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INTRODUCTION :

Depuis 2001, le Brésil est considéré comme faisant partie des nouvelles puissances économiques du
21ème siècle. Ce pays est considéré comme un signe d’une économie mondiale multipolaire, et
présentent des atouts et des potentiels économiques considérables, notamment en termes de
demande et de dotations en ressources. Même si ce pays semble bien résister à la crise financière de
20082, certains d’entre eux connaissent récemment des épisodes de crise, non moins préoccupants.
Depuis 2014, date du début du 2ème mandat de la présidente Dilma Roussef, le Brésil connait une
récession économique accompagnée d’une incertitude politique, en passant par des problèmes de
santé publique. De plus, durant la présidence de Lula Da Silva, les blocages économiques ont pu être
camouflés par certains efforts annoncés et certaines actions en faveur de la réduction de la pauvreté
et des inégalités sociales. Malgré ces initiatives, le Brésil passe aujourd’hui par une crise économique,
politique et sociale qui semble être le résultat d’une succession d’illusions vendues à l’international.
Taux de chômage au brésil :

Le Brésil a enregistré une nouvelle baisse de son taux de chômage lors De la période
mai-décembre 2018 , de 12,7% à 11,6 contre 12,4% et le nombre de personnes ayant
abandonné toute recherche d'emploi ne cesse d'augmenter.

Il s'agit de la quatrième baisse consécutive du taux de chômage, qui était reparti à la


hausse en début d'année.

Selon les chiffres de l'institut de statistiques IGBE, 12,9 millions de personnes demeurent
à la recherche d'un emploi au Brésil, contre 13 millions en juin.

Le taux, calculé en trimestres glissants au Brésil, reste inférieur à celui de la même


période il y a un an (13,3%), quand près de 13,3 millions de chômeurs étaient recensés.

L'IBGE souligne néanmoins que sur le trimestre mai-décembre, 4,81 millions de


Brésiliens composaient la catégorie des "découragés" de la recherche d'emploi, ce qui
représente une augmentation de 17,8% sur un an.

Le secteur informel (sans contrat de travail) continue d'employer une part importante de
la population active, 11,1 millions de personnes, soit 3,4% de plus que sur la même
période de l'année dernière.

En 2017, le Brésil est sorti de deux ans de récession historique avec une maigre
croissance de 1% et la reprise reste timide. Les prévisions pour 2018 sont de l'ordre de
1,5%, alors qu'elle s'élevaient à près de 3% en début d'année.
Comparaison des taux de chômage (hommes-Femmes) :

Selon l'Organisation internationale du travail (OIT), le chômage est la situation de la main-d'oeuvre


disponible à travailler qui est à la recherche d'un emploi mais ne réussit pas à en trouver. La
définition du chômage et de ce qu'est la main-d'oeuvre disponible à travailler varie toutefois selon
les pays. En ce qui concerne le brésil ,Il n'est pas facile d'évaluer le nombre de femmes sans emploi
pour une foule de raisons, notamment à cause de la discrimination qui, dans certains milieux, les
empêche de chercher activement du travail.

Main d’œuvre féminine :

Pour l'ensemble de la période 1991-2017, on enregistre une moyenne annuelle de 11,14. Le


changement enregistré entre la première et la dernière année est de 11 %. C'est en 2000 qu'on
enregistre la valeur la plus élevée (17,89) et c'est en 1995 qu'on enregistre la valeur la plus basse
(7,37).

Main d’œuvre masculine :

Pour l'ensemble de la période 1991-2017, on enregistre une moyenne annuelle de 7,05. Le


changement enregistré entre la première et la dernière année est de 37 %. C'est en 2000 qu'on
enregistre la valeur la plus élevée (11,24) et c'est en 2011 qu'on enregistre la valeur la plus basse
(4,88). Nous disposons des résultats pour 27 années. Sur la base des cinq dernières valeurs
disponibles, on peut estimer qu'en 2020 la valeur devrait osciller autour de 14,24.

Conclusion :

Au brésil, Les inégalités hommes-femmes se retrouvent aussi dans le chômage Les femmes restent
les plus exposées au chômage , La différence est toutefois importante car, dans le système
administratif, un chômeur est un actif et une femme au foyer un inactif, non comptabilisé dans les
chiffres du chômage.
Taux emploi dans les differents secteurs:

Emploi dans le secteur de l'agriculture (% de l'emploi total) :

L'agriculture brésilienne a enregistré une croissance de 13% en 2017 qui a largement soutenu la
hausse du PIB du pays en croissance de 1% l'an dernier après deux ans de recul, il s'agit de la hausse
la plus importante enregistrée par le secteur agricole depuis que l'IBGE a commencé à établir ses
rapports trimestriels, en 1996. Elle a été gonflée par une récolte historique de grains et d'oléagineux,
qui a atteint 238,7 millions de tonnes (+27,9%) en 2017. Cette récolte a en grande partie été tirée
par le soja et le maïs, dont la production a respectivement enregistré une hausse de 19,4% et de
55,2%, selon l'IBGE. le PIB de l'agriculture brésilienne est resté stable par rapport au troisième
trimestre. En comparaison avec le quatrième trimestre 2016, il a enregistré une hausse de 6,1%.

Ci-dessus un graphique qui représente le nombre de salariés qui travaillent dans le secteur agricole,
en terme de pourcentage par rapport à l'ensemble des emplois. En plus des cultivateurs, on retrouve
notamment dans ce secteur ceux qui vivent de la chasse et de la pêche ainsi que les travailleurs
forestiers.

Pour l'ensemble de la période 1991-2017, on enregistre une moyenne annuelle de 19,46. C'est en
1992 qu'on enregistre la valeur la plus élevée (28,29) et c'est en 2016 qu'on enregistre la valeur la
plus basse (10,18). Nous disposons des résultats pour 27 années : Sur la base des cinq dernières
valeurs disponibles, on peut estimer qu'en 2020 la valeur devrait osciller autour de 9,21. Cette
prévision présente un niveau de fiabilité très élevé puisque les variations des cinq dernières valeurs
disponibles ont une structure très linéaire .

Emploi dans le secteur de l'industrie (% de l'emploi total)

Il s'agit du nombre de salariés qui travaillent dans le secteur industriel en terme de pourcentage par
rapport à l'ensemble des emplois. En plus des emplois manufacturiers, ce secteur comprend, entre
autres, les activités minières, le forage, la construction ainsi que des emplois dans les services publics
comme l'électricité, le gaz et l'aqueduc.

Augmentation de 2% en 26 ans

Pour l'ensemble de la période 1991-2017, on enregistre une moyenne annuelle de 21,21. Le


changement enregistré entre la première et la dernière année est de 2 %. C'est en 2012 qu'on
enregistre la valeur la plus élevée (23,01) et c'est en 1999 qu'on enregistre la valeur la plus basse
(19,26). Sur la base des cinq dernières valeurs disponibles, on peut estimer qu'en 2020 la valeur
devrait osciller autour de 19,33.

Emploi dans le secteur des services (% de l'emploi total) :

Il s'agit du nombre de salariés qui travaillent dans le secteur des services, en terme de pourcentage
par rapport à l'ensemble des emplois. On entend par service un « bien immatériel dont la production
et la consommation sont simultanées ». Nous pouvons par exemple penser à la vente en gros et au
détail, à la restauration et à l'hôtellerie, au transport, à l'entreposage, aux communications, à la
finance, aux assurances, ainsi qu'aux services communautaires, sociaux ou personnels.
Augmentation de 33% en 26 ans :

Pour l'ensemble de la période 1991-2017, on enregistre une moyenne annuelle de 59,33. Le


changement enregistré entre la première et la dernière année est de 33 %. C'est en 2016 qu'on
enregistre la valeur la plus élevée (68,95) et c'est en 1994 qu'on enregistre la valeur la plus basse
(50,32). Sur la base des cinq dernières valeurs disponibles, on peut estimer qu'en 2020 la valeur
devrait osciller autour de 71,46.

Le secteur informel au brésil :

Au Brésil, il existe plusieurs petites entreprises non-agricoles, dont la presque totalité (98%) opèrent
dans le secteur informel et emploient presque 13,9 millions de personnes.

Selon les spécialistes, ces chiffres indiquent que le secteur informel a finalement pour fonction
d’absorber la main d’œuvre, ce qui atténue la crise du marché du travail. Par rapport à la précédente
analyse, de 1997, le nombre de petites entreprises a, en général, augmenté de 10%, et celui des
entreprises informelles de 9%. L’augmentation des postes de travail dans les entreprises informelles
a été de 8% pendant cette même période. São Paulo, Minas Gerais, Rio de Janeiro, Bahia et Rio
Grande do Sul concentrent, ensemble, près de 58% des entreprises du secteur informel du pays.
Parmi les personnes occupées dans ces entreprises, 69% sont à leur propre compte ; 10%
employeurs ; 10% employés sans carte de travail signée ; 6% avec carte signée ; et 5% non
rémunérés. Dans cet univers, la majeure partie est masculine (64% du total). Cependant, parmi les
travailleurs non rémunérés, la plupart (64%) sont des femmes, ce qui correspond à 3% de la
population occupée. Ce sont elles qui gagnent le moins : l’ IBGE montre que, dans le secteur
informel, le rendement le plus bas est celui des femmes employées sans carte de travail : 275 Reais,
un peu au-dessus du salaire minimum, de 240 Reais en 2003 [environ 80€]. Un vaste univers Depuis
la dernière enquête de l’IBGE, en 1977, le nombre de travailleurs informels a augmenté de presque
8%, le double de l’augmentation, dans la même période, du total des employés en activités non-
agricoles au Brésil, exception faite du service domestique C’est-à-dire que, sans le secteur informel,
le chômage urbain, aurait augmenté beaucoup plus. L’informalité touche 98% des entreprises non-
agricoles avec cinq employés maximum. C’est un vaste univers qui englobe aussi bien les marchands
ambulants que les petits entrepreneurs. Dans l’ensemble, 69% sont des travailleurs à leur propre
compte, 10% sont employés, 16% sont fonctionnaires, avec et sans carte de travail signée, et 5%
travaillent sans rémunération.

 Les principales activités économiques dans le secteur informel sont le commerce et la


réparation (33%), la construction civile (17%) et l’industrie de transformation et d’extraction
(16%). Parmi les petites entreprises de construction, toutes sont informelles.
 La majorité des entreprise du secteur informel (94%) n’a pas utilisé de crédit dans les trois
mois antérieurs à l’enquête sur le développement de l’activité. Parmi celles qui l’ont fait, la
principale source de moyens financiers a été les banques publiques ou privées (pour 58% des
entreprises), suivie du propre fournisseur (16%) et des parents ou amis (16%).
 La plupart des entrepreneurs informels n’ont aucune protection sociale. Parmi ceux qui
travaillent à leur compte, 20% ne cotisent pas pour la Sécurité Sociale. L’enquête montre
également que, parmi ceux qui sont à leur compte, 39% ont seulement un niveau scolaire du
primaire incomplet. Dans l’ensemble, 45,6% ont entre 40 et 59 ans et 37,%, entre 25 et 39
ans.