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ESIER-CRDA Kébili A U : 2002/2003

I-ANALYSE DE LA SITUATION ACTUELLE

I-1 Localisation du périmètre


L’OASIS de ELFAOUAR 2 fait partie de la délégation d’ELFAOUAR et située à 45 km
de la ville de Kébili.

I-2 Aspect Foncier 


L’oasis de ELFAOUAR 2 dispose d’une superficie de 133ha repartie en 533 parcelles
maintenue par 533 agriculteurs.
La superficie moyenne des parcelles est de l’ordre de 0.25ha.

I-3 Climat 
La zone du projet se situe dans l’étage bioclimatique saharien caractérisé par :
 La faiblesse et l’irrégularité des précipitations
 Des grands écarts de température
 Une grande évaporation
 Une forte luminosité
 Et des vents très actifs

I-3-1 Pluviométrie 
La hauteur moyenne des précipitations annuelles est inférieure à 100mm
Se regroupant selon les saisons comme suit :
Automne Hiver Printemps Eté
32mm 33mm 29mm 2mm

Quoique toutes les saisons soient sèches, les pluies d’automne peuvent parvenir sous
forme d’averses et coïncider avec la période de maturation de dattes d’où la nécessité
de protéger les régimes.

Stage d’étude 1 BEN ABDESSALAM-N


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Répartition mensuelle de la pluviométrie (Kébili).


Unité :mm

Mois S O N D J F M A M J JT AT TOTAL

Pluviométrie 7.5 11.5 13.4 14.7 10.8 7.1 14.6 9 4.8 1.3 0.3 0.2 95.4

I-3-2 Température 
Les températures extrêmes absolues peuvent atteindre plus de 50°C pendant 4mois
(juin, juillet Août, septembre) et chutent jusqu’à -7°C en Décembre.
La température moyenne est de l’ordre de 21°C. Elles répondent aux exigences du
Deglat qui demande une température plus élevée que 20°C de Mai à Octobre pour
donner des fruits consommables.

I-4 Potentialité en sol 


Les sols du périmètre sont sableux, perméable et faibles en matière organique.
La conductivité hydraulique est de l’ordre de 4.5 m/j .

I-5 Ressources en eaux disponibles 


I-5-1 Au niveau du Gouvernat de Kébili 
 la nappe profonde (1) 
L’exploitation de la nappe profonde de kébili se fait par 143 forages Artésiens, 107
forage pompés et 11sources.
Les ressources en eau totalement exploitées en 1998 sont estimées à 11337 l/s et se
repartissent entre l’usage agricole (98.5%) et l’eau potable (1.5%) soit un volume
annuel moyen de 357.1 millions de m3.
Le volume réservé à l’agriculture est de 351.89 Million de m 3 et de volume qui passe
dans les drains suite à l’irrigation est estimée à 123.16 Millions de m 3.

(1) Se référer à l’annulaire des nappes profondes DRE1998

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 la nappe phréatique 
le gouvernorat de Kébili renferme 580 puits se surface dont 26% sont équipée par des
groupes électropompes et motopompes .
Les ressources en eau exploitable à 4.8 x 10m 3/an les ressources en exploitées sont
estimées à 1.6 x 10m3/an soit 33% du potentiel.
Cette eau est faiblement exploitée pour l’irrigation vue sa qualité assez salée
( entre 2 à 8 g/l ).
En effet, durant les dernières années on a enregistré une vingtaine de demande de
création de nouveaux puits de surface.

I-5-2 Au niveau de l’OASIS ELFAOUAR2 


Cette OASIS dispose de deux sondages de débit total 120l/s ce qui présente un débit
effectif continue de 0.75l/s/ha (Qeff= 0.75l/s/ha).

I-5-3 Problématique de l’exploitation des ressources en eau


L’exploitation des ressources en eau à Kébili est confrontée à trois importantes
problèmes à savoir :
 La surexploitation des nappes profondes.
 La création des forages par soudes à main
 La perte d’eau dans l’exploitation et l’irrigation généralement par manque de
réseau d’économie d’eau.
- La surexploitation des Nappes profondes :
Les périmètres irrigués utilisent généralement les nappes profondes du complexe
terminal et du continentale intercalaire.
- Nappe du complexe terminal : Les ressources exploitables de cette Nappe sont
évaluées à 6500l/s alors que l’exploitation de cette dernière à atteint un débit fictif
continue de 10185l/s soit un dépassement de 3685 l/s représentant environ 56%
Ce phénomène est du essentiellement à la création des forages illicites qui exploitent
6078 l/s (2)
-
Nappe du continentale intercalaire : Les ressources exploitables de cette nappe sont :
estimées à 980l/s alors que l’exploitation de cette dernière en 1998 à atteint un débit
fictif continue de 1152l/s enregistrant un dépassement de l’ordre 172l/s représentant
environ 15%.
(2) Annulaire des nappes profondes 1997

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- Création des forages illicites :
Les ressources en eau de la nappe profonde qui sont exploitée d’une façon illicite
sont estimées à 6878 ce qui représentent 59% des ressources exploitées en 1998.
Toutefois, il est à noter que, les services du CRDA interdisent toute, création de forages
illicites.
- Pertes d’eau :
Les pertes d’eau à l’intérieur des périmètres irrigués sont estimées à environ 30-40%
des ressources disponibles et qui sont dues essentiellement au manque des réseaux
d’économie d’eau à la parcelle au niveau de l’OASIS.
Ainsi il ressort de cette situation alarmante qui met en danger les Oasis de NEFZAOUA
que des efforts doivent être entrepris par différents intervenants (CRDA, GIC) à fin de
rétablir l’équilibre de l’exploitation des Nappes.
Ces efforts passent automatiquement par :
- L’arrêt de création des forages illicites.
- L’installation des réseaux d’économie d’eau permettant de récupérer et valoriser les
pertes en eau surtout au niveau des seguias en terre.

I-6 Activité agricole


I-6-1 Superficie Agricole 
*La superficie totale du gouvernorat est de l’ordre de 2208340 ha dont 345000 ha
sont exploitation par l’agriculture qui se repartissent en 1997 de la façon suivante :
- Culture en irrigué : 15300 ha
- Culture en sec (en période pluvieuses) : 29700 ha
- Parcours : 300000 ha
- Forêts boisées : 2050 ha
L’analyse des superficies cultivées dans le gouvernorat de Kébili montre la dominance du
palmier dattier comme ça suit :
Autre arbres Fourrage en Cultures mari chaires
Culture palmier
fruitiers intercalaire en intercalaire
Superficie
15300 500 6830 2260
(ha)

* La superficie légale des périmètres irrigués dans le gouvernorat suite à


l’aménagement des Oasis de Rejim Mâatoug est de l’ordre de 9200 ha et qui exploitent
139 forages dont 74 par pompage et le reste par artésianisme

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* la superficie illicite est estimée à 6100 ha en 1997 et qui exploitassent 6133l/s soit
équivalent à 1l/s/ha.

I-6-2 Production Agronomique 


Les productions Agronomiques des palmiers dattiers sont estimées annuellement à
52000 tonnes(3)en 1998 soit 52% de la production nationale.
Les productions des arbres fruitières atteignent actuellement 900 tonnes d’olives et
1290 tonnes pour les autres arbres fruitiers.
Les productions des cultures maraîchères pour la compagne 1996-1997 sont estimés
à : - 3376 Tonnes de tomates
- 1186 Tonnes de piments
- 3396 tonnes d’oignon
- 3523 tonnes de melon et pastique
- 19366 tonnes pour les autres cultures maraîchères.
Les rendements moyens des principales cultures dans le gouvernorat sont résumés
comme ça suit :
- Dattes : 5.7T/ha
- Olives : 4.6T/ha
- Fruits : 2.8T/ha
- Légumes d’hivers : 12.8T/ha
- Légumes d’été : 10.1T/ha
- Cultures fourragères : 50.1T/ha.

1-6-3 Effectif et production animale (4)


L’activité de l’élevage dans cette région est basée essentiellement sur l’élevage ovin, caprin
et des camélidés comme le montre la répartition des unités femelles :
Désignation Ovin Caprins Bovin laitier camélidés
Effectifs 59550 57400 125 6800

La production des viandes rouges est de l’ordre de 900Tonnes


La production laitière est de 370 Tonnes.
(3)
Ref :Annulaire des statiques agricoles

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I-7 Niveau de développement actuel de L’Oasis ELFAOUAR2


L’Oasis ELFAOUAR 2 est plantée principalement par les palmiers dattiers, et les
cultures sous étages telle-que : les arbres fruitiers, les cultures maraîchères et les
cultures fourragères.
La production Actuelle de l’OASIS (133ha) est estimée à 848455 Dinars comme
détaillées ci après (5) :
Désignation Deglet Nour Figuer Vigne Pommier Grenadier
Quantité (T) 575 4.6 3.7 1 5.5
Prix UD/T 1200 400 700 350 900
Sous total 690000 1840 2590 350 4950

Maraîchage Maraîchage Viandes


Désignation Abricotier
d’hiver d’été ovines
Quantité (T) 1.8 314 141.3 26.6
Prix U D/t 350 150 150 3000
Sous total 630 47100 21195 79800

* Les charges variables sont estimées à 345552.8 Dinars, comme suit :

- pour les dattes : 2136.6 D/ha x 133 ha = 284167.8 D


- pour les cultures arboricoles sous étages : 400 D/ha x 5.5ha = 2200Dinars.
- Pour les cultures maraîchères d’hivers : 700 D/ha x 31.4ha = 21980Dinars
- Pour les cultures maraîchères d’été : 650 D/ha x 15.7ha = 10205 Dinars
- Pour les frais d’élevage : 45 D/UZO x 600 UZO = 27000Dinars

* les charges fixes sont estimées à 5500Dinars.


Ainsi le revenu brut de l’OASIS ELFAOUAR2 en situation actuelle est 497402.2 Dinars.

(4)
Arrondissement PA du CRDA –Kébili
(5))
Source :CRDA Kebéli-GIC ELFAOUAR2

II-Le Projet 

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II-1- Les objectifs du projet 


Les objectifs du projet ont été définis en référence des potentialités de l’exploitation
(eau, sol, climat) des compétences des agriculteurs en matière agricole et des objectifs
régionaux et nationaux en matière de mise en valeur et de développement agricole et
d’une manière plus spécifique à la stratégie nationale relative à la rationalisation de
l’utilisation de l’eau d’irrigation.
Le but de présent est de maîtriser l’utilisation du facteur eau dans l’oasis EL
FAOUAR2 où l’irrigation pratiquée est la submersion.
Le réseau actuel est constitué d’un réseau en conduite AC et PVC principale et
secondaire de longueur totale 4000 m(en mauvais état )et d’un réseau tertiaire en
seguia en terre qui engendre des pertes d’eau importante atteignant sauvant 30% de
volume d’eau véhicule.
Le projet futur consiste à l’équipement en réseau d’irrigation et de drainage de la
totalité du périmètre ELFAOUAR2.

II-2 Etude Technique 


Le dimensionnement des différentes composantes du projet nécessite la fixation de
certaines données de base.

II-2-1 les besoins en eau du palmier dattier 


L’estimation des besoins en eau des palmeraies dans la zone du projet découle
d’une interprétation raisonnée des résultats théoriques et de l’expérimentation pratique
concernent les besoins en eau des palmiers Deglat Nour au Jérid.
L’évaluation théorique à été faite d’après les méthodes de BLANEY et CRIDDELE, et
PENMAN en considèrent les palmeraies en pleine production lorsque la superficie
exposée à l’évaporation du sol ne devrait pas dépasser 70% de la superficie totale.
Les résultats des évaluations théoriques et de l’expérimentation pratique, exprimés en
débits unitaires en l/s/ha, ont présenté des valeurs très proches entre elles, tant comme
besoins nets que comme besoins bruts en tête des parcelles.
Il faut préciser que l’expérimentation donne des valeurs qui varient du simple au double
selon qu’il s’agit des vérités communes ou du Deglat Nour, différence d’appréciation
que l’évaluation théorique ne peut pas donner. Ainsi, les valeurs de expérimentation
constitueront un point de repère le plus proche que de la réalité et le plus fiable pour

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les finalités du projet. Ces valeurs, comprenant les pertes par percolation à la parcelle
et au réseau, sont rapportées dans le tableau ci-après.
Les besoins en eau sont estimés en tête des sources à 0.90l/s/ha (20h/24h) en mois de
pointe.

II-2-2Relation besoin en eau –production des dattes 


Le besoin brut du palmier Deglat est en général estimé à 6-8mm/j en été. Il ne
semble pas y avoir d’effet marqué lorsque l’apport moyen en période de pointe passe
de 7 à 10mm/j. Un apport de l’ordre de 5mm/j en période de pointe entraînerait une
baisse non seulement de la production mais aussi de la qualité des fruits.
La période d’irrigation en été ne devrait pas dépasser 10 jours.
La qualité des fruits serait meilleure avec une période plus courante (5 à 6jours).
L’arrêt des irrigations en décembre et janvier, ne semble pas avoir d’effet fâcheux.
Toutefois, lorsque les eaux sont salées, il est plus purdent de maintenir une période
d’irrigation de 3semaines en hiver.
Ci-dessous (après) sont indiquées les productions de dattes obtenues au cours de
3années d’essais en précisant les apports, moyens journaliers en période de pointe (6)

Production de datte en Tonne/ha


Traitement Production de Datte en T/ha Apport moyen
1966 1967 1968 Moyenne de pointe en
mm/j
D1 8.77 3.09 10.47 7.44 6.75
D2 9.55 3.17 1079 7.84 10
Amélioration de la production due à un meilleur régime hydrique : Il était évident que le
palmier dattier réagissait favorablement à l’irrigation. Toutefois que la question se posait
de savoir s’il était possible d’augmenter le production des palmiers Adultes
précédemment sous irrigués et mal drainés en améliorant leurs alimentation hydrique
et le drainage.
Après cinq années, il est possible de conclure d’une façon favorable sur la remise en
état de palmiers à une densité correcte (100 pieds/ha) mais jusqu’à lors sous-irrigués et
mal drainés.

(6)
Ref :Recherche et formation en matière d’irrigation avec des eaux salées –CRUESI-1962-1969

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- En 1964 : le débit fictif continu en pointe de 0.4 à0.5 l/s/ha équivalent à un apport
moyen de 3.5à4mm/j
- En1965 il à été de 0.75l/s/ha équivalent à un apport moyen de 6.35mm/j
- De 1966 à1968 il à été de 0.8 l/s/ha pour D1 et 1.2 l/s/ha pour D2 équivalent à un
apport moyen de 6.75mm et 10mm/j
L’évolution de la production de 1964à1968 est présentée dans le tableau ci-après :

Production de Dattes en Tonnes/ha


Année D1 D2 D.F.C (l/s/ha)
1964 3.47 3.17 0.4 à 0.5
1965 4.2 3.41 0.75
1966 8.77 9.55 0.8 à 1.2
1967 3.09 3.17 0.8 à 1.2
1968 10.47 10.79 0.8 à 1.2
Moy1965-1968 6.62 6.73

La production à pratiquement doublé depuis 1964, surtout qu’on à passé d’un débit de
0.4l/s/ha à0.8l/s/ha.

II-2-3 perte d’eau à la parcelle 


Etant donné les longueurs importantes de seguias en terres dépassant fréquemment
la deux cents mètres à partir de la borne d’irrigation, les pertes d’eau sont enregistrées.
Aussi les pertes sont enregistrées au niveau des conduites principales d’irrigation qui
présentent plusieurs cassures et au niveau des bornes d’irrigation diffectués.
Lorsque la perte d’eau engendre la totalité de périmètre la perte et la chute de
production devient évidente.
Estimation des pertes d’eau dans les seguias en terre (résultat d’expérimentation faite
dans les OASIS MANSOURA).
Les pertes d’eau dans les OASIS TELMINE, JEDIDA RABTA, et TENBIB traditionnels
et modernes enregistrées, au niveau de la parcelle (à partir de la bornes) ont fait
l’objectif d’une expertise faite par Mr : STEPHANE FRISQUE en 1988 dans le cadre de
son mémoire de fin d’étude relèvent de la faculté de Sciences agronomiques de l’Etat
Gembloux (Belgique). Ce dernier à été assisté par les techniciens du CRDA de
Kébili (7).
Les pertes ont été estimées pour deux types de sols (Simon sableux et sableux) et pour
des longueurs de seguia de l’ordre de 200 mètres.
Ces pertes sont de 30% pour les cas favorables et plus que 60% pour les cas
défavorables (sol très sableux, présence de Griffons dans les seguias).
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Les essaies que j’ai effectuées pour mesurer les débits de l’amont vers l’aval dans
chaque antenne (du forage à la parcelle) on montrer que la perte en eau est plus que
30% dans l’oasis ELFAOUAR2
Estimation des chutes de production des cultures dues au déficit en eau au niveau de
périmètre ELFAOUAR2 :
La production attendue à l’année de croisière des palmiers dattiers est de 10à12 tonnes
par hectare si toutes les conditions sont satisfaites (eau, fertilisation, faible pluie
d’automne).
La production actuelle de l’OASIS est 575 Tonne de Deglat Nour, soit environ 4.32T/ha
ce qui représente 40% de la production optimale.
Cette diminution est due essentiellement au déficit en eau causée par les pertes d’eau.
En effet les Agricultures de l’OASIS apportent des engrais à leur terre selon les
prévisions de la production des dattes (phosphore, sulfate de potasse, azote…) mais
les problèmes des perte d’eau et le drainage reste encore à résoudre.

(7)Ref :voir document Etude de l’évaporation et des besoins en eau des cultures dans un site d’oasis Tunisie -Travail

de fin détude presenté par Stephane Frique –GR

II-3 Réseau d’irrigation 

II-3-1 Description 
Le réseau de distribution est constitué de conduite en A.C. ces conduites servent à
délivrer l’eau à toutes les bornes d’irrigation.

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Lors de conception du réseau d’irrigation on a respecté les principes suivants :
 les conduites suivent dans les limites possibles les pistes et les bordures
parcellaires.
 Les bornes seront placées à la limite des parcelles.

II-3-2- Tracé du réseau 


Le tracé du réseau d’irrigation a été effectué en minimisant la longueur totale
Des conduites et en assurant un équilibrage du réseau suite à la facilité de mode de
fonctionnement.

II-3-3- Dimensionnement de réseau d’irrigation 


Le dimensionnement des canalisations à été fait à l’aide d’un logiciel (LOOP) :
les débits des nœuds sont imposés, on pose des diamètres puis on lance les calcules
sous un programme mathématique non linéaire afin d’avoir des diamètres économiques
en respectant les conditions d’étude.
Pour les conduites de type A.C on a utilisé un coefficient de WILIAMS égale à 130.

II-3-4 – Solutions technique pour le transport de l’eau à la parcelle 


A fin à remédier à cette situation plusieurs procédés techniques d’économie d’eau ont
été essayés par quelques agricultures à savoir :
- Plastification des seguias
- Construction de seguias en béton
- Système des canalisations temporaire
- Et le système de canalisations enterrées.
Après des enquêtes successives afin d’interroger le nombre le plus important des
agriculteurs de l’Oasis la solution adoptée est l’installation d’un système de canalisation
enterrée qui présente les caractéristique suivantes :

 Condition d’application 
On a de plus en plus recours au système de tuyaux enterrés à l’intérieur des
exploitations agricoles pour remplacer les systèmes en canaux à ciel ouvert.
Les réseaux de distributions utilisant des canalisations enterrées à moyenne où forte
pression, conviennent partialement à l’irrigation par aspersion où localisée tandis que

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les tuyaux à basse pression sont utilisées pour l’irrigation de surface. Le système peut
être adapté à toutes les situations : taille de l’exploitation agricole, type
d’approvisionnement en eau collectif où privé.

 Avantages 
Les principaux avantages des canalisations enterrées sont :
 Le peu de terre agricole perdue.
 L’économie de main d’œuvre pour l’exploitation et l’entretien de système.
 La régulation par l’aval : l’irriguant contrôle directement le débit qu’il utilise au
niveau de sa parcelle.

Contraintes
Les canalisations enterrées ont aussi quelques inconvénients : de détecter et de
d’étancher les fuites.
Les principales limitations des canalisations enterrées sont cependant, leurs coûts de
premier établissement élevée et la nécessite de disposer d’une main d’œuvre qualifiée
pour leur installation.
L’étude convenable du réseau, la recherche de matériaux le plus adaptés et le moins
chers peuvent réduire considérablement le coût total d’investissement.

II-4 Réseau de Drainage 


Les caractéristiques de notre périmètre à drainer sont :
- sol homogène et isotope
- de profondeur 10 m
- le sol est sableux-limoneux de perméabilité importante de l’ordre de K=4.5m/j
- la pente moyenne i=2%o
- Le profondeur d’enracinement des cultures pratiquées (palmiers) est de l’ordre
de 1.2 m
- On veut rabattre la nappe d’un niveau initiale à 20cm en dessous de la surface du sol
à un profondeur égale à la profondeur d’enracinement pendant 3.5jours ces diamètres
des drains annelées choisies est 71/80

II-4-1 Ecartement des Drains 


L’écartement entre les drains est calculé à l’aide de l’abaque des calcul des
écartements des drains (voir annexes).
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Ho=2-0.2=1.8m
H=2-1.2=0.8m
 =10-2=8m
K= 4.5m/j=18.75cm/h=5.208 10-5 m/s
- D’après l’abaque de porosité (voir annexe) µ=18%
De plus Vm (m/j) = (Ho-H)/t = 0.29m/j
Où t : c’est le temps de tolérance des cultures à l’asphyxie (3jours).
µ / K = 0.18 / 4.5 = 0.04
Hm : la hauteur moyenne
Hm = ( H+Ho) / 2 = 0.3m
W =  / Hm = 8/1.3 = 6.15
D’après l’abaque (voir annexe)
 =1.3 10-2
et par suite E= hm/ =100 m

II-4-2- Débit des drains 


 le débit unitaire q est calculé par la formule suivante q=2 *p*k.hm.(hm+2. ’)/E
avec p : coef (p=0.73)
hm=la hauteur équivalente donnée par la formule de GUYON
’ /E=( /E)/(1+4X( /E).(1.1+20Xh/E))
pour notre cas:
 =3.21m
et q=3.76 10-6 m3/s/ml

 le débit caractéristique qc
C’est le débit drainé d’une unité de surface, on a quelque soit le régime q=qc. E
qc =q/E
AN: qc= 37.6 10-7m 3/s/m²

II-4-3 longueurs maximale d’une file de drain


la longueur maximale des files des drains c’est la longueurs pour laquelle débouche
à gueule baie au niveau du collecteur.
Lmax= 21.82 .D(8/3) .i(1/2)/q

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Puisque D = 71 mm et la perte moyenne I = 0.002
Alors L max= 224m (par défaut).
II-4-4 Dimensionnement des collecteurs
Le Dimensionnement des collecteurs est effectué à laide de l’abaque de calcul des
diamètres des collecteurs (voir annexe)

Collecteur Longueur l/s) Q(l/s) Pente (mm/m) Diamètre (mm)


CI 300 15.79 2 160
CII 600 12 1.5 200
CIII 1500 17 1 250

III -Analyse financière

III-1 hypothèse de base

 Les prix

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- Pour les achats les prix des conduites et accessoires en amiante ciment et en PVC
ainsi que leur transport sont fournis par une société spécialisée en la matière.
Les prix des intrants sont les prix en vigueur collectés auprès des organismes et
établissements locaux.
- Pour les ventes  on considère que le prix du Deglet Nour est estimé à partir du prix
observé au marché local. Ce prix est estimé à 1200 dinars la tonne du Deglet Nour
- Pour les autres produits arboricoles, maraîchères et fourragères on a considéré les
prix observés dans le marché local (voir tableau n°3 en annexe).

 Durée de vie du projet


 la durée de vie de projet est égale à 20 ans qui tient compte de la vie des conduites et
des équipements à installer dans le cadre de projet

 Financement du projet 
La GIC financer sur projet par ses fond propres et les subventions de l’Etat.

III-2 coût de projet 


Le coût de projet s’élève à 895809 Dinars la répartition de ce coût entre les
différentes composantes est ventilée dans le tableau n°1 (voir annexe).

III-3 Schéma de financement 


Le projet est classé dans le catégorie C . le schéma de financement proposé fait
ressortir :
- une participation de la GIC à concurrence de 50% au montant des investissements à
réaliser soit un montant de 447904,5 dinars.
- Une participation de l’Etat par les subventions à concurrence de 50% du montant des
investissements soit un montant de 447904,5 dinars.

III-4 Compte d’exploitation 

III-4-1 le chiffre d’affaire 


(voir tableau n°2-1↔ 2-4)

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Il est constitué par des recettes relatives à la vente des quantités des différentes
spéculations produites par l’oasis (dattes, arboricultures, maraîchage …) après
l’installation de nouveau réseau d’irrigation et de drainage.
Le chiffre d’affaire en année de croisière est estimé à 1115211,5 dinars pour une
production totale de :
 957,6 tonnes de Deget Nour.
 19,15 tonnes de produits arboricoles.
 524,5 tonnes de produits maraîchers.
 3256 tonnes de fourrages permettant de produire 37,43 tonnes poids vif de viande
ovine.
Par rapport aux productions de la situation sans projet, on a enregistré une amélioration
de près de :
- 224 tonnes de dattes Deget Nour ( 575 tonnes sous projet ).
- 71 tonnes de produits arboricoles et maraîchers.
- 296 tonnes de fourrages permettant de produire 2,59 tonnes poids vif de viande ovine
additionnel soit une évolution de l’ordre de 34% par rapport à la situation sous projet.

III-4-2 Les charges fixes 


Les charges fixes occasionnées par le projet sont formées par les frais d’entretien du
réseau à installer (d’irrigation et de drainage) par la main d’œuvre permanente et les
frais divers.
Les charges fixes sont estimées à 14048 dinars à partir de la première année.
III-4-3 Les charges variables 
Se sont les coûts directement liés à la production. Ils sont relatifs aux coûts ; des
engrais, de la protection (papier craft …), de main d’œuvre, de la traction mécanique
des frais d’élevage etc. l’ensemble de ces charges s’élèvent en année de croisière à
522730 dinars. (voir annexe, tableau n°4)

III-4-4 Les amortissements 


Les amortissements du matériel et des construction sont spécifiés dans le tableau n°6
(voir annexe) le coût est estimé à 41825 dinars à partir de la première année du projet.

III-4-5 Les impôts 


Le taux d’imposition appliqué au bénéfice brut est de 5% à partir de 11 éme année et 10%
à partir de la 15 ième année.
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III-4-6 Résultat d’exploitation 


Le compte d’exploitation présenté dans le tableau n°6 (voir annexe ) fait apparaître un
résultat positif à partir de la 1ère année.

III-5 Trésorerie 
La Trésorerie prévisionnelle présentée au tableau n°7 montre que la situation financière
est saine. (voir annexe)

III-6 Rentabilité du projet 


Le taux de rentabilité interne calculé sur une durée de vie de 20 ans est égal à …%.
D’autre test on été effectués (voir annexe tableau n°9 )

III-7 Bénéfice additionnel à exploitation 


A l’échelle de l’exploitation le bénéfice net d’exploitant passera de 3803 DT/ha dans
la situation sans projet à 4651 DT/ha dans la situation future et ceci après la déduction
de toutes sortes de frais ou charge.

Sommaire
Remerciement
Résumé et Conclusion

Fiche descriptive de L’OASIS ELFAOUAR 2


I-ANALYSE DE LA SITUATION ACTUELLE........................................................................1
I-1 Localisation du périmètre...................................................................................................1
I-2 Aspect Foncier .....................................................................................................................1
I-3 Climat ...................................................................................................................................1
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I-3-1 Pluviométrie...................................................................................................................1
I-3-2 Température:.................................................................................................................2
I-4 Potentialité en sol.................................................................................................................2
I-5 Ressources en eaux disponibles..........................................................................................2
I-5-1 au niveau du Gouvernat de Kébili................................................................................2
I-5-2 Au niveau de l’OASIS ELFAOUAR2..........................................................................3
I-5-3 Problématique de l’exploitation des ressources en eau...............................................3
I-6 Activité agricole...................................................................................................................4
I-6-1 Superficie Agricole........................................................................................................4
I-6-2 Production Agronomique..............................................................................................5
1-6-3 Effectif et production animale(4)...................................................................................6
I-7 Niveau de développement actuel de L’Oasis ELFAOUAR2............................................6
II-Le Projet ....................................................................................................................................7
II-1- Les objectifs du projet......................................................................................................7
II-2 Etude Technique.................................................................................................................7
II-2-1 les besoins en eau du palmier dattier..........................................................................7
II-2-2Relation besoin en eau –production des dattes...........................................................8
Production de datte en Tonne/ha...........................................................................................8
II-2-3 perte d’eau à la parcelle..............................................................................................9
II-3 réseau d’irrigation............................................................................................................10
II-3-1 Description.................................................................................................................11
II-3-2- tracé du réseau.........................................................................................................11
II-3-3- dimensionnement de réseau d’irrigation.................................................................11
II-3-4 – Solutions technique pour le transport de l’eau à la parcelle................................11
II-4 Réseau de Drainage..........................................................................................................12
II-4-1 Ecartement des Drains..............................................................................................13
II-4-2- Débit des drains........................................................................................................13
II-4-3 longueurs maximale d’une file de drain..................................................................14
III -Analyse financière.................................................................................................................14
III-1 hypothèse de base............................................................................................................14
III-2 coût de projet..................................................................................................................15
III-3 Schéma de financement..................................................................................................15
III-4 Compte d’exploitation....................................................................................................15
III-4-1 le chiffre d’affaire....................................................................................................15
III-4-2 Les charges fixes......................................................................................................16
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III-4-3 Les charges variables...............................................................................................16
III-4-4 Les amortissements..................................................................................................16
III-4-5 Les impôts.................................................................................................................16
III-4-6 Résultat d’exploitation.............................................................................................16
III-5 Trésorerie........................................................................................................................16
III-6 Rentabilité du projet......................................................................................................17
III-7 Bénéfice additionnel à exploitation...............................................................................17

Stage d’étude 19 BEN ABDESSALAM-N

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