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Université de Tunis El Manar

Département Génie Mécanique

Projet de Bureau de Conception

Etude et conception d’une prothèse de jambe

Réalisé par :
KHAZRI Ikhlass
CHTITI Yassine
BEN HMIDA Sabrine
Classe : 2 AGM 1

Encadrant : ABDELSSALEM Hajlaoui

Année universitaire 2019/2020


I. Introduction :

Le développement de nouvelles prothèses est un enjeu de santé important pour améliorer la


vie des handicapés et leur permettre la pratique d’un plus grand nombre d’activités.
L'utilisation de nouveaux matériaux issus de la chimie a contribué à l'apparition de prothèses
très performantes. On y trouve, soit des matériaux classiques comme le plâtre, les plastiques
ou les métaux, soit des composites résines-fibres de carbone.

Une Prothèse est un appareil interne ou externe qui succède soit à un membre, soit à une
partie d'un membre ou d'un organe du corps pour remplacer la ou les fonction(s)
compromise(s). Celles-ci sont, dans la mesure du possible, rétablies, en totalité ou
partiellement, ainsi que leurs formes qui seront adaptées pour s'allier parfaitement avec
l’organisme. La prothèse a pour but de redonner une autonomie à la personne, soulager sa
douleur, la réinsérer à son domicile et dans sa vie sociale. La mobilité est un besoin essentiel,
que tout le monde éprouve. Les amputés de jambe veulent aussi participer activement à la vie.
Ils le peuvent grâce à des prothèses appropriées. En équilibre : un soin prothétique de qualité
assure une démarche équilibrée et fluide, en exerçant un effet amortissant pour une allure plus
légère. La pratique de sports (course, tennis, basket...) est un acquis récent qui a permis
d’élargir la gamme des possibilités physiques mais aussi de redonner aux handicapés
motivation, goût de l’effort, de la performance et de la compétition.

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Chapitre 1 :
Analyse
Bibliographique

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1) Amputation au niveau de jambe :
2) Les types :
Les prothèses de membres inférieurs se composent de plusieurs catégories définies en
fonction de la hauteur de l’amputation :

 Prothèse pour désarticulation de hanche


 Prothèse fémorale
 Prothèse tibiale
 Prothèse de pied

2.1) Prothèse pour désarticulation de hanche

2.2) Prothèse fémorale

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2.3) Prothèse tibiale

2.4) Prothèse de pied

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Selon le fonctionnement :
Classique :
Myoélectrique :
Neuronale :

3) Les composants :

Emboîture :
Structure sur laquelle se fixent les éléments de la prothèse. Elément essentiel, de préférence
confortable, elle reçoit et solidarise le moignon. Pour permettre son appui.

Les emboîtures peuvent être dites à contact partiel lorsque l'extrémité du moignon reste libre,
à succion lorsqu'il y a une chambre à dépression avec valve, à contact total lorsque tout le
moignon est en contact étroit avec l'emboîture.

Manchon :
Pour ne pas mettre le moignon en contact direct avec l’emboîture et pourtant assurer confort
et contact, on utilise des manchons en mousse, des bas, des " liners "(manchons en gel de
polymères : silicone).

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Pied :
Le développement des technologies a permis de dépasser le modèle le plus ancien des pieds
prothétiques (le modèle SACH) vers un nouveau modèle à restitution d’énergie qui permet
d’amortir les chocs et réutiliser l’énergie emmagasinée lors de l’attaque du talon en une autre
phase de marche.

La Haute autorité de santé (HAS) émet un avis général en 2009 à propos des pieds
prothétiques à restitution d'énergie. Il fait suite à la commission d'évaluation des produits et
prestations. Les différentes classes sont basées sur la Classification internationale du
fonctionnement, du handicap et de la santé établie par l'Organisation mondiale de la santé.

La commission propose 3 grandes classes de pieds à restitution d'énergie (ANNEXE I) :

- Pieds de classe I : le patient doit au minimum se déplacer dans des bâtiments autres que la
maison.

- Pieds de classe II : le patient doit au minimum se déplacer en dehors de la maison et d'autres


bâtiments.

- Pieds de classe III : le patient doit justifier d'un projet de vie incluant d'autres activités
précisées relatives au fait de se déplacer dans d'autres lieux divers.

4) Etude de marché :
5) Les constructeurs :

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Chapitre 2 :
Analyse
Fonctionnelle et
validation de besoin

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ENONCER LE BESOIN :
De quoi s’agit-il ?
Il s’agit d’un genou prothétique

A qui rend service le produit ?


Le produit est utilisé pour les patients amputé
Trans-tibiale

Sur quoi agit-il ?


Le produit agit sur la marche.

Dans quel but ?


Le but premier est l’autonomie des personnes handicapées .

Quel est le besoin ?


L’appareillage des personnes handicapées d’un niveau d’activité
élevé , facilite la mobilité des personnes handicapées amputées trans-
tibiale

Diagramme de besoin :

L’usage d’un nouveau produit ou service doit générer des fonctions de


services que la bête à cornes permet d’identifier et de caractériser. Les
fonctions sont exprimées sous formes de verbes à l’infinitif. 
Comment utiliser la bête à cornes ? 
Pour établir la bête à cornes d’un produit, il est nécessaire de se poser les
questions suivantes : 
« A qui mon produit rend-il service ? » : C’est la cible-utilisateur du
futur produit.  « Sur quoi agit mon produit ? » : C’est la matière d’œuvre
que va transformer mon produit ou sur laquelle mon produit va agir.  «

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Quel est le but de mon produit ? » : C’est la fonction principale de mon
produit, son intérêt. A quoi sert l’innovation ? 
 
On peut établir le diagramme bête à cornes de notre projet comme suit :  

Diagramme Pieuvre :

L’outil “diagramme pieuvre” est utilisé pour analyser les besoins et identifier les
fonctions de service d’un produit. Le diagramme “pieuvre” met en évidence les
relations entre les différents éléments du milieu environnant et le produit. Ces
différentes relations sont appelées les fonctions de service qui conduisent à la
satisfaction du besoin : Changer la position de la toile en fonction des conditions
météorologiques.  
Principe : Le produit est en relation avec certains composants du milieu
extérieur repérés 1, 2,3 ou 4. Il crée une ou des relations entre 1 et 2. Il doit
s’adapter à 3 et il agit sur 4. Il remplit des fonctions. 
 

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Fp : Permettre aux utilisayteurs de se déplacer sur le sol .
FC1 : Remplacer le membre perdu.
FC2 : Être adhérent au sol
FC3 : Être confortable pour l’utilisateur et fixer au moignon .
FC4 :S’adapter à l’énergie électrique.
FC5 : Résister au milieu environnemental
FC6 : Être capable de reproduire les mêmes forces qu’un muscles.
FC7 : Respecter les normes du produit.

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Caractérisation des fonctions de
service :
pour faire la caractérisation des fonctions de service on utilise ces outils :

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Diagramme F.A.S.T :

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Validation de besoin :

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Chapitre 3: Etude
cinématique et
dynamique
. Etude cinématique
Calcul du degré hyperstatisme h : h = 6.γ – Ic + m

Avec Ic : nombre d’inconnues cinématique


m : mobilité du mécanisme

Etude de la chaine 0– 2 – 3 – 4 :


Ecrivons les torceurs cinematique au point A  :

γ1 0 0 0 γ 1−γ 2 0

{ |}
{ϑ 1 \}=¿ 0 0
0 0
;
{| }
{ϑ 2 \}= 0 o ( t ) cosβ
0 o (t ) sinβ
; {ϑ 3 \}=
{ |0
0
( γ 2−γ 1 ) o ( t ) sinβ
( γ 2−γ 1 ) o ( t ) cosβ }
γ2 0
;
{| }
{ϑ 4 \}= 0 −aγ 2
0 0

On a {ϑ 1 \}+ {ϑ 2 \}+{ϑ 3 \}+{ϑ7 \}={0 }

On obtient donc le système suivant ¿

Etude de la chaine 0 – 1 – 2  :

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Ecrivons les torceurs cinematique au point A  :

α5 0
{ϑ 5 \} =
{ |}
0 0  ;
0 0

α 6 v 1−aβ 6
{| }
{ϑ 6 \}= β 6 aα 6  ;
γ6 v3

γ2 0
{| }
{ϑ 4 \}= 0 −aγ 2
0 0
;

On a {ϑ 4 \}+{ϑ 5 \}+ {ϑ 6 \}={0}

α 5+ γ 2+α 6=0

On obtient donc le système suivant


{ β 6=0
γ 6=0
v 1−aβ 6=0
aα 6−aγ 2=0
¿

Conclusion :

Ic=Ic1+ Ic 2=4+6=10

{ r c =r c1 +r c 2=3+5=8
m=Ic−r c =10−8=2
Donc h= h = 6.γ – Ic + m = 6×2 – 10 +2 = 4

Système hyperstatique d’orde 4.

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Chapitre 4:
Dimensionnement
et conception

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Références :
Les nouvelles prothèses de Serge LÉCOLIER

ANNEXE I : pieds prothétiques à restitution d'énergie de classes I II et III

pied à restitution d'énergie de classe I (Multiflex de Blatchford)

Pied à restitution d'énergie de classe II (Vari-Flex d'Ossür)

Pied à restitution d'énergie de classe III (Dyna-C de Proteor)

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Les dimensions de L’emboiture : 
le Patient est de poids 64 Kg donc la force exercé sur l’emboiture F = 64 x 9.81 = 627.84 N 
Les dimensions radiales de l'emboîture a choisi selon le dimention de la section chirurgicale
de ce patient qui situé au ⅓ supérieure de jampe la voie d’abord mesure 16 cm +-4 cm 
la longueur de l'emboîture est le variable dans ce problème : qui est varie entre 20 cm et 25
cm 
⇒ pour choisir la longueur on fait des simulations sur emboiture et on va choisir la longueur
qui donne des déformations axiales le plus pétits : 

L'emboîture fabriqué par Silicone de module d’young E = 0.8 MPa 

 pour L = 20 cm

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 pour L = 25 cm :

25
⇒ pour L = 25 cm les déformations axiales est plus petits

 On choisit L’emboiture de langueur L = 25 cm.

1.1 Dimensionnement de Ressort de compression

1ère étape : calcul de d mini théorique

 F2 est connu (donnée de départ)


 G dépend du matériau
o Acier : G = 81500 N/mm 2

o Inox : G = 70000 N/mm 2

 w doit être fixé. La norme accepte des valeurs comprises entre 4 et 20 mais en
pratique :
o w = 6 est la limite minimale (fil très resserré sur lui même, ressort " très
épais ")
o w = 10 est la valeur courante pour obtenir un ressort équilibré et facile à
fabriquer
o w = 16 est la limite supérieure (ressort " très fin ")
o  
1. F2 = 64 Kg x 9.81 x sin(17) = 183.56 N 

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2. pour G = 81500 et w = 10 ⇒ d = 2.450 mm

2 ème
étape : choix de d réel et calcul de De

d réel = 2.5 mm

De = (w + 1 ) x d = 11 x 2.5 27.5 mm

3 ème
étape : calcul de nt et Raideur R ; 

Option 2 : la longueur L0 est imposée :


n = ( L0 - ni d ) / ( 0.3 D + 0.15 d )
R = G d / ( 8 n D ) : raideur totale du ressort
4 3

ni = 1.5 pour les extrémités rapprochées et meulées

on impose L0 = 200 mm 

n = 22 spires 

R = 8.7  

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