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République de

INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE

PROJET DE RENOVATION DE
L’INDICE HARMONISE DES PRIX A LA CONSOMMATION
DANS LES ETATS DE L’UEMOA

MANUEL DU SUPERVISEUR DE LA COLLECTE


DES PRIX A LA CONSOMMATION DES MENAGES

Version du 12 octobre 2009

1
SOMMAIRE
CHAPITRE 1 PRINCIPES DE L’INDICE HARMONISE DES PRIX A LA CONSOMMATION ET
ARCHITECTURE DES CONCEPTS ....................................................................................................... 3
I. QU’EST-CE QU’UN INDICE DES PRIX A LA CONSOMMATION ?........................................... 3
I.1. DÉFINITION ................................................................................................................................... 3
I.2. OBJET DE L’INDICE DES PRIX À LA CONSOMMATION ......................................................................... 3
I.3. PRINCIPE D’ÉLABORATION D’UN INDICE DES PRIX À LA CONSOMMATION ............................................ 3
1.1.4. QU’EST-CE QUE L’IHPC ? ......................................................................................................... 4
1.1.5. CHAMP THÉORIQUE ET COUVERTURE DE L’IHPC ........................................................................ 5
II. ARCHITECTURE DES CONCEPTS : NOMENCLATURES – VARIETES – SERIES-
PRODUITS ELEMENTAIRES.............................................................................................................. 6
II.1. VARIÉTÉS .................................................................................................................................... 6
II.2. SÉRIE, CHRONIQUE, PRODUIT ÉLÉMENTAIRE .................................................................................. 7
II.3. NOMENCLATURE DES POINTS D’OBSERVATION DES PRIX................................................................. 7
II.4. LE CONCEPT DE PRIX ................................................................................................................... 8
CHAPITRE 2 ROLE DU SUPERVISEUR DE LA COLLECTE ET CALENDRIER DES TRAVAUX.......... 9
I. ROLE DU SUPERVISEUR DE LA COLLECTE .......................................................................... 9
I.1. PRÉPARATION DE LA COLLECTE DES PRIX ....................................................................................... 9
I.2. COLLECTE DES PRIX DE CERTAINES VARIÉTÉS COMPLEXES ........................................................... 10
I.3. CONTRÔLE DE LA COLLECTE, SUR LE TERRAIN ET EN BUREAU ........................................................ 10
I.4. SUIVI DE LA QUALITÉ DE L’ÉCHANTILLONNAGE DES PRIX ................................................................ 11
I.5. L’EXÉCUTION DES ORDRES DE RECHERCHE .................................................................................. 11
I.6. AUTRES TRAVAUX PONCTUELS..................................................................................................... 13
II. CE QU’IL FAUT POUR ETRE SUPERVISEUR DE LA COLLECTE DES PRIX ....................... 13
III. VOTRE RESPONSABLE LOCAL DU BUREAU DES PRIX ..................................................... 13
IV. CALENDRIER DES TRAVAUX ................................................................................................ 13
V. TRAVAIL EFFECTIF AVANT LE DÉMARRAGE DE LA SUPERVISION.................................. 14
CHAPITRE 3 LA SUPERVISION DES TRAVAUX ................................................................................. 15
I. PRINCIPES DU CONTROLE DES TRAVAUX ......................................................................... 15
II. LE SUIVI DE L’ENQUETEUR SUR LES POINTS DE VENTE.................................................. 16
III. CONTROLE DE TERRAIN ....................................................................................................... 16
III.1. CONTRÔLE A PRIORI.................................................................................................................. 16
III.2. CONTRÔLE A POSTERIORI .......................................................................................................... 17
IV. CONTROLE EN BUREAU ........................................................................................................ 19
IV.1. LE CONTRÔLE DE LA PESÉE ....................................................................................................... 19
IV.2. LE CONTRÔLE A POSTERIORI DES QUESTIONNAIRES.................................................................... 20
CHAPITRE 4 PROBLEMES COURANTS RENCONTRES PENDANT LA SUPERVISION DE LA
COLLECTE 22
I. POINT DE VENTE FERME....................................................................................................... 22
II. PRODUITS MANQUANTS ....................................................................................................... 22
III. APPARITION DE NOUVELLES CARACTERISTIQUES DES PRODUITS .............................. 23
IV. SOLDES ET REMISES............................................................................................................. 23
V. DETAILLANTS PEU COOPERATIFS ...................................................................................... 24
CHAPITRE 5 DEONTOLOGIE DU SUPERVISEUR DE L’ENQUETE PRIX ......................................... 25
ANNEXES.............................................................................................................................................. 28
ANNEXE 1 : QUESTIONNAIRES DE COLLECTE DES DONNEES ................................................................. 29
ANNEXE 2 : FICHES METHODOLOGIQUES DE SUIVI DE CERTAINES VARIETES COMPLEXES ........................ 32

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Chapitre 1 PRINCIPES DE L’INDICE HARMONISE DES PRIX A LA
CONSOMMATION ET ARCHITECTURE DES CONCEPTS

I. QU’EST-CE QU’UN INDICE DES PRIX A LA CONSOMMATION ?


I.1. Définition
L'indice des prix à la consommation (IPC) est un instrument de mesure de l'inflation. Il permet
d'estimer, entre deux périodes données, la variation moyenne des prix des produits consommés par
les ménages. C'est une mesure synthétique de l'évolution de prix des produits, à qualité constante. Il
peut couvrir tous les biens et services consommés par les résidents et non résidents. Le champ
géographique est le territoire national.

I.2. Objet de l’indice des prix à la consommation


Plusieurs utilisations peuvent être faites d’un indice des prix à la consommation :
• Comme un indicateur d’indexation
L’indexation est une procédure permettant d’augmenter ou de diminuer la valeur monétaire de
certains paiements ou de certains stocks en fonction des mouvements de certains indices de prix.
L’objectif de l’indexation de ressources monétaires peut être :
– Maintien du pouvoir d’achat
– Maintien du niveau de vie
On peut avoir :
– Indexation des salaires
– Indexation de certains transferts sociaux
– Indexation des intérêts, des loyers et d’autres paiements contractuels
– Indexation des impôts
• Comme déflateur des grandeurs monétaires
Faute de mieux, on utilise les IPC pour comparer des valeurs d’une année d’une grandeur monétaires
aux valeurs d’une autre année, même si cela ne se réfère pas forcément à la consommation des
ménages.
• Comme indicateur de l’inflation
Le terme inflation désigne une augmentation durable, générale, et auto-entretenue des prix des
biens et des services. L'inflation est aussi caractérisée par l'accroissement de la circulation de la
monnaie (masse monétaire). Le taux d'inflation est généralement mesuré à partir de l’Indice des
prix à la consommation (IPC).
• Pour le passage des valeurs aux volumes des comptes nationaux
• Comme indicateur des tensions inflationnistes

I.3. Principe d’élaboration d’un indice des prix à la consommation


Comme on ne peut pas mesurer les prix de tous les biens et services présents sur le marché, on
procède par sondage. La mesure des variations de prix s’effectue sur un échantillon représentatif de
la consommation des ménages.
Les hypothèses de base de la construction de l’indice des prix à la consommation sont les suivantes :

3
Soient M biens et services achetés dans une zone donnée par les ménages (échangés entre les
ménages et les vendeurs) à la période 0 et à la période t.
Pi 0 , le prix du bien n° i à la période 0 est ;
Pit , le prix du bien n° i à la période t est ;
Qi 0 , la quantité échangée du bien n° i à la période 0 est ;
L’indice des prix à la consommation de la période courante t par rapport à la période de base 0
(appelé indice de Laspeyres) est :

P Q it i0
I t /0 = 100  i
, i variant de 1 à M.
P Q
i
i0 i0

Cet indice peut s’écrire également sous la forme suivante :

P Q it i0

 
i Pit
It/0 = 100   100   100  Ii
P Q
i0 i0
i
Pi 0 i
t/0
i0 i0
i

avec :
Pi 0 Qi 0 P
i0  et I it /0  it
 Pi 0 Qi 0
i
Pi 0

Dans cette formulation, apparaissent :


- Les indices élémentaires des biens et services échangés I it / 0 ;
- Les coefficients budgétaires attachés aux indices élémentaires  i0 . Chaque coefficient
budgétaire ou pondération représente la part consommée par les ménages en bien i, par
rapport à l’ensemble de leur consommation, valorisée à la période 0. Il s’agit donc de
pondérations déterminées à la période de base 0.
Ainsi, un indice des prix à la consommation est une estimation fondée sur un échantillon de ménages
permettant d’établir des pondérations, un échantillon de zones dans plusieurs régions (dans le cas
d’un indice à couverture géographique nationale), un échantillon de points de vente, un échantillon de
biens et services, et un échantillon de périodes d’observations des prix.
Cet échantillon doit être représentatif de la consommation des ménages sous les aspects : produit,
point de vente, date de relevé. Autrement dit, l’on ne prend en compte que certains produits achetés
dans des points de vente déterminés et à une date donnée.
Les prix de cet échantillon sont suivis mensuellement. Les variations de prix sont alors mesurées et
agrégées de façon à calculer des évolutions moyennes par groupes de produits. La moyenne globale
calculée est l’indice des prix à la consommation.
Le renouvellement continu des produits sur le marché amène à procéder à des ajustements :
lorsqu’un produit disparaît, il est procédé à son remplacement dans l’échantillon ; lorsqu’un nouveau
produit apparaît également, il doit être inséré dans le panier, selon des procédures précises définies
dans le guide méthodologique de l’IHPC.

1.1.4. Qu’est-ce que l’IHPC ?


L’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) instauré dans les pays membres de l’Union
Economique et Monétaire Ouest - Africaine (UEMOA), sert principalement à mesurer les variations
moyennes de prix dans les économies nationales. Il sert à calculer les taux d’inflation qui est un des
critères de premier rang dans le cadre de la surveillance multilatérale.

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Les concepts et la méthodologie ont été élaborés de manière à disposer de résultats utiles et fiables.
Ainsi, la consommation prise en compte est celle des ménages africains non affectés dans des
organismes internationaux résidant dans la capitale. De plus, ces consommations doivent avoir fait
l’objet d’un achat sous forme monétaire et sur le territoire national.
Par contre, certaines dépenses de consommation ont été exclues car présentant trop de difficultés de
relevés et/ou correspondant à une part infime des dépenses. A noter qu’il ne faut pas confondre les
dépenses de consommation et les investissements : l’achat d’une maison est un investissement, pas
une consommation.
A l’avenir, il envisagé dans les pays de l’UEMOA d’étendre la couverture aux territoires nationaux.
C'est-à-dire que tous les ménages nationaux seront concernés, pour toutes les dépenses de
consommations effectuées sur l’ensemble du pays.

1.1.5. Champ théorique et couverture de l’IHPC


Le champ théorique de l’IHPC est constitué des dépenses monétaires de consommation finale des
ménages. La dépense monétaire de consommation finale des ménages couvre la dépense de
consommation finale effectuée :
- par les ménages résidents, indépendamment de leur nationalité ;
- sur le territoire économique du pays ;
- dans des opérations monétaires ;
- pour l’acquisition des biens et services servant à satisfaire directement les besoins
individuels ;
- au cours de la période étudiée.
Sont exclues du champ théorique de l'indice, les dépenses suivantes :
- les transferts (cotisations sociales et impôts sur le revenu et le patrimoine, dons et
souscriptions, pourboires et gratifications, (si celles-ci ne facilitent pas grandement
l’obtention d’un bien ou d’un service)) ;
- les opérations d'investissement (achats de logements) ;
- l’assurance-vie ;
- les opérations financières et emprunts ;
- les opérations d'épargne ;
- les opérations sur actifs financiers ;
- la création d’un actif/passif financier ;
- les impôts directs, les cotisations sociales, les intérêts versés, les dons ou pensions
versés à d'autres ménages ;
- les dépenses à titre professionnel, notamment dans le cadre principalement des
entreprises individuelles.
Ont été également exclus en raison de conventions internationales et des difficultés de suivi :
- les échanges de biens d'occasion entre ménages ;
- les produits d’occasion semi-durables importés (friperie, chaussures d’occasion, etc.),
sauf les accessoires automobiles ;
- l'autoconsommation des ménages (produits alimentaires, services de logement pour
compte propre, etc.).
Les principaux défauts de couverture, en raison de leur faible poids dans la consommation des
ménages et/ou à cause des difficultés d’estimation des dépenses et/ou du suivi des prix des biens
et services, portent sur
- les services subsidiaires de l'enseignement (cantine, hébergement, etc.),

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- les services d'action sociale,
- certains services relatifs au logement (assainissement),
- certains services médicaux (lorsque les dépenses sont en totalité prises en charge par
l’Etat ou par des organismes publics d’assurance santé),
- certains biens pour les loisirs et la culture (horticulture et animaux d'agrément).
- les dépenses des ménages hors de leur lieu de résidence.
L’IHPC est produit à partir de deux types de collecte de données effectuée chaque mois :
- la collecte réalisée sur le terrain par un réseau d’enquêteurs couvrant l’ensemble du champ
géographique ;
- la collecte centralisée effectuée par des cadres du service en charge de la production de
l’indice dans les Instituts nationaux de statistique.

II. ARCHITECTURE DES CONCEPTS : NOMENCLATURES – VARIETES –


SERIES- PRODUITS ELEMENTAIRES
Tous les produits consommés sont classés selon une nomenclature en 12 fonctions : la NCOA
(Nomenclature de Consommation Ouest Africaine). Chaque fonction est subdivisée en groupes, sous-
groupes et postes. Tout produit consommé est affecté à un poste et un seul de la nomenclature
NCOA. Par exemple, la boite de sardines appartient au poste xx, sous-groupe xx, groupe xx, fonction
01 : Alimentation. La liste des fonctions et groupes utilisés dans l’IHPC figure en annexe 1.

II.1. Variétés
Chaque poste est représenté par une ou plusieurs variétés.
Une variété est un ensemble de produits ou de services, défini de manière plus ou moins large et
appartenant à un même poste. L’ensemble des variétés d’un poste est un échantillon de ce poste.
Les variétés sont décrites selon des caractéristiques structurées. Elles devraient se composer de
groupes de biens et services aussi similaires que possible.
Chaque variété est composée d’une ou plusieurs séries. L’ensemble des séries d’une variété est
supposé représentatif de la variété.
On distingue deux grandes familles de variétés : les variétés homogènes et les variétés hétérogènes.
Une variété homogène est une variété dans laquelle les produits sont très proches les uns des autres.
Un produit de cette variété peut aisément se substituer à un autre de la même variété. Le riz en vrac
vendu au kilo au marché est un exemple de variété homogène. Les variétés homogènes peuvent être
de trois types :
- O1 si elles sont vendues en unités standard, par exemple le kilo, le litre, etc.
- O2 si elles sont vendues en unités non standard identiques, par exemple la boîte de
lait Nestlé pour les arachides, etc.
- O3 dans les autres cas. Par exemple, les tomates vendues au tas, le poulet vivant à
l’unité, etc.
Les autres variétés sont appelées hétérogènes. Les produits qui représentent une variété peuvent
être assez dissemblables. L’automobile haut de gamme est un exemple de variété hétérogène. Parmi
les variétés hétérogènes, on distingue les variétés ordinaires, les tarifs et les loyers.
Les tarifs sont relatifs à des prix pratiqués uniformément sur le territoire et faisant l’objet d’une collecte
centralisée.
Les loyers sont les loyers effectivement acquittés par les ménages. Ils sont suivis auprès d’agents
immobiliers pour les logements changeant d’occupant ainsi qu’auprès d’un échantillon de logements.

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Les variétés ordinaires sont toutes les variétés qui ne sont ni des tarifs, ni des loyers. Elles peuvent
être classées selon d’autres critères économiques comme par exemple les « biens durables » si elles
correspondent à des produits manufacturés, en général techniques, ayant une durée de vie longue, et
comprenant de nombreuses caractéristiques comme les automobiles, le mobilier, etc.
Conséquences de cette classification :
- le prix moyen des séries d’une variété homogène a un sens. Le kilo de riz en vrac
vaut en moyenne 375 FCFA.
- Le prix moyen d’une variété hétérogène n’a pas de sens : le prix moyen du mobilier
de maison n’a aucune signification.

II.2. Série, chronique, produit élémentaire


Un produit élémentaire, est un article appartenant à une variété et suivi dans un point de vente. Il est
décrit de manière très précise et suivi dans le temps. Lorsqu’un article disparaît, il est remplacé par un
autre article. A une chronique succède donc une autre chronique. C’est cet enchaînement de
chroniques qui est appelé série. La précision de la description de la chronique doit être telle qu’un
agent quelconque du bureau des prix doit pouvoir retrouver exactement l’article correspondant à cette
chronique uniquement à travers son descriptif : point de vente, caractéristiques de la variété, descriptif
de la chronique.
Pour des raisons d’harmonisation du vocabulaire au niveau international, on a tendance désormais à
parler de produit élémentaire en lieu et place de chronique.
Sauf exception, il ne peut y avoir deux séries d’une même variété dans le même point de vente.

II.3. Nomenclature des points d’observation des prix


Le point de vente des produits peut être un facteur de différence importante de leurs prix. Par
exemple, un costume vendu dans un supermarché peut avoir un niveau et une évolution de prix
différents du même costume vendu dans un marché. Il convient donc que la représentativité des
points de vente soit assurée.
L’ensemble des points de vente de la zone de relevés retenue est structuré en classes homogènes ou
types de points de vente. Dans chacun de ces types sont mis en place des échantillons de points
d’observation.
La nomenclature des points d’observation des prix est présentée en deux niveaux.
Le niveau « catégorie de points de vente », à un chiffre, comprend cinq catégories :
1. magasins de détail spécialisés ;
2. magasins de détail non spécialisés ;
3. commerce hors magasin de détails
4. autres magasins et prestataires de services ;
5. autres.
Le niveau « type de points de vente », à un chiffre, comporte 9 types classés dans les
catégories comme suit :
1. Magasins de détails spécialisés :
1.1. Grands magasins ;
1.2. Boutiques (magasin) spécialisés
2. Magasins de détail non spécialisés :
2.1. Supermarchés et hypermarchés ;
2.2. Magasin de gros; magasin à prix réduits ;
2.3. Mini-marché, boutique de station service, kiosque, magasin de proximité ;
3. Commerce hors magasin de détail

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3.1. Magasins de détail non spécialisés (à l’intérieur ou à l’extérieur de marchés)
3.2. Marché (ouverts ou couverts) ;
4. Prestataires de services et autres magasins et
4.1. Sociétés de services spécialisés privés ;
4.2. Sociétés de services publics et parapublics ;
5. Autres
5.1. Ménage ;
5.2. Autres points de vente n.d.a.

II.4. Le concept de prix


Les indices des prix à la consommation ont pour vocation de mesurer les variations de prix pur, c'est-
à-dire en dégageant les effets de changement de qualité de produits. Il y a différence de prix lorsque
des biens ou services, en tous points identiques, sont vendus à des prix différents au même moment.
Différents points de vente peuvent vendre exactement le même produit à des prix différents ou le
même produit peut être vendu à partir d’un seul et même point de vente à des catégories différentes
de clients à des prix différents.
Les indices des prix à la consommation doivent rendre compte de l’expérience des consommateurs
auxquels il se rapporte et doit donc faire état des prix que ces derniers paient pour les biens et
services qui entrent dans le champ de l’indice. Aussi, les prix utilisés dans l’IHPC sont les prix offerts
par les vendeurs ou effectivement payés par les ménages (cas du loyer et des services domestiques)
pour acquérir des biens et services individuels dans le cadre d’opérations monétaires.
Le prix d’acquisition représente le montant proposé par le vendeur ou effectivement payé par
l’acheteur au moment de l’achat des produits. Il comprend les éventuels impôts et taxes moins les
subventions sur les produits.
Il tient compte des réductions de prix des biens et services individuels si de telles réductions :
- peuvent être attribuées à l’achat d’un bien ou d’un service individuel ;
- sont accessibles à l’ensemble des consommateurs potentiels sans être assorties de
conditions particulières ;
- sont connues de l’acheteur au moment où il s’engage à acheter le produit concerné au
vendeur et
- sont proposées au moment de l’achat ou dans un délai tel qu’elles devraient influencer
sensiblement les quantités que l’acheteur est disposé à acquérir.
La définition couverte par le concept de prix exclut :
- les intérêts ou les services qui viennent s’ajouter en cas d’octroi d’un crédit ;
- les éventuelles charges supplémentaires supportées en cas de défaut de paiement dans le
délai convenu ;
- les réductions de prix qui ne sont pas accessibles à tous les consommateurs potentiels ;
- les réductions de prix qui ne sont pas accessibles au moment de l’achat ou dans un délai
tel par rapport au moment d’achat qu’elles sont susceptibles d’influer de façon significative
sur les quantités que les acheteurs sont désireux d’acquérir.

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Chapitre 2 ROLE DU SUPERVISEUR DE LA COLLECTE ET
CALENDRIER DES TRAVAUX

Pour calculer un indice des prix à la consommation, il faut mettre en place, non seulement un dispositif
composé d’un ensemble de produits élémentaires dont on suit les prix dans un ensemble de points de
vente selon un calendrier précis de collecte des prix mais il est également indispensable de mettre en
place un dispositif de contrôle de la qualité des données et du suivi de la qualité du dispositif dans le
temps.
En effet, la qualité statistique des indices des prix à la consommation dépend du choix du triplet
produit élémentaire - point de vente - date de collecte et des concepts et méthodologies mis en place.
Mais, une fois le dispositif mis en place, la qualité de l’indice dépend essentiellement de la qualité des
prix collectés et de la gestion dudit dispositif. Aussi, la collecte des données des prix, et son suivi sont
essentiels dans un service chargé du calcul des indices des prix à la consommation. Contrairement à
certaines enquêtes statistiques où l’information peut être facilement reconstituée, la dynamique des
prix sur les marchés, et les impératifs de délai de production de l’indice rendent impossible un contrôle
et une correction différée des prix. Il est donc indispensable de mettre en place un contrôle continu et
actif des travaux de terrain.
Ainsi, les exigences de qualité du travail de collecte des données et de son contrôle sont plus élevées
que pour d’autres enquêtes statistiques. Il est donc indispensable que vous conduisiez votre travail
avec beaucoup de professionnalisme, de rigueur et de célérité. Le présent manuel est conçu pour
vous accompagner dans votre travail. Ce chapitre passe en revue votre rôle de superviseur de la
collecte et précise votre travail dans le cadre de la chaîne de production de l’indice.

I. ROLE DU SUPERVISEUR DE LA COLLECTE


Les principales taches du superviseur de l’enquête prix se résument en :
- préparation de la collecte des prix par les agents enquêteurs ;
- collecte des prix de certaines variétés complexes ;
- contrôle de la collecte, sur le terrain et en bureau ;
- suivi de la qualité de l’échantillonnage des prix ;
- exécution des ordres de recherche.
D’autres travaux ponctuels peuvent lui être confiés.

I.1. Préparation de la collecte des prix


Avant la descente sur le terrain pour collecter les prix des produits de consommation, un certain
nombre de travaux préalables doivent être réalisés.
En effet, les données prix doivent remplir un certain nombre de critères pour être acceptées :
- les prix doivent correspondre de période en période au même produit ou service ;
- les prix doivent être collectés dans les points de vente précis indiqués sur les supports de
collecte ;
- les prix doivent être collectés à des dates ou période bien précises.
Aussi, le superviseur doit s’assurer que les conditions ci-dessus citées sont remplies avant la collecte.
La préparation de la collecte consiste à :
- vérifier que l’ensemble des supports de collecte est disponible.

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o Les supports de collecte, notamment les questionnaires doivent être passés en revue.
Certains commentaires qui y sont inscrits doivent être examinés. Il peut s’agir de
fermeture prochaine de point de vente, de difficultés de coopération avec le
gestionnaire du point de vente, etc. Tous les cas doivent être traités et au besoin être
portés à l’attention du chef de bureau.
o Le nombre de questionnaires doit être vérifié. Le superviseur est chargé de rendre
disponible tous les supports de collecte, notamment par impression des
questionnaires.
- organiser les supports de collecte entre les différents agents enquêteurs. En début de chaque
période de collecte, le superviseur doit s’assurer que la charge de travail est répartie de
manière égalitaire entre les agents enquêteurs. La collecte est réalisée dans différentes zones
géographiques par des agents enquêteurs différents et selon des méthodologies également
différentes. Aussi, la répartition de la charge de travail doit tenir compte de cette dimension
géographique.
- Vérifier que les matériels de pesée fonctionnent correctement. Vous avez à vérifier l’état de
fonctionnement du peson, de la balance électronique et de ses piles ainsi que des autres
matériels nécessaires à la collecte. Vous devez également vous assurer de la disponibilité
des matériels roulants pour assurer la descente sur le terrain.

I.2. Collecte des prix de certaines variétés complexes


La collecte des prix de certains biens et services nécessite une organisation et un personnel
particulier. En effet, si, pour la plupart des produits et services, il s’agit simplement de relever les prix
(et quantités), pour d’autres produits et services il est indispensable de collecter un certain nombre
d’éléments pour pouvoir calculer un prix unitaire correct. Par ailleurs, pour certains (services
d’assurance, services de connexion à Internet, etc.), la collecte s’effectue auprès d’un personnel
spécialisé, qui nécessite des connaissances et un comportement spécifiques – tenue en particulier -
en vue de préserver la coopération des enquêtés.
Dans le cas de tarifs par exemple, pour lesquels la collecte doit être effectuée la dernière semaine du
calendrier applicatif du mois de collecte, les dates de changements de prix éventuels doivent être
saisies en même temps que les nouveaux prix. Pour d’autres produits et services dont les
caractéristiques variables ayant une influence sur les prix évoluent très vite, il est indispensable à
chaque collecte de vérifier ces caractéristiques. D’autres méthodes de suivi spécifiques sont définies
en annexe à ce manuel.

I.3. Contrôle de la collecte, sur le terrain et en bureau


L’une des principales tâches du superviseur de collecte consiste à s’assurer que les travaux réalisés
par les enquêteurs sont effectués suivant les instructions qui ont été données. Il ne s’agit pas d’une
inspection du travail des enquêteurs dans le but premier de les sanctionner mais bien de s’assurer de
la qualité des données collectées. Au travers du contrôle on identifie également les différents
problèmes rencontrés sur le terrain et les actions de formation qui sont nécessaires en vue d’améliorer
leur performance. Le contrôle des travaux permet également d’améliorer la méthodologie et les
instructions de collecte.
Deux contrôles sont effectués, sur le terrain et en bureau.
1. Sur le terrain, le superviseur doit s’assurer que la collecte des données s’effectue relativement
aux produits déterminés, dans les points de vente indiqués, suivant le calendrier fixé et selon
la méthodologie définie. Pour ce faire, le superviseur définit, avec le responsable du service,
un calendrier de visite des points de vente. Le superviseur contrôle la véracité des
informations ramenées par l’agent enquêteur, en effectuant régulièrement des visites dans les
points de vente échantillon.
2. En bureau, il s’agit de contrôler la vraisemblance des informations ramenées par les agents
enquêteurs. Il peut s’agir de prix, des caractéristiques ou de toute autre information relative au
produit ou au point de vente. Le superviseur contrôle la cohérence des données fournies. Il
supervise également les opérations de pesée des prix en bureau.

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I.4. Suivi de la qualité de l’échantillonnage des prix
Le superviseur de la collecte est chargé de fournir au chef de bureau toutes les informations
nécessaires en vue de maintenir la représentativité de l’échantillon des prix dans le temps.
En effet, l’indice des prix à la consommation est construit sur la base d’un échantillon de prix que l’on
collecte tous les mois. Il ne s’agit pas d’un recensement exhaustif de tous les prix proposés pour un
article donné, ni du suivi de tous les articles, encore moins d’un suivi à chaque instant. Les prix saisis
sont basés donc sur un échantillonnage à trois dimensions :
- une dimension temporelle : on se fixe des dates de relevés d’un article précis dans un point
de vente ;
- une dimension forme de vente : on choisit de suivre les prix d’un article dans un certain
nombre de type de point de vente, reflétant les habitudes d’approvisionnement des ménages
en ces types de point de vente ;
- une dimension spatiale et de produits par laquelle, on choisit les articles dans les points de
vente repartie dans l’espace géographique reflétant les habitudes de consommation des
ménages et la couverture géographique de l’habitat des ménages concernés.
La qualité de l’indice dépend du maintien de la représentativité de cet échantillon des prix dans le
temps. Le superviseur doit par exemple rapporter au bureau le développement d’un type de point de
vente afin que cette information soit prise en compte pour redresser l’échantillon des prix afin de
garder à l’indice calculé le pouvoir de refléter l’évolution des prix supportés par les ménages.

I.5. L’exécution des ordres de recherche


Un ordre de recherche est la recherche préalable d’article et de point de vente associé, en vue de la
création d’une nouvelle série. L’ordre de recherche est émis dans les cas suivants :
- disparition annoncée de produits ;
- fermeture programmée de point de vente ;
- apparition de nouveaux produits et de nouveaux points de vente ;
- proposition de produits remplaçants non acceptée par le responsable de bureau ;
- point de vente défaillant (plus de cinq absences temporaires sur 9 observations
consécutives) ;
- trois absences temporaires successives.
Devant de telles situations, le responsable du bureau des prix va lancer un ordre de recherche d’un
produit et d’un point de vente où l’observation des prix du produit pourra être effectuée. L’ordre de
recherche consiste donc en un questionnaire édité comprenant des informations pré-remplis sur les
caractéristiques obligatoires (et les exclusions) de la variété ainsi que les caractéristiques du produit
remplacé (dans le cas de remplacement). Les informations à rechercher portent sur les
caractéristiques variables et complémentaires des produits correspondant à la variété. L’ordre de
recherche porte également sur les caractéristiques du point de vente dans lequel le produit est trouvé.
Plusieurs ordres de recherche peuvent être lancé pour le même produit. En fonction des informations
que vous ramènerez, le responsable du bureau décidera du choix du produit élémentaire adéquat qui
sera insérée dans l’échantillon des produits à suivre.

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L’ordre de recherche revêt la forme suivante :

ORDRE DE RECHERCHE N°____/__/

Numéro superviseur Numéro enquêteur

Intitulé de la variété Caractéristiques de la série remplacée

«Intitulévar» «Nomser1»
______________________________________
_
«Nomser2»

Caractéristiques obligatoires de la variété

«CarObligatoires»

Exclusions

«Exclusions» Type de point de vente souhaitable

Caractéristiques variables Caractéristiques complémentaires Caractéristiques du point de vente


du produit élémentaire du produit élémentaire
remplaçant remplaçant

pdts Modalités Valeur Modalités Valeur Type PV Modalités Valeur

grise 8 Sur rue Non


110 cm Couleur
Taille marchande

Les zones en grisé sont les champs pré-remplis.

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I.6. Autres travaux ponctuels
D’autres travaux ponctuels peuvent être confiés au superviseur de la collecte par le responsable du
service. Il peut s’agir de mission de supervision dans les centres régionaux de collecte ou de la
formation des agents enquêteurs ou du remplacement d’un enquêteur indisponible.
Dans ce cadre, le superviseur doit être en mesure de répondre aux sollicitations dont il peut faire
l’objet. Il doit être au fait du métier d’agent enquêteur, maîtriser parfaitement le travail des agents
enquêteurs.

II. CE QU’IL FAUT POUR ETRE SUPERVISEUR DE LA COLLECTE DES PRIX


Pour être un bon superviseur de la collecte des prix, vous devrez avoir une très bonne connaissance
du travail d’agent enquêteur, une bonne connaissance de la commercialisation des produits de
l’indice, des points de vente et des produits eux-mêmes.
Vous devez aussi avoir beaucoup de bons sens, avoir de l’esprit critique et un sens élevé du détail et
des responsabilités. La chaîne de production de l’indice ne doit souffrir d’aucun retard. Aussi, vous
devez être très organisé dans votre travail et disponible à tout moment. Vous devez également avoir
des compétences de base en arithmétique, car il sera nécessaire que vous puissiez être en mesure
d’identifier tout de suite un certain prix qui semblerait ne pas correspondre aux autres.
Votre travail consiste principalement à vous assurer que la collecte des prix s’effectue selon les
principes arrêtés par le responsable du bureau des prix. Il ne s’agira pas de sanctionner mais
d’identifier les erreurs afin de formuler les besoins de formation et d’apporter appuis et conseils aux
agents enquêteurs. A ce titre, vous devrez avoir un sens élevé de l’écoute du prochain, avoir une
bonne capacité de communiquer pour vous faire comprendre par autrui.
Vous serez appelé à dialoguer avec les responsables de points de vente, pour les convaincre de
l’importance de la collecte des prix. Aussi, vous devez avoir un sens aigu du plaidoyer et maitriser les
objectifs de l’indice et sa méthodologie générale de construction et de calcul.

III. VOTRE RESPONSABLE LOCAL DU BUREAU DES PRIX


Vous travaillez sous la responsabilité d’un responsable local du bureau des prix. Ce responsable a la
charge de gérer toute la chaine de production, allant de la préparation à la saisie et aux traitements
des données. Sachez qu’en plus des contrôles que vous effectuerez, d’autres contrôles sont
également effectués par le responsable du bureau des prix. Ce dernier vous demandera de temps à
autre de revérifier certains questionnaires ou de descendre sur le terrain.
Le responsable national produit l’indice et le diffuse à l’ensemble des utilisateurs. Il est également
chargé de définir la méthodologie de collecte des prix des produits. Aussi, toutes les difficultés que
vous rencontrerez sur le terrain doivent être portées à la connaissance de votre responsable local.
Vous aurez à produire chaque jour un rapport de la collecte que vous communiquez à votre
responsable (cf. page 18). Chaque jour, vous avez également à recueillir ses instructions.
Vous aurez certainement à enrichir les instructions de collecte fournies. Mais cela doit se faire
uniquement sous la responsabilité du responsable de bureau.

IV. CALENDRIER DES TRAVAUX


Afin d’avoir une couverture satisfaisante des différents jours du mois, on définit un calendrier de la
collecte des prix des différents produits. Pour les variétés homogènes, il s’agit de jours de semaines
fixées. Pour les variétés hétérogènes, les agents enquêteurs ont la possibilité d’organiser la collecte
des prix d’un produit élémentaire dans un point de vente à l’intérieur d’une semaine.
En début de chaque année, un calendrier de la collecte est généré. En principe, chaque trimestre, une
semaine est consacrée à la réalisation d’un certain nombre de travaux en bureau et pour le repos des
enquêteurs.

13
Les questionnaires d’un mois sont repartis entre les quatre semaines du mois. Pour chaque agent
enquêteur, l’ensemble des questionnaires de la semaine est appelé un carnet. Chaque carnet
comprend donc :
- l’ensemble des questionnaires des produits des variétés hétérogènes à collecter au cours de
la semaine ;
- l’ensemble des questionnaires des variétés homogènes, standard et non standards à collecter
pendant les jours précis de la semaine.
Une partie de votre travail consiste à effectuer les tournées des agents enquêteurs, avant ou après
leur passage dans les différents points de vente de la semaine, afin de contrôler que les prix qu’ils
auront à ramener correspondent effectivement à ce que vous aurez constaté vous-même.
Vous avez donc à organiser votre propre tournée des points de vente selon un calendrier indépendant
de celui des agents enquêteurs. Vous devez cependant faire en sorte que votre passage dans un
point de vente donné ne soit pas trop éloigné de celui de l’enquêteur.

V. TRAVAIL EFFECTIF AVANT LE DÉMARRAGE DE LA SUPERVISION


Avant le démarrage effectif du contrôle, vous devez impérativement lire, comprendre et maitriser
toutes les instructions du travail de l’agent enquêteur. Ces instructions sont contenues dans le Manuel
de l’agent enquêteur. Vous devez également maitriser les objectifs de la collecte des données et les
principes de l’échantillonnage des prix.
Vous aurez à contrôler le travail des agents enquêteurs selon un calendrier bien établi. Aussi, vous
devez bien connaître ce calendrier ainsi que la localisation des différents points de vente et des
produits dont vous avez la charge. A ce titre, vous devez effectuer des descentes sur le terrain avec
vos agents enquêteurs pour identifier les points de vente et produits que ce dernier a la charge de
collecter les prix.

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Chapitre 3 LA SUPERVISION DES TRAVAUX

Les travaux de contrôle se déroulent en deux phases :


- une première phase qui consiste à s’assurer que la collecte s’effectue selon le calendrier
établi, auprès des points de vente fixés et selon la méthodologie élaborée. Il s’agit du contrôle
de terrain. Ce contrôle de terrain peut se décomposer en contrôle a priori et en contrôle a
posteriori ;
- la deuxième phase qui consiste à s’assurer que les informations collectées par les agents
enquêteurs sont conformes aux instructions et à assister à la pesée des produits pour en
assurer la bonne qualité.
D’autres contrôles seront encore exécutés par le responsable du bureau local, sur la base des
informations que vous aurez validées.

I. PRINCIPES DU CONTROLE DES TRAVAUX


Le contrôle des travaux est basé sur le principe que les indices des prix à la consommation sont
calculés sur la base d’une « variation de prix pure », c'est-à-dire à qualité de produit ou de service
constant. S’il s’avère que le produit a connu des changements de qualité d’une période à une autre,
susceptible de modifier son prix ou niveau de satisfaction du client, alors il convient de procéder au
traitement de ce changement de qualité de sorte à obtenir une variation de prix qui en exclue les
effets.
Trois cas peuvent se présenter :
- Le produit ou le service est exactement le même, mais le prix a évolué. Il s’agit d’une variation
de prix pure. Cette variation est prise telle quelle dans le calcul de l’indice.
- le produit ou le service n’est plus exactement le même, le prix a également changé. Il y a ici
deux effets qu’il faut isoler :
o l’effet prix : à qualité constante, le prix du produit aurait évolué dans une certaine
proportion du fait des facteurs liés au marché ;
o l’effet qualité : l’augmentation (baisse) du prix du produit peut être dû à l’amélioration
(détérioration) de sa qualité (dans le sens caractéristiques techniques).
- Le produit ou le service n’est plus exactement le même, mais le prix n’a pas évolué. Si l’effet
qualité n’est pas nul, alors le prix pur a baissé ou a augmenté quand même.
D’autres modifications que peuvent connaître les produits ou services peuvent provenir de :
- modifications de quantité proposée à l’achat. Par exemple, quand la bouteille de Coca Cola
passe de 33 cl à 30 cl ;
- modification de l’emballage du produit. L’emballage d’un produit peut passer de plastique à un
emballage en aluminium, ce qui peut induire un changement de prix ;
- modification des conditions de vente du produit. Par exemple, lorsque le vendeur propose
trois produits pour la valeur de deux.

Le contrôle est basé également sur le principe que, in fine, le prix relevé par l’agent enquêteur est
validé a priori si les différents contrôles n’apportent pas des éléments de preuve du contraire. Premier
maillon dans la chaîne de contrôle, vous avez donc une grande responsabilité dans la validation des
données collectées.

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II. LE SUIVI DE L’ENQUETEUR SUR LES POINTS DE VENTE
L’un des moyens de suivre le travail des enquêteurs consiste à accompagner de temps à autre les
enquêteurs durant leur relevé.
Si vous comptez accompagner un agent chargé du relevé des prix, vous devez en informer celui-ci à
l’avance afin d’organiser les modalités de votre rencontre. En général, vous n’êtes pas présent
pendant toute la durée de la collecte mais passez quelques heures à l’observer dans un endroit
précis. Ainsi, il peut être souhaitable d’observer le relevé de certains produits (par exemple les
produits soumis à marchandage) ou la collecte dans certains points de vente dans lesquels elle pose
peut-être problème. L’enquêteur modifiera son trajet en conséquence si besoin.
Avant de procéder à un suivi, vous devez réaliser un travail préparatoire de vérification. Vous
étudierez par exemple les descriptions, les prix, l’historique des prix et les codes des produits
observés à l’endroit choisi. Ce type de vérification vous permet de vous faire une bonne idée de la
qualité des relevés avant de vous rendre sur le terrain, et peut vous indiquer sur quels domaines vous
devez vous concentrer.
L’une de vos principales fonctions est de veiller à ce que l’enquêteur suive les procédures et les
instructions établies et collecte les prix avec compétence. Bien que votre rôle ne soit pas
nécessairement celui d’un formateur, vous pouvez, lorsque vous relevez une erreur, profiter de
l’occasion pour donner des conseils. Il faut également que l’enquêteur ait la possibilité de vous poser
des questions durant le processus de suivi.
Outre l’accompagnement de l’enquêteur, vous pouvez entreprendre d’autres tâches sur place, par
exemple recenser les points de vente ou étudier un produit particulier. Après une visite de suivi, vous
devez rédiger un rapport qui présente de façon détaillée les observations que vous avez faites lorsque
vous avez accompagné l’enquêteur. Ce rapport contiendra un résumé de vos constatations, une liste
des mesures à prendre et la ligne de conduite que vous préconisez. Vous pouvez conseiller qu’un
enquêteur reçoive davantage de formation sur certains aspects des relevés. Ce rapport servira
ensuite de point de départ à votre prochaine visite. Lorsque l’on trouve des solutions à des problèmes
d’ordre général, il faut les faire connaître à tous les agents chargés de relever les prix, en publiant un
bulletin ou une version révisée des instructions par exemple.

III. CONTROLE DE TERRAIN


Le contrôle de terrain vise à s’assurer que les prix collectés par les agents enquêteurs correspondent :
- aux produits décrits sur le questionnaire ;
- aux dates ou semaines indiqués ;
- au point de vente indiqué sur le questionnaire.
Aussi, les contrôles que vous aurez à effectuer sur le terrain consisteront à :
- vérifier dans les points de vente que les produits décrits sur les questionnaires sont
effectivement vendus et que les caractéristiques du produit élémentaire n’ont pas changé ;
- vous assurer que les agents enquêteurs collectent effectivement les prix dans les points de
vente qui leurs sont affectés. Ainsi, il s’agira pour vous de relever les prix de ces produits et
de comparer ces prix à ceux relevés par l’agent enquêteur ;
- vérifier que la collecte des prix se déroule selon le calendrier établi. Vous devez vous assurer
auprès du responsable du point de vente ou du rayon que votre agent enquêteur est bien
passé à la date indiquée sur le questionnaire. Tout écart entre la date de passage sur le
questionnaire de l’enquêteur et la date de passage que vous avez relevé auprès du tenant du
point de vente doit être répertorié.

III.1. Contrôle a priori


Vous devez effectuer des descentes sur le terrain aussi souvent que possible. Votre calendrier de
descente ne doit être connu que de vos responsables de service. Toutefois, les agents enquêteurs
doivent être informés que ces descentes sur le terrain s’effectuent régulièrement.

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Pour effectuer efficacement ces contrôles de terrain, vous aurez à bien connaître le programme de
collecte des agents enquêteurs. En effet, pour assurer que les constatations que vous aurez faites
sont pertinentes, votre jour de passage sur le terrain doit être le plus proche possible de celui de
l’agent enquêteur. Aussi, vous devrez élaborer votre calendrier de descente sur le terrain avec soin.
Vous devrez faire en sorte que dans un trimestre, vous passiez dans chaque point de vente
échantillon. Si vous avez par exemple à votre charge 300 points de vente, faites en sorte à visiter au
moins 100 par mois, c'est-à-dire environ 4 par jour ouvrable.
Votre visite des points de vente doit s’effectuer à l’aide d’un questionnaire, le même que pour l’agent
enquêteur. Vous devez relever le prix du produit, vérifier les caractéristiques des produits
(caractéristiques obligatoires, caractéristiques variables et caractéristiques complémentaires) et les
caractéristiques du point de vente (type, autres caractéristiques). Ces informations seront ensuite
comparées à celles ramenées par les agents enquêteurs.

III.2. Contrôle a posteriori


Vous avez également à vérifier, a posteriori, que les questionnaires ont été remplis correctement par
les agents enquêteurs. A ce titre, vous aurez à repasser dans les points de vente pour contrôler que
les prix sur les questionnaires correspondent à ceux pratiqués par le point de vente.
Ce contrôle doit être fait peu après la période de collecte pour éviter qu’une évolution des prix
éventuellement survenue dans l’intervalle ne pose des problèmes. Il est important que le superviseur
chargé des contrôles a posteriori demande la permission des commerçants avant d’intervenir et
respecte les critères généraux de collecte.
Pendant ces descentes de terrain, vous devez vous assurer que les produits suivis sont bien vendus
et qu’il n’y a pas d’autres produits équivalents plus achetés par les ménages. Si c’est le cas, vous
devez en informer les gestionnaires de l’indice qui vous indiqueront la démarche à suivre pour intégrer
le produit dans le panier.
A la fin de chaque journée de visite de terrain, vous aurez à dresser un rapport de supervision. Vous
aurez à indiquer :
- les points de vente visités ;
- les produits ou services contrôlés ;
- les anomalies constatées ;
- les propositions de mesure ou d’action à prendre.
Un exemplaire de la fiche de supervision est présenté à la page suivante. Pour chaque point de vente
visité, vous aurez à indiquer l’agent enquêteur affecté, les produits élémentaires suivis, la date de
passage de l’enquêteur. Vous indiquerez les anomalies que vous avez relevées et les
recommandations ou actions à entreprendre. Une plage est laissée en bas de page afin que vous y
inscriviez toute autre information utile à la gestion de l’échantillon des prix : représentativité du produit,
du point de vente, apparition de nouveaux produits, etc.

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RAPPORT DE SUPERVISION

Nom superviseur : Date de contrôle : Signature :

N° Nom du point de vente Nom agent Date de Libellé du produit Anomalies constatées Recommandations
question visité enquêteur passage de élémentaire
naire affecté l’enquêteur

Observations et recommandations générales

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IV. CONTROLE EN BUREAU
Le contrôle en bureau consiste à s’assurer que les données collectées par les enquêteurs ne sont pas
erronées et sont cohérentes avec la série historique. Il se décompose en deux phases : le contrôle de
la pesée et le contrôle des questionnaires.

IV.1. Le contrôle de la pesée


Dans les marchés africains et certains types de points de vente, les produits ne sont pas vendus dans
des quantités standard identiques d’un tas à l’autre. C’est par exemple le cas du gombo frais, de
l’attiéké, du mil, des poulets de chair, etc. On dit que ce sont des variétés vendues en unité non
standard. Pour obtenir des prix moyens unitaires qui permettent une comparaison dans le temps, les
agents enquêteurs achètent une certaine quantité de ces produits. D’une manière générale,
l’enquêteur achète une quantité donnée, fixée dans le questionnaire, auprès d’un certain nombre de
vendeurs différents.. Chaque tas acheté fait ensuite l’objet d’une pesée pour obtenir le prix unitaire
(c'est-à-dire le prix d’une unité (le kg, le g, le litre, etc.) du produit. Dans certains cas, les produits sont
pesés directement au marché grâce au peson (cas de poulet ou de mouton)
Votre tâche consiste à vous assurer que :
- les agents enquêteurs ont acheté le nombre de tas indiqués sur leurs questionnaires ;
- les achats se sont effectués auprès des vendeurs différents ;
- chaque tas est individualisé, c'est-à-dire que l’on doit être en mesure d’attribuer à chaque tas
la somme consacrée à son achat ;
- les quantités achetés correspondent à ce qui est inscrit sur les questionnaires ;
- les relevés et la pesée s’effectuent à une heure convenable. La durée entre le relevé et la
pesée doit être la plus courte possible. En effet, pour certains produits périssables par
exemple, il arrive que plus le temps passe, plus le produit perd certaines substances ou se
décompose, ce qui minimise les mesures de quantités effectuées en bureau. Pour ces
produits, les pesées doivent être effectuées au plus tôt.
- les sommes allouées à la collecte ont été judicieusement utilisées.
Ces contrôles sont essentiels pour assurer que la précision recherchée au travers de la méthodologie
peut être atteint. En effet, les prix unitaires de ces produits pouvant évoluer en fonction de facteurs
divers tels que l’imprécision dans la constitution de la quantité souhaitée par le vendeur (qui induit des
quantités différents d’un tas à l’autre auprès d’un même vendeur), les facteurs de marché ou la
politique de marge de chaque vendeur, il est nécessaire d’avoir plusieurs mesures de tas pour assurer
un prix unitaire qui soit fiable.
Quelques cas de non-respect de la méthodologie :
- Pour des raisons diverses, il arrive que les enquêteurs achètent le nombre de tas fixé auprès
d’un même vendeur. Ceci ne respecte pas la méthodologie et ne fournit pas une bonne
indication du prix unitaire du marché. Il est facile de déceler ces cas en examinant la qualité
ou l’emballage du produit : dans ces cas-là, les différents tas se ressemblent étrangement.
- Il arrive également que des tas achetés auprès de vendeurs différents soient réunis en un tas
unique qui est ensuite départagé lors de la pesée du produit. L’enquêteur introduit ainsi un
biais et créée lui-même artificiellement des prix unitaires qui ne correspondent pas à la réalité
du marché.
- Pour des raisons d’économie, il arrive que les quantités achetées ne correspondent pas à ce
qui est inscrit dans le questionnaire de collecte. Par exemple, au lieu d’acheter des tas de
poisson d’environ 0,5 kg, l’enquêteur achète des tas d’environ 0,25kg. On n’est plus en
présence de la même variété. Il faut avoir à l’esprit que plus la quantité est faible, plus l’erreur
liée à l’imprécision de l’appareil de mesure est grande. Le principe est que les quantités
achetées correspondent approximativement aux quantités habituellement achetées par les
ménages moyens. Si les montants alloués pour la collecte tendent à être insuffisants pour une

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bonne collecte, vous êtes chargés d’en informer votre responsable de bureau pour que des
mesures soient prises pour ajuster à la hausse le budget de collecte.
- Les sommes allouées à la collecte sont détournées vers d’autres utilisations. Cela peut arriver
lorsque les enquêteurs déclarent un certain montant dépensé alors que les calculs faits sur la
base des tas donnent un autre montant. Vous devez confirmer les déclarations faites par les
enquêteurs en effectuant les calculs nécessaires sur la base des questionnaires de collecte et
des produits qui sont présentés pour la pesée.

IV.2. Le contrôle a posteriori des questionnaires


Le contrôle a posteriori des questionnaires a pour objet, d’une part, de s’assurer que les prix collectés
sont cohérents avec les données historiques et d’autre part à collecter et traiter toutes les informations
que les agents enquêteurs auraient noté sur leurs supports de collecte.
Lors d’un contrôle a posteriori, on peut procéder à une série de tests afin de détecter :
- une différence de prix — si le prix contrôlé est différent, le superviseur doit vérifier auprès des
commerçants s’il a changé depuis le relevé initial;
- une description insuffisante du produit — chaque produit doit être défini de manière unique de
façon à ce qu’un autre enquêteur puisse remplacer l’enquêteur habituel, en cas de maladie
par exemple;
- une erreur sur le produit relevé — si une taille incorrecte a été choisie par exemple;
- des produits enregistrés par erreur comme étant manquants ou en rupture temporaire de
stock.
Contrôle de cohérence des données
Le contrôle de cohérence des données que vous aurez à faire est un contrôle de premier niveau.
D’autres contrôles seront également effectués. Il s’agit pour vous de vous assurer que les prix
collectés fournissent une évolution qui n’est pas trop atypique (trop forte ou trop faible) d’un mois sur
l’autre.
Rappelons que pour chaque produit élémentaire est associé une fourchette d’évolution des prix. Cette
fourchette indique que le prix du produit le mois en cours ne doit pas dépasser de x2% (être en
dessous de x1%) le prix du mois précédent. Pour les variétés saisonnières, la comparaison se fait par
rapport au prix du même mois de l’année précédente.
Certaines évolutions atypiques peuvent se justifier : solde, sortie de solde, opération commerciale, etc.
Dans ces cas, votre tâche consiste à vous assurer que ces informations sont transcrites sur le
questionnaire. Dans le cas contraire, vous devez vous approcher de l’agent enquêteur pour lui
demander des explications sur cette forte évolution du dernier mois par rapport au mois précédent. Si
ses explications ne sont pas convaincantes, vous devrez vous rendre sur le point de vente avec lui
pour obtenir la bonne information.
NB : La redescente sur le terrain doit être faite le plus tôt possible.

D’autres évolutions peuvent être dues à des changements dans les caractéristiques du produit. Deux
cas peuvent se présenter :
- le changement de caractéristique concerne les caractéristiques variables ayant une influence
sur les prix (CV1). Il s’agit d’un changement de produit élémentaire. Dans ce cas, il y a un
effet qualité qu’il faut traiter. Vous devez dans un premier temps vous assurer que le
changement s’impose. Vous devez relever toutes les informations nécessaires auprès de
l’agent enquêteur et vous en référer à votre responsable de bureau pour la méthode de
traitement à opérer.
- Le changement de caractéristique concerne les caractéristiques variables n’ayant pas une
influence sur les prix (CV2). Vous devez dans un premier temps vous assurer que le
changement s’impose. S’il y a un produit équivalent dans le même point de vente, il faut
relever le prix de ce produit ainsi que ses caractéristiques qui seront pris en compte dans le
nouveau questionnaire qui sera édité pour la collecte du mois prochain. S’il n’y a pas de
produit équivalent, vous devez vous en référer à votre chef de bureau qui décidera s’il est
nécessaire de requalifier la CV2 en CV1 ou non et vous indiquera la démarche à suivre.

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Collecte des informations sur les supports de collecte
Les supports de collecte servent principalement à collecter les données sur les prix des produits
(également les quantités pour les variétés homogènes vendues en unité non standard). Ils
contiennent également un certain nombre de questions qui aident à comprendre et à traiter certains
problèmes particuliers tels que les évolutions atypiques des prix, les cas de fermeture de point de
vente, etc. Ils contiennent enfin des espaces libres qui permettent aux enquêteurs de consigner toute
informations qu’ils jugent utiles à leurs supérieurs hiérarchiques : fermeture programmée de point de
vente, changement de propriétaire, future solde, etc.
En tant que superviseur de la collecte, vous êtes le premier maillon dans la chaîne de traitement de
ces données qualitatives. Vous devez à ce titre parcourir l’ensemble des questionnaires remplis par
les agents enquêteurs qui sont sous votre responsabilité. Vous devez répertorier toutes les
informations reportées sur le questionnaire et en faire un premier traitement.
- s’il s’agit d’une demande d’appui pour traiter un cas difficile (cas du code consultation Co par
exemple), vous devez examiner ce cas et vous entretenir avec l’agent enquêteur dans les
meilleurs délais. Le problème identifié et la solution traitée doivent être consigné dans votre
rapport de supervision pour que votre supérieur hiérarchique en soit informé et qu’il puisse
éventuellement répercuter votre solution à l’ensemble des équipes ;
- S’il s’agit d’éléments d’informations qualitatives, ces informations doivent être répertoriées
dans votre rapport qui sera transmis à votre responsable de bureau afin que toute action utile
soit engagée.
Par exemple, si l’agent enquêteur rapporte une information du type : « le point de vente sera fermé
dans deux mois », votre rapport doit contenir la ligne suivante :
- le point de vente n°1232, de type X sera fermé dans deux mois. Dans ce point de vente, on
suit les produits élémentaires suivants : P1, P2, P3.
Le responsable du bureau, après examen de votre rapport, vous indiquera alors les actions à
entreprendre (par exemple « chercher un PV de type X où sont vendus les produits P1, P2, P3 », ou
alors : « chercher dans les points de vente échantillon les points de vente qui vendent également les
produits P1, P2 et P3 »).

21
Chapitre 4 PROBLEMES COURANTS RENCONTRES PENDANT LA
SUPERVISION DE LA COLLECTE

Ce que vous avez appris jusqu'ici dans ce manuel vous permettra dans une large mesure de réaliser,
avec succès votre mission de superviseur de l’enquête prix. Mais il y aura des situations qui laisseront
perplexes vos agents enquêteurs. Ces derniers se référeront alors à vous pour traiter ces cas. La
présente section traite de la plupart de ces situations.

I. POINT DE VENTE FERME


Il existe deux cas de fermeture de point de vente. Il peut s’agir de :
- fermeture provisoire de point de vente. Dans ce cas, la collecte est possible si la durée de la
fermeture est inférieure à un mois. Vous devez donc demander à votre enquêteur de
retourner au point de vente à la date propice. Dans le cas contraire, vous devez examiner la
situation et décider en fonction des paramètres suivants :
o type de point de vente ;
o fréquence d’absence temporaire des produits suivis dans le point de vente ;
o régularité de la fermeture du point de vente dans le passé ;
o nombre de produits élémentaires suivis dans le point de vente ;
o degré de fréquentation du point de vente par les consommateurs.
Si le point de vente n’a jamais posé de problème dans le passé, cela devrait inciter à le
conserver. Dans le cas contraire, il vaudra mieux chercher à le remplacer.
- fermeture définitive de point de vente. Dans ce cas, vous devrez répertorier l’ensemble des
produits élémentaires suivis dans le point de vente. Vous devez examiner l’impact de cette
fermeture sur l’échantillonnage d’un point de vue type de point de vente et d’un point de vue
géographique. En fonction de ces éléments, vous devez vous fixer un type de point de vente
et rechercher un point de vente précis qui vous permette soit de maintenir la même
représentativité de l’échantillon, soit de l’améliorer.

II. PRODUITS MANQUANTS


Un problème très fréquent est le fait qu'un enquêteur constate qu'un produit de sa liste n'est plus en
rayon le jour indiqué pour la collecte. Cette situation peut avoir trois principales variantes :
- le produit peut être temporairement en rupture dans un ou plusieurs points de vente
(par exemple, en raison d'un retard de livraison accusé par le fournisseur). L’agent
enquêteur a la possibilité de substituer le produit manquant par un produit similaire et
l’indiquer sur le questionnaire. Vous devrez vérifier que le produit remplaçant est bien
équivalent au produit remplacé.
L’équivalence fait référence à la fois au prix des deux produits, à ses caractéristiques mais
également à l’utilité que le consommateur peut tirer de la consommation des produits.
Formellement, deux produits sont équivalents si le consommateur est indifférent dans le
choix des deux produits. En d’autres termes, il tire la même satisfaction de la consommation
de l’un ou de l’autre produit.
- le produit devient indisponible de manière définitive. L’agent enquêteur devra d’abord
vérifier que ce produit n’est pas effectivement vendu dans d’autres points de vente. Si le
produit est vendu dans d’autres points de vente de même type, il collectera son prix et
devra l’indiquer clairement sur le questionnaire. Si le produit est effectivement indisponible

22
de manière définitive, il se référera à vous pour décider de la démarche à adopter. Sachez
que :
o le produit remplaçant doit être de préférence le plus proche possible du produit
remplacé ;
o le type de point de vente dans lequel il devra être suivi doit avoir de préférence les
mêmes caractéristiques que l’ancien point de vente ;
o le produit remplaçant devra être aussi représentatif de la consommation des
ménages que le produit remplacé. Il doit être bien vendu dans son point
d’observation des prix ;
o il doit respecter les caractéristiques obligatoires de la variété qui lui est rattaché.
- le produit a été remplacé par un produit similaire, mais non identique. Cette situation
se produit souvent avec des vêtements et des biens durables où les modèles n’ont souvent
qu’une durée de vie commerciale courte. Un chemisier pour dames peut avoir sa
composition en tissu passer de 90% de coton et de 10% de rayonne à 60% de coton et
40% de rayonne, par exemple. Ou bien, une machine à laver peut voir sa vitesse de
rotation passer de 1000 t/mn à 1100 t/mn. De tels changements de spécifications entraînent
habituellement une augmentation de prix. Vous devez demander que l’enquêteur collecte,
sur un même mois (le mois précédent par exemple), le prix des deux produits de sorte à ce
que le chef de bureau puisse estimer les effets qualité. Le produit remplaçant pourrait alors
être accepté et remplacer définitivement le produit disparu.
NB : Toutes les fois qu’un agent enquêteur doit relever le prix d’un produit de substitution, il
doit s’adresser à son superviseur, qui lui dira s'il est acceptable ou non. La décision finale sera
prise par le responsable du bureau des prix.

III. APPARITION DE NOUVELLES CARACTERISTIQUES DES PRODUITS


Il arrive régulièrement que les caractéristiques des produits changent dans le temps. De nouvelles
caractéristiques (CV1 ou CV2) importantes peuvent apparaître, en plus de celles ce qui sont sur le
questionnaire. La description sur le questionnaire peut apparaître insuffisante pour trancher dans
certaines situations.
Il peut s’agir simplement d’une mise à jour de la description structurée ou alors d’une situation de
remplacement de variété ou de séries. Vous devez relever ces situations et en aviser les
gestionnaires de l’indice qui devront prendre les décisions qui conviennent.

IV. SOLDES ET REMISES


Plusieurs marchandises sont vendues par saison ou à l’occasion de soldes ou autres, et les bas prix
pratiqués peuvent avoir une incidence sur la moyenne mensuelle des prix des produits achetés par les
ménages. En dehors des soldes annuelles, il existe les diverses formes de réduction, qui sont souvent
offertes à la clientèle. Ces pratiques ont plus souvent cours dans les supermarchés que dans d'autres
types de points de vente, et semblent être en vogue. Au nombre des exemples de ce type de rabais,
on compte ce qui suit, exclusion faite des consignations de bouteilles qui ne doivent pas être prises en
compte dans le prix :
- Les réductions offertes à des groupes restreints tels que les personnes retraitées ou aux
membres d'un groupe organisé tel qu'un syndicat. Ces réductions de prix seront ignorées ;
- Les réductions accordées sur des articles endommagés ou du fait de leur péremption. Elles
sont inacceptables, car les produits sont d'une qualité inférieure à celle des produits
spécifiés ;
- Les offres du genre "3 pour le prix de 2" (et similaires). Elles seront ignorées ou traitées
conformément aux règles appliquées aux cas de remplacement de produits ;
- Les offres du genre "x gratuitement offert pour tout achat de y". Elles seront ignorées ou
traitées conformément aux règles appliquées aux cas de remplacement de produits ;

23
- Les coupons de "réduction sur achat" attachés à un produit donné ne seront pas pris en
compte, à moins qu'ils ne soient offerts à tous les clients au moment de l’achat ;
- Les remises par quantité seront également ignorées. Par exemple, le prix affiché du kg de
viande de bœuf est de 1500 F CFA, mais si vous achetez plus de 5 kg, vous payez
seulement 1300 F CFA. Le prix de 1500 FCFA devra être relevé, puisque les achats à prix
forfaitaire ne sont pas pris en compte pour le relevé des prix, car ils ne sont pas conformes
aux spécifications du produit.
A chaque fois qu’un enquêteur rapporte une telle situation, vous devrez lui poser toutes les
questions utiles pour vous assurer que ces réductions ne sont pas exclues.
A chaque sortie de solde, les prix ont tendance à augmenter. De telles augmentations doivent
être signalées sur le questionnaire par le code : « sortie de solde ».

V. DETAILLANTS PEU COOPERATIFS


Il y a de très fortes chances que les enquêteurs rencontrent des détaillants (propriétaires d’étal,
gérants de magasin, etc.) qui refusent de coopérer avec l'enquête. Efforcez-vous à expliquer à ces
derniers que vous n'êtes pas l’"espion" d’un autre détaillant, ni un inspecteur de l’État qui vérifie la
qualité de leurs produits ou les prix qu'ils pratiquent, que ni leurs noms ni leurs prix n'apparaîtront
dans aucune publication. Dites-leur que leurs noms, adresses, et tous les détails concernant leurs
produits sont strictement confidentiels. Les renseignements seront seulement ajoutés aux données
similaires collectées chez d’autres détaillants pour déterminer des moyennes et des évolutions. En
outre, vous devez leur expliquer le bien fondé de cette enquête et l’utilité de l’indice des prix à la
consommation pour la bonne conduite de la politique économique et les affaires.
Si, après tout cela, le détaillant refuse toujours de coopérer, n’essayez pas de prolonger la discussion
ou de vous disputer avec lui. Retirez-vous poliment, et préparez un rapport circonstancié pour votre
responsable de bureau. Indiquez lui dans le rapport vos suggestions et propositions pour le
remplacement du point de vente.

24
Chapitre 5 DEONTOLOGIE DU SUPERVISEUR DE L’ENQUETE
PRIX

Collecter les données sur les prix est une opération complexe, qui suppose qu’un certain nombre
d’enquêteurs effectuent un travail considérable sur le terrain. L’opération requiert une planification et
une gestion méthodiques destinées à garantir que les données recueillies sont conformes aux
instructions données par le responsable du bureau des prix.
A cette fin, les enquêteurs doivent être bien entraînés, car il faut s’assurer qu’ils comprennent combien
il importe de choisir convenablement les produits dont on entend suivre les prix dans le temps. Même
si la continuité est le principe de base pour le calcul des indices des prix à la consommation, pour
pouvoir réaliser des comparaisons d’une période à l’autre, la façon de prendre en compte la lente
modification de l’éventail des produits à laquelle les enquêteurs sont confrontés est d’une importance
primordiale pour la qualité et la fiabilité de l’IHPC. Certains produits peuvent disparaître et devoir être
remplacés par d’autres, mais il peut aussi être souhaitable de ne plus tenir compte de certains
produits avant même qu’ils aient totalement disparu, s’ils ont cessé d’être représentatifs. Les
enquêteurs doivent bénéficier d’une formation adaptée et recevoir des informations et des instructions
très claires, de votre part ou de la part du responsable du bureau des prix, sur la façon de procéder.
Des instructions claires sont également nécessaires pour faire en sorte que ces enquêteurs relèvent
les bons prix en cas de soldes, d’offres spéciales ou d’autres circonstances exceptionnelles.
Si le rôle de l'enquêteur est très important à cet effet, votre rôle de superviseur de la collecte est
primordial car c’est vous qui êtes le garant de la qualité des données qui seront utilisées dans les
calculs. Vous êtes également garant de la qualité de toutes les opérations de remplacement et de
mise à jour de l’échantillon et, d’une manière générale, de toutes les informations fournies par les
enquêteurs.
Le superviseur doit respecter certaines règles au cours de ses travaux. Ces règles ont été, pour la
plupart présentées dans les sections précédentes. Ici, nous les avons synthétisées pour vous
permettre de les mémoriser correctement :
1. Jouer le rôle de facilitateur auprès des agents enquêteurs : Maîtriser correctement le travail et
les instructions données aux agents enquêteurs ;
2. Jouer le rôle de facilitateur auprès des responsables de point de vente ;
3. Jouer le rôle de facilitateur auprès du responsable du bureau des prix : Fournir toutes les
informations utiles à la mise à jour de l’échantillon des produits élémentaires ;
4. Organiser le travail des agents enquêteurs dont il a la charge et assurer la disponibilité de
l’ensemble des matériels nécessaires ;
5. Etre constamment sur le terrain et visiter au moins une fois par trimestre chaque point de
vente dont il a la charge ;
6. Parcourir chaque support de collecte et s’assurer, dans les délais convenables, de la
cohérence des données fournies ;
7. Respecter et faire respecter les délais.

Ces règles sont présentées ci-après. Elles ont pour but d'uniformiser la conduite de tous face à
certaines situations. Vous n'hésiterez pas à formuler toute proposition visant à les actualiser ou les
parfaire.
1. Jouer le rôle de facilitateur auprès des agents enquêteurs. Vous êtes le premier
interlocuteur des agents enquêteurs placés sous votre responsabilité. En ce sens, ces
derniers devront trouver auprès de vous tout le soutien et l’aide nécessaire dont ils ont besoin.
Vous êtes un chef d’équipe et en tant que tel vous devez inspirer confiance à vos éléments.
Vous devez les soutenir, les motiver. Vous devez être en mesure de leur apporter tout appui
technique : aussi, il est essentiel que vous maîtrisez correctement le travail et le manuel de
l’agent enquêteur. Votre tâche de superviseur ne signifie pas que vous êtes un inspecteur

25
chargé de prendre quelqu’un en faute. Mais vous devez plutôt chercher à garantir et améliorer
la qualité des données que les enquêteurs collectent. Sachez que la tâche de sanction ne
vous revient pas mais incombe aux responsables de bureau à qui vous rendez compte.
2. Jouer le rôle de facilitateur auprès des responsables de point de vente. Après les agents
enquêteurs qui sont tout le temps en contact avec les points de vente dans lesquels ils suivent
l’évolution des prix des produits, vous êtes le premier responsable à qui l’on s’adressera pour
régler certains problèmes avec les responsables de point de vente. Le cas le plus fréquent
que vous aurez à traiter est le cas de refus de coopération d’un tenant de rayon ou de
boutique. Sachez que vous ne pouvez pas obliger un tenant de boutique à vous fournir une
information fiable. Vous devez, avant de vous rendre au point de vente, recueillir toutes les
informations nécessaires (produits suivis, date de création des séries, comportements passés
du détaillants, etc.) et prendre rendez-vous avec le responsable du point de vente. Vous
devez être le plus correct possible. Habillez-vous convenablement, munissez-vous de tous les
documents nécessaire (carte professionnelle, plaquette sur l’IHPC, etc.). Soyez posé,
expliquez le bien-fondé de l’enquête prix et fournissez lui tous les documents nécessaires.
Expliquez lui les clauses de confidentialité et de l’enquête. En dernier ressort seulement
évoquez le caractère obligatoire de l’enquête. Si, malgré tout, il refuse, retirez-vous poliment
tout en le remerciant d’avoir accepté de vous recevoir. Rédigez votre rapport en proposant les
solutions
3. Jouer le rôle de facilitateur auprès du responsable du bureau des prix. Le responsable
du bureau des prix est responsable de tous les aspects méthodologiques concernant la
collecte des prix. Il conçoit ces méthodologies et donne des instructions sur la base de ses
connaissances sur les marchés. Sachez que vous êtes, en tant que superviseur, son premier
moyen d’obtenir des informations en vue de mettre à jour les méthodologies et les instructions
relatives à la collecte. Aussi, vous devez maîtriser les aspects essentiels du travail qu’il a à
faire et lui fournir toutes les informations de terrain utiles :
o à la mise à jour de l’échantillon des produits élémentaires : représentativité des
produits élémentaires, des points de vente, de l’espace géographique de collecte,
etc.
o à la mise à jour des caractéristiques des produits, et notamment au traitement des
cas de remplacement ;
o à la mise à jour des instructions de collecte ;
o au traitement des données manquantes.
Sachez que vous pouvez être invités à participer à l’échantillonnage des sites et des produits
élémentaires. Vous pouvez vérifier que les sites dans lesquels on propose de relever les prix
comportent un éventail voulu de magasins, ou émettre un avis sur la situation économique qui
prévaut sur ces sites et sur les zones éventuellement dangereuses.
4. Organiser le travail des agents enquêteurs dont il a la charge et assurer la disponibilité
de l’ensemble des matériels nécessaires. L’opération de collecte des données requiert une
planification et une gestion méthodiques destinées à garantir que les données recueillies sont
conformes aux instructions données par le responsable du bureau des prix. Ces instructions
sont pour la plupart automatisées dans l’application de production des IHPC. Cependant, vous
êtes de rendre opérationnelle cette organisation. Vous devez vous assurer d’une répartition
équitable des questionnaires entre les agents enquêteurs. Vous devez également vous
assurer que les trajets des enquêteurs sont bien élaborés et que les supports de collecte
remplis sont acheminés au bureau dans les délais requis.
Vous devez vous assurer que l’ensemble des éléments nécessaires à la collecte est
disponible et fonctionnel. Vous devez vérifier régulièrement l’état des matériels de pesée. A la
fin de chaque mois, vous devez apprêter l’ensemble des questionnaires et vous assurer que
les travaux en instance au cours du mois ont été effectués. Vous devez également mobiliser
les ressources financières auprès du responsable de bureau et vous assurer régulièrement
qu’elles sont suffisantes.
5. Etre constamment sur le terrain et visiter au moins une fois par trimestre chaque point
de vente dont il a la charge. En tant que superviseur d’un certain nombre d’enquêteurs,
vous devez être à tout moment en mesure de localiser les points d’observation des prix et

26
connaître parfaitement l’ensemble des produits élémentaires suivis. Sachez qu’un agent
enquêteur peut être temporairement indisponible. Vous devez donc être en mesure de le
relayer. Faites votre propre programme de travail de sorte qu’au moins une fois par trimestre
chaque point de vente soit visité et que vous ayez relevé le prix de chaque produit
élémentaire.
6. Parcourir chaque support de collecte et s’assurer, dans les délais convenables, de la
cohérence des données fournies. La qualité est un aspect important du relevé des prix. Un
relevé de qualité permet à un institut de statistique d’avoir confiance dans l’indice qu’il produit
et de s’assurer que les variations de prix observées sont réelles et non pas le résultat
d’erreurs des enquêteurs. Votre tâche essentielle est de vous assurer que les données
fournies par les enquêteurs ne renferment pas d’erreur. Vous devez, à ce titre, parcourir
l’ensemble des données transmises par un enquêteur avant qu’elles ne rentrent dans le
processus de calcul de l’indice. S’il s’agit de questionnaires physiques, vous devez examiner
chaque questionnaire avant la saisie.
7. Respecter et faire respecter les délais. Sachez que la diffusion de l’indice des prix à la
consommation ne doit souffrir d’aucun retard. Des dates de diffusion sont arrêtées
bien à l’avance et connues des utilisateurs. Vous devez faire en sorte que la chaîne de
production de l’indice ne souffre d’aucun retard. Faites en sorte que les agents enquêteurs
réalisent leur travail avec le maximum de célérité. Faites en sorte également que votre
contrôle ne crée des retards importants dans le traitement des données. Vous devez donc
être très organisé et très proactif de sorte à accumuler le moins possible de retard.

27
ANNEXES

28
ANNEXE 1 : Questionnaires de collecte des données
QUESTIONNAIRE VARIETES HETEROGENES
Année (1)
PHOTO
Code enquêteur
Nom du point de vente (6)
(2)
Nom Enquêteur
(3)
Code superviseur
Caractéristiques du point de vente (7)
(4)
Nom Superviseur
(5)
Type point de vente (8)
Numéro point de vente (9)
Intitulé de la variété (10) Caractéristiques de la série (13)
«Intitulévar» «Nomser1» (13a)
_______________________________________
«Nomser2» (13b)

Caractéristiques obligatoires de la variété (11)


«CarObligatoires»

Omissions (12)
|«FONCTIONS»
|«GROUPES»
Code variété (14) |«SOUS_GROUPES»|«
POSTES»|«cv»|
«Omissions» Numéro série (15)
Suivi dans IHPC96 (Oui=1) «SuiviIHPC»
Prix
Année de base
Date (18) Code de Code de

d’obse position du remplacement
carnet Observations (23)
rvation produit de la série
(16)
(17) Prix Déc. A-1 (19) (21) (22)

Mois (20)
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12

29
QUESTIONNAIRE VARIETES HOMOGENES SUIVIES EN DEHORS DES MARCHES
Année (1)
Code enquêteur Type PV (8)
Nom du point de vente (6)
(2)
Nom Enquêteur
(3)
Code superviseur Numéro PV
Caractéristiques du point de vente (7)
(4) (9)
Nom Superviseur
(5)
Numéro carnet Mois
Code de la N° Code de position de
Nom et caractéristiques de la variété : Unités Quantité Prix
variété série prix du produit

Observations sur produits

Observations sur points de vente

30
QUESTIONNAIRE VARIETES HOMOGENES NON STANDARD O2/O3 MARCHES

Code de l'enquêteur : Nom du point de vente


Nom de l'Enquêteur :
Code du superviseur :
Nom du Superviseur : Caractéristiques du point de vente
Mois de Collecte :

Numéro N° point de
Type point de vente
carnet vente

Code de position du Code de remplacement


Relevé 1 Relevé 2 Relevé 3
produit de la série

N= observation normale;
Code N° Caractéristiques variables sans Unité N= Observation normale
Nom de la variété (10’) T: Absence temporaire;
variété série influence sur les prix (11’ (23) I= remplacement sur le
D= absence définitive;
Prix Quantité même PV ; V : sur un PV
Prix Quantité Prix Quantité E: problème de collecte;
(20’) (24) de même type ; M : sur un
S: entrée en solde;
point de vente de type
R: sortie de solde;
différent
Co: consultation

Riz à longs grains, Mode de


présentation du produit :
vendu(e) en vrac, Quantité : 1
00101-Riz à longs grains kg
Kilo, Type : grain long, Type de
grain : Blanc, Part de riz brisé :
Très faible (<3%).
Riz à longs grains, Mode de
présentation du produit :
vendu(e) en vrac, Quantité : 1
Kilo, Type : grain long, Type de
00101-Riz à longs grains kg
grain : Blanc, Part de riz brisé :
Très faible (<3%).

31
ANNEXE 2 : fiches méthodologiques de suivi de certaines variétés
complexes

Fiche 1 : Logement fixe


D’une manière générale, les logements sont décrits selon des caractéristiques spécifiques du bâtis :
nombre de chambre, matériaux utilisé, existence de cours, existence d’un raccordement électrique ou
au réseau d’eau courante, etc. En plus de ces caractéristiques, d’autres éléments doivent être pris en
compte : type de quartier. Certains éléments de l’environnement physiques du logement susceptibles
de justifier une révision des prix changent, il convient de les relever afin de prendre en compte
éventuellement l’effet qualité.
Le suivi du logement fixe se fait auprès du locataire ou d’une agence immobilière chargée par le
propriétaire de la gestion du contrat de location. Notez cependant qu’il ne s’agit pas du suivi du
logement d’un locataire fixe dans le temps, mais il s’agit du suivi du logement, quel que soit le
locataire qui s’y trouve.
Chaque logement est visité au moins une fois par trimestre. Le prix peut être relevé directement
auprès du locataire par téléphone. Assurez-vous toutefois de faire une descente sur le terrain au
moins une fois par an.
Si un locataire quitte la maison, il convient de le signaler. L’absence de locataire va être traité comme
une absence temporaire. Une absence prolongée (supérieur à trois mois) d’un locataire au niveau
d’un logement fixe doit cependant être signalé afin q’un changement de logement puisse être opéré.
Lorsqu’un bailleur intègre une maison qui était précédemment en location, ce logement sera traité
comme une disparition de produit.
La collecte des données intervient en début du mois. Tout changement de prix qui ne rentre pas en
application au cours du mois ne doit pas être pris en compte. Mais l’information doit être rapportée.
Elle sera prise en compte à la date à laquelle elle entre en application.

Fiche 2 : Logement auprès des agents immobiliers


Afin de prendre en compte la dynamique du marché des logements au niveau de nouveaux contrats
de bail, les types de logement sont suivis auprès des agents immobiliers.
Les agents immobiliers peuvent être :
- des agences immobilières chargées de la gestion de contrat de bail ;
- ou des intermédiaires (personne physique) chargée de faire rencontrer demandeur et
offreur de maison de location. Le champ d’action de ces derniers est généralement limité à
un quartier ou une commune.
L’information traitée n’est pas le niveau du prix de location mais la différence, entre deux dates
données.
Pour un type de logement donné, les questions à poser à l’agent immobilier sont :
- Question préliminaire : pour ce type de logement, combien de personnes avez-vous placé
dans le mois ?
- Pour chaque logement :
1. Quelles sont les caractéristiques du logement ?
Assurez-vous que ces caractéristiques respectent bien les caractéristiques obligatoires de la
variété.
2. Quel était le prix de location de l’ancien locataire ?
3. Quel est le prix du nouveau locataire ?

32
4. Pendant combien de mois la maison est-elle restée vide ?
5. Durant cette période, des travaux de réfection ont-ils été exécutés ?
6. Ces travaux sont-ils susceptibles de faire changer le prix de location ?
Si les travaux de réfection effectués sont de nature à expliquer les évolutions de prix constatés, des
corrections de l’effet qualité doivent être appliquées pour retrouver le bon prix de référence.
Le questionnaire (page suivant) permet de reporter les informations collectées. Pour chaque variété,
elle est éditée chaque mois au nombre d’agents immobiliers retenus. Le questionnaire se présente
comme suit :
- Nom du point d’observation : il s’agit du nom de l’agent immobilier ou de l’agence
immobilière.
- Caractéristiques du point de vente : il s’agit de préciser s’il s’agit d’une personne physique
ou morale et de préciser si elle peut être retrouvée à un endroit fixe ou non. Y reporter
toutes les informations géographiques nécessaires à sa localisation.
- Code du PV : indiquer le code du type de point de vente. Il s’agit ici d’un type : « Autres
point de vente ».
- Caractéristiques obligatoires de la variété : il s’agit des caractéristiques physique de la
variété. Ne seront pas concernées les caractéristiques de localisation.
- Caractéristiques du logement : y reporter toute information particulière qui permettrait aux
gestionnaires de l’indice d’apprécier l’évolution du prix relevée.
- Prix M-1 : prix de l’ancien locataire.
- Prix M : prix du nouveau locataire.
- Observations : y reporter toutes les informations relatives à la durée d’inoccupation de la
maison, les travaux de réfection effectuée, etc.

33
QUESTIONNAIRE AGENTS IMMOBILIERS
Année Nom du point d’observation
Mois
Code enquêteur : Caractéristiques du point de vente

Nom Enquêteur :

Code superviseur : Code PV


Nom Superviseur : N° PV

Caractéristiques obligatoires de la
Intitulé de la variété
variété

Omissions

Code variété

N° Caractéristiques des logements Prix M-1 Prix M Observations

10

11

12

13

14

15

Observations

34
Saisie des données :
La seconde variété est traitée comme un « tarif » ou une variété avec une seule série. Pour chaque
variété, une seule donnée est saisie par mois. Il s’agit de l’indice moyen mensuel calculé à partir de la
feuille de calcul Excel. Pour l’année de base l’indice sera initialisé à 100.
En d’autres, termes, l’initialisation des variétés types de logement donne lieu à création, pour chaque
type, de deux variétés dont l’une aura un certain nombre de série et l’autre une seule série. Pour la
première variété, ce sont les montants des loyers qui seront saisis ; pour la seconde ce sont les
indices, calculés à partir de la maquette Excel qui sont saisis.
Pondération :
Les pondérations de chaque type de logement pourraient être obtenues à partir de l’EDM ou toute
autre source comme les recensements généraux de population et de l’habitat. Il faudra ensuite
chercher à éclater cette pondération entre les deux variétés. La clé de répartition devra être
soigneusement étudiée. En effet, si l’on considère, sur N logements, on a N1 le nombre de logements
avec le même occupant toute l’année, et N-N1, le nombre de logement changeants d’occupants. En
faisant abstraction des niveaux des loyers (qui devraient être plus ou moyens homogènes), alors, le
poids de la première variété sera N1/N et le poids de la seconde variété du type est (N-N1)/N.
Ces valeurs N, N1 pourront être obtenues à partir de l’exploitation des rapports techniques de l’EDM
ou toute autre source.

Fiche 3 : Service de téléphonie


Principes et définition :
On utilise le principe qu'il y a des consommateurs-types qui achètent de la même façon les services
de téléphonie (fixe ou mobile) et les affectent à des appels qui peuvent être scindés en "heure
normale même opérateur", "heure creuse même opérateur", "heure normale, zone 1", etc. Ces appels,
suivant des destinations et des zones constituent nos variétés. Si l’on définit trois zones
géographiques extérieures (Zone 1 : Autres pays de l’UEMOA ; Zone 2 : Pays africains hors zone
UEMOA ; Zone 3 : Reste du monde), les variétés peuvent être :
- Appel heure normale, même opérateur ;
- Appel heure creuse, même opérateur ;
- Appel d’un opérateur vers un autre ;
- Appel d’un opérateur vers Zone 1 ;
- Appel d’un opérateur vers Zone 2 ;
- Appel d’un opérateur vers Zone 3.
On peut multiplier les variétés en fonction de la complexité des offres....
Le prix effectif constitue pour nous ici la base de comparaison et non pas les prix déclarés ou officiels.
Les variétés donnent lieu à la création de séries dont le nombre dépend du nombre d'opérateurs de
téléphonie mobile (3 dans l'exemple), Pour un pays avec trois opérateurs de téléphonie mobile et trois
zones géographiques, les séries se présentent comme suit :
Variété 1 :
- Appel heure normale, opérateur 1 ;
- Appel heure normale, opérateur 2 ;
- Appel heure normale, opérateur 3 ;
Variété 2 :
- Appel heure creuse, opérateur 1 ;
- Appel heure creuse, opérateur 2 ;
- Appel heure creuse, opérateur 3 ;

35
Variété 3 :
- Appel opérateur 1 vers Opérateur 2 ;
- Opérateur 1 vers Opérateur 3 ;
- Opérateur 2 vers opérateur 1 ;
- Opérateur 2 vers opérateur 3 ;
- Opérateur 3 vers Opérateur 1 ;
- Opérateur 3 vers Opérateur 2.
Variété 3, variété 4 et variété 5 ;
- Appel opérateur 1 vers Zone X ;
- Appel opérateur 2 vers Zone X ;
- Appel opérateur 3 vers Zone X
Des adaptations peuvent être réalisées, par exemple pour prendre en compte les appels de téléphone
mobile vers les téléphones fixes.

Mise en place :
Pour mettre en place la méthodologie, il faut rechercher les informations suivantes :
- les profils-types des consommateurs. Ce profil peut être estimé à partir d’une enquête légère
auprès des consommateurs de services de téléphonie ;
- la part des différentes commandes (pas forcément les cartes) dans le chiffre d’affaire de
l’entreprise
- et la part des marchés de chaque opérateur ou groupe d'opérateurs (dans le cas des cabines
téléphoniques).

Collecte, saisie et traitement des données :


Deux éléments peuvent changer dans le temps: le prix unitaire et les bonus accordés.
La saisie et le traitement des services de téléphonie mobile se fait à partir de la feuille de calcul Excel.
On prend en compte, dans les traitements, les « bonus » habituels ainsi que des bonus spéciaux
accordés lors d’événements ou dans le cadre de stratégies commerciales des opérateurs.
Par niveau de commande, on recherche les informations suivantes :
- prix officiel d’une minute de communication ;
- Bonus habituel : pour chaque destination des appels, nombre de jours de bonus. S’il n’y a pas
de bonus spécial, ce nombre est égal au nombre de jours du mois moins les jours de bonus
spécial ;
- Bonus spécial : pour chaque destination des appels, nombre de jours de bonus.
Ces informations sont obtenues soit au niveau des opérateurs téléphoniques, soit au niveau des
abonnés, lorsque les bonus sont annoncés. Auprès des abonnés, la collecte des données doit se faire
à tout temps. En fin de mois, on relève les mêmes informations auprès de l’opérateur pour confirmer.
La maquette permet de calculer automatiquement le prix unitaire de chaque variété, par opérateur. Il
ne reste qu’à les saisir dans l’application.
Une feuille de calcul Excel doit être prévu pour chaque opérateur de téléphonie, fixe ou mobile. Dans
certains cas de la téléphonie fixe au Sénégal, il peut être nécessaire d'élaborer une maquette quelque
peu différente tout en respectant la philosophie générale.

36
Fiche 4: Eau/ électricité
Principe :
Soit un pays dans lequel l’électricité (ou l’eau) est facturée selon trois tranches de tailles T1, T2 et T3,
facturées aux prix unitaires P1, P2, P3. A ces prix, s’ajoutent le coût de l’abonnement C et celui de la
location du compteur L et divers frai et taxes.
Se contenter de relever le prix des trois tranches (ou d’une, ou de deux) est insuffisant : si la taille des
tranches change, cela n’est pas pris en compte dans le relevé. Si le prix de l’abonnement ou celui de
la location est modifié, cela ne se traduit pas non plus dans le relevé.
Pour mesurer le prix de l’électricité, il est donc nécessaire d’introduire la notion de consommation
fictive. En réalité, cette consommation n’a rien de fictif, c’est plutôt le ménage qui effectue cette
consommation qui est fictif.
Pour ce faire, nous allons reprendre la technique de l’échantillonnage. L’univers est constitué d’autant
de séries « électricité » qu’il y a de consommations électriques de ménages. On va en limiter le
nombre en un certain nombre d’intervalles et leur affecter une pondération en fonction des résultats
de l’enquête dépenses des ménages.

Mise en place :
Pour mettre en place la méthodologie, on scinde la consommation des ménages en intervalles. Pour
chaque intervalle de consommation, on estime le chiffre d’affaire réalisé par l’opérateur, ou
directement, la part de marché de l’entreprise dans le chiffre d’affaire total réalisé auprès des
ménages.
Collecte des données
Les données à collecte chaque mois sont :
- les prix unitaires de chaque tranche ;
- les bornes ou limites de chaque tranche ;
- les autres coûts : taxe communal, redevance, etc.

Fiche 5 : Autres tarifs


La spécificité du traitement des tarifs, entendu dans un sens large comme les produits et services dont
les prix, appliqués à l’ensemble de la population du champ de l’indice change à des dates connues,
est que la date du changement de prix est prise en compte pour le calcul du prix moyen du mois. Il
s’agit par exemple des prix des journaux quotidiens.
La variété est définie comme telle. Mais, le prix saisi est le prix moyen calculé au prorata temporis.
Aussi, les séries correspondantes sont classées dans les carnets de la dernière semaine du mois de
collecte. En plus du prix, on relève également la date de changement de tarifs.

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