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De la E186 Bombardier réelle à la patine du modèle

au 1/87e ROCO (ou 'la suivre à la TRAXX...')

Comme j’ai eu la chance de photographier une E186 Bombardier TRAXX alors qu’elle était garée presque
sous le pont de la gare de St-Pierre Des Corps (SPDC), c'était l’occasion de faire une étude comparative
(suivie d'effets!) avec le modèle Roco, sorti en 2017 avec la même robe 'Euro Cargo Rail'.

On peut constater que la


toiture est très légèrement
salie: la pluie ayant diffusé la
saleté métallique de la
caténaire, cela génère des
coulures sur les côtés, à des
endroits bien précis,
chassés par la vitesse,
suivant le sens de marche.

La partie basse du châssis


n’est pas trop marquée en
comparaison d’autres
machines. Voilà une patine
très difficile à reproduire
pour nous modélistes;
prudent, je n’ai donc pas
entrepris de la réaliser à
l’aérographe....
Si l'on procède à un
comparatif précis entre le
modèle réel à l'échelle 1
et sa reproduction au
1/87e par Roco, on ne
peut que constater une
volonté d'exactitude de
la reproduction de
l’équipement électrique
de toiture: à part une
légère déviation des
couleurs, on y est!

Après avoir tiré un de mes clichés à l’imprimante et préparé une palette de peinture (essentiellement
acrylique à l’eau ) avec des pinceaux très fins, je me suis approché au mieux des couleurs: gris, rouille,
une touche de gris blanc/noir, et des cotons-tiges à volonté! Le badigeonnage commence par petites
touches; l’effet «mouillé» s’estompera naturellement au fur et à mesure du séchage; c’est à ce moment-là
qu’il faut éponger les débordements et les erreurs éventuelles. Astuce perso qui vaut ce qu’elle vaut: l’eau de
rinçage de mes pinceaux c'est de l'eau distillée qui, je trouve, permet un bien meilleur étalement, .
Pour pouvoir les patiner plus facilement, les pantographes sont déployés. Attention ils sont très fragiles! ils
vont tout d'abord briller et ternir ensuite: des touches de blanc vont être faites sur les archets, comme on le
voit sur les photos. Nota: l’acrylique à l’eau n’attaque pas du tout les marquages.

Les appareils de la ligne de


toiture, prennent les couleurs
dues aux pluies de vert-de-gris
provenant du métal de la
caténaire et des panrtos.

Les grilles de ventilations


latérales reprennent du relief et
celles de toiture ont été
débouchées de leurs adhésifs
noirs de l’intérieur.
Des coulures sur les faces
latérales, commencent à
apparaître: elles proviennent des
gouttières de toitures et sont
faites au pinceau à poils
presque sec et aussitôt balayées
au coton-tige, ce qui permet de
patiner les interstices, qui
prennent ainsi plus de
profondeur.

Comme on le voit sur ces photos,


les parois et les portes sont
traitées, avec mesure bien
entendu, par le même procédé
de renforcement des 'creux' et
des joints à la «crasse unifiée»,
terme bien connu de tous les
cheminots et des ferrovipathes
amateurs de patine réaliste.
À gauche...... l'aspect neuf,

À droite... après la patine encore fraiche!

Quelques spécimens de E186 TRAXX qui voyagent en France ou aux frontières:

- DR x3

Texte & photos (Sauf DR): Hervé Leclère.