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ARGENTINE

Dossier d’accompagnement pédagogique

EL VIENTO
EN UN VIOLIN
Texte et mise en scène
Claudio Tolcachir • Cie Timbre 4
> Spectacle en espagnol surtitré en français

Du mardi 15 au samedi 26 novembre 2011


Du mardi au samedi à 20h
Relâche le dimanche 20
Salle Hubert Gignoux

Contact Relations publiques : Lorédane Besnier • Tel : 03 88 24 88 47 • l.besnier@tns.fr


Site internet : www.tns.fr • Réservations : 03 88 24 88 47

Théâtre National de Strasbourg


El viento en un violon
ARGENTINE

EL VIENTO EN UN VIOLÍN
(LE VENT DANS UN VIOLON)
> Spectacle en espagnol surtitré en français

Texte et mise en scène Claudio Tolcachir - Cie Timbre 4

Assistanat à la mise en scène Melissa Hermida


Lumières Omar Possemato
Traduction de l’argentin pour les surtitres Leticia Scavino

Avec
Dora Araceli Dvoskin
Celeste Tamara Kiper
Lena Inda Lavalle
Mecha Miriam Odorico
Dario Lautaro Perotti
Santia Gonzalo Ruiz

Théâtre en pensées
avec Claudio Tolcachir, Production
• Lundi 21 novembre à 20h Maxime Seugé et Jonathan Zak,
TNS Compagnie Timbre 4 - Buenos Aires, Argentine www.timbre4.com,
Production déléguée de la tournée française Théâtre Garonne, Toulouse
Représentant en France Ligne Directe – Judith Martin – www.lignedirecte.net
En coproduction avec le Festival d’Automne à Paris, la Maison des Arts et de la Culture de Créteil,
Colloque
le Festival International Santiago a mil-Chili, TEMPO_FESTIVAL das Artes-Bresil.
« L’ironie et la mort »
Avec le soutien du fonds Iberescena pour la création, Teatro Solis-Uruguay et Produciones
Avec la participation de Teatrales Contemporaneas-Espagne.
Claudio Tolcachir. > Spectacle créé à la Maison des Arts de Créteil le 16 novembre 2010
Colloque organisé par l’unité
de recherche « Approches
Contemporaines de la
Création et de la Réflexion
Du mardi 15 au samedi 26 novembre 2011
Artistiques » (ACCRA), sous la Du lundi au samedi à 20h
direction de Germain Roesz. Relâche le dimanche 20 novembre
Entrée libre dans la limite des Salle Hubert Gignoux
places disponibles.
• Vendredi 24 novembre
Université de Strasbourg

Le Vent dans un violon


traduit par Ana Karina
Lombardi, est publié par Voix
navigables, automne 2011.

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El viento en un violon
Les personnages d’El Viento en un violin forment un improbable collectif, un
rassemblement d’individus que tout sépare – leur origine sociale, leurs désirs,
leur personnalité, les raisons de leur présence.

Réunis par le hasard ou les accidents de la vie, cette situation commune leur sert
de refuge, tout en les retranchant du monde qui les a rejetés. Entre les membres
de cet ensemble composite – collections de solitudes en proie au désespoir, à
l’impuissance, au renoncement – des liens vont s’inventer petit à petit. Alors qu’il
n’y a entre eux aucun lien familial, c’est une étrange famille qui va naître de cette
confusion : une famille non-conventionnelle, rejetant les règles admises par la
société, démontant ses schémas traditionnels ; une famille fondée sur des
malentendus sans fin, des erreurs conscientes et inconscientes – et de l’amour.

Après Le Cas de la famille Coleman, Claudio Tolcachir poursuit ses expériences


sur l’obscure matière du groupe – sondant les relations complexes, l’ambiguïté
des sentiments, les luttes et les élans qui apparaissent dans le cadre d’une
communauté.

Avec cette nouvelle création, il met en scène une architecture de confusions,


d’extravagances et d’espoirs. Une utopie tapageuse et désordonnée qui refuse
les certitudes, préférant laisser chacun compléter cet espace imaginaire et y
inscrire sa propre histoire.

Présentation réalisée pour la 39ème édition


du Festival d’Automne

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El viento en un violon
Lena et Céleste vivent un amour d’une grande intensité, malgré la pauvreté, les
objections de leurs familles, et surtout une maladie qui finira inévitablement par
les séparer. Pour que cet amour soit complet, elles veulent mettre au monde un
enfant qui sera la création de leur immense amour.

Après différentes tentatives, elles décident de chercher un géniteur inconnu


qu’elles choisiront ensemble pour la conception. Comme cet homme refuse,
elles se voient obligées de forcer une relation sexuelle dans une sorte de viol qui
au-delà des difficultés les rapprochera de leur rêve. Cet homme, jusque-là
inconscient et perdu dans sa vie de gosse de riche, décide de les retrouver et de
prendre en charge cet enfant bien que cette idée ne soit pas du tout celle des
deux femmes. La mère, de très bonne condition également, se joint au projet de
son fils : elle voit dans ce petit-fils une descendance qui ne semblait pas se
concrétiser autrement.

Dès lors ces deux mondes se trouvent entremêlés par cet enfant objet du désir,
de l’amour et du pouvoir économique. Qui est le plus en mesure de l’élever ? Qui
est responsable de droit de l’enfant ? Cette histoire est peut-être celle de la lutte
de l’amour et du droit. Ou des différences sociales et des distances qu’elles
produisent. Ou du désespoir de l’amour et de la solitude. Ou peut-être celle de
l’émergence d’une nouvelle forme de famille née de l’erreur et de l’inattendu, ou
celle d’un enfant qui, en naissant, rapproche sans le savoir des mondes si
éloignés.

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El viento en un violon
Entretien
Gilles Amalvi - Vous travaillez actuellement sur une nouvelle pièce El Viento en un violín. Est-ce que vous
pouvez nous parler de cette création ?

Claudio Tolcachir - Je dirais que c'est un enfant qui est en train de naître, une personne que je commence
tout juste à connaître... Je suis en train de développer l'histoire de chacun de ces personnages – la
structure, la manière dont ils évoluent. Et les acteurs, par leurs improvisations, les enrichissent
progressivement. Je peux déjà vous dire que cette histoire aboutira à la formation d'une nouvelle famille.
Au départ, il s'agit d'un groupe, traversé par le désespoir, l'impuissance, le manque de temps – mais dont
émergera une famille, construite de manière non-conventionnelle. L'idée serait de représenter une
famille soutenue par l'amour. Une famille dont le lien commun serait l'amour me paraît beaucoup plus
forte que la convention familiale traditionnelle.

G.A. - Est-ce que le destin de cette famille sera, comme pour La Omisión de la familia Coleman,
uniquement fait de conflits, d'impasses ?

C.T. - Les personnages de la pièce viennent tous de mondes différents, ils ont des personnalités et sont
issus de classes sociales très différentes. Il n'y a pas entre eux de liens familiaux traditionnels – le père, la
mère – mais ils vont chercher à avoir un enfant : c'est l'existence de cet enfant qui permettra la
construction d'une famille. Ce désir d'enfant va générer de l'amour entre des gens qui n'ont rien à voir
entre eux. Au cœur de leurs problèmes, de leur désespoir, cet enfant va faire émerger un équilibre. Mais
par ailleurs, le conflit est un moteur pour moi ; c'est ce qui m'intéresse le plus dans mes recherches sur les
personnages. Avec cette pièce, j'ai envie de proposer un fil d'espoir. Dans un monde social séparé par les
distances économiques, culturelles – cet espoir sera engendré par l'amour.

G.A. - Est-ce que vous diriez que la famille qui émerge dans la création représente une forme d'utopie ?

C.T. - Les personnages se retrouvent dans une réalité absolument différente de celle dont ils avaient rêvé.
Par ailleurs, toutes leurs actions sont répréhensibles d'un point de vue moral, pour toute société civilisée.
La construction finale de cette famille va être le résultat d'erreurs sans fin – conscientes et inconscientes.
Peut-être que la somme de ces erreurs les rapprochera du bonheur. Peut-être alors qu'il s´agit
effectivement d'une utopie – construite sur la difficulté de vivre sans règles.

G.A. - Vos mises en scène se font toujours en deux temps : un premier temps, qui est celui de la
construction de l'espace, des personnages, chez vous, à Timbre 4. Et un deuxième, où vous essayez
d'aménager le théâtre à l'espace de ces personnages.

C.T. - Oui, le théâtre que j'essaie de faire s'appuie principalement sur les acteurs. Pour moi, c'est cela la
magie du théâtre : chaque acteur invente un espace singulier. J'essaie donc d'abord d'extraire la vérité de
ces personnages. Ensuite, il faut créer l'espace dans lequel ils vont vivre, afin que le spectateur puisse à
son tour comprendre, approfondir, augmenter cette réalité. Ce qui m'intéresse, c'est que le spectateur
puisse compléter cet espace, se projeter à l'intérieur. Je ne veux pas lui donner un produit fini, mais lui
laisser une place pour inscrire sa propre histoire.

G.A. - Cette création adopte donc le même mode de recherche, mais tout en essayant d'inventer un
univers totalement différent ?

C.T. - Oui, c'est très important pour l'évolution du groupe : il nous faut chercher quelque chose de
complètement différent à chaque fois. Que les acteurs remettent tout en jeu. C'est un des défis que nous
nous posons pour chaque pièce.
Propos recueillis par Gilles Amalvi
Traduction par Maxime Seugé
Pour le Festival d’Automne à Paris
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El viento en un violon
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El viento en un violon
Repères biographiques
> Claudio Tolcachir
Acteur, auteur et metteur en scène, pédagogue et directeur de TIMBRE 4.
Né en 1975, à Buenos Aires, Claudio Tolcachir a suivi une formation auprès d’Alejandra Boero, Juan Carlos
Gené et Verónica Oddó.

1994-2004 Il a enseigné au Studio-théâtre d’Alejandra Boero, Andamio´90 et fonde en 1999


Timbre 4 qu'il dirige et dont il est l'un des professeurs.

> En tant que comédien


1994 Il reçoit le prix Clarín de la révélation comme meilleur acteur dans Lisístrata
d’Aristophane mis en scène par Eduardo Riva et Rita Armani. Il travaille ensuite avec
de nombreux metteurs en scène dont Agustín Alezzo, Norma Aleandro, Carlos
Gandolfo et Daniel Veronese.

Au cinéma
1998 Buenos Aires me mata de Beda Docampo Feijoo
2006 El pasado de Hector Babenco
2008 Mentirosas Piadosas de Diego Sabanés

> En tant que metteur en scène


1997 Arlequino d’Enrique Pinti
1998 Palabras para Federico, sur des textes de García Lorca
Chau Misterix de Mauricio Kartun
2000-2001 Orfeo y Eurídice de Jean Anouilh
2002-2004 Jamón del Diablo Cabaré, une version de 300 millones de Roberto Arlt

Depuis 2005
Il présente dans son théâtre et en tournée La Omisión de la familia Coleman. La pièce obtient en
2008 le prix de la meilleure pièce internationale du Circuit des Critiques d’Art au Chili, et, en
Argentine, ceux de la meilleure pièce du circuit indépendant et de la meilleure dramaturgie dans le
palmarès 2006 de la critique ACE. La pièce y remporte également le prix de la meilleure œuvre
originale et du meilleur spectacle à la Fête nationale du Théâtre en 2006, et meilleure œuvre
originale pour la revue Teatro XXI en 2005.

2008
Il crée sa nouvelle pièce Tercer cuerpo, la historia de un intento absurdo (Tercer cuerpo, l’histoire
d’une tentative absurde) pour laquelle il recevra le prix María Guerrero comme meilleur auteur et le
prix de la meilleure pièce à la Fête nationale du Théâtre en 2009.

2009
Il reçoit le prix Clarín de la meilleure mise en scène pour Agosto de Tracy Letts.

2010
Son dernier travail en tant qu’auteur et metteur en scène est El Viento en un violin, créé à Buenos
Aires et actuellement en tournée.

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El viento en un violon
> Timbre 4
TIMBRE 4 est une maison. Et la maison est une école. Et l’école est un théâtre. Et aussi
une compagnie. Ou en sens inverse : TIMBRE 4 est une compagnie qui a installé son
théâtre qui est aussi une école dans une « casa chorizo » (une « maison saucisse »).

Au cœur de Boedo, un des quartiers


typiques de Buenos Aires chanté dans des
tangos célèbres, derrière une étroite porte
verte, après avoir appuyé sur la sonnette 4
(Timbre 4), on pénètre dans un large couloir
à ciel ouvert caractéristique d’une « casa
chorizo ». Au fond : le théâtre, l’école et la
compagnie.

La compagnie est née en 1999, créée par un


groupe d’acteurs d’origines et de formations
diverses. En 2001, ce groupe a souhaité ouvrir
un espace pour mener à bien leurs recherches,
leur entraînement et représentations.

Ces jeunes acteurs soucieux de trouver un lieu de recherche et de poursuivre leur croissance de créateurs
ont ainsi commencé à réaliser un rêve.

Un rêve dans lequel ils décideraient quel type de théâtre ils feraient, comment, avec qui et où.

Ainsi naquit TIMBRE 4, la compagnie et le théâtre que dirige Claudio Tolcachir.

Dès le début, comme aujourd’hui, 10 ans après, TIMBRE 4 est un espace de travail qui fonctionne comme
salle de théâtre et qui, pendant la semaine, reçoit 300 élèves qui s’entraînent et se forment en tant
qu’acteur. De nombreux groupes et spectacles du circuit indépendant de Buenos Aires sont issus de cette
école.

L’école s’engage à apporter une formation personnalisée et spécifique qui vise à l’interdisciplinarité. Il n’y
a pas de limites d’âge ni d’expériences préalables requises ; cependant l’engagement et la discipline sont
reconnus comme marques de la maison.

En 2010, TIMBRE 4 s’agrandit en ouvrant un nouvel espace, mitoyen au théâtre actuel : une salle
principale de 200 places, et des espaces de cours et de répétitions.

TIMBRE 4 est une salle du circuit indépendant dont les nouvelles capacités d’accueil lui permettront de
s’autofinancer en présentant 6 représentations par semaine.

Pour plus d’informations : www.timbre4.com

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El viento en un violon
Théâtre en pensées
« Théâtre en pensées » est un cycle de rencontres organisées par le TNS autour des écritures de
théâtre et des grandes questions portées par les pièces présentées cette saison.

Deux cycles de rencontres sont proposés :


- l’un autour des auteurs contemporains de la saison, en présence des auteurs et metteurs en scène,
- l’autre autour des auteurs allemands, en présence des metteurs en scène.

Chaque rencontre est animée par un enseignant des départements Arts du spectacle, Études
allemandes ou Institut d’Études romanes dans le cadre d’un partenariat avec l’Université de
Strasbourg.

Elles ont lieu au TNS et durent 1 heure environ.

> Claudio Tolcachir ou la dramaturgie de l’espace


Quelles solutions dramaturgiques et scéniques ont permis de ne pas perdre l’essen(ce)tiel
d’une création tissée entre vie réelle et fiction théâtrale dans un espace à la fois lieu de vie
et de représentation : l’appartement où est installée la Cie Timbre 4 et où ont été créés et
présentés ses spectacles ?

De l’intimité de l’appartement de la Cie Timbre 4 aux grandes salles de théâtres : comment


l’appartement des Coleman, lieu de désagrégation, permet-il à la famille de retrouver ses
repères et de réorganiser ses névroses et sa perversion ?… Comment le divan de la famille
Coleman a-t-il récupéré sa place dans le labyrinthe des meubles de El Viento en un violín
pour créer une nouvelle version de la famille ?…

Comment Claudio Tolcachir et ses acteurs ont-ils su tirer parti des plateaux qui les ont
accueillis pour revitaliser et redonner du souffle à leur univers et au mode de jeu théâtral
argentin, traversé par des questions de psychanalyse ?

Rencontre animée par Carole Egger-Nabet et Isabelle Reck,


professeurs à l’Institut d’Études romanes, Université de Strasbourg

> Lundi 21 novembre à 20h, au TNS


Réservation recommandée au 03 88 24 88 00

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El viento en un violon
Cycle autour du cinéma argentin « Traversées argentines »
6 road-movies qui marquent l’histoire du cinéma argentin
Du 30 novembre au 6 décembre au cinéma Star - 27 rue du jeu des enfants, Strasbourg

Tarifs habituels des cinémas et tarif spécial à 5 euros sur présentation en caisse du cinéma de la carte
d’abonnement du TNS ou d’un billet pour El viento en un violín ou La Omisión de la familia Coleman.
Horaires des séances disponibles ultérieurement. Plus de détails : www.cinema-star.com

PRESENTATION
Il y a 10 ans, Mundo Grúa sonnait le réveil du cinéma Argentin, dans un pays en crise. À l’instar
d’autres réalisateurs argentins, Pablo Trapero y marquait son indépendance vis-à-vis des formats et
exigences du cinéma commercial. Les budgets se resserrant, l’inventivité pouvait éclore ! Plusieurs
cinéastes prirent alors le virage épuré de la fabrication artisanale et de l’expérimentation, bref, de la
recherche de nouveaux territoires. Et dans ce pays à la géographie étirée, où la Patagonie fit tour à
tour figure d’eldorado et de repoussoir, nombre de ces films sont construits comme des voyages.
Nous proposons, en 5 road-movies, de parcourir le chemin qui précède et mène aux œuvres plus
formelles d’aujourd’hui, dont Carancho du même Trapero est un exemple abouti.
Avec Mundo Grúa et Tan de repente, ce sont les années rock, voire punk, du cinéma argentin, parfois
patiné de noir et blanc fauché (mais d’où surgit le sublime) qui séduit. Deux films de Carlos Sorín sont
également proposés, qui aspirent à la simplicité et cherchent à figurer ce qui ne se dit pas avec des
mots. Impossible, bien sûr, de faire l’impasse sur le magistral Happy Together du hongkongais Wong
Kar-Waï, qui mêle dans l’effervescence des chutes d’Iguaçu, la haine à l’amour, la jalousie au désir, le
noir et blanc à la couleur... And last but not least, l’avant-première du film argentin qui a remporté la
Caméra d’Or à Cannes cette année. Évidemment, c’est un road-movie…

FILM PRÉSENTÉ EN AVANT-PREMIÈRE


1. Las Acacias de Pablo Giorgelli
Argentine – 2011 – 1h25 - avec German de Silva, Hebe Duarte, Nayra Calle Mamani… Caméra d’or, Cannes 2011
Sur l’autoroute qui relie Assomption à Buenos Aires, un
camionneur doit conduire une femme qu’il ne connaît pas. Et
la femme n’est pas seule, elle a un bébé. Ils ont devant eux
1500 kilomètres, et le début d’une belle histoire…
1500 kilomètres pour n’avancer que d’un pas, mais d’un pas
qui compte ; celui qui donne l’élan aux sentiments. C’est toute
la beauté de ce premier film sensible : convertir le mouvement
Las Acacias
des choses en un mouvement du cœur.
FILMS DE RÉTROSPECTIVE
2. Mundo Grúa de Pablo Trapero
Argentine – 1999 – 1h30 – avec Luis Margani, Adriana Aizemberg, Graciana Chironi…
Rulo est rondouillard et son corps usé par le labeur des
chantiers a vieilli plus vite que ses 49 ans. On imagine mal qu’il
fut dans les années 70 une éphémère star du rock et qu’il
déhanchait jadis sa svelte silhouette sur scène ! Pour l’heure,
Rulo aimerait bien obtenir un emploi de grutier à Buenos Aires
mais des problèmes de santé l’en empêchent. Ses copains lui
trouvent un boulot… au fin fond de la Patagonie, loin de la
tendresse que lui porte Adriana, une veuve vendeuse de
sandwichs et de son fils Claudio qui, guitare électrique en
Théâtre National de Strasbourg
bandoulière, s’est lui aussi engagé sur les chemins du rock. 10
Mundo Grúa El viento en un violon
Le premier film de Pablo Trapero (Carancho, Leonera, El
Bonaerense…) qui a lancé la Nouvelle vague argentine.
3. Happy Together de Wong Kar-Waï
Hong Kong – 1997 – 1h36 – avec Leslie Cheung, Tony Leung, Chen Chang… Prix de la mise en scène, Cannes 1997
L'amour, la colère, la jalousie, la passion. Un cycle pour Lai et
Ho, deux amants hongkongais expatriés en Argentine avec le
rêve d’atteindre les chutes d’Iguaçu et qui se séparent dans
cette errance en terre étrangère. Commencent deux routes
qui se rejoignent éventuellement, non sans chaos, pour Lai qui
accumule les petits jobs pour payer son billet retour et Ho qui
suit une vie plus mouvementée et sans attaches.
Happy Together
Un regard hongkongais sur l’Argentine, un tango de sentiment
qui a mis tout le monde d’accord, par le maître Wong Kar-Waï.

4. Bombón – el perro de Carlos Sorín


Argentine – 2004 – 1h37 – avec Juan Villegas, Walter Donado, Micol Estevez…
Juan Villegas a 52 ans, dont 20 passés à travailler dans une
station service d’une route solitaire en Patagonie. Au
changement de propriétaire, il est licencié. À son âge, sans
qualification, il vit le drame du chômage dans son aspect le
plus tragique : il commence à réaliser qu’il a été rayé du
monde. Mais la chance commence à tourner lorsqu’il récupère
un chien de race…
Une histoire émouvante où le jeu des acteurs non
Bombón – el perro
professionnels (comme dans le précédant film de Carlos Sorín,
Historias minimas) se confond avec la vie.

5. El Camino de San Diego de Carlos Sorín 6. Tan de repente de Diego Lerman


Argentine – 2006 – 1h38 – avec Ignacio Argentine – 2002 – 1h34 – avec Tatiana
Benitez, Carlos Wagner La Bella, Paola Rotela… Saphir, Carla Crespo, Veronica Hassan…
Tati Benitez, fan inconditionnel du footballeur Très librement adapté du roman La Prueba de
Diego Maradona, vit avec sa famille au cœur de la César AiraLéopard d’argent et Mention
forêt de Misiones, dans le nord-est de l'Argentine. spéciale à Locarno (2002)
Malgré sa situation très précaire et ses quatre
Pour Marcia, la vie se partage entre la routine
enfants à nourrir, sa bonne humeur est inaltérable.
de Buenos Aires et ses kilos en trop. Son
Cet optimisme, Tati le doit en partie à la racine
existence va être bouleversée par sa
d'arbre qu'il a trouvée dans la forêt et qui
rencontre avec Mao et Lenine, un couple de
ressemble à la silhouette de son idole. Un jour, il
jeunes filles punks, et plus particulièrement
apprend que Maradona est en soins intensifs à
par Mao, tombée amoureuse d'elle. Prête à
Buenos Aires suite à un incident cardiaque. Tandis
lui prouver cet amour, cette dernière,
que la nation toute entière prie pour Diego, Tati
accompagnée de Lenine, va entraîner Marcia
décide d'aller lui remettre la racine à son effigie en
dans un voyage étrange, rythmé par le
mains propres. Sur la route, il fait la connaissance
hasard, les paysages et les situations
de Warguinho, un transporteur de volailles
fantaisistes. Un parcours vers l'inconnu...
brésilien. Commence alors un périple riche en
Un road sans véritable but mais qui avance à
surprises et en rencontres...
l’aveugle suite à la rencontre de trois filles. Du
Le road-movie le plus lumineux de la sélection car le
physique vers la douceur, de la moralité vers
sourire de Tati dévaste tout sur son passage à un
la joie, du réalisme vers l’hyper réalisme… en
moment où tout le pays est suspendu à l’état de
fait c’est le parcours des sentiments et
santé de son idole. Être fan c’est être fidèle et (un
l’évolution du style qui permet au film
peu) fou.
d’avancer.
Théâtre National de Strasbourg 11
El viento en un violon
Séances spéciales
Dans le même temps • Audiodescription
Mercredi 30 novembre
• Surtitrage allemand
ROMÉO ET JULIETTE Jeudi 8 décembre
De William Shakespeare
• Surtitrage français
Traduction et mise en scène Olivier Py Vendredi 9 décembre
Dates du mardi 22 novembre au samedi 10 décembre 2011
Horaires du mardi au samedi à 20h, dimanche 4 décembre à 16h Bord de plateau
Relâche les lundis et dimanche 27 novembre à l’issue de la représentation
Salle Koltès • Mercredi 30 novembre

Lectures publiques
USTED ESTÁ AQUÍ (Vous êtes ici) • PANCHO VILLA (Extrait de la pièce inachevée)
De Bárbara Colio • Traduction de l'espagnol (Mexique) Catherine Marnas
Lecture mise en espace par Catherine Marnas •Création sonore Madame Miniature Rencontre
Avec le soutien de l’Institut Français. à l’issue de la lecture
Avec Bárbara Colio et
Bárbara Colio est membre du Sistema Nacional de Creadores de Arte de México.
Catherine Marnas
Date Mercredi 9 novembre à 20h • Salle Gignoux • Durée estimée 1h30
Inspiré d’un fait divers qui a marqué le Mexique, Usted está aquí relate
l’engagement d’une mère dont le fils a été kidnappé puis tué et qui se bat
seule face à l’inactivité voire la complicité des autorités et de la police. Bárbara
Colio donne à cette histoire la dimension du mythe en la rapprochant de
l’histoire d’Antigone et la situant dans une Thèbes où chacun peut reconnaître
le contexte particulièrement violent et insoutenable que connaît le Mexique
depuis quelques années.

LECTURE DIRIGÉE PAR FANNY MENTRÉ (Auteur associée au TNS)


Avec les élèves du Groupe 40
Date Jeudi 15 décembre à 20h • Salle Gignoux

L’École du TNS
RUMEURS DU LOUVRE / RUMEURS DU MONDE Le Louvre invite J.M.G Le Clézio
Les élèves du Groupe 40 y présenteront un spectacle dirigé par Georges Lavaudant
Le temps d’une nuit, le musée du Louvre brise les frontières des rêves en faisant résonner ses salles et
ses collections. L’élément déclencheur de cette métamorphose sonore est l’œuvre de J.M.G. Le Clézio,
architecture mystérieuse de signes, de bruits, de mouvements, de musique…
Spectacles, lectures, projections, concerts, parcours sonores seront au cœur de cette programmation.
Date Samedi 10 décembre • Auditorium du Louvre

Les Ateliers publics


ATELIER DE CRITIQUE THÉÂTRALE Animé par Barbara Engelhardt (journaliste)
Un moment d’échange ouvert à tous et au cours duquel les spectateurs sont invités à confronter leurs
regards sur un spectacle et à écrire un article critique.
Autour de • Ce qui évolue, ce qui demeure Lundi 14 novembre
• Roméo et Juliette Lundi 5 décembre
Horaires de 18h30 à 22h30 • Lieu Librairie Quai des Brumes (120 Grand’Rue - Strasbourg)
Inscription obligatoire auprès de Lorédane Besnier • 03 88 24 88 47 • l.besnier@tns.fr

Théâtre National de Strasbourg 12


El viento en un violon

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