communications.
 Un Equipement Terminal de Circuit de Données (ETCD) ou Data Circuit Equipment (DCE) réalise
l'adaptation du signal entre l'ETTD et le support de transmission.
La jonction ETTD/ETCD définit un ensemble de règles (protocole) destinées à assurer la connectivite
et le dialogue entre ETTD et ETCD, la synchronisation des horloges, le transfert des données et le
contrôle de celui-ci.

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II.7 Transmission Bande de base et transmission large bande
II.7.1 Transmission en bande de base
La transmission en bande de base consiste à modifier légèrement (on dit transcoder) le signal émis par
l'ETTD. Ici on émet sur la ligne des courants représentant les bits du caractère à transmettre. Ce mode de
transmission est peu adapté aux longues distances.

L'ETCD est un codeur/décodeur. Il a essentiellement pour objet de coder le signal pour supprimer les
composantes continues et de maintenir la synchronisation de l'horloge de réception.
Codage bande de base
Un codage binaire est représenté par une simple suite de "0" et de "1". Cela parait simple en apparence,
mais il existe plusieurs façons de représenter une suite binaire.
De façon générale on distingue :
o Les signaux unipolaires :
C'est la représentation la plus simple. Les niveaux hauts ("1") sont codés par une tension haute Vo, alors
que les niveaux bas sont représentés par une tension nulle. Dans le cas d'une longue suite de 1 la valeur
moyenne du signal n'est plus nulle ce qui peut produire des erreurs. C’est le codage « tout ou rien »

o Les signaux bipolaires :


Pour maintenir une valeur moyenne nulle, il y a deux possibilités : Dans le cas de signaux bipolaires NRZ,
on met les "1" à +Vo et les "0" à –Vo.

Pour les signaux bipolaires RZ, le premier bit à "1" est à la tension +Vo (polarité positive), tandis que le
deuxième bit à "1" suivant est représenté par la tension –Vo (polarité négative)

Signaux NRZ: (non remise à zéro)

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Si T est la durée d'un bit, le signal reste dans le même état pendant toute la durée T. Par suite, si plusieurs
bits consécutifs sont dans le même état (par exemple n bits à 1) le signal transmis sera constant et égal à 1
pendant n période T d'horloge.
L'avantage d'un tel système est la simplicité, l'inconvénient est le risque de perte de synchronisation, car
rien n'indique s'il s'agit d'un seul bit de valeur 1 ou de plusieurs bits de valeur 1. La seule façon pour
interpréter correctement ce signal est de disposer d'une horloge locale réglée sur la fréquence d'arrivée des
bits

Signaux RZ: (Remise à Zéro)


Dans ce type de représentation, le signal pour transmettre un "1" logique ne reste pas à Vo durant la
totalité de la durée T (durée d'un bit), mais seulement durant T/2 ensuite il est remis à "0". Cela facilite la
synchronisation puisque même dans une longue séquence de 1 on retrouve le rythme de l'horloge.

Codage Manchester :
Une variante consiste à transmettre les 1 par des fronts montants et les "0" par des fronts descendants.

Signaux HDBn :
Les codes BHD (bipolaires haute densité ou high density bipolar codes) constituent une variante du code
bipolaire de type RZ destinée à limiter le nombre de zéros successif.
Dans le cas de code bipolaire, une longue suite de zéros se traduit par une tension quasi nulle sans
aucune transition, ce qui peut provoquer une perte de synchronisation du récepteur. Le code HDBn
autorise au plus n intervalles de temps consécutifs sans impulsion.
Le code HDB3 est très utilisé dans les réseaux téléphoniques numériques notamment dans la PDH.

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Dans le code HDB3, l'émetteur remplace toutes les séquences de 4 zéros successifs par une autre
séquence de la forme B00V, dans laquelle le quatrième zéro "V" est forcé à avec la même polarité que le
bit à "1" immédiatement précédent. Il y a donc violation de l'alternance des polarités. (bit de viol).
B respecte l'alternance des polarités, c'est à dire qu'il aura le signe opposé à la dernière impulsion sauf
dans le cas où il y a un nombre impair d'impulsion depuis la dernière violation de polarité. Dans ce cas B
sera mis à zéro ce qui maintient une valeur moyenne nulle.

Exemples de codages en bande de base

II.7.2 Transmission large bande (Broadband)


La transmission en large bande translate le spectre du signal à émettre dans une bande de fréquence
mieux admise par le système.

L'ETCD est un modulateur/démodulateur. Il transforme le signal numérique en un signal sinusoïdal


modulé (par fréquence/amplitude/phase) plus résistant que le signal en bande de base.

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Fig. Transmission large bande

Il permet donc d'atteindre des distances plus importantes. De plus, une transmission en large bande permet
le multiplexage spatial.

II.8 Multiplexage
Pour optimiser la transmission sur les lignes, on a recours aux techniques de Multiplexage afin de
rentabiliser l'utilisation du support.

Multiplexage spatial et multiplexage temporel

Il Consiste à assembler des signaux venant de plusieurs sources en un seul signal composite.

Fig. Multipexage
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On distingue principalement :
 Le multiplexage en fréquence : Exemple WDM ; FDM
 Le multiplexage temporel : Exemple TDM ; PDH ; SDH
 Multiplexage statistique : Exemple en VoIP

II.8.1 Multiplexage FDM


Le multiplexage en fréquence (FDM: frequency division multiplexing) est Historiquement c'est l'une
des techniques les plus anciennes de multiplexage.
Elle est utilisée en radio ou les différentes stations utilisent des fréquences porteuses différentes.
Elle a été aussi utilisée dans les années 60 en téléphonie fixe.
Principe
La technique de multiplexage en fréquence consiste à partager la bande de fréquence du support de
transmission en différents canaux caractérisés par des fréquences différentes.
Chaque utilisateur se voit alors attribuer un canal c'est à dire une fréquence sur laquelle il peut émettre en
continu, c'est à dire sans contrainte temporelle.

II.8.2 Multiplexage TDM

Le multiplexage temporel TDM (Time division multiplexing) est encore appelé accès multiple à
répartition en temps.
Principe
Les utilisateurs se partagent le canal en temps. Le temps est découpé en intervalles de longueur fixe
appelé IT (Intervalles de temps). Périodiquement, chaque utilisateur peut émettre une partie de son
message. Pour émettre la suite de son message chaque utilisateur doit attendre une période afin que
l'intervalle de temps qui lui a été attribué soit à nouveau disponible.
L'émetteur n'émet donc pas en continu, mais les messages sont compressés et insérés dans l'IT alloué.

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II.8.2 Multiplexage CDM
Dans le multiplexage par code (CDM : Code division multiplexing). On transmet plusieurs signaux
simultanément associant à chaque signal un code particulier par lequel il est multiplié
Matrice de codage – codes orthogonaux
Pour pouvoir démoduler il est nécessaire d'utiliser des codes ayant les particularités suivantes:
-Un code de N bits multiplié par lui même bit à bit et sommé (produit de convolution numérique) donne
N.
-Un code de N bits multiplié par tout autre code que lui même donne zéro. On parle de codes orthogonaux
entre eux.
Pour définir des codes orthogonaux on définit un ensemble de matrices construites de la façon suivante :

Si on considère la matrice H3, elle fournit 4 codes de N=4 bits :

On peut vérifier l'orthogonalité de ces codes :


C1x C1 = 1x1 + 1x1 + 1x1 + 1x1 = 4=N
C2x C2 = 1x1 + -1x-1 + 1x1 + -1x-1 = 4=N
C3x C3 = 1x1 + 1x1 + -1x-1 + -1x-1 = 4=N
C4x C4 = 1x1 + -1x-1 + -1x-1 + 1x1 = 4=N

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En revanche :
C1x C2 = 1x1 + 1x-1 + 1x1 + 1x-1 = O
C1x C3 = 1x1 + 1x1 + 1x-1 + 1x-1 = O
C1x C4 = 1x1 + 1x-1 + 1x-1 + 1x1 = O
C2x C3 = 1x1 + -1x1 + 1x-1 + -1x-1 = O
C2x C4 = 1x1 + -1x-1 + 1x-1 + -1x1 = O
C3x C4 = 1x1 + 1x-1 + -1x-1 + -1x1 = O
Les codes C sont donc bien orthogonaux entre eux

Modulation
Supposons 4 signaux S1, S2, S3, S4, multiplexés par codage. Pendant l'intervalle de temps [t, t+4Tc] le
bit B1 est présent sur la voie S1, B2 sur S2, B3 sur S3 et le bit B4 est présent sur la voie S4.
Le multiplexeur CDMA émet en même temps les 4 séquences :

C'est à dire qu'entre l'instant [t, t+Tc] l'émetteur envoie :

Pendant l'intervalle de temps [t+Tc, t+2TC] :

Pendant l'intervalle de temps [t+2Tc, t+3TC] :

Pendant l'intervalle de temps [t+3Tc, t+4TC] :

Démodulation
Quatre récepteurs indépendants R1, R2, R3, R4 disposant respectivement et exclusivement du code C1,
C2, C3, C4 reçoivent le signal et font le produit de convolution par leur code respectif.
Ainsi le récepteur R1 calcule le produit de convolution suivant:

Si on refait le calcul sans préjugé des codes utilisés pourvu qu'ils soient orthogonaux on obtient:

qui peut se factoriser différemment :

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Le premier terme est le produit de convolution du code C1 par lui même, alors que les suivant sont le
produit de convolution de C1 par C2, C1 par C3 et respectivement C1 par C4. La définition de
l'orthogonalité des codes implique que le premier produit est égal à 4 alors que les suivant sont nulles.
On trouve donc: S=4B1.
Similairement on trouve que R2 détecte B2, R3 détecte B3 etR4 détecte B4. Le bit suivant de chaque
voie peut alors être multiplexé par code et l'opération recommence.
II.9 Mode connecté et mode non connecté
On distingue 2 modes de connexion
Connecté: l'émetteur demande l'autorisation au distant. Exemple: le téléphone
Non connecté: les paquets sont envoyés au distant sans demandé l'avis. Exemple: le courrier
postal

II.10 Liaisons permanentes – Liaison temporaire


On distingue dans un réseau de transmission deux types de liaisons:
a) Les liaisons permanentes
Le mode permanent est une liaison physique établie en permanence entre 2 sites.
exemple: la Boucle locale de la ligne téléphonique analogique ; le réseau téléphonique privé d’une
entreprise

Fig. Liaison permanente

b) Les liaisons temporaires


Ici, on affecte une liaison entre un émetteur et un récepteur pendant une durée temporaire.
On utilise des techniques de transferts ou de commutation

Fig. Liaison temporaire

II.11 Les techniques de transfert


Pour le transport des données, il faut déterminer la méthode de transfert depuis la machine source jusqu’à
la machine réceptrice.
Il existe plusieurs techniques:

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a) commutation de circuits
Cette technique affecte entre l’appelant et l’appelé un circuit physique pendant toute la durée de la
communication.
Avantages: Le débit est continu, bien adapté pour la synchronisation et les contraintes temporelles
La téléphonie étant une application temps réel, la solution utilisée traditionnellement est la commutation
de circuits

Fig. Commutation de circuits

b) transfert de paquets

Dans la technique de transfert de paquets les informations sont mises en paquets et acheminées par un
réseau de transfert contenant des nœuds.
Avantages: les liaisons peuvent être utilisées par plusieurs utilisateurs
Il existe deux méthodes:
 La commutation : Les nœuds sont des commutateurs
 Le routage : Les nœuds sont des routeurs.

c) transfert de trames et de cellules


 La commutation de trames consiste à commuter des trames dans le nœud permettant de
transmettre directement sur la ligne.
Exemple: le relais de trames et la commutation Ethernet

 La commutation de cellules est une commutation de trames particulière pour les réseaux
ATM. Toutes les trames possèdent une longueur fixe de 53 Octets : 48 Octets de données et 5
Octets de supervision. C'est la technique destinée à remplacer la commutation de circuits et de
paquets.

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Chapitre 2: LES SUPPORTS DE TRANSMISSION

2.1 Généralités
Nous entendons par Supports de transmission tous les moyens par lesquels on peut conduire un signal de
son lieu de production à sa destination.
Les principaux types de support sont :
 Paire bifilaire torsadée
Peu coûteux ; pertes élevées ; débit limité.
 Paire coaxiale
Pertes faibles ; bande passante (débit) élevée.
 Fibre optique
Pertes faibles à très faibles; immunité au bruit; bande passante élevée à très élevée ;
mise en œuvre délicate.
 Faisceaux hertziens
Spectre disponible limité; bande passante limitée; propagation linéaire en H.F.
 Faisceaux Infrarouge

Problématique des supports en général :

1. Résistance physico-chimique au milieu ambiant,


2. Adaptation aux conditions de pose : entre pilônes - câbles sous-marins
3. Perturbateurs externes - parasites - diaphonie
4. Bande passante du support adaptée ou non à celle du signal à transmettre.
5. Distorsion du signal de par les caractéristiques inadéquates du support par rapport au signal

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2.2 Caractéristiques générales des câbles métalliques

2.2.1 Modélisation d’une ligne


Une ligne peut être assimilée à une succession de tronçons de longueur dx. Le
quadripôle équivalent est composé des paramètres r, l, g, c (R, L, G, C pour dx=1m).

R : Résistance des conducteurs (Ω/m)


L : Inductance (H/m)
G : Conductance (fuite des isolants) (Ω-1/m)
C : Capacité (entre les conducteurs) (F/m)

2.2.2 Paramètres secondaires

2.2.3 Ondes stationnaires


Le rapport d'ondes stationnaires (ROS) ou standing wave ratio (SWR) en anglais, et le taux d'ondes
stationnaires (TOS) expriment la qualité de l'adaptation d'antenne, à une ligne de transmission, coaxiale
ou bifilaire.
Dans une ligne de transmission coexistent une onde incidente, d'amplitude Vi et une onde réfléchie,
d'amplitude Vr

La superposition de ces deux ondes va produire une onde résultante dont l'amplitude va varier le long de la
ligne.
 On observera des maxima aux endroits où l'onde incidente et l'onde réfléchie produisent des
interférences constructives. On a donc Vmax =Vi+Vr ;

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 réciproquement, on observera des minima aux endroits où les deux ondes produisent des
interférences destructives. On a donc Vmin =Vi -Vr 

 On définit :

 On définit égaleent le coefficients de reflexion (complexe) :

 Et son module :

 Ainsi :
 Par définition : TOS = 100
 Exemple : Si dans un système antenne/ligne de transmission, 35 % de la tension incidente est
réfléchie (donc un TOS de 35 %), alors le ROS (ou le SWR ou le VSWR) sera :

ROS = (100 + 35)/(100 - 35) = 2,08

Considérons un émetteur radio, d'impédance de sortie Zs, alimentant une antenne, dont
l'impédance est Za au travers d'une ligne de transmission caractérisée par une impédance
caractéristique Zc. Pour qu'un maximum d'énergie soit transmise à l'antenne, il faut que deux
conditions soient remplies : en un point quelconque de la ligne les impédances vues vers l'aval et
vers l'amont doivent être conjuguées

 Cas particulier, si Za est purement résistive:


 Zs = Zc = Za ;
La ligne de transmission est ainsi terminée sur une charge d'impédance égale à son impédance
caractéristique ; on dit qu'elle est adaptée en sortie et qu'elle est adaptée en entrée.
Si ces impédances ne sont pas égales (mais purement résistives), le ROS peut être calculé de la façon
suivante :
 ROS = Zc/Za lorsque Zc est supérieure ou égale à Za ;
 ROS = Za/Zc si Zc est inférieure à Za ; le ROS est donc toujours supérieur ou égal à l'unité.

2.2.4 Adaptation d’impédance

En transmission de données, le temps de propagation ne sera pas négligeable devant la


longueur d’onde du signal, il sera donc nécessaire d’assurer une adaptation aux extrémités du
câble afin d’éviter un écho perturbant.
Si on doit raccorder deux impédances différentes, il faut utiliser un transformateur
d’impédance (pertes très faibles).

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2.2.5 Résistance

L'atténuation d'une ligne dépend essentiellement de R (pertes joules), R dépend :


• de la résistivité du matériau (généralement du cuivre dont ρ = 1.65 10-8 Ω.m à
1.85 10-8 Ω.m selon la composition, habituellement 1.7 10-8 Ω.m).
• de la section (R=ρl/s).
• de la température.
• de la fréquence (effet pelliculaire).
Effet de la température
R R01a ()avec a=3,93 10-3 /°C pour le cuivre.

si R à 20°C vaut 1kΩà 50°C R devient 1.118 kΩ


Effet pelliculaire
Dans le cas du courant alternatif, la densité de courant dans la section du conducteur n'est pas constante
(phénomène électromagnétique). Le courant se répartit exponentiellement de la surface vers l'intérieur.
Pour une densité de 1 à la surface, celle ci est de 1/e à une distance δ . On considère que l'épaisseur utile
est définie par δ (si δ << rayon).

exemples (câbles cuivre) :


f=50Hz , δ = 9.3mm
f=10MHz, δ = 20 μm
Pour un conducteur cylindrique en H.F. (δ<< D ) :

2.3 Paires symétriques bifilaires

2.3.1 Paramètres primaires

21
3.3.2 Paramètres secondaires

22
2.4 Paires coaxiales
Un câble coaxial est constitué de deux conducteurs cylindriques sur un même axe, séparés par un isolant
de qualité (Téflon, polythène, polypropylène, air), l'impédance sera faible et aux fréquences élevées il se
comporte comme un guide d'onde. Les câbles coaxiaux ne doivent pas être confondus avec les câbles
blindés dont le blindage ne sert qu'à protéger le ou les conducteurs centraux des perturbations extérieures.

2.4.1 Paramètres primaires

23
2.4.2 Paramètres secondaires

24
2.5 Fibres optiques

2.5.1 Caractéristique de l’optique


Propagation
La vitesse de propagation V de la lumière dans un milieu dépend de l'indice de réfraction de ce milieu. V
= C / n où n : indice absolu du milieu ; C = 3.108m/s
Fréquence de coupure
Lorsque la lumière pénètre dans une fibre, il faut que la fréquence de celle-ci soit supérieure à une
fréquence de coupure déterminée par le diamètre de la fibre. En pratique, le diamètre de la fibre ne doit
pas être inférieur à la longueur d'onde à transmettre

Exemple : fibre de silice (d=50μm et ε2=2.25) λc = 1,3 50.10-6 √ (2.25-1) = 73μm

Loi de Descartes

si n2 < n1 on a 2 > 1, il existe alors un angle 1 limite au-delà duquel on passe de la réfraction à la
réflexion totale. 2max = 90° d'où 1limite = Arc sin n2/n1
Réflexion de Fresnel

Lorsqu’un rayon doit passer d’un milieu à un autre (réfraction), une partie du rayon est réfléchie
proportionnellement à la différence des indices. Cette réflexion est faible lorsque le rayon est
perpendiculaire à la surface mais peut être presque totale lorsque le rayon est tangent à la surface. Lorsque
le rayon est proche de la normale à la surface de séparation on peut calculer la perte de Fresnel induite
par :

25
2.5.2 Types de fibres
Pour la transmission de données, seule la silice (forme cristalline la plus pure du verre)
est utilisée. La silice est dopée par du germanium (GeO2) ou du phosphore (P2O5) qui augmentent
l’indice du cœur ou bien du fluor ou du bore (B2O3) pour réduire l’indice de la
gaine. On obtient ainsi des fibres ayant une très faible atténuation (5..10dB/km à 0.85μm et
1..3dB/km à 1.3μm) et une ouverture numérique réduite.
D'autres matériaux à l'étude (Béryllium fluoré par exemple) permettraient une atténuation de 0.005dB/km
et autoriseraient des liaisons >2000 km sans répéteur !
Le verre est utilisé pour construire des conducteurs de lumière regroupant plusieurs centaines de fibres
Fibre multimode à saut d’indice

Diamètre du coeur 50μm ou 62.5μm le plus souvent, gaine 125μm


Ouverture numérique ≈12°
Bande passante limitée : <60 MHz.km.
Atténuation faible : 3dB/km à 0.85μm.

Fibre multimode à gradient d’indice

Caractéristiques similaires à la fibre multimode à saut d'indice (sauf bande passante), elle remplace actuellement celle-ci car les
coûts sont similaires. La vitesse de propagation étant plus faible au centre de la fibre, les écarts de temps de propagation entre
les rayons sont nettement réduits et donc la bande passante augmentée.
Diamètre du coeur 50μm ou 62.5μm, gaine 125μm
Bande passante : plusieurs GHz.km .
Atténuation : 3dB/km à 0.85μm et 1.5dB/km à 1.3μm.

Fibre monomode

Il n’y a qu’un seul mode de propagation car les dimensions du cœur sont du même ordre que la longueur d'onde du signal et
l’ouverture numérique très faible.
Diamètre du cœur 5 à 10μm, gaine 125μm
Bande passante très élevée : de l’ordre du THz.km.
Atténuation très faible : 0.5dB/km à 1.3μm et 0.2dB/km à 1.5μm.
Raccordements très délicats.
Utilisée essentiellement par les opérateurs de télécommunication. Actuellement des liaisons de 100 à 300km sans répéteurs sont
possibles. La tendance est de réduire encore le coeur (vers 2μm), de travailler dans la bande des 1,5μm avec plusieurs longueurs
d’ondes (256 pour le SWDM). La silice est dopée à l’ytterbium.

26
2.5.3 Caractéristiques des fibres
Angle d’ouverture
A l'extrémité d'une fibre (n0), un rayon est réfracté dans le cœur (n1) puis indéfiniment réfléchi sur la
gaine (n2). On a n0 < n2 < n1

On appelle ouverture numérique (ON) d'une fibre l'angle maximum θ0 du rayon incident.

Modes de propagation

Un mode est un angle du rayon lumineux par rapport à l’axe de propagation de la fibre. Le nombre de
modes est le nombre d’angles admissibles

AN: d =50μm, λ=820nm, ON=0.22


Avec α = ∞ (saut indice) on obtient M=3552
Avec α = 2 (gradient indice) on obtient M=1776

Dispersion dans une fibre


 Dispersion modale
Dans une fibre, un rayon à la limite de réflexion va parcourir une distance plus grande qu'un signal
dans l'axe. Une impulsion à l'entrée de la fibre génère une multitude de rayons (modes) qui partent
ensemble mais n'arrivent pas tous en même temps.

 Dispersion chromatique
Cette dispersion est la somme de la dispersion du matériau et de la dispersion du guide, celle ci est
naturellement nulle pour 1,3μm mais les progrès de fabrication des fibres monomode (fibre à
décalage du zéro de dispersion) permettent une annulation de la dispersion dans la fenêtre 1,5μm.

 Dispersion du matériau

27
Cette dispersion varie avec la longueur d’onde utilisée. Elle est faible et souvent négligeable
devant la dispersion modale. Il est possible de construire des fibres pour lesquelles la dispersion du
matériau s’annule pour une longueur d’onde particulière.

 Dispersion du guide d’onde


Les constantes de propagation du guide d’onde sont légèrement dépendantes de la longueur
d’onde. La dispersion engendrée est très faible (quelques ps/km)
Bande passante
La fibre optique est un passe bas, la bande passante (à –3dB) est égale à la fréquence de coupure haute et
dépend de la dispersion totale. La dispersion étant proportionnelle à la longueur de la fibre, la bande
passante diminuera donc avec cette longueur.
FWB=0.44/tot

2.5.4 Avantages des fibres optiques


 Performances (atténuation faible, bande passante élevée) permettant des liaisons
longues sans répéteurs.
 Immunité électromagnétique : insensibilité aux parasites, aux orages,
 Isolation galvanique : Pas de problème de terre dans le raccordement entre deux bâtiments, pas de
danger en milieu explosif
 Confidentialité : piratage très difficile.
 Légèreté : une fibre pèse quelques grammes /km, un câble peut peser de 20 à100kg/km (selon
nombre de fibres et protections) contre plus de 200kg/km pour un coaxial.
Le seul inconvénient des fibres optique concerne essentiellement la difficulté et le coût des raccordements:
un cordon jarretière coûte ≈60€, une valise de raccordements (polisseur, microscope, outils...) ≈2 000€

3.6 Faisceaux hertziens


Un faisceau hertzien est une onde électromagnétique qui se propage dans l'air ou le vide. L'onde peut
être polarisée : horizontale, verticale ou circulaire.
En transmission de donnée il faut souvent des débits d'information élevés, donc des canaux assez larges et
par conséquent des porteuses élevées (800MHz…40GHz). Au delà de 100MHz la propagation est linéaire
et impose de placer des réémetteurs tous les 100km environ

2.7 Formulaire – Supports métalliques

28
29
Chap 3: LA PDH

Objectifs généraux
Maîtriser la technologie PDH, utilisée pour le transport de données utilisées dans les réseaux de
communications Mobile. Comprendre les fonctionnalités de la PDH ; ses débits respectifs ; les approches
de multiplexage hiérarchique utilisées

Objectifs spécifiques
Maîtriser le principe de fabrication des lien E1 ; E2 ; E3 et E4 en PDH. Principe de gestion des alarmes
dans les réseaux PDH

3.1 La PDH
3.1.1 Introduction
o La PDH (Plesiochronous Digital Hierarchy) est une technologie utilisée dans les réseaux de
télécommunications afin de véhiculer les voies téléphoniques numérisées.
o Le terme « plésiochrone » vient du grec plesio (proche) et chronos (temps) et reflète le fait que les
réseaux PDH soient presque parfaitement synchronisés : ils ont un même débit nominal pour toutes
les artères du même type mais ce débit diffère légèrement en fonction de l'horloge de traitement
local
3.1.2 Principe de la technologie
 Le transfert de donnée est basé sur un flux à 2 048 kbit/s. Pour la transmission de la voix,
ce flux est séparé en 30 canaux de 64 kbit/s et 2 canaux de 64 kbit/s utilisés pour la
signalisation et la synchronisation.

 Afin d'amener plusieurs flux de 2 Mbit/s d'un point à un autre, ils sont combinés par multiplexage
en groupes de quatre. Cette opération consiste à prendre 1 bit du flux #1 suivi d'un bit du #2, puis
le #3 et enfin le #4. L'équipement émetteur ajoute également des informations permettant de
décoder le flux multiplexé.

30
 Chaque flux de 2 Mbit/s n'étant pas nécessairement au même débit, des compensations doivent être
faites. L'émetteur combine les quatre flux en assumant qu'ils utilisent le débit maximum autorisé.
Occasionnellement le multiplexeur essaiera donc d'obtenir un bit qui n'est pas encore arrivé ! Dans
ce cas, il signale au récepteur qu'un bit est manquant ce qui permet la reconstruction des flux à la
réception.
 Un premier niveau de multiplexage appelé MIC-E2 ou TN2 multiplexe 4 signaux à 2,048Mbit/s
pour obtenir un signal multiplex secondaire 8 Mbit/s.
 4 de ces multiplex secondaires peuvent à leur tour être multiplexés pour donner des multiplex
tertiaires MIC-E3 à 34Mbit/s.
 Puis 4 multiplex peuvent être surmultiplexés en MIC-E4 à 140 Mbit/s.
 Le dernier multiplex MIC-E5 multiplexe 4 signaux MIC-E4 à 140 bit/s pour donner du 565Mbit/s,
et le transmet par fibre optique sur des distances d'au plus 4 multiples de 23km (~92km)

Fig. Principe de la PDH


 Les principaux débits sont les suivants :
- En Europe : 2 Mbit/s, 8 Mbit/s, 34 Mbit/s, 140 Mbit/s, 565 Mbit/s
- Aux USA : 1.5 Mbit/s, 3 Mbit/s, 6 Mbit/s, 45 Mbit/s, 91 Mbit/s, 274Mbit/s
- Au Japon : 1.5 Mbit/s, 6 Mbit/s, 32 Mbit/s, 97 Mbit/s

3.1.3 Limites de la PDH


 Manque de visibilité des affluents bas débits. il faut démultiplexer complètement
l'ensemble des différents ordres de multiplexage pour extraire un signal
 La technique de multiplexage est complexe en raison du plésiochronisme des sources
 Les débits proposés sont limités : le multiplexage n'étant pas un simple entrelacement de bits
31
 La trame PDH ne contient pas d’octets réservés à l'exploitation. Sauf le CRC.
• Pas de gestion standardisée et Pas d'interopérabilité à hauts débits entre les continents, car débits
différents

32
Chap 4: LA SDH

Objectifs généraux
Maîtriser la technologie SDH, utilisée pour le transport de données utilisées dans les réseaux de
communications Mobile. Comprendre les fonctionnalités de la SDH ; ses différents débits ; les approches
de multiplexage hiérarchique utilisées

Objectifs spécifiques
Maîtriser les différentes entités de la technologie SDH, notamment les conteneurs virtuels ; les unités
tributaires ; la trame STM.

4.2.1 Introduction
 Avant les années 90, le réseau de transmission des Opérateurs était basé sur une hiérarchie
plésiochrone (PDH). Mais l'un des inconvénients de ce mode de transmission est le multiplexage
bit à bit de la trame numérique plésiochrone, ce qui ne permet pas l'accès aux niveaux inférieurs
sans démultiplexage ;
 un deuxième inconvénient est: l'absence de normalisation au niveau du C.C.I.T.T., ce qui veut dire
qu'on ne peut pas interconnecter deux hiérarchies(U.S.A., EUROPE, JAPON) sans passer par un
équipement intermédiaire, à cause de la différence des débits pour chaque continent
 De plus, la synchronisation de chaque émetteur avec chaque récepteur est une condition clef à une
transmission sans erreur. Ceci est parfois délicat à obtenir dans des systèmes ou les horloges
donnant le rythme sont réparties sur les émetteurs et les récepteurs. Il y a alors autant d'horloges
différentes qu'il y a de machines différentes dans le réseau
 Pour pallier ces problèmes une nouvelle hiérarchie de système de transmission a vu le jour : la
"HiérarchieNumérique Synchrone" ou "synchronous Digital Hierarchy ( SDH en Europe et
SONET auxUSA).
 L'un des aspects principaux est que tous les équipements de cette hiérarchie de "multiplexeur"
possèdent la même horloge. Cela peut s'obtenir si une seule horloge délivre des impulsions
donnant le rythme à tous les équipements de l'ensemble du réseau national via un réseau de fibres
optiques.
 Le premier niveau de cette hiérarchie est le STM1 (155,52 Mbit/s). Les niveaux supérieurs sont :
STM 4 à 622,08 Mbit/s ; STM16 à 2488,32 Mbits/s (dit 2,5Gbit/s) ; STM 64 à 9953,28 Mbits/s (dit
10 Gbit/s). Ces informations transitent non plus sur des câbles, mais sur des fibres optiques

4.2.2 Principe de fonctionnement de la SDH


 Le principe de multiplexage retenu pour la SDH est le multiplexage synchrone. Ce type de
multiplexage procure une visibilité directe des signaux transportés à l'intérieur d'une trame à
155Mbit/s.
33
Fig. Multiplexage par entrelacement d’octets

 On peut alors extraire ou insérer des affluents, réorganiser le multiplex sans effectuer l'ensemble
des opérations de multiplexage/démultiplexage.

Tableau récapitulatif des débits en SONET et en SDH

Position par rapport aux couches du modèle OSI


34
4.2.4 Les éléments de la SDH
a) Le conteneur Cn (n = 1;2;3 ou 4) est une entité dont la capacité est dimensionnée pour assurer le
transport d'un des débits définis par le CCITT.
" n " de Cn dépend du débit entrant, par exemple :
• 1.5Mbits/s C11 (VC11)
• 2 Mbits/s C12 (VC12)*
• 6Mbits/s C2 (VC2)
• 34 Mbits/s C3 (VC3) *
• 140 Mbit/s C4 (VC4)*
* Norme europeenes
b) Le conteneur virtuel VCn est obtenu à partir du conteneur en lui ajoutant un Sur débit de Conduit
POH (Path OverHead) utilisé pour la gestion du conteneur. C'est le conteneur virtuel VC qui est l'entité
gérée par le réseau SDH.
C-n + POH = VC-n

c) L'unité d'affluent TUn (Tributary Unit) est composée du VCn et d'un pointeur PTR
associé.
La valeur de ce pointeur indique l'emplacement du VCn dans la trame de transport utilisée.
TUn = VCn + PTR

d) Le Groupe d'Unité d'Affluent TUGn (Tributary Unit Group) représente une structure virtuelle de la
trame permettant le multiplexage de TUn
TUGn = regroupement de TUn dans un espace réservé d'une entité supérieure TUG ou VC4.
On peut considérer que le TUG définit des règles de rangement des TUn dans cette entité supérieure, et à
travers elle, dans la trame de transport,
on peut ainsi avoir :
- Le TUG 2 regroupant 3 TU12 ou 1 TU2.
- Le TUG 3 regroupant 7 TUG 2 ou 1 TU3.

e) L'unité administrative AU4 (Administrative Unit), est composée du VC4 et du pointeur PTR associe.
La valeur de ce pointeur indique l'emplacement du début du VC4 dans la trame de transport utilisée
AU4 = VC4 + PTR
f)a Le Groupe d'Unité Administrative (AUG) représente une structure virtuelle de la trame.
AUG correspond à la place que doit occuper l'AU4 dans la trame de transport utilisée.

35
Fig. Conteneur virtuel de la SDH

Fig. Structure du multiplexage synchrone

4.2.5 La trame SDH de base  : STM1


 Le temps de base correspond à 125 µs (8 000 trames par seconde).
 Chaque trame comprend 9 rangées de 270 octets.
 La zone de supervision comprend 9 octets en début de rangée pour délimiter et gérer la
trame.
 L'information transportée est indiquée par un pointeur situé dans la zone de supervision.
 La zone d'information forme un conteneur virtuel, l'information peut déborder d'une trame
sur la suivante, la fin est repérée par un "pointeur de fin" dans la zone de supervision.

36
Fig. Structure de la trame STM1

Fig. Trame de base STM1

Fig. Trame STM et ses surdébits


4.2.4 Les surdébits
a) Surdébit de section SOH (Section Overhead)
Le SOH est utilisé pour la gestion des sections de ligne de transmission :
– Verrouillage de trames
– Multiplexage et démultiplexage de trames
37
– Sécurisation automatique des liaisons

Fig. Le surdébit de section

Fig. Rôle de quelques octets du surdébit de section

b) Surdébit de conduit POH (Path Overhead)

Fig. Surdébit de conduit POH

4.2.5 Topologie des réseaux SDH

38
- Le raccordement des usagers sur le réseau d'opérateur se fait sur des équipements de multiplexage
spécifique : MIE (Multiplexeur à Injection Extraction), ou ADM (Add Drop Multiplexer).

Fig. Multiplexeur Injection-Extraction


- Il existe trois types de topologie pour les réseaux SDH :
o Boucle ou Anneau

o Bus

o Etoile

- Le MIE contient la fonction de régénération qui permet la remise en forme uniquement


- L'un des inconvénients majeurs du MIE est le nombre insuffisant d'accès à 2Mbit/s au niveau du
châssis MIE alors que ce débit est le plus demandé, c'est pour cela que l'on utilise des MTS
(Multiplexeur Terminal Simplifié)
- Le multiplexeur terminal simplifié (MTS) permet le multiplexage de signaux affluents
plésiochrones ou synchrones dans un signal de ligne STM-1 résultant.
Dès lors on ne parle plus de configuration en anneau mais de configuration en point à point.
Il existe deux configurations en point à point possible. La première reliant deux MTS et la seconde
reliant un MTS à un MIE qui est lui en anneau.

39
Fig. Liaison MIE - MTS

4.2.6 Protection du réseau SDH


 Protection 1+1

 Protection 1 : 1 ou 1 : n

4.2.7 Les brasseurs


o Les brasseurs sont destinés à assurer la connectivité et la flexibilité de la bande passante
entre différentes portions de réseau, les transferts de VC entre boucles ou sous réseaux.
o Ils permettent aussi d'éviter de nombreuse opération de câblage puisqu'une fois que deux
sous-réseaux sont reliés par un brasseur, il est possible d'aiguiller de l'un à l'autre des
liaisons sans opération manuelles, mais seulement avec des commandes depuis les
gestionnaires de réseau.
o Ces brasseurs sont des équipements de forte capacité et ils sont donc situés aux nœuds
importants du réseau.
o La fonction brassage est assurée par des brasseurs (BRN) qui permettent le brassage des
conteneurs (VC12 à 2Mbit/s et VC3 à 34Mbit/s) entre les accès STM.

40
o Le cœur du brasseur repose sur la matrice de commutation connecte les conduits entrants
dans le système avec ceux qui en sortent. Les conduits pouvant être synchrone ou
plésiochrone.
o Le brasseur est composé de plusieurs modules : module d'entrée et de sortie, module
matrice, module d'horloge et module de commande.

Fig. Un brasseur

Fig. Infrastructure du réseau SDH

41
Chap 5 le WDM

Objectifs généraux
Comprendre la technique de multiplexage de longueur d’onde et leur intérêt dans les technologies de
transport par fibre optique

Objectifs spécifiques
Maîtriser les techniques WDM et ses variantes DWDM et CWDM ; Comprendre les principes
d’amplificateur optique et les éléments d’une liaison WDM

6.1 Introduction
 La technologie WDM (Wavelength Division Multiplexing) est née de l'idée d'injecter
simultanément dans la même fibre optique plusieurs trains de signaux numériques à la même
vitesse de modulation, mais chacun à une longueur d'onde distincte.
 A l'émission, on multiplexe n canaux au débit nominal D, à la réception, on démultiplexe le
signal global n x D en n canaux nominaux.
 L’espacement entre deux longueurs d’ondes est défini par la norme internationale ITU-T G 692
(Interfaces optiques pour systèmes multi-canaux avec amplificateurs optiques).
 Elle définit un peigne de longueurs d'onde autorisées dans la seule fenêtre de transmission 1530-
1565 nm.
 L’espacement en nanomètre (nm) ou en Gigahertz (GHz) entre deux longueurs d'onde a été fixé à
200 GHz ou 1,6 nm et 100 GHz ou 0,8 nm.

 La technologie WDM est dite dense (DWDM) lorsque l'espacement utilisé est égal ou inférieur à
100 GHz. Des systèmes à 50 GHz (0,4 nm) et à 25 GHz (0,2 nm) ont déjà été testés.

Fig. Principe d’une liaison WDM /DWDM


EDFA (Erbium doped Fiber Amplifier)

42
5.2 Principe de multiplexage
 Le multiplexage est une technique qui permet de faire passer sur un canal les signaux venant de n
canaux.
 Les signaux entrant dans le multiplexeur (MUX) et sortant du démultiplexeur (DEMUX) sont dits
voies basse vitesse. Entre ces deux équipements se trouve une voie haute vitesse.

Fig. Principe du multiplexage

Il existe 3 principales techniques de multiplexage :


 le multiplexage fréquentiel : on affecte à chaque signal une bande passante particulière en
s'assurant qu'aucune bande passante de voie basse vitesse ne se chevauche.
 le multiplexage temporel : on partage dans le temps l'utilisation de la voie haute vitesse en
l'attribuant successivement aux différentes voies basse vitesse même s’il n’y a aucun signal à
émettre.
 le multiplexage statistique ou dynamique : basé sur le multiplexage temporel, on n'attribue la voie
haute vitesse qu'aux voies basses vitesse qui ont effectivement quelque chose à transmettre.

5.3 Multiplexage WDM


 L’idée est de reprendre le multiplexage fréquentiel utilisé dans les réseaux électriques pour
l’appliquer dans le domaine optique.
 En effet, si un signal électrique est composé de plusieurs fréquences, un signal optique est lui
composé de plusieurs longueurs d’ondes.
 Le principe du multiplexage en longueur d’onde est donc d’injecter simultanément dans une fibre
optique plusieurs trains de signaux numériques sur des longueurs d’ondes distinctes.
 La fibre optique se prête d’autant plus à cela que sa bande passante est très élevée (de l’ordre de
25THz).
 La norme ITU-T G692 définit la plage de longueurs d’ondes dans la fenêtre de transmission de
1530 à 1565 nm et un espacement normalisé entre deux longueurs d’ondes de 1,6 ou 0,8 nm.
 Le multiplexage de longueur d’onde se fait exclusivement sur fibre monomode.
 Lorsque l’espacement utilisé entre deux longueurs d’ondes est égal ou inférieur à 0,8 nm, on parle
alors de DWDM (Dense Wavelength Division Multiplexing).
 Lorsque l'espacement entre les longueurs d'onde est de 20 nm, on parle de Coarse (large) WDM
(CWDM). L'avantage du CWDM est son coût. Par contre, on est limité à 16 canaux, pas amplifiés

43
(moins cher) donc sur 150 km (grand) maximum. En CWDM, 8 longueurs d'ondes sont utilisables
avec des optiques 10 Gb/s.

Fig. Peigne de fréquence en DWDM


 Il existe des systèmes proposant de 4 à 80 canaux optiques à 2,5 Gbit/s par canal.
 Un système à 16 canaux de 2,5 Gbit/s (soit 40 Gbit/s) permet l’acheminement de plus de 500 000
conversations téléphoniques simultanément sur une seule paire de fibre optique.

5.4 Liaison WDM/DWDM

Fig. Eléments d’un système WDM 


 A chaque multiplexage ou démultiplexage de longueur d’onde, il y a des pertes appelées pertes
d’insertion. Pour compenser ces pertes et également réduire le bruit, on utilise un amplificateur à
fibre dopée erbium, EDFA (Erbium Doped Fiber Amplifier).
 Mais il y a d’autres perturbations qui déforment le signal. En effet, des phénomènes non linéaires
se produisent lors de la propagation du signal dans la fibre. Il apparaît des risques de diaphonie et
de mélange des canaux. C’est pourquoi la technologie WDM nécessite des amplificateurs tous les
50 à 100 km.
 Chaque train de signaux numériques, après multiplexage, est véhiculé sur sa propre longueur
d’onde comme sur une seule fibre. Ces trains peuvent donc être de débits et de formats différents.

44
Fig. Indépendance des débits et formats de chaque canaux dans le WDM
 On peut ainsi trouver sur une même fibre de la voix dans des trames SDH, de la vidéo dans des
cellules ATM, des données dans des trames IP, etc.
 Le multiplexage de longueur d’onde est donc une technologie de transport indépendante des
protocoles utilisés : tout signal qui peut être transmis sur une fibre optique peut être multiplexé
avec un autre signal

Fig. Combinaison entre les différentes couches de transport et services


 WDM et plus précisément DWDM apporte une réelle solution aux pénuries de bande passante.
Jusqu'à présent le développement des réseaux de télécommunications était basé sur l’utilisation de
technologies de type SONET/SDH/TDM. Mais avec l’arrivée de cette technologie, on peut
désormais multiplier par 16 la bande passante de réseaux optiques traditionnels.
5.5 Amplificateur optique
Lorsqu’un signal lumineux voyage dans la fibre optique, il est soumis à l’atténuation
Pour parcourir plus d’une centaine de km, la puissance du signal doit être augmentée
périodiquement : ceci est fait à l’aide d’amplificateur
on distingue deux principaux types d’amplificateurs : régénérateur et amplificateur optique
Les amplificateurs sont classés en trois catégories
o 1R : Ils ne font qu’amplifier le signal
o 2R : Ils amplifient et reforment le signal
o 3R : Ils amplifient, réforment et resynchronisent le signal
a) Régénérateur

45
Fig. Régénérateur
- Très couteux à haut débit
- Ne permet qu’une longueur d’onde à la fois

b) Amplificateur optique ADFE (EDFA)

Concept de l’émission stimulé

Fig. Emission stimulée

 La présence d’un rayonnement incident peut induire un atome excité à émettre un photon ayant les
mêmes caractéristiques que les photons incidents.
 Cela à condition que l’énergie de ces photons soit « résonnante », c’est-à-dire que hν soit égale à
l’écart d’énergie entre le niveau supérieur et le niveau inférieur.
 Dans cette émission induite, qui constitue la réciproque du processus d’absorption, le photon créé
par l’atome en se désexcitant a même fréquence et même direction de propagation que le
rayonnement incident.
 Ce processus, qui permet d’amplifier une onde lumineuse, est à la base du fonctionnement des
lasers.

 L’amplificateur optique reçoit et amplifie simultanément toutes les longueurs d’ondes


 Il existe deux types d’amplificateurs optiques

- Amplificateur optique à semi-conducteur (AOS)

46
- Amplificateur à fibre dopée à l’erbium (AFDE ou EDFA : Erbium doped fiber
amplifier

5.6 Vers le tout optique


Trois équipements sont essentiels dans les réseaux optiques pour qu’ils deviennent " tout optique ", il
s’agit :
o les multiplexeurs à insertion/extraction optique

Fig. Multiplexeur à insertion/extraction optique


(Optical Add Drop Multiplexing: OADM)
o les brasseurs optiques

Fig. Brasseur optique


(Optical Cross-Connect: OXC)

o les commutateurs optiques


- Ces fonctions sont aujourd’hui encore assurées par du matériel électrique ; mais le temps de
conversion des signaux électriques en signaux optiques et inversement est important.
- Une meilleure exploitation de la fibre et de DWDM passe donc par la mise en place de réseaux
tout optiques.

47