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FORMATION

« La Fonction Métrologie »

Alger, 10 - 12 juillet 2011

Formateur: SETAFF Mohammed

La bonne pratique de la
métrologie

Sommaire

1. Métrologie légale
2. Système SI, étalons et raccordement.
3. Étalonnage et vérification
4. Contenu d'un certificat d'étalonnage.
5. Instrument de mesure
6. Grandeurs d’influence
7. Erreurs et incertitude
8. Conditions d’acceptation
9. Exploitation des documents de métrologie.
10. Étude de cas pratique d’étalonnage et de vérification
11. Exercices d’application

1
Qu’est ce que la métrologie ?

" La métrologie est la science de la


mesure associée à une
évaluation de son incertitude".
 La métrologie est l'ensemble
des techniques permettant
d'effectuer une mesure et
d'exprimer la qualité de cette
mesure.

Introduction

Type de métrologie:

• Métrologie scientifique
• Métrologie légale
• Métrologie industrielle

Métrologie Légale

2
Définition de la métrologie légale

La métrologie légale est


l’activité par laquelle l’Etat
décide d’intervenir par voie
réglementaire sur certaines
catégories d’instruments de
mesure (ceux utilisés pour les
transactions commerciales) ou
certaines opérations de mesure
(santé, sécurité, protection de
l’environnement).

La métrologie légale
concerne:

• les mesures destinées


au commerce,
• les mesures concernant
la santé et la sécurité,
• la protection de
l'environnement,
• les mesures aux fins de
l'application de la
législation

Aperçu Historique

• Signature de la Convention du
Mètre à Paris (17 pays)
1875
• But: assurer l‘accord
international et améliorer le
système métrique

• Système International des


1960 Unités (SI)
• SI: Étape importante pour la
réduction des obstacles au
commerce et vers un système
global de mesure

3
Système International de Métrologie
L a C o n v e n tio n D u M è tr e (1 8 7 5 )

C o n fé r e n c e G é n é r a le d e s P o id s e t M e s u r e s ( C G P M )

N i v e a u D i p lo m a t iq u e
N iv e a u T e c h n i q u e

O r g a n is m e s C IP M B IP M
I n t e r n a t i o n a u x e t r é g io n a u x

C o m it é s C o n s u l t a t if s
- L 'é le c tr ic ité e t m a g n é tis m e
- P h o t o m é t r i e e t r a d io m é t r i e
- T h e r m o m é tr ie
- lo n g u e u r
- te m p s e t fr é q u e n c e
- R a yo n n e m e n ts io n is a n ts
- u n ité s
- q u a n t i t é s d e m a s s e e t r e l a t iv e s
- q u a n tité d e s u b s t a n c e
- a c o u s tiq u e , v ib r a tio n s e t u ltr a s o n s

In s t i t u t s N a t i o n a u x D e M é t r o lo g i e

L'Organisation Internationale de
Métrologie Légale

• Instituée par un traité


intergouvernemental
signé en 1955 par 24 pays

• Compte actuellement 59
États Membres et 50
Membres correspondants.

LES ÉTATS MEMBRES DE l'OIML

Albanie Cuba Indonésie Maroc Slovénie

Algérie Chypre Iran Pays-Bas Afrique du Sud

Australie Rép. Irlande Nouvelle-Zélande Espagne


tchèque
Autriche Danemark Israël Norvège Sri Lanka

Bélarus Égypte Italie Pakistan Suède

Belgique Éthiopie Japon Pologne Suisse

Brésil Finlande Kazakhstan Portugal Tanzanie

Bulgarie France Kenya Roumanie Tunisie

Cameroun Allemagne Corée, Fédération de Royaume-Uni


R.P.D. Russie
Canada Grèce Corée, Rép. Arabie saoudite États-Unis
de
Chine Hongrie Ex-Rép. Serbie-et- Viet Nam
youg. de Monténégro
Macédoine
Croatie Inde Monaco Slovaquie 59 ÉTATS

4
LES MEMBRES CORRESPONDANTS DE L'OIML

Argentine Comores Koweït Moldova Rwanda

Bahreïn Costa Rica Lettonie Mongolie Seychelles

Bangladesh Estonie Libye Mozambique Singapour

Barbade Fidji Lituanie Népal Syrie

Bénin Gabon Luxembourg Nicaragua Thaïlande

Bosnie- Ghana Madagascar Oman Trinité-et-


Herzégovine Tobago
Botswana Guatemala Malaisie Panama Turquie

Burkina Faso Hong Kong Malte Papouasie- Ukraine


Nouvelle-
Guinée
Cambodge Islande Mauritanie Paraguay Uruguay

Taipei chinois Jordanie Mexique Pérou Ouzbékistan

50 ÉTATS

Objectifs de l'OIML

Assurer

 Échange d'informations sur la


législation et la réglementation

 Échange de données
d'expérience sur les
OBJECTI
technologies
F :

 Promouvoir la cohérence avec


la métrologie scientifique,
l'accréditation, la normalisation
et la certification.

Objectifs de l'OIML

 Eliminer les obstacles au


commerce grâce à la
métrologie légale

 Harmoniser la législation et la
réglementation relatives aux
mesurages et instruments de
mesure
 Assurer la reconnaissance
mutuelle des résultats des
mesurages d'évaluation de la
conformité

5
Objectifs de l'OIML

 Assurer la promotion et
le développement de la
métrologie légale

 Sensibiliser les
responsables à la
nécessité de la
métrologie légale;

Conférence internationale de métrologie légale

La Conférence se réunit tous


les quatre ans:
 Elle définit la politique
générale
 Elle établit le budget
 Elle favorise l'application des
directives OIML sur le plan
national

Comité international de métrologie légale


(CIML)

Le CIML, Comité directeur de


l'OIML, est composé de
représentants désignés par
les États Membres.

Le CIML se réunit tous les ans


pour suivre les progrès
techniques de l'Organisation
et son fonctionnement
administratif.

6
Bureau international de métrologie légale
(BIML)

Le Bureau international de
métrologie légale est le
Secrétariat et le siège de
l'OIML, assurant à la fois le
suivi journalier des activités
et la planification des
actions à plus long terme.

Bureau international de métrologie légale


(BIML)

 L'édition des publications


OIML (Recommandations,
Documents, Vocabulaires,
Bulletin trimestriel et
maintenance du site Web)
constitue un aspect
important du travail du
BIML.

Comités techniques et Sous-Comités

Composition:
 Représentants des États
Membres
 Observateurs d'organisations
de normalisation et
d'organisations techniques
 Associations de producteurs
 Organismes régionaux de
contrôle

7
Conseil de développement de l'OIML

Composé de représentants de
pays industrialisés et de pays
en développement, le Conseil
coordonne les activités en vue
d'aider les pays en
développement:

 Infrastructures métrologiques
 Formations
 Laboratoires
 Équipements

SYSTÈME DE CERTIFICATS OIML POUR LES


INSTRUMENTS DE MESURE

Le Système de certificats OIML


pour les instruments de mesure a
été établi en 1991 pour faciliter les
procédures administratives et
réduire les frais associés à celles-ci
dans les domaines du commerce
international des instruments de
mesure soumis à des exigences
légales. Il fonctionne sur une base
volontaire.

Certificats OIML

Le Système donne la possibilité pour


un fabricant d'obtenir un Certificat
OIML et un Rapport d'essai indiquant
qu'un type (modèle) donné
d'instrument satisfait aux exigences
des Recommandations internationales
OIML concernées.
Les Certificats OIML sont délivrés par
les États Membres de l'OIML et
enregistrés par le BIML.

8
Certificats OIML émis

1 238 Certificats OIML


avaient été émis au 17 juin
2004

Note: Les frais d'enregistrement


d'un Certificat OIML sont aux
alentours de 50 EUR.

BIPM
BUREAU INTERNATIONAL DES POIDS ET
MESURES

 assurer l'uniformité
mondiale des mesures et
leur traçabilité au Système
international d'unités (SI).

BIPM
BUREAU INTERNATIONAL DES POIDS ET
MESURES

 Effectue des recherches liées


à la métrologie.
 Organise ou participe à des
comparaisons internationales
d'étalons nationaux de mesure
 Effectue des étalonnages
pour les États membres

9
Organisations Régionales de Métrologie
(ORM)

COOMET NORAMET
EURAMET
APMP SIM CARIMET
AFRIMETS
SOAMET CAMET
EACMET
ANDIMET
SADCMET
SURAMET

AFRIMETS

• Un organisme africain de
métrologie «AFRIMETS»a
été créé en juillet 2007.

AFRIMETS

• AFRIMETS vise au progrès global


de la Métrologie en Afrique et
des activités y afférentes afin de
faciliter le commerce intra-
africain et international, et de
promouvoir la contribution de
l’Afrique et sa participation aux
organisations et aux instances
internationales dans le domaine
de la métrologie.

10
AFRIMETS

• Les membres principaux


d’AFRIMETS sont les
organisations sous-
régionales de métrologie
en Afrique.

MAGMET

La coopération entre les 4


pays du MAGHREB
(Mauritanie, Tunisie, Algérie
et Maroc) en matière de
métrologie a permis la
création d’un Organisme
Maghrébin de Métrologie
« MAGMET ».

MAGMET

GLOBAL
(METRE CONVENTION)
AFRICA EUROPE AMERICAS ASIA-PACIFIC
(AFRIMETS) (EUROMET) (SIM) (APMP)
MAGHREB EU NAFTA ASEAN
(MAGMET) (EURAMET) (NORAMET)

EAC MERCOSUR
(EASC)
EFTA SAPTA
(SURAMET)

CARICOM
ECOWAS SPARTECA
(CARIMET)

SADC CAN
MSG
(SADCMET) (ANDIMET)

UEMOA CACM
(SOAMET) (CAMET)

COMESA

11
MAGMET

1.Favoriser l’échange
d’expériences et l’harmonisation
des méthodes dans le domaine de
la métrologie.
2. Développer la métrologie et son
activité à l’échelle régionale et
veiller à en faire une référence
durable.

MAGMET

3. Cordonner pour la mise en


place dans chaque pays les
chaînes nationales d’étalonnage.
4. Encourager la coopération dans
l'élaboration des normes et des
méthodes nationales de mesure.

MAGMET

5. Participer aux actions d’animation


nationale, régionale et
internationale et développer la
coopération à l’échelle
internationale avec les organismes
similaires.
6. Organiser et réaliser des
intercomparaisons à l’échelle
régionale et participer aux
intercomparaisons internationales.

12
MAGMET

7. Optimiser l'utilisation des


ressources et des services.
8. Améliorer les équipements
de mesure et les rendre
accessibles à tous les
membres.

MAGMET

9. Représenter les pays


membres dans les
organisations et les
instances internationales en
la matière.

MAGMET

 MAGMET est dirigée par un


comité directeur composé en
plus du président de 5
membres représentants élus
pour 3 ans.
 Les activités de MAGMET
sont administrées par un
comité exécutif élu pour 3
ans

13
Activité des services de métrologie
légale

Activité des services de métrologie légale

 élaboration de la
réglementation régissant les
instruments de mesure
réglementés.
 Élaboration des procédures
de contrôle relatives aux
catégories d'instruments
réglementés.

Activité des services de métrologie légale

 conseiller et assister
l'entreprise sur le choix des
moyens de mesure adaptés à
ses besoins,
 Conseiller sur les méthodes
d'étalonnage de ces moyens
de mesure et leur planification
 Mettre à la disposition de
l’entreprise l'information
nécessaire sur les moyens
d'étalonnage de ces derniers.

14
Activité des services de métrologie
légale

 Essais techniques sur les


instruments de mesure
nouvellement fabriqués ou
importés en vue de leur
approbation ou de leur mise
en conformité ainsi que des
opérations de jaugeage des
récipients mesures fixes et
mobiles

Activité des services de métrologie


légale

Contrôle des instruments de


mesure lors de:

• leur conception, par


l'approbation de modèle,
• leur fabrication, réparation,
installation et importation par
la vérification première,
• leur utilisation par la
vérification périodique

La métrologie technique ou industrielle

15
Pourquoi la mesure ?

 La mesure est l’acte


fondamentale de la qualité.
 Sans la mesure la qualité sera
erronée.
 La plupart des normes de
certification insistent sur Le
besoin d’étalonnage et de
vérification des équipements de
mesure de contrôle et d’essais
 Norme ISO 9001 version 2000,
ISO 17025, ISO 14001, HACCP,
BPF, . . .

Comment respecter les exigences


des normes relatives à la métrologie ?

 En étalonnant les
équipements critiques
 En vérifiant périodiquement
les équipements critiques
 En démontrant le respect de
la traçabilité au système SI
lors des étalonnages.

L’amélioration continue

 Élaborer à
partir du
Planifier Faire
concept Plan
de la roue Do

‘Deming’ Act
Agir Vérifier
Check

16
LE SYSTEME INTERNATIONAL D’UNITES

 est rendu international par le


traité dit « convention du mètre ».

 trouve son origine dans le


système MKSA (Mètre, Kilogramme,
Seconde , Ampère). C’est l’extension
de ce dernier système qui a donné
naissance au Système International
d'unités.

LE SYSTEME INTERNATIONAL D’UNITES

 comprend actuellement sept unités


fondamentales :
 Le mètre (m) pour les longueurs,
 Le Kilogramme (Kg) pour les masses,
 La seconde (s) pour les durées (temps),
 L’ampère (A) pour l’intensité électrique,
 Le Kelvin (K) pour la température
thermodynamique,
 Le candela (cd) pour l’intensité
lumineuse,
 La mole (mol) pour la quantité de
matière.

LE SYSTEME INTERNATIONAL D’UNITES

 comporte en outre

 un grand nombre d’unités dérivées (Watt,


Volt, Vitesse,…)

 des unités supplémentaires (Radian,


Stéradian…)

 aux quelles s’ajoutent leurs multiples ( ex :


1Km =1000m…)

 et sous multiples formés au moyen de


facteurs décimaux (ex : 1cm = 0,01m…).

17
Étalons

Les unités de mesures sont représentées


par des étalons. Les étalons peuvent être
 un objet inaltérable, comme la masse
étalon, cale étalon, . . . ;
 un phénomène physique, comme
l'étalon seconde, l'étalon mètre, l'étalon
intensité du courant électrique ;
 une réaction chimique, comme
l'électrode normale à hydrogène ou
l'électrode au calomel saturée en KCl
utilisée en électrochimie.

Étalons

•Poids et Masse : Une série de poids de 1


mg à 1 kg pour l'étalonnage des balances.

Série de tamis : Série de tamis conformes


à la norme NFP 11-504 pour l'étalonnage
des tamis.

Étalons

banc de référence primaire de pH-


métrie

•Pression : Trois capteurs de


pressions de 10, 50 et 200 bars
pour l'étalonnage des manomètres.

18
Étalons

Force : Un étalon de force


SENSY de 1500 KN pour
l'étalonnage des presse à béton.

Température : Un étalon de
température à bain LAUDA pour
l'étalonnage des thermomètres.

Étalons

 Étalon international
 Étalon national
 Étalon primaire
 Étalon secondaire
 Étalon de référence
 Étalon de transfert
 Étalon de travail

Étalons

 Classe d’un étalon : Classe qui


satisfait à certaines exigences
métrologiques destinée à conserver
les erreurs dans des limites
Classe E2 spécifiées.

Une classe est habituellement


indiquée par un nombre ou symbole
adopté par convention dénommé
indice de mesure.
Classe M2

19
Étalons

Le Kilogramme étalon

Le kilogramme est la masse


d'un cylindre en platine iridié (90
% Pt, 10 % Ir) de 39 mm de
diamètre et 39 mm de haut
déclaré unité SI de masse
depuis 1889 par le Bureau
international des poids et
mesures.

Étalons

Le kilogramme est la seule unité du


Système international qui soit toujours
représentée par un étalon matériel.
Celui-ci est conservé sous trois cloches
de verre scellées et n'est sorti que pour
réaliser des étalonnages (opération qui
n'a eu lieu que trois fois depuis sa
création). Malgré ces précautions, la
masse du prototype a déjà varié de
quelques microgrammes.

Étalons

 Classe des masses étalons de 1 g


 Classe E1 : ± 0,010 mg
 Classe E2 : ± 0,030 mg
 Classe F1 : ± 0,10 mg
 Classe F2 : ± 0,3 mg
 Classe M1 : ± 1,0 mg
 Classe M2 : ±3 mg
 Classe M3 : ± 10 mg

20
Étalons

 Classe des masses étalons de 1 Kg :

 Classe E1 : ± 0,5 mg
 Classe E2 : ± 1,5 mg
 Classe F1 : ± 5 mg
 Classe F2 : ± 15 mg
 Classe M1 : ± 50 mg
 Classe M2 : ± 150 mg
 Classe M3 : ± 500 mg

Étalons
La seconde étalon
 Une horloge atomique est une
horloge qui utilise une des
caractéristiques physiques des
atomes. Ces horloges calculent le
temps de référence à partir de la
fréquence du rayonnement
électromagnétique émis par le
passage d'un électron d'une couche
à une autre.

Étalons

Le mètre étalon

 Le mètre est défini comme la


distance parcourue par la lumière en
1/299792458ème de seconde

21
Étalons

 La barre de platine iridium


utilisée comme prototype du
mètre de 1889 à 1960

Le mètre étalon  le mètre, devait être la dix-


millionième partie de la longueur
du quart du méridien entre le
pôle nord et l'équateur

Étalons
 cales étalons :

Étalons

 Classe des cales étalons :

 K : cale de haute précision


 00 : étalon primaire pour étalonnage
d'autres cales étalon (en entreprise)
 0 : travaux précis de laboratoire
 1 : réglage précis pour travaux de
mesure sur marbre ou étalon de transfert
 2 : réglages précis en atelier
 3 : vérification et réglage de machine

22
Le Kelvin étalon

Le kelvin (symbole K, du nom de Lord


Kelvin) est l'unité SI de température
thermodynamique. Par convention, les
noms d'unité sont des noms communs
et s'écrivent en minuscule (« kelvin » et
non « Kelvin »).

Étalons

Le kelvin est la fraction


1/273,16 de la température
thermodynamique du point
triple de l'eau. La
température de 0 K est
égale à -273,15°C et
correspond au zéro absolu
(le point triple de l'eau est
à +0,01°C).

La mole étalon

La mole (symbole : mol) correspond à


la quantité de matière d'un système
contenant autant de particules
individuelles qu'il y a d'atomes dans
0,012 kilogramme de carbone 12C. Ce
nombre de particules, appelé nombre
d'Avogadro, est de l'ordre de 6,023 ×
1023.

23
L’ampère étalon

L'ampère est l'intensité d'un courant


constant qui, maintenu dans deux
conducteurs parallèles, rectilignes, de
longueur infinie, de section circulaire
négligeable et placés à une distance de
un mètre l'un de l'autre dans le vide
produirait entre ces conducteurs une
force égale à 2.10-7 newton par mètre de
longueur.

La candèla étalon

La candéla est l'intensité


lumineuse, dans une direction
donnée, d'une source qui émet un
rayonnement monochromatique
de fréquence 540.1012 hertz et
dont l'intensité énergétique dans
cette direction est de 1/683 watt
par stéradian.

Traçabilité

Propriété d’un résultat


« étalons primaires »
de mesure consistant à
pouvoir le relier à des
étalons appropriés,
« étalons secondaires »
généralement
internationaux ou
nationaux, par
l’intermédiaire d’une
« étalons de référence »
chaîne ininterrompue de
comparaisons.
« étalons de travail »

24
Chaîne d’étalonnage dans l’entreprise

Chaînes d’étalonnage
Étalon de référence nationales
de l’entreprise
Maillons de la chaîne d’étalonnage

3 2
2 1

2
1 1
dans l’entreprise

1 : Moyens de Mesure

1 2 : Étalon de travail
3 : Étalon de transfert

Chaîne
Chaîne nationale
nationale d’étalonnage
d’étalonnage BNM-COFRAC
BNM-COFRAC

LNM
Etalons
nationaux
Transfert Laboratoires
ISO/CEI 17025 aux utilisateurs associés au BNM

Laboratoires secondaires
ISO/CEI 17025 accrédités

Laboratoires étalonnages
accrédités

Mesures industrielles

Structure d’une chaîne d’étalonnage

Conservation et amélioration
des étalons

Laboratoires associés

Diffusion de la métrologie
Services de métrologie
habilités (SMH)

Mesures et contrôles Entreprises industrielles


ou laboratoires raccordés

25
Chaîne d’étalonnage
National Etalon national
Etalon national COÛTS

Etalon de laboratoire
secondaire

Laboratoire
de métrologie Etalon de référence

Service Etalon de
Entreprise Usine référence

Etalonde
Etalon de travail
travail

Equipement de
mesure

Résultat
Résultat de
de mesure
INCERTITUDES mesure

Étalonnage et vérification

• Étalonnage : Ensemble des opérations


établissant, dans des conditions
spécifiées, la relation entre les valeurs
indiquées par un appareil de mesure ou
un système de mesure ou les valeurs
représentées par une mesure
matérialisée, et les valeurs connues
correspondantes d’une grandeur
mesurée par un étalon de référence.

Étalonnage par comparaison

Mesure de l ’étalon Mesure de


l ’instrument à étalonner

Incertitudes liées Incertitudes liées


À l ’instrument étalon, À l ’instrument à étalonner

Milieu de comparaison

Incertitudes liées
au milieu de comparaison

26
Volts
240

230
V aleurs m esurées

220

210

200
200 210 220 230 240 250
Volts
Valeurs conventionnellement vraies

Certificat d’étalonnage
Que doit-il comporter ?

 L’intitulé “ certificat d’étalonnage ”


 L’identification de l’entité chargée de l’étalonnage
 le n° d'identification du document
 la date d'émission
 le nombre de pages du document et de ses annexes
 l'identification du moyen de mesure étalonné : désignation, type, constructeur, numéro
de série
 l'identification du demandeur du certificat (nom, adresse, etc...)
 les nom, titre et signature du responsable de l'entité chargé de l'étalonnage
 les mentions :
“ La reproduction de ce certificat n’est autorisée que sous la forme d’un fac-similé
photographique intégral . ”
“ Ce certificat est conforme au fascicule de documentation X 07-012 ”
 les informations techniques : méthodes, équipements de mesure, conditions de mesure,
résultats de mesure, incertitudes, date et lieu d ’étalonnage.

ETALONNAGE
Moyen de mesure à ETALON
étalonner
Comparaison
technique

Rédaction du document
d’étalonnage

Renseignement de la
fiche de vie

Repérage d’étalonnage

Remise en service pour la


périodicité fixée

27
Étalonnage et vérification

Vérification :

Opération permettant de s'assurer


que les écarts entre les valeurs
indiquées par un appareil de
mesure, et les valeurs connues
correspondantes d'une grandeur
mesurée, sont tous inférieurs aux
erreurs maximales tolérées

Volts

240

230
Valeurs mesurées

220

210

200 Volts
200 210 220 230 240 250
Valeurs conventionnellement vraies

Constat de vérification
Que doit-il comporter ?

 L’intitulé “ constat de vérification ”


 L’identification de l’entité chargée de la vérification
 le n° d'identification du document
 la date de vérification
 l'identification du moyen de mesure étalonné : désignation, type,
constructeur, numéro de série
 l'identification du demandeur du constat (nom, adresse, etc...)
 le nombre de pages du document et de ses annexes
 les nom, titre et signature du responsable de l'entité chargé de la
vérification

28
Constat de vérification
Que doit-il comporter ? (suite)

les mentions :
 “ La reproduction de ce constat n’est autorisée que sous la forme d’un fac-similé
photographique intégral. ”
 “ Ce document ne peut être utilisé en lieu et place d’un certificat d’étalonnage. ”
 “ Ce document est réalisé suivant les recommandations du fascicule de
documentation X 07-011 définissant le constat de vérification. Il peut être utilisé
pour démontrer le raccordement du moyen de mesure aux étalons nationaux ou
internationaux, sous réserve qu’il réponde aux recommandations du fascicule
de documentation X 07-015. ”
 la référence de la procédure utilisée
 les informations techniques : méthodes de mesure, moyens de vérification,
conditions de mesure, les résultats de mesure (éventuellement), les incertitudes ou
référence à un document donnant ces incertitudes.
 le jugement : l’entité chargée de la vérification porte un jugement compte tenu des
limites d’erreur tolérées et des conditions d’acceptation.

Étalonnage et vérification

• Calibrage : Positionnement matériel

des repères d’un appareil de mesure

en fonction des valeurs

correspondantes à la grandeur

mesurée.

•Ne pas confondre calibrage et

étalonnage.

Étalonnage ou vérification de
l’équipement?

Comparaison de Oui
l’équipement avec un
étalon de référence?

Non
Vérification par Vérifier la Besoin de correction des
rapport à une résultats de mesures
Conformité
référence

Constat de Constat de Certificat


d’étalonnage
Vérification Vérification

29
VÉRIFICATION MÉTROLOGIQUE

ETALON
Moyen de mesure à Comparaison
vérifier technique
Limites
d’erreurs
Comparaison aux limites tolérées
d’erreurs tolérées

NON CONFORME CONFORME

Ajustage Déclassement
Rédaction du Constat de
Réforme Vérification
Réparation
Renseignement de la
fiche de vie
Remise en service pour la
périodicité fixée (à part Repérage de vérification
Réforme)

ETALONNER ?
LOGIGRAMME DE DECISION

La VERIFICATION

La vé
vérification pé
périodique :
C'est l'ensemble des opérations qui ont pour but de vérifier, suivant
une périodicité définie, que les caractéristiques métrologiques d'un
moyen de contrôle de mesure en service satisfont aux spécifications
qui définissent son aptitude à l'emploi.
- Dans des conditions d’étalonnage requises,
- Avec une incertitude de mesurage estimée,
-De consigner la nature et les résultats de chaque intervention sur
les fiches de vie ou procès verbal de vérification (constat de
vérification).

30
Périodicités

la périodicité de vérification est


6 mois fonction :
pour un • De la criticité de la mesure
pesage,
• Des conditions et fréquences
1 mois
pour un pH d'utilisation de la chaîne de
mesure
• De la technologie de l’équipement
• De son historique
• De l'exactitude requise sur la
mesure

La VERIFICATION

La p
péériodicité
riodicité de vé
vérification :

l’entreprise peut utiliser les outils d’aide


à la détermination des périodicités :
AFNOR FDX 07-014 “Détermination
optimisée des intervalles de
confirmation métrologique” ou guide
Opperet “Optimisation des périodicités
d’étalonnage”.

La VERIFICATION

SYNOPTIQUE de DECISION

31
Le processus de mesure
demande de résultats de
mesure mesure

expression Méthode Matière Milieu exploitation


du besoin des
résultats

Moyen Main d'oeuvre


processus processus de mesure processus aval
amont

L’instrument de mesure

Il est caractérisé par

 Son étendue
 sa résolution
 son temps de réponse,
 son exactitude,
 sa sensibilité.

L’instrument de mesure

Étendue de mesure (Range)

Intervalle entre deux mesures


extrêmes appelées:
 portée minimale
Ex: -10 °C
 portée maximale
Ex: 60 °C

La précision de l’instrument
(en %) est calculée par rapport
à la portée maximale.

32
L’instrument de mesure

Résolution

La plus petite différence d’un


dispositif afficheur qui peut être
perçue d’une manière
significative

L’instrument de mesure

temps de réponse

 Pour un phénomène indépendant


du temps, le temps de réponse n’est
pas important.

 Pour un phénomène qui varie dans


le temps, il faut s’assurer que le
temps de réponse de l’appareil est
nettement plus petit que l’échelle de
variation temporelle de la grandeur à
mesurer

L’instrument de mesure

Exactitude

justesse : pas d’erreurs


systématiques

 fidélité : répétabilité des


indications de l’appareil

33
L’instrument de mesure

Sensibilité
 Dans la mesure du possible, il
faut faire fonctionner un appareil
là où sa sensibilité est maximale,
c’est-à-dire dans un domaine où
une faible variation de la
grandeur à mesurer produit une
variation observable de
l’indication de l’appareil.

L’instrument de mesure

Sensibilité

Il faut distinguer sensibilité et


justesse. Un appareil peut être
sensible sans être juste (par
exemple s’il est mal calibré).

Avec:
I = Indication donnée par l‘équipement
G = Quantité de grandeur à mesurer

Les Locaux

Influences
La température ambiante
 L’humidité relative
 L’alimentation électrique
 Les perturbations
radioélectriques
 Les poussières
 Les vibrations
 La pression atmosphérique

34
Matière

 Matériau : coefficient de
dilatation
 Gradient de température,
 Gradient de concentration,
 Déformation élastique,
 Stabilité,
 Homogénéité
…

Les qualités du métrologue

 Structuré

 Rigoureux

 Expert

 Ouvert

 Pédagogue

 Communicateur

 Soigneux

 humble

Incertitude de mesure
Estimation caractérisant l’étendue des
valeurs dans laquelle se situe la valeur
vraie d’une grandeur mesurée.

Valeur vraie

-6 -4 -2 Valeur0 Valeur
2 4
moyenne mesurée
Erreur
Erreur
aléatoire
systématique

Erreur

35
Incertitude et qualité de la mesure

• L'estimation de l'incertitude est une


expression de la qualité de la
mesure.
• Pendant de nombreuses années
Incertitude
de mesure
l'incertitude était fixée par
Y=yU (SI) Unité
l'expérience des utilisateurs
Résultat Valeur Plage
d'u n mesurage mesurée d'incertitude
• Actuellement de nombreux guides et
normes définissent les méthodes de
calcul des incertitudes de mesure

Incertitude de mesure

La grandeur que l’on peut mesurer s’appelle un mesurande.

 Une valeur numérique,


 Une unité,
 Une incertitude.

Exemple :

valeur numérique incertitude unité

15,0 ± 0,3 mm

Les erreurs de mesure

36
Erreur de mesure

L’erreur peut se décomposer en deux types de familles :

 les erreurs systématiques


 les erreurs aléatoires

Résultat de mesure = valeur vraie + erreurs systématiques + erreurs


aléatoires

Erreur systématique
Définition
Moyenne qui résulterait d’un nombre infini de
mesurages du même mesurande, effectués dans
des conditions de répétabilité, moins une valeur
vraie du mesurande
0,4
VIM
0,35

0,3

0,25

0,2

0,15

0,1

0,05 Valeur
vraie
0
-6 -4 -2 0 2 4 6

Erreur Valeur
systématique moyenne

Erreur aléatoire
Définition
Résultat d’un mesurage moins la moyenne d’un
nombre infini de mesurages du même mesurande
effectué dans des conditions de répétabilité
VIM
0,4

0,35

0,3

0,25

0,2

0,15

0,1

0,05

Valeur Valeur
-6 -4 -2 0 2 4 6

moyenne mesurée
Erreur
aléatoire

37
Erreur systématique et aléatoire

0,4

0,35

0,3

0,25

0,2

0,15

Valeur vraie
0,1

0,05

0
-6 -4 -2 Valeur 0 Valeur
2 4 6

moyenne
Erreur mesurée
Erreur systématique aléatoire

Erreur

Justesse et fidélité

Ni juste, ni fidèle Juste mais non fidèle

Fidèle mais non juste Juste et fidèle

Justesse et fidélité
Répartition Valeur
des vraie Valeur
mesures vraie

0, 4 0, 4

0,35 0,35

0, 3 0, 3

0,25 0,25

0, 2 0, 2

0,15 0,15

0, 1 0, 1

0,05 0,05

0 0

Valeur
-6 -4 -2 0 2 4 6 -6 -4 -2 0 2 4 6

Valeur Valeur
moyenne mesurée moyenne
Valeur
vraie
0,4 0,4

0,35

Valeur
0,35

vraie
0,3 0,3

0,25 0,25

0,2 0,2

0,15 0,15

0,1 0,1

0,05 0,05

Valeur
0 0
-6 -4 -2 0 2 4 6

Valeur
-6 -4 -2 0 2 4 6

moyenne
moyenne

38
Justesse et fidélité
Répartition Valeur
des vraie Valeur
mesures vraie

Ni juste, Juste mais


0,4 0,4 non fidèle
0,35 ni fidèle 0,35
0,3 0,3
0,25 0,25
0,2 0,2
0,15 0,15
0,1 0,1
0,05 0,05
0-6 -4 -2 Valeur0 2 4 Valeur 6
0-6 -4 -2 Valeur
0 2 4 6
moyenne mesurée moyenne
Valeur
vraie
0,4 0,4
Valeur
0,35 0,35
vraie
0,3 0,3
0,25 0,25
0,2 Fidèle mais 0,2 Juste et
0,15
non juste fidèle
0,15
0,1 0,1
0,05 0,05
Valeur
0-6 -4 -2 0 2
moyenne 4 Valeur
6 0-6 -4 -2 Valeur
0 2 4 6
mesurée moyenne

Répétabilité

• même méthode de mesure


Répétition
des mesures • même opérateur
sur le même • même instrument de mesure
mesurande en
gardant les • même lieu
mêmes • même condition d’utilisation
conditions de • répétition durant une courte
mesure :
période de temps

Limite de répétabilité

Valeur au-dessous de laquelle se


situe, avec une probabilité de 95%, la
valeur absolue de la différence entre
deux résultats d’essais obtenus sous
des conditions de répétabilité

r = 2,8 sr

NOTE : le symbole utilisé est r.


Sr : écart type

39
Reproductibilité

Répétition • méthode de mesure


des mesures •instrument de mesure (résolution,
sur le même étalonnage, température,...)
mesurande en • opérateur (expérience, formation, vue,
faisant varier
pression de mesure,...)
au moins une
des • étalon de référence
conditions de • lieu
mesure : • conditions d’utilisation (température,
hygrométrie, vibration,...)

Limite de reproductibilité

Valeur au-dessous de laquelle est


située, avec une probabilité de 95%, la
valeur absolue de la différence entre
deux résultats d’essais obtenus sous
des conditions de reproductibilité

R = 2,8 sR
NOTE: le symbole utilisé est R.
SR : écart type

Erreurs - incertitudes
Nature de l’erreur

Systématique Aléatoire

Oui
Correction Non
Non Série de Oui
mesure
Après
correction

Évaluer la valeur Quantifier Évaluer Estimer


maximale de l’erreur l’erreur statistiquement
l’erreur résiduelle maximale maximale

Incertitudes du type B Incertitudes du type A

40
Erreurs systématiques

Erreurs systématiques : Erreur constante, identifiable au


terme d'une série de mesures portant sur une même
caractéristique et effectuée dans des conditions
identiques.
Exemples :
 Erreur de graduation d’un manomètre,
comparateur,…
 Variation de la concentration d’un liquide en
fonction du niveau de prélèvement
…

Erreurs systématiques

 Défaut d’étalonnage d’un instrument


de mesure
 Non respect de la courbe
Erreurs liées d’étalonnage, (hystérésis)
à  Graduation défectueuse d’un
l’instrument instrument de mesure
 Usure
 Temps de fonctionnement (
vieillissement)

Erreurs systématiques

 Erreurs liées aux grandeurs


d’influence
 Température
 Effet de l’excentration
(masse)
 Pression de mesure
(dimension)
…

41
Erreurs systématiques

 Erreurs liées à l’intervention de


l’opérateur

 Erreur de parallaxe

Erreurs aléatoires

Erreur due à
 Se modifient d’une façon
l'influence de
imprévisible lorsqu’on répète le
facteurs
mesurage d’une même grandeur dans
imprévisibles
des conditions semblables
et non
maîtrisables.  Présentent un caractère aléatoire et
ne peuvent être quantifiées.

Erreurs aléatoires

 Erreurs de fidélité de l’instrument

 non répétabilité de la mesure

42
Erreurs aléatoires

 Erreurs dues aux grandeurs


d’influence

 variation indéterminée de
température,

 pression

 présence de vibration

Erreurs aléatoires

 Erreurs accidentelles ou parasites


 erreurs d’observation de
l’opérateur,
 défaut ponctuel de
fonctionnement de l’appareil,
 perturbations diverses ( micro-
coupures, parasites électrique, . .
.),
 erreurs grossières : calcul,
échelle, . . .,

Erreurs aléatoires

Erreurs liées au produit à mesurer

 état de surface,
 forme, mélange, …
 matière,
…

43
Comment se rapprocher de la
valeur vraie ?

Pour supprimer une erreur systématique, il faut


appliquer une correction sur le résultat de
mesurage,

Pour diminuer la dispersion due aux erreurs


aléatoires, il faut répéter les mesures et utiliser
la moyenne des résultats de mesure.

Méthode pour le calcul des


incertitudes de mesure

 Inventaire de toutes les sources


d’erreurs de mesure

 Identification des erreurs sous les


deux catégories

 Systématiques

 Aléatoires

Ishikawa ou 5M Causes - effet

T°C Habileté
Matériau Vibrations Entraînement Incertitudes
Propreté de
Hygrométrie mesure
Formation
Gradient de …

Exactitude
Etalonnage
Corrections
Dérive
Nbre de
d’étalonnage
mesures
Résolution… R&R

44
Méthode pour le calcul des
incertitudes de mesure

 Evaluer les composantes d’incertitude par


les méthodes modèle A ( statistique)

 Écarts types notés Ui

 Evaluer les composantes d’incertitude par


les méthodes modèle B ( autres)

 Écarts types notés Uj

Méthode pour le calcul des


incertitudes de mesure

 La méthode de type A se fonde sur l’application


de la statistique. Elle est principalement utilisée
pour quantifier les incertitudes de répétabilité de
mesurage.

 La méthode de type B recouvre tout ce qui


n’est pas statistique (spécification, constructeur,
certificats d’étalonnage, facteur d’influence...).

Les méthodes de type B :

Etendue = 2a

Lois Représentation Variance Ecat-type

Loi
Normale 2
a
a
99,73%
s2 = s =
a= 3s 9 3
-a O a

2 a
a
Uniforme s2 = s=
3 3
-a O a

45
Les méthodes de type B :

Etendue = 2a

Lois Représentation Variance Ecat-type

2
a a
triangulair s2 = s =
e 6 6
-a O a

2
a a
Arc-sinus s2 = s =
2
O
2
-a a

Les méthodes de type B :

Distribution Méthode de Composantes


a priori
calcul
u = a / 3 Résolution, hystérésis,
Rectangle classe, géométrie, dérive
d’étalonnage
Triangle Excentration
u = a / 6

Arc-sinus Température du local,


u = a / 2 produit à faible inertie
thermique

Normale tout phénomène sauf les


u = a / 9 défaut de forme, A utiliser
en l’absence d’une loi,

Méthode pour le calcul des


incertitudes de mesure

 Combiner les Ui et Uj par la loi de


combinaison des variances

 Uc = ( Ui2 + Uj2 )1/2

 Calculer l’incertitude élargie

 U = k Uc , avec k = 2 (norme)

46
Détermination de l ’incertitude-
’incertitude-type
composée et de l ’incertitude élargie

Incertitude-type composée :

u c (P)  u r  u 1 (P)  u 2 (P)  u 3 (P)  ...


2 2 2 2

Incertitude élargie :

U(P)  2  u c (P)

Tests de justesse

47
Tests de justesse

• Les tests de justesse sont basées sur la


comparaison d’une valeur mesurée par le
laboratoire et d’une valeur de référence issue
d’un matériau de référence,d’une méthode de
référence ou d’un essai inter- laboratoires:
trois cas peuvent se présenter:

Tests de justesse

Valeur de référence

Valeur mesurée

1er cas:

Exemple:
Valeur d’une solution étalon de pH à
20°c: 4,04 ± 0,01
Valeur donnée par le pHmètre à
20°c: [4,1 – 4,2]

Tests de justesse

Valeur de référence

Valeur mesurée
• 2ème cas:

Exemple:
Valeur d’une solution étalon de pH à
20°c: 4,04 ± 0,01
Valeur donnée par le pHmètre à
20°c: [4,0 – 4,1]

48
Tests de justesse

Valeur de référence
3ème cas:
Valeur mesurée

Exemple:
Valeur d’une solution étalon de pH à
20°c: 4,04 ± 0,01
Valeur donnée par le pHmètre à
20°c: [4,0 – 4,2]

Tests de justesse

• Dans le 1er cas,il apparaît que la valeur de référence et


la valeur mesurée accompagnées de leurs incertitudes
sont distinctes:l’écart de justesse est significatif entre
ces deux valeurs.
• Dans le 2ème cas, la valeur mesurée englobe la valeur
de référence. Il n’y a donc pas d’écart significatif.
• Dans le 3ème cas, il apparaît difficile de définir si
l’écart est significatif,par contre plusieurs outils nous
permettent de conclure.

Tests de justesse

• Écart normalisé:
EN = |(xi –xréf ) | / √ (ui² + u²réf)

Avec ui : incertitude type associée à la moyenne des


résultats pour la grandeur mesurée( écart -type de la
moyenne) ;
uréf : incertitude type associée à la valeur de
référence.

49
Tests de justesse

 Si EN > 2,l’erreur de justesse est


considérée comme significative;

 Si EN < 2 ,l’erreur de justesse n’est pas


significative. il faut cependant tenir compte de
l’incertitude sur la valeur de référence
uréf dans le calcul de l’incertitude composée.

Condition d’acceptation

Zone hors tolérance

Données du problème Étendue d’erreurs


tolérées
Décision

Acceptation

Acceptation avec risques


d’accepter un appareil mauvais

Acceptation ou refus avec


risques partagés

Refus avec risques de


refuser un appareil bon

Refus

DECLARATION DE CONFORMITE

Valeur conventionnellement vraie

Spécifications

Zone de non Plage Zone de conformité Plage Zone de


conformité d’incertitude d’incertitude non
conformité

Incertitude Incertitude

50
Condition d’acceptation

Règle général: U < 1/3 T

Avec U: incertitude
T: tolérance

Comment interpréter les résultats de mesure

Les certificats d’étalonnage


contiennent des informations qui
permettent à l’utilisateur
d’améliorer son processus de
mesure et de maîtriser mieux les
équipements.

Comment interpréter les résultats de mesure

Erreur de justesse

Niveau inférieur ou égal à la


résolution (affichage):

 non significative, peut être


intégré dans le calcul de
l’incertitude composée.

51
Comment interpréter les résultats de mesure

Erreur de justesse

Niveau dépassant la résolution :

 Ajustage de l’équipement en cas de


possibilité

 Correction des lectures en cas où


l’équipement ne permet pas l’ajustage

Comment interpréter les résultats de mesure

Erreur de justesse

En cas où l’erreur de justesse se situe au


niveau de 2 à 3 fois la résolution, le
métrologue devra étudier l’incidence de
cette erreur en fonction de la tolérance de
la mesure.

 l’erreur de justesse sera intégrée


dans l’incertitude ou donnera lieu à des
corrections.

Comment interpréter les résultats de mesure

Erreur de répétabilité

L’écart type de fidélité caractérise


cette erreur. Il doit rester
négligeable. On peut juger son
niveau par l’utilisation du
coefficient de variation qui doit
être inférieur à 0,1%

52
Comment interpréter les résultats de mesure

Erreur de répétabilité

Dans le cas où l’écart type


dépasse un certain seuil , la
fidélité de l’équipement est
remise en cause.

 étudier la possibilité d’une


réparation.

Comment interpréter les résultats de mesure

Suivi de la dérive

D’une année à une autre les


erreurs données par les certificats
d’étalonnage ne doivent pas
changer. Dans le cas contraire il
faut étudier leurs évolutions.

Comment interpréter les résultats de mesure

Suivi de la dérive

Il y a une dérive de l’équipement


si les erreurs augmentent:

 Il faut étudier le risque de la


dérive sur le résultat de mesure.
 L’incertitude globale doit
comprendre dans tous les cas
l’erreur de dérive.

53

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