Vous êtes sur la page 1sur 12

Portique

TP préparé par Cissé Gaoussou & Chuwa Thomas Ignas Page 1


I. Introduction

1. Généralité
En structure de construction, un portique est un élément de gros-œuvre porteur béton
ou métal ou bois constitué de deux poteaux et d'une poutre ou de deux potences face-à -
face s'il y a une articulation au milieu de la partie horizontale pouvant comporter une
faible pente donnant deux versants. Les éléments verticaux sont reliés entre leur socle
en pied par des longrines pour assurer la rigidité en plan. L'articulation en partie
horizontale implique un encastrement au pied des poteaux.

2. But
Le but de ce TP est de faire le montage de deux types de portique : isostatique et
hyperstatique ; en référence sur leur appuis. Puis on mesure leurs différents
déplacements horizontaux et verticaux. Et enfin on compare nos résultats
expérimentaux à ceux théoriques.

II. Etude Théorique

TP préparé par Cissé Gaoussou & Chuwa Thomas Ignas Page 2


1. Les types d’appuis (liaisons)
a. Appuis Simple

Il n’y a une seule réaction R y . Avec deux degrés de liberté  : une translation suivant l’axe x
et une rotation suivant l’axe z. La point du triangle désigne que l’appui est ponctuel. Les
rouleaux signifient le glissement.

b. Appuis Double

Il y deux réactions, horizontale R x et verticale R y . Avec un degré de liberté : la rotation


suivant l’axe z. L’appui est toujours ponctuel.

c. Encastrement

Il ne permet aucun degré de liberté. Il y a des réactions suivant tous les axes.

3. Types de poutre
Considérons une structure plane, soumise à un chargement extérieur. Cette structure a
des appuis qui ont au total r composantes de réactions à déterminer.

La structure étant plane, on dispose de 3 équations pour écrire l’équilibre global de la


structure et donc déterminer les réactions d’appuis.

Notons :
n=r−3

a. Isostatisme

Si n=0 alors la structure est dite isostatique, l’écriture des équations de la


statique suffit seule à déterminer les réactions d’appuis.

∑ ⃗F = ⃗0 & M =⃗0
∑⃗

d. Hyperstatisme

Si n> 0 alors la structure est dite hyperstatique d’ordre n, l’écriture des


équations d’équilibre ne suffit pas seule à déterminer les réactions d’appuis. Il faudra
écrire d’autres équations (déplacements, etc....).

e. Autre cas
n< 0
 

Si la structure est un mécanisme, elle est instable.



 

TP préparé par Cissé Gaoussou & Chuwa Thomas Ignas Page 3


III. Etude Expérimentale

1. Présentation du banc

Banc d’essai de la portique


e

TP préparé par Cissé Gaoussou & Chuwa Thomas Ignas Page 4


1 Poutre ;

2 Poteaux ;

3 Appuis (Double) ;

4 Crochet pour la masse ;

5 Comparateur du déplacement horizontal ;

6 Comparateur du déplacement vertical.

4. Exploitation des résultats


a. Portique Isostatique

Les dimensions du portique et sa section sont résumé dans le tableau ci-dessous :

Section [ mm2 ]
Hauteur [ mm ] Longueur [ mm ]
Longueur [ mm ] Epaisseur [ mm ]
600 600 20 10

TP préparé par Cissé Gaoussou & Chuwa Thomas Ignas Page 5


TP préparé par Cissé Gaoussou & Chuwa Thomas Ignas Page 6
On a un appui double et un appui simple. L’appui double a deux réactions (horizontale &
verticale) et l’appui simple admet une seule réaction (verticale).
r =2+ 1=3 Donc n=r−3=3−3=0

Une charge de 20 KN appliquée au crochet qui est lié au poteau droit (appui simple)
(figure n°1). Cette charge provoque les déplacements horizontaux. A l’aide du
comparateur du déplacement horizontal, on note ces déplacements U x .

Une autre charge de 20 KN appliquée au centre de la poutre (charge du vent) (figure


n°2). Cette charge provoque les déplacements verticaux. A l’aide du comparateur du
déplacement vertical, on mesure les déplacements U y .

Nos valeurs sont résumées dans le tableau ci-dessous :

F[N] U y [ mm ] U x [ mm ]

10 0.13 4.30
15 0.20 5.68

20 0.25 7.60

On remarque que pour la même force, le déplacement vertical est quasiment


négligeable devant celui horizontal ;
La charge du vent qui provoque le basculement est 20 N.
La solution qu’on prévoit pour éviter le basculement est de renforcer ou bloquer
les pieds du poteau (appui). Le basculement s’effectue de la droite vers la gauche.
Alors la réaction serait dans le sens inverse du basculement. La réaction aurait
comme intensité :
∑ F ¿ x =0 ⟹ R−F=0 ⟹ R=F=20 N

TP préparé par Cissé Gaoussou & Chuwa Thomas Ignas Page 7


f. Portique Hyperstatique

Appuis Double Appuis Simple

Figure n°1

TP préparé par Cissé Gaoussou & Chuwa Thomas Ignas Page 8


TP préparé par Cissé Gaoussou & Chuwa Thomas Ignas Page 9
IDM que celui isostatique.

Nos valeurs sont résumées dans le tableau ci-dessous :

F[N] U y [ mm ] U x [ mm ]

10 0.09 1.62
15 0.12 2.45

20 0.16 3.25

On constate que les deux types de déplacements sont petits ; ceux verticaux sont
quasiment nuls.
Au pied de nos deux poteaux, on a un appui double pour chaque poteau. Chaque
appui double possède deux réactions (horizontale & verticale). On aura :
r =2+ 2=4
D’où  : n=r−3=4−3=1
On peut donc dire que notre système admet un (1) degré d’hyperticité.

IV. Conclusion
En définitive, on peut donc conclure que, la structure hyperstatique est plus solide : le
risque de dégradation accidentelle ou volontaire est réduit. Cependant il nécessite aussi
plus de pièce (matériau) ce qui conduit à l’augmentation du coû t du projet.

Le portique hyperstatique est plus stable que celle isostatique. L'Isostatisme a


pour objectif de déterminer la position relative de deux objets pour une phase de
productique ;
Les appuis servent à donner plus de résistance au poteau qu’ils soutiennent.
Détermination du déplacement aux points 2 et 3 est :

 
   

Figure n°2

TP préparé par Cissé Gaoussou & Chuwa Thomas Ignas Page 10


Portique Isostatique :

Calcul des réactions :


F ¿ x =⃗0
∑⃗ ⟹ F H −R 2 =0x
⟹ R2 =F H
x
(1)

F ¿ y =⃗0
∑⃗ ⟹ R2−F V + R3 =0 ⟹ R2 + R3=F V (2)
L FV
M ¿ 1=⃗0
∑⃗ ⟹ −F V . + R3 . L=0 ⟹ R 3= (3)
2 2

Remplaçons (3) dans (2), on aura :


FV
R2=R 3=
2
 
On sait que l’équation de la déformée est :

E . I . y ( x )=E . I . y 0 + E . I .θ 0 . x+
∑ M ( x−am )2 + ∑ P( x−a P )3 + ∑ q a ( x−a a)4 + ∑ qb ( x−ab )4 +…
 
2! 3! 4! 4!
 
 
Pour notre système, on aura :  
3
L
E . I . y ( x )=E . I . y 0 + E . I .θ 0 . x+
2(x−0)3

FV x− ( 2 )
3! 3!

Condition aux limites :


Appuis Double Appuis Double
y ( 0 )= y ( L )=0

L
1ère zone : 0 ≤ x ≤ 2

R 2(0−0)3
E . I . y ( 0 )=E . I . y 0+ E . I . θ0 . ( 0 ) + =0 ⟹ y 0=0
3!Figure n°2

L
2ère zone : 2 ≤ x ≤ L

L 3
3F (L− )
R 2 ( L−0) V
2 ⟹
E . I . y ( L )=E . I . y 0 + E . I .θ 0 . ( L ) + − =0
3! 3!

−F V . L2
θ0 =
16 E . I

TP préparé par Cissé Gaoussou & Chuwa Thomas Ignas Page 11


L 3
2 3 F ( x− )
−F V . L R 2( x ) V
2
E . I . y ( x )= x+ −
16 3! 3!

FV
Avec R2=
2

L’équation de la déformée deviendra :

L 3
E.I . y x =
( )
FV −L
2 8
(
x+
6
2
(x)

(x−
3
3
2
)
)
Avec l’Aluminium le matériau de la poutre donc E=69000 MPa

Et le moment d’inertie de la poutre rectangulaire vaut :


3 3
b h 20 ( 10 )
I= = =1666.666667 mm4
12 12

F[N] y ( L2 ) ¿U [mm ]
y y ( L )=U x [ mm ]

10 0.19 1.17
15 0.39 2.34

20 0.58 3.52

On constate que nos valeurs sont quasiment les mêmes que celles
théoriques.

TP préparé par Cissé Gaoussou & Chuwa Thomas Ignas Page 12

Vous aimerez peut-être aussi