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Barytine

La barytine (ou baryte, voir les synonymes) est une espèce


minérale composée de sulfate de baryum de formule BaSO4
Barytine
avec des traces de Sr, Ca et Pb. Ce minéral, d'origine
Catégorie VII : sulfates, sélénates,
hydrothermale, présente de nombreuses variétés. Sa densité et tellurates, chromates, molybdates,
le baryum qu'il contient sont les causes principales de ses tungstates 1
utilisations industrielles et plusieurs millions de tonnes de
barytine sont extraits et produits chaque année.

Sommaire
Historique de la description et appellations
Inventeur et étymologie
Synonymes
Caractéristiques physico-chimiques
Critères de détermination
Variétés
Cristallochimie
Cristallographie Barytine - Frizington, Angleterre (5,4×4,6
cm)
Gîtes et gisements
Gîtologie et minéraux associés Général
Gisements producteurs de spécimens Classe de 07.AD.35
remarquables Strunz
Exploitation des gisements 7 SULFATES
Utilisations de la barytine (SELENATES,
TELLURATES)
Comme charge minérale
7.A Sulfates
Comme absorbeur de rayons gamma
(selenates, etc.) without
Comme source de dérivés du baryum Additional Anions,
En joaillerie without H2O
Production de barytine 7.AD With only large
cations
Galerie 7.AD.35 Anglesite
Notes et références PbSO4
Bibliographie Space Group Pbnm
Point Group 2/m 2/m
Autres liens externes 2/m
7.AD.35 Barite
BaSO4
Historique de la description et Space Group Pbnm
Point Group 2/m 2/m
appellations 2/m
7 AD 35 C l ti
7.AD.35 Celestine
SrSO4
Inventeur et étymologie
Décrite en 1800 par le minéralogiste allemand Carl Space Group Pbnm
Karsten (de) (1782 – 1853), la barytine doit son nom au grec Point Group 2/m 2/m
6
ancien βαρύς signifiant « lourd » . Ce nom est utilisé pour la 2/m
première fois au XIXe siècle pour caractériser un minéral qui 7.AD.35 Radiobarite
formait une gangue dans certains gîtes métallifères. (Ba,Ra)SO4
L'orthographe francophone est due à Beudant. Point Group 2/m 2/m
2/m
7.AD.35 Olsacherite
Synonymes Pb2(SeO4)(SO4)
7 Space Group P 2212
baritite
8 Point Group 2 2 2
barosélénite (Kirwan, 1794)
9
barote Classe de 28.3.1.1
baryte : c'est l'orthographe retenue par l'IMA, Dana
mais qui n'est pas l'orthographe usuelle en Sulfates
français. Le terme baryte désignait au XVIIIe siècle 28. Sulfates acides
10
en France le baryum . sans H2O
baryte sulfatée, (sulfate de baryte) 28.3.1/ Groupe de la
11 barite
barytine (Beudant 1824)
12 28.3.1.1 Barite BaSO4
barytite (Delamétherie 1797)
13
boulonite (Delamétherie 1797) en hommage à
la ville de Bologne, parfois mal orthographiée en Formule
BaSO4
boulanite. chimique
14
dréelite (Dufrénoy 1835) Identification
gyspum spathosum (Wallerius)
13 Masse 233,39 ± 0,013 uma
lithéosphore (Targioni) formulaire 2 Ba 58,84 %, O 27,42 %,
15
marmor metalicum (Cronstedt) S 13,74 %,
16
michel-lévyte (Lacroix 1889) . Dédiée au Couleur incolore, parfois blanc,
minéralogiste français Auguste Michel-Lévy. jaune
17
spath pesant (Romé de L'Isle) Classe
wolnyne : nom donné à la barytine de Beleter en cristalline et dipyramidale
18
Hongrie qui à un faciès prismatique particulier . groupe Pnma
d'espace
Système
Caractéristiques physico-chimiques cristallin
orthorhombique

Réseau de
Primitif P
Bravais
Critères de détermination
Clivage parfait sur {001} et {210},
bon sur {010}
Ce minéral cristallise généralement sous forme de cristaux
aplatis, parfois lamellaires. Sa couleur est variable car bien Cassure irrégulière, conchoïdale
que parfois incolore, il peut aussi être blanc-grisâtre, jaunâtre Habitus cristaux aplatis selon
ou brunâtre, parfois un peu teinté de rouge, vert ou bleu, (001),
parfois zoné ou changeant de couleur selon l'exposition à la parfois lamellaires
lumière. Ces cristaux ont un éclat vitreux, parfois résineux. Échelle de
3 - 3,5
Le trait de la barytine est blanc. Sa densité mesurée Mohs
(4,50 g/cm3) est très sensiblement égale à sa densité calculée Trait blanc
19
(4,47 g/cm3) . Éclat vitreux à résineux
Propriétés optiques
Indice de α=1,634-1,637 β=1,636-
Au chalumeau, la barytine décrépite et fond à 1 580 °C en réfraction 1,638 γ=1,646-1,648
colorant la flamme en vert jaune (baryum). Elle est soluble Pléochroïsme incolore
dans l'acide sulfurique concentré, à chaud, et dans l'acide Biréfringence Δ=0,012 ; biaxe positif
iodhydrique.
Dispersion 2 vz ~ 36 - 38°
La barytine peut parfois émettre une fluorescence ou une Fluorescence
oui et thermoluminescence
phosphorescence de couleur crème lorsqu'elle est excitée par ultraviolet
19
des rayonnements ultraviolets . Elle est de plus parfois Transparence transparent, translucide à
thermoluminescente. Il est classique d’attribuer à Vincenzo opaque
Cascariolo (vers 1630) la découverte accidentelle de la
thermoluminescence de ce minéral, suite à l’observation de Propriétés chimiques
l’émission de lumière par des nodules de barite qu’il avait fait Densité 4,48
chauffer. Ces nodules provenant de la région de Bologne Température
(Mont Paterno) avaient alors pris le nom de « pierre de décomposition 3 : 1 600 °C
de fusion
Bologne », « pierre magique », « boulonite », ou
20 Fusibilité fond à la flamme et donne
« lithéosphore » . une boule blanche
Solubilité soluble dans HI 4 ,
Variétés
dans H2SO4 concentré
Angleso-barite (Hayakawa & Nakano 1912) : chaud
21
variété plumbifère de barytine .
Calcareobarite (Thomson 1836) : variété de Comportement colore la flamme en vert
22
barytine riche en calcium . chimique jaunâtre (rouge carmin si
Calstronbarite (le) (Shepard 1838) : variété de présence forte de Sr,
barytine riche en calcium et strontium, décrite par structure célestine)
Shepard sur des échantillons de l'État de New- Propriétés physiques
23
York, très thermoluminescente .
Magnétisme aucun
Celestobarite (Dana 1868) : variété de barytine
riche en strontium, décrite par James Dwight Radioactivité aucune
24
Dana . Précautions
Hokutolite : variété de barite riche en plomb avec
des traces de strontium, mais aussi dans une Directive 67/548/EEC
moindre mesure de radium, déposés par des Phrases S :
sources chaudes très acides. De formule idéale S22 : Ne pas respirer les poussières.
(Ba,Pb)SO4. Le terme est inspiré du nom du S24/25 : Éviter le contact avec la peau et
25
topotype Hokuto springs, New Taipei, Taiwan . les yeux.
Radiobarite : variété de barite riche en radium de
26 Phrases S : 22, 24/25,
formule idéale (Ba,Ra)SO4 .
SIMDUT 5
Strontio-baryte : variété de barite riche en
27
strontium, synonyme de celestobarite .
Rose des sables : variété d'habitus qui est très Produit non contrôlé
Ce produit n'est pas contrôlé selon les
connue pour le gypse mais qui existe aussi pour
critères de classification du SIMDUT.
la barytine.

Unités du SI & CNTP, sauf indication


Cristallochimie contraire.

Le barytine est le chef de file d'un groupe de minéraux dits


isostructurels, c'est-à-dire qu'ils ont tous une même structure cristallographique, ici orthorhombique, et
é f l hi i i é dà if é é l i i é é l A(SO ) ù A
conséquemment, une formule chimique qui répond à un motif général, ici au terme général A(SO4), où A peut
être le plomb, le baryum, le strontium ou le chrome.

Groupe de la barytine
Minéral Formule Groupe ponctuel Groupe d'espace

Anglésite Pb(SO4) mmm Pbnm

Barytine Ba(SO4) mmm Pnma

Célestine Sr(SO4) mmm Pbnm

Hashemite (Ba,Cr)(SO4) mmm Pnma

Cristallographie

Le système cristallin de la barytine est orthorhombique de classe


dipyramidale ; son groupe d'espace est Pnma. La maille
conventionnelle contient Z = 4 unités formulaires, ses paramètres sont
28
= 8,896 Å, = 5,462 Å, = 7,171 Å (V = 348,44 Å3) . La masse
volumique calculée est de 4,45 g/cm3.

Les atomes de baryum sont en coordination 12 d'oxygène. La


longueur de liaison Ba-O moyenne est 2,96 Å.

Maille conventionnelle de la barytine.


Les atomes de soufre sont en coordination 4 d'oxygène, formant un
Jaune : S, vert : Ba, rouge : O. polyèdre de coordination tétraédrique. La longueur de liaison S-O
moyenne est 1,48 Å, l'angle de liaison O-S-O moyen est 109,5°. Les
tétraèdres SO4 sont isolés les uns des autres dans la structure de la
barytine.

Gîtes et gisements

Gîtologie et minéraux associés

D’origine hydrothermale, la barytine se présente souvent en mélange isomorphe avec l'anglésite et la célestine.
On trouve la barytine dans les filons de basse température avec calcite, dolomite, fluorine, sphalérite,
19
rhodochrosite, stibine, galène et sulfosels de plomb, ainsi qu'en lentilles dans les calcaires, comme ciment
dans les grès et arkoses, et dans les sources thermales. D'importants gisements de barytine se situent dans des
paléokarsts, à l'interface entre socle et couverture sédimentaire.

Gisements producteurs de spécimens remarquables

Allemagne

Dreislar, Saxe
Pohla, Saxe

Canada

Mine Niobec, Saint-Honoré carbonatite complex, Saint-Honoré, Le Fjord-du-Saguenay RCM,


29
Saguenay Lac Saint Jean Québec
Saguenay-Lac-Saint-Jean, Québec

États-Unis
Stoneham, Colorado
Elmwood Mine, Tennessee
Elk Creek, Dakota du Sud
Meikle Mine, Nevada
Magma Mine, Arizona

France

Côte d'Abot
Saint-Saturnin ou Saint-Amant-Tallende dans le Puy-de-Dôme (barytine en cercueil)
Lantignié dans le département du Rhône
Mine de St-Laurent-le-Minier, département du Gard (barytines crêtées de collection)
Mine de Maine, Saône-et-Loire (beaux cristaux jaunes de collection)
La mine de Chaillac, dans le département de l'Indre, a été exploitée jusqu'en 2006
(production annuelle : 80 000 t)

Italie

Villamassargia, Province de Carbonia-Iglesias, Sardaigne

Maroc

Mine de Mibladen, Mibladene, Midelt, Province de Khénifra, Région de Meknès-Tafilalet.

République démocratique du Congo

Shingolubwe, Shaba

République tchèque
30
Příbram, Bohème

Roumanie
31, 32
Mine de Baia Sprie (Felsöbánya mine), Baia Sprie (Felsöbánya), Marmatie

Royaume-Uni
33
Frizington, West Cumberland Iron Field, Cumberland

Exploitation des gisements

Utilisations de la barytine

Comme charge minérale

La barytine est utilisée dans le papier, les plastiques, les peintures, les vernis. Dans l'industrie pétrolière, elle est
employée comme boue lourde pour augmenter la densité des fluides de forages et éviter les fuites des gaz
employée comme boue lourde pour augmenter la densité des fluides de forages et éviter les fuites des gaz.

Comme absorbeur de rayons gamma

Elle peut également entrer dans la composition du béton afin


d'augmenter considérablement sa densité et son impénétrabilité aux
34
rayons gamma . Ce type de béton est généralement utilisé pour la
construction de bâtiments servant pour des tirs radiologiques, ou
certains bâtiments des centrales nucléaires.

Comme source de dérivés du baryum Mine de barytine abandonnée près


d'Aberfeldy, Perthshire, en Écosse.
La barytine est l'une des principales sources de baryum. Opaque aux
rayons X, ce produit toxique est utilisé en médecine, sous une forme
insoluble peu dangereuse (sulfate de baryum), pour visualiser le cheminement du bol alimentaire dans le tube
digestif. Il permet ainsi de mettre en évidence des fausses routes ou des fistules.

Le baryum sert aussi de base pour la composition de certaines pigments comme le « jaune de baryum » ou
« jaune de baryte ». Peut-être pour éviter d'évoquer la toxicité du baryum, ce pigment est parfois improprement
dénommé « jaune d'outremer », les outremers étant normalement obtenus à partir d'aluminium et de silicium.
35
Le jaune de baryum est composé de chlorure de baryum, de bichromate de potassium et de sodium . Ce
pigment a été créé par Leclaire et Barruel au début du XIXe siècle. Il ne semble plus utilisé du fait de sa toxicité
et de sa tendance à verdir peu à peu lorsqu'il est exposé à la lumière. Il présenterait aussi des incompatibilités
36
avec certaines couleurs .

La barytine permet aussi la production de carbonate de baryum (BaCO3), utilisé dans la fabrication de verre
34
(télévision, optique) et de glaçures de céramique et porcelaine .

En joaillerie

Les gemmes sont taillées comme pierres fines.

Production de barytine
37
La production mondiale de barytine s'élevait à 7,9 millions de tonnes en 2005 . Les principaux pays
producteurs sont la Chine (4,100 Mt en 2005), l'Inde (1,189 Mt en 2005), les États-Unis (0,500 Mt en 2005) et
37 37
le Maroc (0,475 Mt en 2005) . À titre comparatif, la France en produit 81 000 t et le Canada 23 000 t .

Galerie
Villamassargi Mine Niobec, Côte d'Abot, Příbram, Bohème,
a, Sardaigne, Québec Puy-de-Dôme, Tchéquie (Xls
Italie (9,5×8 cm) France 1,27 cm). Coll.
(9×6 cm) (13×11,5 cm) Auguste Michel-Lévy

Mine de Baia Sprie, Mine de Cristal de


Roumanie (21×11 cm) Mibladen, Maroc barytine
(33×32 cm)
(7x12cm)
Carrière de
Glageon (F)

Notes et références
1. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la
silice, qui sont classés parmi les silicates.
2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 » (http://www.chem.qmu
l.ac.uk/iupac/AtWt/AtWt07.html), sur www.chem.qmul.ac.uk.
3. SULFATE DE BARYUM (https://www.cdc.gov/niosh/ipcsnfrn/nfrn0827.html), fiche(s) de sécurité
du Programme International sur la Sécurité des Substances Chimiques (https://www.cdc.gov/ni
osh/ipcsnfrn/french.html), consultée(s) le 9 mai 2009
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International, 1996, 251 p. (ISBN 0-8031-2066-4, lire en ligne (https://books.google.fr/books?id=
ViOMjoLKB1gC&pg=PA73&dq=metals+solubility+sulfuric+acid)), p. 76
5. « Sulfate de baryum (http://www.reptox.csst.qc.ca/DetailSimdut.asp?no_produit=89979&langue
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québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 25 avril 2009
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10. Émile Benoît, Traité des manipulations chimiques et de l'emploi du chalumeau, 1854, p. 393
11. François Sulpice Beudant, Traité élémentaire de Minéralogie, 1824, Paris, p. 441
12. Jean-Claude Delamétherie, Théorie de la Terre, 1797, 2e éd., 5 volumes, Paris: 2, p. 8
13. Jean-Claude Delamétherie, Théorie de la Terre, 1797, vol. 2, p. 25
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Royal Society of London, vol. 15, 1809, p. 549
16. Alfred Lacroix, dans Comptes rendus de l’Académie des sciences de Paris, vol. 108, 1889, p.
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18. Albert Auguste Cochon de Lapparent, Cours de minéralogie, 1908, p.755
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Dwight Dana and Edward Salisbury Dana, Yale University 1837–1892, vol. II : Halides,
Nitrates, Borates, Carbonates, Sulfates, Phosphates, Arsenates, Tungstates, Molybdates, etc.,
New York (NY), John Wiley and Sons, Inc., 1951, 7e éd., 1124 p., p. 412
34. Barytine (https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/barytine) sur L'Encyclopédie
canadienne
35. André Béguin, in Jaunes (http://www.dotapea.com/jaunes.htm)
36. Bontinck cité par A. Béguin, repris in Jaunes (http://www.dotapea.com/jaunes.htm)
37. [PDF] (en) L.E. Hetherington, T.J. Brown, A.J. Benham, P.A.J. Lusty, N.E. Idoine, World mineral
production : 2001-2005, Amersham, Buckinghamshire, British Geological Survey, 2007, 81 p.
(ISBN 978-0-85272-592-4 lire en ligne (http://nora nerc ac uk/8224/1/WMP2001-2005 pdf)) p 7
(ISBN 978 0 85272 592 4, lire en ligne (http://nora.nerc.ac.uk/8224/1/WMP2001 2005.pdf)), p. 7
du livre ; 13 du pdf

Bibliographie

Autres liens externes


Rapport brgm sur la Barytine, août 1993 (htt Sur les autres projets Wikimedia :
p://infoterre.brgm.fr/rapports/RR-37775-FR.p
df) Barytine (https://commons.wikimedia.org/
Clef d'identification selon Pierre Bédard (htt wiki/Category:Baryte?uselang=fr), sur
p://www.groupes.polymtl.ca/glq1100/minera Wikimedia Commons
ux/barytine/barytine.html)
barytine, sur le Wiktionnaire

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