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Troples nerfs

Intro au droit /droit privé


Chap préliminaire : Notion de droit

I/Définition du terme ‘’droit’’


Dans la société la notion de ‘’droit’’ est utilisé pour organiser les relations.

Le Droit est ainsi : une règle de conduite qui dans une société donnée et plus ou
moins organisé qui régit les rapports entre les hommes.
Il désigne aussi les prérogatives que le droit objectif reconnait a un individu et un
groupe d’individus pour leurs intérêts.

EX :Les prérogatives permettent au propriétaire de vendre sont bien.

Les titulaires des droits sont considérais comme des sujet de droit subjectif

II/Recherche des fondements du Droit

2 principales doctrines A/ doctrine du droit naturel


La notion de droit naturel consiste à un principe supérieur de justice universelle
(applicable partout, tout le temps). Ce qui signifie que la notion de juste et injuste
n’est pas variable, on retrouve l’idée chez Sophocle et Aristote ou St Thomas
d’Aquin.

Pour ces auteurs c’est le droit naturel qui inspire la règle juridique(principe de
liberté, respect d’autrui …) et qui fonde les droits pratiques.

B/Droit positif
La règle de droit tire sont autorité de son existence même (droit en vigueur à un
instant donné dans un endroit donné). Pour cette doctrine le droit positif ne peut
être critiqué.

1/Positivisme étatique (développé par Henning et


Kelsen)
‘’L’Etats est la seul source de droit’’

Pour Henning ‘’ le droit est la politique de la force.’’ : La règle de droit est formée
par l’Etat donc elle tire sa force.

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2/positivisme scientifique
Ouvert sur le fait social dont le droit ne serait qu’un reflet. Pour Savigny (juriste
allemand) ‘’ le droit serait le produit de l’histoire’’
‘’ la source de droit est la coutume’’

Pour Turckheim (juriste français) ‘’ le droit est issue de la conscience collective’’.

C/Enjeu de cette disjonction


3 conséquences .: -Le droit naturel constituerais une référence idéal pour les
législateurs. -Le droit naturel serait pour l’interprète une source complémentaire
(comble les lacunes du droit) -continuité entre droit naturel et droit positif en
cas de conflits entre les 2 on ferait prévaloir le droit naturel

III/Les grands systèmes de droit en Europe


Chaque Etat possède un droit qui lui est propre. Chaque communauté possède
aussi un droit qui lui est propre (droit musulman…). Il existe aussi un droit
international (droit de l’OMC …)

En Europe il existe 2 grande famille de droit :- ROMANO-GERMANIQUE


-de la COMMON-LAW

A/Le droit Romano-germanique

*1).Situation géographique
Cette famille regroupe les pays dans lesquels c’est
formé sur la base des droits romains. On la retrouve au Japon et Amérique latine.
Ce droit est né sur la base des compilations des empereurs Justinien, le droit
canonique et d’ancien droit coutumier.

*2).Caractère des droits Romano-germanique


Un rôle prépondérant est attribué à la loi, on constate qu’un certain nombre
de droit sont dotés d’un code->on remarque une toute puissance de la loi
ainsi qu’une certaine prudence au niveau des jurisprudences.

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*les juristes appartiennent à cette famille suivent un principe déductif ainsi
qu’une approche conceptuelle.
*les droits appartiennent à cette famille.

B/Le droit de Common-law


1/Situation géographique
Ce droit provient d’Angleterre on le retrouve au USA (sauf Louisiane), R-U
(sauf Ecosse) et au Canada (sauf Québec). Les Etats du Common-law sont plus
puissant économiquement.

2/Caractéristique
L’élaboration de la règle de droit est faite par le juge et il y a une réticence
par rapport à la codification. ->les règles de droit sont issues de décision de
justice (règle de précédent).

- On a un raisonnement inductif (On part des faits pour arriver à un principe)

- Il y’a pas de distinction entre privé et public.

C/Rapport entre ces 2 familles


Le droit de Common-law commence à faire part à plus de loi. On observe une
importance de la jurisprudence (décision de justice) dans le Droit Romano-
germanique.
Le droit du Common-law s’observe de plus en plus dans le monde des affaires.
Malgré cela il y’a toujours une grande distinction entre droit R-G et du common-
law.

PARTIE 1 : LE DROIT OBJECTIF, UN ENSEMBLE DE REGLES


DE DROIT
Les règles de droit présentent certain caractère qui les différencie des autres, les
règles de loi trouvent leurs inspirations dans plusieurs textes. Aujourd’hui
plusieurs règles sont issues de Droit international et d’autre Européen.

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*Si une loi nationale entre en contradiction avec une loi internationale laquelle
domine ? *Si une loi récente entre en contradiction avec une loi
ancienne laquelle domine ?

Chap 1 : LES CARACTERES DE LA REGLE DE DROIT


SECTION 1 : LA DISTINCTION DE LA REGLE DE
DROIT ET DES AUTRES REGLES RELIGIEUSE OU
MORALE
*Similitude entre règle de droit et les autres

La règle de droit a pour objet d’organiser les sociétés. Elle a une finalité sociale,
c’est une règle de conduite sociale, elle va dicter au sujets des droits la conduite
qu’elle doit tenir.

A/
1/ La généralité

Lorsqu’une règle est générale elle concerne chacun et ne désigne personne en


particulier. EX : Art 1382 du code civil :’’celui qui cause un dommage à
quelqu’un est obligé de le réparer’’= responsabilité civile.

On retrouve ce caractère de généralité dans les règles religieuse. EX :’’tu ne


tueras points’’

*caractère d’abstraction

Règles abstraite : prend en considération une situation indépendamment de


savoir si cette situation va se produire.
EX : Art 1382 règle abstraite  envisage
qu’une personne cause un dommage.

*Caractère hypothétique

Si telle hypothèse ce produit alors telle conséquence en découleras


A l’inverse un jugement est une norme concrète. Si telle
action se produit alors tel jugement en découlera.

B/ La question de sanction

Toute les règles sont respecté sous peur de la sanction. Dans les règles religieuse
elles sont respecté sous peur de la sanction divine rapport Homme/divinité.
Dans les règles morales la peur de la
sanction aurais l’origine la conscience. Si les règles de droit ne sont pas suivies
alors une sanction sera en place.

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EX : dommage et intérêts  réparation, vol  punitions celui qui doit verser une
pension alimentaireobligation d’exécution.

3 types de sanction dans les règles de droit :-Punition


-Obligation
-réparation

2/ Les traits particulier des règles de droit

La règle religieuse veille au salut de l’être humain.


La règle de droit veille au bien fait de la société.

a/Une influence réciproque de règle

Art 221-1 de code pénal


Art 333-1 vol -> 3 jours d’emprisonnement + 45 000€ d’amende

La morale va s’opposer à ce que l’on trompe son partenaire, le droit connait la


même règle (le DOL) ‘’la manœuvre frauduleuse ayant pour objet une partie ‘’
DOL vice de consentement (Art 316 du
code civil)

b/Les contradictions

Les règles peuvent se contredirent car la règle de droit doit s’adapter à la société.
EX : 7ème commandements ‘’tu ne commettras point
d’adultère’’ différent du droit. La victime peut demander
réparation au partenaire ayant commis l’adultère :-la prescription extinctive
s’oppose dans certain cas à la règle morale (règle morale : qui impose au
débiteur de payer sa dette quelque soit le délai écarté)
Prescription : consolidation d’une situation
après l’écoulement d’un certain laps de temps, la prescription est dite extinctive
=qu’elle est une obligation au bout d’un certain temps(5ans en France)

Un individu vat respecté la règle de droit plutôt que la règle morale à cause de la
coercitionétatique.

B/ Coercition étatique

Consiste à reconduire à la justice pour non respect à la règle de droit Appliqué


par les organisations de l’Etat. En règle générale la sanction est prononcée par un
juge, la décision du juge pourra être énoncée devant des offices publics.

EX : -expulsion d’un locataire –il est possible de recourir à la force publique pour
contraindre la personne à quitter les lieux.

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-la dissimulation de preuve – possible de recourir à une fouille du domicile.
–refus de payer sa dette –recoure à une saisie des biens de débiteur.

SECTION 2 : LA FORCE OBLIGATOIRE DE LA REGLE


DE DROIT : règle impérative et règle supplétive
volonté
La règle de droit s’impose aux individus  sanction si elle n’est pas respectée.
Il existe des différents degrés dans les règles de droit.

1/ Règles impératives

Ce sont des règles qui ne supportent aucune dérogation, elle s’impose à tous les
sujets de droit qu’elle vise. Elles ne peuvent pas l’écarter par l’emploi de leurs
volontés. Il existe des règles impératives en droit
civile on les appellent règle d’ordre publique.(Art 6 du code civile)
EX :on ne peut
pas conclure un contrat de bail dans le but d’installer une maison close 
sanction par l’Art 1133 du code civil  supprime le contrat dont la close est
contraignes au bonnes mœurs ou à l’ordre publique.

EX : Selon l’Art 147 du code civil ; on ne peut contracter un second mariage


avant la dissolution du 1erla monogamie est une règle d’ordre pratique. Selon
l’Art 203 du code civil les époux contractent ensemble par le seul fait du mariage
l’obligation de nourrir, entretenir et élever leurs enfants. Même si ils sont privés
de l’autorité parentale.

2/ règles supplétives

Elles ne s’appliquent que pour remplacer la volonté de l’individu lorsque celui-ci


ne la pas exprimé. Peuvent être écarté par la volonté des sujets des droits qui
sont soumis. Ne s’appliquent qu’à défaut de volonté de l’individu.
EX : -lorsque l’on a un contrat il y’a parfois une clause résolutoire (clause qui
prévoit les modalités pour mettre fin unilatéralement au contrat)  qui pose une
condition pour qu’une partie mette fin au contrat. –Si les individus n’insèrent pas
de clause résolutoire, il y’aura une règles supplétive de volonté pose les
conditions de fin de contrat si celle-ci ne sont pas mentionné.

Les partie peuvent insérer une clause impérative de compétence peuvent


demander recourt à un arbitre est non à un juge. –Lors d’un mariageles époux
peuvent choisir un régime matrimonial (partage des biens). Si ce n’est pas le cas
on appliquera le régime légal de la communauté.

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Conclusion :

On peut retenir que les règles de droit …., ces règles sont obligatoire mais
certaine s’impose avec + de force que d’autre, de fait dans les domaine ou la
volonté des individus est mise en jeu certaine règle sont mise en place pour …,
tandis que d’autre s’imposent (règle impérative). Lors du non-respect de la règle
impérative de droit, la sanction est une coérstition étatique qui est un caractère
de la règle de droit.

* Les règles supplétives s’applique par principe sauf si les individus ne le


souhaitent pas.

Chap 2 : les sources de la règle de droit


‘’Les forces d’où surgit le droit est ce qui l’engendre’’ GERARD CORNU

Ces forces vont être les textes et pratiques qui sont à l’origine de la création de la
règle de droit. Parallèlement à ces sources nationales se sont développées des
sources internationales.

SECTION 1 : LES SOURCES NATIONALES


Quand on parle des sources du droit on évoque des sources présentes dans un
Etat à un moment donné.

1) Les sources discutées

En France la majorité des sources de droit sont d’origine écrite c’est le cas de la
loi. A côtés des sources des droits écrits il existe des sources d’origine pratique 
coutume

La constitution donne également du pouvoir à l’Etat mais les limites pour la


liberté du citoyen. Dans d’autre Etats la constitution n’est pas écrite (R-U) 
civilisation de pratique. La 1ère constitution écrite est celle des EU et la 1ère
constitution Française date de 1791 qui a donné lieu à la 1ère république.
En 1971 (16 juillet) le conseil constitutionnel a élargi les textes de la constitution
 ce qui a créé le bloc constitutionnel.

On parle de bloc de constitutionnalité car plusieurs texte ont été regroupé : -


DDHC -Préambule de la constitution de 1946 organisation de la 4ème république
(1946-1958) – Les principes fondamentaux reconnue par les lois de la république
 visé et cité par la constitution de 1946 -la charte de l’environnement (2004)
introduit dans le préambule par une loi du 29 mai. Contient des droits et des
devoirs du citoyen

Loi organique : fixé les modalités d’organisation et de fonctionnement des


pouvoirs publics.

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2) La loi

Loi : règle de droit adopté par le parlement (assemblé national)

Proposition de loi : parlement qui propose une loi

Projet de loi : gouvernement qui propose une loi

D’un point de vue matériel la loi intervient dans certain domaine énuméré dans
l’article 34 du code civil.

Il existe 2 types de loi : - complète

-celles qui ont pour objet de fixer des principes


fondamentaux mais mis en œuvre relève de la compétence du gouvernement.

Les lois pénales ne sont jugées que par le parlement. Le parlement ne fixe que
les principes fondamentaux.

Etude du code civil

Le code civil rassemble la plupart des lois portant sur la matière civile, il a été
adopté sous NAPOLEON BONAPARTE. Avant sa création la France était divisé en 2
partie l’une adoptant le système Romain l’autre Germanique portant sur les
coutumes. Le code civil a donc été créé pour unifier la France d’un point civique.

L’un des rédacteurs de code civil était PORTALES, celui-ci avait pour
caractéristique de trouver un compromis (Le droit romain influence les règles de
contraste et d’obligation et le droit canonique a influencé les règles relatives à la
famille)

Droit révolutionnaire dont les rédacteurs du code civil ont gardés les idées
individualiste et la protection aux libertés individuelles, il a également influencé
le droit de propriété.

Le droit naturel est à l’origine de l’autonomie de la volonté dans le droit des


contrats (Art 1134 du code civil).

Ce dernier est un recueil de loi et non de maxime philosophique. On reconnait


une force dans le code civil car il a traversé les époques et il a inspiré beaucoup
de législation (Belgique, Luxembourg, Pays-Bas…). D’autre pays l’ont aussi
adopté plus librement (Pologne, Roumanie…) on remarque cette adoption dans
les pays d’Amérique latine (Argentine …) le Québec et la Louisiane s’en sont

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aussi inspiré.

Mais il a fallu l’adopté au fur et à mesure des époques comme pour la loi au
divorce de 1975, et pour celle sur la bioéthique de 1994 (Art 16-1 du code civil), il
en va de même pour le PACS qui c’est inséré dans le code civil.

Tout n’est pas régit par le code civil  cela est alors régit par des législations
créé à l’occasion.

3) Textes réglementaires

Les règlements sont les règles de droit émanent du gouvernement. Ces règles
prennent des dénominations différentes. On distingue les décrets simple (texte
prit par le 1er ministre et qui sont contre signé par les ministres chargé de leurs
installations) et les décrets en conseil des ministres (signé par le président de la
république).

Les ministres peuvent étiqueter une règle par la loi de l’arrêté. On parle d’arrêté
ministériel si il est signé par plusieurs ministres. Le préfet et le maire peuvent
aussi prendre des arrêtés, pour le préfetarrêté préfectoral, pour le
mairearrêté municipal.

Le pouvoir exécutif a une compétence exclusive dans les domaines visés dans
l’article 37 du code civil.

L’article 37 prévoit que les domaines autres que les lois ont un caractère
réglementaire. Le pouvoir exécutif a le pouvoir d’adopter des règlements
(=règlement autonome). A côté des règlements autonome il y’a des règles
d’application qui ont pour objet de poser des règles permettant l’exécution de
lois.

Les ordonnances sont aussi appliquées par le pouvoir exécutif. Selon l’article 38
le gouvernement peut demander au parlement par ordonnance des… . Si le
parlement accepte il adopte une loi d’habilitation dans laquelle il fixe un délai, à
l’expiration du délai il faut qu’un projet de loi ayant pour objet la ratification des
ordonnances soit déposé au parlement.

B/ La coutume

La coutume est une règle de droit qui n’est étiqueté qu’en forme de forme de
commandements par les pouvoirs publics

Elle n’est pas imposée par les Etats elle ne née pas des autorités étatiques.

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La coutume est issue d’un usage général et prolongé et de la croyance en
l’existence d’une sanction. Cet usage répété et cette croyance sont les 2 traits
caractéristiques de la coutume. Les coutumes constitues des sources de droit à la
condition de ne pas aller à l’encontre des lois.

1) Les traits caractéristiques de la coutume

La coutume se forme par l’usage et la pratique.

La coutume est une source de droit à condition qu’elle impose à la population de


respecter les lois.

2) La force obligatoire de la coutume

Dans certain cas la loi renvoie à la coutume (Art 1135 du code civil). La coutume
vient seconder la loi lorsque celle-ci n’englobe pas tout, on les appelle
SECONDUM—LEGUM.

Il arrive que les coutumes remplace une loi défaillante dans la plupart des cas
c’est la jurisprudence qui vient la seconder.

Il existe des coutumes qui rentrent en contradiction avec la loi, si la loi est
impérative la loi est dominante.

JURISPRUDENCE : CA Toulouse, 3 avril 2000, JCP 2000 II 10399, P.Denier

Cour d’Appel/revu ‘’semaine juridique’’partie auteur

II/ Les sources indiscutées

La loi est considérée comme sacrée.

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A/ La doctrine : une autorité influente

Doctrine : opinion professé par ceux qui écrivent ou enseigne le droit. (Pensés
des auteurs)

La doctrine joue un rôle indirect dans la création des règles de droit. Les
tribunaux s’inspirent des doctrines mais celle-ci ne donnent pas de jugements.

I/ La JURISPRUDENCE
A/ L’activité du juge

• L’organisation juridictionnelle Française

1) Distinction de l’ordre judiciaire et administratif

On a une dualité d’ordre juridictionnel qui ont pour origines les lois du 16 et 24
aout 1790.

En aucun cas un juge judiciaire ne doit poster d’action sur le travail du pouvoir
exécutif (administratif).

Idée développé par Montesquieu dans l’esprit des lois de 1748. Il y fait
interdiction au juge de prendre parti/ de trancher.

Les tribunaux étaient devenus des partis politiques, et avaient le pouvoir de


s’opposer aux ordres royauxGouvernement des juges.

Suite à cela le conseil d’Etat c’est créé et à partir de la fin du 19ème siècle le
conseil d’Etat c’est reconnu le pouvoir d’ériger.

2) L’organisation juridictionnelle Française au sein de l’ordre


judiciaire

Il y’a des juridictions pénal qui s’occupe des conflits.

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Des juridictions de droit commun juridiction qui ont des compétences générales
de principe connaisse de tous les litiges que la loi n’accorde pas à d’autre
juridiction.

Juridictions d’exceptions qui ont des compétences spéciales  ne connaissent


que les seuls litiges que la loi leur accorde

Juridiction des référée  permet d’obtenir immédiatement le prononcé d’attitude


provisoire à été formé pour répondre au cas d’urgencedonne des solutions
provisoires.

Différente juridictions civil en France

* Juridiction de droit commun :

-Tribunal de Grande Instance (TGI) a une compétence de principe pour tout


litige de droit privé, il a une compétence exclusive en cas de divorce, succession,
filiation et immobilier.

-Tribunal d’Instance (TI) compétence générale en matière civil pour toute affaire
mobilière et personnel d’un montant <10 000€ ;  compétence exclusive pour le
crédit à la consommation et l’accréditation.

-Le juge de proximité  juge des petit litiges jusqu’à 4 000€ compétence de
mettre des injonctions de faire.

* Juridiction spécialisé :

-Conseil du PRUDUM litige entre salarié ou apprentie et employeur, portant sur


le contrat de travail.

-TASS (Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale) litige entre organisme de


sécurité social et les assujettis.

-Tribunaux de commercelitige entre commerçant ou entre les sociétés de


commerce.

-Tribunal Paritaire des Baux Ruraux(TPBR) litige entre propriétaire et exploitant


de terre ou de bâtiments agricoles.

* Juridiction pénal :

-Juge de proximité juge des petites infractions

-Tribunal de police juge les contraventions

-Tribunal correctionnel compétant pour les délits

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-Cours d’assise juge les crimes (Grandes infractions)

3) Les différents niveaux

On distingue les juridictions du 1er degré à celle du 2nd degré. Le degré d’une
juridiction précise sa place dans la hiérarchie judiciaire. Dans l’ordre judiciaire la
juridiction du 2nd degré est la cours d’appel. Il existe depuis 2001 la possibilité
d’interjeter appel (cours d’assise d’appel). La cours de cassation n’est pas une
juridiction du 3ème degré, c’est la juridiction suprême Française elle ne rejuge que
le droit/ contrôle la bonne application des lois. Il n’y en a qu’une en France situé à
Paris elle assure l’unité de la jurisprudence. Elle est composée de 6 chambres,
3 civil+ 1 commerciale+ 1 sociale+1criminel. Les arrêts (jugements) de la cours
de cassation peuvent être rendus par une des6 chambres, soit par une chambre
mixte ou par l’assemblée plénière.

Chambre mixte  compétente lorsqu’il faut régler un conflit né dans la cours de


cassation.

Assemblé plénière  compétence facultative et une autre obligatoire

Cours de
cassation

-Arrêt de rejet

-Arrêt de cassation

assemblée
plénière

Cassation avec renvoi


pourvoi

Cours d’appel (de


renvoi)

pourvoi

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cours
d’appel

Cours
d’appel

-confirmation

-Infirmation
Appel 2nd degré de juridiction

Tribunaux

1er degré de juridiction


(TGI,TI,…)

2/ Décisions de justice (jugement/ arrêt)

La jurisprudence est-elle source de droit ?

Une décision de justice produit plusieurs effets :

-l’autorité de juger

-dote de la force exécutoire lorsqu’elle n’est plus susceptible d’aucun recours


suspensif d’exécution

A/ l’autorité de juger

Définition :

L’expression désigne ce qui a été décidé par une autorité judiciaire, l’autorité qui

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s’attache à la chose jugé signifie qu’il est impossible de remettre en question le
point sur lequel il a été statué, elle existe dans un souci de bonne administration
de la justice  éviter le procès sans fin

Il est attaché au jugement une préemption de vérité (la chose jugé est tenu pour
vérité).

L’autorité de la chose n’est pas d’ordre public ( les parties peuvent y renoncer
et les juges ne peuvent pas soulever d’office le moyen tiré de l’autorité de la
chose jugée.

Domaine :

L’autorité de la chose jugée est définie dans l’art 1351 du code civil. L’autorité de
la chose jugée n’a lieu qu’à l’égard de ce qu’à fait l’objet du jugement.

L’autorité de la chose jugée ne s’attache qu’aux décisions prise sur le fond du


litige.

Cette autorité de la chose ne s’attache qu’aux décisions gracieuses (décision


qui ne tranche pas le litige/conflit entre les parties)

Condition de l’autorité de la chose jugée :

L’art 1351 du code civil impose 3 conditions :

-l’identité de cause

-l’identité de personne et de qualité

-l’identité d’objet

Si une de ces 3 conditions n’est pas remplie l’autorité de la chose jugée est
défaite/ ne peut être invoquée.

L’autorité de la chose jugée relative (s’applique aux mêmes parties, elle ne peut
être opposé)

B/ La force exécutoire

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La décision de justice est une décision de l’autorité publique au nom de peuple
Français. Si les parties n’exécute pas volontairement cette décision le partie à le
droit de faire exécuter par la force la décision rendu. Ce partie détient l’exécution
forcée.

Pour qu’un jugement est acquit cette force exécutoire il doit acquérir la force de
juger (qui ne soit pas susceptible d’aucun recours suspensif d’exécutions)

C/ Les voies de recours

Le juge devient irrévocable lorsque l’on ne peut plus faire appel ou lorsque les
défais d’appel sont écoutés, l’appel est un moyen de recours ordinaire qui permet
de présenter ce qui à été rendu à une juridiction supérieure. Cette juridiction va à
nouveau juger l’affaire. L’appel s’applique en toute matière sauf pour les affaires
d’intérêts mineur (peine <4000€) on dit qu’il statu en premier et dernier ressort,
en revanche le pouvoir de cassation est possible.

La cours d’appel va soit infirmer soit confirmer le jugement. Quel que soit le cas
sa décision se substitue au premier jugement rendu on dit que l’appel a un effet
dévolutif (saisie de l’ensemble de l’affaire), mais aussi un effet suspensif de la
force exécutoire, un jugement frappé d’appel ne pourra être exécuté. Il existe des
exceptions comme en matière de référé la peine n’est pas suspensive.

Pourvoi en cassation (voie de recours extraordinaire)

- Peut être saisie d’un pourvoi contre une décision rendu au 1er et dernier
ressort par une juridiction de 1ère instance

- Va examiner si les juges de fond ont appliqués correctement la loi (pas


d’effet suspensif ni dévolutif la cours de cassation n’est pas saisie de
l’ensemble de l’affaire juge uniquement les droits)

Si la cours de cassation estime que les juges ont bien appliqué les lois officielles
rejettent le pourvoi ou elle estime qu’il y’a eu une erreur de droit donc elle casse.

Dans le cas où elle casse, l’affaire est renvoyée devant une juridiction de fond de

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même nature (ressort) que la 1ère, dans certain cas elle peut casser sans renvoie
( lorsque la cassation n’implique pas de statue nouveau sur les faits ; Art 627
du code de procédure civil)

B. Intervention des arrêts de règlement

Le rôle du juge est d’appliquer les lois, il exerce la juridiction. Son raisonnement
découle de la façon suivante :

- Il détermine les faits du litige

- Il qualifie les faits

- Il applique les règles de droit

- Il énonce la solution

De façon générale la loi est claire mais il arrive que le juge soit confronté à une
difficulté celle de l’obscurité et de l’insuffisance de la loi.

Il existe des techniques d’interprétation, il va se servir des travaux préparatoire


de la loi mise en place (Ce qu’on voulut les parlementaires) :

- Il va pouvoir raisonner ‘’a contrario’’ (par le contraire)

- Raisonnement ‘’a fortiori’’ (à forte raison) : le juge va appliquer une règle à


cas que la loi ne prévois pas, parce que les motifs qui inspirent les lois s’y
retrouvent à plus forte raison, il risque de se heurter à un art du code civil
(art 5 du code civil le juge n’a pas le droit de créer des normes générales
et abstraites/des règles de droit)

Arrêt de règlement : décision de justice dont la porter ne serait pas lié


strictement au litige mais qui s’imposerait aux juridictions inférieures.

Le principe de l’autorité de la chose jugé

Un juge n’est jamais lié par une décision de justice rendu par une juridiction qui
lui est supérieure.

Le juge n’est pas non plus lié par une décision de justice dans une affaire rendue
précédemment.

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Il est impossible qu’il y’est des revirements de jurisprudence (le fait pour un juge
de changer d’opinion).

La cours de cassation peut rendre des arrêts de principe dans lesquels la cours
vat dégager des principes permettant de remédier à la casse. Les arrêts de
principe ne s’imposent pas obligatoirement aux juridictions intensives elles sont
donc autorisées.

[Le délai pour interjeter appel est de 1 mois et pour former un pourvoi en
cassation il est de 2 mois]

C. Le cas particulier des principes généraux de droit

Le tribunal est une composante du Droit en France.

Parfois la cours de cassation vise un principe général de droit. Souvent un


principe général de Droit est une règle de droit dégagée par le juge le juge va
mettre en relief ce principe.

Même si il n’est pas écrit, ce principe à valeur équivalente du Droit et à la même


valeur qu’une loi.

EX : la cours de cassation a dégagé un principe de Droit ; celui qui trouble son


voisinage à l’obligation de cesser ses troubles et de payer ses dommages et
intérêts à son voisinage : odeurs, bruits, vue, elle se fonde sur l’art 1382 du code
civil.

SECTION 2 : Sources internationales

2 sortes de source :

- A proprement parler internationale qui ne se limite pas au frontière

- Qui émanent de l’UE

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I/.

Certaines sources internationales qui résultent du rapprochement des Etats


entrent eux, d’autre qui résultent de la pratique des Etats (coutumes).

A/ Les traités internationaux

Accord conclu entre plusieurs Etats ou avec d’autres sujets du droit international
(ONG) en vue de produire des effets de droit dans leurs relations mutuelle, on
parle également de convention ou de pactes internationaux (Accords 1970 entre
France et Maroc)

1) Les traités bilatéraux et multilatéraux

Certains sont bilatéraux car ils sont faits entre 2 Etats. D’autres sont
multilatéraux car ils résultent de l’accord entre plus de 2 Etats (convention de LA
HAYE)  convention de LA HAYE sur la loi applicable de la sécurité routière.

 Convention signée dans le cadre de l’ONU (né de la convention de N-Y 20 nov


1999)

Droit de l’enfance  lie environ 190 ETATS

Les justiciables peuvent invoquer l’application d’une convention d’un juge


Français pour se prévaloir, pour cela 2 conditions sont établies :

- Conditions de forme  la convention doit être signé puis ratifié puis publié
(à fait l’objet d’une approbation)

Une convention ratifiée et publiée rentre ainsi dans l’ordre juridique Français, elle
devient une règle de droit Français. Cette condition n’est pas nécessaire pour que
la convention entre en vigueur, pour cela il faut qu’elle convienne des
dispositions suffisamment précisent pour créer des droits et obligations sinon
cette convention n’engage l’Etat qu’à l’égard des autres Etats signataires.

La cours de cassation avait décidé que ces dispositions n’étaient pas assez
précisent pour qu’elles s’appliquent au sujet de droit.

19/61
2. Le cas particulier de la convention européenne des DDH

Les Etats européens souhaités se rapprocher en créant une organisation


intergouvernementale appelé ‘’ Le conseil de l’Europe’’, qui a pour objet
d’élaborer des conventions international, la convention fondamental de cette
convention est la convention européenne. La convention européenne est doté
d’une juridiction chargées de contrôler les Etats partis afin qu’ils ne volent pas les
dispositions (cours européenne des DDH à STRASBOURG). Le conseil européen
est composé de 47 pays et la cours européenne est composée d’autant de juge
que de pays.

La cours Européenne assure les sanctions des Droits de cette convention 


double sanction des Droits garantie dans la convention.

La double sanction est garantie à 2 niveaux :

La victime de la violation d’un droit de la CDH peut demander le réexamen de la


garantie (convention de sauvegarde et des libertés fondamentales signé à ROME
le 4 novembre 1950 rallié par la France en 1974).

Quelques droits : - la convention protège la personne humaine dans tous les


aspects.

- Droit à la vie (art 21 de la CDH). Le droit de toute personne à la vie est


protégé par la loi, la mort ne peut-être infligée à tout le monde
intentionnellement sauf en l’exécution d’une sentence capitale prononcée
par un tribunal. La convention ne condamne donc pas la peine de mort (en
France la peine de mort a été abolit le 9 octobre 1961 ‘’ loi Badinter’’. Mais
ce droit ne fait pas obstacle à l’avortement.

- La liberté (art 51) toute personne a droit à la liberté et ne peut en être


privée sauf dans un cas suivant et par la voie légale.

- Liberté d’expression (art 10.1 de la CDH)

Peut-être soumise à certaine restriction.

- Liberté de pensée, de conviction, de religion (art 9.1 de la CDH)

Assure la protection des convictions.

- Le principe de non-discrimination -> principe d’égalité (art 14 de la CDH)

Discrimination considérée comme légitime si elle tend vers un but légitime si


elle repose sur des faits objectifs.

20/61
- Droit à un procès équitable (art 6 de la CDH) constitue une pièce
maitresse de la CDH.

-En découle la nécessité de motivé les jugements

-Le débat doit-être contradictoire en matière civile et pénale.

B. La coutume internationnale.

Elle est définie comme la pratique juridique accepté comme étant le droit (Statut
de la cours international de justice ‘’CIJ’’ LA HAYE).

Pour qu’une pratique devienne une coutume il doit y avoir une réunion de 2
éléments :

- Elément matériel : répétition d’acte constituant un usage continu et


général (REPETITIO)

- Elément psycho : conviction des Etats qu’en suivant cet usage ils obéissent
à une règle de droit (OPINIO-JURIS)

EX : Respect des unités diplomatiques et consulaires (figure dans les conventions


internationales).

II. Les sources issues de l’UE


A. Le droit originaire (du traité de ROME au traité de LISBONNE
1 décembre 2009)

On ne peut plus utiliser le terme communautaire, on ne peut plus parler de droit


commun on va parler de droit de l’UE.

Le traité de ROME est le traité fondateur de l’UE, la construction de l’UE est le


fruit de plusieurs traités : - la CECA (Communauté Européenne du Charon et
d’Acier)’’ 18 avril 1951 ; trait de PARIS’’

21/61
- Traité de ROME ‘’25 mars 1957’’ institut la CEE (Communauté
Economique Européenne)

- Traité de MAASTRICHT ‘’7 février 1992’’ institut l’EURATOM et institut l’UE

- Traité d’AMSTERDAM ‘’1999’’

- Traité de NICE ‘’2001’’

- Traité de LISBONNE ‘’1 décembre 2009’’

Traités fondamentaux au traité de LISONNE : - fusion de la communauté


Européenne.

- Personnalité juridique reconnue à l’UE

- Confère une valeur contraignante à la charte des Droits fondamentaux de


l’UE

Le traité de LISBONNE apporte des modifications institutionnelles :

- Haut représentant pour la politique et la sécurité étrangère.

- Président dans le conseil de l’Europe.

Ces traités constituent le droit originaire de l’UE qui s’oppose aux droits Européen
dérivés.

B/Le contrôle de la conventionalité des lois (contrôle de la


conformité de la loi aux conventions international)

Selon l’article 55 de la constitution les traité internationaux ont une valeur


supérieur à la loi mais inférieur à la constitution.

En 1975 le conseil constitutionnel a refusé d’exercer le contrôle de


conventionalité. En 1975 le conseil constitutionnel à était saisie de vérifié la
conformité de l’article 2de la CODH qui protège le droit à la vie (Loi Simon Veil),
le conseil a refusé de vérifier cette loi par rapport à la CODH pour cela il a
appliqué l’art 61 de la constitution qui lui permet de contourner les lois. Le
conseil a refusé parce que :’’ la supériorité des traités sur les lois présente à la foi
un caractère relatif et contingent tenant d’une part car elle est limité au champ
d’application de traité et d’autre part puisqu’elle est subordonnée à la condition
de traité.’’ La cours de cassation dans un arrêt Jacque Vabre à effectivement
exercé ce contrôle de la loi par rapport au traité de Rome de 1957. Le conseil
d’Etat à également suivit la cours de cassation en contrôlant la conformité par

22/61
rapport à un traité international ‘’ l’arrêt Rénicolo de 1989’’. Tout juge ordinaire
peut contrôler la conformité d’une loi par rapport à un traité international.

SCHEMA-HIERARCHIE DES SOURCES DU DROIT

BLOC DE CONSTITUTIONNALITE

(Constitution de 1958, préambule de la constitution de 1958, préambule de la


constitution de 1946, DDHC de 1789, PFRLR’’ Principes Fondamentaux Reconnue
par les Lois de la République’’, charte de l’environnement)

TRAITES et CONVENTIONS INTERNATIONALES

PGD (selon la source)(Principe Général du Droit)

PGD-LOI-REGLEMENTS AUTONOMES (de l’art. 37 de la constitution)

COUTUME-REGLEMENT DE L’APPLICATION

L’arrêt Jacque Vabre du 24 mai 1975

Les faits : exposer dans l’ordre chronologique les faits de l’affaire avec date(ou
époque) de chaque évènement

Exemple : le 12 octobre 2004,

Le problème de droit : formuler le problème juridique qui découle de la


contradiction des prétentions

Appréciation et commentaire :

Fiche d’arrêt : Du 5 janvier 1967 au 5 juillet 1971 la société Jacque Vabre importe
du café provenant des Pays-Bas dans le but à la consommation en France. Suite à
cela pour chaque importation la société Wegel payais les taxes intérieures de
consommation suite a l’article 265 du code des douanes.

La procédure : Les 2 sociétés ont assigné l’administration des douanes devant le


tribunal institutionnel de Paris qui leurs à donné gain de cause dans un jugement
rendu le 8/01/1971

L’administration des douanes forme un pourvoi en cassation et le 24 mai 1975, la


cour de cassation rejette le pourvoi.

Prétentions des partis ;Les motifs de la cour d’appel :La société Wegel demande
le remboursement des sommes versé et la société Jacque Vabre demande la
restitution du préjudice qu’elle à subit. La cour d’appel prétend que les sommes
ont été versées en violation de l’art 95 du traité de Rome et que cet art doit être
appliqué à l’exclusion de l’art 265 du code des douanes.Car en vertu de l’art 55
de la constitution, un traité international à une autorité supérieur à celle des lois
interne même postérieur.

23/61
Argument du pourvoi : L’administration des douanes refuse de rembourser les
sommes payé et de réparer le préjudice. Car en faisant de la sorte elle
excéderait ses pouvoirs car la loi à une autorité absolue qui s’impose à tous et
qui s’attache à toutes juridictions.

Le problème de droit : -Un traité international régulièrement ratifié et publié a-t-il


une autorité supérieure à celle d’une loi interne qui lui est postérieur ?

La solution : La cour de cassation répond de sorte affirmative, elle s’appui sur la


spécificité du droit européen et sur l’article 55(principe de supériorité des traités
internationaux) afin d’écarter l’application de la loi postérieur. Elle rejette ainsi le
pourvoi et approuve la cour d’appel d’avoir décidé que l’article 55 du traité de
Rome devait s’appliquer à l l’exclusion de la loi interne Française.

Section 2 : le conflit entre règles de droit de même rang


dans la hiérarchie des normes
Ce conflit vat exister dans 2 hypothèse :- lorsqu’une règle vat remplacer une
autre (conflit de loi dans le temps). Il vat falloir déterminer le champ d‘application
temporel de chacune des règles

-lorsque 2 règles juridiques n’appartiennent pas au même ordre juridique (conflit


de loi dans l’espace). Il vat falloir déterminer le champ d’application spatial de
chaque loi.

A/La naissance de la loi et la disparition de la loi

Pour qu’une loi soit applicable il faut qu’elle soit votée par le parlement puis
qu’elle soit promulgué par le président de la république et enfin qu’elle soit
publié dans le journal officiel.

Promulgation : acte juridique effectuer par le président de la république, c-à-d


que dans un décret le président donne l’ordre de présenter la loi (art 10 de la
constitution).

Publication : publication au journal officiel, ce qui permet que la loi soit connue de
tous.

La loi entre en vigueur à la date que cette loi fixe, lorsqu’il n’y a aucune
indication de date dans ce cas la loi entre en vigueur le lendemain de sa
publication (art 1 du code civil). A compter de cette date nul n’est censé ignoré
cette loi.

2) La disparition de la loi

24/61
Le législateur peut faire disparaitre une loi en votant son abrogation= abrogation
express

L’abrogation peut être implicite ou tacite. Lorsque la loi nouvelle vient contredire
la loi ancienne cette loi sera tacitement abroger.

B/Art 2 du code civil : la loi ne dispose que pour l’avenir, elle n’a
pas d’effets rétroactif

Cet article règle le problème de la succession des lois dans le temps. Lorsqu’un
juge est saisi d’un litige, il va s’appuyer sur cet article pour savoir si il doit
appliquer soit la loi sous l’empire de laquelle la situation litigieuse est né c-à-d la
loi ancienne ou au contraire celle qui est en vigueur au moment ou le litige s’est
élevé.

Décomposition en 2règles :

-loi ne dispose que pour l’avenir cela signifie que la loi nouvelle va s’appliquer
après son entrer en vigueur.

-loi nouvelle n’a point d’effet rétroactif cela signifie que la loi nouvelle ne
s’appliquera pas au fait qui si sont produit avant son entré en vigueur loi
nouvelle rétroagit pas.

1) Le principe de non rétroactivité de la loi

On va se servir de la hiérarchie des normes. Les Art du code civil proviennent de


différente loi, dans la hiérarchie ils ont la valeur d’une loi. L’art 2 a une valeur
législative, le législateur peut donc déroger à cet art. Lorsque il y ‘a des lois
nouvelles le législateur peut préciser le champ d’application temporel de la loi
qu’il adopte  disposition transitoire EX : 17 juin 2008 loi sur la prescription en
matière civil, dans cet article il y’a des dispositions qui permettent de mieux
comprendre la loi avant son entré en vigueur.

Dans le droit pénal(concerne les infractions, délit …) il existe une règle qui
interdit la rétroactivité de la loi pénale. Et cette règle figure à l’art 8 de la DDHC
de 1789. ’’ La loi ne doit établir que
des peines strictement et évidemment nécessaire et nul ne peut être puni qu’en
vertu d’une loi établit et promulgué antérieurement au délit et légalement
appliqué.’’ La loi ne peut pas déroger à l’art 8 de la DDHC ce qui signifie qu’une
loi pénale ne peut jamais être rétroactive. Il existe toute fois une exception à ce
principe de non rétroactivité de la loi pénale c’est l’hypothèse ou la loi pénale est
plus douce (le cas où la loi nouvelle est moins sévère que la loi ancienne) dans ce
cas elle s’applique de façons rétroactive car elle favorise les personnes.

25/61
En matière pénal le principe de rétroactivité est absolue il est impossible d’y
déroger sauf si la loi nouvelle est plus douce en revanche en matière civil le
principe de rétroactivité à une valeur législative il est donc possible d’y déroger.

2) Les exceptions au principe de non rétroactivité.

On dit qu’une loi nouvelle est rétroactive lorsqu’elle régit la validité et les effets
des situations juridiques nées avant sa promulgation. Parmi les lois rétroactive il
existe des distinctions : -certaine lois sont
rétroactive car leur objet est de venir préciser le sens ambigu ou l’origine obscur
de la loi en présence.On les appelle les lois interprétatives. Elles sont rétroactives
car elles font corps avec le texte interprété.
-il y’a des lois dite expressément rétroactive (elles se disent rétroactive). EX : la
loi du 5 juillet 1985 (accident de la route) dispose qu’elle est applicable au
accident survenu 3 ans avant son application.

La cours de cassation veille à ce que la rétroactivité soit justifié, si elle considère


que la rétroactivité n’est pas justifié alors la cours de cassation refuse de donner
un effet rétroactif à la loi. La cours de cassation en veillant à la rétroactivité va
regarder s’il existe un impérieux motif d’intérêts général. EX : arrêt du 23 janvier
2004 ‘’arrêt Castorama’’ ici la cours de cassation ajoute une condition à la
dérogation au principe de non rétroactivité  l’impérieux motif d’intérêts
général.

Il existe un 3ème type de loi rétroactive :


-les lois de validation, elles visent à régulariser de manière rétroactive des actes
annulé.

EX : il s’agit de loi qui valide un concours qui en principe devrait être annulé.

Ces exceptions en matières civil ne sont possible qui si elles n’aboutissent pas à
la violation des droit fondamentaux des droits de loi justiciables.

C/ L’application immédiate de la loi nouvelle

Quelle est la loi qui va régir les différents effets de la situation, la loi nouvelle ou
la loi ancienne ?

La jurisprudence c’est inspiré de travaux développé par la doctrine pour répondre


à cette question, elle a été influencée par la doctrine des droits acquit puis elle a
adopté la doctrine de Paul Roubier.

1) La coupure dans le temps

26/61
La loi nouvelle qui entre en vigueur opère une coupure dans le temps. De fait
cette loi nouvelle va s’appliquer immédiatement dès son entrée en vigueur, à
toutes les situations nouvelles mais elle va également s’appliquer aux effets
futurs des situations qui ont été créé sous l’empire de la loi ancienne. P.Roubier a
dégagé le principe d’effets immédiat de la loi adopté.

Il existe des exceptions : le respect des contractions. En effet en matière


contractuelle il a reconnu que ce serais tromper l’attente légitime des parties
contractantes que de leurs imposer une loi alors qu’elles ont contracté en
contemplation de la loi ancienne. Cette exception au principe de l’application
immédiate de la loi nouvelle est ‘’la survie de la loi ancienne’’. La loi applicable à
un contrat est celle qui était en vigueur le jour de la conclusion du contrat. Elle
s’applique à la formation du contrat mais aussi à tous ses effets.

Néanmoins il existe aussi une autre exception, la survie de la loi ancienne n’est
pas absolue et certaine lois sont applicable immédiatement même au contrat
conclu sous l’empire d’une loi ancienne. On a une application immédiate de la loi
nouvelle lorsque la loi nouvelle exprime un intérêt social impérieux. (EX : 1936
(loi des congés payé) cette loi nouvelle a été reconnu immédiate et appliqué à
tous les contrats).

Ce sont les juges qui vont décider au cas par cas si la loi nouvelle poursuit un
intérêt social jugé impérieuxrisque d’insécurité juridique puisque l’on ne
prendra compte qu’après la décision du juge.

2) La pluralité de loi dans l’espace

Il faut que le litige comporte un élément d’extranéité pour que… . L’extranéité


c’est la qualité de ce qui est étrangé/ extérieur.

EX : un contrat de vente inexécuté en Espagne  Extranéité.

27/61
Un enfant seulement reconnu par sa mère et fait une recherche de paternité pour
un homme d’origine algérienne Extranéité.

On prend l’hypothèse qu’un juge français est saisi va-t-il appliquer la loi française
ou bien peut-il dans certain cas appliquer la loi étrangère.

A/ La possible application d’une loi étrangère par un juge français

La compétence législative est une prérogative de l’Etat. En effet la quasi-totalité


des règles de droit émane des Etats. ( Règles étatique). Selon le droit
international public certaine compétence législative relève seulement d’un Etat
tandis que d’autre peuvent entrer en concurrence. Le droit international public
est une branche de l’Etat qui étudie les lois internationales. Les éléments
constitutifs de l’Etat sont :

-un territoire.

-une population.

- une souveraineté.

Cela signifie que pour ces éléments l’Etat possède une compétence exclusive.
(EX : seul l’Etat français va accorder la nationalité française). Il en est de même
pour l’organisation de l’Etat, seul l’Etat français peut décider qui peut accéder au
territoire français.

En dehors de ces 3 éléments la compétence législative peut être concurrencée


par la compétence d’un autre Etat, les lois vont entrer en concurrence il y’aura un
conflit de loi.

EX : un couple franco-japonais résidant en suisse souhaite divorcer, un juge


français est mis sur l’affaire, on pourrait appliquer la loi française vu qu’un époux
est Fr ou la loi Japonaises puisque l’épouse et japonaises ou bien la loi suisse vu
que les époux résident en suisse  conflit de loi

EXERCICE :

La loi 2008-111 du 8 février 2008 pour le pouvoir d’achat dispose que le dépôt de
garantis en matière de baille d’habitation ne peut dépasser 1 mois de loyer hors
charge. La loi a été publiée au JO(journal officiel) le 9 février 2008.

1/quel est le jour d’entré en vigueur de la loi ? Le 10 février car elle doit être

28/61
connue tous le lendemain de ca publication, vue qu’elle est publiée dans le JO le
9 février, d’après l’art 1 du code civil une loi rentre en vigueur le lendemain de sa
publication.

2/ la loi s’applique-t-elle aux contrats conclu antérieurement de son entrée en


vigueur et pour lesquels un dépôt de garantie a déjà était versé ?Art 2 du code
civil ‘’la loi ne dispose que pour l’avenir’’ donc on applique l’absence rétroactif
des lois. Donc elle ne s’applique pas aux contrats conclus antérieurement.

3/ la loi s’applique-t-elle aux contrats conclues après son entrée en vigueur ?Oui
en vertu du principe d’application immédiate de la loi nouvelle.

4/ la loi s’applique-t-elle aux dépôts de garantie exigible postérieurement à


l’entrée en vigueur de la loi ? Non en vertu de l’application de la loi nouvelle
qui possède une exception pour les contrat en cours donné par P.Roubier le
principe de survie de la loi ancienne.

2/ l’art 3 du code civil

Des solutions ont été posées à l’art 3 du code civil, jusque dans les années 70 le
seul texte relatif en droit français au conflit des lois dans l’espace était l’art 3 du
code civil. En effets c’est un droit prétorien (un droit constitué par la
jurisprudence). Selon l’art 3 du code civil :’’les lois de police et de sureté oblige
tous ceux qui habite le territoire,les immeubles mêmes ceux possédé par des
étrangés sont régit pas la loi française, les lois concernant l’Etat et la capacité
des personnes régissent les français même résidant en pays étrangés.’’

A partir de ce texte la jurisprudence a dégagé différentes règle qui permettent de


déterminer a loi applicable lorsque plusieurs loi françaises et étrangères sont en
concurrence. Ce sont ces règles qui permettent de résoudre les conflits de lois
dans l’espace ces règles sont appelées des règles de conflits.

B/le recours à des règles de conflits

A la lecture de l’art 3 de code civil on constate de les auteurs du code civil


avaient envisagés l’application dans l’espace de la seule loi française. Ces règles
posaient par l’art 3 du code civil étaient appelé des règles de conflits unilatérale
c-à-d qu’elles n’envisagent l’application que de la seule loi française. Cependant
la jurisprudence a bilatéralisé l’art 3 du code civil afin de dégager des règles de
conflits bilatéral. Si l’on admet que la loi française s’applique aux immeubles
situés en France la loi Allemande s’applique aux immeubles situés en Allemagne.
La loi applicable aux immeubles est celle du lieu de situation des immeubles. La
jurisprudence a fixé des règles qui sont neutre car ces règles ne s’attachent pas

29/61
au contenu des différentes lois. Lorsque la règle de conflit désigne une loi
étrangère le juge dans certain cas peut décider de ne pas appliquer cette loi
étrangère lorsque celle-ci est contraire à l’ordre public international (Principes
fondamentaux du droit français).

C/les conflits de lois dans l’espace

La fraude va résulter d’un changement de nationalité ou de résidence,


changement opéré par une personne dans le but de se voir appliquer la loi la plus
favorable. Si cette opération est effectué pour contourner la loi française on dit
qu’il y’a fraude est donc l’opération est stoppé.

EX : arrêt de la princesse de Beauffremont 1878 princesse de nationalité


française désirais divorcer, mais cela étant interdit elle est allé s’installer en
Allemagne assez longtemps pour acquérir la nationalité allemande qui permettais
le divorce. Constat des juridictions il y’a eu fraude et la princesse c’est vus
annuler le mariage et est resté marier à son premier mari.

30/61
PARTIE II : LES DROITS SUBJECTIFS DES DROITS
ET OBLIGATIONS RECONNU AUX PERSONNES

Le Droit objectif est l’ensemble des règles de droit c-à-d l’ensemble des règles de
conduite socialement édicté et sanctionné qui s’oppose aux membres de la
société.

En opposition les règles qui reconnaissent ou attribuent aux individus un certain


nombre de prérogatives qui leurs permet de faire exiger d’interdire quelque
chose dans leurs propres intérêts sont les règles de droit subjectif.

Le code civil reconnait les prérogatives au propriétaire de vendre ou détruire ces


objets.

La question de l’abus de droit à était reconnu pour la première fois dans un arrêt
du 3 aout 1915 appelé Clément Bayard dans ce conflit 2 propriétaire mitoyens.
Clément Bayard faisait s’envoler des ballons de sa cours qui avait le don d’agacer
son voisin. Celui-ci planta des piqués afin de l’empêcher de faire voler ses
ballons. Clément Bayard a fait un procès à son voisin, les tribunaux ont accueilli
la demande de Clément Bayard sous la cause que le voisin avait abusé de son
droit, car cette structure était totalement dépourvu d’utilité et qu’elle était érigé
dans l’intention de nuire à son voisin (Clément Bayard).

+l’affaire des fougères géantes posées à exactement 85cm du mur de son voisin.

31/61
CHAP 1 : LES TITUTLAIRES DE DROIT SUBJECTIF

La personnalité juridique c’est l’aptitude à être titulaire actif ou passif de droit


subjectif, c-à-d de droit et d’obligation.

Seul les être humain sont considéré comme étant des personnes au sens
juridique du terme.Les animaux n’ont pas la personnalité juridique mais ils sont
tout de même protégés par la loi : il existe une déclaration de droit des animaux
élaboré par le conseil de droit de l’Europe en 1982 certains auteurs parlent d’une
personnification de l’animal. Parmi les être humain toutes les personnes sont
dotées de la personnalité juridique.

L’art 6 de la DDHC énonce ‘’ chacun a droit à la reconnaissance en tout lieu de sa


personnalité juridique.’’ Cette affirmation condamne l’esclavage. Pour des
raisons pratique la loi a reconnu la personnalité juridique à d’autres entités
(groupement, associations de société) il s’agit de personne morale.

Section 1 : les personnes physique

§1. La naissance de la personnalité juridique

Pour être doté de la personnalité juridique il faut être vivant mais également
viable. Par exception nous verrons que le droit anticipe l’acquisition de la
personnalité juridique.

Fiction juridique : ‘’ mensonge de la loi’’  on va faire comme si un fait contraire


à la réalité est véritable.

32/61
Le principe :

La personnalité juridique d’une personne physique commence à la naissance et


non à la conception. Il faut donc être nait pour devenir sujet de droit.

1. Un fœtus n’est pas titulaire du droit subjectif

EX : -lors d’un accident de la route qui provoque un accouchement prématuré de


la mère, et que le fœtus meurt le juge va conclure qu’il n’y’a pas d’homicide
involontaire sauf si celui a vécu quelque minutes après l’accouchement. « Arrêt
de l’assemblé plénière rendu le 29 juin 2001 ».

-Dans un autre arrêt rendu par la chambre criminel de la cours de cassation


rendu le 2 décembre 2003. Ici l’homicide involontaire a été retenu puisque
l’enfant a respiré pendant 1 heure avant de décéder. La cours de cassation
confirme qu’un enfant né est pénalement protégé même s’il est blessé in utero.

-La cours européenne des droit de l’homme a était saisi et rendu un arrêt rendu
le 8 juillet 2004 ‘’ VO contre France’’. Ici un médecin c’est trompé de patiente,
l’une des patiente souhaité avorter et l’autre est venu pour un examen et il a
inversé les 2 patientes. L’homicide involontaire n’a pas été retenu par les
juridictions Françaises. Mm VO a saisi la CEDH basé sur l’art 2 qui reconnais ’’ le
droit à la vie’’

Lorsque l’enfant est mort-né il n’a pas la personnalité juridique. Pour donner une
existence à ces enfants mort-nés l’art 79-1 du code civil reconnais dans ce cas
que l’officier d’Etats civil établi un acte d’enfant sans vie. Cet acte est inscrit sur
les registres de décès, et cet acte énonce les jours, heures, et lieu
d’accouchement. C’est un acte symbolique mais il y’a également des raisons
pratique les parents peuvent donner un prénom à l’enfant mort-né, l’enfant est
inscrit sur le livret de famille et les parents bénéficient de certains droit sociaux
le congé de paternité, ou de maternité. Cet acte autorise aussi les parents à
réclamer le corps de l’enfant pour organiser les obsèques de l’enfant.

Cet enfant va-t-il être viable pour pouvoir exercer cet acte ?

La viabilité : la loi n’a pas donné de caractère juridique à ce mot. Mais il désigne
l’aptitude à vivre, donc la réunion de tous les organes permettant de vivre. 2
critères sont posés par l’ONS

33/61
- Un enfant serait viable s’il né au terme de 22 semaine d’aménorrhée

- Ou avec un poids minimum de 500 grammes.

Les juges de fond ont estimés que pour relever de cet acte de ‘’l’enfant sans vie’’
il fallait que l’enfant replisse l’un des 2 critères. Mais par une série de 3 arrêts
rendu le 5 février 2008, la cour de cassation a décider de censurer la décision des
juges en disant que la viabilité n’est pas une condition de la délivrance d’un acte
‘’d’enfant sans vie’’. Ces décisions de la cour de cassation ont étaient reprise
ultérieurement par le pouvoir réglementaire, qui est intervenu pour faciliter
l’obtention de l’acte ‘’d’enfant sans vie’’.

2. Les conditions pour que l’enfant soit titulaire de droit

Un enfant est titulaire des droits subjectifs s’il est né vivant et viable.

En effet pour qu’un enfant devienne titulaire de droit subjectif il doit naitre vivant
et viable. Un enfant vivant est un enfant qui respire par lui-même dès sa
naissance, un enfant viable est un enfant qui est apte à vivre et doit être doté
des organes nécessaires à la vie. Avant une loi de 1993 un enfant qui mourrait
durant l’accouchement était considéré comme inexistant ‘’juridiquement’’,
depuis cette loi du 8 janvier 1993 l’art 79-1 est apparu dans le code civil un
enfant qui meurt durant l’accouchement et officiellement considéré comme
personne juridique.

B. Exception au principe

Cette exception est énoncée sous forme d’un adage (maxime) latin, ‘’INFANS
CONCEPTUS’’. Cela signifie que l’enfant conçut est considéré comme né chaque
fois qu’il y’a avantage pour lui. Selon cet adage on considère qu’un enfant
simplement conçut doit être traité comme s’il été déjà né chaque fois qu’il y va
de son intérêt. En effet on fait comme si l’enfant été déjà né. Cette fiction
juridique va permettre à l’enfant d’acquérir certain droit, il peut acquérir certain
droit en revanche il ne peut pas devenir concepteur d’obligation.

34/61
Par l’application de cette adage le législateur permet à un enfant simplement
conçut d’être gratifié par cette action

EX : Si un donateur décide de partager un bien immobilier entre ses enfants et si


sa compagne est enceinte l’enfant n’étant pas encore né est inclut dans ce
partage.

Cet adage ne peut jouer qu’une double condition :

-il faut qu’ultérieurement cet enfant naisse vivant et viable. En effet on va


considérer que si l’enfant et mort-né ne sera pas titulaire de cet adage.

Le législateur permet au fœtus de succédé s’il a déjà été conçu au jour de la


succession de celui qui décède. De façon générale ce principe a été reconnu
comme étant un principe général du droit.

On présume que la date de conception d’un enfant est située entre le 300ème et le
180ème jour après sa naissance. C’est une présomption simple c-à-d qu’elle est
susceptible d’être renversé par un droit.

Présomption : technique de raisonnement qui permet d’induire un fait à partir de


l’établissement d’un ou plusieurs autres faits.

§2. La mort et les autres cas de disparition et d’absence

La personnalité juridique prend fin en principe avec la mort biologique de la


personne, cependant il est certain cas on ne sait pas ce qu’est devenu l’individu
soit que cet individu est disparu soit que son absence se prolonge au-delà du
raisonnable.

A. La mort biologique

Dans le passé le droit Français connaissait 2 mort la mort civique et biologique,

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aujourd’hui le droit Français ne connait que la mort biologique.

1. Distinction de la mort biologique et de la mort civique

La mort civique consistait à considérer les personnes n’ayant plus de droit


comme mortes. La mort civique touché la plupart du temps les religieux car ils
faisaient plein de promesse et autres.

La mort biologique et tout simplement l’arrêt des fonctions vitales.

B) L’absence et la disparition

• L’absence

Pour tout ce qui est relatif à l’absence on peut se joindre à l’art 72 du code civil.
L’absence est l’hypothèse dans laquelle une personne à cesser de paraitre dans
son lieu de résidence sans que l’on ait de ces nouvelles.

L’individu dont on ne sait plus s’il est vivant ou mort car il a quitté son domicile
sans donner de nouvelle. On ne connait pas le motif de l’absence de l’individu on
ne sait pas si l’absence de l’individu est dût à son décès.

Lorsqu’une personne est absente il appartient aux juges des tutelles de constater
la présomption d’absence. La présomption d’absence ne peut être constaté que
judiciairement.

2 conditions pour la présomption d’absence :

- Il faut que la personne ait cessé de paraitre au lieu de son domicile

- Sans nouvelles, absence de nouvelle.

Ces 2 conditions sont cumulatives elles sont posées par l’art 112 du code civil.

Que se passe-t-il lorsqu’une personne est présumé absente ?

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Un système de représentation de l’individu présumé absent vat se mettre en
place. Art 113 du code civil arrêt du 20 sept 2005’’ la personne qui a disparu et
qui a été présumé absente par le juge des tutelles doit être tenue pour vivante
jusqu’au jugement déclaratif d’absence’’.

Passé un délai de 1O ans à compter du jugement de présomption d’absence le


juge peut prononcer un jugement déclaratif d’absence. Ce délai passe à 20ans
lorsqu’il n’y a pas eu de jugement de présomption d’absence.

Lorsqu’il y’a un jugement déclaratif d’absence ce jugement emporte tous les


effets de la mort biologique avec ce jugement il y’a perte de la personnalité
juridique. Si l’individu réapparait ce jugement peut être annulé. Il n’y a pas de
rétroactivité concernant son mariage lequel reste dissout afin d’éviter les risques
de polygamie.

• La disparition

La disparition c’est la situation d’une personne qui a disparu dans des


circonstances de nature à mettre sa vie en danger et lorsque son corps n’a pu
être retrouvé. Dans la disparition le décès est probable tandis que dans l’absence
le décès n’est que possible. Il a été décidé qu’une personne qui se situé au bord
d’un navire au large par une mer agitée avec une eau de 9°C soit considéré
comme disparu (arrêt rendu par la cours de cassation, 14 mars 1995).

Un jugement doit intervenir pour déclarer le décès de cette personne en fixant la


date du décès au regard des circonstances. Ce jugement vat tenir lieu d’acte de
décès, le dispositif du jugement sera inscrit sur la fiche de décès ainsi la
personne et considéré comme morte et perd sa personnalité juridique. Si la
personne réapparait le jugement sera annulé.

L’absence et la disparition sont 2 hypothèses où la personnalité juridique se perd


par un jugement.

§ 3. L’incapacité du mineur et du majeur protégé.

En principe une personne au sens juridique est titulaire de droit sans restriction.
Par exception le législateur frappe la personne âgée de moins de 18ans d’une
incapacité juridique afin de la protéger.

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A) L’incapacité du mineur

Qu’est-ce qu’un mineur ?Art 388 du code civil ‘’ le mineur est l’individu de l’un
est l’autre sexe qui n’a pas encore l’âge de 18ans accompli.’’ L’âge de la minorité
a été fixé par une loi de 1974, avant il été de 21ans. Cet âge est fixé de façon
abstraite par le législateur.

Une personne de moins de 18ans est frappée d’une double incapacité, incapacité
de jouissance et d’exercice. Le législateur tente de plus en plus souvent de
prendre en compte la maturité de la personne en posant des exceptions à
l’incapacité du mineur.

1) L’incapacité de jouissance et d’exercice du mineur

L’incapacité de jouissance interdit de faire certains actes, cette incapacité signifie


que le mineur n’est pas apte à être titulaire de cette obligation déterminée ou
d’un droit déterminé. Cette incapacité de jouissance n’est pas absolue car elle ne
vise que certain droit ou obligation déterminé. Le mineur ne peut pas faire de
donation, il ne peut pas non plus contracter un mariage à moins d’obtenir une
dispense du procureur de la république qui sera établit par des motifs graves. Art
144 du code civil ‘’l’homme et la femme ne peuvent contracter un mariage
étant âgées de moins de 18ans’’

La nullité est une sanction qui frappe un acte qui ne remplit pas les conditions
requise pour sa validité. Cette nullité est absolue lorsque les conditions violées
visent la protection de l’intérêt général (l’ordre publique, les mœurs …) elle peut
être demandé par tous.

Nullité relative : lorsque la règle violée est destiné à protéger l’une des parties.

La nullité entraine la disparition rétroactive de l’acte.

L’incapacité ne concerne que certain droit et certaine obligation du mineur.


L’incapacité de jouissance du mineur signifie que le mineur n’est pas apte à être
titulaire de droit spécifique.

L’art 184 du code civil prévoit que le mariage contracté par un mineur peut être
attaqué sous un délai de 30 ans à compter de sa célébration, ce mariage peut
être attaqué soit par les époux eux même soit par le ministère public ou soit par
ceux qui ont intérêt.

A/ L’incapacité d’exercice

C’est l’aptitude à exercer seul et par sois même un droit. Une personne peut être

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titulaire d’un droit sans être capable de l’exercer dans ce cas ce sera un 1/3 qui
l’exercera à sa place. Le mineur devra être assisté ou représenté s’il veut exercer
ce droit. En principe le mineur ne peut jamais agir sans représentation. Cette
incapacité d’exercice vise en particularité les contrats, en effet un mineur n’est
pas réputé pour pouvoir donner un consentement éclairé qui est nécessaire à la
conclusion d’un contrat. Art 1124 ‘’ sont incapable de contracter dans la mesure
définie par la loi les mineurs non émancipés et les majeurs protégés au sens de
l’art 488 du code civil’’.

Si le mineur contracte un contrat on va distinguer selon la gravité de l’acte :

- L’acte de disposition : (opération la plus grave car elle engage le


patrimoine du mineur).EX : la vente d’un immeuble, la renonciation à une
succession… . le contrat pourra être annulé (nullité relative) si un mineur
non représenté l’a conclu.

- L’acte d’administration : opération moins grave, c’est une opération de


gestion normale d’un bien ou d’un patrimoine. C’est un acte qui permet la
mise en valeur naturelle d’un bien ainsi que le règlement des affaires
courantes. EX : la souscription à un contrat d’assurance, un contrat de
dépôt, la vente de meuble d’usage courant, la conclusion d’un bail
d’habitation….Lorsque cet acte et conclu par un mineur non représenté, il
peut être remis en cause si le mineur à subit une lésion. (c’est la situation
où il existe une disproportion de valeur importante entre les prestations
d’un contrat envisagés au détriment d’un mineur). La nullité n’est
envisagée que si l’acte est lésionnaire.

- Les actes conservatoires : l’acte le moins grave, c’est l’acte par lequel on
maintient en l’état le patrimoine (réparation d’un bien). Lorsqu’il y’a
conclusion d’un acte conservatoire d’un mineur il se passe la même chose
que pour un acte d’administration.

Le mineur peut accomplir un acte de conservation ou d’administration


valablement dès lors que cet acte ne lui est pas lésionnaire. Tandis que dans
l’acte de disposition il devra tout le temps être représenté.

2) Les exceptions : le droit d’agir et de s’exprimer.

Les législateurs ont permis au mineur d’agir et de s’exprimer dans certaines


circonstances. Le législateur a également prévu l’émancipation du mineur de plus
de 16ans afin d’agir comme un mineur.

Certaines exceptions sont relatives à la personne du mineur, en effet lorsque


l’acte accompli par un mineur est intimement personnel le législateur a souhaité
que le mineur puisse y participer personnellement c-à-d en donnant son

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consentement ou en agissant sans l’intervention de ses parents. EX : une
mineure peut accoucher sous X sans avoir l’autorisation de ses parents.

Le mineur peut consulter un médecin sans l’accord de ses parents (afin d’obtenir
un moyen de contraception, ou pour faire pratiquer un arrêt volontaire de
grossesse… art L51 34-1 du code de la santé et L22 12)

Au cours d’une procédure judiciaire le mineur pourra être entendu par le juge dès
lors que le mineur est capable de discernement.

Un mineur est responsable civilement et quel que soit son âges. Cela ressort de
5 arrêt rendu par l’assemblée plénière de la cours de cassation, suite à ces arrêt
un mineur est considéré comme civilement responsable indépendamment s’il a la
capacité à discerner les gravités de son acte. Il sera donc obligé de réparer le
dommage qu’il a causé.

L’émancipation

Le mineur peut être émancipé par l’effet de son mariage à condition qu’il ait
obtenu une dispense pour se marier, le mineur peut être émancipé à la demande
de ses pères et mères s’ils invoquent des motifs légitimes. Art 413-1 et 413-2 du
code civil.

B/ L’incapacité du majeur protégé

Jusqu’en 1968 on parler de majeur incapable, pour désigner les majeurs ayant
besoin d’une protection de la loi. Pour protéger ces majeurs on les prive d’une
partie de leurs capacités juridiques.

Le droit du majeur protégé a été reformé le 5 mars 2007 loi entrée en vigueur le
1er janvier 2009.

1) Les majeurs à protéger

La loi n’apporte une protection aux personnes qui ne peuvent plus pourvoir seule
à leurs intérêts, selon l’art 425 du code civil ‘’toute personne dans l’incapacité de
pourvoir à leurs personne en raison de l’altération de ses facultés mentale de ses
facultés corporelle de nature à empêcher l’expression de sa volonté’’. C’est le
juge qui décidera de la mesure à prendre mais il ne rendra sa décision qu’au
regard d’un certificat médical (Art 431 et 431-1 du code civil).

La loi de 2007 a institué, que par anticipation une personne majeure capable
peut décider quelle personne pourrait être chargée de la représenter si elle ne
parvient plus à pourvoir à ses besoins. Un majeur protégé ne perd pas sa

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personnalité juridique et donc sa qualité de sujet de droit.

2) Les différents degrés de protection

Le juge bénéficie d’un pouvoir d’individualisation qui lui permet de moduler la


mesure de protection, il pourrait prévoir qu’un acte déterminé peut être effectué
par la personne seule.

La sauvegarde de justice est limitée dans le temps (période de 5 ans) aujourd’hui


le juge compétent est le juge des tutelles mais il s’agira bientôt du JAF (juge des
affaires familiales).

La tutelle : degré de protection le plus contraignant

La curatelle : degrés plus contraignant que la sauvegarde de justice. Art 435 du


code civil ‘’ la personne placées sous sauvegarde de justice sauvegarde l’exercice
de ses droits’’ il y’a donc pas de mesure de protection a priori, en revanche les
actes pris pendant la durée de protection pourront être ultérieurement attaqués
s’ils sont lésionnaires ou excessifs.

La curatelle va permettre de mettre en œuvre une simple assistance, ici c’est le


majeur protégé qui agit mais avec l’assistance d’un curateur pour les actes les
plus graves c-à-d les actes de dispositions.

La tutelle est gouverné par le principe de la représentation, ici le majeur protégé


n’agit pas lui-même le tuteur vas agir à sa place et à son nom dans tout acte civil
avec la possibilité d’aménagement. L’art 496 du code civil dispose que le tuteur
doit apporter à l’intéressé des soins prudent et avisé dans le seul intérêt du
majeur protégé. ‘’ Le tuteur doit agir en bon père de famille’’

SECTION 2 : LES PERSONNES MORALES


Les personnes morales sont des êtres juridiques et ils ne prennent fin que suite à
leurs dissolutions.

1§. La création d’une personne morale

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Dans une approche classique on considère que seul le législateur peut conférer la
personnalité juridique à une entité. Cette approche s’appelle la théorie de la
fiction, c-à-d que les êtres moraux sont des êtres fictifs qui ne peuvent pas
exister en dehors de la loi. En effet la volonté des individus peut être à l’origine
de la création d’une personne morale à condition d’agir selon les lois.

A/ La notion de personne morale

a) Définition

2§. Le patrimoine

En droit public, la notion de patrimoine regroupe tous les monuments qui représentent
un intérêt historique, esthétique, ou scientifique.

Le patrimoine en droit civil est universalité juridique constituée des droits et des
obligations appréciables en argent d’une personne, les droits répondant des
obligations, l’actif répondant du passif.

Le patrimoine comprend un actif composé de droit et un passif composé de dette, le tout


étant unifié en ce sens que ces droits et ces obligations concernent une seule et même
personne.

L’unicité s’exprime à deux reprises, dans le fait que le patrimoine forme un tout, et dans
le fait que le patrimoine est intimement lié à la personne.

A/ Le patrimoine est un tout composé de droits et de dettes

Le patrimoine est le réceptacle de ces droits et de ces dettes, c'est une universalité. Actif
et passif sont liés et différentes conséquences en résulte.

-La transmission d’un patrimoine implique, en principe, le transfert simultané de tous les
droits et de toutes les charges qui le composent. Lorsqu'on hérite on hérite des droits et
des dettes. Avec les droits dont l'héritier s'est enrichi il doit désintéresser les créanciers

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du défunt.

-L’ensemble de l’actif répond de l’ensemble du passif.

Ex : Une personne achète un bien et ne le paye pas. Son créancier va être en droit de
saisir n’importe lequel de ses biens, voire tous et pas simplement la chose achetée, les
faire vendre et se payer sur le prix de vente. Pour caractériser cette idée, on dit que le
créancier dispose d’un droit de gage général.

Ce droit dur tant que la dette n’est pas acquittée.

Sur quoi ce droit porte-t-il exactement ?

Ce droit, d’après l’article 2284 du Code Civil, porte sur tous les biens présents qui
existent lors de la naissance ou de l’exigibilité de la dette mais au delà sur
chaque bien qui entre dans le patrimoine par la suite (les biens à venir). Mais
inversement, les biens qui sortent du patrimoine du débiteur échappent en
principe au droit de gage général dont dispose le créancier.

Le droit de gage général du créancier s’exerce sur le patrimoine dans l’état où il


se trouve au moment où le créancier fait valoir son droit.

À partir du moment où un bien est sorti du patrimoine du débiteur, le créancier n’a pas
de droit de suite. Ce n'est pas parce que le débiteur fait sortir un bien de son patrimoine
que le créancier perd ses droits, il n'y a pas a priori de raison de permettre au créancier
de suivre ce bien. D'aller rechercher dans le patrimoine d'une tierce personne.

Cependant, dans certaines hypothèses, le créancier dispose d’un droit de suite qui lui
permet de rechercher un bien qui serait sorti du patrimoine de son débiteur.

Les hypothèses sont les suivantes, lorsque le débiteur a consenti une sûreté réelle sur
les biens gage et hypothèque) :

-Le créancier peut saisir ce bien et se servir sur le prix de vente.

À côté du droit de gage général, qui s’exerce certes sur tous les biens, mais qui a peu
d’impact lorsqu’il n’y a plus de biens. Le créancier a le droit de se faire saisir le bien gagé
ou hypothéqué voire d’aller le rechercher s’il est sorti du patrimoine de son débiteur et de
se faire payer par préférence.

-Le fait que les biens qui sortent du patrimoine du débiteur échappent en principe pour
l’avenir au droit de gage général du créancier, cette règle ne signifie pas pour autant que
le débiteur puisse s’organiser pour spolier (vider de tout sens le droit de gage) son
créancier de ses droits, la fraude paulienne est sanctionnée. On parle de fraude
paulienne quand un débiteur organise son insolvabilité en donnant ou en vendant à très
bas prix des biens à des personnes de confiance, le but de la manœuvre étant de devenir
insolvable et de ne plus pouvoir payer son créancier.

Le créancier peut attaquer les actes faits en faute de ses droits. À charge de prouver que

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son débiteur a agit intentionnellement. La sanction est que l'acte conclus par le débiteur
est déclarés inopposables au créancier, c’est-à-dire qu’il pourra agir comme si le contrat
n’avait jamais été conclu, comme si les biens n’étaient jamais sortis du patrimoine du
débiteur.

Le créancier va pourvoir saisir le bien et le revendre.

B/ Le patrimoine est lié à la notion de personnalité (principe d’unicité du


patrimoine)

2 juristes Strasbourgeois Aubry et Rau

Un lien est établi entre le patrimoine.

1-Il n’y a pas de patrimoine sans personne, un patrimoine autonome est interdit en
France. Dès lors, lorsque l’on veut créer une fondation, une fondation c'est une masse de
bien que l'on affecte à un but, il faut en même temps créer une personne à laquelle sera
affectée cette masse de biens, à cette fin il faut obtenir un décret qui déclare la fondation
personne morale.

La théorie du patrimoine d'affectation a fait son entrée en droit français grâce au


mécanisme de la fiducie. Selon l'article 2111 du code civil : va transférer des biens ou
des droits à une autre personne que l'on appel le fiduciaire qui tout en tenant ces biens
et ces droits séparés de son patrimoine va agir dans un but déterminé au profit de
bénéficiaire. Alors même que les biens appartiennent aux fiduciaires, ces droits ne se
fondent pas au patrimoine du fiduciaire pour autant ces droits et ces biens ne se trouvent
plus dans le patrimoine du constituant enfaite ces droits et ces biens sont regroupés dans
un patrimoine propre, un patrimoine d'affectation.

Les créanciers personnels du fiduciaire comme ceux du constituant n'ont aucun droit de
gage général sur le patrimoine fiduciaire. De même les créanciers ont raison de la gestion
du patrimoine du fiduciaire ne devraient pouvoir poursuivre que celui-ci à l'exclusion du
patrimoine du constituant ou sur le patrimoine du fiduciaire. Tel n'est pourtant pas retenu
la solution en droit français puisque l'art 2225 alinéa 2 dispose qu’en cas d'insuffisance
du patrimoine du fiduciaire le patrimoine du constituant constitue le gage commun du
patrimoine fiduciaire. » Depuis 2007 la théorie d'affectation existe en droit français.

2) L’intranssimibilité du patrimoine

Le patrimoine est intransmissible, on dit qu’il est incessible entre vif c-à-d qu’il ne
peut être céder entres les vivants. Le patrimoine est cédé aux héritiers de la
personne puisque les héritiers sont considérés comme les continuateurs du
défunt. La personne décédée qui transmet son patrimoine est nommée le DE
CUJUS, et les héritiers sont nommés les AYANTS CAUSE à titre universel.

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2§. L’identité et l’individualité de la personne physique ou morale

A) Les attributs extra patrimoniaux

Ce sont des éléments qui contribuent à l’individualité des personnes. Certains


attributs de la personne physique seront aussi reconnus à la personne morale.

1) Les noms prénoms et pseudo des personnes physique

a) LE NOM :

Le mot ou l’ensemble de mot qui permet de désigner une personne physique.

Comment est-il attribué à une personne ?

A l’origine l’attribution du nom est régit par la coutume, de façon systématique


c’est le père qui transmettais son nom jusqu’en 2002, (loi du 4 mars 2002
relative au nom de famille entrée en vigueur le 1er janvier 2005) depuis cette lois
les parents peuvent choisir le nom qu’ils donneront à leurs enfants soit celui du
père, de la mère, ou soit les 2 accolés, ce n’est qu’à défaut de choix exprimé que
l’art 311-21 alinéa 1 qu’il y’aura l’attribution du nom du père. L’art 311-21 alinéa
1 est une règle supplétive car elle va s’appliquer que s’il n’y a pas de choix.
Lorsqu’il n’y a qu’un parent l’enfant prendra le nom de celui si selon l’art 311-21
alinéa 2. Le législateur a posé un principe d’unicité ‘’ le nom choisi pour le 11er
enfant doit l’être également pour les autres enfants.’’ Art 311-21 alinéa3. Ce nom
de famille figure dans l’acte de naissance, ce nom de famille est une institution
de police qui permet d’individualiser la personne.

Peut-on changer de nom de famille ?

Jusqu’en 1993 le principe était issu d’une loi du 6 fructudor en 2, selon cette loi
aucun citoyen ne pourra porter de nom autre que celui exprimé dans son acte de
naissance  principe d’immutabilité du nom. Exception : dans le cas d’une
francisation du nom, accordé par décret. / La femme mariée peut prendre le nom
de son époux à titre d’usage.

Ce principe a été altéré par la loi du 8janvier 1993 qui autorise la personne à
changer de nom sous principe d’intérêt légitime. (Nom ridicule, nom déshonoré,
perpétrer un nom de famille sous risque d’extinction du nom…). Si l’intérêt est
jugé légitime le changement va être autorisé par décret.

b) LE PRENOM :

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Choisit par les parent à la naissance de l’enfant et l’acte de naissance doit en
faire mention art 57 du code civil. Avant 1993 le choix des parents été limité au
prénom figurant dans le calendrier ou appartenant à une personne célèbre de
l’histoire. Depuis 1993 les parents bénéficient d’une plus grande liberté à
condition que le prénom ne heurte par l’intérêt de l’enfant ni le droit des tiers à
protéger leurs noms de famille. Si le prénom est considéré comme ridicule
l’officier de droit civil en informe le procureur de la république celui si pourra
saisir le JAF. Depuis 1993 il est également possible de changer de prénom en
justifiant d’un intérêt légitime.

c) Le PSEUDONYMME

C’est un nom fantaisiste choisi par une personne afin de cacher son identité
véritable. Ce pseudo est protégé, la personne qui utilise un pseudo peut en
demander protection en cas d’usurpation.

2) La dénomination sociale

Pour les personnes morales il est obligatoire de porter un nom. Cette


dénomination sociale est choisi librement par les créateurs de la personne
morale, ce choix ne doit pas porter atteinte aux intérêts d’autrui (Il est interdit
d’usurper le nom d’une autre personne morale). Cette dénomination sociale est
protégée par la loi et un acte d’usurpation est un acte sanctionné par la loi. Pour
devenir l’objet d’un droit privatif ce nom doit être assez original. Une publicité est
nécessaire et sera inscrite au RCS (Registre des Commerces et Sociétés).

B) Le domicile et le siège social

Le domicile :

L’art 102 du code civil dispose que le domicile est le lieu où cette personne a son
principal établissement. Le domicile est le lieu ou une personne peut se dire chez
elle quelque soit son titre d’occupation (ex : chambre d’hôtel …). Le domicile est
protégé contre sa violation et notamment les perquisitions qui enfreindraient les
lois. Les personnes physiques ou morales ont toutes un domicile, pour les SDF
l’art L264-1 du code de l’action social et des familles prévoit que ces personnes
doivent élire domicile soit au prés d’un centre communal d’action sociale soit au
prés d’un organisme agréé à cet effet.

Pour les personnes morales on parle de siège social pour le domicile, selon l’art
102 du Code Civil ‘’ le siège social se définit comme le lieu où sa direction est
située’’, ce domicile permettra de déterminer le tribunal territorialement
compétent.

C) La filiation et la situation de famille de la personne physique

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La filiation :

Lien de droit ou de parenté qui est établit entre un enfant et ses parents. Avant
une réforme intervenue en 2005, on distinguait la filiation adoptive, légitime et
naturelle. La filiation naturelle concernais les enfants nés hors mariage et
légitime concernais les enfants nés durant le mariage. Aujourd’hui tous les
enfants dont la filiation est établie ont les mêmes droits.

2.2. PACS et concubinage

PACS : Le pacte civil de solidarité (PACS) est défini comme une convention entre
deux personnes physiques majeures, de sexe différent ou de même sexe
souhaitant organiser leur vie commune

CONCUBINAGE : De son côté le concubinage est défini pour la première fois dans
notre législation comme une union caractérisée par une vie commune présentant
un caractère de stabilité et de continuité entre deux personnes qui vivent en
couple. Le statut des enfants naturels reconnus issus de l'union des concubins est
indifférent au fait que leurs parents aient ou non signé un pacte de solidarité.

CHAPITRE 2 : La diversité des droits subjectifs

Les droits subjectifs se définissent comme les prérogatives que les personne sont
titulaire en droit objectif. Les droits subjectifs sont extrêmement nombreux. Il est
possible de les classer de manière à faire ressortir leurs particularités.

I/. Les droits patrimoniaux (qui peuvent être évalué en argent)

Certains de ces droit s’exerce sur des choses tandis que d’autre s’exercent à
l’encontre d’une personne. (EX : -le droit de propriété s’exerce sur une chose et
vas donner des pouvoir au titulaire de la chose. Dans le cas du droit de propriété
on parle d’USUS, FRUCTUS et ABUSUS qui sont les prérogatives liées à ce droit).

-En revanche les droits de créances sont des droits dont une personne et titulaire
sur une autre personne et qui lui permet de contraindre celle-ci à faire ou ne pas
faire quelque chose dans ce cas la on parle de CREANCIER (titulaire du droit) et
DEBITEUR (celui qui a l’obligation vis-à-vis de l’autre personne).

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A. Les droits réels et personnels (créance)

• Le droit personnel est le droit qui s’exerce à l’encontre d’une personne afin
de faire ou ne pas faire une chose. Aujourd’hui un droit de créance est le
rapport juridique entre 2 personnes. Ce droit personnel fait naitre des
obligations juridiques entre personne. Aujourd’hui une personne ne répond
plus de ces obligation par son corps mais par son patrimoine, ‘’le
patrimoine d’une personne est la gage commun du créancier d’une
personne’’.

• Le droit réel est un droit qui porte directement sur une chose, il s’agit d’un
rapport juridique immédiat et direct entre une personne et la chose. On
distingue les choses dans le commerce et celles dite hors commerce.

Lorsqu’une chose est hors commerce, cette chose est inaliénable (on ne peut pas
changer de propriétairele droit de propriété n’est pas transmissible). Tel est le
cas des biens dans le domaine public (ceux qui appartiennent à l’Etat, aux
collectivités locales qui sont affectés à un usage public). Mais il s’agit aussi du
corps humain, l’inaliénabilité du corps humain à été donné par les lois de la bio
rétique et l’art 16-1 et suivant du code civil. Ces lois autorise la session des
utilisations des éléments et produits du corps humain à condition que cette
session soit gratuite.

Les droits réels s’exercent en principe dans le commerce, on distingue des droits
réels principaux et ceux qui sont accessoires. Les droits réels principaux sont le
droit de propriété et les démembrements du droit de propriété.

Le droit de propriété est le droit réel le plus complet puisqu’il va donner au


propriétaire le droit d’user la chose (USUS), le droit de jouir de la chose
(FRUCTUS) et enfin le droit d’en disposer (ABUSUS).

Quand on parle de démembrement de la propriété on sépare l’USUS, le FRUCTUS


et l’ABUSUS. Il s’agit du droit du propriétaire d’un fond de se servir du fond d’un
voisin. L’emphytéose : droit de baille de très longue durée qui varie de 18 à
99ans.

Il y’a aussi les droit réel accessoire c'est-à-dire droit de gage et droit
d’hypothèque, ce sont des droit qui permettent de garantir une créance mais qui
porte sur une chose, ces garanties vont permettre au titulaire de s’assurer contre
l’insolvabilité de leurs créditeur. L’hypothèque porte sur un bien ‘’immeuble’’ et
le droit de gage porte sur un bien ‘’meuble’’, ce sont des droits réels à la créance.

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2) L’intérêt de la distinction entre droit réel et droit
personnel

Les droits personnels sont illimités et ne sont déposable qu’au débiteur, ils
résultent du principe de la liberté des conventions. Afin de préserver les tiers ces
conventions leurs sont inopposables.

A l’inverse les droits réels sont en nombres limités, ces droits réel sont
opposables à tous à certaine condition ils doivent êtres publiés afin d’être
opposable.

Le droit personnel confère un droit général sur le patrimoine du débiteur mais le


créancier n’a pas de droit particulier sur n’importe quel bien du débiteur. Le droit
réel porte sur une chose il donne à son titulaire de suivre cette chose quelque
soit le patrimoine dans lequel il se trouve. Droit de suite

Les droits réels fournissent au créancier un ‘’droit de préférence’’.

B. Les biens

Quand on parle de bien on parle de chose et de droits patrimoniaux. Parmi ces


biens on constate des biens meubles comme des biens immeubles. Les biens
meubles sont des biens mobiles, et les biens immeubles sont des biens
immobiles.

1) Les biens meubles

Ce sont des biens qui peuvent être déplacés.

Dans l’ancien droit les biens meubles étaient considérés comme des biens ayant
peu de valeur. Les biens meubles sont moins bien protégés que les biens
immeubles. La distinction entre bien meuble et bien immeuble perdure mais
aujourd’hui les biens meubles peuvent avoir une plus grande valeur que les biens
immeubles.

Parmi les choses mobilières il y’a plusieurs catégories :

- Les meubles par nature

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- Les meubles par anticipation

- Les meubles par détermination de la loi

En principe les biens meubles sont les meubles qui sont susceptibles d’êtres
déplacés. A cotés de ces biens il y’a les titres au porteur (droits de créance
constatés dans un titre que l’on considère comme étant incorporé dans le titre).

Les meubles par anticipation sont mentionnés dans l’art 520 et 521 du code civil.
Les meubles par anticipation sont des immeubles qui vont devenir meubles et au
moment ou on va conclure un contrat on va les considérer comme biens
meubles.

II/. Des droit ex-patrimoniaux


Ce sont des droits qui ne sont pas évaluables en argent mais ces droits peuvent
avoir un prolongement d’une valeur pécuniaire.

Les droits ont avant tout une valeur morale. Ils sont très divers.

A. La diversité des droits ex-patrimoniaux

Certains vont considérer l’individualisation de la personne. En général ceux qui


concerne le droit de la famille ‘’ on veut trouver les successeurs’’. Ils peuvent
présenter de multiples facettes, en ce qui concerne le nom (permet d’identifier la
personne intérêt public, un véritable droit subjectif et est un élément de la
personnalité  intérêt privé).

Le droit de se marier, l’adoption sont des droits extrapatrimoniaux, depuis la loi


du 26/05/04 qui a réformé le divorce, il existe un droit de divorcer. Ce droit avait
été reconnu par la jurisprudence par l’arrêt PEDRO, la cours de cassation décide
que celui qui réside en France ne peut pas être privé de divorce.

On constate que la plupart des droits extrapatrimoniaux sont des droits qui
s’exercent sur les attributs des sujets de droit.

B) La spécificité des droits de la personnalité

1) Les droits attachés au corps humain et à ses attributs

Toutes personnes a le droit à la protection de son corps de son vivant mais aussi
après sa mort.

 Droit du respect de son intégrité physique (art 16-1ducode civil)

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Ces articles son des droits de bioéthique. Le législateur est interrompu pour le
positionnement du corps par rapport au droit.

Le principe de l’art 16 du code civil :

On ne peut donc pas porté atteinte à l’intégrité physique d’une personne, si elle
n’a pas consentie. Par exception dans un but de santé public et sécurité juridique
le législateur à mit certaine atteinte au respect de l’intégrité physique de la
personne (vaccin obligatoire).

Dans le cadre d’un processus civil lié à l’établissement d’un lien de filiation, le
juge peut demander une expertise biologique des personnes, l’intéressé ne peut
pas être contraint mais le refus peut être interprété comme un aveu de filiation.

Dans le cadre d’un processus pénal celui qui est poursuivie pour un délit sexuel
cette personne peut être soumise à une prise de sang et un examen médical
pour voir s’il est porteur d’une maladie sexuellement transmissible, et l’autorité
médicale doit s’efforcer d’acquérir le consentement de l’intéressé. Si la personne
refuse cette prise de sang elle peut être condamnée (1an d’emprisonnement et
45 000€ d’amende).

Le cadavre d’une personne est protégé (art 16-1-1 du code civil intégré en 2008)

‘’…………………’’

L’espace assigné par la loi au cadavre est le cimetière.

Exception de l’atteinte au corps humain.

Le prélèvement d’organe à des fins thérapeutiques est possible dès lors que la
personne n’a pas exprimé son refus (art L1232-1 du code de la santé public)

Une autopsie pourra être pratiquée pour indiquer les circonstances de la mort.

Le principe de liberté d’aller et venir :

Principe fondamental, car une personne ne peut être privée de sa liberté de


mouvement, si une personne empêche une autre d’aller et venir par la force cela
est une séquestration.

Il existe des exceptions liées à l’ordre public (la garde à vue, détention provisoire
et les peines d’emprisonnement)

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Le droit au respect de son image et de sa voix :

Il existe un principe dans lequel toute personne peut s’opposer à la reproduction


de son visage et à l’enregistrement de sa voix.

‘’Chacun peut s’opposer à la reproduction de si on visage et une utilisation dans


un sens entièrement dévalorisant de l’image d’une personne cela justifie que le
juge intervienne pour faire cesser cette atteinte’’ (16 juillet 1998 civil 1)

Ce droit interdit à quiconque de prendre une photo de quelqu’un sans avoir son
consentement.

Art 9 du code civil qui est relatif au respect de la vie privée. La jurisprudence a
fait de cet article le fondement de la protection des droits subjectifs reliés à la
personnalité. Une photo prise dans un lieu public à des fins d’information du
public ne porte pas atteinte aux personnes, sauf s’il y(a un cadrage spécial fait
sur des personnes.

2) Les autres droits de la personnalité

Le droit au respect de la vie privée :

Initialement ce droit était protégé par le fondement de l’art 1382 du code civil.
Pour invoquer ce droit il faut prouver l’existence d’une faute et le dommage
d’une victime. Le législateur à consacré le droit au respect de la vie privé en
l’insérant au code civil. L'article 8 de la CEDH est relatif au respect de la vie
privé. ''la méconnaissance du droit au respect de la vie privée peut être de
nature à porter atteinte à la vie privée'' « décision du 18janvier 1995 ». l'article 9
énonce que ''chacun à le droit au respect de sa vie privée'' cet article est
imprécis,il laisse un pouvoir d'interprétation au juge mais il donne aussi une
interprétation casuistique (au cas par cas).

Est ce que le droit au respect de la vie privée est transmissible?

Depuis la réponse de 1999 la réponse est négative ce droit s'étend jusqu'au


décès de la personne concernée.
Pour contourner la limite de cette règles qui ne porte qu'au vivantes on se base
sur le principe de dignité de la personne humaine.
La notion de vie privée est assez flou ainsi la cours de cassation a décidé que les
informations relevant du patrimoine d'une personne ne relève pas de la notion de
vie privée d'une personne: ex; classement des 100 personnes les
plus riche de France.

Dans cette notion de vie privée il y a une évolution de la jurisprudence, dans


l'affaire NIKON du 2 octobre 2001 la jurisprudence a décidé que les mails envoyés
et reçut par les employés faisaient parties de la vie privée; VISA article 8 de la
CEDH et l'article 9 du code civil. Ainsi les employés ont le droit au respect de

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leurs vie privés, cela implique en particulier le secret de leurs correspondance
l'employeur ne peut dès lors sans violation de cette liberté fondamentale prendre
connaissance des message émis et reçu par les salariés ( à par si ces messages
ont pour objet des objet pédo-pornographique).

b) Le droit à l'honneur et à la réputation

Les infractions pénal du droit à l'honneur et à la réputation sont les délits diffamations
(loi du 18 juillet 1881).

c) Le droit au secret

Ce droit s'impose à tous les professionnels qui détiennent une information qui leurs a
était dévoilé lors d'un acte professionnel, de ne pas les dévoiler. La violation du secret
professionnel constitue une faute pénale sanctionné, mais il existe des exceptions qui
sont fondées sur l'intérêt public. Le secret n'est pas applicable dans les cas de l'article
9-14 du code pénal.

SECTION 2: Les actes et faits juridiques


la distinction entre acte et fait juridique est fondamentale en droit;

Un acte juridique est le résultats de l'expression de la volonté et le fait juridique est le


résultat de l'expression non volontaire de l'individu.

I) L'acte juridique
C'est une manifestation d'une ou plusieurs volonté destiné à produire des effets de
droit.

EX: le contrat

pour qualifier l'acte juridique il faut 2 conditions:

– Manifestation d'au moins une volonté

– Un but assigné à cette volonté

Parmi les actes juridique il y a l'acte juridique unilatéral et bilatéral.

1) L'acte juridique unilatéral

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C'est un acte qui résulte de la manifestation de volonté d'une seule et unique
personne dans le but de produire un effet de droit.
EX: le testament; la personne exprime sa volonté de transmettre à sa mort une chose
ou un droit à autrui.

2) L'acte juridique bilatéral

Lorsqu'il résulte de 2 ou plusieurs personnes.


EX: le contrat de vente ; le vendeur manifeste la volonté de vendre et l'acheteur
d'acheter;

Certains actes crée des obligation au près des 2 partie (EX: contrat de vente) tandis
que d'autre créent des obligation qu'à la charge d'une seule des parties. Lorsque le
contrat crée une charge auprès d'une seule des parties on dit qu'il est unilatéral. EX
d'acte unilatéral; l'acte de préférence (contrat préparatoire à la vente par lequel le
vendeur s'engage à vendre son bien à un acheteur s'il souhaite vendre son bien).

Au côté des contrats unilatéraux il y a des contrats multilatéraux qu'on appelle


''synallagmatique'', cela signifie qu'à la charge des parties naissent des obligations,
chacune des parties a des obligations réciproques. Par exemple dans un contrat de
baille le bailleur s'engage à mettre a disposition le bien et l'acheteur à l'acheter.

B) Les droits subjectifs susceptible d'être crées, transférés ou éteints par un acte
juridique

1) création et transmission

Seul les droit patrimoniaux peuvent être crée et transmit par la volonté individuelle
par conséquent,les actes extra-patrimoniaux ne peuvent pas être transmit par la
volonté individuelle. Tous les droit patrimoniaux ne peuvent pas être créent par un
acte juridique, comme le droit de propriété et les droits réel, en revanche les droits
réels peuvent être transmit. Les droit personnel résultent d'un acte juridique et la
créance peut faire l'objet d'une transmission on appelle ça une session de créance.

2) L'extinction des droits subjectifs par le biais d'un acte juridique

II) Le fait juridique

A) La notion de fait juridique

Le fait juridique c'est un événement qui crée transmet ou éteint un droit. Il y a


plusieurs sorte de fait juridique; un fait naturelle(la mort, la naissance ..), tout fait
résultant de la nature peut être un fait juridique dès lors que la loi lui attache des
conséquences juridiques.; La prescription acquisitive est un fait juridique car

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l'écoulement d'un délais va conduire une personne à devenir titulaire d'un droit
subjectif. Un fait juridique peut également résulter de la volonté mais cette volonté
n'a pas pour but de créer des effets de droit.

B) Les droit subjectif susceptible d'être crée transmit ou éteint par un fait juridique

L'écoulement d'un certain laps de temps à pour effets d''éteindre certain droit. Pour
autant certain droit sont dit imprescriptible, ces droits ne s'éteigne pas par le non
usage;par exemple le droit de propriété est imprescriptible.

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Chapitre 3 : La preuve des droits
subjectifs

3 questions se posent :

I. Quoi prouver ?

II. Qui doit prouver ? Qui doit amener la preuve ?

III. Comment prouver ?

Section 1 : l’objet et la charge de la preuve

1) L’objet de la preuve

Ce que l’on doit prouver sont les faits par opposition à la règle de droit.

3) Le principe jura novit curia

Le droit est connu du juge, c'est-à-dire que les parties au cours d’un
procès ne doivent pas prouver le droit.

Art 12 CPC énonce que le juge tranche le litige conformément aux règles
de droits qui lui sont applicables.

Il appartient donc au juge de vérifier la qualification juridique choisie par


les parties. Il procèdera à une requalification si cela est nécessaire.

4) La nécessité de prouver les faits au soutient d’une prétention

Les parties doivent prouver et démontrer les faits qu’elles invoquent pour
soutenir leur moyen de défense. Elles allèguent les faits et le juge dit le
droit.

Art 6 CPC : il fait obligation aux parties d’alléguer les faits propres, à
fonder leur prétention tout au moins quand les faits sont pertinents.

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Le juge n’a ni l’obligation, ni la puissance de rechercher des faits non
allégués par des parties.

Art 9 CPC ajoute qu’il incombe à chaque partie de prouver conformément


à la loi les faits nécessaires au soutient, succès de la prétention.

2) La charge de la preuve

A) Relation juge/parties

C’est aux parties de prouver la situation, c'est-à-dire les faits et/ou les
actes juridiques qui fondent leur prétention.

Litige relatif à une personne qui s’est fait renversé par un automobiliste. Si
le défendeur prétend que le demandeur (victime) était ivre et se baladait
au milieu de la route en pleine nuit, ce sera à ce défendeur de prouver ce
fait juridique.

B) Charge de la preuve dans les relations entre les parties : article


1315 du CC

Cette répartition est posée par l’article 1315 du code civil. Selon ce texte,
celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver et
réciproquement celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le
fait qui a produit l’extinction de son obligation.

En application, cet article pose un certains nombres de difficultés.

Il établit un ordre chronologique. Dans un premier temps c’est le


demandeur qui doit justifier le bien fondé de sa demande. Dans un second
temps, si le défendeur prétend ne rien lui devoir, il appartiendra au
défendeur d’apporter la preuve de sa libération.

Lorsque le défendeur invoque une exception il est mit dans la position


procédurale d’un demandeur. Au fur et à mesure du procès, le demandeur
et défendeur peuvent tour à tour subir le fardeau de la preuve. Le procès
est dynamique.

Exceptionnellement le législateur peut décider que la preuve est


présumée. En matière de contrat on estime que la bonne foie est
présumée. Ce n’est donc pas à celui qui allègue sa bonne foie de la
prouver mais à son adversaire de démontrer la mauvaise foie.

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Art 1349 du code civil définit les présomptions et énonce que la
présomption est une conséquence que la loi ou le magistrat tire d’un fait
connu à un fait inconnu.

Il s’agit soit de présomptions légales, soit de présomptions dites du fait de


l’homme.

La présomption légale est posée par la loi. Elle peut être soit irréfragable
(absolue) ou bien réfragable (simple).

Dans le cas d’une présomption absolue, le passage du fait connu au fait


inconnu ne pourra être remis en question.

Art 372-2 du code civil : De ce texte il découle que si un des parents fait
seul un acte usuel, l’accord de l’autre parent n’a pas à être démontré. On
présume irréfragablement que cet accord à été donné.

Une présomption simple : elle peut être combattue, inversée.

Il est primordial de déterminer si on a une présomption absolue ou simple.

Parfois la loi le dit, parfois non, ce qui implique des difficultés.

Si le demandeur n’arrive pas à prouver ces faits, il perdra le procès. Pas de


preuve, pas de droit. Il ne suffit pas d’être titulaire d’un droit pour obtenir
satisfaction mais il faut pouvoir prouver l’existence de ce droit. L’efficacité
d’un droit subjectif dépend de la preuve.

Le demandeur ne peut pas se constituer de preuve à lui-même.

Ex : M. X doit de l’argent à M. Y, il ne pourra pas rédiger un papier disant


qu’il lui doit de l’argent.

Section 2 : les différents modes de preuve admissible

Le droit français est caractérisé par un système mixte, ce qui signifie que
dans certains cas, la preuve est légale et dans d’autres, la preuve est libre.

Système de preuves légales : le législateur qui dicte les procédés de


preuve qui vont être admissibles.

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Les procédés de preuve admissible varient selon qu’il s’agit de prouver un
fait ou un acte juridique.

D) La preuve des faits juridiques

Un fait juridique est un événement soit naturel soit émanent de l'homme


auquel la loi attache une conséquence juridique sans que cette conséquence
ait été voulu par les parties.

Le principe pour les faits juridiques est la liberté de la preuve. Tous les modes
de preuve sont donc recevables. Comme la preuve est libre, la preuve
testimoniale est recevable, c'est à dire la preuve par témoins.

Le témoignage n'est pas le seul moyen de preuve, on peut recourir à des


incidences.

Quand la preuve est libre, elle peut être faite par tout moyen mais elle doit être
loyale. La preuve ne doit pas être obtenue au détriment des droits et libertés
des personnes.

Une filature organisée par un employeur afin de contrôler l'activité de son


salarié constitue un moyen de preuve illicite, déloyale. Ce procédé porte
atteinte à la vie du salarié.

L'employeur ne peut pas fonder un licenciement sur les rapports établis par le
détective privé.

En droit pénal, il est interdit au police judiciaire de porter atteinte sur l'intégrité
physique d'une personne pour obtenir des aveux ou des informations.

La victime d'une infraction pénal peut produire à l'appuie de sa plainte des


enregistrement qu'elle a elle même établit, à l'insu de l'auteur de l'infraction.

II/ La preuve des actes juridiques

A. Définition

Un acte juridique est la manifestation d'une ou plusieurs volonté afin de


produire des effets de droit. Le meilleur exemple est le contrat; qui est un acte
juridique bilatéral dans lequel 2 individus manifeste leurs volonté de s'engager
l'un envers l'autre dans un but précis. Il existe aussi des actes juridiques
unilatéraux; le testament.

B. Le principe de la preuve littéral

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Le principe en matière d'acte juridique est la preuve littéral, donc pour prouver
l'existence d'un acte juridique le législateur a posé le principe de la preuve
littéral(art1341 du code civil). Ainsi on ne peut prouver un acte juridique que
par écrit.

Depuis une loi du 13 mars 2000 la preuve littéral s'entend si bien d'un écrit
sous forme papier que sous forme électronique(art 1316 du code civil).

1) La distinction selon la valeur de l'acte juridique : le seuil de 1500€

L'exigence d'une preuve littéral ne vise que les actes juridique d'une valeur
supérieur à 1500€, tandis que pour les actes juridique d'une valeur inférieur a
1500€ la preuve est libre.

2) Les écrits faisant preuve d'un acte juridique d'une valeur supérieure
à 1500€

La preuve littéral ne s'entend pas de n'importe quel document écrit, il faut que
cet écrit soit un acte authentique soit un acte sous seing privé (sous signature
privé, signé par les parties).

Acte authentique: acte dressé par un officier public ,tel qu'un notaire,(art
1317= définition de l'acte authentique). Cette acte, pour avoir valeur
authentique, doit être écrit en français et signé par les parties et l'officier
public. Lorsque l'acte est dactylographié chaque page doit être paraphé par les
parties et le notaire. Ces actes authentiques ont une très grande force
probante, la preuve qu'ils constituent est très difficile à combattre. Pour faire
tomber la force probante d'un acte authentique il faut mener une procédure
d'inscription de faux, c'est une procédure spéciale introduite devant le TGI qui
va tendre à démontrer la faute ou la mauvaise foi de l'officier public.

Un acte sous seing privé: acte remplis sous certaine conditions posées par le
législateur afin de prouver un acte juridique. Si l'acte sous seing privé est un
acte synallagmatique il doit se poser a l'acte 1325 du code civil → la formalité
du double. Cet acte doit être dressé en autant d'exemplaire qu'il y a de partie
au contrat.

Pour les engagements unilatéraux de payer une somme d'argent ou de livrer


un bien fongible( les engagement unilatéral de promesse d'argent). La preuve
de ces engagements doivent respecter l'art 1326 du code civil. -->pour la
formalité de la mention en chiffres et en lettres, avec signature.

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Cet acte sous seing privé va faire jusqu'à preuve du contraire. Toutefois le
simple témoignage est insuffisant.

C. Les exceptions au principe de la preuve littérale

1)Le commencement de la preuve par écrit

Ce commencement est défini à l'art 1347 du code civil, cet article énonce qu'il
s'agit d'un écrit qui est émané de celui contre laquelle il est formé et qui rends
vraisemblable le fait allégué. Pour cela un écrit est nécessaire, la jurisprudence
assimile à l'écrit la déclaration orale qui est consignée dans un acte public tel
un procès verbale de gendarmerie. Cet écrit doit émaner du défendeur, il n'est
pas nécessaire que le défendeur écrit cet écrit mais il s'approprier l'écrit. Un
écrit doit aussi rendre vraisemblable le fait allégué, qui doit permettre de
convaincre les juges.

Celui qui dispose d'un commencement de preuve par écrit peut alors rapporter
d'autre éléments de preuve qui compléteront ce commencement de preuve par
écrit. (témoignage, photographie …) Ce commencement de preuve par écrit
permet à son titulaire d'accéder à la preuve testimoniale.

2)Le cas particulier des copies

Lors de la rédaction du code civil (1804) les copies était nombreuse, et la force
probante des copies était limité, mais l'évolution des copies a fait en sorte
qu'une réforme a dût être nécessaire pour donner une certaine force probante
à ces copies (réforme du 12juillet 1980). l'article 1348 permet de produire une
copie indépendamment de l'originale si cette copies est la reproduction fidèle
et durable de l'original, c'est a dire que cette copie est un document qui n'est
pas susceptible de falsification. La jurisprudence considère qu'une photocopie
peut constituer un reproduction fidèle et durable, en revanche le papier
carbone n'est pas considéré comme une copie fidèle et durable. Le papier
carbone n'est pas considéré comme une reproduction fidèle et durable mais la
jurisprudence énonce que si cette copie carbone remplit les condition
nécessaire, elle vaudra pour commencement de preuve par écrit.

3)L'impossibilité matérielle ou morale de produire un écrit

Art 1348 du code civil. Selon cet article lorsque les partie à un acte juridique
sont dans l'impossibilité de rédiger un écrit il est possible de déroger à
l'exigence d'une preuve littéral, mais il faut prouver cette impossibilité.

a. L'impossibilité morale

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Un salarié prête de l'argent à son employeur. On va considérer qu'il était
impossible pour le salarié de demander à son employeur de dresser un écrit.
Dans ce cas le demandeur est dispensé de fournir une preuve littérale, ce qui
signifie que celui qui à la charge de la preuve pourra prouver ce prêt par tout
moyen. ==> appréciation par les juges au cas par cas.

b. L'impossibilité matérielle

Cette impossibilité matérielle tient à la perte de l'écrit par force majeure ou cas
fortuit. C'est un événement imprévisible, irrésistible et extérieur au
partie(incendie, inondation ..) L'écrit est détruit par un événement imprévisible,
l'écrit devient donc impossible à fournir et on peut donc prouver l'acte par des
témoignages, des indices...

4)La liberté de la preuve en matière commerciale

La preuve sera libre entre commerçant d'après l'article L110-3 du code de


commerce. C'est à dire que la preuve pourra être faite par n'importe quoi. La
preuve est également libre contre le commerçant. Mais la preuve n'est pas libre
lorsqu'un commerçant veut prouver contre un non commerçant → Preuve
littérale

5)L'aveu

Il est admissible dans toute les matières. Il consiste à reconnaître l'exactitude


d'un fait commit. Cet aveu vaut preuve dès lors qu'il émane d'une volonté
consciente et non dissible. On distingue 2 sorte d'aveux; l'aveu judiciaire et
extra judiciaire.

L'aveu judiciaire s'impose a toute personne (juge et partie) il à une force


probante très élevé. Tandis que l'aveu extra judiciaire ne s'impose pas au juge,
le juge est libre d'apprécier la validité de cet aveu.

6)Le serment

Il existe 2 types de serment le serment décisoire et supplétoire.

Un serment décisoire implique l'affirmation d'une partie d'un fait qui lui est
favorable. Lorsqu'on prête un faux serment en justice -> entraîne une
poursuite pénale. En principe ce serment décisoire à un grande force car il
permet le gain du procès.

Le serment supplétoire est celui que le juge peut déferrer d'office quand il n'est
pas convaincue des preuves produites.

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Simon et Jeanne sont de vieux amis et Simon vend son voilier à Jeanne, un
contrat est signé en 2 exemplaire en septembre 2009 pour un prix de 150 000€
l'exécution du contrat est repoussé en Juin 2010. Aujourd’hui Simon prêtent
qu'aucune vente n'a été conclue.

Jeanne ne voulant pas se laisser faire cherche le contrat mais ne le trouve pas.
Cependant elle retrouve une photocopie du contrat. Elle vous demande
conseil.

Charge de la preuve;Art 1315alinéa 1 du code civil. Ici Jeanne doit prouver


qu'un contrat à été signé.

Il s'agit de prouver la valeur d'un acte juridique qui à une valeur de plus de
150 000€, c'est un contrat bilatéral ''synallagmatique''.

Art 1325 du code civil pour les acte sous seing privé 2 types de formalité

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