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Ministère de l’enseignement supérieur et de la

recherche scientifique
Université « saad dahlab » -blida1
Institut national des sciences vétérinaires blida1
(ISVB)

EXPOSER SUR :

L’articulation fémoro-tibio-patellaire

Module : anatomie
Groupe :04
Travail réalisé par :
-Hadjene kaissa
-Draidj mokhtar abdelmalik
Sommaire :
*Introduction
1.Définition
2. Les surfaces articulaires 
3.Formations complémentaires
4.Moyens d’unions
5.Moyens d’unions complémentaires
6.Mouvements
*Introduction :
-L'arthrologie (Arthrologia) est la partie de l'Anatomie qui étudie les
articulations.
-Les articulations ou jointures sont constituées par l'ensemble des
formations anatomiques qui maintiennent de façon directe les os dans leurs
connexions. Lorsque cette union est établie seulement entre deux os voisins, on
parle d'une articulation simple. Plusieurs pièces osseuses peuvent encore
s'affronter et se compléter pour constituer une articulation composée.

1. L’articulation fémoro-tibio-patellaire :
- C’est l’articulation trochléenne (articulation charnière), elle est synoviale
composée de 2 articulations :
*l'articulation fémoro-patellaire qui assure la coaptation de la rotule sur la
trochlée du fémur
* l’articulation fémoro –tibiale qui oppose aux condyles de ce dernier
os l'extrémité proximale du tibia.

2. Surfaces articulaires :
2.1 Le fémur : présent une extrémité distale aplatie dans le
sens crânio- caudal. La trochlée (ou surface patellaire) répond à la rotule par une
gorge verticale limitée par deux lèvres. La gorge : est large mais peu profonde
chez l'Homme ; elle est plus étroite en proportion mais plus allongée et plus
profonde chez les Mammifères domestiques. Les lèvres sont à peu près égales
chez l'Homme et les petits Ruminants. Chez les Bovins et les Equidés, la lèvre
médiale devient beaucoup plus saillante et remonte plus haut ; son extrémité
proximale forme même chez les Equidés un fort tubercule qui joue un rôle
important dans la statique du membre. Les condyles, l'un médial et l'autre
latéral, regardent caudalement ; ils sont à peu près égaux mais le latéral est
généralement un peu plus fort que l'autre. Le rayon de courbures se réduit
progressivement vers l'arrière et cette disposition excentrique augmente la
tension des ligaments collatéraux pendant la flexion. Ces deux reliefs sont
séparés par une profonde fosse intercondylaire, limitée en proximale par la ligne
intercondylaire et pourvue en son fond de dépressions rugueuses pour des
insertions ligamentaires. La face abaxiale de chaque condyle est surmontée par
un épicondyle, relief destiné à des attaches ligamentaires. Chez les Carnivores et
le Lapin, le revers proximal de chaque condyle répond en outre par une petite
facette à un os sésamoïde particulier, dit supracondylaire.
2.2 La rotule (Patella) : oppose à la trochlée fémorale une face
articulaire formée d'un relief médian peu marqué sur lequel se raccordent deux
facettes onduleuses, latérale et médiale.
2.3 Le tibia : présente à son extrémité proximale une vaste surface
articulaire onduleuse qualifiée de « plateau tibial ». Ce dernier est porté par les
deux condyles tibiaux, latéral et médial, dont chacun offre à cet effet une large
facette encroûtée de cartilage. Un peu convexes dans le sens crânio-caudal et
très faiblement concaves d'un côté à l'autre, ces deux surfaces, dont la latérale
est un peu plus large, se relèvent contre l'éminence intercondylaire. Elles sont
nettement séparées par les aires intercondylaires, dépressions rugueuses, dont
l'une, centrale, échancre l'éminence intercondylaire et les deux autres, crâniale et
caudale, beaucoup plus étendue, encadrent cette dernière. La surface articulaire
latérale se réfléchit caudalement en une surface de glissement qui borde
l'incisure poplitée.

3. Formations complémentaires :
Les surfaces que nous venons de décrire sont bien loin de se correspondre
exactement. Des pièces complémentaires sont donc indispensables pour parfaire
leur coaptation. Ce sont :

3.1. Appareil fibro-cartilagineux de la rotule :


Il s'agit de deux formations très inégalement développées selon les espèces et
qui paraissent destinées moins à compléter la surface articulaire de la rotule qu'à
maintenir cet os dans ses connexions avec la trochlée Inexistant chez l’Homme,
cet appareil est en effet très développé dans les espèces dont la jambe est
normalement placée en forte flexion sur la cuisse (Lapin), chez lesquels
d'énormes tractions s'exercent de part et d'autre de la rotule.
Il existe deux fibro-cartilages parapatellaires (Fibrocartilagines parapateilares),
l'un médial et l'autre latéral. Chacun d'eux est continu avec le bord et l'angle
correspondant de la rotule et semble développé aux dépens de la capsule
articulaire et des fascias qui s'attachent à la rotule.
3.2 Ménisques :
Les ménisques sont au nombre de deux, un latéral (Meniscus lateralis) et
l'autre médial (Meniscus medialis) ils assurent la congruence des surfaces
articulaires. Chaque ménisque a la forme générale d'un croissant et offre à la
description :
a) une face proximale fortement concave, qui répond au condyle du fémur
b) une face distale, planiforme, glissant sur le condyle du tibia
c) un bord abaxial épais et régulièrement convexe, adhérant à la capsule
articulaire
d) un bord axial mince, concave et comme échancré par l'éminence
intercondylaire
e) deux extrémités, l'une crâniale et l'autre caudale, continuées chacune par de
véritables ligaments d'insertion
Les ménisques laissent à découvert l'éminence intercondylaire, laquelle s'engage
dans la fosse intercondylaire du fémur.

3.2.1 Le ménisque médial : le plus large, prend insertion :


a) par son extrémité crâniale dans la plus médiale des fossettes de l'aire
intercondylaire crâniale, toujours un peu au-devant de l'attache correspondante
du ménisque latéral.
b) par son extrémité caudale, dans la fosse que constitue derrière l'éminence
intercondylaire caudale. Son bord convexe entre en contact avec le ligament
collatéral médial.

3.2.2. Le ménisque latéral : est un peu plus épais, surtout à son bord
caudal. Son extrémité crâniale s'attache dans la fossette latérale de
l'aire intercondylaire centrale, plus près de l'éminence intercondylaire
que son homologue médial. L'extrémité caudale se divise en deux
forts cordons fibreux qui se séparent angulairement. L'un de ceux-ci,
bref et aplati, va s'attacher au bord de l'incisure poplitée du tibia.
4.Moyens d’union :
Ils sont constitués par une capsule articulaire vaste et complexe qui renforcent
des ligaments nombreux et pour la plupart puissants, ces derniers peuvent être
classés en deux groupes, l'un unissant la rotule au fémur et au tibia, l'autre allant
directement de l'un à l'autre de ces deux derniers os

4.1. Capsule articulaire :


Constitue un vaste manchon attaché autour de l'extrémité distale du fémur et
d'autre part autour du plateau tibial ; la rotule est en quelque sorte enchâssée à sa
face crâniale.
Sur le fémur, l'insertion se fait du côté crânial au bord proximal de la dépression
qui surmonte la trochlée ; elle se poursuit au revers abaxial de chaque lèvre de
cette dernière, puis à la face abaxiale des condyles, à quelque distance des
marges articulaires. Caudalement, elle passe au-dessus des condyles et sur la
ligne intercondylaire. Toutefois, une mince expansion se détache de sa face
profonde et se porte sur chaque bord de la fosse intercondylaire en enveloppant
les ligaments croisés, crânialement auxquels elle rejoint son homologue, ces
ligaments restant en quelque sorte extra-articulaires.
Sur le tibia, la capsule fibreuse s'attache à faible distance des surfaces
articulaires, sur le bord abaxial des condyles, ainsi qu'au revers caudal de l'aire
intercondylaire caudale. Au niveau de cette dernière, les minces expansions
précitées se détachent de la face profonde pour envelopper, comme il a été dit,
les ligaments croisés jusqu'au devant de l'éminence intercondylaire. Du côté
crânial, cette membrane est en quelque sorte fenêtrée pour s'attacher à la
périphérie de la rotule et des fibro-cartilages parapatellaires.
La partie caudale de la capsule, strictement fémoro-tibiale, est moins vaste,
d'épaisseur médiocre mais plus uniforme. Elle est renforcée en surface par une
lame fibreuse dans laquelle peuvent se différencier divers faisceaux. Sa face
profonde est directement unie à la membrane synoviale en regard de chaque
condyle, mais séparée de celle-ci par du conjonctif dans la fosse intercondylaire
et en regard de l'éminence intercondylaire. Elle adhère très intimement à la
périphérie de chaque ménisque, participant ainsi à la disposition caractéristique
des synoviales fémoro-tibia.
4.2. Ligaments de la rotule :
Ces ligaments sont en principe au nombre de trois : deux fémoro-patellaires et
un tibio-rotulien ou patellaire.

4.2.1 Ligaments fémoro-patellaires :


Il en existe un médial et un latéral. Ce sont de minces bandelettes, beaucoup
plus distinctes chez les Ongulés que chez les Carnivores, différenciés au sein des
rétinaculums patellaires. Chacun d'eux se porte du fibro-cartilage parapatellaire
ou, à défaut, du bord de la rotule à l'épicondyle correspondant du fémur. Cette
dernière attache peut atteindre l'origine des ligaments collatéraux fémoro-tibiaux
Ces ligaments ont évidemment pour rôle de maintenir la rotule devant la
trochlée fémorale et d'empêcher sa luxation. Ils sont aidés en cela par les fascias
de la cuisse et diverses terminaisons tendineuses.

4.2.2 ligament patellaire :


Est plus ou moins aplati dans le sens crânio-caudal et chacun de ses bords donne
attache (sauf chez les Equidés) à l'un des rétinaculums de la rotule. Sa face
caudale ou articulaire est en rapport proximalement avec la synoviale fémoro-
patellaire. Elle en est séparée distalement par un conjonctif adipeux plus ou
moins abondant. Dans la plupart des espèces, une petite bourse séreuse
s’intercale entre sa terminaison et la tubérosité tibiale. La face crâniale est en
rapport avec le fascia lata*, sauf chez les Equidés.

4.3. Ligaments femoro-tibiaux :


Ces ligaments sont au nombre de cinq : une membrane caudale fibreuse, deux
collatéraux et deux croisés, interosseux. A ces moyens d'union s'ajoute l'attache
fémorale du ménisque latéral, déjà décrite sous le nom de ligament ménisco-
fémora.

4.3.1 Membrane caudale :


C'est une expansion fibreuse qui double la partie caudale de la capsule
articulaire, avec laquelle elle se confond en regard des condyles fémoraux et
près du tibia, mais dont elle reste distincte au voisinage de la fosse
intercondylaire. Traversée de multiples petits vaisseaux, elle est formée de
faisceaux de fibres diversement obliques et entrecroisés. En regard de la fosse
intercondylaire se différencie plus ou moins selon les espèces un renforcement
nommé ligament poplité oblique, qui s'étend de la face caudale du fémur au
revers du condyle médial du tibia.
4.3.2 Ligaments collatéraux :
Ils sont au nombre de deux, un latéral et l'autre médial.
a) Le ligament collatéral latéral ou fibulaire :
Est le plus court. Il descend verticalement du revers distal de l'épicondyle
latéral du fémur et va se terminer sur l'extrémité proximale de la fibula ainsi
que, dans la plupart des espèces.

b) Le ligament collatéral médial ou tibial :


Est dans la plupart des espèces plus long et un peu plus large que le précédent. Il
prend naissance sur l'épicondyle médial du fémur, descend verticalement contre
le condyle médial du tibia et va se terminer en s'élargissant sur les rugosités de
la partie distale de cette éminence, ce ligament répond par son plan profond au
bord du ménisque médial, auquel il adhère intimement, à la synoviale fémoro-
tibiale correspondante et aux condyles des os en présence.

4.3.3 Ligaments croisés :


Qualifiés d’inter osseux, il existe deux l’un crânial (antérieur) et caudal
(postérieur).
A) Le ligament croisé crânial ou antérieur : est oblique en
direction distale et médiale. Il prend naissance au revers médial du condyle
latéral du fémur, à la partie caudale de la fosse intercondylaire et se termine dans
l'aire intercondylaire crâniale du tibia.
B) Le ligament croisé caudal ou postérieur : est placé
caudalement et médialement au précédent, qu'il croise en X et dont il est
antagoniste. Il est oblique en direction distale et caudale, presque dans le plan
sagittal de l'articulation. Il prend origine à la partie moyenne de la fosse
intercondylaire du fémur, contre le condyle médial et se termine dans l'incisure
poplitée du tibia, au bord caudal de la surface articulaire médiale de cet os.

* Les ligaments croisés sont séparés l'un de l'autre par du tissu


conjonctivo-adipeux et la face abaxiale de chacun d'eux est revêtue
par la synoviale et le rudiment de capsule de l'articulation fémoro-
tibiale correspondante

5. Moyens complémentaires d’union :


5.1. L’articulation du genou est affermie par des tendons nombreux et
également forts, dont certains entretiennent d'étroites connexions avec ses
formations fibreuses.
* Du côté crânial : le tendon terminal du muscle quadriceps fémoral, inséré sur
une grande partie de la rotule, maintient cet os et tend solidement tous les
ligaments qui en dépendent ; son action est d'ailleurs transmise au tibia par le ou
les ligaments patellaires.
* Latéralement : les terminaisons du muscle biceps fémoral et éventuellement
de ses dérivés assurent une contention non moins solide. L'attache de ce dernier
muscle sur la rotule et le rétinaculum patellaire latéral Chez tous les
Mammifères domestiques (mais non chez l'Homme), le tendon d'origine du
muscle long extenseur des orteils prend origine entre la lèvre latérale de la
trochlée et le condyle latéral du fémur (fosse de l'extenseur) ; il glisse ensuite
dans le sillon correspondant du tibia et complète solidement la contention
fémoro-tibiale. Ce tendon intervient puissamment, surtout dans la statique, pour
limiter le glissement du plateau tibial vers l'avant.
* Du côté médial : les muscles semi-membraneux, gracile, Sartorius et le fascia
lata ont un rôle contentif, presque aussi important.
* Caudalement : l'articulation est profondément protégée sous les deux chefs
du muscle gastrocnémien.

5.2. Synoviales :
L'articulation du genou est lubrifiée par trois synoviales : une dorsale ou fémoro-
patellaire et deux caudales, fémoro-tibiales. Ces trois synoviales communiquent
entre elles plus ou moins largement selon les espèces.
A) La synoviale fémoro-patellaire : est toujours la plus vaste. Elle double
la capsule articulaire fémoro-patellaire st déborde ainsi largement les limites de
la rotule et de la trochlée fémorale. Dans toutes les espèces, elle se prolonge
proximalement en un récessus important entre le fémur et l'insertion patellaire
du muscle quadriceps fémoral. Distalement, elle s'adosse sous la trochlée
fémorale aux deux synoviales fémoro-tibiales, avec lesquelles elle communique
en général à ce niveau.

B) Les synoviales fémoro-tibiales : bien moins étendues, sont distinguées


en latérale et médiale. Chacune d'elles lubrifie l'un des condyles du fémur ainsi
que le ménisque et la surface articulaire tibiale correspondants. Elle tapisse la
moitié correspondante de la capsule, les deux faces du ménisque et ses faisceaux
fibreux d'attache, ainsi que le ligament collatéral. L'adhérence de la capsule au
bord convexe du ménisque divise sa cavité en deux étages, l'un proximal ou
fémoral, le plus étendu, et l'autre distal ou tibial, beaucoup plus étroit. Ces deux
compartiments ne communiquent qu'en regard du bord axial, mince et concave,
du ménisque. Séparées caudalement l'une de l'autre par les ligaments croisés et
par l'expansion intercondylaire de la capsule fibreuse, les deux synoviales
s'adossent crânialement au fond de la fosse intercondylaire. Dans la plupart des
espèces, elles communiquent à ce niveau avec la synoviale fémoro-patellaire ou
entre elles.

6. Mouvements :
L'articulation du genou est le siège de deux mouvements principaux, la flexion
et l'extension et d'un mouvement accessoire, la rotation. Les mouvements de
latéralité sont toujours des plus réduits.

6.1. La flexion :
Les faces caudales du fémur et du tibia se rapprochent ; ce mouvement est bien
plus ample chez l'Homme que chez les Mammifères domestiques, dont le tibia
est normalement en demi-flexion et dont les masses musculaires de la région
caudale de la cuisse sont très volumineuses. Au cours de la flexion, les méninges
glissent en direction caudale sur les condyles du tibia en même temps que sur
ceux du fémur. Ce déplacement est tel que le ménisque latéral descend sur le
surplomb qui regarde l'incisure poplitée et que le ménisque médial vient
s'appuyer fortement sur le ligament croisé caudal en débordant un peu le revers
articulaire caudal.
La flexion du tibia sur le fémur s'accompagne d'un léger mouvement de
rotation de la jambe vers l'extérieur. Cette rotation s'explique par la légère
inégalité de courbure des condyles fémoraux ; le condyle médial a un rayon de
courbure plus bref que e latéral, surtout dans sa moitié caudale.

6.2. L’extension :
Les déplacements réciproques des pièces osseuses et fibro-cartilagineuses
s'opèrent en sens inverse. Les ménisques glissent alors en direction crâniale sous
les condyles fémoraux et sur les surfaces tibiales. La rotule, sollicitée par la
contraction des muscles crâniaux de la cuisse, remonte sur la trochlée fémorale
qu'elle vient finalement surplomber.

6.3. La rotation :
S’effectue de façon passive lors des mouvements qui viennent d'être décrits
(rotation associée). Elle peut aussi être réalisée isolément et dans ce cas, elle
n'est pratiquement possible que lorsque l'articulation est en demi-flexion. Dans
cette attitude, la rotation en dehors, par laquelle le condyle latéral du tibia est
porté caudalement et le condyle médial crânialement par rapport à ceux du
fémur, est déterminée par l'action du muscle biceps fémoral. La rotation en
dedans, marquée par un déplacement inverse des condyles et des ménisques, est
l'œuvre des muscles gracile et semi-membraneux ainsi que du muscle poplité.