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Les sources du droit international

Les sources principales Les sources auxiliaires

La coutume internationale Le droit écrit conventionnel Les principes généreux du droit La jurisprudence La doctrine

La source Non Ecrite : La Coutume Internationale

Les éléments constitutifs de la coutume

La formation de la règle coutumière nécessite la réunion de 2 éléments : élément matériel, élément psychologique :

L’élément matériel : le Précédent L’élément psychologique :


Il nécessite quant à lui la réunion de deux conditions : Il s’agit d’Opinio Juris Necessitatis, cet élément est indispensable à la
transformation du précédent ou l’usage en coutume. Pour devenir
obligatoire cet élément est assorti aussi de deux conditions :
L’usage La répétition et la continuité

C’à’d le précédent qui Ils sont nécessaires pour que L’acceptation L’absence de protestation
se crée dans le milieu l’usage se transforme en
C’à’d que l’usage doit être accepté par C’est une forme d’acceptation
social dans les rapports précédent dans les rapports
l’ensemble des sujets de la société tacite de la règle en formation,
entre les composantes sociaux. Dans la mesure où le internationale, cette acceptation devant se alors que la protestation va
de ce milieu, et qui doit précédent qu’est l’usage, puisse se fonder sur la conviction, et l’absence de empêcher le précédent de se
se propager dans ce répéter dans le temps et se protestation, ce qui implique que l’usage répéter dans le temps et de se
milieu. propager dans l’espace et le milieu ne puisse faire l’objet d’aucune opposition propager dans le milieu social.
social à la fois. de la part des sujets destinataires de la
nouvelle règle.

La place de la coutume dans la formation du droit international

La place de la coutume dans la formation du droit international, se manifeste au niveau de la considérer :

Comme source originaire Et d’autre part, on relève une nouvelle approche du Rôle de la
coutume
Dans ce sens, le caractère coutumière repose sur un certains nombres
de fondements : La conception précitée n’a cependant pas tjr été acceptée par la majorité des
a)-La règle ressentie comme une nécessité sociale : Les règles Etats nouvellement indépendants :
coutumières ont été pendant longtemps la source prédominante dans -La position des Etats nouveaux : en effet, les Etats nouvellement
la formation du droit de cette société. Il en est ainsi de plusieurs indépendants considèrent les règles traditionnelles furent élaborées en leur
domaines comme le droit des traités, le droit de Mer, le droit de la absence, justifiant le plus souvent le droit de la domination et imposant des
guerre...etc. règles inégalitaires, car ils n’ont pas contribué à leur élaboration.
b)-La règle considérée comme une norme supérieure : Elle -La tendance à une solution : Afin de trouver une issue à ce prb la
s’imposerait de manière spontanée aux différentes volontés étatiques. communauté internationale s’est orientée vers la solution de la codification du
Les Etats anciens ont tjr considéré que les règles coutumières droit coutumier, permettant aux Etats nouveaux à travers leur participation aux
s’imposeraient aux Etats nouveaux, lorsque ces derniers accéderaient à conférences de codification de corriger les imperfections du droit classique.
la plénitude de l’indépendance.

La codification comme technique d’élaboration

Signification et objectif Les organes compétents


Elle consiste à rassembler dans un document unique les diverses règles -La commission de droit international : Organe composé de juristes, et ayant
relevant d’un domaine déterminé du droit. pour tache de préparer des projets de conventions de codification du droit
-Au plan interne, l’opération est largement utilisée en droit interne ‘’on coutumier, que l’Assemblée générale soumet aux Etats membres pour
adoption.
parle de code pénal, code civil…etc’’. L’opération est importante car elle
-Le recours à la création de comités ou organes spéciaux : Lorsqu’il s’agit
permet au législateur de faire le point sur l’application du droit, d’en d’adopter de manière progressive des règles de droit dans un domaine
réviser le contenu pour le réadapter à l’évolution de la société. d’activité nouvelle pour les Etats, ce fut le cas lorsque l’assemblée créa en 1957
-Au plan international, l’opération n’ayant commencé qu’au courant du le comité des utilisations pacifiques de l’espace. Dans ce sens les Etats n’ont
19éme siècle, en raison de son importance, le Pacte de la SDN l’avait pas attendu la formation de règles coutumières applicables à l’Espace, mais ils
inscrite parmi les points de son programme d’action. ont procédé à travers l’activité du comité par le biais de conventions
multilatérales formant le droit international dans l'espace.
La Source Ecrite : Le droit Ecrit Conventionnel

Les règles d’élaboration du droit écrit conventionnel

L’élaboration d’un acte écrit conventionnel passe par deux grandes étapes :

La conclusion de l’instrument conventionnel L’approbation relative à l’adoption des conditions relatives à l’entrée en vigueur
de l’instrument :
Il s’agit dans cette étape de procéder à la préparation du
texte de l’accord en passant par : Il s’agit de la phase de signature pour les accords en forme simplifiée, suivie
a)-une phase de négociation : les négociations sont menées de celle de la ratification, lorsqu’il s’agit d’une procédure en forme
par les plénipotentiaires, c’à’d des personnes munies de solennelle, comme c’est le cas pour le traité et la convention.
documents officiels portant pleins pouvoirs de négocier. Il s’agit a)-La phase de Signature : La signature a pour but d’arrêter de manière définitive
en général de l’une des autorités compétentes pour conduire les la rédaction du projet de texte. La signature peut se faire sous deux formes, à savoir :
relations internationales de l’Etat. Les négociations se déroulent *Le Paraphe : la signature est donnée sous cette forme, lorsque le négociateur va
par le canal diplomatique dans le cadre des réunions. Quand déposer ses initiales seulement sur le texte en question. Ou alors lorsque celui-ci
elles aboutissent à un accord, les négociations se terminent par hésite à engager son Etat.
la rédaction du projet de texte de l’instrument conventionnel. *Signature différée : on parle de cette forme de signature, lorsque les parties
b)-une phase de rédaction : Le texte du projet d’accord, traité concernées par les négociations souhaitent organiser la signature proprement dite
ou convention rédigé suite à une négociation comprend : par des personnalités importantes. Toutefois cette forme de signature peut
*Un préambule : dans lequel sont dénommées les hautes parties intervenir après le paraphe pour confirmer ainsi l’authentification du texte adopté.
contractantes, ainsi que les motifs qui les ont poussés à négocier b)-La phase de Ratification : C’est l’acte par lequel, l’Etat signataire d’un acte écrit
l’instrument en question. conventionnel manifeste sa volonté d’être définitivement lié par le dit instrument.
*le corps du texte d’accord : qui est composé de dispositions qui -Quant à la nécessité de la ratification, de nos jours des arguments sont soutenus
constituent les clauses essentielles qui seront le droit applicable dans la pratique en faveur ou contre la ratification :
entre les parties signataires). -Pour le courant favorable, la ratification jouerait un rôle important, elle permet
*et les clauses finales : elles prévoient sa durée, son champ d’associer la représentation populaire à la direction des affaires extérieures de l’Etat.
d’application territoriale, son Etat dépositaire, les conditions des -Pour le courant défavorable, cette procédure est tjr entachée de lenteur ce qui
réservés s’il s’agit d’un texte multilatéral.et enfin les conditions nuire l’harmonie des R.I dans un monde en changement.
de sa mise en vigueur.

La pratique marocaine :

-La pratique initiale : -Les modifications introduites : -Le cas des dispositions contraires à la
Constitution :
-Alors que les constitutions 1. Selon les dispositions de l’article 55, le Roi signe et
précédentes depuis 1962, ratifie les traités, toutefois, selon la suite de cet article, -Selon l’article 55, lorsqu’un engagement
disposaient que le Roi ‘signe et certains traités ne peuvent être ratifiés qu’après avoir comporte une disposition contraire à la
ratifie les traités’ et que ‘seuls été préalablement approuvés par la loi, ce qui suppose Constitution, sa ratification ne peut intervenir
les traités engageant les par conséquent la discussion préalable de leur contenu qu’après la Révision de la constitution.
finances de l’Etat’ devaient par les organes composant le parlement. -Cette procédure peut intervenir après Avis
être soumis à ‘l’approbation 2. Le même article dresse ensuite la liste de matières de la Cour constitutionnelle, lorsque celle-ci
préalable de la chambre des susceptibles de faire l’objet de cette discussion, il s’agit aura été saisie par le Roi ou le Chef du
représentants’ avant leur des traités de paix ou ceux relatifs à la délimitation des gouvernement ou par l’un des présidents des
ratification, la constitution de frontières, les traités de commerce ou ceux qui deux chambres ou par le 6éme des membres
2011 a apporté des engagent les finances de l’Etat et les traités relatifs aux de la 1ère chambre ou le quart des membres
modifications importantes. droits et libertés. de la 2éme chambre.

Les règles particulières aux Actes conventionnels multilatéraux

Les conditions de conclusion :

Ils obéissent à leur tour aux conditions de conclusion, en passant par la phase de négociation, rédaction…celles-ci se déroulent dans le cadre
de conférences diplomatiques et se terminent par la signature en attendant que les Etats parties procèdent à leur ratification.

La procédure de la ratification :

Les Etats qui vont ratifier procèdent au dépôt de leur instrument de ratification auprès d’un Etat dit dépositaire. Celui-ci aura pour tache de suivre
la vie de traité et d’informer les Etats parties de la vie de l’instrument, et il peut des fois être confié à des services des Nations Unies, lorsque
l’instrument aura été préparé sous l’égide de l’organisation.
Pour étendre leurs effets au maximum d’Etats :

La pratique internationale a imaginé l’application de deux clauses supplémentaires, il s’agit de :


-L’adhésion : un acte par lequel un Etat qui n’a ni participé à la négociation, ni à la signature avant l’entrée en vigueur du traité, manifeste son
intention de devenir partie au dit traité.
-Les réserves : il s’agit de déclarations faites par un Etat au moment de la signature, la ratification ou l’adhésion. Par ces déclarations l’Etat
manifeste sa volonté d’exclure à son égard certaines dispositions du texte conventionnel, et de ne pas accepter les obligations qui en découlent.
=>Sur le plan pratique, les réserves vont poser des problèmes au niveau de leurs effets, elles vont contribuer à diversifier les rapports entre les
parties, et afin de remédier à cette complexité des rapports, certains instruments comme c’est le cas pour les conventions de codification, peuvent
interdire les réserves, alors que d’autre vont préciser quelles peuvent être les dispositions pour lesquelles il serait possible d’en formuler.

Les règles particulières aux Actes conventionnels multilatéraux

Les conditions d’entrée en vigueur :

1-Le Moment de l’entrée en vigueur :

-Pour les accords en forme simplifiée : le moment de l’entrée en vigueur peut être fixé à la date de la signature.
-Pour les traités bilatéraux : ce moment sera fixé à la date de l’échange des instruments de ratification. Il arrive des fois que les Etats parties
peuvent cependant convenir d’un acte conventionnel ou d’une date différée, en cas d’application provisoire d’un acte conventionnel ou en
attendant sa ratification.
-Quant au traité multilatéral : il doit d’abord réunir un nombre minimum ou maximum de ratifications de la part des Etats signataires.
L’instrument peut en outre prévoir des conditions de délai avant sa mise en application effective.

2-La condition de Publicité :

-La publicité au Plan interne :


- Certaines constitutions exigent que tout traité soit publié dans un périodique officiel de l’Etat tel le Bulletin officiel, par ex le juge français
refuse de prendre en considération un texte conventionnel qui n’a pas été publié au journal officiel.
- Au Maroc, la pratique n’a pas tjr été constante dans ce domaine, dans la mesure où certains traités sont publiés au BO du Royaume,
lorsqu’une disposition de ces traités prévoit cette obligation, alors qu’une grande catégorie ne l’est pas.
- La nouvelle constitution de 2011 a cherché à remédier cette pratique en accordant dans son Préambule, « aux conventions internationales
dument ratifiées par lui…dès la publication des ces conventions la primauté sur le droit du pays ».
-La publicité au Plan international :
- Il existe aussi une forme de publicité d’ordre international. Celle-ci est envisagée par l’article 102 de la Charte de l’OU.
-Celui-ci prévoit que tout traité ou accord conclu par un membre des NU soit enregistré auprès du Secrétariat de celle-ci.
- Aujourd’hui, le défaut de publication par l’un des Etats membres d’un texte conventionnel auquel il est partie, ne va pas lui permettre de
s’en prévaloir devant un organe de l’organisation, pas plus que devant La Cour Internationale de Justice.

Les effets des actes écrits conventionnels :

Les effets entre les parties : le principe de l’effet relatif Les effets à l’égard des Tiers :

Est un principe selon lequel, les actes écrits conventionnels exercent leurs effets -Par tiers on entend des Etats qui n’ont ni signé, ni
à l’égard des parties contractantes. En vertu de ce principe, les traités et ratifié, ni adhéré à un acte écrit.
accords exercent leur effets tant sur le plan interne que sur le plan -Le principe général qui règlemente la situation d’un
international : Etat tiers, est qu’il ne peut se prévaloir d’un droit,
-Au Plan interne tout d’abord : le traité doit s’incorporer au droit interne de pas plus qu’il ne puisse être astreint à une obligation
l’Etat, ce qui implique un comportement tant des pouvoirs publics que des qui découle des stipulations de cet acte.
citoyens. C’est ainsi que le législateur est appelé à intervenir en vue de -Cependant, cette règle de l’effet relatif n’est pas
transformer les dispositions du traité en loi. Comme il peut le faire, afin de érigée en principe absolu, car certaines exceptions
rendre la loi interne conforme aux dispositions du dit traité. Il en est de même sont admises par la pratique des Etats tiers. C’est
des autorités exécutives, qui sont appelées à leur tour à agir chacune dans son ainsi que les traités sur les frontières étatiques sont
domaine. Ce sera le cas aussi pour les autorités judiciaires, les tribunaux et opposables aux Etats tiers.
Cours de l’Etat étant appelés à se conformer aux décisions nouvelles et voir de - Il en est de même de la catégorie de traité créant
la comptabilité de ces dispositions avec l’ordre public interne de l’Etat. une entité nouvelle comme ce fût le cas de la
-Au Plan international cette fois-ci: le traité, l’accord ou la convention va dicter Belgique crée en 1870 avec un statut de neutralité,
à l’Etat une forme de conduite dans ses rapports avec les autres Etats, tenant à l’exemple du statut faisant de la confédération
compte des obligations nouvelles de cet acte conventionnel. Ces obligations Helvétique un Etat neutre. On parle dans ce cas d’un
sont variables et peuvent dépendre du degré d’importance de l’accord en règlement de politique générale opposable à tous
question. les autres Etats.
Les règles d’Extinction du droit écrit conventionnel :

Lorsqu’un accord ne peut engager de manière éternelle les parties, l’extinction des actes conventionnels peut intervenir dans deux hypothèses : une
hypothèse normale se fondant sur la volonté, c’t’d avec l’accord préalable des parties et une hypothèse anormale, excluant l’accord préalable des parties,
c’t’d intervenant en dehors de leur volonté.

L’Extinction selon la volonté des parties :

a)-La fin par une stipulation expresse du texte dans la situation où :


-le texte de l’accord peut avoir lui-même fixé la date de cessation de ses effets, quand il est à durée déterminée, ou quand il peut cesser ses effets
par l’exécution de son objet.
-Il en est de même lorsque le traité prévoit dans ses dispositions une clause de dénonciation unilatérale, ou une disposition qui réglemente.
b)-Le traité peut prendre fin par l’accord tacite des parties :
-Il en est ainsi lorsqu’un traité vient abroger ou remplacer un précéda nt, puisqu’il réglemente le même objet que celui-ci.
-Il en est de même chaque fois que, par attitude ou par leur comportement, les parties cessent d’appliquer les clauses d’un traité : on dit dans ce
cas que le traité est tombé en désuétude.

L’Extinction en dehors de la volonté des parties : La contradiction de l’accord avec une norme impérative :

La fin d’un acte conventionnel en dehors de la volonté des parties peut a)-La place hiérarchique de la norme impérative :
intervenir en cas de dénonciation unilatérale, ou du fait de la guerre : -Appelée aussi jui cogens, elle permet d’introduire dans le
a)-La dénonciation unilatérale : droit de le milieu international la notion d’ordre public
-C’est l’acte par lequel un Etat manifeste sa volonté de se délier des international, qui repose elle-même sur la notion de
obligations d’un acte conventionnel qui le lie à un autre Etat. hiérarchie des normes. Comme le droit interne, il y a ainsi
-Selon l’auteur de cet acte, la dénonciation unilatérale serait justifiée par le avec ce système 2 catégories de règles, les unes ont un
motif qu’il existerait dans tout acte conventionnel une clause tacite qui caractère obligatoire pour les Etats qui les obligent, car ayant
consenti à les respecter, alors que les autres auraient un
l’autoriserait, appelé aussi clause Rebus sic stantibus.
caractère impératif, car elles sont supérieures en hiérarchie à
-Selon l’auteur en effet, tout changement de circonstances qui affecterait les
toutes les autres catégories de règles.
rapports entre les parties, pourrait entacher l’exécution normale des clauses
b)-Les effets de la norme impérative :
d’un accord, et constituerait de ce fait un motif légitime de dénonciation.
-On peut selon cette nouvelle approche convenir que le
b)-L’effet de la guerre sur l’exécution des traités : traité, l’accord ou la convention peuvent cesser leurs effets,
La guerre est justement un cas de changement fondamental qui affecte les dès lors que survient une norme impérative avec laquelle ils
relations normales entre les parties. Les relations entre belligérants n’étant seraient en contradiction. Ainsi la norme de caractère
plus des relations pacifiques, la situation de guerre tend à affecter tant les impératif va annuler toutes celles dont l’objet est en
traités et accords bilatéraux que les conventions et traité de caractère contradiction avec elle.
multilatéral. -La notion de norme impérative ou jus cogens a fait l’objet
-En ce qui concerne les traités bilatéraux : on admet qu’une grande partie d’une vive controverse à la conférence de 1969.
d’entre eux soit frappée de caducité. -ainsi pour certains ce débat et cette approche seraient
-Quant aux traités multilatéraux : il y a lieu de distinguer entre les traités et inutiles. Car celle-ci a savoir la norme impérative, ne fait que
conventions sur le droit de la guerre qui demeurent en vigueur, dans la formuler d’une autre manière la référence aux principes
mesure où ils vont réglementer les rapports en belligérants. généraux du droit que le droit naturel aurait déjà consacré.
-Quant aux autres traités multilatéraux : on admet que ces derniers restent -Pour d’autres, cette notion relèverait d’une vision futuriste
en vigueur pour tous les signataires, et que leurs effets soient seulement des rapports internationaux, une vision qui est e fait no
suspendus, le plus souvent en partie, entre les Etats belligérants. conforme aux réalités actuelles.

Les Source auxiliaires énoncées par l’art.38 du statut de la Cour

A- Les principes généraux du droit :

La nature des principes généraux du droit : Le contenu des principes généraux du droit :

a)-La Controverse quant à la nature de la source : a)-La conception extensive du contenu des principes généraux :
-Certains considèrent les principes généraux du droit comme étant une Les principes généraux de nature internationale devraient inclure : les
source autonome, distincte à la fois de la coutume et du traité. C’est ce principes traditionnels de droit naturel reconnus par toutes les
qui expliquerait selon cette thèse le caractère auxiliaire ou nations, mais aussi certains principes de portée politique tel le
complémentaire de cette catégorie de source. principe de l’égalité des Etats et le respect de la souveraineté et
-Pour d’autre par contre, on devrait confondre les principes généraux du l’indépendance des Etats. Bref tous les principes consacrés par la
droit avec le droit coutumier sans établir la distinction. Cependant que doctrine de la coexistence pacifique.
les principes généraux ‘auraient qu’une portée générale et que de ce fait b)-La conception restrictive du contenu des principes généraux :
ils puisent leur origine le plus souvent dans le droit interne des Etats -les principes généraux ne devraient provenir que du système interne
plutôt que dans celui de la société internationale. des Etats, car il s’agit selon cette conception de transposer au plan
b)-La nécessité d’une approche fonctionnelle : international et de faire reconnaitre un patrimoine ou un fond
-On peut cependant convenir d’une approche fonctionnelle, pour savoir commun à tous les pays dits civilisés. Ce patrimoine commun
quel est le véritable rôle des principes généraux du droit. Ainsi les comprendrait un certain nombre de principes tel le principe du
principes généraux son t d’abord utiles au juge car ils vont permettre à respect de la parole donnée.
celui-ci de combler les lacunes du droit existent, celui-ci va en effet faire -De même qu’il s’agit de transposer certaines règles applicables en
appel chaque fois qu’il est nécessaire, en vue de faire progresser le droit matière de procédure.
volontariste qui régit les relations entre Etats.
B- La jurisprudence internationale :

Elle est formée par l’ensemble des décisions arbitrales. Pendant longtemps on a considéré la jurisprudence internationale ne pouvait avoir
qu’un effet relatif, mais avec l’évolution nous constatons que le juge tend de plus en plus à disposer d’un pourvoir normatif.

La conception favorable à l’effet relatif de la jurisprudence : La tendance à reconnaitre un pouvoir normatif :

Cette approche se fonde sur un certain nombre d’arguments Trois arguments militent en faveur de cette approche :
justifiant le fait que les décisions du juge n’ont d’effet a)-Le juge serait parfois créateur de règles du droit : lorsque le juge se
qu’entre les parties qui auraient sollicité cette décision : prononce sur sa propre compétence, il dicte de ce fait, une décision de
a)-Le caractère facultatif : le recours à la juridiction portée générale et non de portée relative. De même quant il arrive au
internationale, ou à l’arbitrage conserve tjr son caractère juge de dicter certaines décisions sous forme d’arrêt-règlement, il exerce
facultatif et dépend tjr du consentement des Etats. de ce fait un pouvoir normatif créateur de règle de droit.
b)-L’affirmation de ce caractère par le statut de la Cour : on b)-L’affirmation de ce caractère par le statut de la Cour : Ceci peut arriver
peut rappeler à ce titre les dispositions du Statut de la Cour quand les parties à un litige, par ex, vont demander, en l’absence de règle de
Internationale de Justice qui précise dans son article 56 que droit, au juge de statuer en équité. La solution adoptée par le juge pourrait
la décision de la Cour n’est obligatoire que pour les parties constituer un usage, qui deviendra le précédent qui sera à la base de la
au litige. formation d’une règle coutumière qui va compléter les lacunes du droit.

Certaines juridictions disposent d’un pouvoir normatif :

a)-Le cas de la Cour de l’Union Européenne : Ce rôle est dévolu à la Cour Européenne, car cette institution est dotée du caractère
Supranational d’une part, et parce que d’autre part, le rôle de cette Cour est de dire, créer et uniformiser le droit applicable par les
différentes institutions de l’Union Européenne.
b)-L’influence de la jurisprudence sur l’élaboration du droit : La jurisprudence internationale peut avoir une influence directe sur
l’élaboration de certaines règles de portée générale. Ce serait le cas, à titre d’exemple, lorsqu’il arrive que rapporteurs de la commission de
droit international s’y référent, en matière de codification du droit coutumier.

C- La doctrine :

La doctrine est un moyen auxiliaire de détermination de droit, celle-ci jouerait un double rôle : révéler le droit existant d’une part, et
influencer son élaboration d’autre part.

La fonction révélatrice du droit : L’influence directe sur l’Elaboration du droit :

a)-Elle constitue un support à la révélation du droit : ainsi a)-La participation directe des spécialistes : En effet, les spécialistes du
par son analyse critique, elle influence souvent l’élaboration droit régissant les R.I sont souvent appelés à participer directement à la
des règles de droit. Elle peut par ex fonder l’opinion d’un vie juridique extérieure de l’Etat. Il en est ainsi des conseillers des
juge quand celui-ci sera appel à dicter sa décision. gouvernements, des experts négociateurs...De ce fait, ils peuvent
b)-Elle peut en outre servir d’appui : appui pour confirmer orienter l’élaboration du droit.
ou infirmer une tendance qui dessine en matière de b)-Le rôle des associations internationales de juristes : Les experts ont
codification ou d’élaboration progressive du droit existant. aussi tendance à jouer un rôle important à travers les travaux informels
que mènent certaines associations internationales de juristes comme
l’institut de droit international, l’AMERI...

Les Actes des Organes des organisations internationales

Les différentes catégories d’actes adoptés par les organes

1. Le pouvoir de décision des organes de l’organisation 2. La nature de l’acte émanant des organes de l’organisation
Il faut considérer d’abord, que la volonté d’une organisation a- L’acte en tant que résolution : on doit considérer ensuite que
s’exprime à travers un pouvoir de décision : quelle soit la nature le pouvoir considéré, l’activité des organes des
a- Les actes relevant du pouvoir constituant : ce pouvoir va organisations internationales se traduit tjr par l’adoption d’un acte
permettre à l’organisation : d’agir en prenant des actes susceptibles appelé résolution.
d’engager une procédure de révision ou d’interprétation de la b- L’acte porte sur des domaines variés :
Chatre constitutive de l’organisation, il peut par ailleurs compléter -La résolution qui porte sur des domaines d’activité concerne par
le fonctionnement de l’organisation… conséquent une activité de préparation, d’exécution ou de liaison.
b- Les actes relevant du pouvoir règlementaire : les organisations -Elle peut revêtir en outres, l’aspect d’une décision, d’une
disposent d’un pouvoir règlementaire qui leur permet de : recommandation ou d’une déclaration.
-prendre des actes relatifs au droit interne de l’organisation en ce -La valeur juridique de ces différentes catégories d’actes est
qui concerne les différents organes, leur statut, leur mandat... cependant variable.
-prendre des actes relatifs aux buts et fonctions de l’organisation et
de les adresser aux Etats membres de celle-ci.
La valeur juridique des différentes catégories d’actes

1. Les actes-décision : 2. Les actes-recommandation :


Ils sont formés par l’ensemble de résolutions qui Il s’agit d’une catégorie de résolution n’ayant pas l’effet ou le caractère obligatoire
ont pour objectif la création d’une obligation d’un acte-décision.
juridique. a)-La force morale de l’acte-recommandation :
a)-Le caractère obligatoire de l’acte-décision : -pour certains auteurs, cette absence d’effet juridique de l’acte-recommandation,
cette catégorie de résolution est dotée de la force ne permet quand même pas d’ôter cette catégorie d’actes de toute force
ou du caractère obligatoire, et tend à exercer des contraignante.
effets de droit à l’égard du destinataire de l’acte. -Les actes-recommandation conserveraient une force morale, voir une autorité de
b)-La portée de l’acte : nature politique permettant de dicter au destinataire une ligne de conduite.
La création d’obligation juridique résultant d’un b)-Les recommandations contraignantes :
acte-décision peut avoir une portée générale ou un Pour d’autres auteurs, certains actes-recommandations peuvent revêtir comme
aspect particulier : l’acte-décision l’aspect d’une règle qui oblige, ce qui peut intervenir dans 2
-L’obligation juridique générale, ressemble à un situations :
acte législatif, qui aurait force de loi à l’égard de -Lorsque la recommandation revêt le caractère d’un support ou d’un complément
tous. d’une décision.
-L’obligation juridique particulière, elle permet de -Ou alors lorsque la recommandation va constituer le point de départ de la
créer des situations spéciales ou subjectives. formation des règles d’un droit nouveau.

3. la portée des déclarations de principes :


Les actes-recommandations portant déclaration de principes font souvent l’objet de controverse à l’occasion de leur adoption.
a)-La déclaration de principes serait un acte contraignant :
Ce genre d’acte émanant d’un organe d’organisation internationale, doit être pour avoir une portée contraignante et acquérir la force
obligatoire, matérialisé par un traité ou convention internationale.
b)-La déclaration de principes serait un moratoire :
Ce genre d’acte émanant d’un organe d’une organisation internationale ne fait que proclamer une ligne de conduite aux Etats, c’est donc une
sorte de moratoire, et il appartient à chaque Etat destinataire de voir comment ses organes vont percevoir l’effet et la force à donner à ce
genre d’acte.
c)-La déclaration de principes serait une coutume sauvage ou soft law : pour un courant moderniste, ce genre d’actes étant adoptés au
consensus, ou à l’unanimité, voire à une très forte majorité, ils exprimeraient de ce fait :
-Pour les uns : leur procédure d’adoption rappelle celle applicable à l’adoption de la loi en droit interne, un acte impersonnel et de portée
générale, de ce fait on peut qualifier la déclaration de soft law sorte de la loi molle ou droit doux.
-Pour d’autres, il serait préférable de parler dans ce cas de coutume sauvage car les déclarations de principes créeraient des précédents, qui
n’auraient pas besoin de répétition dans le temps.
Les procédés politiques de règlement des différends :

Les Modes non Pacifiques : « La solution par la Contrainte Armée »

1-Les diverses formes de contrainte :

1.1-Le recours à la guerre :

La Guerre Les effets de la guerre La fin de la guerre


C’est une forme implique une lutte armée entre 2 ou -La guerre produit des effets de droit La guerre prend fin par 2 moyens
plusieurs Etats indépendants avec la possibilité de entre les belligérants, par la rupture possibles :
recourir à toutes les armes autorisées par le droit. La des relations diplomatiques, la -Soit par l’accord des belligérants : c’t’d
guerre obéit à des conditions de forme et de fond : suspension des activités par l’armistice proclamant la cessation
-Au plan de la forme : elle suppose une déclaration de économiques, l’expulsion et des hostilités et préparant au traités de
guerre entre belligérants. Elle implique ensuite un détention des nationaux… paix qui vont fixer les conditions de
déploiement de la violence par l’intermédiaire de forces -Elle produit en outre des effets à rétablissement des relations amicales.
armées. Elle a pour but à savoir la destruction des forces l’égard des neutres dans la mesure -Soit par l’anéantissement de l’un des
de l’ennemi en vue de l’affaiblir. où le statut de neutralité comporte belligérants et sa disparition en tan
-Au plan du fond : la guerre implique le respect d’un des droits obligations. qu’un Etat, c’est la situation dite de la
certain nombre de règles ayant pour objet de forme le ‘’deballatio’’ ou ‘’ débacle ‘’, elle
droit de la guerre. Ce droit réglemente l’action de suppose la capitulation sans conditions
belligérants, en ce qui concerne les moyens de lutte, et de l’ennemi vaincu.
l’occupation du territoire ennemi…etc.

1.2-Les autres formes de contrainte : 1.3-L’action collective :


a- Les mesures de Représailles : elles se constituent a- L’intervention armée : elle peut intervenir dans deux situations :
dans les rapports entre Etats indépendants. L’objet dans -L’intervention armée peut être sollicitée, en cas d’insurrection ou guerre
ce cas consiste à répondre à un acte illicite par un autre civile, pour appuyer les autorités légales contre des rebelles.
acte illicite en vue d’obtenir un retour à la bonne -L’action collective peut en suite être le fait d’une action unilatérale justifiée
application du droit. C’est dans ce sens que les Etat vont par l’entité qui intervient contre les autorités légales pour des raisons
recourir à des moyens comme l’Embargo, le Blocus…etc. d’humanité.
b- Les mesures de Rétorsion : elles ont pour objectif de b-L’intervention collective : elle peut enfin revêtir la forme d’une immixtion
recourir à un usage rigoureux du droit en vue de par la force dans les affaires d’autrui, dans le but de maintenir ou de modifier
répondre à une violation de la règle de droit. Ces un Etat de chose donnée. L’intervention collective n’est en fait pas la guerre,
mesures ne constituent donc pas en elles même un cas elle est plutôt une opération de police internationale, que l’on peut rapprocher
de violation du droit. de l’action sociale organisée par le pacte de la SDN.

2-L’interdiction des mesures de Contrainte Armée :

2.1-Les dispositions du Pacte de la SDN 2.2-Les dispositions de 1.2-Les autres formes de contrainte :
certains traités
Le pacte de la SDN a tenté de réglementer les -Les accords de Locarno 1924 : ces La Charte qui condamne le recours à la force dans
cas de recours à l’usage de la force. accords constituent un les R.I, met la guerre hors la loi.
-Le Pacte interdit toute guerre de conquête : engagement à renoncer au recours -énoncé du principe de l‘interdiction : La charte
Les Etats membres se sont souvent prononcé à à la force et à résoudre les conflits dispose que les membres de l’organisation
ce sujet à l’occasion de crise parmi lesquelles, entre les Etats par des moyens s’abstiennent dans leurs relations de recourir à
l’affaire de Mandchourie, l’affaire de l’Ethiopie pacifiques. l’emploi de la force soit contre l’intégrité
ou celle de Finlande. -Le pacte Briand ‘’Kellog 1928’’ : territoriale ou l’indépendance politique de tt Etat,
-Le pacte interdit toute guerre à Moratoire : ce nouveau pacte consacre les soit de toute manière incompatible avec les buts
C’t’d serait déclenchée avant l’expiration d’un solutions adoptées par les accords des NU.
certain délai, dit Moratoire de guerre qui est de Locarno, son efficacité fut -Le pacte Briand ‘’Kellog 1928’’ : la Charte prévoit
d’une durée de 3 mois, surtout lorsque l’acte en cependant remise en cause et ça à certaines exceptions au principe de l’interdiction
question est consécutif ou tributaire d’une cause des nombreuses réserves qui dans a mesure où demeure licite, la légitime
décision du Conseil de la SDN. contribuèrent à le vider de tout défense individuelle ou collective en cas
-Le pacte interdit tout acte de guerre contre un son contenu. d’agression armée. Cette exception ne vaut que
Etat : qui n’observe pas la décision d’un tribunal jusqu’ce que le Conseil de Sécurité ait pu prendre
arbitral ou n’obéit pas à celle du conseil de la les mesures nécessaires. Il s’agit des mesures
SDN. collectives que celui-ci doit prendre en cas de
menace contre la paix, de rupture de la paix ou
d’un acte d’agression.
Les Modes Politique de Solution Pacifique :

1-Les procédés politiques de caractère Classique :

Ils vont faire appel aux moyens diplomatiques traditionnels qui relèvent des techniques de négociation. Ces procédés supposent
que l’Etat puisse agir seul en ayant recours à la négociation directe, ou qu’il puisse accepter l’intervention d’un tiers à travers les
Bons offices et la médiation.

1.1 Les Pourparlers et la négociation : 1.2 L’intervention d’un tiers :

Lorsqu’un différend vient à surgir, l’Etat procède tt -L’intervention d’un tiers est souvent souhaitable lorsque les démarches
d’abord par le recours aux moyens diplomatiques directes achoppent ou que les négociations soient bloquées. Celle-ci a pour
traditionnels, ce qui revient à dire qu’il va engager des objectif de faire en sorte que les parties à un différend puissent poursuivre les
négociations ou des pourparlers. négociations et trouver un terrain d’entente.
-Qui peut négocier : des démarches vont être entamées -Les Bons offices et la Médiation : sont deux moyens qui relèvent de ce
par les représentants à l’étranger. Elles seront renforcées procédé.
par l’action des services des affaires étrangères qui -Dans le cas des bons offices : le négociateur va jouer un rôle impersonnel, en
peuvent adresser des notes diplomatiques de proposant des bases de négociation. C’t’d qu’il est un simple intermédiaire
protestation. sans plus.
-Le recours parallèle aux Pressions : il n’est d’ailleurs pas -Par contre dans le cas de la Médiation : le tiers intervenant va suggérer les
rare que ces démarches soient assorties de pressions bases d’un accord. L’influence du tiers intervenant va donc dépendre le plus
morales ou de caractère économique lorsque les souvent de la qualité personnelle de l’agent ou des pressions politiques de
négociations sont bloquées. C’est à titre d’ex le cas entre l’Etat qu’il représente.
Iran et les Etats qui négocient avec lui le problème =>Le rôle de la volonté des Etats : dans les deux cas, il est nécessaire de tenir
nucléaire. Il arrive aussi quand les négociations compte de la volonté des Etats en cause, car si le recours à ce procédé
n’aboutissent pas que l’intervention d’un tiers soit demeure facultatif, il n’en reste pas moins que l‘acceptation des puissances
sollicitée. tierces appelées à offrir leurs bons offices ou leur médiation est tjr nécessaire.

2-Les procédés politiques de caractère Récent :

-Au sens large, Enquête et Conciliation sont 2 procédés ayant pour but de rapprocher et de mettre d’accord les parties au différend.
-Au sens Etroit, l’Enquête et la conciliation sont une méthode de règlementation des conflits consistant à les faire examiner par une
commission composée de personnalité ayant la confiance des Etats en présence en vue d’un arrangement.

2.1 L’Organe chargé de la 2.2 La procédure suivie 2.3 Les résultats de la procédure :
Conciliation et de l’Enquête: devant l’Organe :

-Il peut être un organe permanant ou La procédure suivie devant Les résultats de la procédure sont généralement différents de
occasionnel, composé le plus souvent rappelle quelque fois celle de la procédure arbitrale.
d’un nombre impair de personnalités l’arbitrage, dans la mesure a- L’établissement de rapports : les commissions d’enquête et
choisies à titre privé. peut se limiter à une enquête de conciliation auront le plus souvent à établir des rapports
-La compétence de l’organe et de la ou un rapport qui a pour but sans caractère obligatoire, les parties au différend peuvent de
procédure à suivre ont pour base la d’établir la réalité des faits manière exceptionnelle s’engager au préalable à en respecter
signature d’un accord entre les qui sont à l’origine d’un la teneur.
parties, ce qui permet de ménager les différend ou d’un litige. b- L’objectif du règlement : les actes rendus par les
susceptibilités que l’on peur commissions d’enquête ou de conciliation ont pour but de
rencontrer lorsque celles-ci sont dues régler un conflit d’intérêt et non de droit. De ce fait les
à l’influence du Médiation ou de l’Etat rapports établis par les commissions d’enquête et de
qu’il représente. conciliation, ont une portée facultative.

Les procédés juridictionnels de règlement des différends :

A- Le recours à l’arbitrage :

L’arbitrage est une institution qui procède d’une longue évolution qui a permis de préciser tant son organisation que ses résultats.

I)-L’origine et évolution de l’arbitrage :


1-L’arbitrage occasionnel et facultatif : 2-L’arbitrage Permanent et Obligatoire :

Bien qu’il soit d’origine ancienne, le recours à -Le caractère permanent : Celui-ci résulte dans le contexte de la CPA, d’une liste
l’arbitrage est à l’origine d’abord occasionnel, d’arbitres nommés par les Etats.
sous cet aspect le procédé était en outre -Cette formule permet donc aux Etats qui le souhaitent d’engager une procédure en
facultatif et non obligatoire. vue de désigner un organe arbitral de leur choix.
-L’origine de l’arbitrage : l’arbitrage était confié à -Cette formule est soumise quant à son organisation et à ses résultats aux
la naissance d’un litige, sur la base de l’accord dispositions de la dite convention.
des parties à un chef d’Etat. Ce système qui -Le caractère obligatoire : Aujourd’hui, la formule du recours à l’arbitrage
dominait à l’époque de l’Etat princier en fait un obligatoire figure en dehors de la CPA :
héritage des Médiations politiques exercées par -au plan universel, l’assemblée de la SDN adopte l’acte général d’arbitrage, qui
le Pape. institue sous certaines conditions le recours à l’arbitrage obligatoire. Au lendemain
-La formule des commissions mixtes : selon cette de 1945, l’assemblée générale des NU procède à la révision de cet acte.
formule, l’organe institué sur la base de l’accord -Au plan régional, l’évolution s’est poursuivie au niveau régional en faveur de
des parties, au moment de la naissance du l’adoption de conventions sur l’arbitrage obligatoire, de tels engagements sont
différend, devait être composé d’un ou 2 prévus notamment dans le Pacte Pan américain de Bogota, et plus tard dans la
membres de chaque nationalité auxquels devait convention européenne pour le règlement Pacifique des conflits adoptée par les
se joindre un sur arbitre pour départager. Etats membres du Conseil de l’Europe.

II)-L’organisation de l’arbitrage :

L’organisation de l’arbitrage se fonde généralement sur un Compromis, celui-ci a pour un rôle qui consiste à déterminer : la
nature du litige, ainsi que les règles de procédure à suivre.

1-La détermination du litige : 1-La détermination de la procédure :

Le compromis est un accord ou traité dans lequel les parties vont déterminer l’objet du C’est au compromis que revient la tache de
litige qui les oppose. Il a donc une grande importance dans la mesure en le signant. L’Etat déterminer la procédure à suivre pour le
va s’engager à considérer la sentence qui sera rendue comme obligatoire. déroulement de l’instance.
*L’engagement dans le temps : le compromis peut intervenir dès la naissance du litige ou -Le contenu du compromis : il peut être
avant celui-ci. Sur le plan historique, cette formule prévalait, c’est ce qu’on appelait plus ou moins développé, selon que les
l’arbitrage facultatif et occasionnel. La formule prend par la suite le sens d’un engagement parties décident de tous les détails
obligatoire lorsque les Etats vont s’engager d’avance à soumettre les différends qui les d’organisation de la procédure à suivre.
opposent à l’arbitrage. -La détermination de la compétence : il
*Les modes d’expression de l’engagement : s’agit de la compétence de l’arbitre ou de
-La clause compromissoire spéciale : elle est insérée dans un traité et vise aux différends l’organe arbitral. Par le jeu des réserves, les
qui pourront surgir à l’occasion de l’exécution de celui-ci. Etats parties ont pris l’habitude d’exclure
-La clause compromissoire générale : celle-ci peut figurer dans un traité de commerce ou deux catégories de différends de la
d’établissement et qui va s’étendre à toutes les catégories de différends entre les parties. compétence de l’organe arbitral, il s’agit
-La clause à un traité d’arbitrage obligatoire : celle-ci aura effet général dans la mesure où d’une part de tous ceux qui par leur nature
il est conclu à cet effet, tel par ex l’acte généra de l’arbitrage. relèvent d’un domaine faisant partie de la
*Le jeu des réserves : Les traités qui précédent ont pour tache de déclarer l’engagement compétence nationale e l’Etat, et d’autre
de l’Etat à se soumettre à l’arbitrage, et aussi de déterminer la nature des différends qui part de tous ceux qui pourraient surgir
seront soumis à l’arbitrage obligatoire. Il arrive cependant que l’Etat puisse par le jeu des avant la date d’établissement de la clause
réserves exclure certaines catégories de litiges de la compétence de l’arbitre. de juridiction obligatoire.

III)-Les resultats de l’arbitrage : « La sentence »

1-La décision de l’arbitrage et sa nature : 2-La portée de la sentence : 3-L’appel de la sentence arbitrale :

Quant à sa nature, la décision rendue est -La sentence est une décision judicaire Les motifs amenant au refus d’exécution
un jugement appelé sentence. rappelant les décisions rendues par les d’une sentence peuvent reposer sur
-Par ailleurs, on demande à l’arbitre de tribunaux et Cours de droit interne. certains éléments, parmi lesquels la thèse
statuer en droit. -Le principe de base est que la sentence de l’excès de pouvoir de l’arbitre à titre
-On peut demander des fois à l’organe arbitrale est à la fois définitive et d’ex la survenance d’un fait nouveau par
arbitral de statuer en droit et en équité, ce exécutoire. rapport aux données initiales. Ces éléments
qui lui permet de tempérer l’application du -En réalité, l’exécution de la sentence vont donc permettre d’engager une
droit, en vue d’aboutir un règlement dépend en fait de la bonne volonté des procédure d’appel oud de révision de la
d’intérêt. parties, et de leur bonne foi. Il arrive sentence.
-L’arbitre peut enfin se faire confier le rôle souvent que l’une des parties au différend
d’amiable compositeur, ce qui signifie qu’il invoque un vice de sentence pour en
aura à établir une sorte de transaction. refuser l’exécution.
A- Le recours à La justice internationale :

La justice internationale est un moyen qui fait appel à une juridiction institutionnelle préconstituée.

I)-La cour internationale de justice :

1-L’Organisation de La Cour : 2-Le fonctionnement de La Cour :

La cour internationale est considérée comme l’organe judiciaire Le fonctionnement de la Cour est déterminé par un statut et le
principal des NU, ses règles d’organisation et de fonctionnement règlement intérieur qui tendent à assurer l’indépendance de l’organe
sont déterminées conjointement par la Charte de l’ONU. juridictionnel.
-La composition de la Cour : la cour est composée de 15 -Les parties au litige : C’est le statu qui règle de manière définitive le
Magistrats indépendant, élus selon une procédure complexe par problème des parties habilitées à agir devant la cour en vue de régler
le Conseil de Sécurité et l’assemblée générale des NU, pour une un différend. Selon l’article 34 du statut : seuls les Etats ont qualité
durée de 9ans. pour se présenter devant la Cour.
-Le statut des juges de la Cour : Les magistrats sont considérés -La saisine de la Cour : La saisine de la cour va aussi dépendre de la
comme des fonctionnaires internationaux et ils jouissent à ce qualité d’Etat. Ainsi, la Cour est d’abord ouverte aux Etats membres
titre de privilèges et immunités diplomatiques, ce qui assure leur des NU, parce qu’ils sont parties au statut de la Cour. Mais il
indépendance durant l’exercice de leurs fonctions. Par ailleurs appartient à l’assemblée et au Conseil de Sécurité de déterminer
l’institution du juge ad-hoc constitue l’originalité du système dans quelles conditions des Etats non membres de l’organisation
d’organisation de cette cour. pourraient être habilités à la saisir pour régler le différend.

II)-La compétence de La Cour internationale de justice :

1-La compétence contentieuse : 1-La compétence consultative de la


Cour :
Il s’agit pour la Cour de trancher de litiges entre Etats par un jugement obligatoire, ce qui
suppose le consentement préalable des parties au conflit. C’est un mécanisme qui permet à la Cour
-Le principe d’expression du consentement : il s’agit d’un accord qui se distingue de d’assister l’organisation des NU dans les
l’arbitrage par sa simplicité, car il n’appartient aux parties, ni de régler le problème de
litiges à aspect juridique qui les concernent.
l’organe, ni fixer le droit applicable. L’accord se borne donc à indiquer le litige et formuler -L’avis consultatif peut être rendu dans
la question soumise à la Cour, il peut être donné de différentes manières : diverses hypothèses : L’assemblée générale
-Les modes d’expression du consentement : des NU a sollicité l’avis dans diverses
-soit en vertu d’une clause particulière de juridiction obligatoire qui figure dans un traité situations qui concernent :
pour les différends qui le concernent. -Les problèmes de l’admission d’un nouveau
-soit en vertu d’une clause générale de juridiction obligatoire figurant dans les traités membre à l’organisation.
relatifs au règlement pacifique des différends.
-Les problèmes financiers de l’organisation,
-le consentement peut en outre être donné par la voie de la déclaration facultative de ceux relatifs à des dépenses extraordinaires.
juridiction obligatoire, il s’agit dans ce sens de répondre aux dispositions qui permet aux -Des problèmes relatifs au statut d’un
Etats de s’engager par un acte unilatéral et d’accepter à l’avance la juridiction de la Cour territoire.
pour certains litiges.
-Des questions d’interprétation de certaines
-Les réserves à la compétence de la Cour : elles peuvent porter sur plusieurs points : résolutions de l’assemblée générale, quant
-Elles peuvent concerner la date du litige en ce sens que les Etats ne s’engageront que aux problèmes de décolonisation.
pour les litiges futurs, sont donc exclus les litiges antérieurs à la date de la déclaration.
-Elles peuvent concerner l’objet des différends, en ce sens que seront exclus de la
compétence de la Cour, ceux qui relèvent de la compétence nationale de l’Etat.

III)-La Décision de La Cour internationale de justice :

Les décisions de la Cour vont intervenir au terme de l’instance, dans ce sens la Cour rendre des Arrêts ou des Avis Consultatif.

1-Le déroulement de l’instance : 2-Les décisions Proprement dites :

-L’instance : elle rappelle celle de droit interne. Dans la Les décisions proprement dites sont prises à la majorité les
mesure où procédure écrite et procédure orale vont alterner. juges pouvant exprimer des opinions individuelles et des
Mais le déroulement de l’instance proprement dite va se faire opinions dissidentes. La Cour peut ainsi rendre des Arrêts ou
en deux étapes : des Avis.
-Les étapes de l’instance : -Les Arrêts : ils sont pris au terme d’une procédure
ère
-La 1 est celle où les parties auront à soulever les contentieuse. Ils ont force obligatoire et une valeur définitive.
exceptions préliminaires. Ce qui permet aux parties de -Les Avis : ils sont rendus en matière consultative et n’ont pas
débattre de l’interprétation des réserves et de la compétence comme c’est le cas pour l’Arrêt. L’autorité contraignante de
de la Cour. l’Avis réside cependant dans le fait qu’il conserve son
-La seconde est celle où la Cour va délibérer et décider quant caractère de consultation.
au fond en vue de trancher l’affaire définitivement.