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Introduction

En vertu de l’importance de l’eau dans le développement du secteur agricole,


industriel et touristique, la Tunisie accorde une importance particulière à la
mobilisation des eaux de ruissellement surtout qu’elle est un pays majoritairement
semi-aride se caractérisant par une variabilité accentuée du climat qui enregistre des
pluies irrégulières. Ceci se manifeste par la construction de barrages, de petits lacs
collinaires pour les avantages majeurs que peuvent procurer ces techniques :

-la création de points d’eau à usage domestique

-l’alimentation des nappes phréatiques

-la protection contre les inondations

-la création de périmètres irrigués

C’est dans cet ordre d’état que la stratégie nationale pour le développement
de ressources en eau de tout le pays au cours de la décennie 1990-2000, élaborée
par les responsables du ministère de l’agriculture qui prévoit entre autre la
construction de 200 barrages et 1000 lacs collinaires en est une preuve.

L’étude suivante s’inscrivant dans le but précédemment cité, nous tenterons


d’analyser les données déjà disponibles et d’effectuer tous les calculs nécessaires à
la réalisation d’un lac collinaire.

A ce stade du projet, nous considérerons comme donnée l’étude préliminaire


qui consiste à la justification du projet et au choix du site de lac, la faisabilité de ce
projet. L’étude suivante pourra plutôt être considérée comme un avant –projet
sommaire à la réalisation de cette retenue.
Projet lac collinaire
Localisation

Le bassin versant se situe dans la région de Fernana (Nord-Ouest de la Tunisie),


dans la haute vallée de la Medjerda. Son exutoire est situé à 6,25 km au Nord-Ouest
de Fernana.

Le bassin versant est draîné presque dans sa totalité par l’oued Tsemene (qui fera
l’objet de l’implantation d’un lac collinaire).
La localisation globale du bassin versant est donnée dans le tableau ci-dessous :

Points X(km) Y(km)


1 387,1 378,85
2 387 379,05
3 387,75 378
4 387 376,25
5 385,76 376,8

Tableau 1

Choix du site

Le choix du site pour l’implantation d’un lac collinaire dépend de plusieurs


facteurs.

-Facteurs topographiques. La topographie est un facteur clé du choix de


l’emplacement du lac collinaire. On préfère un étranglement de vallée à pente
longitudinale douce de façon à obtenir la plus grande capacité de stockage possible
et de réduire au maximum la longueur de la digue. En effet, la pente douce permet
d’avoir un coût minimum de la digue et une surface minimale de la retenue pour
réduire le volume évaporé.
Généralement, on place la digue au dessus de la zone à alimenter pour profiter de la
gravitation.

-Facteurs géologiques et géotechniques. Un site est géologiquement favorable s’il


répond à ces critères :

 Permettre la réalisation d’une retenue imperméable

 Assurer une bonne assise à la digue

 Fournir les matériaux nécessaires à la réalisation de l’ouvrage

L’objet de cette étude géologique est de savoir :

 L’aptitude du bassin versant au ruissellement et la qualité des eaux qui


sera fonction des formations géologiques existantes
 La zone d’emprunt des matériaux de construction de la digue doivent
êtres le plus proche possible du site pour éviter les frais de transport

 La fondation qui doit être imperméable pour éviter les eaux d’infiltration
et assurer la stabilité à long terme

-Facteurs hydrologiques. Une étude hydrologique a pour but d’une part, de préciser
si le réservoir sera bien alimenté, et d’autre part , d’évaluer l’importance de la crue
exceptionnelle qui conditionnera les dimensions de l’évacuateur de crue et des
ouvrages annexes.

-Facteurs économiques. Ils sont spécifiés par le rendement topographique (RT) qui
est le rapport entre le volume de la retenue (VR) et le volume de la digue (VD) :

RT = VR/VD

Ce rendement topographique est acceptable dans l’intervalle suivant : 7<RT<10

Etude hydrologique

L’étude hydrologique du projet a pour but l’estimation de tous les paramètres


hydrologiques nécessaires au dimensionnement définitif des ouvrages. Ces
paramètres sont les suivants :

-physiographie du bassin versant

-estimation des apports (liquides et solides)

-volets climatiques et précipitations

-étude des crues (volume et hydrogramme des crues)

-estimation du temps de concentration

-étude du réseau hydrographique

Physiographie du bassin versant

Le bassin versant se situe dans une zone montagneuse et comporte un


réseau hydrographique d’une densité importante.

-caractéristiques de forme. Après détermination du périmètre p et de la superficie A


du bassin versant, on procède à la détermination des différentes caractéristiques de
forme de notre bassin versant.
La forme et les dimensions sont importantes pour les crues et la répartition des
débits au cours de l’année.
 Dimension. Plus le bassin versant est petit, plus le débit de crue par
unité de surface est grand et moins les écoulements sont répartis dans
le temps.

 Forme. Plus le bassin versant est allongé, plus les pointes de crue sont
plus petites. A l’opposé, ce sont les bassins en forme d’éventail qui ont
le plus fort débit de crue.

-Indices de forme. L’indice de forme le plus utilisé est l’indice de compacité de


Gravelius, noté Kc. Il est établi en comparant le périmètre P du bassin versant à
celui d’un cercle qui aurait la même surface A.Cet indice est donné par l’expression
suivante :
P
Kc=0,282
A
-Indices de pente. Ces indices caractérisent les pentes et sont déterminés à partir de
la répartition hypsométrique :

 Pente moyenne. Cette pente est fonction de la dénivelée, de la


superficie et de la longueur du bassin versant.

 Indice de pente globale. C’est le rapport entre la dénivelé D et la


longueur L du bassin versant.

Les paramètres généraux du bassin versant sont donnés dans le tableau suivant :

tableau 2

Paramètres Notations Unités Valeurs


Superficie du b-v A km2 3,887
Périmètre du b-v P km 7,919
Longueur du talweg Lt km 3,245
Indice de compacité P - 1,132
Kc=0,282
A
Long. Rect. Equiv. kc A km 2,144
L=
1,128
(1+
1,128 2
1 (
kc
) )
Larg. Rect. Equiv kc A km 1,814
l=
1,128
(1-
1,128 2
1 (
kc
) )
Indice de pente de 1 n
m/km 0,3698
roche Ip=
L
 j 0
 j ( j 1   j )

Pente moyenne H max  H min m/m 14,08 


Im=
L
Indice de pente D H 5 0 0  H 95 0 0 m/km 0,1096
globale Ig= 
L L
Coord. de l’exutoire X=387,1 km Y=376,8 km Z=335 m

Avec un indice de compacité kc=1,132, on peut dire que ce bassin versant est
compact (proche de 1,128), et avec pente moyenne de 14,08  on peut le classer
parmi les reliefs de pente forte. Egalement, avec un indice de pente globale de
0.1096, on est à la limite supérieure du relief fort.

Caractérisation du relief : courbe hypsométrique

Le relief est représenté sur la carte d’Etat major par les courbes de niveau. La
courbe hypsométrique porte en ordonnées la surface du bassin versant qui se trouve
au dessus des cotes d’altitude portées en abscisses.
Une première schématisation consiste à établir l’hypsométrie du bassin versant. Pour
cela ,on procède au planimétrage des surfaces délimitées par chacune des courbes
de niveau. A partir de cette courbe, on peut déterminer la dénivelée D qui est la
différence des cotes entre H5% et H95%.
Les valeurs des altitudes et des superficies en km 2 et en pourcentage sont présentés
dans le tableau suivant :

tableau 3

Cotes (m) Surfaces cumulées (km2)  de surface


637 0 0
637-600 0,153 3,9
600-550 0,704 17,98
550-500 1,509 38,54
500-450 2,289 58,46
450-400 3,087 78,85
400-350 3,827 97,75
350-335 3,915 100

Volets climatiques et précipitations

La pluviométrie moyenne annuelle est de 100 mm, c’est donc une zone
humide d’après la classification suivante :

Pluviométrie (mm) Classification


0-200 Zone aride
200-500 Zone semi-aride
500-750 Zone sub-humide
>750 Zone humide

La région de Fernana est une région moyennement venteuse la plupart de


l’année et est caractérisée par des vents de direction Nord-Ouest.

La végétation est à dominance forestière ( haute et dense).

Carte du réseau hydrographique

Le réseau hydrographique est l’ensemble des cours d’eau naturels


permanents ou temporaires.

Ces cours d’eau sont classés suivant la classification de Strahler de la façon


suivante :

Numéro Longueur (km)


1 10,046
2 4,34
3 4,392
4 0,826
Total = 19,604

-Densité de drainage. C’est le rapport entre la longueur totale des cours d’eau et la
superficie totale du bassin versant.

Dd = ll / A =50,43 m/ha

Estimation du temps de concentration

Plusieurs formules sont proposées à cet effet. Il s’agit des formules de :
A
-Ventura. tc=0,127 avec : A :superficie (en km2)
i
i :pente moyenne (m/km)

4 S  1,5 L
-Giandotti. tc= avec : S :superficie (en km2)
0,8 H
L :longueur du talweg (km)
H :hauteur moyenne (m)
H  H min
H= max
2

L1t,16
-Kirpich. tc=0,945 avec : tc :temps de concentration (obtenu en h)
( H med  H ex ) 0,385
Lt :longueur du talweg le plus long (en km)
Hmed :altitude correspondant à H50 sur la
courbe hypsométrique (en m)
Hex :altitude de l’exutoire (en m)
Applications numériques

-Giandotti. L=3,245 km ; S=3,887 km2 ; Hmax=637 m ; Hmin=335 m


On obtient tc=43,38 min

-Ventura. A=3,887 km2 ; i=0,14


On obtient tc=0,669 h soit tc=40,15 min
-Kirpich. Lt=3,245 km ;Hmed=471 m ;Hex=335 m
On obtient tc=0,558h, soit tc=33,51 min

Parmi les formules testées, on choisira celle de Kirpich qui s’applique aux petits
bassins versants comme le nôtre. Donc tc=33,51 min.

Estimation des apports

Apports liquides

Dans le cadre de cette estimation, plusieurs formules sont proposées, comme


celles de :

P3
-Tixeront. Amoy=R*S avec R=  ; R : lame écoulée moyenne interannuelle (en m)
3E 2
P :hauteur moyenne de pluie interannuelle(en m)
E :évapotranspiration potentielle annuelle (en m)
Prise égale à l’unité (E=1) dans le nord de la
Tunisie
S : superficie du bassin versant (en m2)
Amoy :apports moyens interannuels (en m3)

-Formule Algérienne. Amoy=R*S avec R=P(1-10-KP²) ;


R : lame écoulée moyenne interannuelle (en m)
K=0,18-0,01logS
S : superficie du bassin versant (en m2)
P :hauteur moyenne de pluie interannuelle(en m)
Amoy :apports moyens interannuels (en m3)

-Formule de Samie. Amoy=R*S avec R=P2(293-2,2 S )


R : lame écoulée moyenne interannuelle (en m)
S : superficie du bassin versant (en km2)
P :hauteur moyenne de pluie interannuelle(en m)
Amoy :apports moyens interannuels (en m3)

Applications numériques

1
-Tixeront. E=1m ; P=1m ;S=3,887.106 m2 ; R= m
3
On obtient Amoy=1,295.106 m3

-Samie. P=1m ; S=3,887 km2 ; R=0,288 m


On obtient Amoy=1,12.106 m3

-Formule Algérienne. P=1m ; S=3,887 km2 ; K=0,174 ; R=0,33 m ;


On obtient Amoy=1,28.106 m3

Après avoir testé toutes ces formules sur notre bassin versant, il ressort que deux
formules s’accordent sur le même résultat. Il s’agit de la formule Algérienne et de
celle de Tixeront.
Pour notre part, le choix s’est porté sur la formule de Tixeront.

L’apport moyen interannuel est donc Amoy= 1,295.106 m3.

Apports solides

Ils peuvent êtres estimés par la formule de Tixéront suivante :

A (t/km2/an) = 354*R0,15 avec :


P3
R=  ; R : lame écoulée moyenne inter-annuelle (en m)
3E 2

Application numérique

1
R= m = 333,333 mm
3
A(t/km2/an) = 846,12 t/km2/an

On a S =3,887 km2 ; densité d de sédiments = 1,5

 A( m3 ) =2192,6 m3
Etude des crues

Calcul du débit de pointe

Le calcul du débit de pointe n’est autre que celui du débit du projet . Le débit
du projet est celui qui servira au dimensionnement de l’évacuateur de crue. En
d’autres termes, l’évacuateur de crue sera construit de façon à pouvoir évacuer une
crue d’une période de retour donnée. Le choix de la période de retour pour le
dimensionnement de l’évacuateur de crue se fera en fonction de plusieurs critères
dont le critère économique, surtout quand on sait que dans la construction d’une
retenue d’eau, la part de budget consacrée à l’évacuateur de crue représente
environs 15 à 20 % du coût total du projet.

Le choix de la période de retour se fera en essayant de trouver un équilibre


entre les impératifs économiques et les impératifs de sécurité. Ainsi pour une période
de retour petite ou moyenne, on dépense relativement moins que pour une période
de retour assez grande, mais, on prend le risque d’inonder la zone qui se trouve
après la retenue. Cette inondation peu être acceptable dans le cas où l’après-
retenue se trouve être une zone inhabitée. Dans le cas contraire, on sera contraint
de dépenser plus, pour la protection des populations.

Le débit de crue peut se calculer à partir de plusieurs formules dont celle de


Ghorbal et celle dite ‘’ rationnelle ‘’ qui s’expriment de la façon suivante :

C * iT * A C * Ptc ( F ) * A
-Formule rationnelle. QT  
3,6 3,6 * tc
Avec Ptc(F) = i*tc ; Ptc : pluviométrie correspondant à un temps de
concentration (tc) à une fréquence de
retour F, exprimée en mm
i : intensité de pluie (mm/h)
A : superficie ( km 2 )
tc : temps de concentration ( h )
C : coefficient de ruissellement compris entre
0,8 et 1
QT : débit de crue ( m3 / s )

-Formule de Ghorbal. En Tunisie, M.Ghorbal a élaboré des formules régionales


QT
donnant les rapports RT,Q = du débit de pointe de période de retour T
Qmax (moy )
par la moyenne des débits maximaux annuels.
Le paramètre RT,Q tient compte des caractères propres à une région donnée comme
par exemple l’exposition géographique, l’irrégularité des régimes pluviométriques,…

1,75 P * H
Qmax ( moy )  S 0,8 * ( *  0,232)
kc LT
RT,Q =1,33logT+0,43
Avec : H  H me  H ex  (en m)
P : pluviométrie ( m )
S : surface ( km 2 )
LT : longueur du talweg le plus long (km)
T : période de retour ( en an )

Applications numériques

-Formule rationnelle. C= 0,9 ; A=3,887 km 2  ;

T (an) I (mm/h) Q (m3 / s )


50 115 111,75
100 130 126,327

-Formule de Ghorbal. Hmed =471 m ; Hex =335 m ; LT =3,245 km ; S =3,887 km 2
kc = 1,13 ; P =1m
on trouve Qmax(moy) = 29,0165 (m3 / s )

T (an) RT,Q Q (m3 / s )


50 2,689 78,043
100 3,09 89,661

Vu les petites dimensions de notre retenue, on choisit un débit de crue d’une


période de retour de 50 ans (qui est acceptable) calculé à partir de la formule de
Ghorbal qui est spécifique à l’environnement de la Tunisie.

Qprojet = Q50 =78,043 m3/s

Etude des hydrogrammes de crue

Les tableaux suivants contiennent une décomposition des hydrogrammes de


crue sur l’oued Tsemene pour des périodes de retour de 100 ans, 50 ans, 20ans.
Cette décomposition est faite suivant des pas de temps choisis et vise à terme à
déterminer les différents volumes de crue.

Pour T =100ans
Qmoy(m3/s) 7,5 18,3 22,27 22,5 15,68 7,61 4,77 3 1,7 0,55
t (s) 225 237 242,4 249,6 1200 500 481,25 475 487,5 725

 Vc100 = 44 897,910 m3

Pour T = 50 ans

Qmoy(m3/s) 6,5 15,75 19,25 19,5 18 14,75 10,1 9 7,1 5,8 4,5 3,5 2,4
t (s) 225 237 242,4 249,6 227,4 495 237,6 240 224,8 247,2 244,8 242,4 474,6

 Vc50 = 38 196,115 m3

Pour T= 20 ans

Qmoy(m3/s) 5,25 12,75 15,5 15,75 14,62 11,87 9 7,3 6 4,5 3,5 2,4 2,05
t (s) 225 237 242,4 249,6 227,4 495 237,6 240 224,8 247,2 244,8 242,4 474,6

 Vc20 = 31 252,715 m3

Caractérisation du lac

Capacité de la retenue et identification des principales cotes

Il existe plusieurs procédés pour le calcul du volume de la digue et de la


cuvette. Le procédé le plus classique est celui par planimétrage. Il consiste à faire le
planimétrage suivant les courbes de niveau du plan de masse du massif ou de la
retenue. Ainsi, on calcule le volume entre deux sections en multipliant la superficie
moyenne par la différence d’altitude de ces deux derniers.

Par suite, le volume total sera la somme des volumes de toutes le tranches.

Volume de la digue

Il a été obtenu à partir du planimétrage du plan coté de la digue ( voir le


tableau ci dessous )
tableau 4

Hauteur (m) S (m 2 ) Vd ( m3 ) Vd ( m 3 )


369 881,13 0 0
370 1745,34 1313,23 1313,23
371 2454,98 2100,16 3413,39
372 3228,42 2841,7 6255,09
373 3719,67 3474,04 9729,13
374 4111,14 3915,4 13644,53
375 4421,33 4266,23 17910,76
376 4681,5 4551,41 22462,17
377 4202,73 4692,11 27145,28
378 4630,12 4666,42 31820,1
379 4372,47 4501,29 36321,99
380 4042,29 4207,38 40529,37
381 3606,35 3824,32 44353,39
382 2998,54 3302,44 47656,13
383 2366,63 2682,58 50338,71
384 1508,68 1937,65 52276,36

Volume de la cuvette

Ces valeurs ont été obtenues à partir du planimétrage du plan coté de la


retenue, à l’échelle 1/1000 . ( voir tableau suivant )

tableau 5

H (m) S (m 2 )  (m) V ( m3 ) V (m3 )


369 0 0 0 0
372 579,507 3 869,26 869,26
373 1595,26 1 1087,383 1956,643
374 3229,32 1 2412,29 4368,933
375 4464,685 1 3847,002 8215,935
376 6509,814 1 5487,249 13703,184
377 9869,301 1 8189,557 21892,741
378 13609,874 1 23481,175 45373,916
379 18017,885 1 15813,879 61185,795
380 22364,704 1 20191,294 81379,089
381 26073,419 1 24219,061 105598,15
382 30148,083 1 28110,751 133708,901
383 33965,776 1 32056,929 165765,83
384 37968,701 1 35967,238 201733,068
385 42774,758 1 40371,729 242104,797

Rendement topographique RT

Volume de la cuvette
RT = Volume de la digue

Application numérique

242104,797
RT =  4,63
52276,36

D’après le cours de barrage, un rapport RT donné peut être accepté suivant


l’usage prévu de l’eau. Quelques grandeurs sont données ci-dessous :
-Besoins domestiques RT  1

-Besoins d’irrigation RT  2

-Besoins de prairie RT  3

-Besoins pour l’irrigation des pâturages extensifs RT  5

D’ après le RT calculé, notre retenue satisfait aux usages suivants : besoins


domestiques, irrigation et prairies.

Etude économique-Prix du mètre-cube d’eau

L’étude économique est faite dans le but de déterminer la hauteur de la digue


qui permettra d’obtenir à la un prix du mètre cube d’eau le plus bas possible. C’est
une étude qui repose essentiellement sur le rendement topographique calculé en
fonction d’une échelle de hauteur et le prix d’un mètre cube de remblai.
Le coût d’un mètre cube d’eau par cette méthode s’exprimerait alors de la façon
suivante :
C(h) = p*RT(h) ; avec :

C : coût d’un m3 d’eau


p : coût d’un m3 de remblai en DT
RT : rendement topographique

La courbe C(h) étant parabolique, le coût minimal d’un m 3 d’eau


correspondrait au minimum de cette courbe, la hauteur retenue étant bien-sûr celle
qui correspond à ce coût minimum.

Application numérique

Le coût d’un mètre-cube de remblai est estimé à 2,5 Dt. L’estimation du coût
d’un mètre-cube d’eau se fait par la formule suivante :

Vd
C = 2,5 =2,5 Rt
Vt
avec : Rt : rendement topographique
Vd : volume de la digue (m3 )
Vt : volume total (m 3 ) =vol. cuvette + vol. digue
C : coût (Dt)
Tableau 6

H (m) Vd ( m3 ) Vt ( m 3 ) Coût(Dt)
3 6255,9 7124,35 2,195
4 9729,13 11685,773 2,08
5 13644,53 18013,463 1,89
6 17910,76 26126,695 1,71
7 22462,17 36165,354 1,55
8 27145,28 49038,021 1,38
9 31802,1 77194,016 1,03
10 36321,99 97509,785 0,93
11 40529,37 121908,46 0,83
12 44353,39 149951,54 0,74
13 47656,13 181365,031 0,65
14 50338,71 216104,54 0,58
15 52276,36 254099,428 0,51

Caractéristiques de la digue

Détermination de la longueur du déversoir

Q = Ld H 2 gH

avec :   : coefficient égal à 0,385


Ld : largeur du déversoir ( m )
H : hauteur de la charge au dessus du déversoir ( m ) compris entre
0,5 m et 1,5 m
g : accélération de pesanteur pris égal à 9,81 m / s 2
Q : débit évacué par le déversoir ( m3 / s )

Application numérique

A partir d’un débit de 78,043 m 3/s et une hauteur h = 1,2 m, on obtient


Ld = 34,8 m

Détermination de la hauteur de la digue

La hauteur de la digue est donnée par la formule suivante :


Hd = CRN + h + R

Avec : CRN : cote de la retenue normale (fixée à 12 m)


h : charge déversante (au dessus du déversoir)
R : revanche

Laminage de crue - Hauteur h

Le laminage de crue est une opération faite dans le but de réduire le


maximum du débit entrant. Le principe est de ramener les débits entrants (Qe),
souvent assez élevés, à des valeurs de débits sortants (Qs) ‘’évacuables’’ par le
déversoir. Le volume transité étant le même, la courbe Qs(t) sera plus étendue que
la courbe Qe(t). ( V = Q*  t).

La hauteur de charge déversante est tirée directement de ce laminage de crue


dans la mesure où elle représente la charge déversante la plus grande rencontrée
dans l’étude du laminage. (voir tableau suivant)

Qmoy (m3/s) t (s) Ve (m3) h (m) Qs (m3/s) Vs (m3) V(Ve Vs)


7,5 225 1687,5 0 0 0 1687,5
18,3 237 4337,1 0,1 1,877 444,85 5579,75
22,27 242,4 5398,24 0,25 7,418 1798,17 9179,82
22,5 249,6 5616 0,36 12,818 3199,542 11596,278
15,68 1200 18816 0,46 18,515 22218,128 8194
7,61 500 3805 0,33 11,25 5625,102 6373,898
4,77 481,25 2295,56 0,26 7,868 3786,345 4883,113
3 475 1425 0,2 5,308 2521,3 3786,813
1,7 487,5 828,75 0,15 3,448 1680,742 2934,821
0,95 725 688,75 0,11 2,165 1569,699 2053,872
0 725 0 0,1 1,877 1360,825 693,047
0 725 0 0,03 0,308 223,568 469,479
0 1000 0 0,02 0,168 168 301,479
0 1500 0 0,01 0,059 89,019 212,46
0 3000 0 0,01 0,059 177 35,46
0 695 0 0,009 0,051 35,216 0,244

D’après le tableau suivant le h choisi sera h = 0,46 m

Revanche

La revanche doit être prévue au dessus des plus hautes eaux afin que les
vagues qui pourraient se former ne submergent pas la digue. Elle constitue de plus
une tranche de sécurité en cas de crues catastrophiques. En effet cette revanche est
faite pour :

-la hauteur des vagues

-la projection vers le haut due à leur vitesse de propagation

La revanche R peut se déterminer de la façon suivante :

R = 1+0,3* LR (en m) avec : LR : longueur de la retenue (km) = 1,65 km


Cote de la digue

En définitive elle sera : Hd = CRN + h + R = 13,84 m

Largeur en crête

D’après le cours de barrages, pour les ouvrages de hauteur supérieures à 9 m


cette largeur serait équivalente au tiers de la hauteur, c’est à dire, dans notre cas à :
l = 1/3 *Hd = 4,6 m

Longueur en crête

D’après le plan coté de la retenue L = 157 m

Zone d’emprunt

La zone d’emprunt est exclusivement dans la cuvette à 122 m de la digue, ce


qui diminue les coûts liés au transport. Le matériau est de l’argile rouge avec sable à
galets, conglomérat et marnes sableuses.

Conception de la digue

La digue en terre homogène est constituée d’un massif en terre compactée


imperméable, muni d’un dispositif de drain dans sa partie aval et d’une protection
mécanique contre l’effet du batillage de sa partie amont.

Evacuateur de crues

L’évacuateur de crues constitue souvent la partie la plus sollicitée d’un


barrage. Il importe donc de le concevoir avec beaucoup de prudence et de le réaliser
avec le plus grand soin. Son coût est souvent relativement élevé par rapport à
l’ensemble du barrage, surtout dans le cas de petits barrages, ne doit pas conduire à
prendre de risques par souci d’économie. En effet, il est difficile d’intervenir pendant
une crue pour palier une défaillance éventuelle de l’évacuateur, et si la durée de la
crue est assez longue, une telle défaillance peut avoir une évolution rapide et
entraîner la ruine du barrage en pleine crue.