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Table des matières

Editorial
Petites balades – de 0 à 20 km
Argenteuil
Boissy-Saint-Léger
Bougival
Boulogne-Billancourt
Carrières-sur-Seine
Champs-sur-Marne
Châtenay-Malabry
Chatou
Clamart
Conflans-Sainte-Honorine
Croissy-sur-Seine
Ecouen
Enghien-les-Bains
Issy-les-Moulineaux
Joinville-le-Pont
Jouy-en-Josas
La Celle-Saint-Cloud
Le Port-Marly
Le Raincy
Le Vésinet
Levallois-Perret
Louveciennes
Maisons-Laffitte
Marly-le-Roi
Marnes-la-Coquette
Meudon
Montmorency
Nanterre
Neuilly-sur-Seine
Nogent-sur-Marne
Pontoise
Rueil-Malmaison
Saint-Cloud
Saint-Germain-en-Laye
Sceaux
Sèvres
Sucy-en-Brie
Suresnes
Taverny
Versailles
Vincennes
Grandes balades – de 20 à 50 km
Andrésy
Auvers-sur-Oise
Barbizon
Blandy
Brie-Comte-Robert
Cergy
Chambourcy
Chantilly
Chevreuse
Crécy-la-Chapelle
Crépy-en-Valois
Dampierre-en-Yvelines
Dourdan
Ermenonville
Etampes
Evry
Gallardon
Gisors
L'Isle-Adam
La Celle-les-Bordes
Luzarches
Magny-les-Hameaux
Mantes-la-Jolie
Meaux
Melun
Montfort-l'Amaury
Montigny-le-Bretonneux
Orgeval
Poissy
Rambouillet
Rochefort-en-Yvelines
Saint-Arnoult-en-Yvelines
Saint-Nom-la-Bretèche
Saint-Rémy-Lès-Chevreuse
Senlisse
Thoiry
Triel-sur-Seine
Villennes-sur-Seine
Escapades – de 50 à 100 km
Beauvais
Bellegarde
Beton-Bazoches
Bourron-Marlotte
Bray-sur-Seine
Chartres
Château-Landon
Château-Thierry
Compiègne
Coulommiers
Donnemarie-Dontilly
Dormans
Evreux
Fère-en-Tardenois
Fontainebleau
Gaillon
Gerberoy
Giverny
Gournay-en-Bray
Houdan
Ivry-la-Bataille
Jouarre
La Ferté-Milon
La Roche-Guyon
Les Andelys
Louviers
Lyons-la-Forêt
Maintenon
Milly-la-Forêt
Montargis
Montchauvet
Montereau-Fault-Yonne
Nemours
Nogent-sur-Seine
Noyon
Pierrefonds
Pithiviers
Provins
Roye
Sens
Soissons
Vernon
Villenauxe-la-Grande
Villers-Cotterêts
Galerie photos
Galerie cartes
EDITORIAL
Fini le petit kilomètre si vite parcouru autour de chez soi et l’heure si
vite passée de promenade.
Sans pouvoir aller pour encore quelque temps au bout du monde,
au moins pouvons-nous dépasser le bout de notre rue.

Depuis ce lundi 11 mai, notre horizon s’est élargi, notre rayon


d’action s'est agrandi jusqu’à 100 kilomètres.

C’est l’occasion rêvée de nous évader de notre ville, de partir à la


découverte de ses environs immédiats ou un peu plus éloignés,
grâce à de petites balades à moins de 20 km, de plus grandes entre
20 et 50 km et des escapades entre 50 et 100 km.
Grâce à notre équipe d’auteurs locaux, tous fins connaisseurs et
amoureux de leur territoire, Le Petit Futé vous propose sa sélection
testée et approuvée de villages au charme fou qui méritent le
détour, de monuments et de chefs-d’œuvre de notre patrimoine qui
valent le coup d’œil, de lieux insolites, de sites naturels où il fait bon
se promener.
Partons les découvrir – ou redécouvrir ensemble !
Partons aussi à la rencontre gourmande de producteurs amoureux
de leur terroir qui nous attendent pour nous faire déguster toutes
leurs spécialités.
Profitons de ces derniers week-ends de printemps pour rayonner
autour de notre ville à pied, à vélo, à moto ou… en voiture, le temps
d’un après-midi, d’une journée… ou plus.

En attendant de pouvoir, dès que possible, voguer vers des horizons


plus lointains !
PETITES BALADES – DE 0 À
20 KM

ARGENTEUIL
Les premiers habitants se sont installés ici il y a environ 5 000 ans,
durant le Néolithique. Un important bourg gallo-romain s'est ensuite
développé, mentionné dans des textes du VIIe siècle. Au Moyen
Âge, son abbaye devient un pôle économique important sur la
Seine. Sur ses coteaux poussent alors des vignes : elles donnent un
vin blanc apprécié à Paris. À partir du XIXe siècle, la concurrence
des vins du Midi et l'urbanisation les font disparaître – des pieds de
vigne ont cependant été replantés en 1997. Alors que des industries
commencent à s'implanter durant cette période, Argenteuil est
fréquenté par des Parisiens qui aiment venir se détendre au bord de
l'eau. L'une de ses hautes figures est Claude Monet, qui y vécut huit
ans, et dont on peut encore voir la maison. Située à proximité des
paysages qui ont inspiré les peintres impressionnistes, la basilique
Saint-Denys abrite une « sainte tunique ». Aujourd'hui, Argenteuil
compte plus de 110 000 habitants, une chiffre record pour la ville, la
plaçant au quatrième rang régional, après Paris bien évidemment,
mais juste derrière Boulogne-Billancourt et Saint-Denis.

Visite
ABBAYE NOTRE-DAME
19, rue Notre-Dame
✆ 01 34 23 37 40
Il ne reste aujourd'hui que des ruines de ce haut-lieu d'Argenteuil.
Fondée au VIIe siècle (la première mention qui en est faite date de
697), cette abbaye abrita en premier lieu une communauté de
Bénédictines dédiée à sainte Marie. Au XIIe siècle, ses activités
florissantes, notamment liées à la production du vin, incitèrent
Suger, l'abbé de Saint-Denis, à tout faire pour s'en emparer. Il y
parvint en prétextant qu'Héloïse, ancienne compagne d'Abélard et
abbesse du lieu, faisait mener une vie scandaleuse aux moniales,
déclenchant ainsi un tollé, tandis que l'abbaye devenait alors un
prieuré d'hommes. À la Révolution, elle fut déclarée bien national,
puis servit de carrière de pierres. Des fouilles archéologiques
menées entre 1989 et 1994 ont mis au jour une crypte et un
pavement exceptionnel des XIIIe et XIVe siècles, aujourd'hui classés
et venant s'ajouter au riche patrimoine de la ville. En 2016, le lieu a
connu deux semaines particulièrement intenses : la conjonction des
150 ans de la Basilique de Saint-Denys, des 50 ans du diocèse de
Pontoise et le jubilé de la Miséricorde donna lieu à de nombreuses
célébrations, qui rassemblèrent 200 000 personnes en deux
semaines.
ALLÉE COUVERTE DES DÉSERTS
68, rue des Déserts
Durant le néolithique (3500-2300 av. J.-C.), les premiers habitants
d'Argenteuil se sont installés sur la butte d'Orgemont. De cette
présence subsiste cette « allée couverte », vestige d'une sépulture
collective qui accueillit plus d'une centaine de corps. Cette
construction est couverte de dalles de grès, ses parois renforcées
de pierres sèches, de calcaire et de meulière. Elle est longue de
9,30 m ; elle mesurait 13 m à l'origine. Lors de sa découverte en
1867, on y exhuma des ossements et toutes sortes d'objets (perles
de nacre, vases, poignards, haches polies, silex taillés…). Classé
monument historique en 1943, le lieu est propriété de la ville depuis
2007. Notez enfin qu'une partie du mobilier trouvé ici est aujourd'hui
conservé au musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-
Laye.
BASILIQUE SAINT-DENYS
Place Jean-Eurieult
✆ 01 39 61 03 29
Cette basilique néoromane est l'œuvre de Théodore Ballu, architecte
de l'église de la Trinité et de l'hôtel de ville de Paris. Construite entre
1862 et 1865 sur un plan en croix latine, elle présente un clocher qui
culmine à plus de 57 m. Initialement église, elle devint basilique en
1898. De grandes orgues, fabriquées par Suret en 1867 et
récemment restaurées, sont l'une des pièces maîtresses de son
patrimoine. Vous pouvez y voir également Charlemagne apporte la
sainte Tunique à l'abbaye d'Argenteuil, un tableau de Friedrich
Bouterwerk (1851) qui relate l'arrivée à Argenteuil d'une tunique
qu'aurait portée le Christ. La légende raconte qu'Irène de Byzance
l'aurait transmise à sa fille Théodrade, abbesse d'Argenteuil en 800,
par les bons soins de l'empereur. La peinture orne la chapelle qui
abrite l'autel reliquaire de la sainte Tunique. À l'extérieur de l'édifice,
se trouve adossée au chevet la pierre tombale de la famille de
Mirabeau, le fameux révolutionnaire de 1789.
LA CAVE
107, rue Paul-Vaillant-Courturier
✆ 01 34 34 15 70
www.ville-argenteuil.fr
centre.ville@ville-argenteuil.fr
Elle est l'unique témoin des belles caves médiévales voûtées
qu'abritait autrefois Argenteuil. La cave est entièrement couverte de
croisées d'ogives qui reposent sur des piliers massifs, surmontés de
chapiteaux sobres : on reconnaît là le style de construction gothique
en cours au XIIIe siècle. Selon l'hypothèse la plus vraisemblable, elle
dut être un refuge à usage de l'une des abbayes installées à
Argenteuil au Moyen Âge. Le nom de « dîmière » ne lui a été
attribué qu'au XIXe siècle : la dîme était l'impôt prélevé sur les
cultures et aurait été entreposée ici. Depuis, les locaux l'appellent
simplement « La Cave ». Restaurée dans les années 2000, la cave
abrite depuis 2007 un centre de jazz et de musiques improvisées,
sur un espace de plus de 2 000 m². Elle peut accueillir jusqu'à
80 personnes pour des concerts acoustiques. Ainsi en 2019, on
pourra écouter Black Bomb A, Isha ou encore Stuck in the Sound,
pour des moments musicaux et festifs qui s'annoncent hauts en
couleur ! On trouve à côté un plus vaste auditorium pour les
musiques amplifiées, ainsi que des studios de répétition, un espace
de diffusion et d'enseignement : en bref, une offre de possibilités
très larges. C'est LE centre musical incontournable de la cité.
CHAPELLE SAINT-JEAN-BAPTISTE
19, rue Notre-Dame
✆ 01 34 23 37 40
Gare SNCF arrêt Argenteuil.
Cet édifice de petites dimensions, tout en charme et en caractère,
est l'un des rares exemples de chapelle romane existant encore en
Île-de-France. Et son histoire a épousé les méandres des mille
dernières années de notre pays ! De plan carré et comportant trois
nefs, cette dépendance de l'abbaye Notre-Dame a été fondée en
1003, année de la reconstruction de l'ensemble abbatial. Vendue à
un vigneron au XVIIe siècle, elle a alors servi de cellier et ainsi
échappé à la vente nationale qui frappa le reste de l'abbaye lors de
la Révolution. Classée aux Monuments historiques en 1945, elle a
été acquise par la ville dans les années 1970 et a fait l'objet d'une
restauration en 1985. L'ensemble, impressionnant bien que de taille
modeste, mérite un détour.
LA TOUR BILLY
Rue du Lieutenant-Colonel-Prudhon
Val d'Argenton
La ville était autrefois fortifiée, et le tour Billy était alors l'une des
tours de guet de l'enceinte. À l'époque où les fortifications
deviennent désuètes, elle est transformée en moulin. On sait qu'elle
en était déjà un en 1578 et s'appelait alors, tout simplement, le
moulin de la Grande Tour. Il fut en activité jusqu'à la fin du XIXe
siècle avant de devenir une maison d'habitation. La Tour Billy
rappelle, avec le moulin d'Orgemont, le passé de la ville : on
comptait alentour une dizaine de moulins à vent, à eau ou de
moulins-bateaux.
BOISSY-SAINT-LÉGER

Boissy-Saint-Léger - Château de Grosbois.


© foxytoul – stock.adobe.com
L'origine de Boissy remonte au moins au VIIIe siècle, quand une
paroisse a été érigée ici sous le nom de Saint-Léger. Boissy-Saint-
Léger est aujourd'hui une ville de plus de 16 000 habitants qui
accueille sur son territoire deux importants producteurs d'orchidées
et un centre d'entraînement pour chevaux de trot de réputation
internationale. Plus de la moitié des 894 hectares de la commune
est couverte d'espaces boisés, notamment le bois du Piple, le
domaine de Grosbois et la forêt Notre-Dame. Boissy-Saint-Léger est
donc une ville particulièrement prisée pour son cadre vert, mais
aussi pour son excellente desserte en matière de transports en
commun, notamment via le RER A.

Visite
CHÂTEAU DE GROSBOIS
Domaine de Grosbois
Avenue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny
✆ 01 45 10 24 24
www.domainedegrosbois.com
En 1562, le trésorier de l’Epargne Raoul Moreau fait construire ce
château qui est vendu une vingtaine d'années plus tard au fils
naturel du roi Charles IX, Charles de Valois, lequel donne son aspect
actuel aux bâtiments. Parmi ses propriétaires suivants figurent le
comte de Provence, futur Louis XVIII, puis le maréchal Berthier, aide
de camp de Napoléon Ier et ensuite la famille de la Tour d'Auvergne.
Dans un cadre splendide, on peut visiter un musée évoquant
l'épopée napoléonienne, notamment à travers d'immenses toiles
représentant des batailles. En 1962, René Ballière, président de la
société d'encouragement à l'élevage du cheval français, acquiert le
domaine où se trouve aujourd'hui un centre international
d'entraînement pour les chevaux trotteurs de course. Le château est
aujourd'hui l'une des fiertés patrimoniales de Boissy, et il est cerné
d'un superbe parc qui est aujourd'hui le véritable poumon vert de la
ville. Enfin, il est le cadre de concerts réguliers, de musique
classique principalement. Ainsi des hommages au piano, ainsi que,
pendant les Journées Européennes des Métiers d'Art, des moments
musicaux enchanteurs sont organisés dans l'Orangerie, là encore un
bel endroit. Un chouette lieu, qui mérite largement un détour – au
minimum.
HÔTEL DE VILLE
7, boulevard Léon-Révillon
✆ 01 45 10 61 61
www.ville-boissy-saint-leger.fr
info@ville-boissy-saint-leger.fr
RER A Boissy-Saint-Léger
Jolie bâtisse située au cœur de la cité, la mairie de Boissy propose
aux nouveaux arrivants toutes les informations nécessaires pour
s'installer dans la ville. A noter également que le portail internet de
celle-ci est également très pratique et bien fait. Bref, c'est le lieu de
passage quasi-obligatoire pour celles et ceux qui souhaitent en
savoir le maximum sur la cité. N'hésitez pas à en franchir les portes.
LAVOIR COUVERT
21 bis, boulevard Révillon
RER A Boissy-Saint-Léger puis bus n° 5, n° 4 011, arrêt Mairie.
Non loin de l'hôtel de ville, on découvre ce lavoir couvert bâti en
1832. Abrité des précipitations par un toit en tuiles soutenu par une
charpente de bois, il a été construit en pierre meulière et calcaire.
On peut y entrer et découvrir notamment le fonctionnement de
récupération des eaux de pluie qui l'alimente encore aujourd'hui.
Situé dans un cadre très fleuri, il constitue un élément traditionnel
des villages de la Brie et constitue un lieu de promenade privilégié
de nombreux habitants du coin, qui aiment à s'y poser et à s'y
reposer, le temps d'une balade ou d'une flânerie au gré du
patrimoine de la ville.

BOUGIVAL
Le nom de la ville pourrait venir du franque Baldo Gisilo (qui signifie
« le courageux Gisilo »), du nom de celui qui aurait régné sur cette
vallée. Selon d'autres hypothèses, Bougival tire ses origines du
terme celte bog, qui signifie cavité. La cité est réputée pour ses
paysages paisibles et le charme de ses bords de Seine. Au XVIIIe,
elle fut choisie comme point de départ de la construction de la
fameuse « machine de Marly », qui alimentait en eau les châteaux
de Versailles et Marly. Au XIXe siècle, le développement du chemin
de fer est à l'origine du renouveau de Bougival. Les guinguettes
fleurissent, on danse, on canote... Et on y peint beaucoup, la gaieté
pittoresque de ces nouveaux loisirs inspirant ceux que l'histoire
retiendra comme les impressionnistes. La Danse à Bougival de
Renoir, ou Le Pont de Bougival de Claude Monet, en sont des
illustrations célèbres. Il y eut aussi Corot, séduit par la lumière du
fleuve, Turner, Sisley, Berthe Morisot... dont on peut suivre la trace
en sillonnant le fameux « chemin des impressionnistes ». Les lieux
se sont urbanisés, mais on reconnaît aujourd'hui encore ces
paysages intacts, peints il y a plus d'un siècle. Bougival, à la limite
des Hauts-de-Seine, compte environ 8 500 habitants.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME
Entrée quai Clemenceau
1, rue du Général-Leclerc
✆ 01 39 69 21 23
www.tourisme-bougival.com
contact@tourisme-bougival.com, office-tourisme@ville-bougival.fr
La ville de Bougival dispose d’un bureau d’accueil pour les visiteurs
efficace et bien documenté, et qui se veut comme une "vitrine de la
ville" : on y trouve toutes les infos nécessaires pour partir à la
découverte des monuments emblématiques de la ville et autres lieux
remarquables de la région. Marchez sur les traces des peintres
impressionnistes, replongez-vous dans l’atmosphère canaille de la
Belle Époque et des bals populaires, naviguez paisiblement sur la
Seine, et partez à la rencontre de l'histoire et du patrimoine
bougivalais. Notez enfin que plusieurs parcours pédestres sont
proposés par l’office de tourisme. L'office est enfin le relais des
activités organisées dans la ville et ses alentours : vide-greniers,
randonnées...
Visite
L'ANCIEN SÉCHOIR
Bibliothèque municipale
29, rue du Général-Leclerc
L'actuelle bibliothèque municipale témoigne d'une part importante de
l'histoire économique de Bougival. L'abondance de l'eau, la présence
d'une riche clientèle, et la proximité de Paris, engendrent en effet
une activité de blanchissage qui se développe dès le XVIIIe siècle.
Si le linge sèche au grand air l'été, il est suspendu l'hiver dans des
bâtiments aux murs couverts de lames de bois orientables,
permettant de créer des courants d'air. À l'intérieur, un poêle chauffe
la pièce ; on y trouve aussi un puits, et une salle de repassage.
ÉCLUSES DE BOUGIVAL
Les écluses sont situées entre l'île de la Loge et l'île Gautier.
Bougival compte 3 écluses. Située entre l’île de la Loge et l’île
Gautier, la vieille écluse de Bougival, de 113 m de long sur 12 m de
large (côté Ile Gautier), date de 1838. En 1879, devant
l’augmentation du trafic, une petite écluse de 55 m de long et de
8 m de large est ouverte pour le passage des petits bateaux, dit
express. Mais l'une des plus grandes de France est celle construite
en 1883 avec ses 220 m de long et 17 m de large. Elle fut construite
pour absorber le trafic grandissant établi sur la Seine avec pas
moins de 15 000 passages par an, c'est environ 2 fois plus
qu'aujourd'hui ! Mais le trafic augmentant sans cesse, on fit les
choses en grand avec la dernière passe qui peut accueillir encore
aujourd'hui les plus longues embarcations. Elle est cependant limitée
avec un tirant d'eau ne dépassant pas les 3 m et ne peut donc
assurer le passage des plus gros bateaux.
MAISON DE BERTHE MORISOT
1, avenue de la Drionne
www.tourisme-bougival.com
contact@tourisme-bougival.com
C’est au 4, rue de la Princesse (aujourd'hui avenue de la Drionne)
que Berthe Morisot, célèbre peintre impressionniste, écoula ses
douces journées d’été au côté de sa fille Julie Manet entre 1881 et
1884. Alors mariée au frère d’Édouard Manet, figure de proue de
l’impressionnisme, Berthe Morisot est l’une des rares peintres
femmes à s’être frayé un chemin dans un milieu jadis exclusivement
masculin. Issue d’une famille bourgeoise, la jeune peintre, qui est
aussi l’arrière-petite-nièce de Fragonard, est initiée très tôt aux
techniques de la peinture. Dans la demeure de Bougival, Berthe
Morisot avait l'habitude de s'installer au sein du grand jardin teinté
de fleurs (aujourd'hui en partie avalé par l'avenue de la Drionne),
illustré dans quelques-unes de ses célèbres toiles telles que Eugène
Manet et sa fille dans le jardin de Bougival (1881) ou Dans la
véranda (1884). Elle peint aussi des scènes de la vie quotidienne à
Bougival comme Le Quai qu’elle réalise depuis une barque installée
sur le fleuve.
MAISON DE GEORGES BIZET
5, rue Yvan-Tourgueniev
Après s’être consacré à L’Arlésienne (1872) et Patrie, puis avoir
esquissé Le Cid, le compositeur Georges Bizet décida de partir se
reposer à Bougival, où il avait loué cette maison en bord de Seine
quelques mois auparavant. Il y vécut de 1874 à 1875 et y termina à
la rédaction des 1 200 pages manuscrites que compte
l’orchestration de Carmen, une commande de l’Opéra-Comique
datant de 1870. C’est aussi dans cette maison qu’il mourut à l'âge
de 36 ans d’une crise cardiaque le 3 juin 1875, trois mois jour pour
jour après l’insuccès dramatique de la première représentation d’une
des œuvres lyriques les plus jouées dans le monde aujourd’hui.
Aujourd'hui, après la mobilisation des particuliers et des pouvoirs
publics, une vaste réflexion est menée sur le devenir de cette
maison, qui pourrait devenir un pôle culturel d'importance, recevant
pour cela le soutien de nombreuses personnalités comme Placido
Domingo. Aujourd'hui, vous apercevrez tout de même une plaque
commémorative en hommage au musicien de talent fixée sur le mur
de la magnifique demeure, et un coup d’œil sur la façade extérieure
côté Seine vous ravira sans doute ! En 2018, une campagne de
financement participatif a été lancée pour racheter et restaurer la
maison de Georges Bizet et créer l’espace Carmen destiné à être
intégré au futur pôle culturel, scientifique et touristique de la ville de
Bougival : le Centre Européen de Musique (CEM).
MAISON DE MISTINGUETT
3, quai Rennequin-Sualem
Cette élégante propriété du XIXe siècle (dont on ne peut contempler
que la façade, puisqu’elle appartient désormais à un particulier et ne
se visite pas), classée monument historique, fut celle du frère de
Jeanne Bourgeois (1875-1956), plus connue sous le nom de
Mistinguett. La célèbre actrice de music-hall et meneuse de revue
connut ses plus grands succès au Moulin-Rouge, au Casino de
Paris et aux Folies Bergère. Elle fut également la partenaire de
Maurice Chevalier et l’interprète de la chanson « Mon Homme ».
Cette demeure de style Directoire, à fronton sur les quatre côtés,
est ornée de baies cintrées au rez-de-chaussée et de bustes sur la
façade. Elle n'est autre qu'un présent de Louis XV à sa maîtresse la
comtesse Du Barry nommée Jeanne Becu, nom auquel les initiales
JB figurant dans la porte d'entrée de la demeure semblent faire
référence. Ce sont aussi les initiales de Jeanne Bourgeois
alias Mistinguett, qui y mourut le 5 janvier 1956.
MAISON MALLEPORT
3, rue Yvan-Tourgueniev
Cette propriété tient son nom d'un épisode funeste, puisque elle fut
construite à l'endroit même où les Normands débarquèrent en 856,
avant de massacrer les habitants des environs. Le nom de Malleport
serait donc une déformation de « mauvais port » ou de « port
maudit ». De nos jours, on peut contempler cette splendide bâtisse
de style Second Empire, avec sa façade ouvragée, ornée de
moulures et de corniches, édifiée à la demande du journaliste
Edmond Lepelletier de Bouhelier, collaborateur à La Réforme et au
Nain Jaune. En 1884, il se bat en duel contre un illustre habitant de
Bougival trop empressé auprès de sa femme, Paul Viardot, fils de
Pauline, dont une magnifique villa porte aujourd'hui le nom.
NOTRE-DAME DE L'ASSOMPTION
Place de Combattants
Cette très belle église de style roman, construite à partir du début du
XIIe siècle, a subi plusieurs transformations au fil des siècles. Elle
présente aujourd'hui un savant mélange de style roman, gothique et
art nouveau. À l'intérieur, on peut ainsi admirer deux chapiteaux du
XIIe siècle, décorés d'animaux fantastiques sculptés,
particulièrement bien conservés, des fonts baptismaux du XVIe
siècle, ornés de motifs végétaux, des mosaïques de style Art
nouveau, dans le bas-côté sud, ainsi qu'un superbe retable en
chêne doré, qui proviendrait de la chapelle du château de la
Chaussée (détruit au XIXe siècle). L'église fut également la dernière
demeure de Rennequin Sualem, le constructeur de la machine de
Marly, enterré dans le choeur en 1708. À la fin du XIXe siècle, le
clocher de l'église menace de s'effondrer et c'est Lucien Magne (l'un
des architectes du Sacré-Cœur de Montmartre), élève du célèbre
architecte Viollet-le-Duc, qui sera chargé de sa restauration. Les
fondations furent alors renforcées par des inclusions de béton et de
ciment, notamment pour rééquilibrer le clocher. En 1945, la paroisse
acquit un magnifique orgue du grand facteur Cavaillé-Coll, comptant
1216 tuyaux ; il avait été achevé en 1905 et appartenait auparavant
au Consistoire protestant de Paris. Quant à l'ancien maître-autel en
marbre de Carrare, il a été rénové en 2009.
PARC DE LA JONCHÈRE
Rue de la Croix-aux-Vents – Rue Philippe-Paget
Ce parc forestier de 11 ha, qui comprend des essences d'arbres
datant du XVIIIe siècle, surplombe la Seine à une altitude de 130 m,
offrant quelques échappées sur la vallée. La flore du parc est
dominée par les hêtres, les frênes, les châtaigniers et les chênes
Sessile. Maintes fois immortalisée par les Impressionnistes, la
colline du parc est un site classé depuis juillet 2001. Dans le haut du
parc, réservé à la promenade, on peut s'arrêter au belvédère, le
Temple d'Amour, qui domine la Seine et l’île de la Chaussée. Les
chemins de randonnées GR2 et GRP traversent ce bel espace
boisé, sans doute le plus charmant de Bougival.
PAVILLON CHARLES X
Machine de Marly
Le pavillon Charles X doit sa construction à la nécessité d’alors de
pomper les eaux de la Seine. En effet, lors de la première moitié du
XIXe siècle, ce bâtiment néoclassique à fronton sculpté abritait la
pompe à feu (qui fonctionnait au combustible) destinée à cette
tâche. La Machine de Marly était le premier maillon d’un ensemble
d’installations amenant l’eau de la Seine jusqu’à Versailles, pour
l’alimentation des nombreux bassins et fontaines du parc du
château. L’eau était amenée à 163 mètres au-dessus du niveau de
la Seine par trois montées successives jusqu’au réservoir de Marly
qui domine Versailles de 33 m. Aujourd'hui, le bâtiment demeure
l’une des dernières pièces témoins de la machine de Marly, cette
immense installation conçue pour Louis XIV.
PAVILLON DE BLOIS
27, quai Georges-Clemenceau
Ce petit pavillon de 20 m² est le dernier vestige de la propriété
acquise par Mademoiselle de Blois, fille légitimée de Louis XIV et de
la duchesse de La Vallière, mariée à 14 ans au prince de Conti. Elle
y vécut de 1711 à 1716. Elle fit aménager un parc avec un réservoir,
une glacière ainsi que cette maison miniature, dite Pavillon de Blois.
L'intérieur comprend un salon et un petit cabinet décorés de
peintures évoquant la chasse et de magnifiques lambris peints au
XVIIIe siècle dans un style rococo. L'édifice est classé Monument
historique depuis 1980, il se trouve aujourd'hui sur une propriété
privée. Ce pavillon est passé à travers le temps sous le nom de
Pavillon de Blois, rappelant ainsi le nom de sa propriétaire.
Imaginez sur un domaine privé, un parc avec un réservoir et une
glacière donnant sur la Seine...
PUITS ARTÉSIEN
12, quai Boissy-d'Anglas
Un puits artésien est un puits dans lequel l'eau jaillit spontanément.
Le principe tient son nom de sa découverte au XIIe siècle par des
moines, en Artois. Celui-ci, foré en 1929, prend son eau à une
profondeur d'environ 500 mètres, dans l'Albien, une nappe
souterraine captive du bassin parisien, d'où elle ressort à 28 degrés.
Il fait partie des puits aménagés pour remédier au manque d'eau
potable en région parisienne. En effet, les égouts parisiens se jetant
dans la Seine, il était impossible à la fin du XIXe siècle de
consommer l'eau du fleuve.
VILLA VIARDOT
16, rue Yvan-Tourgueniev
L'ancien domaine de la Chaussée appartenait à la famille de Mesme
depuis le début du XVIIIe siècle, et fut racheté par l'Impératrice
Joséphine en 1813, avant de passer à sa fille Hortense de
Beauharnais. Géré par un intendant malhonnête, tombant en ruine,
le domaine est loti en 1829. L'année suivante, une villa palladienne
de style Directoire est construite dans l'une des parts. Celle-ci, et
ses 8 hectares de terrain, sont acquis en 1874 par l'écrivain russe
Ivan Tourguéniev, et la cantatrice Pauline Viardot, son ancienne
flamme, sœur de la célèbre diva Maria Malibran. Louis, l'époux de
Pauline, est le traducteur de l'écrivain. Le domaine est rebaptisé
« Les Frênes ».
Dans sa villa palladienne décorée au goût antique, Pauline tient
salon : Maupassant, Alphonse Daudet, les Goncourt, Saint-Saëns
ou César Franck en sont familiers. Pour vivre auprès de la famille
Viardot, l'écrivain fit ensuite construire sa datcha dans le parc de la
propriété. Dans les années 1970, le domaine est laissé à l'abandon
et attise la convoitise des promoteurs. En 1978, la Ville de La Celle-
Saint-Cloud se porte acquéreur des Frênes. La maison est
actuellement en attente de réhabilitation. Elle est actuellement
fermée au public, mais devrait dans les prochaines années
devenir un lieu de création et de rencontres, dans le cadre d’un
projet de centre européen de musique.

BOULOGNE-BILLANCOURT

Boulogne-Billancourt - Boulogne-Billancourt, vue sur le


quartier de la Défense depuis les quais du Bois de Boulogne
© Stéphan SZEREMETA

Boulogne-sur-Seine et Billancourt ont été réunis en 1926. Au cœur


d'un méandre de la Seine, cette commune est reliée à Paris par le
bois de Boulogne. Ville industrielle à partir du XIXe siècle, elle a
accueilli l'usine automobile Renault, elle-même fermée en 1992, sur
l'île Seguin, un site actuellement en pleine transformation, et sur
lequel le complexe culturel « Seine Musicale » a été érigé. Des
studios de cinéma ont également fait sa renommée. Cette sous-
préfecture des Hauts-de-Seine comprend aujourd'hui près de
120 000 habitants, constitue la deuxième ville d'Île-de-France après
Paris et devant Saint-Denis, dont l'explosion démographique devrait
dans les prochaines années lui permettre de ravir à la ville la
seconde marche. La ville attire aujourd'hui beaucoup d'entreprises
du secteur tertiaire spécialisées notamment dans la publicité, les
télécommunications et l'audiovisuel. De nombreuses chaînes de
télévision s'y sont installées, achevant, en quelques décennies, la
transformation de la ville en une cité tertiaire fort appréciée des
cadres. Pour les sportifs, les sports nautiques (grâce à la Seine)
sont possibles, et le semi-marathon de la ville, en novembre, est de
plus en plus demandé.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME
25, avenue André-Morizet
✆ 01 41 41 54 54
www.otbb.org
contact@otbb.org
M° Marcel Sembat
Des promenades dans la ville sont régulièrement organisées par cet
office de tourisme dynamique afin de découvrir son patrimoine et de
comprendre son évolution : Boulogne-Billancourt vu depuis les
berges de Seine, visites de musées et de lieux de culte, parcours
industriel, sorties « croquis en ville », parcours des années 1930...
Elles se font sur réservation ou par téléchargement. Sur place, vous
trouverez bien sûr de nombreuses informations pour préparer votre
séjour ou vos loisirs dans le seconde plus importante ville d'Île-de-
France. N'hésitez pas à consulter également le site Internet de
l'office, récemment repensé et très facile à lire.

Visite
ÉGLISE NOTRE-DAME
2, rue de l'Église
✆ 01 46 05 15 06
M° Boulogne – Jean Jaurès
Construite de 1319 à 1450 à la suite d'un projet formé par Philippe le
Bel, l'église Notre-Dame de Boulogne a été consacrée en 1330 par
Hugues de Besançon, évêque de Paris. Lieu de pèlerinage proche
de la capitale, l'église voit passer sous ses voûtes au fil des siècles
Philippe V, Jean le Bon, Jeanne d'Arc, Du Guesclin et le pape Sixte
Quint. Le village des Menus qui avec, la construction de l'église,
était devenu paroisse prit peu à peu le nom de Boulogne. Celui-ci fut
érigé en commune à l'époque révolutionnaire. L'église connut des
restaurations successives, dont la dernière s'est attachée à
conserver les peintures murales que réalisa Charles Lameire au
siècle dernier. Notre-Dame de Boulogne est l'un des rares exemples
de décoration du XIXe siècle remise en valeur aujourd'hui.
ÉGLISE NOTRE-DAME-DES-MENUS
2, rue de l'Eglise
✆ 01 46 05 15 06
Bus 460 arrêt Eglise de Boulogne-Billancourt
Pour la petite histoire, en l'an 633, un bateau est venu s'échouer sur
les sables du port de Boulogne-sur-Mer. Au même instant, la Vierge
apparut dans une chapelle de la ville haute. Elle révéla aux fidèles la
présence d'une statue sur le bateau échoué à son image, et
demanda qu'on l'amène pour ériger une nouvelle église en son
honneur. Les Boulonnais découvrirent effectivement sur place une
statue de bois représentant une Vierge à l'Enfant Jésus. En janvier
1308, Philippe IV le Bel qui se rendit à Boulogne pour le mariage de
sa fille, Isabelle de France, avec Edouard II d'Angleterre apprit
l'histoire et, de retour à Paris, voulut construire une église près de
Paris, dédiée à la Vierge, sur le modèle de celle de Boulogne-sur-
Mer, pour y susciter un pèlerinage raccourcy. C'est de là que naquit
l'église de Boulogne-Billancourt. Le précieux édifice fut mis à sac
sous la Révolution, ses richesses pillées, dispersées, son
architecture et ses décors dégradés. L'architecte Eugène Millet
(1819-1879) entreprit, dès 1860, de restaurer l'édifice privilégiant
l'architecture du XIVe siècle, édifia un transept, éleva une flèche et
ajouta une travée à la nef.
HÔTEL DES POSTES
27, avenue André-Morizet
M° 9 arrêt Marcel-Sembat, bus 175, 126 arrêt 126 Hôtel de Ville de
Boulogne-Billancourt
Ce bâtiment d'architecture datant de 1938 construit par Charles
Giroud devait constituer, avec le centre d'hygiène social, une sorte
de grand-place à la manière des villes du Nord et de Belgique. Il fait
partie de ce qu'on nomme à Boulogne-Billancourt le parcours des
années 1930 qui réunit le temps d'intense création architecturale
dans l'entre-deux-guerres. L'entrée principale est ornée de
ferronnerie. C'est André Morizet, sénateur-maire de Boulogne-
Billancourt qui le commanda avec l'hôtel de ville qui lui fait face.
HÔTEL DUJARRIC DE LA RIVIÈRE
2, rue Salomon-Reinach
Bus 123 arrêt Stade Roland-Garros
Célèbre pour sa façade du magasin « Les Trois Quartiers », les
stades de Colombes et de Roland-Garros, Louis Faure-Dujarric
(1875-1943) répond ici à une commande de l'épouse du professeur
Dujarric de la Rivière, une musicienne pour laquelle il installe une
salle d'orgue haute de 7 m et qui s'étend sur 180 m2. Voilà qui
conditionne la façade et l'architecture de la maison et qui entraîne
une disproportion ordonnée par une belle baie qui éclaire la salle de
l'orgue. Cet hôtel particulier fait partie du parcours des années
1930 proposé par la ville de Boulogne-Billancourt.
HÔTEL PARTICULIER DE NIERMANS
3, rue de Gambetta
Bus 123 arrêt Gambetta
Maison construite par l'architecte Jean Niermans en 1935 pour lui-
même, cette construction classée monument historique s'expose
par la fente verticale de son escalier qui est calepinée avec soin,
grâce au verre cathédrale martelé, c'est l'époque où le verre est
travaillé dans toute sa plastique. La maison possède deux façades,
une plus classique sur la rue Denfert-Rochereau, et l'autre plus
créative sur la rue Gambetta, celle qui porte la fente verticale et
deux ou trois vantaux ainsi qu'un oculus.
HÔTEL PARTICULIER RENARD
19 bis, avenue Robert-Schuman
Bus 123 arrêt Roland-Garros
Hôtel particulier Renard (1926-1928) construit par l'architecte Jean-
Léon Courrèges (1885-1948). L'architecte puise son inspiration dans
l'esthétisme néo-rural, les principes de l'école de Glasgow et
préconise le style décoratif contrairement aux maisons construites
durant les années 1930 qui, elles, revendiquent leur appartenance
au style international. Parée d'un mur pignon aux motifs de fruits et
de fleurs, la maison expose aux passants des fenêtres hautes à
meneaux devancées par des balcons en fer forgé en forme
d'arabesque. Le premier étage de l'édifice fut habité par André
Malraux de 1945 à 1962. Cette demeure fait partie du parcours des
années 1930 que propose la ville de Boulogne-Billancourt pour
découvrir l'architecture de cette période très répandue dans la
région.
HÔTELS PARTICULIERS
4-5, rue du Belvédère
Bus 72 arrêt La Tourelle
L'architecte Raymond Bornay a édifié ces petits hôtels particuliers
décidant de les construire dans la courbe de la rue. La façade est
donc concave, s'offrant à l'œil dans son arrondi et dans le
prolongement de ses formes en arc. De style néo-classique épuré,
les hôtels présentent un décor en moulure, oculus et balustrade.
Ces hôtels parfaitement symétriques sont très représentatifs du
style des années 1930. Ils font parti du parcours des années
1930 décrit comme une suite de monuments de l'architecture de
cette époque par la ville de Boulogne-Billancourt.
IMMEUBLE COLLECTIF MOLITOR
23, rue de la Tourelle
✆ 01 42 88 41 53
Bus 123 arrêt Stade Roland-Garros
Le Corbusier (1887-1965), peintre, sculpteur, urbaniste et écrivain a
construit cet immeuble qui est l'une des premières réalisations de
logement collectif de l'artiste. Il réunit quatorze appartements sur
sept étages. Le dernier fut occupé par l'architecte qui y aménagea
son atelier, aujourd'hui propriété de la fondation Le Corbusier.
Façades et toitures font désormais partie des monuments
historiques. L'immeuble fait partie du parcours des années 1930 que
propose la ville de Boulogne-Billancourt pour mettre à l'honneur
l'architecture de cette période si présente dans la ville.
IMMEUBLE DE WYBO
187, boulevard Jean-Jaurès
M° 9 arrêt Marcel-Sembat, bus 175, 126, arrêt Marcel-Sembat
Dès 1912, Georges Wybo (1880-1943) est responsable de
l'aménagement des magasins du Printemps. C'est à ce titre qu'il
réalisa l'édifice du boulevard Haussmann et une quarantaine
d'autres bâtiments dont celui de Boulogne-Billancourt qui date de
1936. Né de l'emploi de la brique rouge et de la pierre blanche, le
bâtiment abritait lors de sa création l'enseigne Prisunic. Il fait parti
du parcours des années 1930 organisé par la ville de Boulogne-
Billancourt pour faire découvrir au public les divers édifices de cette
époque.
JARDIN GUILBAUD
Entrée place de l'Europe
Rue de la Tourelle et rue du Commandant-Guilbaud
Bus 72 arrêt La Tourelle et 123 arrêt Stade Roland-Garros
Agrément et repos devant le parc des Princes, stade parisien
mythique dû à l'architecte Roger Taillibert (1972), de composition
linéaire, ce jardin comporte une partie centrale (environ 3 000 m²),
aménagée en un terrain stabilisé ouvert aux enfants pour des jeux
de ballons mous (interdit aux ballons durs) ou pour la pratique du
vélo (jusqu'à 6 ans) à l'ombre d'un ancien double alignement de
marronniers d'Inde. Au pied d'un cèdre bleu de l'Atlas, la partie nord
du jardin se compose d'un grand massif de lauriers-cerises à port
étalé et compact et d'un gazon traversé par un pas japonais. Le
côté nord se dessine en un alignement de féviers d'Amérique et
l'ensemble est parsemé des cépées de merisiers des oiseaux. La
partie sud est constituée de jardins thématiques formant différentes
alcôves avec des aires de jeux aux sols amortissants colorés (violet
et bleu pour les plus jeunes et rouge et jaune pour les plus grands).
Ces alcôves sont égayées par quatre massifs fleuris de couleurs
(respectivement violet, bleu, rouge et rose).
JARDIN JAPONAIS DU PARC ROTHSCHILD
3, rue des Victoires
A l’angle de la rue de l’Abreuvoir
✆ 01 47 12 77 77
www.boulognebillancourt.com
webmaster.internet@mairie-boulogne-billancourt.fr
M° Jean Jaurès.
A l’initiative d’Edmond de Rothschild, ce jardin a été conçu vers
1900 par un jardinier japonais, M. Hata débarqué en France à
l’occasion de l’Exposition universelle de Paris de 1878. Après avoir
travaillé dans plusieurs maisons, ce dernier a commencé à travailler
dans la propriété du baron, construite sur le modèle du château de
Clagny, œuvre de Mansart, ainsi que Versailles pour la cour
intérieure. Pour les spécialistes, le jardin conçu par M.Hata
reprendrait le pavillon de thé qui faisait l’objet d’une exposition lors
de la manifestation mondiale de 1878 qui avait appelé le paysagiste
à faire le déplacement. La famille Rothschild a continué à entretenir
le parc et le jardin japonais d’1 ha jusqu’en 1939, à savoir jusqu’à
l’Occupation. A la fin de la guerre, la famille Rothschild récupéra une
propriété saccagée, qu’elle n’habita plus. Aujourd’hui cette
construction n’est plus, seules ses fondations peuvent être
observées au sommet de la colline. On retrouve aujourd’hui une
petite rivière, un étang et une cascade, un traditionnel point rouge et
une lanterne en pierre. De la végétation, seuls subsistent les arbres,
à l’origine nanifiés, ayant repris leur taille normale. Avec le
raccordement de l’A13 au périphérique, le château, complètement
délabré, a été isolé du restant de l’ensemble.
JARDINS DU MUSÉE ALBERT-KAHN
1, rue des abondances
✆ 01 55 19 28 00
www.albert-kahn.hauts-de-seine.net
museealbertkahn@hauts-de-seine.fr
M° Boulogne – Pont de Saint-Cloud
Albert Kahn (1860-1940) a créé ce jardin si particulier au XIXe
siècle. À l'époque il confie les travaux à l'architecte-paysagiste
Achille Duchêne. Si le lieu se visite habituellement à des horaires
relativement larges, pendant les lourds travaux de rénovation du
musée il faudra réserver en amont. Vaste de près de 4 ha, le jardin
compte en son centre trois coupoles en verre et d'une remarquable
architecture en treillage, créant le palmarium, lequel côtoie un fruitier
et un verger. Toutes les allées convergent vers le jardin français ou
serpentent vers le jardin japonais, le jardin anglais, la forêt
vosgienne, la forêt dorée et la prairie, la forêt bleue avec son
marais, ou encore le village japonais. Sur des sentiers étroits bordés
d'azalées jouent des cascades et des cours d'eau qu'enjambent
ponts en bois ou en pierre. Albert Kahn y a reçu « le dimanche de
13 à 17 heures » les membres titulaires du Cercle autour du monde
ainsi que des hommes influents de toutes les nations pour ses
grandes réflexions sur la paix. Ces jardins sont conçus à cet effet :
image d'un monde réconcilié. En 1989, le paysagiste Fumiaki
Takano y a dessiné le nouveau jardin japonais taoïste en hommage
à la vie et à l'œuvre d'Albert Kahn. Aujourd'hui, le jardin a été l'objet
de lourds travaux, lui permettant d'être plus lumineux.
JARDINS DU MUSÉE ALBERT-KAHN - La roseraie des jardins du
musée Albert kahn
© JEAN-PAUL BOUNINE – FOTOLIA
PARC DE BOULOGNE – EDMOND DE ROTHSCHILD
A l'angle de la rue de l'Abreuvoir et de la rue Saint-Denis.
3, rue des Victoires
www.boulognebillancourt.com
Ce parc a aménagé au XIXe siècle par la famille de Rothschild.
Depuis, il a été amputé de son château. On peut néanmoins
déambuler dans un espace de 15 hectares qui appartient à la ville.
Le parc paysager est aménagé à l'anglaise pour une grande partie.
Il subsiste des traces du jardin japonais et la grande pièce d'eau est
toujours en place. On peut admirer de beaux arbres (magnolia,
févier, sophora, sapin bleu, tsuga nain...). Les chiens sont tolérés
tenus en laisse. Le parc abrite aussi un centre équestre.
SQUARE DES TILLEULS
24, rue desTilleuls
M° 10 arrêt Boulogne Jean-Jaurès, bus 52 arrêts Rue de l’Est et
Place Denfert-Rochereau
Vous trouverez ici deux tables de jeu d'échecs, trois jardinières
enterrées plantées de végétaux de milieux humides. Le cani-site le
plus proche se trouve rue Claude-Monet (au niveau du passage des
Nymphéas). Le distributeur de sacs pour déjections canines le plus
proche est à la pointe du square, à l'angle des rues Escudier et des
Tilleuls. Vous pourrez y découvrir des plantes telles que l'anémone
Sylvie (anemone nemerosa), l'arum d'Ethiopie (zantedeschia
aethiopica), l'argousier (hippophae rhamnoides), l'aspérule odorante
(galium odoratum), le chèvrefeuille des haies (lonicera xylosteum)
ou encore la fougère d'Allemagne (matteucia struthiopteris) et le
laurier cerise à port étalé et compact (prunus laurocerasus Otto
Luyken).
SQUARE LÉON BLUM
52, rue de Billancourt
Bus 72 arrêt Ancienne Mairie
Ce square concentre plusieurs centres d'intérêt : l'aire de ballon,
l'aire de jeux, le bac à sable, les jeux de boules, une table de ping-
pong, une pièce d'eau de 350 m² et, en son centre, la fontaine des
Nymphes (fin du XIXe siècle, du sculpteur Peyre), la fameuse
Fontaine du Rire : œuvre en céramique du sculpteur boulonnais
Moreau Vauthier, acquise en 1926, la belle fontaine Eugène-
Molineau, réalisée pour le compte de la ville en 1928, en pierre
d'Echaillon. Pour la végétation vous pourrez considérer l'arbre aux
quarante écus (Ginkgo biloba), l'arbre caramel (cercidiphyllum
japonicum), le bois de fer (parrotia persica), le garrya (garrya
elleptica), le marronnier d'Amérique (aesculus flava), et le
ptérocaryer du Caucase (pterocarya caucasica). A l'origine en 1793,
la propriété comportait un hôtel particulier de style Empire et un
jardin.
SQUARE RHIN ET DANUBE
121-123, avenue André-Morizet
M° 10 arrêt Boulogne Pont de Saint-Cloud, bus 52, 72, 126, 160,
175, 460, 467 arrêt Rhin-et-Danube, minibus (service gratuit) arrêt
Silly-Paris ou Silly-Morizet (circuit Nord).
D'une surface de 3 580 m² (0,36 ha), le square se compose d'une
aire de jeux pour les enfants divisée en deux parties : « la forêt
enchantée » avec ses animaux sur ressort, son bac à sable destiné
aux 6-12 ans, « l'espace des aventuriers » avec ses structures à
grimper. Entre ces deux espaces, des bambous forment le
« labyrinthe des Robinson ». Très apprécié des enfants donc,
l'endroit se compose également de beaux massifs d'hortensias, un
arbre de Judée (cercis siliquastrum), un bambou colonnaire à
chaumes fins verts (semiarundinaria kagamiana), un cerisier de
Mandchourie à port dressé (prunus maackii Amber Beauty), un
hêtre pourpre (fagus sylvatica f. purpurea), un hortensia à corymbes
plats blanc rosé (hydrangea villosa), un hortensia à feuillage
lancéolé à fleurs rose foncé (hydrangea serrata Preziosa) et un
hortensia à feuilles de chêne.
VILLA COLLINET
8, rue Denfert-Rochereau
Bus 123 arrêt Gambetta
Mallet-Stevens (1886-1945), contemporain de Le Corbusier, défend
l'architecture nouvelle parmi les premiers. Sa préférence, la maison
particulière, lui permet de travailler les asymétries et les proportions.
Il fit partie des fondateurs de l'UAM (union des artistes modernes)
terroir de nouveaux talents d'avant-garde de l'époque. C'est lui qui
en 1926 construit cette villa en deux parties : un bloc vertical, à
gauche, où se dresse l'escalier, et un cube de deux pièces (services,
réceptions et chambres) aux lignes horizontales. Le bâtiment côtoie
la villa Cook de Le Corbusier destinée à être en harmonie avec
celle-là.
VILLA COOK
6, rue Denfert-Rochereau
Bus 123 arrêt Gambetta
Le Corbusier dessina la villa de William Cook en 1927, classée
aujourd'hui monument historique. « Le toit jardin, le plan libre, la
façade libre, la fenêtre en longueur coulissant latéralement... le plan
classique est renversé, le dessous de la maison est libre. La
réception est au sommet de la maison. On sort directement sur le
toit jardin d'où l'on domine les vastes futaies de Boulogne, » voilà la
volonté de Le Corbusier décrite par lui-même. Il détacha
effectivement la maison du sol grâce au pilotis. Cet édifice est une
expérimentation de la théorie des cinq points pour une architecture
moderne, il fait partie du parcours des années 1930 de Boulogne-
Billancourt.
VILLA GORDIN
21, rue du Belvédère
Bus 72 arrêt La Tourelle
C'est Auguste Perret (1874-1954), architecte du bâtiment du conseil
économique et social de Paris et du théâtre des Champs-Elysées,
qui réalisa cette villa pour son commanditaire, le sculpteur Dora
Gordin. L'ossature en béton armé est volontairement simpliste et
droite dans son armure esthétique, et vitrée par de gros carreaux
élégants. Inscrite au répertoire des monuments historiques, la villa
Gordin fait partie du parcours des années 1930 initié par la ville de
Boulogne-Billancourt voulant mettre à l'honneur ses œuvres
architecturales contemporaines.
VILLAS JEAN HILLARD
6-12, rue du Belvédère
Bus 72 arrêt La Tourelle
Ces villas, tout en hauteur, ont été conçues en 1935 par Jean Hillard
qui par ailleurs a réalisé de nombreux hôtels particuliers et
immeubles dans l'Ouest parisien. Elles se disposent côte à côte en
se répondant par leurs matériaux : pierre, brique, ardoise, tuile,
mettant en scène l'enduit et les ferronneries tout en offrant une
sorte de style villageois à l'anglaise rouge et blanc. Elles font parti du
parcours des années 1930 mis en place par la ville de Boulogne-
Billancourt pour honorer ces constructions d'époque, la plupart
classées monument historique.

Un peu de culture
LES MOTS ET LES CHOSES
30, rue de Meudon
✆ 01 46 21 42 59
www.lesmots-leschoses.fr
librairie@lesmots-leschoses.fr
M° Billancourt, puis 10 minutes de marche.
C'est dans un quartier en pleine évolution (pour ne pas dire en plein
boom), anciennement industriel et devenu résidentiel et tertiaire, que
se situe depuis de nombreuses années maintenant cette chouette
librairie. Facile d'accès, elle est le centre d'une vie culturelle
bouillonnante. Bien sûr, vous y trouverez des milliers de références
à lire, et le choix, ainsi que les thèmes, sont vastes et nombreux.
Les sept libraires, aussi professionnels que sympas (et qui
visiblement aiment leur métier !) ne manqueront pas de vous
conseiller ou de vous aiguiller exactement comme il faut. Des
rencontres avec les auteurs, et des échanges entre lecteurs, sont
également organisés. Un coup de cœur.

CARRIÈRES-SUR-SEINE
Carrières-sur-Seine est située sur le flanc d’une petite falaise
dominant la Seine. D’abord, appelée Quadraria, puis Carreria, elle
se dénomma longtemps Carrières-Saint-Denis, pour être
définitivement baptisée Carrières-sur-Seine, en 1905. La ville doit
son nom à la présence de nombreuses carrières de calcaire dont
l'exploitation débuta au Ve siècle. Le hameau fut fondé en 1137 par
l'abbé Suger de Saint-Denis. La ville fut ainsi directement placée
sous la tutelle de l’abbaye de Saint-Denis, en raison de ses terres
fertiles et de ses pierres de bonne qualité. La basilique Saint-Denis
fut d'ailleurs en partie érigée grâce aux pierres provenant de
Carrières. C’est à cette époque que fut construite la grange
dîmeresse qui servait de lieu pour abriter les récoltes, que l’on peut
encore apercevoir aujourd’hui et qui est classée aux Monuments
historiques. Les chapiteaux de la Basilique Saint-Denis furent
d’ailleurs sculptés avec des pierres (le liais) provenant de Carrières.
Dès le XVe siècle, Carrières-Saint-Denis se forge son identité
géographique en prenant son identité par rapport à ses voisines
Houilles et Montesson. Ce n’est que lors de la Révolution française
que Carrières-Saint-Denis est officiellement séparée du village de
l’Abbaye de Saint-Denis et prend pour la 1re fois son nom de
Carrières-sur-Seine, officialisé en 1905.
Dans la partie village, vous pourrez découvrir les maisons
troglodytes, qui donnent à Carrières-sur-Seine un charme tout
particulier. A mi-chemin entre la porte Maillot et Saint-Germain-en-
Laye, Carrières compte un peu plus de 15 000 habitants.

Visite
LE LAVOIR
Rue Victor Hugo
Ce monument historique, daté de 1830, est situé sur le chemin des
impressionnistes. Le bruit des battoirs a longtemps résonné dans
cette construction en pierre qui était alimentée par une source. Sa
forme en atrium et son bassin longitudinal en font un exemple des
bassins publics d'antan. Il abrite aujourd’hui régulièrement des
expositions de peintures et de sculptures d’artistes locaux ou
internationaux.
PARC DE LA MAIRIE ET BORDS DE SEINE
La petite histoire dit que Louise de La Vallière, l'une des favorites de
Louis XIV, résida dans le bâtiment qui est aujourd'hui la mairie,
même si aucun document officiel n’a pu le confirmer. Le parc aurait
été réalisé par Claude Desgoffes, le petit neveu d’André Le Nôtre,
jardinier de Louis XIV de 1645 à 1700. En réalité, en 1640, Simon Le
Tellier, médecin et conseiller du roi, achète ce vaste domaine. Il est
plus probable que ce soit son beau-frère, Antoine de Bonigalle,
procureur au Parlement et ingénieur des Ponts et Chaussées de
Paris, qui ait conçu et réalisé le parc.
À l’époque, le bassin le plus haut aurait servi à l’arrosage du
potager, le bassin central du parc, alimenté de nombreuses sources
naturelles aurait été un vivier riche de poissons et le 3e et dernier
bassin, un déversoir. Quoi qu’il en soit, ce parc est inscrit depuis
plus de 50 ans à l’inventaire des sites classés et depuis 1996 sur la
liste des « Plus beaux jardins de France » du Conservatoire des
Jardins et Paysages de France.
D’ailleurs à la fin du XIXe siècle, les bords de Seine sont fréquentés
par les impressionnistes qui y puisent leur inspiration. Monet, puis
plus tard Vlaminck, Derain et Braque, couchèrent notamment sur
leurs toiles les paysages de Carrières.
À découvrir aussi : l’église Saint-Jean-Baptiste et son retable, le
lavoir et le moulin.
PARC DE LA VALLIÈRE
1, rue Victor-Hugo
Attenants à l'actuelle mairie, les Jardins de Mademoiselle de la
Vallière rappellent des histoires défendues : le château aurait abrité
les amours de la jeune femme et de Louis XIV, dont elle fut un
temps la favorite. Louise de la Vallière séjourna ici entre 1661 et
1670, avant de renoncer au monde et d'entrer chez les carmélites.
La conception des espaces verts du château furent confiés à Le
Nôtre qui demanda lui-même à son neveu Desgoffes de s’occuper
de l’ordonnancement des jardins. On y détecte aujourd’hui encore le
savoir-faire à la française en termes de mise en valeur des jardins :
bassins et paliers dessinent de profondes perspectives s’élançant
vers la Seine en contrebas. Le charme des lieux les a hissés au
rang de « Plus beaux jardins de France ».

CHAMPS-SUR-MARNE
À l'ouest de la Seine-et-Marne, à une vingtaine de kilomètres
seulement de Paris, c'est au Moyen Âge qu'on fait pour la première
fois référence à un endroit appelé Campus. On y fonde une église
qui sera détruite puis rebâtie en 1533. Le « domaine des champs »
fait l'objet de beaucoup de convoitises. Appartenant successivement
aux Montmorency, puis à Henri de Navarre, Louis XV ou encore le
duc de La Vallière, le comte Louis Cahen d'Anvers est le dernier
propriétaire du château avant de le céder à l'État en 1935. C'est à
Champs-sur-Marne que le général de Gaulle recevra de nombreux
chefs d'État. Lors de la création de la ville nouvelle de Marne-la-
Vallée, la ville est intégrée au secteur II de Val-Maubuée. C'est
aujourd'hui une communauté de communes. Desservie par le RER
A, de nombreuses familles sont installées à Champs-sur-Marne pour
le confort qu'elle offre et sa vie culturelle et sportive riche. La Cité
Descartes, enfin, véritable pôle universitaire et scolaire où se
développent d'ailleurs pas mal de restaurants intéressants, en
impose avec ses bâtiments à l'architecture osée. Pour vous en
convaincre, faites un tour au bout de l'avenue Blaise Pascal pour
contempler la spectaculaire école d'ingénieurs ESIEE Paris, derrière
la surprenante sculpture « L'axe de la Terre » réalisée par Piotr
Kowalski.

Visite
CHÂTEAU DE CHAMPS-SUR-MARNE
31, rue de Paris
✆ 01 64 62 74 42
www.chateau-champs-sur-marne.fr
visites-conferences@monuments-nationaux.fr
Ayant fait fortune à la faveur des bouleversements économiques
marquant la fin du règne du Roi Soleil, le financier Poisson de
Bourvallais décide de faire construire vers 1703 une somptueuse
demeure d’aspect extérieur classique, en reprenant les travaux
réalisés auparavant par Charles Renouard de La Touanne, célèbre
trésorier de la fin du XVIIe siècle. Poisson de Bourvallais doit hélas
céder le domaine quelques années après l'achèvement des travaux,
racheté ensuite par la princesse de Conti en 1718, fille légitimée de
Louis XIV. En 1757, la marquise de Pompadour, favorite de Louis
XV, le loue et l’aménage à grands frais. Parmi les illustres
propriétaires du château qui se succèdent par la suite, citons Louis
Cahen d'Anvers, célèbre banquier français, à la fin des années
1890. En 1934, son fils Charles en fait don à l’État français et le
château devient une résidence officielle de la République. C'est
ici que Charles de Gaulle recevait les chefs d'État africains dans
l'exercice de sa fonction. De grands noms de la littérature française
ont séjourné dans ce lieu durant toutes ces époques, Diderot,
Voltaire, Chateaubriand et Proust notamment. Après sept années de
travaux, le château a rouvert ses portes en 2013. En son sein, les
pièces somptueuses se succèdent avec leurs mobiliers
particulièrement riches. La chambre d'honneur, la chambre bleue, le
salon de musique, les salles à manger, les salons rouge et chinois,
le fumoir et le grand salon n'ont pas grand-chose à envier à d'autres
châteaux de la région ! Hors saison, avec une pression touristique
moins forte, on profite du lieu dans un calme propice à la
découverte. Que demander de plus ? Ah oui : un parc de
85 hectares qui a reçu le label Jardin Remarquable décerné par le
ministère de la Culture avec le concours du Conseil national des
parcs et jardins. Un havre de paix à la française (ponctué de
paysages à l'anglaise) agrémenté de promenades balisées (un
circuit de randonnée de 5,5 km/2h est notamment proposé),
bassins, fontaines, sculptures (telles celles de la nymphe Scylla ou
des chevaux d'Apollon), ruches, jardin potager, etc. En famille ou en
couple, la balade dans ce lieu est magique, au printemps et au tout
début de l'automne notamment, lorsque les couleurs embellissent
les parterres, massifs et arbres du parc. Signalons enfin que le
château est très dynamique sur le plan des activités proposées,
salons, expositions, rencontres...
CHÂTEAU DE CHAMPS-SUR-MARNE - Le château de Champs-
sur-Marne
© Lotharingia – Fotolia

CHÂTENAY-MALABRY
Châtenay-Malabry - Séquoia de l'Arboretum de la Vallée-aux-
Loups
© Béatrice PICHON-CLARISSE

Le nom de la ville vient du latin castanetum, qui indique la présence


ancienne et en abondance de châtaigniers, et du lieu-dit Malabry,
déformation du mot mal-abri, lieu de chasse battu par les vents. Au
XXe siècle, les grands propriétaires locaux deviennent pépiniéristes
et arboriculteurs. Proche de Paris, la commune adopte petit à petit
un caractère résidentiel (avec un peu plus de 33 000 habitants selon
le dernier recensement) tout en conservant de beaux espaces verts
(près de 30 % du territoire de la commune est considéré comme
rural). Plusieurs écrivains ont résidé sur ses terres, dont Voltaire,
Chateaubriand et Eugène Sue. La ville accueille également l'École
centrale de Paris, et est traversée par la coulée verte du sud
parisien, l'un des poumons de la cité.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DE CHATENAY-MALABRY
98, rue Jean Longuet
✆ 01 47 02 75 22
www.chatenay-malabry.fr
tourisme@chatenay-malabry.fr
Un conseil : gardez bien le guide (ou votre tablette ou votre
smartphone) que vous tenez entre vos mains, car l'office de
tourisme de la ville voit ses horaires changer chaque jour ! Une fois
ce petit élément en tête, on ne regrette pas un détour par ici, toutes
les informations sont données et, chose assez assez rare, l'office
est à l'origine de plusieurs événements annuels dans la cité, à
commencer par une chouette brocante par exemple.

Visite
DOMAINE DÉPARTEMENTAL DE LA VALLÉE-AUX-LOUPS –
MAISON DE CHATEAUBRIAND
87, rue de Chateaubriand
✆ 33 1 55 52 13 00
www.vallee-aux-loups.hauts-de-seine.fr
chateaubriand@hauts-de-seine.fr
RER B Robinson
Pleine de souvenirs, la maison de Chateaubriand fut ouverte au
public en 1987. Cette demeure fut celle de l'écrivain de 1807 à 1818,
et il y rédigea les premiers chapitres des « Mémoires d'outre-
tombe » dans la tour dite de Velléda. Devenue propriété du docteur
Le Savoureux, médecin aliéniste des débuts du XXe siècle, elle est
transformée en maison de repos. Des célébrités se sont succédées
dans le salon de cet ami des arts et des lettres : Paul Léautaud,
Paul Valéry, Anna de Noailles, Jean Paulhan, Saint-Exupéry...
Passionné par Chateaubriand, il accumule de nombreux documents
sur ce dernier. Acquise par le département des Hauts-de-Seine en
1967, la maison est restaurée et présente aujourd'hui la
reconstitution d'un intérieur romantique du XIXe siècle dans lequel
on est amené à cerner la personnalité et l'époque de Chateaubriand.
Des conférences et des événements culturels l'animent toute
l'année. Ainsi de nombreuses expositions temporaires et
conférences ont eu lieu ici, relatives évidemment à Chateaubriand,
mais aussi sur des sujets contemporains à son époque. La maison
est environnée d'un parc boisé, d'un remarquable arboretum et de
l'île verte, le tout formant un espace vert de 60 hectares : la Vallée-
aux-Loups. Notez enfin que la propriété et le parc sont classés
Monuments historiques depuis 1978.
DOMAINE DÉPARTEMENTAL DE LA VALLÉE-AUX-LOUPS –
MAISON DE CHATEAUBRIAND - Maison de Chateaubriand
© BDLM – Iconotec
ÉGLISE SAINT-GERMAIN-L'AUXERROIS
2, rue du Lavoir
✆ 01 46 61 04 81
www.saint.germain.free.fr
Sur l'ancienne place du village se dresse cette église du XIIe siècle
dotée d'un clocher roman. La nef centrale est couverte d'une
charpente à solives apparentes, et le chœur, abrité par une voûte en
ogives, est formé d'une seule travée de plan carré et éclairé par un
vitrail. L'escalier qui monte vers le clocher est en châtaignier, l'arbre
qui donne son nom à la ville. Des concerts et des conférences sont
régulièrement organisés dans ce lieu qui, outre un lieu de culte, est
un véritable espace de culture au cœur de Châtenay-Malabry.
L’arboretum de la vallée des Loups à Châtenay-Malabry
102, rue de Chateaubriand
✆ 01 47 02 75 22
http://vallee-aux-loups.hauts-de-seine.fr/l-arboretum
otsi@chatenay-malabry.fr, infos@chatenay-malabry.fr
Voici un gigantesque jardin à l’anglaise de treize hectares, décliné en
une multitude de jardins à thèmes. Voilà de quoi vous occuper un
moment, et même vous donner une raison de revenir les jours
suivants ! Une fois n’est pas coutume, plutôt que de vous suggérer
un itinéraire tracé, nous vous invitons aujourd’hui à y flâner au gré
de vos envies, en suivant pourquoi pas le parfum d’une fleur ou
l’ombre bienfaisante d’un arbre... Le parc boisé et le parc de la
maison de Chateaubriand sont tout proches, vous pourrez donc
prolonger à loisir ce doux moment au vert.
Tarif : entrée libre
Durée : 2h.
Difficulté : très facile.
L’arboretum de la vallée des Loups à Châtenay-Malabry -
Arboretum de la vallée des loups
© CG 92 - Willy LABRE
PAVILLON COLBERT
35, rue Jean-Longuet
✆ 01 46 83 46 83
RER B Robinson, puis bus n° 195, arrêt Prés-Hauts.
En 1670, Colbert acquiert des terrains à Châtenay et y installe son
intendant Pierre de Clairambault. Celui-ci était attaché aux
bibliothèques de Colbert puis à celle du roi. Il contribua à l'instruction
du fils et des petits-fils de Louis XIV et devint généalogiste des
Ordres du Roi. Il entreprit également des fouilles dans l'église de
Saint-Germain-l'Auxerrois et y exhuma quinze sarcophages
mérovingiens. Différents propriétaires se succédèrent ensuite
jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. En 1973, le pavillon et les
terrains sont rachetés par une société immobilière qui réalise des
logements sur une partie du terrain. Aujourd'hui, le pavillon Colbert
est propriété de la Ville et abrite des activités sociales et culturelles.
CHATOU

Chatou - Peniches sur la Seine, à Chatou


© JEAN-MICHEL LECLERCQ – FOTOLIA
Les origines de Chatou remontent à l'époque gallo-romaine : un
certain Cattus y implanta sa villa, et donna certainement son nom au
lieu. Au XVIIIe siècle, Henri Léonard de Bertin, contrôleur des
finances et ministre de Louis XV puis Louis XVI, y fit rénover le
château, construire le Nymphée, et un second château aujourd'hui
disparu. Passionné d'agronomie, il y lança des cultures
expérimentales, comme celle de la pomme de terre, en collaboration
avec Parmentier. Au XIXe siècle, la ville de Chatou se transforma
sous l’impulsion de premiers magistrats – dont Maurice Berteaux. La
ligne de chemin de fer Paris-Le Pecq fut ouverte en 1837, faisant de
Chatou un lieu de villégiature prisé des bourgeois parisiens, qui y
firent construire de nombreuses résidences. En 1898, l’implantation
des usines Pathé en fit aussi une ville moderne, et ses paysages
préservés des bords de Seine, la vie des guinguettes et les plaisirs
de canotage attirèrent et inspirèrent les grands peintres. Auguste
Renoir, notamment, immortalisa cette ambiance dans une trentaine
de toiles, dont le Portrait de Monsieur Fournaise et Le Déjeuner des
canotiers. Aujourd'hui, la ville est reliée à Paris par de nombreux
trains, et constitue l'une des communes de la banlieue de chic de la
capitale.

Visite
BARRAGE DE CHATOU
3, quai Wattier
Le barrage de Chatou est récent. Totalement reconstruit en 2009 et
inauguré en 2014, il vient en remplacement de l'ancien barrage
datant de 1933 et jugé trop vétuste. Entièrement automatisé, il
permet le transit de 20 millions de tonnes de marchandises toute
l'année et ce 24h/24. Comme son voisin de Bougival édifié au XIXe
siècle et toujours en service, il permet la circulation des grandes
unités jusqu'au barrage de Suresnes, plus en amont, garantissant
l'accès à Paris et notamment au port de Gennevilliers.

Un peu de culture
COMME UN ROMAN
40, place Maurice-Berteaux
✆ 01 39 52 31 37
commeunroman78@orange.fr
Accueil sympathique, sourire, chaleur, l’équipe de Léann n’attend
plus que vous pour vous conseiller dans vos choix de lecture.
Romans, policiers, science-fiction, histoire, ici, on est au petit soin
pour vous. On a parfois l’impression de se sentir un peu comme
chez soi. A noter, le beau rayon consacré au guide et aux livres de
voyage avec toutes ses déclinaisons. Enfin, la librairie organise
régulièrement des rencontres avec des auteurs. Ainsi, Philippe
Besson, Florian Zeller, Jean Teulé et bien d’autres sont venus
dédicacer leurs livres dans ces murs.
CLAMART
Visite
Les coins de verdure du Plessis-Robinson et de ses environs
Office de tourisme
22, rue Paul-Vaillant-Couturier
✆ 01 46 42 17 95
www.clamart.fr
tourisme@clamart.fr
Vous êtes au beau milieu de paysages urbains, et pourtant… La
nature est présente, elle se manifeste ça et là comme pour résister
au béton, aux immeubles et à la pollution qui peu à peu, ont pris le
pas sur elle. Vous n’y croyez pas ? Cette promenade vous en
montrera la preuve. Au départ du bois de la Solitude, vous
atteindrez la vallée des Loups en deux heures de marche, en allant
découvrir en chemin le bois de la Garenne, l’étang de Colbert et le
parc Henri Sellier. Un bol d’air bien appréciable, qui vous aura
permis au passage, de repérer quelques coins agréables pour vos
prochains joggings !
Tarif : gratuit.
Durée : 2h.
Difficulté : facile.
Le parc forestier de Clamart à pied
Office de tourisme
22, rue Paul-Vaillant-Couturier
✆ 01 46 42 17 95
www.clamart.fr
tourisme@clamart.fr
Promenons-nous dans les bois… Pour une balade dominicale ou
votre jogging quotidien, cet itinéraire dans le bois de Clamart vous
fera respirer un bon bol d’air. Le parcours évolue au milieu d’une
végétation assez dense, composée essentiellement de chênes et de
châtaigniers, et vous réserve quelques abruptes montées et
descentes. Rassurez-vous, pas de grande difficulté en perspective,
mais plutôt d’agréables points de vue sur Paris, la tour Eiffel et le
Sacré-Cœur. Le chemin ombragé vous fait également passer par le
menhir de la Pierre aux Moines, par l’étang de Garenne et par le
Tapis Vert, une percée bordée de tilleuls centenaires. Elle date du
XVIIe siècle et fut alors aménagée dans le prolongement de la
terrasse du château de Meudon.
Tarif : gratuit.
Durée : 2h.
Difficulté : facile.
Balisage : GR.

Produits gourmands
CONFRÉRIE DU CLOS DE CLAMART
23, rue Brissard
✆ 01 47 36 73 76
www.clamart.org
michel.laroque@wanadoo.fr
Clamart possédait autrefois de nombreuses vignes qui s’ajoutaient à
ses célèbres petits pois. Aujourd’hui, la rue des Vignes, l’impasse
des Vignes et le chemin des Vignes témoignent de la présence des
110 ha de vignoble au début du XIXe siècle. Il produit alors
1 650 hectolitres par an. En 1902, le phylloxera et la concurrence
des vins du Midi provoquent son déclin. Mais la tradition de la
culture de la vigne persiste dans les pavillons de banlieue. En 1986,
la municipalité incite la population à apporter son raisin, des grappes
sont écrasées et pressurées dans les serres municipales et la
vendange du 23 septembre 1986 donne naissance au Clos de
Clamart, un vin rosé et léger, fruit de plusieurs cépages, le baco, le
chasselas et le muscat de Hambourg. Le 23 avril 1989, la vigne
municipale fut plantée dans un vieux clos de la rue Pierre-Franquet,
donnant naissance au vin blanc appelé « Clos de Franquet ». La
grange du Clos, située en face de la vigne municipale, sert de
musée pour exposer des outils de vignerons. Le vin est pour sa part
entreposé dans les caves Abraham de la grange.

CONFLANS-SAINTE-HONORINE

Conflans-Sainte-Honorine - Le port fluvial de Conflans-Sainte-


Honorine
© Gilles Paire – Fotolia
Conflans-Sainte-Honorine propose un cadre de verdure et d’eau très
apprécié. C’est l’une des rares villes fluviales à être construite d’un
seul côté, sur la rive droite de la Seine. Au Moyen Âge, paysans et
pêcheurs peuplent le petit village installé sur un éperon rocheux
idéalement situé au confluent de la Seine et de l'Oise. En 876, alors
que Charles Le Chauve règne sur la France, des moines venant de
la région du Havre viennent à Conflans mettre à l'abri des invasions
vikings les reliques de sainte Honorine, martyre du IIIe siècle
(aujourd'hui conservées à l'église Saint-Maclou). Au début du XIe
siècle, le comte de Beaumont, seigneur de Conflans, fait bâtir le
Château Vieux, dont le seul vestige parvenu jusqu'à notre époque
est le donjon appelé « Tour Montjoie ». À partir du XIIe siècle, la ville
s’enrichit grâce au commerce fluvial. Les berges de la Seine
s’animent à leur tour, attirant commerçants et nouveaux arrivants.
Au XIXe siècle, avec l'invention de la machine à vapeur, la ville
développe ses activités fluviales et devient la capitale de la batellerie
en 1855. Chaque année en juin, la Ville commémore le Pardon
national de la batellerie, manifestation patriotique et festive qui voit
converger de nombreux bateaux pavoisés. Il est très agréable de
flâner sur les berges, véritable atout touristique. Ponctuées de
bancs et de belvédères donnant sur la Seine, elles offrent un point
de vue unique sur le fleuve, la faune et les bateaux.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DE CONFLANS
23, rue René-Albert
✆ 01 34 90 99 09
www.conflans-tourisme.fr
office.tourisme.conflans@wanadoo.fr
Toute l’année, l’office de tourisme de Conflans-Sainte-
Honorine propose de nombreuses formules de découverte de la
capitale de la Batellerie, spécialement conçues pour les groupes à
partir de 20 personnes (30 personnes pour les croisières) :
croisières culturelles, croisières-repas ou festives, visites guidées...

Visite
BATEAU-CHAPELLE JE SERS
Quai de la République
✆ 01 39 72 62 83
www.bateaujesers.org
Parmi les bateaux amarrés sur les quais, cette péniche de 70 m de
long peinte en blanc affiche : « Je Sers ». C'est l’église des bateliers,
créée en 1935 par l’abbé Joseph Bellanger. Siège d’une aumônerie
catholique, le bateau devint culte en plus d’être lieu de culte. Parmi
les associations qui œuvrent sur « Je Sers », La Pierre Blanche,
association qui mène sur place des actions solidaires (ateliers,
accompagnements, distributions de vêtements, de repas,
hébergement...) mais aussi sur d'autres sites dédiés au logement
d'urgence. Le bateau est un lieu d’accueil et d’entraide sociale pour
les marins d’eau douce. Mais à l’abordage de cette chapelle
surplombée par un dôme lumineux en pavé de verre, on voit aussi
qu'elle abrite un petit musée de la batellerie et une salle de
spectacle. Lorsque vous arrivez face au bateau, une banderole
annonce « la voie d'eau sous le regard de Marie » : on ne manque
pas d'humour ici ! Bref, un lieu de culte pas comme les autres !
BOIS DES HAUTES-ROCHES
Avenue du Bois-des-Hautes-Roches
Renseignements auprès de la mairie (✆ 01 34 90 89 89).
Si vous souhaitez délaisser la douce agitation du port et des berges
de la Seine, le bois des Hautes-Roches est un écrin de verdure au
cœur de la ville. Ici, des allées ombragées vous apportent de la
fraîcheur en été, tandis qu'en automne, les arbres vous offriront
leurs parures colorées. On y vient pour se promener, courir ou se
prélasser sur les pelouses.
CHÂTEAU DE THÉMÉRICOURT
36, quai de la République
www.mjcconflans.org
secretariat@mjcconflans.com
En 1658, les fiefs de Théméricourt et de Thibault Messier furent
achetés par François Lesecq, secrétaire de Louis XIV. Sur ce
territoire, il fait construire le château en 1667. Au fil des siècles, le
domaine passera entre les mains de nombreux propriétaires,
notamment la famille Troussel qui décida en 1880 d'en faire un
lotissement. Pendant la Première Guerre mondiale, il servira de
maison de convalescence pour les blessés. En 1921, le château est
acquis par l'association L'Enfance Bâtelière qui y installe un internat
pour les enfants de mariniers. Le château sera donné à l'Éducation
nationale en 1960. Sept ans plus tard, on y fit construire un nouvel
édifice pour les élèves sur la terrasse qui domine le château.
N'ayant rien perdu de sa splendeur, le château accueil aujourd'hui la
MJC Les Terrasses (Maison des Jeunes et de la Culture) qui
organise de nombreuses activités culturelles et sportives.
CHÂTEAU ET PARC DU PRIEURÉ
Le château, situé sur les hauteurs de la vieille ville, ancien logis
prieural, a été modifié au XIXe siècle par son propriétaire Jules
Gévelot, maire de Conflans de 1871 à 1881. D'aspect néo-
Renaissance, le château abrite aujourd'hui les collections du musée
de la batellerie et des voies navigables. Il a été entièrement rénové
en 2014. Son parc paysager de 5 ha, son orangerie, sa magnifique
serre Gévelot (réhabilitée en 2012 grâce au tournage du film d'Alain
Chabat Sur les Traces du marsupilami) et le Grand cellier sont
des lieux de promenade et de détente appréciés des Conflanais,
tout comme la vue imprenable sur la Seine qui s'étire en
contrebas. Il est possible de pique-niquer sur les pelouses aux
beaux jours, des aires de jeu et une pataugeoire font le bonheur des
plus jeunes.

CHÂTEAU ET PARC DU PRIEURÉ - Le parc du prieuré à


Conflans-Sainte-Honorine
© Sahara Nature – Fotolia
ÉGLISE SAINT-MACLOU
8, place de l'Église
✆ 01 39 19 58 57
Classée Monument historique en 1993, l'église Saint-Maclou est
située sur les hauteurs de la ville un peu en amont de la Tour
Montjoie. Construite à partir du XIe siècle et agrandie puis rénovée
jusqu'au XIXe siècle, elle abrite les reliques de sainte Honorine ainsi
que les pierres tombales des seigneurs de Montmorency, qui
régnèrent sur Conflans du XIIIe au XVIIe siècle. Le clocher est la
partie la plus ancienne de l'édifice, excepté la flèche, reconstruite
après avoir été victime de la foudre en 1923. D’importants travaux
de restauration ont été entrepris ces dernières années sur les
façades est, puis ouest, le porche ainsi que les sculptures, vitraux,
chevets et menuiseries. La paroisse en vaut néanmoins le détour.
LE POINTIL
Peut-être l’un des plus charmants coins pour se balader et flâner le
nez au vent à Conflans, le Pointil est ce petit morceau de terre
triangulaire qui fait face à la Seine et à l’Oise. Formation naturelle
due à la confluence des deux fleuves, c’est ici qu’est dressé le
monument dédié aux anciens combattants de la Batellerie (où se
déroulent les cérémonies annuelles du Pardon National de la
Batellerie). Face au Pointil, l'île de Nancy (commune d'Andrésy)
accueille une faune à plumes : cygnes, mouettes, cormorans et
poules d'eau. On y découvre également le barrage-écluse
d'Andrésy.
TOUR MONTJOIE
Offerte à la Ville de Conflans en 1931, La tour Montjoie (du
romain « Mont Jovis ») fut élevée par Mathieu de Beaumont au XIe
siècle et s’est substituée à la tour en bois d’origine qui vit arriver les
reliques de Sainte Honorine. Préservé de la ruine mais non remanié,
cet édifice haut d’une quinzaine de mètres est, grâce à la
conservation intégrale de ses murs, l’un des rares exemples de
donjon roman quadrangulaire subsistant en Île-de-France. À la fois
résidence et forteresse des seigneurs de la ville, la tour était un
emplacement stratégique qui offrait une vue imprenable sur la vallée
de la Seine. Moins militaire d’aspect que certains autres donjons de
la même époque, la tour Montjoie donne à voir ses murs en bel
appareil de pierre de taille, dépourvus de contreforts, et ses deux
étages (habités par les seigneurs) percés de fenêtres façades ou à
ébrasement de ventilation. On peut encore admirer les baies à
niches, une ouverture d’accès en coin, et enfin des trous de boulins
d’échafaudage d’origine et des étais de renforcement en biseau.
L'intérieur de l'édifice est vide, il n'est pas possible de le visiter en
dehors des Journées du Patrimoine. Toutefois, les ruelles qui
mènent à la tour, elle-même dotée d'un petit jardin, constituent une
agréable balade. De plus, des expositions extérieures habillent
ponctuellement les alentours de la tour, une raison de plus pour s'y
promener !

Produits gourmands
LALLEMAND CAVAVIN
10, bis rue de l'Ambassadeur
✆ 01 39 19 52 78
www.cavavin.fr
conflans-ste-honorine@cavavin.fr
Thierry Lallemand ne plaisante pas avec les bonnes choses, et on le
comprend très vite quand on entre dans sa boutique franchisée
Cavavin du centre-ville de Conflans : se déploient sur les étagères
toutes les gammes imaginables de vins de France et de Navarre. Il
y en a pour toutes les bourses et tous les palais, avec pas loin de
1 000 références de vin, d’un chablis de petits producteurs aux
millésimes le plus célèbres, du champagne au cognac en passant
par une belle collection de spiritueux… De bonnes idées cadeaux et
une formule bag-in-box. Les Caves de l’Ambassadeur : à découvrir
et à redécouvrir.
PATISSERIE OSMONT
41, rue Maurice-Berteaux
✆ 01 39 72 61 39
www.patisserie-osmont.fr
contact@patisserie-osmont.fr
En poussant la porte de cette pâtisserie, vous entrez en quelque
sorte dans une galerie d'artiste. Meilleur ouvrier de France en 1979,
pâtissier du Ritz dans les années 1980 à qui il fera obtenir deux
étoiles au Michelin, Jean-Marie Osmont a ensuite préféré le calme
de Conflans pour s'y installer avec sa famille. Il y a ouvert sa
boutique de gourmandises. Aujourd'hui, la pâtisserie Osmond est
devenue une histoire de famille. Françoise, sa femme, travaille avec
Jean-Marie depuis le début. Par la suite, deux de leurs enfants,
Vincent et Isabelle, les ont rejoints dans l'aventure. Outre les
chocolats, dans les best-sellers de la maison, on retrouve les
gâteaux desserts tels que le « Bois-Mort » (un croustillant meringué
aux noisettes, à la mousse au chocolat noir pur Venezuela 70 %, et
à la mousse au chocolat noisette et noisettes grillées), les verrines
Mont-Blanc, les mille-feuilles choco-vanille, les duos praliné-agrumes
ou encore les Paris-Brest : autant de gourmandises revisitées qui
s'offrent à vos papilles gustatives. Tous les six mois environ, de
nouvelles créations voient le jour selon les saisons, plus chocolatées
en hiver et plus fruitées en été. Les macarons sont également à
l’honneur avec les classiques aux saveurs vanille, au chocolat,
aux agrumes, à la pistache, au citron, au chocolat noisettes, au
caramel beurre salé, mais aussi au café Bailey's... On se laisse
également tenter par les tablettes de chocolat corsé, doux, noir,
salé, au lait ou épicés venus du Venezuela, de Madagascar, de Côte
d’Ivoire, d'Équateur, de République dominicaine ou encore de
Papouasie–Nouvelle-Guinée… Des cours de pâtisserie sont
aussi proposés, ainsi que la livraison à domicile pour certains
produits.

CROISSY-SUR-SEINE
Construite sur un modeste promontoire destiné à protéger des crues
du fleuve, Croissy aurait été, selon la légende, le théâtre de la
trahison de Roland de Roncevaux par Ganelon (relatée dans la
« Chanson de Roland »). Une nouvelle population de vignerons et
laboureurs apparut à partir du XVe siècle et le territoire connut un
essor important grâce aux chasses royales qui y furent pratiquées.
Lieu de nombreux aménagements et de construction de vastes
propriétés au XVIIe siècle, Croissy-sur-Seine accueillit au XVIIIe
siècle une bergerie de moutons mérinos ainsi que d’importantes
cultures maraîchères. La commune fut ainsi considérée comme la
capitale de la carotte, puisqu'elle y était cultivée intensément, avant
d'être vendue sur les marchés parisiens. Le culte continue d’ailleurs
d’être célébré encore aujourd’hui. Chaque mois de septembre, les
Croissillons se réunissent pour la traditionnelle fête de la carotte où
tous peuvent savourer un succulent bœuf-carottes. Le XIXe siècle fit
de Croissy une véritable petite ville en même temps qu’un lieu
convoité des Parisiens amateurs de canotage. Maupassant, Renoir
et Monet en immortalisèrent l’ambiance festive et populaire.
Bourgeois, ouvriers, artistes et écrivains étaient attirés par le
charme champêtre de l’île de Croissy. Moins connu mais tout aussi
passionnant, est le passé industriel de Croissy-sur-Seine. Pendant
70 ans, Venilia, célèbre marque de produits de décoration, employa
jusqu’à plusieurs centaines d’ouvriers et rue des Moulins ; dans les
années 30, on fabriquait pour le marché français, les célèbres
produits cosmétiques américains de la marque Max Factor. À partir
des années 40, c’est la firme Neiman qui réalise ici ses fameux
antivols. Sans oublier que c'est dans les usines Duncan et Suberbie,
en bord de Seine, que sortirent les premières « pétrolettes », les
ancêtres de nos mobylettes. La ville compte aujourd’hui près de
10 000 habitants, et possède une importante population anglophone,
de par la présence de l’École anglaise, dans laquelle beaucoup de
familles expatriées britanniques scolarisent leurs enfants depuis le
plus jeune âge. Croissy-sur-Seine a su en tout cas garder son
atmosphère et sa quiétude d’antan, et séduit toujours touristes et
promeneurs du dimanche…

Visite
LA CHAPELLE SAINT-LÉONARD
Grande-Rue
C'est l'ancienne église paroissiale de Croissy-Sur-Seine. Elle fut
construite à la fin du XIIe siècle sur le lieu où les habitants du village
furent massacrés par les Normands, en 846. Elle fut d'abord
consacrée à saint Martin, avant d'être dédiée à saint Léonard de
Noblat en 1211. Elle fut restaurée au XVIIe siècle grâce au soutien
du seigneur de Croissy, et de la reine Anne d’Autriche, qui était
venue s'y recueillir pour demander la naissance d'un fils ; Louis XIV
naîtra en 1638. Elle est composée d’une nef unique voûtée d’ogives
et d’une façade surmontée d’un petit clocher et accostée d’un
escalier hors œuvre. C'est l'une des rares églises purement
gothique du département. Fermée au culte en 1882, elle accueille
aujourd’hui un grand nombre d’expositions de peinture et de
sculpture, des concerts y sont aussi organisés. Elle est ouverte lors
des Journées du Patrimoine. L'édifice est inscrit depuis 1942 à
l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
LE CHÂTEAU DE CROISSY
Espace Chanorier
12, Grande Rue
Également appelé château Chanorier, du nom du premier maire de
la commune en 1790, le bâtiment fut édifié au milieu du XVIIIe siècle
pour le seigneur de Croissy, Paul Gautier de Beauvais, à
l’emplacement du château médiéval. La façade sur cour présente un
balcon à garde-corps en fer forgé et soutenu aux extrémités par
deux têtes de lion et deux consoles sculptées représentant Hercule.
Acquis par la commune en 1936, il abritera une école primaire
jusqu'en 1991. Le château accueille aujourd'hui l'Espace Chanorier,
un lieu dédié à l'art, au loisir et aux actions sociales. Il se divise en
plusieurs entités réparties dans le château et dans le nouveau
bâtiment, telles que la bibliothèque et ses expositions temporaires,
le Pavillon d'Histoire locale, le musée de la Grenouillère (une
plongée dans la Belle Époque motivée par les souvenirs du Café
Flottant, guinguette fréquentée par les Parisiens et artistes à la fin
du XIXe), les archives, l'école de musique, ou encore le salon de thé
La Verrière.
LE GIBET SEIGNEURIAL
1, avenue des Tilleuls
Devant vous s'exposent les vestiges des justices de la seigneurie de
Croissy : d'anciens gibets féodaux installés à l'entrée de la ville pour
les exécutions capitales, et figurant parmi les rares qui subsistent
encore en France. Sur les six socles de pierre étaient autrefois
érigées les potences de bois, ou fourches patibulaires, sur lesquelles
étaient pendus les condamnés et leurs corps exposés. La croix a
été rajoutée au XIXe siècle. Quant au pilori sur lequel on était cloué
et qui servait aux punitions et autres châtiments corporels, il a
depuis longtemps disparu.
LA MAISON JOSÉPHINE
6 bis, Grande-Rue
La maison Joséphine, élégante bâtisse du XVIIIe siècle, rappelle en
premier lieu la mémoire de madame Campan ; c'est là qu'habita
cette dernière avec son mari, entre 1785 et 1792. Madame Campan
fut dès l'âge de quinze ans lectrice des filles de Louis XV, puis
femme de chambre de la reine Marie-Antoinette, à qui elle demeura
dévouée jusqu'à sa mort sur l'échafaud. Éducatrice hors pair, elle
fonda un pensionnat réputé sous le Consulat puis l'Empire, qui vit
passer une partie de la famille napoléonienne, et de la haute société
française. Madame Campan laissa d'intéressantes mémoires,
fourmillant d'anecdotes sur la vie agitée du tournant des XVIIIe et
XIXe siècles. Après le passage des Campan dans cette demeure,
Joséphine, alors encore veuve Beauharnais, s'y abrita sous la
Terreur entre 1792 et 1794 avec ses enfants Eugène et Hortense.
LE PAVILLON HENRI IV
4, avenue des Tilleuls
Le pavillon Henry IV fut érigé pour le marquis d'Aligre (1770-1847)
dans les années 1840, dans un style architectural unique : il
manifeste les prémices de l'architecture néogothique, qui sera très à
la mode durant la période romantique. Si le Gothic Revival (pendant
anglais du style néo-gothique) naît en Angleterre dans les années
1830, ce style architectural nostalgique de l'architecture médiévale
ne tardera pas à se diffuser à travers toute l'Europe et l'Amérique du
Nord. Pair de France très fortuné, le marquis
d'Aligre possédait plusieurs biens à Croissy, au Pecq et à Chatou.
Cette coquette demeure est aujourd'hui une propriété privée, mais
l'on peut tout de même admirer sa façade d'un blanc immaculé et
très travaillée, avec ses rosaces et ses pinacles dentelés. Les
armes du marquis y sont sculptés, ainsi qu'un buste d'Henri IV : le
lieu voulait rappeler les relais de chasses bâtis par le Vert Galant
dans la forêt du Vésinet.

Autres bons plans


L'ATELIER DES ANGES
27, boulevard Fernand-Hostachy
✆ 01 39 76 28 36
www.atelierdesanges.fr
Ce petit magasin est une vraie caverne d'Ali Baba pour tous les
amateurs de brocantes et d'objets patinés. On y trouve par exemple
des meubles industriels en métal, très en vogue actuellement. Une
visite dans la boutique vous permettra de découvrir des éléments de
décoration de toutes les époques et de tous les styles, et pourquoi
pas de craquer pour l'un d'eux qui viendra apporter un charme
certain à votre intérieur.

ECOUEN
Écouen a des allures de petite ville tranquille, avec ses maisons aux
toits de tuiles brunies et sa charmante place centrale lovée autour
de l'église. L'occupation du site remonte à l'époque gallo-romaine.
Forte de 7 200 habitants, la commune s'appuie sur une petite butte
qui marque un paysage où s'étend un domaine forestier. L'histoire
du site est intimement liée à celle de son château, magnifique
demeure édifiée au XVIe siècle dans cet écrin dominant la plaine de
France, par la famille de Montmorency. Tous les ans au mois de
mai, la ville se rappelle ce passé prestigieux, lors du festival du
Connétable célébrant la Renaissance.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME D'ÉCOUEN
Manoir des Tourelles
Place de l'Église
✆ 01 39 90 85 32
www.otecouen.fr
contact@otecouen.fr
L'office est installé en plein cœur d'Écouen, dans le manoir des
Tourelles, grande bâtisse du début du XIXe siècle récemment
restaurée. Il occupe le premier niveau ; vous pourrez vous y
renseigner sur les conférences et visites guidées organisées, mais
aussi vous arrêter dans le salon de thé. Vous trouverez également
ici diverses brochures et ouvrages liés au lieu et à la région, ainsi
que des détails sur les grands événements qui animent chaque
année la ville : « De l'art au manoir », « Autour de Leonardo » et le
festival du Connétable. Le festival rassemble danseurs, musiciens,
comédiens, escrimeurs, marchands, restaurateurs, fauconniers,
artificiers et personnages costumés sur le thème de la Renaissance.
Le spectacle associé raconte l'histoire du connétable de
Montmorency, bâtisseur du château d'Écouen. Au même niveau,
une petite exposition est consacrée aux expérimentations de
Chappe et son fameux télégraphe. À l'étage supérieur, un centre
accueille des expositions d'artistes des environs : photographie,
sculpture, peinture s'y relaient. L'office y organise également des
expositions patrimoniales ou historiques.

Visite
ÉGLISE SAINT-ACCEUL
2, rue Jean Bullant
Construite au XVIe siècle dans un style gothique flamboyant, en
même temps que le château d'Écouen, cette église est resté
inachevée. Sa nef date de 1709 et sa façade du milieu du XIXe
siècle. Le trésor de cet édifice ? Ses magnifiques vitraux, datés de
1544 pour les plus anciens, qui représentent le connétable de
Montmorency et sa famille, des scènes inspirées des Évangiles et
de la vie de saint Acceul. L'origine de ce saint est mystérieuse et
serait peut-être à associer à saint Andéol ; l'église est la seule de
France à porter ce nom. Le clocher abrite une cloche de 1 400 kg,
baptisée Anne, portant les armes d'Anne de Montmorency. L'église
abriterait enfin la tombe de son architecte, Jean Bullant.

ENGHIEN-LES-BAINS
Le nom d'Enghien vient de l'actuelle Belgique. Au XVIIe siècle, le
prince de Condé est à la fois seigneur des terres de Montmorency
et de celles d'Enghien, situées près de Mons. Il les unit sous un
même vocable qui finalement, côté français, ne distinguera plus
qu'un grand étang, puis le hameau fondé sur les rives de ce dernier
au XVIIIe siècle. À cette époque, l'abbé Louis Cotte découvre des
sources d'eaux sulfureuses près de l'étang. Au cours du XIXe siècle,
celui-ci est aménagé en lac tandis que sont construits un
établissement thermal, des hôtels et des villas. La guérison d'un
ulcère à la jambe droite du roi Louis XVIII, grâce aux eaux
d'Enghien, a définitivement institué la station. La ville devient alors
un lieu de cure et de divertissement, et se dote d'un casino, bâti au
tout début du XXe siècle. Aujourd'hui, la ville d'Enghien-les-Bains,
centre thermal actif, considérée comme étant plutôt chic, compte un
peu plus de 11 000 habitants, et est reliée à la capitale, en une
dizaine de minutes, par d'innombrables trains quotidiens.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME D'ENGHIEN-LES-BAINS
81, rue du Général-de-Gaulle
✆ 01 34 12 41 15
www.ot-enghienlesbains.fr
L'équipe de l'office, situé en plein cœur de la ville, met à votre
disposition une gamme riche et variée de documents, plans et
brochures, utiles aux Franciliens en escapade autant qu'aux
touristes au long cours. La documentation, très complète, concerne
aussi bien Enghien-les-Bains que le Val-d'Oise et même Paris.
L'office vous propose de nombreuses idées de balades pour partir à
la découverte du patrimoine de la station thermale, et de
nombreuses évocations de Mistinguett, de son vrai nom Jeanne
Bourgeois, cette fameuse artiste de music-hall est née en 1875 au
5 de la rue du Chemin-de-Fer (aujourd'hui rue Gaston-Israël) à
Enghien-les-Bains. Aujourd'hui, l'endroit propose également de
nombreux articles estampillés « I lac d'Enghien » : pas mal vu !

Visite
THERMES D’ENGHIEN-LES-BAINS
38, rue de Malleville
✆ 01 39 34 10 57
www.lucienbarriere.com
lesthermes@lucienbarriere.com
Les thermes ont toujours été un moteur pour le développement et le
rayonnement international de la ville. Ils ont beaucoup évolué dans
le temps. Monsieur Péligot, ancien administrateur de l'hôpital Saint-
Louis à Paris, fut le premier en 1821 à doter la ville d'un
établissement complet. En 1865, les eaux sont reconnues d'utilité
publique ; elles sont notamment utilisées pour le traitement des
affections ORL et des voies respiratoires. L'établissement est
reconstruit dans les années 1930 lors de la fondation de la Société
Médicale d'Enghien-les-Bains. Aujourd'hui, il est intégré à l'hôtel
Barrière. Dans une atmosphère apaisante, les thermes médicaux
offrent la possibilité de suivre des cures ORL/Voies Respiratoires et
Rhumatologie. Un pôle médical complet propose également des
services adaptés à des pathologies telles que la rééducation de la
voix, la gestion du stress, le sevrage tabagique ou des soins post-
chirurgicaux.

Produits gourmands
LE CACAOTIER
14, rue de Mora
✆ 01 39 89 29 31
www.lecacaotier.com
Voici une boutique à laquelle les amateurs de chocolat ne pourront
pas résister. À l'intérieur de l'échoppe d'Enghien (on en trouve
également deux à Paris et une à Rouen), on découvre les créations
du maître artisan Hubert Masse, maintes fois récompensé pour son
savoir-faire. Cet artisan a commencé son apprentissage chez un
chocolatier suisse au Guatemala. Après Paris, Londres puis
l'Australie, il a posé ses talents à Enghien, accompagné de sa
femme, Irlandaise. Depuis, on ne compte plus les récompenses !
Chocolats noirs et au lait, issus des cacaos d'Équateur, du
Venezuela et de Madagascar, ganaches aromatisées à la framboise
ou au fruit de la passion, pralinés feuilletés, cerises à l'eau-de-vie,
pâtes d'amande, truffes, marrons glacés, pâtes à tartiner,
macarons : impossible de ne pas fondre devant toutes ses
douceurs ! Sans oublier la féerie des moulages de Pâques ou de
Noël…

ISSY-LES-MOULINEAUX
Issy-les-Moulineaux possède une géographie complexe, qui
s'articule entre coteaux et berges de la Seine. À la fin du XVIIe
siècle apparaissent à Issy les premières congrégations religieuses,
dont le séminaire Saint-Sulpice. On y cultive la vigne et le village
devient au XVIIe siècle le séjour privilégié de la noblesse (Marguerite
de Valois, première épouse d'Henri IV, y vécut). Après la Révolution,
la ville perd peu à peu son caractère rural. Puis, à la fin du XIXe
siècle et dans le courant du XXe, s'ouvre la période
d'industrialisation de la ville. En 1908, Henry Farman y réalise le
premier kilomètre aérien en circuit fermé, ce qui vaut à Issy d'être
baptisé « berceau de l'aviation ». Se rapprochant désormais des
70 000 habitants, chiffre en hausse constante, Issy est une ville
ayant profondément changé depuis les années 1950, passant du
statut de ville ouvrière à celui de ville tertiaire et résidentielle. Avec
sa voisine Boulogne-Billancourt, elle constitue un des pôles des
médias et télécommunications en Île-de-France. Contrastée, Issy
est aujourd'hui plébiscitée par les jeunes familles de cadres. Parfois
un peu impersonnelle, la ville compte toutefois quelques jolis
endroits, et de bons restaurants.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME D'ISSY-LES-MOULINEAUX
Esplanade de l'Hôtel-de-Ville
✆ 01 41 23 87 00
www.issytourisme.com
M° Mairie d’Issy.
Voici l'un des points cardinaux de chaque touriste passant par Issy.
L'office de tourisme propose de découvrir toutes les facettes d'Issy-
les-Moulineaux à travers plusieurs visites comme le cœur historique
de la ville, le séminaire Saint-Sulpice, les carrières de craie
(uniquement en visites de groupe). Sont également organisés des
parcours thématiques (architecturaux ou années 1930) et des
excursions à la journée dans des villes de la région. Notez enfin que
des sorties individuelles sont proposées sur la brochure disponible
dans ce lieu. Enfin, les visiteurs trouveront ici de quoi disposer de
bon nombre d'informations relatives à l'hébergement ou aux
déplacements dans les villes de l'Arc de Seine.

Visite
ÉGLISE NOTRE-DAME-DES-PAUVRES
27, boulevard Gallieni
✆ 01 46 42 27 12
L'église Notre-Dame-des-Pauvres fut édifiée en 1955. Si son
architecture extérieure peut vous sembler un peu passe-partout,
détrompez-vous car elle recèle une histoire riche et son intérieur
l'est tout autant. Elle est le fruit d'une collaboration étroite entre des
architectes et des artistes et présente des lignes résolument sobres
et modernes. Le volume intérieur interpelle le visiteur, en s'amplifiant
en direction du chœur grâce au jeu de l'écartement des murs et de
l'inclinaison du toit. Cette église se distingue surtout par ses
magnifiques verrières, fruit de l'imagination géniale de Léon Zack,
peintre de grand talent et pionnier de l'art contemporain du vitrail. La
douceur des couleurs et l'unité des tons confèrent à cet ensemble
unique de 130 m² une luminosité exceptionnelle qu'il convient de
savourer si jamais votre chemin vous amène dans le secteur de
l'église.
ÉGLISE SAINT-ÉTIENNE
5, place de l’Église
✆ 01 46 42 27 12
www.issy.paroisse.net
M° Mairie d’Issy, puis bus Tuvim, arrêt Place de l'Église
L'église Saint-Étienne, édifiée au XVIIe siècle, se trouve au cœur de
l'ancien village médiéval. Elle présente un tympan d'inspiration
romane. Au XIXe siècle, elle a été dotée de nombreux tableaux des
XVIIe et XVIIIe siècles, d'un retable de la Vierge, d'un orgue,
actuellement en cours de restauration, et de vitraux. L'édifice, qui a
fait l'objet de travaux de rénovation jusqu'en 2008, a été inscrit à
l'inventaire des Monuments historiques en 1929 et est
particulièrement apprécié des habitants. En effet, l'église est un
centre liturgique important, point de rassemblement de nombreuses
personnes avant les activités proposées.
HÔTEL DE VILLE
47, rue du Général-Leclerc
✆ 01 41 23 80 00
www.issy.com
M° Mairie d’Issy, ligne 12
Édifiée au XVIIIe siècle par l'architecte Louis-Étienne Boulée, cette
maison de maître transformée devient la mairie d'Issy en 1891. À
son installation dans les lieux, la municipalité effectue de
nombreuses modifications dans les bâtiments et c'est l'architecte
Louis Bonnier qui réalise les travaux. Un siècle plus tard, l'hôtel de
ville connaît une nouvelle campagne de restauration. Le bâtiment,
inauguré le 22 juin 1994, allie aujourd'hui passé et modernité –
certes un peu relative maintenant – et trône fièrement face à la
station de métro du même nom. Futé : sur le site Internet de la
mairie, vous disposez d'un calendrier hebdomadaire vous indiquant
la forte, faible ou moyenne fréquentation des services de celle-ci,
afin d'adapter, si vous le pouvez, votre venue.
JARDIN BOTANIQUE
141, avenue de Verdun
Tramway T2 Les Moulineaux
Visiter le Jardin botanique est l'occasion de découvrir une partie du
monde végétal de la ville d'Issy-les-Moulineaux. Dans cet espace
arboré de 7 500 m², situé en hauteur et qui offre une vue
imprenable sur le quartier de la Défense, on trouve un bassin, un
verger, un jardin d'aromates et de senteurs – que les enfants
adoreront –, une terrasse méditerranéenne ainsi que plusieurs
ruches. Un véritable écrin de verdure au milieu de la ville, peu connu
sauf de ses habitants et qui fera le bonheur des promeneurs. Les
amateurs du genre admireront ici des essences rares, à l'image des
tulipiers de Virginie ou de pins de l'Himalaya. Lors de certaines
occasions particulières, comme lors de la semaine du
développement durable, les serres du jardin sont ouvertes aux
visites. Un très bel endroit, qui permet de disposer d'un magnifique
panorama sur la Seine et la plaine d'Issy, jusqu'au mont Valérien.
Des jardins partagés sont mis en place ici depuis quelques années.
MAISON D'HENRI MATISSE
92, avenue du Général-de-Gaulle
M° Mairie d'Issy.
Sur l'avenue Général-de-Gaulle, derrière un portail métallique,
s'élève une coquette demeure du second Empire entourée d'un
jardin. C'est à cet endroit que vécut le peintre Henri Matisse (1869-
1954), grand ami et rival de Picasso, chef de file du Fauvisme
auquel l'on doit des tableaux aussi fameux que le portrait d'Auguste
Pellerin, 7 La Joie de Vivre ou la Tristesse du Roi ». À partir de
1909, Matisse qui souhaite se rapprocher de la nature, quitte son
domicile parisien pour s'installer à Issy avec sa femme et ses
enfants. Sur le terrain, il fait construire un atelier, où il réalisera
quelques-uns de ses chefs-d’œuvre comme "La Musique" et "La
Danse". Il vécut dans cette maison jusqu'en 1917, date à laquelle il
partit vivre dans le sud de la France.
MAISONS D’HABITATION DE PHILIPPE STARCK
Île Saint-Germain
27-29, rue Pierre-Poli
www.issytourisme.com
Ces deux maisons contiguës ont été conçues en 1986 et 1991 par le
célèbre designer qui projetait d'installer une cité d'artistes dans l'île
Saint-Germain. Malgré leurs différences de style, ces constructions
affichent toutes deux une grande sobriété, des lignes épurées et
une conception résolument moderne et novatrice. La maison du
célèbre designer fait d'ailleurs parfois l'objet de reportages dans des
magazines de design. D'autres maisons et immeubles d'entreprises,
signés notamment par Jean Nouvel ou Dubosc &amp ; Landowski,
sont visibles aux abords de la Seine.
MANUFACTURE DE TABACS
17, rue Ernest-Renan
www.issytourisme.com
touristoffice@ville-issy.fr
M° Corentin Celton
Anciennement installée dans le quartier du Gros-Caillou, dans le 7e
arrondissement de Paris, la manufacture de Tabacs a été déplacée
à Issy en 1900. Édifiée selon des plans conçus sous le Second
Empire par l'ingénieur Eugène Rolland et construits entre 1900 et
1904, les bâtiments sont organisés autour d'une grande cheminée
en brique. Ils abritaient des ateliers fonctionnant avec des machines
à vapeur, ainsi que des bureaux. D'une production de cigares, la
manufacture s'est progressivement tournée vers la fabrication de
cigarettes. En 1978, elle ferme ses portes et à partir de 1986, elle
est reconvertie en logements, bureaux et commerces, après avoir
été inscrite aux Monuments historiques en 1984. Ses visites étant
irrégulières, se renseigner à l'office de tourisme est une obligation !
PARC JEAN-PAUL II
Face au Chemin du Bois-Vert, ou rue de l'Abbé-Derry
Rue Minard
www.issy.com
M° Corentin Celton ou Mairie d'Issy
Le parc faisait autrefois partie du domaine du séminaire Saint-
Sulpice voisin. Seul le monument aux morts des séminaristes, situé
dans la partie haute, témoigne encore de ce passé religieux. Baptisé
"Jean-Paul II" en souvenir d'une visite du souverain pontife le 1er
juin 1980 à Issy-les-Moulineaux, ce joli parc de 1,8 ha comprend un
bassin où nagent tranquillement les poissons, une aire de jeux pour
les tout-petits, ainsi qu'un parcours sportif.
TOUR AUX FIGURES
Parc de l'île Saint-Germain
170, quai de Stalingrad
RER C station Issy-Val-de-Seine ou tramway T2 station Les
Moulineaux ou Issy-Val-de-Seine.
La Tour aux figures domine de ses 24 mètres le parc départemental
de l'île Saint-Germain. Née de l'imagination de l'artiste Jean
Dubuffet (1901-1985), elle fait partie du cycle de l'Hourloupe, un
monde utopique et original créé dans les années 1960. La tour est
conçue comme une architecture vivante, une sorte de puzzle géant
représentant nos pensées et nos rêves. Décriée par certains lors de
son inauguration, elle a finalement été adoptée par les habitants,
dont bon nombre en sont aujourd'hui très fiers ! Commandée en
1983, inaugurée cinq ans plus tard, elle a été inscrite aux
Monuments historiques en 1992. Elle appartient au Conseil
départemental depuis 2005.
Un peu de culture
LIBRAIRIE CHANTELIVRE
32, avenue de la République
www.chantelivre.com
issy-livres@chantelivre.com
M° Mairie d'Issy.
L'enseigne dispose d'autres points de vente sur Paris et Orléans,
propose à Issy un vaste et bel endroit, animé par une équipe que
l'on devine passionnée. Dans le cœur de la cité, Chantelivre propose
depuis 18 ans un très large choix, allant des succès du moment aux
classiques, en passant par la bande dessinée, les livres d'art ou
ceux dédiés à la jeunesse. On vous accueillera selon de grandes
plages horaires, y compris le dimanche ! Bien vu !
LIBRAIRIE LE LIVRE ET LA TORTUE
Fort d'Issy
47, esplanade du Belvédère
✆ 01 45 29 03 07
www.lelivreetlatortue.com
lelivreetlatortue@gmail.com
Cette librairie généraliste implantée dans l'éco-quartier du fort
rendant hommage à la célèbre fable de Jean de la Fontaine mérite
un détour. Ici, des ouvrages dédiés à la jeunesse aux mangas à la
littérature classique, aux sciences humaines, mais aussi des polars
et de la SF. Proposant de larges plages d'ouverture, sans coupure le
midi, le lieu accueille régulièrement dédicaces, expositions ou
lectures pour enfants, par exemple.

JOINVILLE-LE-PONT
Située à quelques minutes de Paris, Joinville-le-Pont est une cité de
près de 18 000 habitants. Village originellement dépendant de Saint-
Maur, cette commune née en 1831 doit son nom à François
d'Orléans, prince de Joinville, fils de Louis-Philippe. Au cours du
XIXe siècle, des guinguettes se sont installées sur les bords de la
Marne où les Parisiens venaient en masse danser et s'amuser,
comme l'illustre la célèbre chanson populaire que vous fredonnez
peut-être en parcourant ces lignes ! Il reste aujourd'hui de nombreux
témoignages de cet âge d'or de la ville et la tradition des guinguettes
se perpétue le long de l'eau. Des studios de cinéma, mais aussi de
télévision, fermé en 1987, ont également apporté beaucoup de
notoriété à Joinville-le-Pont. Vous l'aurez compris, la ville est unique
en Île-de-France.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME
23, rue de Paris
✆ 01 49 76 60 15
www.ville-joinville-le-pont.fr
officedetourisme@ville-joinville-le-pont.fr
RER A Joinville-le-Pont.
En plein cœur de Joinville-le-Pont, l'office de tourisme vous propose
plans, bonnes adresses et contacts pour découvrir, arpenter et vous
laisser séduire par la ville ! Ouvert toute l'année, y compris en été au
port de plaisance, l'office vous informe sur les guinguettes, concerts,
expositions, activités nautiques...

Visite
ÎLE FANAC
Cette île, enjambée par le pont de Joinville, est située sur la
Marne et compte quelques dizaines d'habitants. Paradis des
adeptes de l'aviron et du canoë-kayak, c'est un site aussi charmant
que verdoyant qui recèle plusieurs demeures, dont la pittoresque
maison Fanac (XIXe siècle) que l'on repère à ses tourelles et à son
toit prolongé d'une girouette, qui a donc donné son nom à l'île. Les
habitants de Joinville y trouvent des écoles d'art, de théâtre et de
danse et ils ont su en faire un véritable petit quartier à part entière.
JOUY-EN-JOSAS
La ville de Jouy-en-Josas doit sa renommée au célèbre tissu qui
porte son nom : la toile de Jouy, inventée au XVIIIe siècle par
Christophe-Philippe Oberkampf. Profitant de l'abondance de l'eau
nécessaire à la production textile, la toile de Jouy fut produite dans
ces lieux pendant plus d'un siècle. Internationalement connu grâce à
cette industrie, illustrée aujourd’hui par son musée, le bourg se
distingue aussi pour avoir compté de nombreux habitants illustres :
Thomas-Charles Dallery, inventeur de l’hélice et de la chaudière
tubulaire, Victor Hugo, qui abrita au château des Roches son idylle
avec Juliette Drouet, le professeur Calmette, découvreur du vaccin
antituberculeux, Jeanne Avril, immortalisée par une célèbre affiche
de Toulouse-Lautrec, et bien sûr Léon Blum qui y mourut en 1950.
Source d’inspiration pour de nombreux artistes peintres comme la
famille Isabey ou le Douanier Rousseau, la ville de 8 200 habitants
bénéficie d’une situation géographique privilégiée, au cœur d'une
vallée boisée où coule la Bièvre. Elle a su conserver le calme et le
charme d'un lieu de villégiature, et son centre a gardé un petit côté
village de campagne qui charme, à deux pas de Paris, quand ses
quartiers sur les hauteurs recèlent de belles et vastes maisons où
s'exercèrent plus d'un architecte.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DE JOUY-EN-JOSAS
2B, rue Oberkampf
✆ 01 39 56 62 69
www.jouy-en-josas-tourisme.fr
officedetourisme@jouy-en-josas.fr
Accolé à la gare, le petit Office de tourisme de Jouy-en-Josas vous
accueille à la belle saison. Vous y trouverez de précieuses
informations concernant les visites touristiques à ne pas manquer
dans la ville mais aussi dans toute la vallée de la Bièvre, les
adresses incontournables et les différentes informations pratiques
nécessaires à votre séjour : visites, hébergements et restaurants. Il
propose gratuitement plusieurs dépliants pour suivre des circuits
historiques dans la ville et les collines boisées qui l'entourent comme
le parcours des Petits Castors, spécialement conçu pour les
enfants. L'office organise régulièrement des visites guidées de la
ville, des sites remarquables, des visites thématiques. Le site
Internet est également très bien documenté et régulièrement mis à
jour. N'hésitez pas à le consulter avant votre départ.

Visite
CHÂTEAU DE L'ÉGLANTINE
54, rue Charles-de-Gaulle
Le château de l'Églantine a été bâti au milieu du XIXe siècle par le
maréchal d'Empire François Certain de Canrobert (1809-1895).
Construit suivant un plan en U, c'est une ravissante bâtisse qui,
malgré sa petite taille, offre une grande diversité de styles. Le corps
central d'un blanc immaculé est flanqué de deux pavillons aux toits
revêtus d'ardoise, dont l'un est arrondi, dit « à l'impériale », et l'autre
rectiligne, dit « en pavillon ». En 1991, le musée de la toile de Jouy
s'installe au château de l'Églantine pour abriter les collections
d'étoffes qui ont fait le renommée de la ville. Des bâtiments
modernes faits de verre et métal lui ont été adjoints pour étendre le
musée, et s'insèrent avec harmonie dans ce paysage classique.
CHÂTEAU DE MONTEBELLO
Chemin du Cordon
Le château de Montebello et son parc furent la propriété de la
comtesse de Vassart d’Hozier durant la seconde moitié du XIXe
siècle. Elle l'agrandit et lui donna une allure de chalet. En 1898,
Maurice Delaire, comte de Cambacérès, en devient le propriétaire, il
fit agrandir la demeure et maria sa fille au comte Stanislas de
Montebello, descendant du maréchal d'Empire Jean Lannes, qui
donna aux lieux son nom actuel. Au début des années 1970, le
château est acquis par une société immobilière qui y aménage une
résidence privée. Puis la municipalité rachète le rez-de-chaussée et
y installa en 1977 le musée de la Toile de Jouy, qui déménagea en
1991 au château de l'Églantine.
CHÂTEAU DE VILVERT – INRA
Rue de la Manufacture
Le domaine qui abrite aujourd'hui l'INRA appartenait autrefois au fief
du Montcel, intégré à la fin du XVIe siècle à la seigneurie de Jouy. Il
comprenait au XVIIIe siècle une maison bourgeoise et un moulin, qui
formaient la propriété du "Moulin du Rat". Progressivement, les
propriétaires agrandirent leur bien en achetant les terres du Grand
et du Petit Vilvert, qui s'étendaient jusqu'à Vauboyen. Vers 1880, le
château actuel de style classique fut construit par Pierre-Philippe
Cabrol de Mouté, descendant d’Oberkampf et de la famille Mallet.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château fut transformé en
hôpital pour accueillir des blessés de la division Leclerc.
Depuis 1949, le domaine de 51 hectares est la propriété du
ministère de l'Agriculture qui y a installé un centre de l'INRA, l'Institut
national de recherche agronomique. Le site de Jouy est l'un des
21 centres français, et comporte 33 laboratoires, pour
1 300 agents ; ses recherches y portent sur l'animal, l'aliment, et les
microbes, dans leur lien avec l'alimentation et la santé. C'est là que
sont notamment réfléchis les régimes alimentaires des animaux
d'élevage, afin d'améliorer leur reproduction, et les technologies
laitières et fromagères.
DOMAINE DU MONTCEL
1, rue de la Manufacture-de-la-Toile-de-Jouy
officedetourisme@jouy-en-josas.fr
Le domaine du Montcel fut dès le IXe siècle une propriété des
moines de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Il passa au XVIe
siècle aux mains de la famille Escoubleau de Sourdis, seigneurs de
Jouy. On y trouvait alors un hôtel seigneurial et des dépendances,
dans un domaine de 12 hectares. En 1765, le domaine appartenait à
Pierre Chavanne, chartrier de Jouy, puis fut racheté par Oberkampf,
qui l'agrandit pour son épouse à partir de 1805. L'aile gauche et le
perron alors construits lui donnent une allure de château. L'Ecossais
Thomas Blaikie, jardinier du duc d'Orléans, transforma le parc en
jardin romantique. En 1923, le domaine quitta la famille Mallet et
devint un pensionnat bourgeois jusqu'en 1980 - Modiano compta
parmi ses élèves. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château
fut incendié, et un blockhaus fut édifié dans le parc. De 1980 à
1993, la fondation Cartier s'y installa. De cette époque demeurent
une sculpture monumentale de César, formée de poutrelles de la
tour Eiffel, et un enchâssement dans du béton de 59 voitures
colorées, œuvre d'Arman. Après des années d'abandon, le domaine
entame désormais sa mutation, et devrait devenir un luxueux hôtel
de charme.
ÉGLISE SAINT-MARTIN
11, rue Bonnard
Cet édifice érigé au XIIIe siècle fut l’objet de nombreuses
restaurations et reconstructions au fil des siècles. La façade
occidentale conserve un beau portail Renaissance encadré de
colonnes corinthiennes et surmonté d'un fronton triangulaire. À
l'intérieur est conservée une belle statue de Vierge en bois
polychrome du XIIe siècle, dite "la Diège" – abrégé du latin Dei
Genitrix, c'est-à-dire "mère de Dieu". Ce chef-d’œuvre de l'art roman
était honoré depuis le Moyen Âge dans la chapelle Notre-Dame de
Villetain, sur le plateau de Saclay. Dissimulée à la Révolution, elle fut
retrouvée inopinément lors de travaux un demi-siècle plus tard, et
elle a repris désormais sa place auprès des fidèles. Son
iconographie est rare : Jésus est représenté enfant, et non
nourrisson, debout et porté par deux anges. À voir également,
quatre stalles de chœur en bois sculpté, une Charité de saint Martin
du XVIe siècle et un marbre de saint Sébastien attribué à Pierre
Puget (XVIIe siècle). L’orgue a été construit par le facteur Jean
Abbey vers 1890.
LE GRAND CHÂTEAU
5, rue de la Libération
✆ 01 39 56 25 75
Au XVe siècle s'élevait ici un manoir seigneurial avec pont-levis ceint
de fossés, au cœur d'un parc fermé de murailles. Quatre seigneurs
de la familles d'Escoubleau s'y succédèrent, de 1540 à 1673. La
demeure fut démolie en 1684 par Louis Berthelot, secrétaire de
Louis XIV, qui fit édifier un grand château de style classique "à
l'italienne", avec un fronton triangulaire et des pilastres d'inspiration
antique. Il le dota de jardins à la française, de pièces d'eau et d'une
orangerie. Un "nymphée", salle à manger décorée de coquillages et
de minéraux dans le goût de l'époque, est élevé sous l'aile droite. Au
milieu du XVIIIe siècle, le château appartint à Antoine-Louis Rouillé,
secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères de Louis XV : c'est là que
fut signé, le 1er mai 1756, le traité de renversement des Alliances
qui prit le nom de traité de Jouy, puis de traité de Versailles. Au
début du XIXe siècle, on ne peut que regretter la démolition du
château, qu'Armand Seguin, un tanneur et fournisseur de peau de
l'armée, remplaça par un château néoclassique encore debout
aujourd'hui. Seguin transforma le parc en jardin à l'anglaise. La
bâtisse passa en 1834 aux mains du banquier James Mallet, mari
de Laure Oberkampf, et resta dans la famille 112 ans, jusqu'à
l'installation dans les lieux d'HEC et TECOMAH.
MAISON DE JULIETTE DROUET
10, rue Victor-Hugo
C’est en 1831 que l'actrice Julienne Gauvain, dite Juliette Drouet,
rencontra Victor Hugo. En 1834, alors qu'il est lui-même en
villégiature avec sa famille au château des Roches, à Bièvres,
l’écrivain loua une maisonnette dans le hameau des Metz pour
abriter leur idylle. Ancienne conciergerie du château voisin de
Cambacérès (aujourd’hui château de Montebello), la maison
comprenait un rez-de-chaussée, habité par les époux Labussière, et
un étage de mansardes. Juliette s’y installa deux étés de suite, en
1834 et 1835. La façade de la maison a souvent été remaniée, mais
la disposition initiale demeure : la fenêtre à gauche est celle de la
chambre de Juliette. Elle y passait la matinée, écrivant sans fin
quelques-unes des 16 000 lettres qu’elle a fait parvenir à Victor
Hugo tout au long de sa vie. À la mort de sa maîtresse en 1883,
Victor Hugo rendit hommage à celle qu’il aima pendant un demi-
siècle : « Sur ma tombe on mettra, comme ma grande gloire, le
souvenir profond, adoré, combattu d’un amour qui fut faute et qui
devint vertu ».
MAISON DU PONT DE PIERRE
1, rue du Montcel
L'existence de cette charmante maison rustique est mentionnée dès
le milieu du XVIIIe siècle. C'est un lieu hautement symbolique,
puisque c'est ici qu'Oberkampf imprima la première toile de Jouy, le
1er mai 1760, profitant de la proximité de la Bièvre fournissant l'eau
nécessaire en abondance à l'impression textile. L'année suivante,
Oberkampf fabriquait plus de 3 000 pièces. Il fallut alors louer une
deuxième maison pour installer les locaux de la manufacture, ainsi
qu'un terrain pour construire un hangar et y installer les
équipements : chaudières, cuves et appareils de lavage. En 1835, la
maison du pont de pierre fut achetée par Madame Mallet pour y
fonder une salle d’asile, ancêtre des écoles maternelles, destinée à
accueillir des enfants de 3 à 6 ans. En 1903, le lieu est cédé à la
commune. La maison abrite désormais le conservatoire de musique,
tandis que l'histoire de la toile de Jouy se dévoile dans le musée du
même nom, aménagé sur les hauteurs de la ville le long de la route
Jouy-Versailles.
PROPRIÉTÉ BOURGET-CALMETTE
Les Metz
C'est dans cette propriété que vécut l'un des plus célèbres médecins
français. En effet, en 1921, Albert Calmette (1863-1933) fut avec le
biologiste Camille Guérin, l'inventeur du vaccin antituberculeux
nommé Bacille Calmette-Guérin, plus connu sous le nom de BCG.
La propriété Bourget-Calmette comprend deux grandes maisons de
style néo-normand construites par la famille Bourget, entre 1885 et
1913 : la Garenne des Metz (entre 1885 et 1890) et la ville de
L’Enclos des Metz (1913). L'héritière de la famille Bourget la légua à
l’Institut Pasteur de Paris qui autorisa le docteur Albert Calmette à
l’utiliser comme maison de campagne. Il mourut en 1933 et fut
enterré dans le parc de la propriété. Le domaine appartient
aujourd'hui à la commune.
LE TEMPLE
Rue du Temple
On l'ignore parfois, mais le protestantisme s’installa dans la
commune au XVIIIe siècle, avec l’arrivée de Christophe Philippe
Oberkampf. Édifié en 1865, le temple de Jouy-en-Josas fut financé
grâce aux dons des Mallet, descendants de l’industriel et graveur, et
de la famille Bartholdi-Walther. A la fin du XIXe siècle et jusqu’en
1919, le lieu fut un pensionnat protestant qui recevait des jeunes
filles.

LA CELLE-SAINT-CLOUD
La naissance du village de La Celle-Saint-Cloud remonte
vraisemblablement à 550, époque où Clodoald, petit-fils de Clovis, y
bâtit un monastère pour y vivre en exil. Le lieu tire
étymologiquement son nom du mot cella signifiant « cellule » ou
« petite maison ». Possession de l’abbaye de Saint-Germain-des-
Prés depuis le milieu du VIe siècle, le territoire fut victime des
invasions normandes en 846, et se retrouva divisé en deux parties,
formant d’un côté le fief de Louveciennes, de l’autre celui du
Chesnay. Le domaine fut difficilement entretenu durant la guerre de
Cent Ans, puis vendu au début du XVIIe siècle aux Sandras – qui y
construisirent un château acquis par la suite par Louis XIV. Un
bassin de pompage fut installé par Jean-Baptiste Colbert et relié au
complexe système d’approvisionnement en eaux du parc du château
de Versailles. Territoire de chasse sous Louis XV qui y bâtit le
pavillon du Butard, le domaine fut doté d’un second château grâce
aux familles du Val et de Paris, qui achetèrent les terres de
Beauregard. La commune ne subit que très peu de dommages
pendant la Révolution. Connaissant un véritable essor au XIXe
siècle, le village fit l’objet de nombreux aménagements, parmi
lesquels la construction d’une route conduisant à Bougival, d’une
mairie, d’une école de filles et de garçons et d’un petit hospice. La
commune se distingue aujourd’hui pour avoir accueilli des
personnages littéraires connus (Pigault-Lebrun, Émile Augier et Paul
Déroulède), ainsi que pour être le lieu d’importantes visites officielles
grâce au château de La Celle-Saint-Cloud, devenu propriété du
ministère des Affaires étrangères.

Visite
LE CHÂTEAU DE BEAUREGARD
Allée des Lierre, place du Comte de Bendern
Le château de Beauregard, ou château de Bendern (du nom de son
dernier propriétaire), dont on ne peut plus voir aujourd'hui que la
porte et le fronton, doit probablement sa construction au XVIe siècle
à Jeanne de Sansac, Dame de Beauregard. Fièrement piqué sur
une colline à 160 m d’altitude, il fut réaménagé à partir de 1623 par
les propriétaires suivants, la famille du Val et de Paris, et eut le
privilège de recevoir les compositeurs Jean-Baptiste Lully, puis Jean-
Philippe Rameau, qui y séjournèrent plusieurs fois. Trois grandes
familles de propriétaires, les Montaigu, Boigne et Borghèse se
succédèrent entre 1736 et 1827, et Elizabeth-Ann Haryett, dite
« Miss Howard », acheta finalement le château, très abîmé. Elle le
fit reconstruire dans un style néoclassique du Second Empire et
agrandit son terrain par l’ajout du haras de Bel-Ebat et de la ferme
de Béchevet. Restauré entièrement par le Baron Maurice de Hirsch
à partir de 1872, le château de Beauregard devint tour à tour dépôt
militaire en 1939, annexe de la prison de Fresnes et camp de
prisonniers russes, avant de tomber en ruines et d’être rasé presque
entièrement en 1956.
LE CHÂTEAU DE LA CELLE-SAINT-CLOUD
4, avenue Pescatore
Le château de La Celle-Saint-Cloud ne fut d’abord qu’un corps de
logis bâti vers 1616 par Joachim Sandras autour de l’ancienne ferme
et de la maison des moines dépendant de l’abbaye de Saint-
Germain-des-Prés. La proximité du domaine de La Celle avec le
château de Versailles attira en 1748 la Marquise de Pompadour,
favorite du Roi Louis XV, qui y fit aménager seize appartements de
maîtres, des écuries ainsi que des jardins à la française dessinés
par Le Nôtre. Passant de propriétaires en propriétaires, le bâtiment
s’enrichit de trois serres, d’un manège, d’une orangerie et d’un
système de captation des eaux du ru des Montmorts. Occupé par
les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, le château fut
finalement légué à l’État, et plus précisément au ministère des
Affaires étrangères, le 7 février 1951. Le domaine, inscrit à
l’inventaire des sites pittoresques des Yvelines, est aujourd’hui un
haut lieu de rencontres diplomatiques et de conférences
internationales, ainsi qu’une résidence de repos du ministre des
Affaires étrangères. Le monument se visite uniquement pendant les
Journées du Patrimoine. Le parc du château a été classé parmi les
sites du département des Yvelines en mars 1985.
CIRCUITS PROMENADE
www.lacellesaintcloud.fr
La ville de la Celle-Saint-Cloud propose quatre circuits de
promenade à travers les différents quartiers de la commune.
« Histoire et Patrimoine » (5 km) nous balade entre Le Bourg et La
Jonchère, « Nature et Histoire » (12 km) s'étend dans le parc boisé
de Beauregard, « Souvenirs d'antan » (6,5 km) nous emmène du
Bourg au Feuillaume en passant par le Butard, et enfin « D'hier à
aujourd'hui » (9 km) nous promène de l'hôtel de ville vers le domaine
de Beauregard via les Gressets. Chaque circuit propose une dizaine
de haltes accompagnées de brèves explications historiques et
d'observations in situ.
LE PORT-MARLY
Selon certains historiens, le port aurait été un entrepôt dès l'époque
romaine. Au Moyen Âge, les moines s’employant au défrichement
de la forêt de Cruie (Marly) favorisèrent le développement du bourg,
et donc celui du port, idéalement abrité au creux d’une boucle de la
Seine. Dans un temps où le fleuve était le plus sûr moyen de
communication, il offrait au bourg un débouché idéal. Un acte
notarié atteste de l'existence d'un port indifféremment nommé « port
de la Loge » ou « port de Marly ». Au XIV-XVe siècle, alors que la
branche cadette des Montmorency règne sur le haut Marly, les
seigneurs de Prunay, leurs vassaux, possédaient le manoir et la
ferme situés sur le territoire indivis du port et de Louveciennes.
Couverts de vignes, les coteaux de Marly produisent un petit clairet
jugé digne d’abreuver la table royale. Les tonneaux sont évacués
par le port en direction de Paris, de la Normandie et même de
l’Angleterre. En 1572, Jacques Nicolas, bourgeois de Paris, reçoit en
legs un port et un passage appelé « port de la Loge ». Il y installe un
bac. Au XVIIe siècle, Louis XIV a quitté Saint-Germain pour les
fastes de Versailles tout en goûtant quelque détente dans sa
résidence de Marly. Pour les besoins de la cour, il donne, par lettres
patentes de 1693, la primauté au port de Marly sur celui d’Aupec (Le
Pecq). Au XVIIIe siècle, le trafic de marchandises du port s’est
tellement développé qu’il nécessite la présence d’un notaire royal. Le
port compte alors une population laborieuse de 165 feux
(700 habitants) tout occupée aux activités du fleuve ou à
l’exploitation des fours à chaux. C’est dans le dernier quart de ce
siècle que le village va vivre sa mutation la plus profonde. En 1778,
Louis XVI l’a doté d’une chapelle bientôt érigée en cure et paroisse
Saint-Louis (1785). C’est sur cette église et paroisse que les
habitants s’appuieront pour demander leur détachement de Marly et
éliront leur propre municipalité. Le Port-Marly devient une commune
indépendante en février 1790. Après la période révolutionnaire, la
population ne compte plus que 500 habitants, le commerce a
périclité, l’église est ruinée, l’école de Louis XVI fermée. Le XIXe
siècle le reconstruisit : en 1806, le château (ancien manoir des
seigneurs de Prunay) fut rebâti ; en 1819, le territoire s’établit à
144 hectares ; en 1846, Alexandre Dumas fit ériger le château de
Monte-Cristo sur le coteau des Montferrands. Enfin, en 1850, on
nota une grande explosion démographique, commerciale et
industrielle grâce à une ouverture du village aux provinciaux victimes
de l’exode rural, grâce à toutes les activités du bord de Seine, grâce
aux industries, carrières et autres galeries d’exploitation de craie. En
1853, la famille Rodrigue-Henriquès s’installa au château des Lions,
où elle reçut le peintre Camille Corot qui exécuta 20 ans après
plusieurs tableaux célèbres qui firent un peu plus la renommée de
Port-Marly. Les couleurs changeantes du fleuve inspirèrent
également Alfred Sisley, Camille Pissaro et Alfred Lebourg. La
première moitié du XXe siècle signe un déclin de la ville : en 1914, la
Grande Guerre vida à nouveau le Port-Marly ; et en 1940, le port
cessa ses activités commerciales. Ce n’est qu’en 1950 que l’on
constata une nouvelle explosion démographique, une urbanisation
en marche (de grands ensembles immobiliers remplacent les
espaces verts), et une circulation intense (avec la Nationale 13). Le
chemin de halage le long de la Seine et ses péniches abritent de
nombreux artistes.

Visite
CHÂTEAU DE MONTE-CRISTO
1, chemin des Montferrands
✆ 01 39 16 49 49
www.chateau-monte-cristo.com
contact@chateau-monte-cristo.com
Accès commun avec la clinique de l’Europe
« La plus royale bonbonnière qui existe », disait Balzac de ce
château. En 1844, enrichi par le succès des Trois Mousquetaires,
Alexandre Dumas décida de se faire construire une « petite
maison » sur la colline de Port-Marly. Deux ans plus tard, la
réalisation avait pris la forme d’une belle demeure : un château néo-
renaissance aux façades sculptées, installé sur 2 étages avec
tourelles, clochetons, terrasses ; à l’intérieur, un authentique salon
mauresque aux décors finement ciselés. La propriété est entourée
d’un parc à l’anglaise avec grottes, cascades et rocailles, où le petit
castel néogothique, le château d’If, permettait à Alexandre Dumas
d’écrire en paix. Il avait aménagé là son cabinet de travail en
surplomb de la colline. En plus des visites guidées, le château
propose ponctuellement des visites « Surprise » et théâtralisées les
derniers dimanches du mois d’avril à octobre avec l’intervention de
comédiens en costume interprétant des personnes ayant connu
Alexandre Dumas ou des personnages issus de ses œuvres. Le
château propose également des activités pour enfants à Pâques et
à la Toussaint, des Murder parties et même des escape games.
CHÂTEAU DES LIONS
13, avenue Simon-Vouet
✆ 01 39 58 68 95
Ancienne demeure des seigneurs de Prunay, le château fut rebâti en
1806 par son propriétaire d’alors, Pierre-Antoine Bezuchet. Ce
château est devenu dès 1971 l’hôtel de ville. La salle des mariages,
dite salle Jacques-II, est à voir, car classée monument historique.
Renseignez-vous auprès des services administratifs de la cité pour
connaître les (trop rares) moments auxquels il est possible de
découvrir ces lieux.
ÉGLISE SAINT-LOUIS
40, route de Versailles
Sa majestueuse façade, entièrement rénovée en 2019 interpelle, sur
la route qui descend de Marly-le-Roi vers la Seine. Curieuse histoire
que celle de l'église de Port-Marly, qui fut en quelque sorte à l'origine
de la commune. Trop préoccupés par le commerce peut-être, les
habitants du port de Marly ne montaient guère, au XVIIIe siècle,
jusqu'à l'église Saint-Vigor, en haut de la colline, pour assister aux
offices. Préoccupé par leur salut, le Dauphin, fils de Louis XV mort
prématurément, avait pour intention de leur édifier une église plus
proche de chez eux. Le projet fut repris et mené à bien par Louis
XVI. C'est Étienne Legrand qui bâtit ce chef-d’œuvre néoclassique,
de 1778 à 1780. Le roi offrit pour l'église un Christ en croix
provenant de son château de Marly, et dota l'église d'un presbytère,
une école et un cimetière. La comtesse du Barry offrit pour sa part
les statues des quatre évangélistes. Mais la création de cette
deuxième église à Marly complique les choses : querelles de
clocher, de préséance, d'impôts, mènent à une dissociation en deux
paroisses, chacune avec son curé. À la Révolution, les deux
paroisses deviennent deux communes, et le bourg de Port-Marly se
sépare de son confrère du haut.
PARC DU CHÂTEAU DE MONTE-CRISTO
Maison d'Alexandre Dumas
Chemin du Haut des Hormes
✆ 01 39 16 49 49
www.chateau-monte-cristo.com
contact@chateau-monte-cristo.com
Un lieu chargé d'histoire, puisque le château a été inauguré en
1847 par Alexandre Dumas lui-même, ce dernier étant le
propriétaire des lieux ! Suite à la destruction par les communes
environnantes, il a été progressivement rénové, et le lieu, ainsi que
son sublime parc, se visitent. Le parc, est un véritable écrin de
verdure de trois hectares aménagé à l'anglaise avec son jardin
d'Haydée, petit labyrinthe de plantes, rocailles, bassins et cascades.
Les animations sont nombreuses, et l'endroit est ouvert quasiment
toute l'année.
PARC DU CHÂTEAU DE MONTE-CRISTO - Château de Monte-
Cristo.
© JPB-Château de Monte-Cristo

Produits gourmands
LES CAVES DE MARLY
29 bis, route de Versailles
✆ 01 39 17 04 00
www.cavesdemarly.fr
cavesmarly@wanadoo.fr
Quel lieu ! Les 10 000 m2 de souterrains (à température constante
de 12 °C, à 80 % d’hygrométrie, dans l’obscurité totale et l’absence
de vibrations) recèlent vieux vins et alcools de 1918 à nos jours,
issus du meilleur des riches terroirs de France et d’ailleurs. Ce
caviste de qualité propose ainsi une gamme riche de « vins
méconnus et confidentiels ». Il peut également assurer un service
de gardiennage de vieillissement. Les tarifs sont dégressifs par
quantité toute l’année.
LE RAINCY
L’origine du nom de la commune vient du latin reincendere (« brûler
à nouveau »), expression qui évoque les zones forestières
défrichées par le feu. À l'origine hameau médiéval situé en bordure
de la forêt de Bondy, Le Raincy s'est développé autour du parc du
château, propriété de la famille d'Orléans. Ceinte par quatre
boulevards, cette ville est traversée de part en part par la très
commerçante avenue de la Résistance. Le long des voies du tram-
train T4 (la ville a en effet retrouvé ce mode de transport après
l'avoir expérimenté sur son territoire entre le début du siècle
précédent, et jusqu'en 1938) se trouve une chouette piste cyclable,
que l'on peut parcourir facilement, car sans véritable dénivelé. La
ville compte plus de 14 000 habitants.

Visite
ÉGLISE NOTRE-DAME DU RAINCY
93, avenue de la Résistance
✆ 01 43 81 14 98
www.paroisse-du-raincy.over-blog.com
RER E Le Raincy-Villemonble-Montfermeil
Notre-Dame du Raincy a été construite en 1922-1923 par les
architectes Auguste et Gustave Perret, qui réalisèrent ici la première
église construite en béton armé en France, classée de ce fait aux
Monuments historiques en 1966. On la surnomme parfois la Sainte-
Chapelle du béton armé et, pour les amateurs du genre, son style
n'est pas sans rappeler l'église Saint-Joseph du Havre, édifiée
également par Perret une trentaine d'années plus tard. Les vitraux
d'un bleu profond ont été réalisés d'après les dessins de Maurice
Denis, un des fondateurs du mouvement artistique Nabi, et forment
de vastes murs de lumière.

Produits gourmands
CONFISERIE GUMUCHE
132, avenue Thiers
✆ 01 43 81 25 67
www.confiserie-gumuche.fr
contact@confiserie-gumuche.fr
Une entreprise familiale et artisanale installée au Raincy depuis
1949. Le temple du chocolat, des gourmandises qui font fondre de
plaisir ! Des spécialités, en ballotin ou en sachet, comme les
Juliettines, les Muscadines, les Mendiants... Un praliné fabriqué à
l'ancienne, avec du sucre, des noisettes et des amandes
caramélisées. Des pâtes d'amande en forme de fruits et de
légumes, des dragées, des pâtes de fruits, bref, que du bonheur
pour nos papilles. Vous l'aurez compris, les confiseries au Raincy,
c'est Gumuche !

LE VÉSINET

Le Vésinet - Randonnée vélo au Vésinet.


© 2018 OTI SGBS
Le Vésinet est évoqué pour la première fois dans une charte en
704 sous le nom de Visiniolum (qui signifie « lieu voisin » d'Alpium,
Le Pecq). C'est un bois qui devient alors propriété des moines de
l'abbaye de Fontenelle et le restera jusqu'en 1569. A cette date, le
domaine entier est vendu au Comte de Retz. En 1595, Henri IV
rachète les bois pour les rattacher à son domaine de Saint-Germain-
en-Laye et en faire un nouveau terrain de chasse, occupation à
laquelle s'adonnèrent également ses descendants Louis XIII et Louis
XIV. A la Révolution, les territoires boisés des chasses royales sont
partagés entre les communes de Chatou, Croissy, Le Pecq et
Montesson. En 1837, la première ligne de transport ferroviaire pour
voyageurs arrive jusqu'au Pecq. Le demi-frère de Napoléon III,
Morny, est à l'origine de l'opération financière qui conduira à la
création de la « colonie » du Vésinet. Pour cette opération, Morny
fait appel à l'industriel Alphonse Pallu qui comprend vite l'intérêt de
ce territoire desservi par le chemin de fer. Dans un espace de
436 hectares dont il confie l'aménagement paysager au comte de
Choulot, il y crée un lotissement conjuguant ville et nature. La
société Pallu naît en 1856 et les travaux d'aménagement
commencent deux ans plus tard. On creuse des lacs et des rivières
agrémentés de cascades et longés de calmes sentiers. Le succès
des ventes est immédiat. Les habitants (qui s'appellent de nos jours
les Vésigondins) de plus en plus nombreux obtiennent en
1875 l'érection de leur colonie en commune distincte. Alphonse Pallu
en devient le premier maire. Artistes et hommes de lettres viendront
s'installer au Vésinet parmi lesquels Bizet, Apollinaire, Utrillo...
Aujourd'hui, Le Vésinet a gardé ses atouts de ville-parc et est une
confortable commune de 16 432 habitants (au 1er janvier 2014).

Visite
ÉGLISE SAINTE-MARGUERITE
✆ 01 39 76 52 03
www.saintemarguerite.org
La première pierre de cet édifice de style néogothique fut posée en
1862 par l'évêque de Versailles ; l'église fut consacrée en 1865.
Édifiée sur les plans de Louis-Auguste Boileau, elle fut baptisée
Sainte-Marguerite en hommage à la fille d'Alphonse Pallu, décédée
à l'âge de dix ans. Boileau réalisa ici un bâtiment novateur,
employant pour la première fois le béton armé pour un bâtiment non
industriel : les piles en fonte créent un édifice plus ouvert, facilitant la
vue aux fidèles. Les parements imitant la pierre de taille sont en
réalité coulés en béton. Le coût de construction, généralement
d'environ 650 francs or au mètre carré à l'époque, descend ici à
250 francs or. L'église fut inscrite à l'inventaire supplémentaire des
Monuments historiques en 1978. À l'intérieur, on peut découvrir un
bel ensemble de fresques et de vitraux du peintre nabi de Saint-
Germain-en-Laye, Maurice Denis. Exécutés au tout début du XXe
siècle, ils furent malheureusement très endommagés par un
incendie en 2009. En septembre 2015, à l'occasion de ses 150 ans,
l'église Sainte-Marguerite a été classée Monument historique par le
ministère de la Culture.
LA HUBLOTIÈRE – VILLA BERTHE
72, route de Montesson
www.lahublotiere.com
hublotiere@gmail.com
Cette somptueuse villa de style Art nouveau a été conçue par
l’architecte Hector Guimard en 1896 ; elle est la première villa Art
nouveau de l'homme que l'on connaît pour ses entrées du métro
parisien stylisées, et pour certains immeubles magnifiques dans la
capitale. Construite en meulière, pierres et briques, la demeure est
tout à la fois massive par ses dimensions, gracieuse et légère par
ses courbes. On y accède par une grille d’entrée en fer forgé aux
lignes fines et élancées, où l'on retrouve la courbe en « coup de
fouet » qui signe le travail de Guimard. Ses quatre façades sont très
différentes, l'avant étant aussi symétrique que l'arrière ne l'est pas.
La villa s’élève sur trois niveaux, offrant une surface habitable de
375 m2, elle aussi entièrement pensée par Guimard. Elle a été
inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques en
1979. Tous les étés, de juillet à septembre, les grilles de la
Hublotière – surnommée ainsi en raison des multiples ouvertures qui
ajourent sa façade – s'ouvrent au public dans le cadre de visites
guidées animées par des conférenciers, l'occasion d'en savoir un
peu plus sur l'architecture extérieure de l'édifice et de découvrir les
jardins qui entourent la propriété.
LE PALAIS ROSE
12, rue Diderot
Construit en 1900 par l'armateur Arthur Schweitzer, le Palais Rose
doit son nom aux pilastres en marbre rose qui ornent sa façade.
Son style architectural reproduit celui du Grand Trianon de
Versailles, très en vogue à l'époque ; la façade Est donnant sur le
lac en est une reprise très fidèle, les autres côtés s'en inspirent avec
plus de liberté. Mise en vente aux enchère publique en 1906, en
raison de la banqueroute de son propriétaire, la demeure fut acquise
par le milliardaire Ratanji Jamsetji Tata. Deux ans plus tard, le comte
Robert de Montesquiou rachèta la propriété et y vécut jusqu'en
1921. Il fit aménager le parc, l'agrémentant de statues et d'une
rotonde baptisée le Temple de l'Amour. Il fit également construire un
bâtiment nommé l'Ermitage pour y installer sa bibliothèque. Véritable
lieu de fêtes et de réjouissances, le comte de Montesquiou y reçut
des artistes et des personnalités de l'époque, tels Jean Cocteau,
Claude Debussy, Colette ou Sarah Bernhardt. En 1923, le Palais fut
acquis par la marquise Luisa Casati, muse excentrique et fascinante
des années Folles, qui inspira Man Ray, Boldini, Van Dongen ou
Picasso. Elle le quitta, ruinée, en 1932. La propriété en déclin sera
par la suite sujette à un plan de lotissement, et la parcelle où se
trouvait la maison et l'ermitage sera acquise en 1936 par
l'industriel Olivier Scrive, avant que Maurice Blumental ne rachète
l'édifice après sa mort. Ce dernier fut à l'origine d'un certain nombre
de transformations en façade comme à l'intérieur. Le Palais Rose
fait partie de l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
LE WOOD-COTTAGE
122, boulevard des États-Unis
president@histoire-vesinet.org
Jusqu'en septembre 2015, cette maison originale était le seul édifice
du Vésinet classé au titre des Monuments historiques (l'église Saint-
Marguerite est le second). Construite en 1864 par l’architecte
Tricotel, la demeure présente une architecture agreste qui rappelle
le style bucolique des maisons anglaises, d'où son nom de cottage.
Cette construction des plus originales est née sous l'impulsion
de Paul-Edouard Taconnet, un marchand parisien qui acquiert en
1863 un terrain au Vésinet où il fera élever son wood cottage dans
un style en vogue. Ses façades, sur un soubassement de briques,
sont veinées de bois de chêne en grume écorcée, qu'intègre un
enduit de couleur saumoné. Cette facture, sa tourelle d’escalier et
son pigeonnier, lui confèrent un charme particulier. Au XXe siècle, sa
propriétaire, descendante de Racine, consacra quarante années à la
restauration des lieux qui avaient subi les affres de la guerre et de
l'abandon. En 2007, elle en fit don à la commune du Vésinet.

LEVALLOIS-PERRET
Au Moyen Âge s'étendaient ici des champs et des vignes
appartenant à l'abbaye de Saint-Denis et dépendant de Clichy. La
commune naîtra en 1866 de la réunion des lotissements mis en
valeur par deux hommes d'affaires, Nicolas-Eugène Levallois –
lequel dessine les plans de la ville nouvelle – et Jean-Jacques
Perret. Levallois-Perret se partage alors entre immeubles
d'habitation et ateliers divers, dont ceux de Gustave Eiffel où l'on
fabrique les éléments qui constitueront sa fameuse tour, et ceux de
Louis Blériot, pionnier de l'aviation, tandis que le constructeur
automobile Citroën y implante pour sa part une usine. Aujourd'hui,
du passé industriel de la ville il ne reste rien, Levallois-Perret se
muant progressivement depuis les années 1980 en cité tertiaire, où
les résidences et programmes immobiliers fleurissent, le front de
Seine devenant une longue continuité de façades modernes,
l'ensemble faisant progresser la population de la ville de 35 % en
25 ans pour approcher aujourd'hui les 64 000 habitants, n'ayant
toutefois pas encore retrouvé les records des années 1920. Certains
se félicitent de cette évolution, d'autres regrettent le Levallois
d'autrefois : à vous de vous faire votre avis !
Visite
HÔTEL DE VILLE DE LEVALLOIS-PERRET
Place de la République
✆ 01 49 68 30 00
www.ville-levallois.fr
M° Anatole France.
Majestueux, l'hôtel de ville de Levallois vaut le coup d'œil. Construit
en 1893 par Léon Jamin, cet ensemble est typique de l'architecture
en vogue au début de la IIIe République. Il est doté d'une façade
monumentale surmontée d'un magnifique campanile bleuté, d'une
salle des fêtes richement décorée, d'un escalier à deux montées, et
est environné d'un square composé de jardins à la française où vous
pourrez admirer de superbes hibiscus.
INSTITUT HOSPITALIER FRANCO-BRITANNIQUE
3, rue Barbès
✆ 01 47 59 55 55
www.ihfb.org
contactez-nous@ihfb.org
M° Anatole France.
Créé par sir Richard Wallace, petit-fils et héritier du marquis
d'Hertford à la fin du XIXe siècle, cet hôpital est d'abord destiné à
soigner les blessés britanniques de la guerre de 1870, puis offre des
soins médicaux et chirurgicaux aux sujets de Sa Majesté.
Aujourd'hui, c'est l'un des établissements de santé les plus
importants du département, mais ce n'est pas pour cela que nous
nous invitons à y aller, bien évidemment. C'est tout simplement
parce qu'il possède un espace d'exposition dédié à l'art moderne.
Sous le titre de « Art at the Hertford » sont réunies chaque année et
pour une longue période des œuvres contemporaines.
Autre adresse : 4, rue Keller

LOUVECIENNES
Situé en bordure de la forêt de Marly, sur une hauteur dominant la
Seine, la coquette Louveciennes, ancienne propriété de l’abbaye de
Saint-Denis, bâtie autour d’un moutier carolingien, est longtemps
restée un village d’agriculteurs qui cultivaient la vigne et les arbres
fruitiers sur les coteaux du bord de Seine. Au centre du village,
entourée toujours de vieilles maisons, l’église Saint-Martin-et-Saint-
Blaise a été construite entre le XIe siècle et le XIVe siècle et
présente une belle rosace, d’intéressants vitraux, et de naïfs
chapiteaux romans. L’installation de la cour de Louis XIV à
Versailles, puis à Marly, va rendre la commune célèbre : c’est à
travers le village que montaient les eaux de la Seine, grâce à la
machine de Marly installée à Bougival, avant d'alimenter les jeux
d’eaux des parcs de Versailles et de Marly. L’aqueduc construit par
l’architecte Mansart l'atteste encore, surplombant avec majesté la
commune de ses arches majestueuses. C’est l’un des plus beaux
ouvrages hydrauliques de France. La montée des canalisations le
long du coteau de la Seine et les réservoirs encore utilisés par les
usines de traitement des eaux font partie des paysages classés.
Plusieurs châteaux furent construits là au XVIIIe siècle, en raison de
la proximité de la cour royale, comme le château et le pavillon de
musique de la comtesse du Barry, la belle favorite du roi Louis XV,
qui y résida la moitié de sa vie, jusqu’à son exécution en 1793. Au
XIXe siècle, s'élèvent le château de Voisins, actuel centre de
formation de la Banque nationale de Paris, le château Beauséjour,
actuelle mairie, le château de Prunay, sans oublier le charmant
château du Pont, qui date du XXe siècle. Avec l’arrivée du chemin
de fer au XIXe siècle, d’abord à Saint-Germain-en-Laye, puis à
Saint-Nom-la-Bretèche, des propriétés de grands bourgeois
s’installent à côté des châteaux. Ce sont les campagnes où l'on
passe le printemps et l’été… Des banquiers, Laffitte, Beer, Vernes,
de grands médecins, de hauts fonctionnaires, rencontrent dans les
salons de Mme Aubernon ou de Jean Dornis les écrivains Marcel
Proust, Guy de Maupassant, Leconte de Lisle, les musiciens Gabriel
Fauré et Camille Saint-Saëns, le sculpteur Emmanuel Fremiet, ou
les actrices Anaïs Aubert et Julie Bartet qui ont leur résidence à
Louveciennes. Mais le calme du village, ses grandes perspectives
sur la vallée de la Seine, une lumière douce, le charme d’une vie
rurale y attirent aussi, pendant une période très féconde de leur art,
les grands peintres impressionnistes : il y a plus de 120 tableaux de
Renoir, Pissarro, Sisley ou Monet qui représentent Louveciennes.
Peu de villages ont été aussi bien célébrés par ces chefs-d’œuvre,
maintenant dispersés dans les musées du monde entier. Plus
récemment, la commune abrita parmi ses résidents le Maréchal
Joffre, l’écrivain Anaïs Nin, le comte de Paris ou encore Brigitte
Bardot et de nos jours le journaliste Jean-Pierre Pernaut, l’acteur
Jean-Hugues Anglade, ou le chef d’orchestre Georges Prêtre.
Comptant environ 7 500 habitants, Louveciennes offre aujourd’hui
aux touristes, au travers des ruelles, des allées, des vieilles bâtisses
et des parcs qui entourent l’église, la découverte d’un patrimoine
historique et artistique immensément riche et parfaitement
conservé.

Visite
AQUEDUC DE LOUVECIENNES
Avenue Saint-Martin
L'aqueduc fut construit en trois ans par Jules-Hardouin Mansart,
Robert de Cotte et Vivier, à la fin du XVIIe siècle, pour diriger les
eaux de la Seine pompées par la célèbre Machine de Marly vers les
réservoirs de stockage destinés à alimenter les bassins et jeux d’eau
du parc de Versailles, puis ceux de Marly. Long de 643 m et haut de
25 m, il constitue l’un des plus beaux vestiges du plus grand
ouvrage hydraulique de l’époque, dont le souvenir a marqué la
physionomie de la région. L'aqueduc surplombe toujours la
commune de Louveciennes de ses 36 arches en plein-cintre –
terminées, à chaque extrémité, par une tour massive (« La Tour du
Levant » et « La Tour du Jongleur »). Au sommet de l'ouvrage, le
canal en plomb couvert de dalles mesure un mètre de large, pour
deux mètres de profondeur. La montée des canalisations le long du
coteau de la Seine comme les réservoirs, encore utilisés par les
usines de traitement des eaux, font désormais partie des paysages
classés.
LE CHÂTEAU DE VOISINS
Avenue Saint-Martin
Construit en 1691, le château de Voisins fut acquis en 1696 par le
marquis Louis Oger de Cavoye, ami d’enfance de Louis XIV et
grand Maréchal à la Cour. Il se trouvait ainsi à deux pas de
Versailles, de Marly et du Roi Soleil. On dit que ce dernier constituait
avec lui les listes d’invités des séjours à Marly-le-Roi. Louis XIV fit
d'ailleurs à plusieurs reprises le rare honneur de sa visite au château
de Voisins. Racine y aurait également séjourné à la fin de sa vie. À
la mort de Cavoye, cinq mois après celle de son royal ami, la
demeure fut habitée par la princesse de Conti, petite-fille de Louis
XIV et de Madame de Montespan. À la fin du XVIIIe siècle, le poète
André Chenier y résida. Sous la Restauration, le château fut rasé,
puis reconstruit. À la fin du XIXe siècle, c'est le banquier Guillaume
Beer qui en devint le propriétaire pour y tenir un salon littéraire. Puis
en 1946, la banque BNP-Paribas en fit l'acquisition. Il sert
aujourd’hui de centre de conférences à l’établissement bancaire.
Son parc est doté de nombreux équipements sportifs et notamment
d’un stade. Le château de Voisins ne se visite malheureusement
pas.
CHÂTEAU DU BARRY
Chemin de la Machine
www.seine-saintgermain.fr
Anciennement nommé Pavillon des Eaux, car il logeait sous Louis
XIV le gouverneur de la Machine de Marly, le domaine appartenant à
la Couronne passa entre les mains de plusieurs occupants qui en
firent progressivement un petit château. Louis XV y logea en
1769 sa favorite Jeanne du Barry, digne remplaçante de Madame de
Pompadour. Elle fit restaurer le domaine par l’architecte Ange-
Jacques Gabriel, qui l'orna de boiseries champêtres, et l'enrichit
d'une serre, d'une orangerie, d'un temple dorique... La comtesse du
Barry fit construire entre 1770 et 1772 le pavillon de Musique sur les
plans du jeune architecte Claude-Nicolas Ledoux, ayant obtenu du
roi le droit d’ajouter au sein de son parc un bâtiment destiné à
accueillir ses réceptions. Personnage contesté au sein de la cour du
monarque, la comtesse du Barry trouva refuge et resta exilée dans
son château dès 1776, jusqu’à sa mort sur l’échafaud en 1793. Le
château fut classé Monument historique en 1994 après avoir connu
une période d'abandon. Désormais restauré, il est ponctuellement
ouvert à la visite (renseignements sur le site de l'office de tourisme :
www.pays-des-impressionnistes.fr).
CHÂTEAU DU PONT
3, rue du Pont
www.seine-saintgermain.fr
info@seine-saintgermain.fr
Situé sur un coteau dominant la Seine, le charmant château du Pont
est l’un des plus anciens bâtiments de Louveciennes. Au XIIe siècle,
le domaine dépendait de la puissante abbaye de Saint-Denis. Le
château s'est transmis de génération en génération dans la même
famille depuis le XVIe siècle. La demeure actuelle date dans ses
grandes lignes du XVIIe siècle, comme en témoignent la hauteur
des toitures, la largeur des ouvertures ainsi que le bandeau de
pierre qui décore chaque façade. Il ne fut réellement habité qu'à la
fin du XVIIIe siècle. Il a subi au cours du temps de nombreuses
modifications, et les douves, le pont, le portail de pierres ainsi que
quelques corps de bâtiments sont les seuls éléments qui restent de
l’ancien château. Ils furent inscrits aux Monuments historiques en
1948.
MAISON DE RENOIR
9, place Ernest-Dreux
C’est la mère du célèbre peintre qui vécut dans cette modeste
maison logée au cœur du hameau de Voisins. Le jeune Auguste
Renoir avait alors l’habitude de venir lui rendre visite et c'est cette
même demeure qu'il fixa à jamais dans son tableau nommé la
Provende des Poules. Le lieu et son environnement n'ont, depuis,
presque pas changé. L'artiste a également peint plusieurs tableaux
aux alentours, notamment de nombreuses vues sur la vallée de la
Seine qui ont contribué à sa réputation. Le chef d’orchestre Charles
Munch et le compositeur Kurt Weill y ont également résidé dans le
courant du XXe siècle.

MAISONS-LAFFITTE
Maisons-Laffitte est connue pour être la cité du cheval, de part son
importante activité équestre et son hippodrome actuellement fermé.
Mais il n'en fut pas toujours ainsi. Petit village carolingien, Maisons-
Laffitte est une propriété ecclésiastique, appartenant aux moines de
Saint-Germain-des-Prés qui en font une exploitation agricole
prospère. À partir de 1050 et jusqu’à l’arrivée des Longueil en 1420,
Maisons-Laffitte est sous le protectorat de la riche famille de Poissy.
Sous René de Longueil commence la construction du château à
partir de 1634. Vendu à la fin du XVIIIe siècle au comte d’Artois,
frère de Louis XVI, le château est ensuite confisqué sous la
Révolution. Le château est racheté en 1804 par le maréchal Lannes
qui mourra en 1809 à Essling. Sa veuve revend le domaine au
banquier Jacques Laffitte en 1818. Celui-ci lance les activités
hippiques. Les constructions du parc, l’installation de la gare sur
l’axe Paris – Rouen et le développement des courses hippiques
stimulent la ville. Aujourd'hui, Maisons-Laffitte, Cité du cheval,
possède le plus grand hippodrome de la région parisienne, ainsi
qu'un centre d'entraînement hippique de 130 ha (soit près d'un tiers
de la superficie de la ville) qui accueille quotidiennement près de
700 chevaux de course. La ville a obtenu la marque « Ville
impériale », un label qui distingue les villes pour leur patrimoine, qu'il
soit du Premier ou du Second Empire.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DE MAISONS-LAFFITTE
41, avenue de Longueil
✆ 01 39 62 63 64
www.tourisme-maisonslaffitte.fr
contact@tourisme-maisonslaffitte.fr
Le site Internet de l'office de tourisme est complet et bénéficie d'une
belle mise en page. Toutes les informations sur la ville, son
patrimoine (cité du cheval, parc et château, forêt de Saint-Germain)
et ses activités (sorties, restauration, hébergement) sont disponibles
en quelques clics. Sur place, vous seront proposés un large choix de
dépliants, des conseils avisés et pour les anglophones, une parfaite
maîtrise de la langue de Shakespeare. Vous pourrez également
réserver vos places pour diverses sorties sur place, la majeure
partie étant en rapport avec le monde équestre.

Visite
CHÂTEAU DE MAISONS
2, avenue Carnot
✆ 01 39 62 01 49
www.chateau-maisons.fr
chateaudemaisons@monuments-nationaux.fr
Bâti au milieu du XVIIe siècle sur les plans du célèbre architecte
François Mansart, le château de Maisons fut édifié pour René de
Longueil, futur surintendant des finances, pour recevoir le Roi après
la chasse. Sa majesté, sa symétrie, l’équilibre de ses formes et
l’élégance de ses toitures, en font un modèle qui préfigure l’art
classique français et annonce Versailles. Le domaine resta la
propriété des Longueil et de leurs descendants jusqu'en 1777, date
à laquelle il sera acquis par le comte d'Artois, frère de Louis XVI. Au
XIXe siècle, les propriétaires se succéderont, parmi lesquels le
maréchal Lannes et le banquier Jacques Laffitte. En 1905, l'État
rachète l'édifice qui deviendra une annexe du département des
sculptures du Musée du Louvre. Ce n'est qu'en 1980 que le château
sera accessible quotidiennement aux visites. À l'intérieur, on peut y
admirer la Grande Galerie, l'appartement du Roi, le vestibule
d'honneur et son grand escalier, du mobilier et des peintures des
XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Plusieurs possibilités s'offrent à vous
pour visiter le château : les visites libres avec audioguides gratuits,
les visites-conférences, les visites commentées des grands
appartements, les visites insolites ou exceptionnelles. Et puis le
château est en mouvement permanent, à l'image de la restauration
en cours du portail d'honneur, et qui rendra un lustre absolu à
l'entrée de ce magnifique lieu. Depuis 2017, le château géré par
le Centre des monuments nationaux (CMN) accueille des meubles,
peintures et objets du château de Saint-Ouen, commandés
personnellement par Louis XVIII en 1824-1825. Cet ensemble a été
créé pour le château de Saint-Ouen et pour Zoé Victoire Talon de
Baschi, alias Mme du Cayla (1785-1852), le dernier amour du roi
Louis XVIII. Aristocrate ultraroyaliste, elle a participé aux choix de
son propre intérieur. Elle a suivi le chantier du château et connaissait
personnellement certains des artisans impliqués.
CHÂTEAU DE MAISONS - Château de Maisons.
© CMN
MAISON DE LUIGI CASTIGLIONI
✆ 01 39 62 63 64
Le célèbre peintre et affichiste italien Luigi Castiglioni (1936-2003) a
fait ses armes en tant que scénographe à la Scala de Milan, puis
avec le grand Fellini à Cineccita, pour finalement prendre ses
quartiers à Paris où il devient illustrateur pour L'Express, Valeurs
Actuelles et Le Point. S'il devient la coqueluche des agences de
pubs dans les années 1970, c'est sa fameuse affiche pour le
combat de boxe Monzon/Bouttier qui va amorcer une révolution
dans l'image sportive. Par ailleurs, Luigi Castiglioni réalisera des
affiches pour Médecins du Monde ou la Croix-Rouge internationale,
preuve de sa sensibilité à la cause Humanitaire. En 1978, il devient
le premier artiste qui, de son vivant, exposera à la Bibliothèque
nationale et réalise, cette même année, une fresque monumentale
sur les murs de l’Hôtel de police de Maisons-Laffitte. Son jardin et
sa maison, totalement peints de ses fresques à la poésie certaine et
colorée, sont accessibles en visite guidée d'1h30. Un joli moment
d'évasion et d'histoire de l'image !
LE PARC DE MAISONS-LAFFITTE
Entrée avenue Eglé
parcmaisonslaffitte.org
asp@parcmaisonslaffitte.org
Le parc s'étend sur plus de la moitié de la surface de la ville et
constitue, avec le château, une référence historique voire identitaire
de Maisons-Laffitte. Appartenant à René Longueil au XVIIe siècle,
les 300 ha de la propriété furent aménagés selon deux artères,
définies par François Mansart, correspondant de nos jours aux
avenues Albine et Eglé. En 1658, le domaine fut érigé en marquisat
par Louis XIV et le roi autorisa à cette occasion sa clôture. Les
caves du Nord au bout de l’avenue Albine sont les restes
monumentaux de l’ancienne entrée du roi. Le tracé définitif et le
boisement du parc ne seront réalisés qu’au XVIIIe siècle. En 1818,
le banquier Jacques Laffitte racheta le domaine, et ce n’est qu’en
1833, qu’il décide de le lotir et d’en faire « une ville composée de
maisons de campagne ». Les premiers acquéreurs en sont des
bourgeois parisiens appartenant au monde du spectacle et des
affaires. Durant le dernier siècle, l'espace du parc abrita les
demeures de personnalités telles que Franck Jay Gould, l’Aga Khan,
Jacques Fath ou encore Jean Cocteau…

MARLY-LE-ROI
Marly-le-Roi - Marly-le-Roi.
© Pack-Shot – Shutterstock.com

La présence de monuments mégalithiques sur le territoire de Marly


atteste d’une occupation humaine dès le IVe millénaire avant Jésus-
Christ. C’est en 697 de notre ère qu’apparaît pour la première fois le
nom de Marly, Mairilacus, sur un acte mérovingien, qui relate un
échange de terres entre l’abbaye parisienne de Saint-Germain-des-
Prés et un aristocrate. En 1087, Hervé de Montmorency fait élever
une forteresse (castrum) à laquelle il adjoint une église. Le territoire
de Marly se trouve donc loti en deux paroisses, Marly-le-Chastel et
Marly-le-Bourg, administrées par l’abbaye de Coulombs, qui
implante un prieuré au XIIe siècle. Lorsque Louis XIV prend la
décision de faire bâtir son nouveau château à Marly, il donne
naissance à l’actuel Marly-le-Roi, en ordonnant la fusion des deux
paroisses en 1681. C’est en lisière de la grande forêt de chasse
royale de Marly que Louis XIV confie à Jules Hardouin-Mansart la
construction d’un château et d’un parc plus intimes que Versailles.
Bâtisseur dans l’âme, Louis XIV peut y donner libre cours à ses
idées et réaliser un domaine idéal alimenté en eau depuis la Seine
grâce à la Machine de Marly, mise au point par l’ingénieur
Rennequin, auteur d’une des plus spectaculaires prouesses
technologiques de son époque.
Le charme romantique qui se dégage du domaine royal (réduit à
l’état de ruines sous l’Empire) attire de nombreuses élites
parisiennes jusqu’au milieu du XXe siècle. D’Alexandre Dumas à
André Malraux, de Sieyès au général de Gaulle, d’Alfred Sisley à
Aristide Maillol, aristocrates, banquiers, hommes politiques, artistes,
écrivains et intellectuels s’installent ou séjournent dans ce petit
village parsemé de luxueuses propriétés.
Au XXe siècle, Marly-le-Roi se développe sous le sceau de
l’innovation avec d’une part, la construction du plus grand ensemble
immobilier intégré de France suivant les principes de la charte
d’Athènes aux Grandes Terres et du premier collège audiovisuel de
France et d’autre part, avec l’installation de l’Institut national
d’éducation populaire et du groupe d’assurances Drouot (Axa). Vous
pourrez découvrir un ensemble de plaques et pupitres historiques
implantés dans l’espace public afin de répondre à la curiosité des
visiteurs.
Le vieux village : avec ses ruelles pavées, bordées de maisons
aux volets colorés et ses hôtels particuliers, le vieux Marly a
conservé tout le charme et le caractère original de son architecture
du XVIIe-XVIIIe siècle. Ce quartier a été le décor de nombreux films
comme Razzia sur la Schnouf, La famille Duraton, Le mannequin
assassiné, Ne réveillez pas un flic qui dort ou Louis enfant-roi. La
Grande Rue, en face de l’entrée du parc et les rues attenantes, sont
bordées de belles bâtisses en pierre de taille et de maisons rurales
avec lucarnes. La rue Madame est surnommée ainsi en souvenir de
la princesse Palatine qui a séjourné dans la ville. C’est au n°6 que
fut arrêté Alexandre Stavisky, le plus grand escroc de l’entre-deux
guerres. Remontant la Grande Rue, vous trouverez l’hôtel dit « du
comte de Toulouse », les communs de l’hôtel du duc de Gesvres, la
maison natale du numismate Joseph Pellerin, puis la rue Pierre-
Bourdan, celle de l’académicien André Theuriet, la villa Melesvill et le
Domaine des Ombrages.

Les bonnes infos


BUREAU D'INFORMATION TOURISTIQUE
2, avenue des Combattants
✆ 01 30 61 61 35
www.seine-saintgermain.fr
info@seine-saintgermain.fr
Le Bureau d’Information Touristique est une antenne de l’Office de
Tourisme Intercommunal Saint Germain Boucles de Seine. Cette
structure touristique regroupe les villes d’Aigremont, Bezons,
Carrières-sur-Seine, Chambourcy, Chatou, Croissy-sur-Seine,
Fourqueux, Houilles, L’Etang-la-Ville, Le Mesnil-le-Roi, Le Pecq, Le
Port-Marly, Le Vésinet, Louveciennes, Mareil-Marly, Marly-le-Roi,
Montesson, Saint-Germain-en-Laye et Sartrouville. De nombreuses
activités sont organisées par cet office très dynamique, des
croisières musicales aux randonnées avec guide en forêt, en
passant par des promenades théâtralisées en ville. On vient
également piocher ici toutes sortes d’informations utiles, notamment
concernant le bel éventail de balades à faire dans les environs : en
vélo, à pied, ou en bateau, le long de la Seine, en forêt ou dans les
villes.

Visite
DOMAINE NATIONAL DE MARLY-LE-ROI
7, avenue des Combattants
Pavillon des Gardes
✆ 01 30 83 78 00
www.chateauversailles.fr
Dans les années 1670, le roi Louis XIV se prend à rêver d'une
demeure moins officielle, d'un château intime, loin de la grandeur et
des fastes de Versailles. Pour ce projet très personnel, il choisit
Marly et son vallon giboyeux. Dès le printemps 1679, commence
l'édification du domaine, sur des idées du peintre Le Brun, puis sur
les plans de Jules Hardouin-Mansart. Louis XIV se rend une
première fois au domaine en 1684 ; le premier « Marly », séjour du
roi et de quelques privilégiés, a lieu en 1686. Au fil du règne, être
convié par le roi à l'une des parties champêtres de Marly devient
l'honneur le plus brigué. Là, quelques jours durant, l'étiquette est
assouplie, et l'on côtoie le souverain au plus près. Le domaine se
composait d'un ensemble architectural morcelé. Au centre, le
château royal de plan carré ; dans sa prolongation, douze pavillons
pour les invités, répartis en deux alignements encadrant une
succession de bassins formant un linéaire d'eau. On peut encore
voir au sol le tracé du château et de quatre pavillons. Le parc, où
l'on se promène librement, était orné de bosquets, de sculptures, et
de jeux d'eau généreusement alimentés par la fameuse Machine.
Durant les trente années qui suivirent sa construction, le domaine ne
cessa de s'embellir. Louis XIV vieillissant y trouva un champ de
prédilection pour sa passion de l'architecture, et la possibilité de
réaliser un lieu idéal, plus souplement qu'à Versailles où il était
tributaire d'un château préexistant. Sous la régence, Marly faillit
disparaître, mais le duc de Saint-Simon s'y opposa farouchement et
obtint gain de cause. Louis XVI et Marie-Antoinette seront les
derniers à y séjourner, et, après la Révolution, le domaine fut laissé
à l'abandon. En 1879, un industriel le racheta et fit démolir le
château, en ruines. Aujourd'hui seuls subsistent le parc et l'abreuvoir
orné des célèbres Chevaux sculptés par Coustou. Le musée
promenade, installé près de la grille royale, retrace l'histoire de ce
château disparu du Roi-Soleil.
ÉGLISE SAINT-VIGOR
Rue de l'Église
L’église de Marly-le-Roi fut offerte à la paroisse réunie de Marly-le-
Roi par Louis XIV qui en commanda les plans et l’exécution à Jules
Hardouin-Mansart et Robert de Cotte. L’édifice fut consacré en
1689 sous le vocable de Saint-Vigor Saint-Étienne en l’honneur des
saints patrons des deux paroisses primitives de Marly. Elle bénéficie
d’une architecture tout à fait singulière mêlant des éléments
gothiques traditionnels et classiques inspirés par les préceptes de la
Contre-réforme. Louis XIV a largement participé à son ameublement
qui se compose notamment de l’ancien maître-autel de la chapelle
provisoire de Versailles encadré par deux anges monumentaux de
Noël Jouvenet et orné d’une prédication de Saint-Vigor de Friedrich
Bouterwerk. Du prieuré médiéval de Marly-le-Bourg, elle conserve la
cloche « Ave Maria » de 1473. Les autels de transept rappellent
l’histoire de saint Thibaut, natif de Marly et célèbre abbé des Vaux
de Cernay. On retrouve au Musée du Domaine Royal de
Marly plusieurs des tableaux et objets liturgiques dont Louis XIV
avait doté l'église.
La Ville a mis en œuvre de 2015 à 2018 des travaux de restauration
de l'édifice, qui ont permis une rénovation globale du bâtiment tout
en redonnant à l'église un aspect plus conforme à celui qu'elle avait
à l'origine.
LE VIEUX VILLAGE
Avec ses ruelles pavées, bordées de maisons aux volets colorés, le
vieux Marly est une destination de balade agréable, où il fait bon
flâner, après une promenade dans le parc du domaine et avant de
conclure l'escapade dans l'un des restaurants de la rue principale.
Au XVIIe et XVIIIe siècle vivaient là des vignerons, des
commerçants, le personnel du château et quelques bourgeois. La
Grande Rue, en face de l’entrée du parc, et les rues attenantes,
sont bordées de belles bâtisses en pierre de taille et de maisons
rurales avec lucarnes. La rue Madame est surnommée ainsi en
souvenir de la princesse Palatine qui a séjourné dans la ville. Au n°
6 fut arrêté Alexandre Stavisky, l’un des plus grands escrocs du XXe
siècle, qui fut ensuite brièvement incarcéré avant de reprendre une
vie de faste, de se compromettre à nouveau puis de finir ses jours à
Chamonix – suicide pour certain, exécution pour d'autres,
déclenchant une crise politique majeure en France qui aboutit à
l'arrivée au pouvoir du front populaire. Sur la place de la Vierge, une
statue rappelle le souvenir de l’église originelle, détruite au XVIIe
siècle et remplacée par l'église actuelle sur les souhaits de Louis
XIV. Des itinéraires de promenades sont en vente à l’office de
tourisme.

MARNES-LA-COQUETTE
À l'origine hameau de Saint-Cloud, Marnes est connu depuis le
début du XIIIe siècle. La qualité de vie de ce village bourgeois
entouré de forêts et de parcs lui vaut le surnom de « la Coquette ».
Avec un peu plus de 1 700 habitants, c'est la commune la moins
peuplée des Hauts-de-Seine. Près des deux tiers de son territoire
sont aujourd'hui occupés par des forêts domaniales. Son cadre de
vie champêtre et coquet, à quelques minutes seulement de Paris,
en a fait le repaire de personnalités et de stars depuis longtemps :
Louis Pasteur, Maurice Chevalier ou Jean Marais, par exemple.
Notez enfin que la commune est le point de départ de jolies
promenades et abrite les célèbres Haras de Jardy.

Visite
ÉGLISE SAINTE-EUGÉNIE
1, place de la Mairie
✆ 01 47 41 28 20
Cette église fut construite en 1859 grâce au financement personnel
de Napoléon III. Elle porte d'ailleurs le prénom de son épouse.
L'aspect extérieur de l'église est harmonieux, à l'image du village, et
son allure est typique d'une église de campagne. Sa couleur ocre
tranche avec les autres lieux de culte de la région, permettant ainsi
de le distinguer sans problème. Le porche est surplombé d'un
clocher carré coiffé en bâtière. À l'intérieur, la nef est rectangulaire
et se finit par une abside en cul-de-four. Les vitraux, enfin, on été
créés par le maître verrier Lorin et installés en 1909. Pour
l'anecdote, notez que l'empereur résidait souvent au domaine de
Villeneuve-l'Étang, là où Pasteur installa ensuite son laboratoire.
MÉMORIAL DE L'ESCADRILLE LA FAYETTE
5, boulevard Raymond-Poincaré
Ce mémorial, inauguré le 4 juillet 1928, commémore l'entrée en
guerre des aviateurs américains de l'escadrille La Fayette pendant la
Première Guerre mondiale. Les 68 aviateurs morts au champ
d'honneur reposent aux côtés de leurs chefs dans une crypte semi-
circulaire ornée de treize vitraux. Le monument revêt l'apparence
d'un arc monumental flanqué de colonnades aux extrémités
desquelles sont rattachés deux pavillons. L'intérieur de l'arc est
décoré de deux cartouches dans lesquels sont sculptés les portraits
de La Fayette et de Washington. La voûte est recouverte de
médaillons hexagonaux et une mosaïque représente l'emblème de
l'escadrille : une tête de Sioux. Chaque année, s'y tiennent des
cérémonies militaires comme le Memorial Day et l'armistice du
11 novembre.

MEUDON
Ville très ancienne, Meudon, qui compte plus de 45 000 habitants,
est remarquable par son histoire empreinte d'une présence noble et
royale. Le hameau prospère à l'ombre de son premier château
construit au XVIe siècle. C'est aussi un lieu de séjour prisé par les
artistes : l'ancienne demeure du célèbre sculpteur Rodin abrite
désormais un musée. Meudon possède aussi un passé artisanal et
industriel non négligeable : un grand observatoire et l'Office national
d'études et de recherches aérospatiales s'y sont implantés.
Aujourd'hui, Meudon est une commune résidentielle prisée,
notamment en raison de son cadre champêtre à quelques
encablures de la capitale : que ce soit par le tramway ou le RER,
Paris n'est qu'à quelques minutes, alors que la ville offre une vaste
forêt vous donnant l'impression d'être en pleine campagne.
Visite
CHÂTEAU DE BELLEVUE
Rue Basse-de-la-Terrasse
Édifié au milieu du XVIIIe siècle pour la marquise de Pompadour, par
l'architecte Jean Cailleteau dit Lassurance, le château de Bellevue
est une superbe bâtisse entourée d'un grand parc verdoyant. Le
domaine sera vendu à Louis XV et l'architecte Jacques-Ange Gabriel
le remaniera pour en faire une maison royale. Pendant la
Révolution, le château est pillé et le mobilier est dispersé. De nos
jours, il ne reste de ce domaine que quelques vestiges, comme le
pavillon Petit-Bellevue, une partie de la terrasse (aujourd'hui place
du Président-Wilson), une grotte artificielle et une maison de gardes.
Aujourd'hui, se trouver sur ces lieux, c'est un peu faire un voyage
dans le temps.
DOMAINE NATIONAL DE MEUDON
Place Jules-Janssen
Avenue de Trivaux
✆ 01 46 23 87 13
www.ville-meudon.fr
RER C Meudon-Val Fleury
Au XVIe siècle, un premier château a été bâti sur ces terres. Tout
comme l'ensemble du domaine, il subira de nombreuses
transformations au fil des siècles. Louvois, ministre de la guerre de
Louis XIV, fut l'un de ses propriétaires. Il fit appel à Le Nôtre afin
d'organiser de vastes jardins. Une nouvelle demeure appelée
Château Neuf est construite pour le Dauphin, fils du roi Soleil, sur
les plans de Mansart. Le Château Vieux sera quant à lui démoli au
début du XIXe siècle. Aujourd'hui, le domaine de 9 ha appartient à
l'État, mais est constitué de deux parties distinctes. L'une, qui
englobe le château, des communs et des jardins, dépend du
ministère de l’Éducation nationale. C'est là que se trouve
l'observatoire. L'autre, gérée par la Ville de Meudon, est accessible
au public. Elle comprend une majestueuse terrasse et une orangerie
de Le Vau. Les lieux sont classés Monuments historiques depuis
1972. Immense, la terrasse mesure plus de 61 000 m2 et offre une
vue époustouflante sur Paris. Notez enfin que le lieu constitue un
splendide cadre pour une promenade, et que la sensation de se
trouver en pleine campagne a quelques kilomètres de la capitale
seulement est unique.
ÉGLISE SAINT-MARTIN
45, rue de la République
✆ 01 45 34 19 97
www.paroisse-stmartin.org
saintmartin-92@wanadoo.fr
RER C Meudon-Val Fleury
Si l'on sait qu'une église a été bâtie au XIIe siècle à Meudon, il n'en
reste aucune trace. L'origine de l'église Saint-Martin remonterait à
1570, et a été agrandie d'une nef et d'un clocher une centaine
d'années plus tard. Classée aux Monuments historiques en 1996,
elle comprend des boiseries du XVIIIe siècle et des tableaux.
L'édifice a récemment fait l'objet de longs travaux de restauration –
l'orgue ayant été restauré en 2013 – grâce au soutien de la ville de
Meudon et fait la fierté de bon nombre de ses habitants.
FOLIE HUVÉ
13, route de Vaugirard
Tramway T2 station Meudon-sur-Seine.
Située sur les bords de Seine dans un environnement mi-urbain, mi-
verdoyant, cette demeure a été construite en 1785 par l'architecte
Jean-Jacques Huvé (1742-1808) pour son propre usage et qu'il
utilisera de 1788 à 1793. Celui-ci fut inspecteur des Bâtiments du roi
et maire de Versailles et vit sa carrière s'arrêter durant la Révolution
française. Ses formes, son achitecture et son originalité lui valent
même d'être reproduite dans le recueil d'architecture civile de Jean-
Charles Krafft, en 1812. La maison présente une rotonde en façade
manifestant un croisement d'influences italiennes et
françaises. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la proximité des
usines sur l'île Seguin lui a valu quelques dégâts, ces dernières
étant bombardées à intervalles réguliers. Elle fut classée aux
Monuments historiques en 1944 et a même reçu la visite de
Napoléon. Malheureusement, elle ne se visite qu'à de très rares
occasions, et pour l'apercevoir, il vous faudra vous rendre sur place
d'où, derrière une grille entre deux bâtiments austères, cette folie
s'ouvrira (un peu) à vous.
FORÊT DOMANIALE DE MEUDON
✆ 01 30 84 11 40
La forêt de Meudon vit pendant longtemps se dérouler dans ses
bois des rites druidiques sacrés. Les 1 100 ha de superficie de cette
forêt domaniale s'étendent sur six communes, de Sèvres à
Villacoublay. À quelques kilomètres de l'activité de la capitale
seulement, elle est traversée par l'ancienne route royale, le Pavé de
Meudon, tracée pour le Dauphin sur l'initiative de Louvois pour
rejoindre Versailles. Vous pouvez toujours suivre le parcours de cette
route royale. Le Pavé – ou « route des Gardes » – est très
accidenté avec une pente pouvant atteindre jusqu'à 14 % de
déclivité, bien connue et redoutée des coureurs qui participent à la
course « Paris-Versailles » chaque année en septembre. Plus
naturelle que les bois de Boulogne et de Vincennes, celle-ci est
presque aussi proche de la capitale, tout en étant parsemée
d'installations sportives diverses. Les transports en commun vous y
mènent assez facilement, et vous pouvez également la rejoindre
facilement en vélo. Seul hic : elle est coupée en deux par la N118.

MONTMORENCY
Située à l'écart des grands axes de circulation, cette ville d'une
grosse vingtaine de milliers d'habitants possède une riche histoire.
Au Xe siècle, ses terres devinrent le fief de Bouchard le Barbu, dont
les descendants prendront le nom de Montmorency. Cette famille a
été très liée au pouvoir royal au fil des siècles. En furent issus : six
connétables, douze maréchaux et quatre amiraux. Si le château
féodal a disparu, le centre ancien de la commune a conservé son
charme. Dès le XVIIe siècle, la ville fut le siège d'hôtes de marques.
Ce sont Le Brun, peintre officiel de Louis XIV, puis le financier
Crozat, qui reprend son château et fait édifier à sa place une
demeure plus vaste. C'est ensuite Jean-Jacques Rousseau, qui y
écrit ses œuvres les plus importantes. Au XIXe siècle, Montmorency
demeure un lieu de villégiature apprécié. Le calme de la forêt, les
guinguettes de la Châtaigneraie, les promenades en âne et les
cerises, attirent les célébrités jusqu'à l'aube de la Grande Guerre.
Aujourd'hui, la ville a conservé son côté chic – et est perçue comme
telle – et regorge de chouettes choses à découvrir.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME PLAINE VALLEE
Place du Château-Gaillard
✆ 01 39 64 42 94
L'office de tourisme de Montmorency, géré par la communauté
d'agglomération Plaine Vallée est fiable et efficace ! Installé dans la
curieuse conciergerie de Château-Gaillard depuis de très
nombreuses années, vous y serez accueillis avec une grande
gentillesse. Vous y trouverez une documentation fournie, notamment
une brochure offrant plusieurs circuits pour découvrir les indices du
passé prestigieux de la ville. La visite des sentes de la ville doit
également commencer par un passage ici. Un chouette lieu.

Visite
CHÂTEAU DU DUC DE DINO
Avenue Charles-de-Gaulle
À cet emplacement, s'élevait autrefois le château du XVIIIe siècle de
Charles Le Brun puis Pierre Crozat. Il était entouré d'un immense
parc, qui fut démantelé en 1820. Le banquier Léopold Sée,
propriétaire d'une parcelle du domaine, fit construire à partir de
1879 cette grande demeure de style Renaissance par l'architecte
Cuvillier. En 1887, le duc de Dino, arrière-petit-neveu de Talleyrand,
devint propriétaire des lieux et acheva les travaux. Le château et
une partie du parc qui l’entoure appartiennent à la Ville de
Montmorency depuis 1991. Le bâtiment abrite aujourd'hui un foyer
éducatif.
COLLÉGIALE SAINT-MARTIN
Rue du Temple
✆ 01 39 64 23 89
Cette église a été construite au XVIe siècle dans un style gothique
flamboyant par Guillaume de Montmorency. Il fit édifier le chœur et
les quatre premières travées de la nef. L'édifice sera achevé par son
fils, le fameux grand connétable Anne, entre 1557 et 1563 : la
construction de la nef terminée, il la ferme par un simple mur.
L'église était destinée à abriter les tombeaux des membres de la
famille. La façade édifiée au XVIIe siècle par les oratoriens fut
entièrement reprise au XIXe par l'architecte Lucien Magne. Les
gisants des Montmorency furent détruits durant la Révolution ; une
partie d'entre eux se trouvent désormais au musée du Louvre. Les
gisants que l'on peut voir dans cette église sont des souvenirs
légués par des exilés polonais réfugiés à Montmorency au début du
XIXe siècle. Les vitraux, magnifiques, sont anciens.
HÔTEL DE VILLE
Avenue Foch
Construit à la fin du XVIIIe siècle à la demande du bourgeois
parisien Nicolas-Louis Goix, cet édifice abrite les locaux municipaux
de Montmorency depuis 1906. Situé dans un domaine d'environ
13 hectares, cette demeure est l’œuvre de l'architecte Lerride. Elle
adopte les lignes droites caractéristiques du style néoclassique alors
en vogue. Le domaine fut loti à partir de 1862 par son propriétaire
Émilien Rey de Foresta, qui devint par la suite maire de la ville. Le
parc est ouvert à la promenade.
L'ORANGERIE
Rue du Temple
À la fin du XVIIe siècle, Charles Le Brun, peintre de Louis XIV, fit
construire sur les hauteurs de Montmorency une somptueuse
propriété dans un vaste parc. L'ensemble sera racheté au siècle
suivant par le financier Pierre Crozat. À proximité du château, ce
dernier fit édifier en 1719 une orangerie. Parachevant ainsi
l'élaboration de son parc, ce magnifique bâtiment de jardin servait à
protéger les arbres fruitiers de la rudesse de l'hiver. C'est l'architecte
Gilles-Marie Oppenordt, un élève de Jules Hardouin-Mansart, qui a
tracé les plans de l'édifice semi-circulaire de 68 mètres de long.
Depuis 1975, le bâtiment est inscrit à l'inventaire des Monuments
historiques. Rachetée en 1984 par le conseil municipal, l'Orangerie
fut restaurée et abrite désormais le conservatoire de la ville.
MUSÉE JEAN-JACQUES ROUSSEAU
5, rue Jean-Jacques-Rousseau
✆ 01 39 64 80 13
museejjrousseau.montmorency.fr
rousseau-museum@ville-montmorency.fr
Le Mont-Louis est une sobre maisonnette où vécut Jean-Jacques
Rousseau de 1757 à 1762. Pendant cette période féconde, le
philosophe a rédigé la Lettre à d'Alembert sur les spectacles, La
Nouvelle Héloïse, Du contrat social et L'Émile. Poussé à la fuite
lorsque cette dernière œuvre fut censurée, il se réfugia en Suisse.
Dans la demeure, vous pouvez découvrir son cadre de vie et une
évocation de ses idées grâce à du mobilier d'époque et divers
documents. Une partie de la maison, ajoutée au XIXe siècle, est
quant à elle dédiée à des expositions temporaires. Au fond du petit
jardin s'élève le donjon, un abri de pierres dans lequel Rousseau
écrivait. À proximité, la Maison des Commères abrite les activités
éducatives du musée et une bibliothèque consacrée au philosophe
(au 4 rue du Mont-Louis). Tout au long de l'année, le lieu est le
cadre d'événements ponctuels ou non, comme la participation à
l'opération Rendez-vous au jardin, ou d'ateliers-philo de manière
régulière. Rénové il y a quelques années, à l'occasion du
tricentenaire de la naissance de Rousseau, le musée est accessible
à tous, enrichissant, et l'on reste stupéfait de voir à quel point les
lieux ont peu changé.
LES SENTES DE MONTMORENCY
Office de tourisme
www.montmorency-tourisme.fr
ot@ville-montmorency.fr
Il y en a pour tous les goûts et toutes les formes (physiques !)...
Plus ou moins dénivelés, plus ou moins boisés, mais toujours
bucoliques, sept parcours balisés aux couleurs de l'arc en ciel
proposent des balades d'un à quatre kilomètres, le long des
fameuses « sentes » de Montmorency. On se faufile le long des
jardins et vergers, entre la forêt et les terasses de propriétés
séculaires. Au fil du chemin, on découvre des jardins, comme celui
de la Châtaigneraie, labellisé Arbres remarquables par son riche
peuplement, qui porte le souvenir de Jean-Jacques Rousseau. On
emprunte le chemin du Mont-Griffard, « aux cent marches », puis
l'on passe sous un élégant petit pont du XVIIIe siècle. On se
souvient, dans la sente des Vignes, du passé viticole disparu de la
ville, avant de s'engager sur le tracé de l'ancien « Refoulons », le
chemin de fer qui reliait Enghien à Montorency. Pour bénéficier des
informations nécessaires, ne pas rater son chemin et surtout bien
voir ce qui vous entoure, passez en amont par l'office de tourisme !

NANTERRE
Nanterre viendrait des mots celtiques nemeto, temple, et dor,
forteresse, latinisés en Nemetodurum. Située en bord de Seine,
Nanterre est une ancienne terre de maraîchers qui est devenue la
capitale administrative des Hauts-de-Seine. On y trouve les sièges
du conseil général et de la préfecture, ainsi que l'université Paris X
et le théâtre national Nanterre Amandiers. Même si ses 1 220 ha
sont morcelés par les voies rapides, les bretelles d'autoroute, les
lignes de train et de RER et les immeubles du quartier d'affaires de
la Défense, la ville a su préserver des traces de son passé avec ses
anciens corps de ferme, son puits Sainte-Geneviève, ses immeubles
des XVIIIe et XIXe siècles et son vieux centre autour de la rue
Maurice-Thorez, dotée de très nombreux petits commerces. La
commune, ouvrière et tertiaire, à la lisière de la Défense, est l'une
des plus importantes de la petite couronne, avec près de
95 000 habitants. Aujourd'hui, le secteur situé sur la ville dans le
prolongement de la Grande Arche de la Défense est l'objet
d'immenses travaux, donnant progressivement naissance à un
nouveau quartier. Ainsi la « Paris La Défense-Arena », immense
salle de spectacle inaugurée il y a deux ans, est le symbole de cette
métamorphose. Le secteur est d'ailleurs hérissé de grues. Déjà très
bien desservie par les transports, la ville devrait accueillir dans les
prochaines années le prolongement de la ligne E du RER, ainsi que
la future ligne 15, actuellement en travaux.

Visite
ANCIENNE USINE DU DOCTEUR PIERRE
18, avenue du Général-Gallieni
RER A Nanterre-Ville
En 1837, le docteur Pierre Mussot fonde à Asnières une usine de
distillation d'alcool et de menthe, laquelle est transférée à Nanterre
en 1901 dans un nouveau bâtiment. Sur près de 80 hectares, on y
cultive la menthe poivrée qui est à la base de toute la gamme de
produits pharmaceutiques du Docteur Pierre, notamment de ses
dentifrices. Reprise en 1914 par les parfums Forvil, l'entreprise cède
la place en 1966 au fabricant de vêtements pour enfants et futures
mamans Natalys qui y établit son siège jusqu'en 2007. Classé
monument historique en 1992, ce bel exemple d'architecture
industrielle est depuis lors resté sans affectation. Un projet de
réhabilitation, dans les cartons depuis de nombreuses années,
commence enfin à sortir de terre, avec logements et bureaux, mais
qui permettra également à l'ancienne usine de devenir un lieu
d’expérimentation et de travail pour les nouveaux arrivants du
secteur alimentaire. De quoi donner l'opportunité de mieux mettre en
valeur l'édifice, et ce qui vous donnera aussi l'occasion de découvrir,
ou redécouvrir, un ensemble architectural hors pair, entre voie ferrée
et axe routier, et qu'il vous est donné d'admirer pour l'instant de
l'extérieur !

NEUILLY-SUR-SEINE
Neuilly-sur-Seine - Pont de Neuilly et Arc de Triomphe
© BDLM – Iconotec
C'est l'une des communes les plus riches de France, et
principalement connue comme telle. Neuilly-sur-Seine, trait d'union
entre l'ouest parisien chic et la Défense, est bordée par la Seine, à
l'ouest, et par le bois de Boulogne, au sud. Succession de quartiers
résidentiels et chics (Bagatelle-Saint James-Madrid, Sablons,
quartiers du parc ou du pont), la ville est également extrêmement
dynamique, tant sur le plan commercial qu'économique, avec la
présence de plusieurs grands groupes. Coupée quasiment en son
milieu par l'avenue Charles-de-Gaulle, dont la couverture est un
serpent de mer depuis de nombreuses années, Neuilly-sur-Seine est
riche d'un passé historique conséquent. Un traité portant le nom de
la ville fut signé en 1919 entre les alliés et la Bulgarie, suite au traité
de Versailles. Dans un autre registre, pendant près d'un siècle et
jusque dans les années 1970, la ville a connu une intense activité
dans le domaine de la parfumerie : quelle autre industrie pouvait
s'installer dans une commune si chic ? Aujourd'hui peuplée d'environ
60 000 habitants, un chiffre stable depuis 30 ans, Neuilly-sur-Seine
mérite un détour.

Visite
CHÂTEAU DE NEUILLY
52, boulevard d'Argenson
M° Pont de Neuilly
Le château de Neuilly fut construit au milieu du XVIIIe siècle d'après
les plans de Jean-Sylvain Cartaud. Son propriétaire est alors le duc
d'Argenson, qui recevait chez lui Voltaire, Rousseau et Diderot. La
demeure est ensuite occupée par Talleyrand puis par Murat, qui fera
rajouter l'aile gauche au début du XIXe siècle, par l'architecte Pierre-
François Fontaine. Puis c'est à la sœur de Napoléon Ier, Pauline
Borghèse, que le château appartiendra quelques années plus tard.
À partir de 1818, la propriété revient à la famille d'Orléans et le roi
Louis-Philippe en fera sa résidence d'été. En 1848, le château est
pillé et incendié. Sous Napoléon III, les lieux deviennent un parc
public, puis un lotissement. En 1907, l'aile droite, dite pavillon de
Madame Adélaïde, est acquise par la congrégation des Sœurs de
Saint-Thomas de Villeneuve, qui s'y installe définitivement après des
travaux effectués par l'architecte Maurice Humbert.
FOLIE SAINT-JAMES
34, avenue de Madrid
M° Pont de Neuilly
Cette "Folie", maison de villégiature très en vogue aux XVIIIe et
XIXe siècles, a été bâtie en 1777 pour le baron de Saint-James,
trésorier général des colonies. Souhaitant rivaliser d'élégance avec
la "Folie" du comte d'Artois (aujourd'hui "Pavillon de Bagatelle" dans
le bois de Boulogne), le baron fit appel au même architecte,
François Bélanger, pour construire son petit palais. Le parc de 12 ha
de style rocaille est agrémenté d'une grotte artificielle, d'une rivière,
de jeux d'eau et de cascades. Suite à des revers de fortune, le
baron se voit contraint de vendre sa propriété, qui est ensuite lotie.
En 1844, les lieux sont reconvertis en maison de santé, et le peintre
Toulouse-Lautrec y séjournera à la fin du siècle. L'Etat rachète le
domaine dans les années cinquante et y fait construire un lycée. La
Folie Saint-James est inscrite aux Monuments historiques depuis
1922 et appartient désormais au conseil général des Hauts-de-
Seine.
ÎLE DE LA JATTE
L'île de la Jatte, sur la Seine, se partage entre les communes de
Neuilly-sur-Seine et Levallois-Perret. Aujourd'hui, sa simple
évocation est synonyme de chic et de calme. Sa population s'élève
à 5 000 habitants et elle a accueilli d'illustres personnalités comme
de la chanson, du cinéma et même un ancien président de la
République ; mais ce sont surtout les impressionnistes, avec en tête
Seurat, Van Gogh ou Monet, qui l'ont rendu célèbre à la fin du XIXe
siècle, lorsque la vie de l'île était rythmée par les guinguettes.
Aujourd'hui, de nombreux restaurants réputés y ont élu domicile. Le
lieu peut également être le cadre d'une jolie promenade, même si
les bâtiments sont au plus près de la Seine, ne facilitant pas la
flânerie au bord de l'eau.
MAISON DE THEOPHILE GAUTIER
32, rue de Longchamp
M° Pont de Neuilly, ligne 1.
Sur la façade de cette maison de la rue de Longchamp, on
remarque un buste et une plaque commémorative qui rappelle la
présence de son ancien occupant, l'écrivain Théophile Gautier, qui
rendit ici son dernier souffle le 23 octobre 1872, rongé par la
maladie. Originaire de Tarbes, l'auteur quitta son domicile parisien
en 1857 pour s'installer à Neuilly avec sa femme, la cantatrice
Ernesta Grisi, et leurs deux filles. Il y reçut les grands artistes et
intellectuels de l'époque : Baudelaire, Flaubert, Puvis de Chavannes,
les frères Goncourt et les Dumas père et fils. C'est dans cette
maison qu'il écrivit notamment son célèbre roman "Le Capitaine
Fracasse" en 1863. Evidemment, la maison ne se visitant pas, on ne
se rendra pas à Neuilly juste pour voir la façade, mais si votre
chemin passe par là, alors n'hésitez pas à marquer un arrêt.
LE PARC SAINT-JAMES
16, avenue de Madrid
M° Les Sablons, ligne 1.
Au début de l’histoire, il y a un aristocrate du XVIIIe siècle, Claude
Baudard de Vaudésir de Sainte-Gemmes, contrôleur général de la
Marine de Louis XV, tout ce qu’il y a de plus français, mais très
anglophile, qui pour cette raison a modifié son nom en Sainte-
James, transformé ensuite par l'usage en Saint-James. Ce baron se
fit construire une demeure, située à Neuilly-sur-Seine, de celles
qu’on appelle une « folie », entourée d’un domaine planté d’arbres
aux essences rares décoré de constructions champêtres. Au fil des
siècles, la dégradation progressive de la propriété et de ses jardins a
rendu nécessaire une rénovation du parc décidée et conduite par le
département des Hauts-de-Seine, qui en est le propriétaire depuis le
1er avril 2011. Cette rénovation a été achevée en 2016 après un an
de fermeture pour travaux et offre un nouveau visage du parc au
public qui peut désormais admirer le Grand Rocher et le pont
palladien, la colonne antique déplacée au nord-ouest du parc, deux
vases en pierre qui ornaient l’un des ponts et le Temple de l'Amour,
ajouté en 1925. Pour les enfants de 2 à 6 ans, une aire de jeux offre
la particularité de reproduire des jeux présents au sein du parc au
XVIIIe siècle. On a apporté beaucoup de soin au traitement du
végétal afin de donner plus d'agrément visuel à la promenade avec
la création d'un d’écran végétal isolant le parc des propriétés
environnantes.

Un peu de culture
LIBRAIRIE LAMARTINE
102, avenue Achille Peretti
M° Les Sablons ou Pont de Neuilly.
C'est une superbe librairie, dont la vaste devanture met les
ouvrages en évidence. Dans l'une des plus belles avenues de la cité,
Lamartine est une institution. Sur deux étages, on trouve ici
véritablement de tout. Le personnel, nombreux et très efficace, vous
conseillera avec une grande gentillesse. Ouvert du lundi au samedi,
il est fréquenté par une clientèle de passionnés du livre, qui
n'hésitent pas de temps en temps, eux non plus, à vous parler de
leurs derniers coups de cœur. Vous trouverez également ici des
objets de papeterie, et de beaux stylos.

Produits gourmands
CAVES DE LONGCHAMP
2, rue de Longchamp
✆ 01 47 47 65 83
M° Pont de Neuilly
C'est en plein cœur de la rue de Longchamp que la cave du même
nom vous accueille. Que vous soyez résident de Neuilly ou que vous
travailliez sur place, c'est avec cordialité que vous serez accueillis,
dans cette zone commerçante de la ville, où vous pourrez flâner et
vous laisser tenter par les étalages des producteurs. Amateurs de
bourgognes, de brouilly, de chablis, de bordeaux, de rosés et même
de champagnes, c'est ici un véritable repaire quasi exhaustif en la
matière, où les conseils donnés seront toujours très précieux. C'est
une petite institution dans la ville, le type de bonne adresse que l'on
se refile facilement, alors n'hésitez pas !
VIVIN
114, avenue Achille-Peretti
✆ 01 46 24 19 19
www.vivin.fr
vivin@vivin.fr
Accès Bus 43, 174 arrêt Place Saint-Foy. M° Pont de Neuilly, sortie :
rue de l'Eglise.
Cette épicerie fine dédiée à la vigne et aux produits du terroir
propose toute une sélection de produits gourmands de qualité. L'oeil
est d'abord attiré par les jambons à travers la vitrine, puis par toutes
les bouteilles de vins et de champagnes exposées sur les étagères
de la boutique. Vous pourrez participer à des dégustations et
demander conseil pour trouver un breuvage qui vous convient, à un
prix raisonnable. Et ce n'est évidemment pas tout, car l'endroit
délivre de nombreux conseils gastronomiques et culinaires.

NOGENT-SUR-MARNE
On fait remonter l'essor de Nogent-sur-Marne au XIIe siècle, lors de
la construction de l'église Saint-Saturnin et de la plantation de
nombreuses vignes. Le site est apprécié de la noblesse et de la
bourgeoisie parisiennes, lesquelles se font construire ici des
maisons de campagne. L'arrivée du chemin de fer à la fin du XIXe
siècle entraîne l'installation d'industries et de guinguettes où les
habitants de la capitale se rejoignent le dimanche. C'est l'époque du
« petit vin blanc », chanson populaire bien connue et qui cite
nommément la ville. Dans un autre registre, Nogent bénéficie de la
présence de l'un des anciens pavillons des halles de Paris, les
fameux pavillons Baltard, et dans lesquels sont tournées des
émissions de télévision. Nogent-sur-Marne compte aujourd'hui près
de 32 000 habitants qui vivent dans une ville dotée d'un intéressant
patrimoine bâti et d'espaces verts. La commune se trouve en
bordure du bois de Vincennes, la présence de ce dernier
parachevant la tranquillité de la ville.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DE NOGENT-SUR-MARNE
5, avenue de Joinville
✆ 01 48 73 73 97
www.ville-nogentsurmarne.fr
ot.nogent.leperreux@orange.fr
RER A Nogent-sur-Marne.
Dans ce point d'informations touristiques, vous trouverez de la
documentation sur les sites à visiter à Nogent et au Perreux. On
vous y informe également sur les expositions et spectacles qui s'y
déroulent. Notez que l'office de tourisme organise des visites
guidées de ces villes, notamment sur le thème de l'architecture, le
patrimoine local étant riche en demeures originales, d'esprit Art
nouveau par exemple. Affilié à la Fédération nationale des syndicats
d'initiative, cet office se distingue par la qualité de ses prestations.

Visite
LA DATCHA
15, rue Henri-Dunant
Construite en rondins de bois dans le style caractéristique des
datchas, c'est l'une des maisons les plus surprenantes que l'on
puisse apercevoir à Nogent-sur-Marne. Vestige du pavillon russe de
l'Exposition universelle de 1878, elle a été démontée et reconstruite
ici par de riches bourgeois. En contrebas du viaduc ferroviaire,
admirez la toiture, vertigineuse, qui vaut à elle seule le détour. En
passant devant cette propriété aussi jolie qu'étonnante, on se dit
que les gens qui y résident ont bien de la chance d'évoluer dans une
telle demeure !
ÉGLISE SAINT-SATURNIN
132, Grande-Rue Charles-de-Gaulle
✆ 01 48 73 92 40
L'église a été édifiée au XIIe siècle et a connu des modifications
jusqu’au XXe. Dotée d'une forme générale harmonieuse, elle
présente notamment un clocher roman du XIIe (classé aux
Monuments historiques), ainsi qu'un porche gothique datant de la fin
du XVe et du début du XVIe. Ce dernier a été inséré dans le
bâtiment au début du XXe siècle après avoir été acheté à la Ville de
Paris par une riche donatrice. Des sculptures, tableaux et émaux de
différentes périodes décorent l'intérieur de ce lieu de culte dont,
vous l'aurez compris, les différentes parties sont autant de
témoignages d'époques différentes.
PARC DÉPARTEMENTAL WATTEAU
Avenue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny
✆ 01 43 99 82 80
www.cg94.fr
contact@valdemarne.fr
Sur une surface de 1,70 ha, ce petit parc offre un espace de
détente et de loisir pour les grands et les petits. Ancienne propriété
privée rachetée par le département il y a plus de 40 ans, le parc est
situé en contrebas de la sous-préfecture, et à proximité du centre de
la ville. Planté de frênes et de cèdres bleus, on y trouve un théâtre
de verdure, des terrasses donnant sur la vallée, une cascade ainsi
que des aires de jeux pour les enfants. On peut également y jouer
au ping-pong ou y faire son jogging. Bref, c'est un endroit plaisant
où l'on peut profiter de la belle saison en toute quiétude.
PASSERELLE DES ARTS
Quai du Port
RER E Nogent Le Perreux puis bus n° 116 ou n° 317, arrêt Viaduc.
La très agréable promenade le long de la Marne est un
incontournable du secteur et vous permettra de découvrir cette
étonnante passerelle métallique située dans le port de plaisance. Il
s'agit d'une portion de l'ancien pont des Arts construit sur la Seine
en 1801 à Paris. Celui-ci a été démonté dans les années 1980 pour
céder la place à un nouvel ouvrage. Il n'en subsiste aujourd'hui que
cette partie, laquelle a été installée à Nogent en 1992 : ici, les
ouvrages d'art n'ont donc pas été sacrifiés, pour le plus grand plaisir
de tous !
PAVILLON BALTARD
12, avenue Victor-Hugo
✆ 01 48 73 45 81
www.pavillonbaltard.fr
RER A Nogent-sur-Marne
Au XIXe siècle, l'architecte Victor Baltard fut chargé par Napoléon III
de construire des bâtiments de fonte et de fer pour abriter les Halles
de Paris. Lorsque cet immense marché fut déplacé à Rungis, on
décida la destruction des bâtiments de Baltard. Un pavillon fut tout
de même conservé : celui qui abritait le marché des œufs et de la
volaille. En 1976, il fut remonté à Nogent-sur-Marne. Aujourd'hui,
c'est un lieu qui accueille salons, conférences, congrès et émissions
de télévision. N'avez-vous jamais entendu, en regardant votre
émission favorite « en direct depuis le Pavillon Baltard » ?

PONTOISE
Pontoise - Le vieux Pontoise depuis l'ancien château
© Marie BERTIER
Situés en surplomb de l’Oise, les vieux quartiers de Pontoise
s'organisent autour de la cathédrale Saint-Maclou. On y découvre
deux niveaux de richesses : au fil des rues, de belles maisons
anciennes ; sous terre, un riche patrimoine souterrain qui fut
souvent décor de films. La cité a connu un grand essor au Moyen
Âge, notamment sous les règnes de Philippe-Auguste et de saint
Louis, lesquels appréciaient particulièrement cette capitale du Vexin
français. Après un long sommeil, elle retrouva une seconde vie au
XIXe siècle, sous l'impulsion des peintres parmi lesquels
l'impressionniste Pissaro. Pontoise, 31 000 habitants, est aujourd'hui
le chef-lieu du département du Val-d'Oise, et la ville est incluse dans
la nouvelle agglomération de Cergy-Pontoise. La commune a
toutefois su garder une identité propre, couronnée par le label Ville
d'Art et d'Histoire.
Les bonnes infos
OFFICE DE TOURISME DE CERGY PONTOISE
Quai de l'Oise
Place de la Piscine
✆ 01 34 41 70 60
www.cergypontoise.fr
En mai 2011 était inauguré le bel office de tourisme de Cergy-
Pontoise-Porte du Vexin sur les quais de l'Oise, à Pontoise. Pour
faire des berges un lieu privilégié de balade et de détente, d’autres
aménagements ont vu le jour. Côté Pontoise : une esplanade-jardin.
Côté Saint-Ouen–l’Aumône, sur l'autre rive un chemin de
promenade, le long du quai de l’écluseur. Le tourisme fluvial a
également été repensé : deux haltes de plaisance fluviales
(10 anneaux chacune) viennent d'être installées de chaque côté du
fleuve. La halte de Pontoise est équipée de branchements (eau
potable, eaux noires, électricité, téléphone). L’office de tourisme
abrite aussi la capitainerie.
OFFICE DE TOURISME DE CERGY-PONTOISE PORTE DU
VEXIN
Place de la Piscine
✆ 01 34 41 70 60
www.ot-cergypontoise.fr
accueil@ot-cergypontoise.fr
RER C, station Pontoise
Documenté et dynamique, l'office de tourisme rassemble des
informations sur l'agglomération de Cergy-Pontoise, mais aussi sur
l'ensemble du Val-d'Oise, permettant d'obtenir des informations tant
sur le patrimoine historique de Pontoise que sur celui, plus
contemporain, de Cergy-Pontoise. Il édite notamment d'astucieux
plans à thème (nature, patrimoine ou encore architecture
contemporaine). Les week-ends, il propose plusieurs circuits de
visites guidées à Pontoise et dans les villages alentour, qu'il s'agisse
de visite classique ou de festivités locales. Pêle-mêle, vous aurez
ainsi le choix entre la fête des vignerons de la Saint-Vincent, d'une
visite consacrée à la Renaissance et à la religion à Pontoise ou de
balades urbaines.

Visite
CARMEL DE PONTOISE
55, rue Pierre-Butin
✆ 01 30 32 35 21
www.carmel.asso.fr/pontoise
RER C Pontoise
Ce carmel a été fondé en 1605 par les Mères espagnoles, à
l'instigation de Mme Acarie, femme mariée et mère de six enfants
qui entra tardivement comme simple sœur converse au carmel
d'Amiens, avant de venir à Pontoise. Ce fut le deuxième carmel créé
en France et il eut pour première prieure Anne de Saint-Barthélemy,
une des proches de sainte Thérèse d'Ávila. La majeure partie des
bâtiments date de l'époque de sa fondation. C'est aujourd'hui le plus
ancien carmel de France encore en activité : une vingtaine de
pensionnaires y vivent cloîtrées, la visite se limite donc à la
découverte de la cour et de la chapelle. On y remarquera la statue
en marbre blanc de Mme Acarie en prière, offerte par Marie de
Médicis. Notez que trois chambres sont ici disponibles pour les
personnes à la recherche d'une halte spirituelle (se renseigner).
CATHÉDRALE SAINT-MACLOU
Place du Petit-Martroy
✆ 01 30 32 27 12
RER C Pontoise
L'église fut bâtie au XIIe siècle en remplacement d'une chapelle. Elle
fut amplement remaniée entre 1450 et 1470, tout en préservant son
plan roman. La façade et le clocher sont de style gothique
flamboyant, tandis que le chœur, accolé de quatre chapelles
rayonnantes, préserve une structure romane dont les ouvertures ont
été remaniées ; les chapiteaux du déambulatoire datent eux aussi
de l'édification du XIIe siècle. Les chapiteaux de la nef, richement
ornés et imitant les styles doriques, ioniques et corinthiens, datent
de la Renaissance, dernière grande période de chantier ; les portails
donnant sur la place du Grand-Martroy (1566) et du Petit-Martroy
sont également de cette époque. L'édifice possède aussi de
magnifiques vitraux des XVIe et XXe siècles. Afin de mieux les
apprécier, ainsi que le chevet, les maisons qui entouraient le lieu
furent dégagées au début du siècle dernier, à l'initiative de l'ancien
premier magistrat de la ville. Ce lieu de culte a été élevé au rang de
cathédrale lors de la création du diocèse en 1966. On y présente
régulièrement des concerts, notamment durant le festival de
musique baroque de Pontoise organisé chaque automne.
ÉGLISE NOTRE-DAME
Place Notre-Dame
✆ 01 30 32 27 12
RER C Pontoise
Située hors des remparts de la ville, dans la partie basse, l'église
construite au XIIe siècle eut à subir de nombreux outrages durant
les multiples sièges qu'a connu Pontoise. Elle est détruite en 1589,
durant une attaque du roi Henri III. Rapidement rebâtie par Nicolas
Le Mercier sur les ruines de l'ancien édifice, dans des proportions
plus modestes, elle est dédiée à la Vierge, à qui il fut demandé
protection lors d'une épidémie de peste en 1638. La municipalité fit
alors le vœu de placer une statue de la Madone à chacune des
portes de la ville. À voir notamment : le tombeau de saint Gauthier,
fondateur de l'abbaye de Saint-Martin de Pontoise, unique vestige
du XIIe siècle. Aujourd'hui, son allure massive est un point de
rendez-vous, pour ne pas dire un repère, dans le cœur de la ville.
FONTAINE D’AMOUR
Rue de la Fontaine-d’Amour
RER C Pontoise
Haute de 6 m, cette fine tour en pierre de taille, datant du XVIIIe
siècle, surmonte un puits. Son nom fait référence à une ancienne
légende du vieux Pontoise. Alix, la fille du seigneur de Nesles, y
donnait rendez-vous à son galant, l'écuyer Béranger, malgré le
désaccord de son père. Lorsqu'il le découvrit, celui-ci envoya des
hommes de main afin d'assassiner le jeune homme. La demoiselle
resta inconsolable et décida d'entrer au couvent. Elle passa donc le
reste de ses jours à l'abbaye de Maubuisson, à Saint-Ouen-
l'Aumône.
LE JARDIN DES CINQ SENS
Musée Camille Pissarro
17, rue du Château
✆ 01 30 38 02 40
RER C Pontoise.
Situé dans le parc du musée Pissarro, ce jardin sensitif de
1 250 m2, surplombant la ville, a été en conçu en premier lieu, lors
de son ouverture en 1995, pour les aveugles et malvoyants... Mais
tous les amoureux de la nature s'y plairont ! Très didactique, il offrira
par exemple un bon moyen d'introduire les enfants à la nature. Un
plan d'ensemble en léger relief est placé à l'entrée du jardin. Sur le
parcours, légendes et étiquettes proposent une version en braille.
De forme circulaire, le jardin est composé de quatre parterres. Les
espèces ont été choisies en fonction de leur parfum, et de leur
floraison répartie sur les saisons. On y retrouve un vaste panel de
plantes médicinales ou aromatiques : menthe, sauge, romarin... Un
festival de sensations et de saveurs, puisque l'on peut à la fois
sentir, toucher et goûter les plantes !
MUSÉE CAMILLE PISSARO
17, rue du Château
✆ 01 30 38 02 40
www.ville-pontoise.fr
museetavet@ville-pontoise.fr
RER C Pontoise
Portant le nom de l'un des fondateurs de l'impressionnisme, qui
séjourna et peignit plus de quinze ans à Pontoise, ce musée est
consacré aux peintres paysagistes du XIXe siècle. Les riches
collections XIXe de la ville – des peintures et un important cabinet
d'art graphique – y sont présentées par rotations. On y découvrira
les œuvres de Pissaro, bien évidemment, et celles d'autres artistes
ayant séjourné dans la région : Piette, Luce, Caillebotte, Hayet,
Daubigny, Signac... Et comme dans la famille Pissarro les dons
artistiques se transmettent de père en fils, vous aurez ici également
la possibilité de découvrir les œuvres de ses fils Lucien, Georges et
Ludovic. La demeure qui abrite ces trésors a été bâtie au XIXe
siècle sur le site où Charles le Gros fit construire un château fort. Il
ne reste plus rien de ce dernier excepté, en sous-sol, les galeries et
les casemates qui longeaient jadis le fossé (on peut les visiter en
s'adressant à l'office de tourisme). Le jardin des Cinq Sens est
intégré au parc du musée, d'où l'on a une vue unique sur la vieille
ville d'un côté, et la vallée de l'Oise de l'autre.
PLACES DU PETIT ET DU GRAND MARTROY
11, place du Grand-Martroy
RER C : Pontoise. Gare SNCF : Pontoise. En voiture : autoroute
A15, sortie n° 9 Pontoise Centre, ou N184.
Au Moyen Âge, ces deux places ne faisaient qu'une ; il s'y tenait un
important marché aux grains. Au XVIIe siècle a été créée la rue des
Balais, par laquelle on passe maintenant de la place du Grand-
Martroy à celle du Petit-Martroy ; cette dernière sert de parvis à la
cathédrale Saint-Maclou. Cet espace urbain, qui inspira souvent les
peintres de la région, a été judicieusement réaménagé il y a
quelques années afin de mettre en valeur le patrimoine bâti du
centre ancien de Pontoise.

RUEIL-MALMAISON
Longtemps propriété de l'abbaye de Saint-Denis, puis de la famille
du cardinal de Richelieu, les terres de Rueil-Malmaison sont restées
fameuses grâce à son château, qui abrita le jeune Louis XIV
pendant la Fronde. Il fut ensuite la propriété de Joséphine de
Beauharnais et de son époux, un certain Napoléon Bonaparte. Dès
lors, Rueil se mit à vivre à l'heure impériale. Les enfants de
Joséphine, puis Napoléon III restèrent fidèles au domaine de
Malmaison, malgré les vicissitudes des successions. Les anciennes
demeures sont aujourd'hui des musées consacrés à l'histoire
napoléonienne. Aujourd'hui, Rueil-Malmaison accueille de
nombreuses activités tertiaires, et est réputée pour être une
commune plutôt chic – même si certains grands ensembles
subsistent. La ville, particulièrement bien desservie par les
transports en commun (RER A et lignes de bus) et les voies de
communication (RN 13 et A 86, laquelle passe sous la partie nord-
ouest de la ville), compte près de 80 000 habitants.

Les bonnes infos


LA BOUTIQUE DE L'OFFICE DE TOURISME
33, rue Jean Le Coz
✆ 01 47 08 53 42
www.rueil-tourisme.com
laboutique@rueil-tourisme.com
Cette annexe de l'office de tourisme, située au cœur du centre-ville,
vous délivre des informations sur la ville et, comme son nom
l'indique, se propose de vous vendre des objets et souvenirs sur le
thème de Rueil-Malmaison et de son histoire, notamment en ce qui
concerne la période du premier Empire : stylos, porcelaines,
faïences, bougies parfumées, papeterie, textile, cartes postales...
Un coin librairie se trouve également sur place. Dernière nouveauté
en date, pour les amateurs : la clé USB Napoléon. Vous y trouverez
de tout, ou presque ! En bref, un excellent point de rencontre entre
informations et objets souvenirs.
OFFICE DE TOURISME DE RUEIL-MALMAISON
33, rue Jean Le Coz
✆ 01 47 32 35 75
www.rueil-tourisme.com
ot@rueil-tourisme.com
Situé au cœur du centre-ville, l’Office de Tourisme est l’interlocuteur
privilégié de tous ceux qui souhaitent découvrir les richesses
touristiques et culturelles de ce territoire. L’équipe vous accueille
pour vous offrir toutes les informations, les conseils et les bons
plans qui correspondent à vos attentes et vos envies de
découvertes.

Visite
LE BELVÉDÈRE DES GALLICOURTS
Chemin des Cormaillons
Sur ce belvédère, vous pourrez profiter d'une vue dégagée et
admirer le panorama qui s'étend de Saint-Germain-en-Laye jusqu'à
La Défense, embrassant ainsi l'ouest parisien. Situé dans le parc
naturel urbain de la ville, les coteaux des Gallicourts sont un lieu de
promenade très appréciés avec deux sentiers pédagogiques, mais
également une faune et une flore intéressantes. Vous découvrirez
par exemple de nombreuses espèces d'oiseaux et de papillons, ainsi
que de beaux arbres fruitiers, comme des pruniers ou des
cerisiers... Une jolie balade en perspective. Pour les plus sportifs,
atteindre le belvédère depuis le bas de la colline est un parcours pas
très évident, mais très prisé !
LES BERGES DE SEINE
Anciennement occupées par les célèbres guinguettes, les berges de
Seine furent un lieu d'inspiration pour de nombreux peintres du XIXe
siècle comme Renoir ou Manet. Sur 3,5 ha, elles offrent aujourd'hui
un chemin arboré très plaisant, où les promeneurs et les cyclistes
viennent se détendre et contempler le ballet des péniches,
particulièrement nombreuses ici. Vous pouvez justement poursuivre
vers Gennevilliers, le chemin allant en effet jusque là. Au fil de votre
marche, vous verrez le green impeccable du golf des Closeaux, l'île
et le parc des impressionnistes, et bien d'autres surprises encore.
CHATEAU DE LA PETITE MALMAISON
229 bis, avenue Napoléon-Bonaparte
✆ 01 47 32 02 02
chateau@petitemalmaison.fr
Férue de botanique, l'Impératrice Joséphine décida de faire bâtir la
Petite Malmaison entre 1803 et 1805, comme lieu dédié à sa
passion. Elle fit élever une grande serre chaude accolée à la belle
façade blanche du nouveau château, où furent cultivées de
nombreuses variétés exotiques, notamment l'hortensia. Aujourd'hui
cette serre a disparu et le château est désormais une propriété
privée qui organise des visites de ses quatre salons, du parc et du
potager. On peut également louer ce magnifique endroit pour des
mariages, séminaires, réceptions.
Chemin Joséphine et Napoléon Bonaparte
Office de tourisme
33, rue Jean Le Coz
✆ 01 47 32 35 75
Rueil-Malmaison met un point d'honneur à raconter son passé de
Ville impériale ! Le parcours patrimonial intitulé « Chemin Joséphine
et Napoléon Bonaparte » permet de visiter des lieux napoléoniens,
connus ou non, dans la ville qu'avait adoptée Joséphine. Le château
de Malmaison, le mausolée du Prince impérial ou le pavillon des
Guides sont trois des dix étapes au programme de cette balade
instructive, dont la brochure est à télécharger sur Internet ou à
retirer à l'Office de tourisme.
Tarif : gratuit.
Distance : 2,5 km.
Difficulté : facile.
ÉGLISE SAINT-PIERRE-SAINT-PAUL
Place de l’Église
✆ 01 47 32 04 40
www.catho92-rueil.cef.fr
stspierrepaul@catho92-rueil.cef.fr
La première paroisse de Rueil, placée sous le vocable des apôtres
Pierre et Paul, remonte probablement au VIIIe siècle. Une église y
est attestée au XIIe siècle, laquelle, ruinée par la guerre de
Cent Ans et l'occupation anglaise du XVe siècle, nécessite au sortir
de ces sombres époques une complète reconstruction. Elle
conservera néanmoins son clocher originel jusqu'au milieu du XIXe
siècle, en dépit des dégâts provoqués lors de la révolution de 1789.
Fortement ébranlé, il est alors rebâti dans le style roman initial, fait
exceptionnel à cette époque. Par ailleurs, cette église, classée aux
Monuments historiques, abrite les tombeaux de l'impératrice
Joséphine et de sa fille, la reine Hortense. On peut également
admirer le magnifique buffet d'orgues offert par Napoléon III.
LA MAISON DU PÈRE JOSEPH
34, boulevard Richelieu
Cet édifice appartenait autrefois au domaine du cardinal de
Richelieu, dont il est aujourd'hui l'un des rares vestiges. Au XVIIe
siècle, le père Joseph, de son vrai nom François Leclerc du
Tremblay, fut le conseiller diplomatique du cardinal. Il logeait dans
cette maison lors de ses séjours à Rueil et y mourut en 1638, suite
à une attaque d'apoplexie. À sa mort, le cardinal exprima sa peine
en ces termes : « Je perds ma consolation et mon unique
secours. » Par la suite, la demeure changea de nombreuses fois de
propriétaires. Pendant la Première Guerre mondiale, la maison
devint un hôpital provisoire. Puis en 1931, elle appartint aux Gould,
un couple d'Américains qui firent apposer une plaque
commémorative. Enfin, en 1988, la municipalié la rachète, la
restaure et y installe un centre culturel : l'Ermitage. La bâtisse est
entourée d'un agréable parc de 9 000 m2, idéal pour une
promenade aux beaux jours et qui est ouvert toute l'année.
PARC DE L'AMITIÉ
Avenue Albert-1er
160, avenue Paul-Doumer
Impasse du Donjon
On ne soupçonne pas cet agréable parc dissimulé juste derrière la
RN13. Quelques allées sillonnent autour de plusieurs petits jardins
thématiques : le jardin de senteurs, avec lavande, romarin ; le jardin
zen avec ses roseaux et son petit pont de bois rouge ; la roseraie de
l'impératrice Joséphine... Quelques tables à damiers également pour
les amateurs d'échecs.
Autre adresse : jardin japonais : 9 rue Albert 1er – ✆ :
01 47 32 35 75
PARC DU PÈRE JOSEPH
34, boulevard Richelieu
Lieu rêvé de promenade familiale, le parc est équipé d'une aire de
jeux pour les enfants. Il abrite également le centre culturel de
l'Ermitage qui fut la maison du Père Joseph, éminence grise de
Richelieu.
PROMENADE JACQUES-BAUMEL
Rue des Landes
Rue des Talus
La promenade Jacques-Baumel est un circuit aménagé autour de la
caserne du Mont-Valérien, qui domine la vallée de la Seine : elle
offre un panorama unique sur la forêt de Saint-Germain-en-Laye,
les plaines de Montesson, La Défense, Paris... La promenade est
appréciée des sportifs également, qui peuvent utiliser les
équipements disposés tout au long d'un parcours, ou encore profiter
d'un terrain de basket.
Le vallon des Gallicourts à pied
Office de tourisme
33, rue Jean Le Coz
✆ 01 47 32 35 75
Plongeon au cœur de la nature ! Nichée sur le territoire de Rueil-
Malmaison, la réserve naturelle du vallon des Gallicourts vous
réserve d’insoupçonnables surprises… La flore y est luxuriante et la
faune très vivante. Entre les frênes, les chênes, les érables et les
arbres fruitiers, amusez-vous à repérer les différentes espèces de
papillons et d’oiseaux qui aiment s'y montrer. Pour vous aider, des
panneaux d’interprétation sont à votre disposition le long du sentier
forestier. Les chevreuils quant à eux se font plus timides, mais sont
bel et bien présents ; si par chance vous en croisez un, surtout
faites-vous discret : il serait bien dommage de les effrayer !
Tarif : gratuit.
Durée : 1h.
Difficulté : facile.

Un peu de culture
DÉDICACES
7, passage d'Arcole
✆ 01 47 49 23 70
www.librairie-dedicaces.fr
librairiededicaceslire@gmail.com
La librairie Dédicaces a ouvert dans le passage piétonnier qui relie la
médiathèque à la place de l'église. Dans cet espace clair et
spacieux, les livres sont disposés par thème sur de grandes tables ;
pratique lorsque l'on entre dans la boutique un peu par hasard et
qu'on ne sait pas trop quel livre choisir... Si au contraire vous
souhaitez un ouvrage précis, le site Internet permettra de le mettre
de côté en quelques clics ! En plus des ouvrages généralistes, on
trouve depuis peu des livres jeunesse et des bandes-dessinées
dans la boutique « pile en face ». Et comme son nom l'indique, la
librairie organise de nombreuses dédicaces...
Autre adresse : Pile en face – 6, passage d'Arcole (BD et jeunesse)
LIBRAIRIE LES EXTRAITS
43, rue du Château
✆ 01 47 14 13 03
www.librairielesextraits.com
contact@librairielesextraits.com
Ce bel espace librairie a ouvert ses portes en 2004 et l'atmosphère
y est depuis toujours chaleureuse. Des rayons bien fournis pour la
littérature générale, les ouvrages scolaires, le tourisme et les beaux-
arts, mais surtout un excellent espace bande dessinée et manga qui
fait la spécialité de la librairie. Excellents conseils aux clients. Pour
rendre le lieu encore plus vivant, des séances de dédicaces sont
régulièrement organisées avec des auteurs phares.

SAINT-CLOUD
Le nom de Saint-Cloud vient de Clodoald, prince mérovingien fait
moine au VIe siècle. Le château de cette ville, situé sur une colline,
joua un rôle important dans l'histoire de France, notamment quand
Napoléon Bonaparte y réalisa son coup d'État, le 18 brumaire an
VIII (9 novembre 1799). Le château fut incendié durant le siège de
Paris par les Prussiens en 1870. Il sera rasé par la suite, mais son
parc est resté célèbre. Aujourd'hui, Saint-Cloud est une commune
résidentielle, qui bénéficie de la proximité immédiate du parc portant
le nom de la ville, mais aussi du bois de Boulogne, un peu plus loin,
et compte près de 30 000 habitants. Elle est joignable en quelques
minutes depuis Paris. Chic, elle est parsemée de belles demeures,
dont beaucoup d'entre elles disposent de vues époustouflantes sur
la capitale.

Visite
DOMAINE NATIONAL DE SAINT-CLOUD
Parc de Saint-Cloud
✆ 01 41 12 02 90
http://saint-cloud.monuments-nationaux.fr
M° Pont de Sèvres ou Boulogne – Pont de Saint-Cloud
Du château détruit à la fin du XIXe siècle, il ne reste que quelques
bâtiments annexes. Ils sont occupés par le musée du Château de
Saint-Cloud (Écuries basses), le bureau international des Poids et
mesures (pavillon de Breteuil), l'École Normale Supérieure (pavillon
de Valois), l'Institut Pasteur (pavillon des Cent Gardes), et la
Direction Générale de l'Armement (caserne Sully). Pour sa part, le
parc subsiste toujours, avec son jardin à la française dessiné par Le
Nôtre, un jardin à l'anglaise, une roseraie, des fontaines, des
cascades... Vous trouverez sur place de belles allées où vous
promener, un beau point de vue sur Paris depuis le rond-point de la
Balustrade, ainsi que des restaurants, la ferme pédagogique du
Piqueur, le cirque Franconi, des parcours dans les arbres proposés
par Évasion verte, une aire de jeux pour les enfants, un Guignol et
enfin le loueur de bicyclettes La Vélocipéderie. Diverses
manifestations ont lieu chaque année dans le parc : une très
ancienne fête foraine, ainsi que les festivals Rock en Seine et Films
sous les étoiles.
ÉGLISE SAINT-CLODOALD
5, place de l'Église
✆ 01 41 12 80 80
paroisse.saintcloud@free.fr
Gare de Saint-Cloud.
En 1560, Saint-Clodoald (le nom Clodoald a été abrégé en Cloud, ce
qui signifie, dans la langue française de cette époque, "illustre et
redoutable"), petit-fils de Clovis et de Sainte-Clotilde, meurt. De
nombreux pélerinages s'organisent alors autour de la colline de
Saint-Cloud, où il est enterré et où demeurent ses reliques. Ce sont
ces raisons qui amenèrent à la construction de la ville, et plus tard,
en 1860, l'église actuelle Saint-Clodoald de Saint-Cloud, qui est de
style romano-gothique. Sa longueur intérieure est de 46 m, sa
largeur de 20 m. Elle fut consacrée en 1878. Les reliques de Saint-
Clodoald s'y trouvent toujours. La nef et le chœur de l'église
s'élèvent sur trois niveaux : au premier niveau, les colonnes sont
ornées de chapiteaux à feuilles ; le deuxième niveau est constitué
d'une arcature aveugle ; enfin, le troisième, par ses grands baies
vitrées, apporte la lumière. Nous pouvons observer quelques beaux
vitraux du XIXe siècle, plutôt classiques, de magnifiques peintures
dans le chœur excécutées par Jules-Alexandre Duval-le-Camus, et
une superbe chaire à prêcher en bois sculpté. L'autel en marbre
blanc de Carrare et garniture bronze fut offert par Napoléon III.
HOTEL DE VILLE
13, place Charles-De-Gaulle
✆ 01 47 71 53 00
www.saintcloud.fr
accueil@saintcloud.fr
Gare SNCF arrêt "Saint-Cloud". Tramway : ligne T2 Parc de Saint-
Cloud.
Commencée en février 1870 sur les plans de l'architecte communal
J. Berault, la construction de l'hôtel de ville de Saint-Cloud fut
arrêtée par décision du conseil municipal du 20 août 1870. Les
travaux ayant repris en avril 1873, la mairie entre en fonction au
début de 1874. Agrandi en 1924 par l'architecte communal Henri
Renard, le bâtiment de l'hôtel de ville est surélevé et augmenté en
1966 selon les plans de l'architecte Maurice Benezech. L'intérieur
correspond à un style mi-antique, mi grande maison bourgeoise de
province.
SQUARE GOUNOD
à la place de l'Eglise
De la rue Dailly
Tramway T2 et bus 460, 467, 160 52 126, arrêt Parc de Saint-
Cloud.
C'est un square en pente ou en montée, c'est selon. Sinueusement
implanté, ce jardin lézarde entre les murs de pierre du vieux Saint-
Cloud, se glissant de la rue qui part du pont de Saint-Cloud pour
arriver au pied de l'église haut perchée. Ses branches se séparent
alors en trois chemins diverses et se jetant chacun dans les rues de
la vieille ville. Très agréable en été comme en hiver, c'est une balade
heureuse au cœur des chemins paresseux parsemés de bosquets,
avec, si vous êtes vers la pointe haute, tourné vers Paris, une vue
panoramique privlégiée.
STELLA MATUTINA
68, avenue du Maréchal-Foch
✆ 01 47 71 84 22
Bus, arrêt Église de Saint-Cloud.
L'architecte Alain Bourdonnais créa Stella la Matutina qui veut dire
"étoile du matin" lors d'un concours architectural qui demandait aux
participants de concevoir un éclairage. Stella Matutina est en forme
d'étoile et luit comme un astre. La couverture en cuivre est
supportée par neuf poutres en bois de sapin norvégien, dont
certaines s'élèvent à 33 mètres de hauteur. Blanchet, maître verrier,
dessina les 420 m² de vitraux, extrêmement colorés, qui s'illuminent
au contact du jour. Les places assises sont réparties autour de
l'autel. L'orgue d'Adrien Maciet est très efficace dans cet espace à
l'acoustique incroyable. Toute d'émaux de Venise et de cristaux de
synthèse, l'œuvre de Claude Maréchal se dresse derrière l'autel.
L'aspect de cette église étonne toujours, déplaît parfois... La
marque d'un monument particulièrement insolite.

SAINT-GERMAIN-EN-LAYE
Le site de Saint-Germain-en-Laye fut d'abord peuplé par les Gallo-
romains puis par les Mérovingiens. Au Xe siècle, le roi Robert le
Pieux, qui se plaisait à chasser en forêt de Laye, ordonna
l'édification d'un monastère en l'honneur de Saint-Germain de Paris,
à l'emplacement de l'actuelle église Saint-Germain. Mais la cité prit
véritablement son essor en 1124, lorsque Louis IV le Gros y fit
construire une résidence royale, en lieu et place de l'actuel Château-
Vieux. L'édifice sera détruit en 1346, pendant la Guerre de
Cent Ans, puis reconstruit par Charles V (la chapelle datant de 1235,
est le seul élément d'origine du château que l'on puisse admirer de
nos jours). En 1556, Henri II décide d’ériger près de la Seine une
bâtisse appelée « maison du théâtre de la baignerie » en raison de
sa vue imprenable sur le fleuve : ainsi naquit le Château-Neuf.
Agrandi, aménagé, le lieu fut particulièrement réputé pour ses
jardins en terrasses. En 1638, le futur Roi-Soleil voit le jour au
château. Pendant la Fronde, il se réfugiera souvent à Saint-
Germain, et, plus tard, d’exceptionnels spectacles y seront créés
tels des pièces de Molière et des compositions de Lully. Malgré ce
cadre prestigieux, la cour finira par délaisser le château à la fin du
XVIIe siècle. Il faudra attendre l’arrivée du cousin de Louis XIV,
Jacques II d’Angleterre, roi d’Ecosse, alors exilé en France, pour
faire renaître cette résidence royale. En 1777, Louis XVI fit don du
château à son frère le comte d'Artois. Pendant la Révolution, le
Château-Vieux sera transformé en prison, et sous la Restauration,
en caserne. La ville connut de nouvelles impulsions grâce à la
construction du chemin de fer en 1837 et au séjour de la reine
Victoria en 1855, qui se rendit sur la tombe de son ancêtre Jacques
II. Grâce à cette visite, Napoléon III s’intéressa à son tour au
château. Féru d’histoire et d’archéologie, il décida d’y installer un
musée gallo-romain, inauguré en 1867 comme musée des
Antiquités Nationales. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le
grand état-major allemand demeurera au pavillon Henri-IV. La ville
devient sous-préfecture en 1962 et voit l’arrivée du RER dix ans plus
tard. Grâce à cet essor et à la politique de rénovation de ses
habitations et du centre-ville, Saint-Germain-en-Laye a su préserver
son charme de ville de province tout en étant l’une des plus grandes
galeries commerciales à ciel ouvert de France.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME INTERCOMMUNAL SAINT GERMAIN
BOUCLES DE SEINE
Jardin des Arts
3, rue Henri IV
✆ 01 30 87 20 63
www.seine-saintgermain.fr
info@seine-saintgermain.fr
Depuis peu, les offices de tourisme de Maisons-Laffitte, Sartrouville,
Houilles, Bezons, Carrières sur seine, Montesson, Chatou, Le
Vesinet, Croissy-sur-Seine, Le Mesnil-le-Roi, Le Pecq, Le Port Marly,
Marly-le-Roi, Louveciennes, L'Etang la Ville, Mareil Marly,
Aigrement, Chambourcy, Fouqueux et Saint-Germain-en-Laye se
sont regroupées au sein de l'office de tourisme intercommunal des
Boucles de Seine, appelé Saint-Germain Boucles de Seine. L'OT de
Saint-Germain reste le bureau le plus important. C'est au sein de la
villa Eugénie-Désoyer, dans un espace aéré, vaste, moderne, qu'on
la trouve. Pas d'inquiétude, toutes les informations nécessaires y
sont présentes. Une boutique, des tablettes tactiles et un endroit
délicieux, le Café des Arts pour une pause gourmande chic, à
l'étage sont également à votre disposition. Vous trouverez
également dans chacune des communes une antenne pour toutes
les informations nécessaires à votre séjour.
LA VILLA EUGÉNIE DÉSOYER
3, rue Henri IV
✆ 01 30 87 20 63
www.seine-saintgermain.fr
info@seine-saintgermain.fr
Bâtie en brique et pierre vers les années 1870-1880, cette maison à
l’ordonnance classique répandue dans les communes voisines de
Chatou et du Vésinet a été acquise en 1884 avec la propriété qui
l’entoure par Casimir-Léon Desoyer (1844-1919), maire et directeur
d’une liquorerie et son épouse Eugénie-Cécile (1854-1944). Deux
ailes adjacentes sont rajoutées en 1905 dont l’une renferme un
jardin d’hiver aux baies peintes de feuillages et de fleurs naturalistes
par J.L. Galland. Au premier étage, l’apothicairerie issue de la fusion
de l’hôpital général et de celui de la Charité de Saint-Germain-en-
Laye présente dans son ensemble de boiseries polychromes des
XVIIe et XVIIIe siècles, un ensemble pharmaceutique exceptionnel
de faïences et de verrerie.
La villa abrite aujourd’hui le club Louis XIV de la ville pour les
séniors, l’Office de Tourisme Intercommunal et le Café des Arts.

Visite
CHAPELLE SAINT-LOUIS
Château de Saint-Germain-en-Laye
C'est un acte de Louis IX, daté de 1238, qui nous renseigne sur la
construction de cet édifice. La même année, dans cette chapelle,
Beaudoin II, empereur de Constantinople, céda à Saint-Louis les
reliques du Christ, dont la couronne d’épines, pour lesquelles fut
élevée la Sainte Chapelle de Paris quelques années plus tard.
Datant du XIIIe siècle, la chapelle Saint-Louis de Saint-Germain-en-
Laye fut probablement conçue par l'architecte Pierre de Montreuil
qui aurait également travaillé au croisillon sud de Notre-Dame de
Paris. De style gothique rayonnant, elle fut le théâtre de nombreux
évènements historiques. Parmi les mariages royaux qui s'y
déroulèrent, on peut retenir celui de François Ier avec Claude de
France en 1514. Charles IX y fut baptisé en 1550 et Louis XIV en
1643. François Ier, Henri II, Louis XIII, puis Louis XIV, dans leur
volonté de transformer puis d'agrandir le château, contribuèrent à la
modification et à la dissimulation de la chapelle gothique, l'un des
pavillons de Jules Hardouin-Mansart commandé par Louis XIV finira
par masquer la façade extérieure et le toit de l'édifice. C'est
l'architecte Eugène Millet qui, au XIXe siècle, est chargé de faire
renaître le palais de François Ier, dans le cadre de l'aménagement
du musée des Antiquités nationales. Pour ce faire, les pavillons
érigés par Mansart seront déconstruits et la chapelle du XIIIe siècle
sera reconstituée le plus fidèlement possible.
CHAPELLE SAINT-LOUIS - La chapelle Saint-Louis du château
de Saint-Germain-en-Laye
© PackShot – Fotolia
CHÂTEAU D'HENNEMONT
Rue du Fer-à-Cheval
Le château d'Hennemont fut édifié au tout début du XXe siècle, à la
demande du pharmacien Henri Canonne, inventeur de la pastille
Valda. À l'origine, c'était un prieuré médiéval qui s'élevait à cet
emplacement. Il fut détruit par le Prince Noir, Edouard Plantagenêt,
en 1346, au début de la guerre de Cent Ans. L'actuel château
possède un style architectural pour le moins atypique, avec son
appareil bicolore, son donjon, ses tours d'escaliers et ses créneaux,
mélange de style néo-gothique et Renaissance. Il présente une
architecture d'ensemble non symétrique typique de la tendance
éclectique qui puise son inspiration dans différents styles
architecturaux. Côté jardin, la façade, qui présente un corps de logis
flanqué de deux pavillons, s'inspire de l'architecture du XVIIe siècle,
bien que l'un des pavillons avec pignon relève d'avantage de
l'architecture du XVIe siècle. Le campus du château abrite
aujourd'hui le lycée international.
ÉGLISE SAINT-GERMAIN
4, place Charles-de-Gaulle
Erigée sur les fondations de trois édifices antérieurs, l’église Saint-
Germain (1827) s’inscrit dans la lignée de celle de Saint-Philippe-du-
Roule (fin XVIIIe siècle) comme exemple représentatif d’une église
paroissiale de la Restauration, en lien avec les nouveaux modes de
vie d’une bourgeoisie émergente. Les projets des architectes Jean-
Aimé Moutié et Alexandre-Jules Malpièce, complétés par ceux de
Joseph Nicolle en 1848 s’inspirent du plan basilical à colonnade,
précédé d’un porche à péristyle à fronton et d’un clocher en fond de
chœur. Si l’influence du temple romain marque l’entrée, le plafond à
caissons à l’intérieur tout comme le cycle décoratif « à fresque »
(vers 1849-1857) du peintre ingresque Amaury-Duval (1808-1885)
répandu sur les murs en élévation de la nef et sur les voûtes en cul-
de-four des chapelles et du chœur confirment l’approche
paléochrétienne du bâtiment. Le fronton sculpté par Jules-Etienne
Ramey (1796-1852) représente une Allégorie de la Religion ; à
l’intérieur, sont visibles le tombeau de Jacques II Stuart, roi
d’Angleterre et d’Ecosse mort en exil à Saint-Germain-en-Laye en
1702, le Grand Orgue commandé par Louis XIV en 1698, une chaire
datée du XVIIIe siècle.
ÉGLISE SAINT-GERMAIN - L'église Saint-Germain
© PackShot – Fotolia
HÔTEL DE NOAILLES
11, rue d'Alsace
✆ 01 30 87 20 63
www.coteduchesse.blogspot.fr
coteduchesse@gmail.com
Cette très belle demeure des trois ducs de Noailles, qui furent
gouverneurs de Saint-Germain-en-Laye, a été construite à la fin du
XVIIe siècle, à la demande d'Anne-Jules de Noailles. On y retrouve
le style classique du premier architecte de Louis XIV, Jules
Hardouin-Mansart. En 1836, le bâtiment fut séparé en deux parties
par le percement de la rue d'Alsace. Aujourd'hui, on peut visiter le
rez-de-chaussée de la partie sud, qui était dévolu à la duchesse.
L'actuelle propriétaire, Françoise Brissard, poursuit les rénovations
entreprises par ses parents et organise des visites agréables et
conviviales pendant la période estivale. Après une présentation du
château dans le jardin, d'où l'on admire la façade et ses sculptures,
vous découvrirez deux magnifiques salons ornés de boiseries du
XVIIIe siècle. Deux nouvelles visites sont proposées par la
propriétaire des lieux : « Mansart chez la duchesse » et « Mozart
chez la duchesse ».
HÔTEL DE VILLE
16, rue de Pontoise
✆ 01 30 87 20 90
www.saint-germain-en-laye.fr
courrier@saint-germain-en-laye.fr
L’ancien hôtel particulier des Rochefoucault, classé Monument
historique, et réaménagé, abrite depuis 1842 la municipalité. Si vous
en avez l’opportunité, vous pourrez y découvrir la salle des mariages
réaménagée en 1895, ainsi qu’une salle multimédia exemplaire
(concept ultramoderne et unique en France) qui abrite conférences,
réunions et autres conseils municipaux. Notez que les démarches
administratives ne relèvent pas de l'hôtel de ville mais du centre
administratif de Saint-Germain-en-Layes qui se trouve rue Léon-
Desoyer.
JARDIN DU MUSÉE DÉPARTEMENTAL MAURICE-DENIS LE
PRIEURÉ
2 bis, rue Maurice-Denis
✆ 01 39 73 77 87
Le jardin de l’ancienne demeure du peintre nabi Maurice Denis
(1870 - 1943) – qui aimait se retirer dans un cabinet de verdure
appelé « La Solitude » – inspire la sérénité, parfois le mystère, et se
déploie sur trois niveaux. Animé par des sculptures d’Antoine
Bourdelle, le niveau supérieur, à l’atmosphère inspirée des « Carnets
d’Italie », compose une longue terrasse de plain-pied avec la façade.
Le niveau intermédiaire est agrémenté d’une roseraie et d’un vaste
théâtre de verdure. Enfin, dans la partie basse, un bassin et une
fontaine s'ajoutent à l’ensemble. En accès libre, la visite du jardin est
l'occasion d'une agréable halte printanière en dehors de l'agitation
de la ville. En complément de la visite du musée, il permet
d'appréhender le rapport de l’œuvre du peintre nabi à la nature et
constitue en lui-même un petit musée à ciel ouvert.
LE MANÈGE ROYAL
Place Royale
Classé Monument historique en octobre 1993, le manège royal fut
édifié en 1816 pour l'instruction des compagnies des Gardes du
Corps, crées par Louis XVIII. On peut d'ailleurs remarquer, à
l'entrée, le cartouche représentant les armes royales. Longue de
50 m, la grande salle est recouverte d'une magnifique charpente en
bois en forme de coque de bateau inversée. Propriété de l'armée, le
bâtiment est depuis 1990 géré par la Ville, pour une durée de
99 ans, qui y organise régulièrement des manifestations culturelles.
PAVILLON DE LA MUETTE
Forêt de Saint-Germain-en-Laye
www.pavillondelamuette.fr
contact@pavillondelamuette.com
Au nord de la forêt, le Pavillon de la Muette est un ancien pavillon de
chasse de Louis XV. Pas moins de sept souverains de France ont
fréquenté le Pavillon, dans le faste disparu des chasses à courre. La
ligne nette de la pierre et du bois ainsi que la justesse des
proportions sont visibles dans l'immense salon octogonal, la discrète
salle des officiers des chasses et les vastes cuisines souterraines.
Tout autour, la forêt, dont les allées se rejoignent en étoiles au milieu
du grand salon. Des expositions d'art contemporain sont très
régulièrement organisées ici. Le Pavillon de la Muette est fermé
pour d'importants travaux pendant encore 2 ans, mais la rénovation
pourra être suivie sur le site web et de petits événements seront
organisés ponctuellement d’ici un an.
LA PLACE DU MARCHÉ
Place du Marché-Neuf
Sur la place du Marché-Neuf, les maisons forment un ensemble
homogène bâti au début du XIXe siècle (1820 pour les arcades). De
l’autre côté se trouvait la halle aux blés et farines, construite en
1770 et remplacée par La Poste en 1911. L’actuel Marché Neuf
s’installa à cet endroit dès 1776 à la place de l'Ancien Cimetière,
déplacé vers l’ouest. Il y a quelques années, l'endroit a fait peau
neuve. Débarrassée de ses voitures, grâce à la construction d’un
grand parking souterrain, la place est désormais dédiée aux piétons
qui ont tout le loisir de déambuler tranquillement autour de la
fontaine centrale et des jeux d’eau qui font la joie des enfants. La
place reste encore aujourd’hui le centre névralgique de la ville,
puisqu'elle accueille un marché très animé trois fois par semaine.
LA RAMPE DES GROTTES
Château-Neuf
Avec le mur des Lions, la Rampe de Grottes fait partie des rares
vestiges du Château-Neuf et de ses superbes jardins en terrasse,
situés entre le château et la Seine. La propriété fut construite à la fin
du XVIe siècle pour le roi Henri IV, mais par la suite, le domaine fut
délaissé par Louis XIV qui installa la cour à Versailles. La rampe
comptait sept grottes (Grotte des orgues, du Dragon, de Neptune...)
qui contenaient des jeux d'eau grandioses installés pour le
divertissement du roi. Après une seconde campagne de restauration
entreprise en 2012, c'est la galerie dorique pourvue d'une balustrade
en fer forgée, qui a été entièrement restaurée en 2014, dans le
cadre d'une troisième campagne de travaux. Le Mur des Lions sera
l'objet d'une quatrième phase de restauration. Un itinéraire balisé
par des panneaux explicatifs permet appréhender l'histoire du
Château-Neuf et de la galerie dorique.
TERRASSE ET JARDINS DU DOMAINE NATIONAL DE SAINT-
GERMAIN-EN-LAYE
Parc du Château de Saint-Germain-en-Laye
✆ 01 39 10 13 00
www.sortir-yvelines.fr/Art-et-culture/Art-et-culture-dans-les-
Yvelines/parc-jardin-yvelines
tourisme@yvelines.fr
Le parc du château de Saint-Germain-en-Laye est un lieu
incontournable et possède sans doute la plus belle vue sur Paris. Sa
Grande Terrasse, fleuron de la création d’André Le Nôtre au
château de Saint-Germain-en-Laye, est aujourd’hui une promenade
sublime en toutes saisons. Longue de 2 400 m, elle est bordée de
tilleuls bicentenaires, avec la forêt d’un côté et une vue magnifique
sur l’ouest parisien de l’autre. Le Nôtre imagina également des jeux
d’optique à partir d’une légère déclivité jusqu’à environ un tiers du
parcours, marqué par une demi-lune, et au-delà un terrain plat :
ainsi, en partant du Belvédère, on a l’impression que la demi-lune se
situe au milieu du trajet, et pourtant, au fil du parcours, on peine à la
gagner ; ce n’est qu’une fois arrivé à l’octogone, en se retournant
sur le chemin, que l’on saisit d’emblée toute la distance parcourue.
Les jardins français et à l’anglaise sont également superbes. Au pied
de la Terrasse, près de 2 000 pieds de vigne ont été plantés depuis
huit ans et permettent aux villes du Pecq et de Saint-Germain-en-
Laye, de renouer avec leur tradition viticole.

Un peu de culture
LA MARQUE JAUNE
72, rue de Poissy
✆ 01 30 61 02 62
www.lamarquejaune.fr
lamarquejaune78@hotmail.fr
Depuis 1983, le monde des dessins, des bulles et des vignettes se
trouve ici. La BD se décline dans tous ses états et sur tous les
horizons (polars, classiques, science-fiction...). Il y en a pour tous
les goûts. A noter un rayon mangas pour les nouvelles générations
très complet. L'équipe jeune constituée de passionnés pourra vous
faire découvrir cet univers. On y trouve également des figurines de
toutes les tailles, des collections de BD, vente de neufs et
d'occasion, de magnifiques objets Tintin.

Produits gourmands
CAVE DU VIEIL ABREUVOIR
4, rue du Vieil-Abreuvoir
✆ 01 30 61 91 20
e.vincent93@laposte.net
Ayant pignon sur rue depuis plus de vingt ans maintenant, la cave
ne peut que ravir les amateurs de terroir et de vin. On sera
d'emblée séduits par sa devanture tout en bois au charme d'antan
qui entoure de larges baies vitrées derrière lesquelles les bouteilles
abondent : naviguant entre les bouteilles de rouge, blanc et rosé, de
champagne et de liqueurs en rayon, le sommelier dispense de
précieux conseils, sur mesure, à qui cherche à en apprendre
davantage. Vieux millésimes, crus d'exception, ou vins de petits
producteurs, vous repartirez sans aucun doute avec une bouteille
qui correspond à vos goûts et à votre budget grâce aux conseils
avisés d'un fin connaisseur. À noter qu'on y trouve également une
sélection de whiskys (notamment japonais et belges), rhums et
portos. Bon à savoir : le sommelier peut se déplacer pour une
dégustation de vins spécifiques dans votre entreprise.
CHOCOLATERIE PASCAL LEGAC
61, rue de Pologne
✆ 01 34 51 75 33
www.legac-chocolatier.fr
contact@legac-chocolatier.fr
Pascal Le Gac, talentueux artisan-chocolatier, est à l’œuvre, à
l’étage de cette honorable échoppe. Il trouve son inspiration dans sa
Bretagne natale et lors de ses voyages. Dans la boutique, tenue par
Amélie et Aurélie, on trouve des petites merveilles chocolatées
élaborées à partir des plus grands crus de cacao, allant du noir
intense et profond au lait onctueux et sucré. Julien, Johana,
Bastien et Camille s'occupent de la fabrication sous la supervision
de Pascal Le Gac. Parmi les spécialités du chef, citons la ganache à
l'abricot, à la framboise, au thé, à la noix de coco, à la cannelle, au
café... On craque volontiers pour les traditionnelles truffes et
orangettes, mais également pour les marrons glacés, macarons,
entremets, et toute une déclinaison de douceurs auxquelles on ne
peut que succomber. Autant de raisons de vous offrir une agréable
pause sucrée.
DAISY CAKE
4, rue de la Procession
✆ 01 83 58 83 71
www.daisycake.fr
boutique@daisycake.fr
Lovée dans une ruelle du centre piéton, la devanture à la vitrine
claire et colorée attire l’œil : cheesecakes et cupcakes flashy sont
installés là tels des petits bijoux gourmands. Si les mauvaises
langues disent que la mode des cupcakes est passée de mode,
voilà une chouette boutique qui vous fera prendre conscience qu'il
ne s'agissait pas d'une passade gustative, mais bien d'un réel, et
durable, engouement. Dans le magasin familial aux murs rose
bonbon et vert tendre, c'est Daisy qui confectionne les gâteaux
tandis que sa maman les vend. Fabriquées chaque matin pour une
fraîcheur optimale et à partir d’ingrédients de qualité (œufs frais,
farine et beurre fermier), les créations sucrées de Daisy varient en
parfums et les classiques côtoient les originaux : chocolat-banane,
fruits rouges, violette, Nutella, mangue-coco-passion... Difficile de
résister à leur chapeau crémeux parfumé et à leur cœur tendre.
Pour les anniversaires, mariages, événements, elle propose des
créations personnalisées très graphiques. Pour l’Épiphanie, des
fèves se glissent dans les gâteaux.
LA FABBRICA DE LUCA
18, rue de la Salle
✆ 01 39 73 53 86
Dans cette petite fabrique, ou plutôt gelateria artisanale, on vient se
faire plaisir avec quelques délicieuses boules de glaces onctueuses
aux saveurs gourmettes : choco, vanille, caramel au beurre salé,
que ce soit dans un cornet ou sur une épaisse gaufre. Mais le lieu
n’a pas d’italien que le nom et les glaces, il s’agit aussi d’un
espresso bar où l’on vient se tenir chaud l’hiver avec une belle
sélection de cafés, cappuccinos et chocolats chauds ! Au goûter, on
se régale avec des pâtisseries toutes transalpines : panettone et
amaretti moelleux. Par beau temps on profitera des quelques tables
installées à l'extérieur pour faire une agréable halte sucrée. « Mieux
qu'une séance chez le psychologue », nous dit Luca sur ses affiches
de l'automne, et il a bien raison !
PÂTISSERIE DENIS HARDY
42, rue des Louviers
✆ 01 34 51 15 24
patisserie.hardy@gmail.com
Une très bonne adresse dans la cité royale pour tous les
gourmands. La pâtisserie a vitrine sur Saint-Germain-en-Laye
depuis déjà tant d'années. Venez ici déguster les spécialités de la
maison parmi lesquelles on compte le Saint-Germain, un gâteau à la
valeur sûre, mais aussi les macarons comme le saint-michel à base
d'amande et de praliné et tous les produits à base de chocolat. À
noter que la maison fait aussi office de traiteur pour certaines
occasions.
PÂTISSERIE GRANDIN
13, rue au Pain
✆ 01 34 51 00 56
www.patisserie-grandin.fr
patisserie.grandin@orange.fr
La maison Grandin est un honorable établissement de la ville, et
pour cause, on y confectionne depuis 1822 pâtisseries, douceurs
chocolatées, glaces et autres entremets. C'est d'ailleurs par la
maison Grandin que le Debussy, petit gâteau composé d'un biscuit
noisette, d'une mousse pralinée, de raisins au rhum et d'un glaçage
chocolat, fut créé en 1925 en souvenir du grand musicien né en
1862 en face du magasin. Aujourd'hui, c’est le maître pâtissier
Michel Pottier qui tient les rênes de l’établissement pour proposer
tartes, millefeuilles et canapés, mais aussi des spécialités maison
fort réussies, comme le Saint-Germain (à base de pâte sablée,
crème d'amande et glaçage au rhum), le Marly (à base de crème au
fromage blanc, biscuit cuillère, framboises et fraises des bois), la
Feuilletine (biscuit chocolat, noisettes, mousse chocolat et craquant
de feuilletine) ou encore le Macae (biscuit chocolat aux épices,
mousse vanille bourbon, mousse chocolat). Par ailleurs, le service
de traiteur s'occupe de l'organisation de vos événements.
PATRICK ROGER
2, rue de Paris
✆ 01 34 51 72 85
www.patrickroger.com
boutiquesgl@patrickroger.com
Installée au numéro 2 de la rue de Paris, l’échoppe est immanquable
avec sa vitrine design et épurée, et son comptoir couleur vert forêt.
C’est une imposante sculpture de chocolat qui capte l’œil du
passant, poussant n’importe quel cacaophile à franchir le seuil de
cette curieuse boutique. Une fois à l’intérieur, laissez-vous aller à la
gourmandise et découvrez les créations racées du célèbre
chocolatier : chocolats au citron-basilic, à la racine de gingembre, à
la pâte d'amande vanille au sésame, aux baies de Sechuan ou au
rhum créole. Patrick Roger est un véritable artiste chocolatier connu
pour ses majestueuses sculptures en chocolat considérées et
exposées telles des œuvres d'art. Il a ouvert pas moins de huit
chocolateries à Paris et à Sceaux. Ses créations d'une grande
subtilité gustative sont à se damner !

SCEAUX
Sceaux - Parc de Sceaux.
© Nocidar – Fotolia
Ville de près de 20 000 habitants, une population stable depuis les
années 1960, Sceaux est situé sur le sommet et les deux versants
d'une colline haute de 102 m. Son existence est attestée depuis au
moins 1203, date à laquelle il s'est constitué en paroisse
indépendante. Cette cité est célèbre pour son immense parc
dessiné par André Le Nôtre, vestige du domaine personnel de
Colbert, dont l'imposant château fut détruit sous le Consulat. Des
181 hectares du parc, les deux tiers sont sur le territoire de la
commune, le restant sur celui d'Antony. De quoi accueillir autrefois
d'immenses concerts : Supertramp, Madonna et Johnny Hallyday,
par exemple, en ont donné. Aujourd'hui toutefois, après avoir
constaté qu'accueillir plusieurs dizaines de milliers de personnes
n'est pas à proprement parler le meilleur moyen d'entretenir ce
sublime parc, on a arrêté les frais ! Un autre château a été édifié par
le duc de Trévise sous le Second Empire. Il abrite le musée d'Île-de-
France et de nombreuses beautés architecturales, à quelques
minutes de Paris seulement. Traversée par la coulée verte, large
artère qui la relie à Paris en une petite demi-heure à vélo, elle est
l'une des plus vertes communes des environs.

Les bonnes infos


MAISON DU TOURISME DE SCEAUX
Pavillon du jardin de la Ménagerie
70, rue Houdan
✆ 01 46 61 19 03
www.tourisme.sceaux.fr
maison-du-tourisme@sceaux.fr
RER B Sceaux.
En plus d'informations sur la ville et ses sites touristiques, vous
trouverez ici des informations sur la vie associative, les animations
offertes par la ville, le département et la région, et même acquérir
des billets pour divers événements (parmi pas moins de
60 000 références !). Vous y trouverez également des guides et
dépliants : hébergements, sites remarquables, cinéma. Enfin,
l'endroit vous donnera la possibilité d'acquérir souvenirs et
accessoires, tous en rapport avec la ville bien évidemment !

Visite
DOMAINE DÉPARTEMENTAL DE SCEAUX
Musée du domaine départemental de Sceaux
Château de Sceaux
✆ 01 41 87 29 50
https://domaine-de-sceaux.hauts-de-seine.fr
domainedesceaux@hauts-de-seine.fr
RER B Bourg-la-Reine, Parc de Sceaux ou La Croix de Berny
Le domaine de Sceaux est à cheval sur les communes de Sceaux et
d’Antony. Colbert y fait édifier un château en 1670. Le Nôtre
s'occupe du parc : double perspective, grande cascade qui se
prolonge par le bassin de l’Octogone en contrebas... Cette
organisation s’inscrit dans le plus pur style classique français du
XVIIe siècle. À la mort du contrôleur général des Finances de Louis
XIV, son fils agrandit le domaine, lequel atteint 220 hectares. Le
Nôtre intervient à nouveau et l’architecte Jules Hardouin-Mansart
édifie l’Orangerie. Les bâtiments du parc se visitent librement. Le
château, reconstruit au XIXe siècle, accueille les collections du
musée d'Île-de-France. L'Orangerie recèle des statues du parc et se
transforme en salle de concert l'été pour un renommé festival
consacré à la musique de chambre. Dans le parc, vous avez encore
des kiosques où l'on peut se désaltérer et grignoter, un restaurant,
une aire de jeux pour enfants, un parcours santé... Notez que
certaines étendues d'eau sont accessibles aux pêcheurs à la ligne et
aux fans de modélisme naval (se renseigner). Du côté du parc, sa
vaste étendue permet l'organisation de concerts gigantesques. À
partir de juin, les opéras en plein air se succèdent, pour le plus
grand plaisir des mélomanes.

DOMAINE DÉPARTEMENTAL DE SCEAUX - Le château du


domaine de Sceaux
© Pp76 - Fotolia
ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE
1, rue du Docteur-Berger
✆ 01 41 13 06 06
RER B Sceaux
Édifiée au XIIIe siècle sur les vestiges d'une ancienne chapelle,
l'église brûle lors de l'incendie d'un four à pain. Reconstruite en
1545, elle s'agrandit au rythme de l'accroissement de la population.
La flèche du clocher, effondrée durant la Révolution, n'est remise en
place qu'en 1853, grâce au duc de Trévise. La façade ne prend sa
forme actuelle qu'au XIXe siècle avec la construction du porche dont
les ajouts néogothiques et néo-Renaissance sont caractéristiques de
« l'historicisme » de cette époque. À voir à l'intérieur : « Le Baptême
du Christ » par Tuby, les clés de voûte armoriées rappelant les
anciens seigneurs de Sceaux, le buffet d'orgues et un panneau en
bois sculpté du XVIIe siècle par François Roumier. De sucroît, de
nombreuses plaques rendent hommage à différentes personnalités
reposant ici. Aujourd'hui, l'église est le cœur d'une vie liturgique
intense. En parallèle, le lieu fait aujourd'hui l'objet de lourds travaux
de consolidation et de restauration, qui devraient durer plusieurs
années.
LE JARDIN DES FÉLIBRES
Domaine de Sceaux
Avenue du Président-Franklin-D.-Roosevelt
✆ 01 41 87 29 50
RER B Sceaux.
Intégré au domaine de Sceaux, il est situé à l'arrière de la superbe
petite église Saint-Jean-Baptiste. On y trouve notamment la tombe
de Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794), gentilhomme du duc
de Penthièvre, dramaturge, romancier et poète gardois, auteur de
fables qui connurent un grand succès. Sa mémoire est
particulièrement célébrée à partir de la fin du XIXe siècle quand se
constitue le Félibrige, association culturelle et littéraire occitane
créée par Frédéric Mistral. Ses membres venaient ici en pèlerinage
chaque année. Dans le jardin, des bustes rappellent d'ailleurs le
souvenir de personnalités de ce mouvement, donnant aux visiteurs
du parc l'impression de parcourir un lieu culturel, tant chaque buste
rappelle une histoire. Il y a une quinzaine d'années, le parc prit sa
configuration actuelle, lorsque furent réunis le jardin séparant l'église
avec l'enclos du jardin de celle-ci.

SÈVRES
Créée par Childebert en même temps que l'abbaye de Saint-
Germain-des-Prés, "Savara" alias Sèvres, est citée dans la charte
fondatrice au VIe siècle. En 1756, le transfert de la manufacture
royale de porcelaine de Vincennes à Sèvres favorisa la croissance
de la ville et lui donna une renommée internationale, qui prévaut
encore aujourd'hui. Nichée au creux du ru de Marivel, elle compte
enviton 23 0000 habitants, qui profitent d'un cadre verdoyant entre
le parc de Saint-Cloud, la forêt de Meudon et celle de Fausses-
Reposes.

Visite
ÉGLISE SAINT-ROMAIN
1, rue de l'Église
✆ 01 46 29 99 99
Nombreux sont ceux qui passent à côté, lorsqu'ils font le trajet entre
Boulogne et Chaville. Anciennement dédiée à Saint Jean-Baptiste,
cette église fut consacrée à Saint Romain, patron des bateliers, à
partir de 1504. Plus que millénaire, elle dispose d'inscriptions faisant
dater les premières fondations à 675. Et sur une si longue période,
évidemment, l'histoire de l'église est très mouvementée : elle fut
détruite par les Normands au IXe siècle, reconstruite au XIIIe, puis
remaniée au XVIe après les ravages de la guerre de Cent Ans. Le
chœur fut ajouté au XVIIIe siècle. En 1760 est ajoutée une cloche,
baptisée Anette, et qui sera classée près de deux siècles plus tard.
En 1789, la partie supérieure du clocher menaçant de tomber en
ruine est abattue et remplacée par un campanile. En 1901, la statue
de saint Romain est ajoutée en façade et en 1937, l’église est
inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques.
ESCALIER CROIX BOSSET
Du croisement de la Grande-Rue et rue de Ville-d'Avray au 9,
rue de la Croix-Bosset
Bus 469, arrêt Square de la Forge.
Cet escalier est singulier, d'abord par sa configuration. Il grimpe à
partir d'une petite placette, tourne au coin d'un renfoncement
servant de palier à deux habitations, arrive sur une nouvelle placette
où un banc et des fresque nous accueillent – fresque de la brasserie
de la Meuse, de la Grande-Rue avec le bâtiment Cave au Roy, ainsi
qu'une publicité ancienne pour Fruidam (une limonade ancienne) –
puis continue sa montée vers l'ancienne Maison des Enfants de
Sèvres tenue par Yvonne et Roger Hagnauer, très célèbres
instituteurs laïques ayant caché des enfants juifs pendant la
deuxième guerre mondiale.
HOTEL DE VILLE
54, Grande-Rue
✆ 01 41 14 10 10
www.ville-sevres.fr
mairie@ville-sevres.fr
Métro "Pont de Sèvres", ligne 9, puis bus n° 171 ou n° 26, arrêt
Mairie de Sèvres. Gare SNCF station "Sèvres-Rive Gauche".
L'hôtel de ville de Sèvres est constitué d'un ensemble de bâtiments,
aussi imposants que beaux. En 1630, c'est René Peyrat qui occupe
le premier le domaine de "Courchamp". Il le vend à Pierre Monnerot,
conseiller du roi et receveur des finances d'Orléans qui l'agrandit en
achetant des propriétés voisines. En 1675 les biens de Monnerot
sont vendus aux Enchères et offerts par Louis XIV au duc d'Oléans,
monsieur son frère. En 1795, le chimiste Armand Seguin y établit
ses ateliers de tannerie. Quinze ans après, Napoléon récupère
l'édifice et le rattache au domaine de St Cloud. En 1815, la famille
d'Orléans le récupère. En 1834 le roi Louis Philippe le vend au
conseil municipal de Sèvres ; il devient donc la Mairie. Ce sont les
travaux de 1910, qui lui donnent l'essentiel de sa forme "moderne",
et ceux effectués entre 1972 et 1983 qui l'agrémentent de la Cour
Saint-Omer. Dans sa collection d'œuvres d'art, la mairie compte le
vase dit "de Fulvy", dont le nom vient de Jean-Louis Henry Orry de
Fulvy, qui vers 1740 finança les premiers ateliers de porcelaine de
Vincennes. On y trouve aussi quatre vases faisant partie d'une série
créée par la Manufacture à l'occasion de la signature de la
Convention du Mètre en 1875.
SQUARE CARRIER-BELLEUSE
3, avenue Léon-Journault
Bus 469, arrêt Carrier-Belleuse.
Le square se dessine en jardin à la française avec une magnifique
roseraie. Des massifs de rosiers Callunca entourent la fontaine de
Gustave-Adolphe Crauk, don de la famille Flammarion. Le jardin est
habité par plusieurs œuvres : « Lucile se coiffant » de Stéphane
Buxin, « Jules Bastien-Lepage » du musée Rodin, le buste du
Général de Gaulle de Georges Oudot. Une table-échiquier, une aire
de jeux et un terrain de sport complètent les attraits du jardin. Un
manège pour très jeunes enfants est ouvert les jours fériés et le
week-end.

Un peu de culture
ANAGRAMME
110, Grande-Rue
✆ 01 45 34 04 64
www.librairie-anagramme.com
contact@librairie-anagramme.com
Bus 179, arrêt Marie de Sèvres.
Cette librairie très active dans la ville, est celle qui organise les
soirées et matinées philo. De la haute voltige littéraire donc,
d'excellents conseils de lecture en tout genre, et surtout une
magnifique collection de livres d'enfants est à la disposition des
clients, toujours plus imaginative, créative et ludique à chaque
saison. C'est un bonheur de passer ici en compagnie d'un enfant ou
seul. Des siècles d'auteurs avisés vous y attendent de pied ferme !

SUCY-EN-BRIE
Le territoire de Sucy-en-Brie, qui compte plus de 26 000 habitants,
comprend de nombreux espaces verts aménagés et, compte
également sur son territoire la forêt Notre-Dame, ce qui fait de la
ville un véritable réservoir à oxygène, entre la Marne et la Brie. De
plus, cette commune est traversée par différents cours d'eau : outre
la Marne, le Morbras et la Fontaine de Villiers complètent le paysage
de la ville. Elle s'est développée sur un coteau de la Marne et s'est
enrichi au fil des siècles d'un patrimoine architectural (église,
château et fort) qui lui donne du cachet et incite à la découvrir. La
ville est bien desservie par les transports en commun, et notamment
le RER A qui permet de gagner la capitale en moins de trente
minutes.

Visite
CHÂTEAU DE HAUTE-MAISON
Rue Villebrun
✆ 01 49 82 24 50
L'histoire de ce château, édifié au XVIIe siècle, a été marquée par la
personnalité de l'un de ses illustres propriétaires, Ludovic Halévy
(1834-1908), qui l'acheta en 1893. Il fut le librettiste de Carmen de
Georges Bizet et d'opérettes d'Offenbach (La Vie parisienne, La
Périchole, La Grande-Duchesse de Gérolstein…). Acquis par la
commune en 1976, le bâtiment accueille aujourd'hui l'hôtel de ville,
dont la salle des mariages est absolument sublime (à l'image de
l'ensemble architectural), et les services municipaux de Sucy-en-
Brie, qui bénéficient ainsi d'un cadre prestigieux.
CHÂTEAU DE SUCY-EN-BRIE
1, avenue Georges-Pompidou
✆ 01 45 90 47 47
www.ville-sucy.fr
conservatoire@ville-sucy.fr
Ce château du XVIIe siècle fut édifié pour Nicolas Lambert, fils d'un
conseiller du roi louis XIII. Il fut construit sur les plans de l'architecte
François Le Vau, frère de Louis Le Vau, architecte de Vaux-le-
Vicomte et de Versailles. La décoration intérieure est l'œuvre de Le
Brun, Le Sueur et Van Obstal. Abandonné en 1955, il fut victime de
nombreux pillages avant d'être racheté par la ville en 1969 et
d'entamer une rénovation qui durera de nombreuses années. Classé
aux Monuments historiques en 1975, il accueille désormais le
conservatoire municipal où l'on prend des cours d'art dramatique et
de musique. Sa magnifique orangerie est désormais un endroit
d'expositions, de concerts et autres activités culturelles. Situé à la
sortie de la partie ancienne de Sucy, il est aujourd'hui l'un des
emblèmes de la ville.
ÉGLISE SAINT-MARTIN
Place de l’Église
✆ 01 45 90 53 38
RER A station Sucy-Bonneuil, puis bus n° 308, arrêt Centre
administratif. En voiture : N104 Francilienne ou autoroute A86.
La jolie petite église Saint-Martin, située au cœur du vieux village de
Sucy, a été construite aux XIIe et XIIIe siècles et mélange les styles
roman et gothique. Modifiée à plusieurs reprises durant son histoire,
elle a conservé son aspect général. Notez que les vitraux du chœur,
qui racontent la vie de saint Martin, datent du XIXe siècle. Des
travaux de restauration ont été effectués, notamment au niveau de
la charpente des nefs latérales.
FORT DE SUCY-EN-BRIE
Allée Séré-de-Rivières
✆ 06 14 96 37 20
www.defenseparis.fr
contact@defenseparis.fr
Ce fort, qui faisait autrefois partie de la deuxième ceinture fortifiée
de Paris, est typique de l’architecture militaire du XIXe siècle. Édifié
de 1879 à 1881, il constitue un exemple rare de l'architecture
militaire de cette époque. Le bâtiment d'entrée est en parfait état. Le
fort accueille également la Galerie de Bacchus de la confrérie des
Coteaux de Sucy-en-Brie qui présente une exposition consacrée au
passé viticole de la commune et de l'Île-de-France. Pour les visites
du lieu, il convient de contacter l'association « à la découverte du
fort de Sucy » qui permet de prendre rendez-vous avec cette équipe
de passionnés.
PARC DÉPARTEMENTAL DU MORBRAS
Rue Antoine-Baron
✆ 01 43 99 82 80
www.cg94.fr
contact@valdemarne.fr
RER A station Sucy-Bonneuil, puis 10 minutes de marche.
Le parc départemental du Morbras fait le bonheur des promeneurs
et des joggeurs et offre un agréable lieu de randonnée sur plus de
12 hectares en plein cœur de la ville. C'est un endroit remarquable
pour sa biodiversité, aussi bien pour la faune que la flore, où vous
pourrez participer à des animations et des parcours nature,
principalement aux beaux jours, mais également à des visites
commentées (sur réservation) pour vous familiariser avec ce vaste
espace vert parcouru de petits ruisseaux. En bref, une grande
bouffée d'oxygène toujours bienvenue dans la ville !

SURESNES
« Nul ne sort de Suresnes, qui souvent n’y revienne », dit la devise
de cette ville aux frontières formées par la Seine et le bois de
Boulogne d’un côté, le mont Valérien de l’autre, expliquant son
dénivelé, entre 29 et 163 m. Elle doit d'ailleurs son nom à surisnas,
mot latin qui évoque les « petites sources » coulant du mont
Valérien. À l’origine, cette commune résidentielle n’était qu’une petite
bourgade de pêcheurs et de bateliers avant d'être, progressivement,
rattrapée par la ville dès la fin du XIXe siècle. Elle possède
notamment un théâtre dynamique qui porte le nom de Jean Vilar, un
des pères du Théâtre national populaire (TNP), qui s'établit ici
quelque temps dans les années 1950. Depuis les hauteurs de leur
cité, les Suresnois, dont le nombre total dépasse les 48 000,
possèdent une vue imprenable sur Paris.

Visite
CIMETIÈRE AMÉRICAIN DE SURESNES
123, boulevard de Washington
✆ 01 47 01 19 76
Dans ce cimetière reposent des soldats morts pendant les deux
guerres mondiales : 1 541 pendant la première, 24 pendant la
seconde, et un mur des disparus qui permet de perpétuer la
mémoire de 974 n'ayant jamais été retrouvés. Il est le seul à être
consacré aux morts américains de ces conflits. Contrairement aux
autres cimetières militaires, celui-ci a été installé non pas à proximité
d'un champ de bataille mais en raison de la proximité des hôpitaux,
où les soldats étaient soignés. Il a été inauguré en 1919 par le
président des États-Unis, Thomas Woodrow Wilson, le général
américain John-Joseph Pershing et le maréchal français Ferdinand
Foch. La chapelle élevée en 1932 a été agrandie en 1952. Pendant
les heures d’ouverture, une personne est toujours disponible à la
réception pour accueillir et renseigner les visiteurs qui souhaitent se
recueillir, ou tout simplement arpenter ce lieu de mémoire grand de
trois hectares.
CIMETIÈRE AMÉRICAIN DE SURESNES - Le cimetière américain
de Suresnes
© Christian JACQUET – Fotolia
MÉMORIAL DU MONT VALÉRIEN – HAUT LIEU DE LA
MÉMOIRE NATIONALE DU MINISTÈRE DES ARMÉES
Mont Valérien
Avenue du Professeur-Léon-Bernard
✆ 01 47 28 46 35
www.mont-valerien.fr
info@mont-valerien.fr
SNCF Ligne Paris Saint-Lazare – Versailles / Arrêt gare de
Suresnes ; RER A La Défense ou métro n°1 La Défense puis bus
n°360 / Arrêt Hôpital Foch – Cluseret ; Tramway Val de Seine T2 La
Défense – Issy-les-Moulineaux / Arrêt Longchamp ; voiture porte
Maillot – Pont de Suresnes
Lieu de culte médiéval, puis forteresse militaire au cours du
XIXe siècle, le mont Valérien a été le principal lieu d’exécution pour
l’armée allemande sur le territoire français. Ces hommes,
assassinés parce qu’ils étaient résistants, otages, juifs sont autant
de rappels à notre histoire qui firent naturellement de ce site un haut
lieu de la mémoire nationale. Après la guerre, le site est choisi par le
général de Gaulle pour honorer la mémoire des morts pour la
France de 1939 à 1945 ; il y inaugure le Mémorial de la France
combattante le 18 juin 1960. Lieu d’exécution de résistants et
d’otages (majoritairement des communistes et des juifs), le mont
Valérien est un élément central dans la compréhension de
l’organisation répressive allemande sur le territoire français. La
multiplicité des parcours des 1 008 fusillés nous permet aujourd’hui
d’en décrire la diversité. Parmi eux, les membres du groupe FTP-
MOI Manouchian, dit de l’Affiche rouge, ou encore Honoré
d’Estienne d’Orves, Boris Vildé et Gabriel Péri. En tout,
17 nationalités sont représentées au mont Valérien.
A l’intérieur du site, le « Parcours du souvenir » permet de suivre le
chemin de ceux qui allaient être fusillés : de la chapelle dont les
murs gardent encore la trace des graffitis gravés par des
condamnés, à la clairière des fusillés. Désormais lieu pédagogique
et commémoratif à travers de nombreux aménagements
muséographiques, le Mémorial du mont Valérien permet de mieux
comprendre ce que fut la répression allemande, la collaboration
française, et quel était le parcours de ceux « qui aimaient la vie à en
mourir ».
Cette visite permet de comprendre la répression, de saisir la
diversité des engagements et de déchiffrer les processus de
construction des mémoires de la Seconde Guerre mondiale.
PARC DU CHÂTEAU
Place Eugène-Sue
✆ 01 40 99 99 15
Vous avez raison, il n'y a pas de château aujourd'hui à Suresnes.
Mais ce parc de 5 hectares porte ce nom en référence au château
de Bel Air dont il dépendait à l'époque, et qui a vu se succéder
comme propriétaires de nombreux personnages célèbres. Il
comprend une vaste collection de chênes, une volière avec des
paons, des faisans et des perdreaux, un grand bassin, des jets
d’eau et un jardin de plantes aromatiques. Le parc arboré est planté
de tulipes, de narcisses, de fritillaires... Fin mars, on peut venir y
découvrir les floraisons printanières. Et dès l'arrivée des beaux
jours, les familles prennent les pelouses d'assaut pour jouer au
ballon, s'allonger dans l'herbe... Un havre de verdure au bord de la
Seine !
VILLAGE ANGLAIS
Rue Diderot
Le village anglais de Suresnes est un ensemble architectural
particulier composé de maisons de type anglais, aisément
reconnaissables à leurs murs en brique rouge et aux fenêtres à
colombages en bois, toutes alignées et mitoyennes, avec une petite
grille à l’entrée. Le quartier a été ainsi édifié après la seconde guerre
mondiale, dans la lignée de la Cité-Jardins du haut de Suresnes.
Ces maisons appartiennent à des particuliers, vous pourrez les
découvrir en vous baladant rue Diderot, près de la place du Général-
Leclerc. So British !

Un peu de culture
LU & CIE
18, avenue Jean-Jaurès
✆ 01 47 72 15 18
www.lu-et-cie.fr
info@lu-et-cie.fr
Lu pour Lucie, &amp ; Cie pour Bruno : la sympathie serait-elle tout
aussi héréditaire que la passion littéraire ? Ce duo fraternel a ouvert
cette charmante librairie dans le haut de Suresnes fin 2008 et
depuis, elle ne désemplit pas de la semaine ! Avouons qu'ensemble,
ils orchestrent un service de proximité hors pair : accueil adorable,
conseils avisés, repères « coup de cœur », prises de commande,
coin lecture et un espace papeterie dont on ne repart jamais les
mains vides. Jeunes et dopés de bonnes idées, on les retrouve dans
moult bons plans quand ils n'en sont pas initiateurs. Festivals,
animations et lectures publiques : la littérature est belle, bien vivante
et même vibrante quand frère et sœur œuvrent en cœur.

TAVERNY
Le territoire de la commune occupe le plateau forestier et descend
jusqu'à la chaussée Jules César, située à 100 m en contrebas. Le
centre historique, ainsi que les sites archéologiques de l'ancienne
bourgade gallo-romaine, bordent les coteaux de la forêt de
Montmorency. Anciennement agricole et viticole, la ville fut le cadre
d'une grande exploitation de gypse à partir de 1815. Au début du
XXe siècle, la ville est créée, étant issue de sa scission avec la
commune limitrophe de Saint-Leu. La plaine de Taverny accueille
aujourd'hui des quartiers résidentiels. La ville compte
26 000 habitants.

Visite
ÉGLISE NOTRE-DAME
11, rue Jean-XXIII
✆ 01 30 40 71 79
Cet édifice du XIIIe siècle se trouve à 130 m d'altitude, à l'orée de la
forêt de Montmorency : il domine ainsi un beau point de vue.
L'église fut édifiée dans un style gothique de grande qualité,
probablement à l'instigation de la famille de Montmorency. Un
triforium fait le tour de la nef, du transept et du chœur ; les
chapiteaux et les archivoltes du portail sont ornés de magnifiques
sculptures. On peut voir ici un remarquable retable en pierre légué
par le connétable Anne de Montmorency. Les grandes orgues datent
de la Renaissance.
OPPIDUM GAULOIS
Lieu-dit Camp de César
Le terme d'oppidum a été donné par César aux villages celtiques
fortifiés qu'il trouva sur son chemin, lors de sa guerre contre les
Gaulois. Celui de Taverny a été aménagé à l'âge de bronze (entre
1800 et 800 av. J.-C.) sur un emplacement défendu naturellement
par trois pentes abruptes. Il fut réaménagé par les hommes, qui
renforcèrent la butte. Il était protégé par un fossé en forme de V, un
rempart d'argile et de meulière, un second fossé en U, large de
20 m et profond de 3, consolidé par d'énormes blocs de meulière,
puis un deuxième rempart, plus important. On y a retrouvé les
restes de six cabanes gauloises. On pense qu'il a été abandonné
avant l'arrivée des Romains dans la région.

VERSAILLES
Versailles - Versailles

Versailles - L'Hôtel de Ville de Versailles


© Philophoto – Fotolia

Versailles ! Le nom de cette ville-château résonne depuis des siècles


d'un bout à l'autre de la planète. Dites Versailles, et vous voyez
briller les yeux des cohortes de touristes français et étrangers,
comme autant de reflets dans les miroirs de sa légendaire galerie
des Glaces. Mais derrière ce palais et son parc, se cache aussi une
ville ; si l'actuelle cité fut entièrement pensée en fonction du
château, les lieux sont toutefois habités depuis bien plus longtemps.
Foin des légendes... Avant l'arrivée des rois, on ne trouvait pas ici
que des marécages. On a découvert en effet dans le vieux
Versailles des tombes mérovingiennes. Les traces du bourg de
Versailles nous font remonter au XIe siècle ; les habitants sont alors
massés autour de la petite église Saint-Julien, et d'un château fort.
Sise sur la route qui mène de la Normandie à Paris, la bourgade
connaît au Moyen Âge une relative prospérité. Les terres sont
cultivées, d'où l'origine probable du nom, qui proviendrait de versare,
retourner la terre. À la fin du XVIe siècle, le village compte environ
500 habitants ; on y trouve un marché tous les jeudis, et quatre
foires annuelles. La seigneurie passe alors à la famille de Gondi, qui
a l'occasion d'y accueillir le futur Louis XIII lors de parties de chasse.
Le roi y achète des terres, fait construire un petit château qui lui sert
de pavillon de chasse, puis acquiert en 1632 la seigneurie de
Versailles. C'est bien sûr à Louis XIV que reviendra l'honneur de
faire passer Versailles dans l'Histoire. Après son mariage, en 1660,
avec Marie-Thérèse d'Autriche, le souverain qui avait fait
connaissance avec les lieux en chassant jette son dévolu sur
Versailles. Depuis la Fronde, qui l'a profondément marqué, il nourrit
l'idée d'installer la cour hors de Paris. Elle va trouver à Versailles un
lieu où s'épanouir, sous les yeux vigilants d'un Roi Soleil au pouvoir
absolu. En 1682, la ville est capitale du royaume. Le château
connaît alors maintes transformations, qui le parent des fastes que
l'on admire encore. La ville suit : un trident de trois avenues, de
Sceaux, de Paris et de Saint-Cloud, converge vers la place d'Armes.
Des écuries, un potager, sont édifiés. Une ville nouvelle surgit sur un
terrain vierge autour de l'église Notre-Dame, paroisse royale élevée
en deux ans. De l'autre côté de la ville, le quartier du Vieux
Versailles, lieu de l'ancien village, se développe avec l'installation du
couvent des Récollets, du Grand Commun, de la salle du Jeu de
Paume... Sur les lieux du parc au Cerfs, réserve de chasse de Louis
XIII, naît progressivement le quartier Saint-Louis, symétrique à celui
de Notre-Dame. Louis XV le dote d'une église, et des « carrés Saint-
Louis » qui répondent au marché Notre-Dame. C'est ensuite à
Versailles qu'est signé le traité d'indépendance des États-Unis, le
3 septembre 1783. Peu après, l'Ancien Régime passe, et c'est en
son cœur que sont promulgués l'abolition des Privilèges ou la
Déclaration des droits de l'homme. Le XIXe siècle est encore fécond
en histoire. Le château peine à retrouver une nouvelle vie,
décidément en opposition, sous Napoléon Ier. Miroir d'un nouveau
recul sur le passé, Louis-Philippe y crée un musée de l'Histoire de
France. Les glaces de la galerie éponyme résonnent en janvier
1871 sous les « hurras » de la proclamation de l'Empire allemand ;
et la Commune voit Versailles s'opposer farouchement à Paris
l'insurgée. Le XXe siècle est celui du retour au calme... Et
désormais, fi de la politique ! Et place au plaisir de découvrir ou
revenir à Versailles, pour visiter le château où l'on se promène
comme en un livre d'histoire, le parc, ses divins jeux d'eau, son
charmant Trianon, et plus loin, ses airs de forêt. Mais aussi pour
déambuler dans la ville, qui derrière ses grandes allées boisées
recèle une multitude de petits passages charmants, de jardins
secrets et de courettes pavées pittoresques, où il fait bon flâner de
boutique en boutique, ou encore casser une graine dans l'un des
nombreux restaurants.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DE VERSAILLES
2 bis, avenue de Paris
✆ 01 39 24 88 88
www.versailles-tourisme.com
tourisme@ot-versailles.fr
Ce vaste office de tourisme réunit tout un panel d’informations, en
guichet ou sur sa borne interactive et fonctionnelle. Sur place, vous
pourrez trouver des plans de la ville, des guides très complets sur
les sites et les monuments de Versailles, sur les hôtels et les
restaurants, et sur les commerces en ville. Vous aurez également
accès à une billetterie proposant tous les spectacles de la région.
Sans oublier les hôtesses, toujours de bons conseils. Informations
sur Versailles et sur les Yvelines, calendrier des conférences,
manifestations et sites à découvrir,... l'office de tourisme répertorie
aussi les visites proposées toute l’année dans la ville et au château,
réunies dans un petit guide gratuit.
VERSAILLES COMMERCES (UNION VERSAILLAISE DU
COMMERCE, DE L'INDUSTRIE ET DE L'ARTISANAT)
✆ 09 63 25 80 96
www.versailles-commerces.info
uvcia@versailles-commerces.info
L’Association des commerçants de Versailles anime le portail officiel
de la ville dédié au shopping dans la ville. Sur ce site, vous pourrez
retrouver les informations pratiques, événements, promotions et
actualités des plus de 1 800 commerçants et artisans de la cité
royale, classés par activité et par quartier. Les nouvelles enseignes,
les dernières bonnes affaires, l'agenda pratique... autant
d'informations sans cesse mises à jour pour faciliter la
consommation des « clients rois », et conforter le commerce local
en les encourageant à acheter versaillais. Vous trouverez également
le programme culturel – riche – de la cité.
YVELINES TOURISME
www.tourisme.yvelines.fr
tourisme@yvelines.fr
Attention, ici pas d'accueil en boutique mais des informations à
visualiser sur le site Internet ! Le site vous permet d'organiser votre
séjour dans les Yvelines, et de le réserver de A à Z sur Internet. Il
est intelligemment organisé selon sept catégories qui brassent
largement toutes les nécessités du visiteur ou vacancier : Parcs et
jardins, Fermes, Visite de châteaux, Restaurants, randonnées,
hébergements et actualités en Yvelines. Des liens permettent de
réserver directement une chambre en gîte ou en maison d'hôtes
mais aussi d'acheter à l'avance des billets d'entrée pour visiter les
principaux lieux touristiques du département. Vous pouvez enfin
vous laisser guider pour préparer votre séjour selon la thématique
de votre choix : nature, romantique, en famille...

Visite
CATHÉDRALE SAINT-LOUIS
Place Saint-Louis
www.cathedrale-versailles.org
secretariat@cathedrale-versailles.org
Avec le château, bien évidemment, c'est l'un des symboles de la vie.
Cet édifice religieux de style baroque fut construit à partir de
1743 sous les instructions de Jacques Hardouin-Mansart de
Sagonne, dernier représentant de la fameuse dynastie d’architectes.
Le nouveau quartier Saint-Louis, élevé sur l'ancien domaine de
chasse royal qu'était le Parc aux Cerfs, allait ainsi être pourvu d'un
lieu de culte. Le roi Louis XV avait présidé à la pose de la première
pierre, le 12 juin 1743. Mais le 24 août 1754, jour de son
inauguration et de sa bénédiction, on ne vit personne de la famille
royale : la veille, la dauphine Marie-Josèphe de Saxe donnait le jour
au futur Louis XVI... En 1789, Saint-Louis accueillit plusieurs
séances des états généraux et c'est à la fin du XVIIIe siècle que
l'église fut choisie comme cathédrale (elle devra pourtant attendre
1843 pour être officiellement consacrée). Elle se dota alors
d’ornements et de vases sacrés – notamment grâce à Charles X et
Louis-Philippe qui firent refaire les boiseries, les confessionnaux et
les garnitures d’autels. La cathédrale fut classée au titre des
Monuments historiques en 1906. À l’intérieur, les œuvres d’art les
plus caractéristiques de la cathédrale sont certainement la chaire en
bois sculpté, le banc d’œuvre, les orgues de Clicquot et leur buffet
de bois sculpté datant de 1761, et enfin, à l’entrée de la nef, les
bénitiers en marbre blanc (1780). Côté peinture, on admirera des
chefs-d’œuvres de grands maîtres comme François Boucher (Saint
Pierre marchant sur les eaux), Jean-Baptiste Deshays (Saint Pierre
délivré de ses chaînes), Jean II Restout (L'Adoration des bergers)
ou Amédée Vanloo (Le Baptême du Christ). Le lieu reste un endroit
de forte vie pratiquante, aussi ne soyez pas surpris, comme tel a été
notre cas, de vous trouver en pleine messe un dimanche en fin
d'après-midi !
CHÂTEAU DE VERSAILLES
Place d'Armes
✆ 01 30 83 78 00
www.chateauversailles.fr
Dès 1623, Louis XIII construisit à Versailles « un rendez-vous de
chasse, un petit château de gentilhomme » en brique, pierre et
ardoise, dans lequel il se plaisait tant qu'il le fit agrandir par son
ingénieur et architecte Philibert Le Roy : cette première version du
château de Versailles correspond aujourd'hui aux bâtiments qui
entourent la Cour de Marbre. En 1661, Louis XIV charge André Le
Nôtre de la création et de l’aménagement des jardins de Versailles
qui, à ses yeux, sont aussi importants que le Château. De 1661 à
1668, le jeune roi demanda à Louis Le Vau d'embellir le château.
Mais ce « petit Château de Cartes », selon l'expression de Saint-
Simon, demeurait trop étroit, et des agrandissements furent
commandés à l'architecte. Celui-ci entreprit, de 1668 à 1670, la
construction de « l'enveloppe » autour du petit château d'origine. La
terrasse centrale, inspirée des modèles italiens, fut achevée à la
mort de Le Vau en 1670, par François d'Orbay. Les façades de
pierre blanche, qui cernent le château vieux en brique et pierre firent
dire, toujours à Saint-Simon : « Le beau et le vilain, le vaste et
l'étranglé furent cousus ensemble. » Le 6 mai 1682, Versailles devint
la résidence principale de la Cour de France, aux dépens du Louvre
et de Saint-Germain : la galerie des Glaces, symbole de la
puissance du monarque absolu et lieu le plus emblématique du
château, fut élevée (1678-1684) sur l'ancienne terrasse du
château ouverte sur le jardin. Sous les ordres de Jules Hardouin-
Mansart, on éleva rapidement les ailes du Nord et du Midi,
l'Orangerie, les Écuries, le Grand Commun, enfin la chapelle,
dernière grande construction de l'époque du Roi-Soleil achevée en
1710 par Robert de Cotte. À la fin du règne de Louis XV, en 1770,
Ange-Jacques Gabriel édifia l'Opéra et s'attela à la transformation
des façades côté ville. Mais seul le pavillon de droite, dit pavillon
Gabriel, fut effectivement reconstruit, selon les règles de
l'architecture classique. Louis XVI qui aime profondément sa femme
Marie-Antoinette, lui offre en 1774 le petit Trianon. Celle-ci y
installera son domaine privé.
De l'autre côté de la cour, le pavillon symétrique, commandé par
Napoléon Ier, fut réalisé en 1814. Le château fut ensuite transformé
sous Louis-Philippe, qui décida d'y élever un musée historique dédié
« à toutes les gloires de la France » ; il passa de nombreuses
commandes auprès des plus grands peintres, qui retracèrent dans
leurs œuvres l'histoire du pays. Composé du Parc et des jardins
ainsi que des châteaux de Trianon, il s’étend aujourd'hui sur
800 hectares.

CHÂTEAU DE VERSAILLES - Château de Versailles.


© sergey pozhoga – Shutterstock.com
CHÂTEAUX DE TRIANON
Domaine du château de Versailles
✆ 01 30 83 78 00
www.chateauversailles.fr
Accès à pied ou en voiture par la grille de la Reine ou la Grille Saint-
Antoine, accès à pied par les jardins du Château
Trianon fut le nom d’un village acheté puis détruit par Louis XIV, et
adjoint au parc de son château : il y fit construire une demeure
abritée des fastes, qui accueillit aussi bien ses séjours en famille que
ses amours avec Madame de Montespan. Louis Le Vau, dès 1670,
fut chargé des travaux d'un premier Grand Trianon : il éleva un
pavillon principal et quatre autres secondaires, et en habilla les murs
de faïences bleues et blanches « à la chinoise ». Mais en 1687, le
« Trianon de porcelaine » ne répondait plus au goût du monarque
absolu, et Jules Hardouin-Mansart édifia, sur le même
emplacement, un « petit palais de marbre avec des jardins
délicieux » selon sa propre formule. Dans le goût des palais italiens,
le bâtiment raffiné et ouvert se développe sur un étage entre cour et
jardins. Ces derniers sont une perfection à la française. Les plantes,
dénombrées par milliers, y étaient enterrées dans des pots, ce qui
permettait de les déplacer tous les jours pour créer de nouveaux
parterres. Une aile en retour – réservée, depuis la présidence de
Charles de Gaulle, au chef de l’État – développe sur deux étages un
ensemble de pièces aux boiseries finement exécutées représentant
les fleurs des parterres. Les appartement furent vidés à la
Révolution. Napoléon Ier et Marie-Louise, qui aimaient y résider,
agencèrent l'ameublement encore visible aujourd'hui, signé du
prestigieux Jacob-Desmalter. Le Petit Trianon, quant à lui, appartient
au domaine de Marie-Antoinette, avec le Hameau et les jardins. Il fut
construit par Gabriel en 1760, à l'instigation de la Marquise de
Pompadour, favorite de Louis XV, pour « désennuyer le roi ». Il fut
ensuite offert en 1776 par Louis XVI à la reine, afin qu'elle y profite
de la tranquillité champêtre et y bénéficie d'une certaine liberté, loin
de l'Étiquette et de la pompe du château.
CHÂTEAUX DE TRIANON - Le Salon des Malachites, dans le
Trianon – Château de Versailles
© Bernard DUPONT – Author's Image

LA COUR DES SENTEURS


8, rue de La Chancellerie
✆ 01 39 51 17 21
contact@parfumsetsenteurs.fr
La Cour des Senteurs s'inscrit dans l'histoire de Versailles qui est,
depuis le XVIIe siècle, un haut lieu de la parfumerie française –
noblesse oblige. La ville est encore aujourd'hui encore le siège de
l’Institut supérieur international du parfum (Isipca) et de
l'osmothèque. Mais le concept de la Cour, s'il a brièvement connu
l'ascension, a rapidement entamé la descente, avec le départ des
deux parfumeurs qu'elle accueillait, Dityque et Guerlain, et de la
maison Lenôtre, qui devaient faire du lieu un pôle attirant les
touristes. Elle doit donc aujourd'hui se réinventer. La Cour comprend
donc toujours un espace pédagogique, « La Maison des Parfums »,
et un jardin espace vert de 3 600 m2, « Le Jardin des Senteurs ».
Côté commercial, elle devrait se développer désormais en « Cour
des Saveurs », et accueillera à partir de 2017 le restaurant La Table
du 11, jusqu'alors installé à côté de la cathédrale Saint Louis, qui
trouvera ici un espace plus vaste à la mesure de son succès.
DOMAINE DE MADAME ELISABETH
73, avenue de Paris
✆ 01 39 07 78 78
www.domaine-madame-elisabeth.fr
contact@domaine-madame-elisabeth.fr
Bus 171 : arrêt Jean-Mermoz, stationnement des vélos à l'entrée du
parc
Dessiné pour le prince et la princesse de Rohan-Guéméné par
Alexandre-Louis Étable de La Brière, le parc était à l’origine un jardin
à l'anglaise agrémenté d'une rivière, d'îles, d'une « montagne » et
d'une grotte. Le grand potager entouré de fruitiers palissés était
bordé par une Orangerie, une laiterie et une ferme. À la faillite du
couple, des suites d'un scandale financier, le domaine fut racheté
par Louis XVI, qui l'offrit en 1783 à sa jeune sœur, Madame
Elisabeth. La pépinière voisine tenue par l'éminent botaniste Louis
Guillaume Le Monnier, médecin de la famille royale, contribua alors
à enrichir le parc. Morcelé à la Révolution, le domaine a désormais
retrouvé son charme, sous l'égide du conseil général des Yvelines.
On arpente aujourd'hui ses vastes perspectives, ses bosquets, ses
pelouses (certaines sont ouvertes au repos ou aux jeux), jusqu'à
l'intime jardin de Judith et sa roseraie, puis en passant par le tunnel
de verdure, on arrive à l'ancienne grotte, avant de rejoindre le
promenoir poétique, allée de tilleuls en terrasse en surplomb de
l’avenue de Paris. Des arbres remarquables – ginko, hêtre, cèdre ou
séquoia – sont signalés. La maison de Madame Elisabeth,
largement modifiée au XIXe siècle, ne se visite pas. Quant à
l'Orangerie, conservée, elle abrite des expositions temporaires. Une
agréable et plus sauvage alternative aux balades dans le parc du
Château.
LE DOMAINE DE MARIE-ANTOINETTE
Domaine du Château de Versailles
✆ 01 30 83 78 00
www.chateauversailles.fr/trianon-chateaux-campagne-groupes-
scolaires#trianon-au-fil-des-siecl
prestationguidage@chateauversailles.fr
Accès à pied ou en voiture par la grille de la Reine ou la Grille Saint-
Antoine, accès à pied par les jardins du Château
Havre de paix champêtre, le domaine de Marie-Antoinette est un
délicieux lieu de promenade, qui dévoile des charmes intimes, bien
loin du château fastueux. Au cœur de son jardin botanique
désormais disparu, Louis XV fit édifier par l’architecte Ange-Jacques
Gabriel, à l'instigation de Madame de Pompadour, un petit château
de plaisance nommé Petit Trianon. Achevé en 1768, cet édifice
raffiné est devenu le symbole de l’architecture néo-classique dont il
adopte le style épuré inspiré de l’art antique. Les gracieux lambris
des salons reflètent le goût du roi pour la botanique. Dès son
avènement en 1774, Louis XVI offrit le Petit Trianon à Marie-
Antoinette qui renouvela certains décors ainsi que le mobilier. Elle
transforma surtout les abords en créant le Jardin anglais : rocher,
belvédère, temple de l’amour, grotte de la reine... autant de buts de
promenade et d’occasions de haltes. C’est en 1780 qu’elle inaugura
le ravissant théâtre construit par son architecte Richard Mique, où
elle joua elle-même la comédie avec passion jusqu’en 1785. Dès
1783, elle commença à créer un nouveau jardin à proximité du
premier : c’est le Hameau de la Reine, composé de onze
maisonnettes à pans de bois installées autour d'un lac, dans l’esprit
des villages normands qui voyaient alors le jour dans les parcs
princiers. Cinq de ces maisons furent réservées à l'usage de la reine
et de ses invités. Les autres étaient dédiées à la ferme : vaches,
chèvres et pigeons y étaient élevés ; on y trouvait un moulin et une
laiterie. Quant au gardien, qui possédait sa propre maison, il était le
seul à pouvoir faire visiter le hameau en l'absence de la reine.

LE DOMAINE DE MARIE-ANTOINETTE - La maison du garde,


Hameau de la Reine
© Jose Ignacio Soto – Fotolia

ÉGLISE NOTRE-DAME
35, rue de la Paroisse
Ce n’est que vingt ans après que Louis XIV eut décidé de faire de
Versailles une résidence royale qu’il fit construire une église
paroissiale remplaçant le vieux lieu de culte nommé Saint-Julien. Le
10 mars 1684, le roi posait la première pierre de la paroisse royale
Notre-Dame, qui sera paroisse royale : dans ses registres sont
consignés les baptêmes, mariages et décès de la famille royale.
L’édifice, qui a gardé son aspect primitif, fut édifié entre 1684 et
1686 par Jules Hardouin-Mansart. L’ensemble est de style classique,
avec la superposition des ordres dorique et ionique, dominé par un
fronton assez bas – en fait à l’échelle des bâtiments qui l’entourent,
comme c’était la règle lors de la construction de la ville.
La Révolution vida l'église de ses biens ; demeurèrent la chaire et le
buffet d'orgue datant de la construction de l'édifice, le tableau de
L'Assomption de la Vierge exécuté par Michel Corneille Le Jeune, ou
la Prédication de saint Vincent de Paul de Jean Restout. Au XIXe
siècle, la chapelle du Sacré-Cœur fut ajoutée, en même temps que
l’édifice était remeublé. Des confessionnaux sont installés, les
vitraux renouvelés, et l'église est notamment enrichie de
l’Assomption de Nicolas Brenet (1767), du Martyre de saint
Sébastien peint par Carle Van Loo vers 1730, ou encore de la
Déploration du Christ mort de Claude Vignon, ainsi que de précieux
médaillons de marbre sculptés par les grands maîtres du XVIIe
siècle.
ÉGLISE NOTRE-DAME - L'église Notre-Dame à Versailles
© Thomas LAUNOIS – Fotolia
ÉGLISE SAINT-SYMPHORIEN
2, place Saint-Symphorien
✆ 01 39 20 21 32
www.paroisse-saint-symphorien.fr
Ce bel et imposant édifice aux allures de temple antique fut conçu
par l'architecte Louis-François Trouard entre 1764 et 1770, sur ordre
de Louis XV. L'ancienne église du village de Montreuil étant devenue
vétuste, le roi décida sur les instances répétées du curé de la
construction du nouveau bâtiment. Peu après, Montreuil fut
rattachée à la commune de Versailles (1787), et l'église devint la
troisième paroisse de la ville. Saint Symphorien, à qui l'édifice est
dédié, est un martyr du IIe siècle originaire d'une illustre famille
d'Autun. Édifiée dans un style néoclassique et sur un plan basilical
sans transept, l'église Saint-Symphorien présente une façade à
fronton triangulaire d'inspiration antique. À l'intérieur, sa voûte et ses
majestueuses colonnes offrent de beaux volumes. L'église ne
possède pas de vitraux mais présente de très belles peintures des
XVIIe et XVIIIe siècles. L'édifice est inscrit au titre des Monuments
historiques depuis 1953.
HALLES ET MARCHÉ NOTRE-DAME
Carrés du Marché-Notre-Dame
C'est au XVIIIe siècle, sous le règne de Louis XV, que les étals
commencèrent à s'installer sur la place du marché. Les halles en
dur furent quant à elles construites en 1841. Véritable cœur
économique de la ville, à l'intersection de la rue commerçante de la
Paroisse et du principale axe transversal de circulation, le marché
Notre-Dame présente un décor très pittoresque. Il est plaisant d'y
flâner, de faire ses emplettes, ou tout simplement de venir sentir
battre le pouls de la ville. Ses quatre bâtiments portent encore le
nom des produits qu'elles exposaient autrefois : la Carré à la
Viande, la Carré à la Marée, le Carré à la Farine et le Carré aux
Herbes. Pour l'anecdote, c'est dans le Carré à la Farine que se
trouvait le Poids-le-Roi, un système de pesage public calé sur les
mesures étalons, et utilisé lors de la vente des denrées. Aujourd'hui,
le nom de chaque carré ne correspond pas forcément à ce que l'on
y trouve ; les halles couvertes contiennent encore des denrées
alimentaires, quant à la place, on y trouve selon les jours un marché
alimentaire ou non.
HÔTEL DES GENDARMES
6, avenue de Paris
On passerait à côté sans le voir en déambulant sous les frondaisons
de l'avenue de Paris, alors que son portail – principal intérêt de
l'édifice aujourd'hui – est l'un des plus beaux de la ville. Qui sont les
gendarmes qui donnèrent leur nom au lieu ? Ceux de la garde de
Louis XV, pour lesquels il rachète des dépendances de l'hôtel de la
princesse de Conti, et fait édifier un hôtel par l'architecte Jacques V.
Gabriel. Classé au titre des Monuments historiques depuis mai
1911, la porte monumentale par laquelle on y accède englobe les
deux étages de l'édifice. Le décor sculpté, de style rocaille, se
concentre en partie supérieure autour de l'arc en plein cintre et de
l'œil-de-bœuf. On y voit des trophées militaires et un foisonnement
de palmes, de fleurs et de coquilles. La devise des gendarmes de la
garde royale y est gravée : Quo jubet iratus Jupiter, c'est-à-dire
« Où Jupiter furieux ordonne ». Affectés au département de la
Guerre à sa création, les lieux reviennent au début du XXe siècle au
ministère des Finances, devenant le siège de l'administration des
Domaines et du Timbres. Occupés depuis 1960 par la direction
départementale des services fiscaux, ils sont actuellement en cours
de transfert de propriété à la Ville, qui tenait à préserver ce
patrimoine architectural de premier ordre au cœur du Trident.
HÔTEL DES MENUS PLAISIRS
22, avenue de Paris
✆ 01 39 20 78 10
www.cmbv.fr
contact@cmbv.com
Les menus plaisirs du roi évoquent le temps délicieux et léger des
fêtes de cour. Ce sont le sport, le théâtre, la musique, qui occupent
à Versailles sous l'Ancien Régime une place plus que menue ! Mais
l'administration des Menus-Plaisirs, instituée sous Louis XIII et
largement développée sous Louis XIV, eut bien d'autres prérogatives
dans son giron : elle gérait également les cérémonies religieuses ou
dynastiques, tout le personnel attaché à la Cour, et plus tard
l'administration de la Comédie française, de la Comédie italienne et
de l'Opéra. Cet hôtel fut construit par Louis XV pour abriter
l'administration, mais aussi entreposer les décors et accessoires
utilisés lors des fêtes et représentations. L'autre histoire qui s'écrivit
ici est celle de la Révolution : c'est dans ces bâtiments, modifiés
pour l'occasion, que s'établissent en 1789 les Etats-Généraux, qui
deviennent rapidement Assemblée nationale puis Assemblée
constituante. Là furent votées l'abolition des privilèges, puis la
Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Délaissés en
octobre 1789 au profit des Tuileries, après le départ de la Cour pour
Paris, l'hôtel connaît au XIXe siècle diverses destinations. Renouant
avec sa première vocation, il accueille aujourd'hui le Centre de
musique baroque.

© HÔTEL DES MENUS PLAISIRS


LIEU DE MÉMOIRE EN YVELINES
Quartier de Croy
30, avenue de Sceaux
✆ 01 30 46 41 32
RER C, gare Rive Gauche
Nous avons tous un devoir de mémoire, celui de transmettre
l'histoire de nos familles et de notre pays aux générations futures.
Le siècle passé a été marqué par deux grandes guerres : 1914-
1918 et 1939-1945, qui sont encore présentes dans les esprits ou
rendues présentes par des proches qui nous les ont racontées. Les
villes ont aussi ce devoir de transmission patriotique, et s'il existe
peu de lieux en Yvelines qui évoquent les guerres du siècle par la
documentation et l'image, la ville de Versailles nous offre cette
chance là ! L'association Lieu de mémoires en Yvelines, créée par
des personnalités aussi bien civiles que militaires, est un espace qui
offre aux visiteurs une exposition permanente de photos,
illustrations, journaux... Une documentation riche, accompagnée
d'objets qui nous éclairent sur le contexte, et nous replongent dans
ces périodes troublées. Un espace est dédié à la guerre 1914-1918.
Un espace recrée les évènements de la guerre 1939-1945, par
ordre chronologique : occupation allemande, appel du général De
Gaulle, l'Outre-mer, les évadés de camps, la Légion étrangère... Un
lieu instructif qui rend honneur à nos combattants et nous remet en
mémoire ces deux guerres, encore présentes dans bien des
familles. C'est le lieutenant-colonel Francis Fait, qui sera votre
interlocuteur pour la première prise de contact et vous donnera un
rendez-vous. Ce lieu de mémoire vous sera ouvert suite à un
rendez-vous : que vous soyez un groupe associatif, scolair ou
familial, vous pouvez aussi visiter le lieu si vous êtes un groupe de
particuliers en faisant une demande particulière !
LA MAISON DES MUSICIENS ITALIENS
15, rue Champ-Lagarde
✆ 06 07 39 70 00
Cette très belle maison édifiée au XVIIe siècle a, dans un premier
temps, accueilli les castrats italiens rattachés à la Chapelle royale du
château de Versailles. Y vécurent ensuite la comtesse d'Argenson,
en 1759, ainsi que le célèbre botaniste Guillaume Lemonnier. Le site
fut inscrit en 1977 à l'Inventaire des Monuments historiques.
Aujourd'hui, la maison est le siège de l'Union compagnonnique des
compagnons du Tour de France des devoirs unis, qui y ont installé
leur musée. Ce sont eux qui ont entièrement rénové le bâtiment,
dans le respect de l'art des compagnons.
LES OCTROIS
Avenue de Paris
Ces deux pavillons encadrant l'avenue de Paris signent
symboliquement l'entrée dans Versailles, située là depuis 1787, date
d'annexion à la ville des bourgs de Montreuil et Porchefontaine. Les
deux actuels pavillons d'Octroi furent édifiés en 1824, et reliés par
des grilles en fer qui fermaient l'avenue. Depuis 1748, l'octroi taxait
les biens pénétrant dans la cité royale en fonction de leur poids et
de leur quantité. Ce droit de péage fut prélevé là jusqu'en 1943,
ainsi qu'aux autres entrées de la commune. Après avoir envisagé
leur destruction, en raison de l'obstacle visuel qu'ils représentent sur
ce carrefour dangereux, les pavillons furent finalement mis à
disposition d'associations... et le carrefour réaménagé. Pour la petite
histoire, chaque année en septembre, les milliers de concurrents du
Paris-Versailles entament leur dernier kilomètre en passant entre les
deux octrois : pour eux, ces derniers signifient que la fin est proche !
LE PARC BALBI
12, rue du Maréchal-Joffre
✆ 01 30 97 82 30
Entrée par l'impasse Jules-Ferry
Voisin du Potager du Roi, le jardin garde le souvenir des amours de
la comtesse de Balbi avec le comte de Provence, frère de Louis XVI
et futur Louis XVIII. C'est Chalgrin qui avait imaginé et créé en
1785 une propriété pour la belle amante, dont ce parc est le seul
vestige. Il fut inspiré des jardins à l'anglaise du XVIIIe, qui
recherchent leur esthétisme dans des aménagements irréguliers,
canalisant la nature en lui conférant des airs d'indomptée, à la
différence des rationnels jardins à la française. Le comte de
Provence étant passionné par les plantes, le jardin fut conçu comme
un lieu de voyage et de collection. Les essences rares et tropicales
côtoyaient les espèces forestières. Ce paysage sauvage et poétique
est encore ponctué de sa rivière et de son lac, qu'îles et passerelles
agrémentaient ; des quatre fabriques originelles, seuls subsistent le
belvédère et la grotte. Les pelouses étant accessibles au public, le
parc fait aujourd'hui le bonheur des familles dont les enfants peuvent
s'ébattre tranquillement sur l'herbe et se cacher dans les bosquets,
mais sera aussi un agréable endroit pour pique-niquer au calme, à
l'ombre d'un vieil arbre, à côté des canards qui se promènent ici
chez eux.
PARC ET JARDINS DU DOMAINE NATIONAL DE VERSAILLES

Château de Versailles
✆ 01 30 83 78 00
www.chateauversailles.fr
La réussite de Nicolas Fouquet, intendant des Finances, à Vaux-Le-
Vicomte fut tellement insupportable à Louis XIV que ce dernier
décida de transformer le pavillon de chasse de Versailles en un
domaine digne du Roi-Soleil. Sans hésiter, il fit appel à ceux à qui
l'on devait la magnificence de Vaux : le jardinier André Le Nôtre,
l'architecte Louis Le Vau et le décorateur Charles Le Brun. Plus d'un
quart de siècle de travaux seront nécessaires pour remodeler et
drainer les 15 000 hectares de ce qui deviendra une référence
mondiale en matière de jardins. André Le Nôtre, formé à
l'architecture mais aussi à la peinture dans l'atelier de Simon Vouet,
bâtit à Versailles le modèle du jardin régulier à la française que toute
l'Europe vint admirer et copier. Le tracé général est géométrique et
rigoureux ; autour d'un axe principal s'ordonnent des allées en étoile,
des arbres taillés composant une véritable architecture végétale,
des bassins animés par des jeux d'eau, le tout en symétrie et étagé
sur plusieurs niveaux. Les principes s'appliquent ici avec
magnificence, offrant un véritable écrin à l'architecture du château.
On voit, depuis le centre de la galerie des Glaces, l'axe central du
jardin traverser les parterres d'eau, puis descendre en terrasses. Il
traverse alors les Bosquets, imaginés par le roi pour agrémenter ses
fêtes bucoliques. Ce véritable palais de verdure est formé de carrés
de haute charmille sillonnés d'allées qui mènent à des salons de
plein air, abritant des bassins, une colonnade, une cascade ou
encore une salle de bal. Au-delà, toujours dans l'axe du château, se
trouve le bassin d'Apollon, dieu du Soleil et emblème du roi,
évoquant la grandeur du commanditaire et inspirateur des lieux. Le
regard embrase ensuite le Grand Canal, et le Parc boisé, toujours
libre d'accès quand les jardins des abords du château sont parfois
réservés aux visiteurs des Grandes Eaux. Au fil de la déambulation
dans les jardins, mille points de vue, fontaines, statues de marbre
ou de bronze, berceaux de treillage et topiaires s'offrent à la vue des
visiteurs, ravis de découvrir, dans cette « afféterie » horticole, une
certaine fantaisie. Au détour des chemins, le château apparaît
changeant, parfois grandiose, parfois intime. Les pas du promeneur
le mèneront aussi à l'Orangerie, et sa merveilleuse palmeraie, puis
jusqu'à la pièce d'eau des Suisses, ou encore au bassin de Neptune,
sur l'autre aile du château.
Les Trianons et le Hameau de la Reine. C’est Hardouin-Mansart
qui construisit le Grand Trianon pour Louis XIV. Le Roi-Soleil y créa
son propre jardin de fleurs et ses serres d’orangers. En 1760, Louis
XV fit édifier le Petit Trianon pour Madame de Pompadour. Le lieu
est bien sûr célèbre pour la passion que lui voua Marie-Antoinette,
qui s’y fit construire un délicieux jardin anglo-chinois. L’architecte,
Richard Mique, y dessina un jeu de bague chinois, un temple de
l’Amour, le pavillon du Rocher, un théâtre, puis le Hameau. Ce
dernier, situé au bord d’un étang, était à l’époque une véritable
exploitation agricole dont les produits fournissaient les cuisines du
château. La laiterie, la ferme, la maison de la reine, etc., forment un
décor bucolique charmant, à l’écart des fastes du château.
Les spectacles de Versailles. Le château de Versailles organise
au cours de l’année des animations à la mode du Grand Siècle,
concerts, fêtes de nuit... Le plus fameux des spectacles est sans
conteste celui des Grandes Eaux musicales ou Nocturnes. Dans la
journée, ou dès la tombée de la nuit, les différents bassins
s'éveillent, autour du château et dans les bosquets : jeux d'eau, et
de lumière la nuit, forment de vraies chorégraphies au rythme de
musiques composées il y a quelques siècles à l'ombre du Roi soleil.
La résurrection du bosquet du Théâtre-d'Eau. Conçu par Le
Nôtre entre 1671 et 1674, et détruit en 1775 sous Louis XVI, le
bosquet du Théâtre-d'Eau, à l'origine l'un des plus riches et des plus
complexes des jardins, a été recréé et inauguré il y a quatre ans. Le
paysagiste Louis Benech et l'artiste sculpteur Jean-Michel Othoniel
ont uni leurs talents pour concilier passé et présent, et redonner vie
à ce bosquet, constitué de deux bassins et agrémenté de trois
fontaines.

PARC ET JARDINS DU DOMAINE NATIONAL DE VERSAILLES -


Orangerie du château de Versailles.
© Junjun – Shutterstock.com
LE POTAGER DU ROI
10, rue du Maréchal-Joffre
✆ 01 39 24 63 24
www.potager-du-roi.fr
visites@ecole-paysage.fr
Ce potager, dessiné et disposé selon les souhaits de Louis XIV, est
l’œuvre de Jean-Baptiste de la Quintinie. Celui-ci reçut d’abord la
direction de l’ancien potager de Louis XIII à Versailles. Sa
renommée le fit appeler par les grands de l’époque, et l’ingénieur
agronome créa des jardins potagers et fruitiers à Sceaux,
Rambouillet, Vaux-le-Vicomte, avant d’être nommé, en 1670,
directeur de tous les jardins fruitiers et potagers. En 1678, sur
l’emplacement très marécageux de « l’étang puant », qu’il assécha,
il entreprit la création d’un nouveau potager afin d’alimenter les
immenses besoins de la Cour. Ainsi, dès son achèvement en 1683,
le site devait fournir à la table royale des fruits et légumes dignes du
Roi-Soleil. Petits pois, laitues, figues, melons, asperges, fraises,
ananas et café, en toutes saisons, figuraient parmi les produits
réputés du Potager du roi... Cultivé sans interruption pour les
souverains successifs, le Potager accueillit par la suite l’École
nationale supérieure d’horticulture (1873), puis celle du paysage
(1995). Depuis sa création, il est toujours en activité et donne
environ 50 tonnes de fruits et 20 tonnes de légumes chaque année.
On peut également faire son marché dans sa petite boutique, et
découvrir une alléchante variété de légumes, du radis noir à la
courge butternut en passant par le haricot jaune, la courgette
diamant, la betterave plate ou le chou romanesco, des herbes
aromatiques, des fleurs comestibles et bien sûr des fruits. Et puis le
lieu est un excellent endroit de déambulation.
LE POTAGER DU ROI - Boutique du potager du Roi lors des
Saveurs du Potager 2011
© Sylvain Duffard

SALLE DU JEU DE PAUME


Rue du Jeu-de-Paume
✆ 01 39 24 88 88
www.versailles-tourisme.com
tourisme@ot-versailles.fr
Le jeu de paume est l'ancêtre de notre tennis et de notre squash.
Au Moyen Âge pratiqué dans les lieux publics, il déménagea
progressivement vers des salles construites à son effet, devenant
un jeu de « courte paume ». On continua à jouer en plein air à la
« longue paume ». La paume, avec laquelle on frappait la main, fut
progressivement remplacée par le gant, puis par la raquette. Le jeu
connut un âge d'or aux XVe et XVIe siècles. Au début du XVIIe
siècle, on comptait près de 250 salles de jeu de paume à Paris,
fréquentées par toutes les classes sociales !
La salle de Versailles fut édifiée pour le divertissement de la Cour en
1686. Ce lieu historique fut le théâtre du fameux Serment du jeu de
paume, le 20 juin 1789 - et c'est bien pour cela que le lieu est
principalement connu. En ce jour, les députés du Tiers-État s'y
autoproclamèrent Assemblée nationale, et firent le serment « de ne
jamais se séparer jusqu'à ce que la Constitution soit établie. » La
Révolution était en marche...

SALLE DU JEU DE PAUME - La Salle du Jeu de Paume –


Versailles
© Bernard DUPONT – Author's Image
LE TEMPLE PROTESTANT
3, rue Hoche
✆ 01 39 54 75 01
www.erversailles.org
egliseprotestanteversailles@orange.fr
A l'emplacement du temple actuel se tient un lieu empreint d'histoire
religieuse. Jusqu'en 1880 se dressait là une ravissante chapelle,
construite sous Louis XV d'après les dessins de Charles de Wailly,
avec un but bien précis : servir de reposoir au Saint-Sacrement lors
des longues processions royales de la Fête-Dieu, que le roi et la
cour suivaient depuis l'église Notre-Dame jusqu'au château. La
Révolution française désacralisa la chapelle qui fut vendue comme
bien national : elle abrita aux débuts de la République, des
assemblées populaires, avant de devenir un magasin à fourrage.
C'est la communauté protestante anglaise, importante depuis la
Restauration, qui redonna de son sacré à la chapelle en 1821 : elle
eût l'autorisation d'y célébrer son culte. En 1880, l'ancienne chapelle
menace de s'effondrer et devient un danger pour les fidèles. Des
travaux commencèrent alors, pendant lesquels le culte fut transféré
au château, dans la salle des Résidences Royales. Le temple
protestant a été ravalé en 2010 et offre au promeneur une belle
façade gothique – quant à son interieur, il est de pur style huguenot,
dénudé. Le temple est un étape importante de l'histoire et des
édifices religieux de Versailles.

Un peu de culture
LE COMPTOIR DE LA BD
33, avenue de Saint-Cloud
✆ 01 39 53 32 27
canalbd.net/comptoir-de-la-bd-verasailles
lecomptoirdelabd.versailles@yahoo.com
Tout l’univers de la bande dessinée est réuni dans ce magasin
accueillant : les albums, bien sûr, neufs, mais aussi des affiches,
des figurines à l’effigie des grands héros imaginaires d’hier et
d’aujourd’hui. Passer la porte de cette petite boutique, c'est entrer
dans ce monde merveilleux, où on croise un grand nombre de vrais
passionnés, dont les vendeurs qui savent mieux que personne vous
raconter l'histoire de chacun de leurs personnages.
LIBRAIRIE-CAFÉ LA SUITE
3, rue Louis-le-Vau
✆ 01 39 53 11 91
www.librairielasuite.fr
lucile@librairielasuite.fr
Cette librairie-salon de thé s'organise autour d'une courette pavée,
en une succession de petites pièces lumineuses. Avec ses airs
d'appartement cocoon, le lieu fait le bonheur des lecteurs. Derniers
romans, art de vivre, voyage... l'offre est ici nuancée, résolument
positive, aussi sûre que variée. Que les gourmands se rassurent, le
corps est ici aussi bien soigné que l'esprit ! Ils s'arrêteront dans l'un
des coins intimes aménagés entre deux étagères, pour goûter avec
un thé à l'incontournable cheesecake, ou l'une des autres
pâtisseries british qui participent à la renommée de la maison. Si
vous souhaitez vous y rendre pour travailler, on vous demandera
simplement de consommer. Pas plus. Enfin, la librairie propose
diverses animations, comme des ateliers musicaux pour les enfants,
par tranche d'âge : ainsi des initiations à la calligraphie, ou des
ateliers d'éveil à la langue anglaise ou à l'histoire de l'art sont
proposés. Décidément, cette Suite est très réussie, et constitue un
incontournable versaillais à visiter régulièrement.

Produits gourmands
AUX COLONNES
14, rue Hoche
✆ 01 39 50 30 74
www.auxcolonnes.com
Dans sa boutique délicieusement rétro, Pierre Merienne, maître
chocolatier, sait prodiguer les meilleurs conseils de dégustation de
ses produits. Confectionné avec beaucoup de soin à partir
d'excellentes variétés de cacao, le chocolat est d’une grande qualité.
À la fois fragile et facile à conserver, il suffit, pour en apprécier toute
la saveur, de le laisser dans son emballage d’origine, et le maintenir
dans un endroit frais et sec entre 15°C et 18°C maximum, et bien
sûr de ne pas le mettre dans un réfrigérateur, ce qui risquerait d’en
altérer le goût et l’aspect. Quant aux confiseries qui font la
renommée de la maison, on compte les favorites du roi, les marrons
glacés, les fruits confits ou encore les dragées Médicis, et les divers
contenants qui permettront de les offrir aux fêtes. La maison
propose également des glaces succulentes, aux parfums classiques
et déconcertants. Les promeneurs du dimanche s’y bousculent, et
les habitués en consomment toute l’année en achetant de la glace
au litre !
BIGOT
69, rue du Maréchal-Foch
✆ 01 39 50 06 86
www.boulangeriepatisseriebigot.com
boulangeriepatisserie@gmail.com
Sa moderne devanture couleur prune est bien connue des
Versaillais, qui recommandent en nombre cette enseigne, où le
cadre vaut autant que la qualité des produits proposés. À la fois
boulangerie, pâtisserie, chocolaterie et traiteur, la Maison Bigot offre
tout un arsenal de gourmandises salées et sucrées. On y fait la
queue pour une baguette tradition chaude à toute heure, une
brioche feuilletée ou une brioche aux pralines. Dans l'élégant étal
des pâtisseries, on piochera des macarons – la spécialité -, un
cheesecake, ou les plus classiques Trianon ou Royal. La maison
Bigot peut réaliser des pièces montées personnalisées, des petits-
fours, verrines, canapés pour les cocktails et les grandes occasions.
Enfin, dans la même rue et à deux pas de la gare Rive Droite, sa
petite sœur fait également salon de thé. Vous trouverez enfin des
déclinaisons à Parly et à Vélizy 2.
Autre adresse : 38, rue du Maréchal-Foch (salon de thé)
BOULANGER-PATISSIER DARRAS
16, rue du Maréchal-Foch
✆ 01 39 50 07 88
levainettradition@orange.fr
Place du marché, à l'angle de la rue du Maréchal Foch et la rue au
pain.
La pâtisserie Darras mériterait presque une décoration : ici, tout est
bon et beau ! La devanture de la boutique est régulièrement
décorée par ses patrons, se transformant en maison enchantée ou
en forêt de bouleaux nordique – chaque création semble sortie des
contes de fée. Vous en avez marre des éclairs au chocolat ? Courez
croquer les éclairs à la violette ou à la framboise ; petits et grands
adoreront ! Les babas au rhum s'habillent d'une ronde de fruits, et
les bûches glacées sont offertes avec un coulis servi dans un tube
de dentifrice ! Ici, on achète aussi du bon pain croustillant : la
baguette tradition fait le bonheur de tous les gourmands, nature ou
beurrée. Une des spécialités de la maison dont on ne se lassera
jamais, ce sont les macarons, qu'ils soient sucrés ou salés : thé,
pain d'épices, foie gras, confiture d'oignon... A Versailles, la
gourmandise est reine.
LES CAVES ROYALES
6, rue Royale
✆ 01 39 50 14 10
www.auxcavesroyales.com
cavesroyales@wanadoo.fr
L'adresse est bien connue des habitants du quartier Saint-Louis,
amateurs de bons et beaux crus. Dans cette cave, petite par sa
taille mais grande par sa qualité, on suit les conseils avisés d'Hervé
Guillot et de son équipe, qui veillent depuis près de trente ans sur
mille belles bouteilles, et dévoilent de doux coups de cœur aux
clients. Vins de France et du monde, mais aussi spiritueux, il y en a
ici pour tous les fins palais ; une chance pour les curieux, les
nouveautés sont régulièrement mises en avant. Les Caves Royales
sont également réputées pour leur sélection de whiskys de tous
âges et de tous types : on en trouve près de cent cinquante
références. Une bonne adresse.
AU CHANT DU COQ
98, rue de la paroisse
✆ 01 39 50 79 09
Ouverte depuis une petite année, cette enseigne s'est rapidement
hissée au rang bien mérité de "coup de cœur". Et pour cause : on
est ici face à une boulangerie-pâtisserie de très très haute qualité.
Les pains et viennoiseries sont fameux, mais le Chant du Coq, situé
au cœur de la ville, ce sont aussi d'excellentes pâtisseries. En effet,
qu'il s'agisse de gâteaux ou de parts individuelles, il n'est pas rare
de voir les amateurs attendre patiemment plusieurs minutes pour
pouvoir être servis : un bon signe.
J.C. GAULUPEAU
44, rue de la Paroisse
✆ 01 39 50 01 63
http://www.gaulupeau-receptions.com
contact@gaulupeau-receptions.com
La devanture ancienne élégante, ses marbres et ses dorures, mais
aussi ses étals magnifiques, se remarque dans la vivante rue de la
Paroisse. Gaulupeau, entièrement rénové en 2016, vit en effet dans
les lieux historiques de la pâtisserie Notre-Dame, créée en 1769. En
plus d'être une boulangerie renommée, et une confiserie raffinée, la
maison est également un charmant salon de thé à l'ancienne, chic et
feutré, idéal pour le tea time, ou encore un traiteur proposant à
emporter terrines, feuilletés et autres gourmandises salées. Mais la
maison Gaulupeau est en perpétuelle évolution, cherchant à se
renouveler, les mignardises se déclinent donc au gré du temps et de
l’inspiration du chef pâtissier, qui dispose d'un laboratoire de
pâtisserie au Chesnay. L'été, on peut également y manger de
délicieuses glaces artisanales. La maison propose également un
service de traiteur, qui assure aujourd'hui sa principale activité.
LADURÉE
Château de Versailles
✆ 01 30 83 04 02
www.laduree.com
ladureeus@laduree.com
La boutique Ladurée ouverte dans le prestigieux cadre du château
de Versailles est un espace haut de gamme, aux tons pastel et
délicats, qui se dessine sous les yeux des visiteurs. Ici, tout a été
pensé pour que le produit phare de la célèbre maison se sente dans
son élémént. On y trouve bien sûr les fameux macarons au mille
couleurs et saveurs, toujours aussi délicieux... et on porte une
pensée à la dernière reine des lieux, Marie-Antoinette, qui aimait
tant les macarons. Reste un regret : qu'il faille systématiquement
payer l'entrée du château pour avoir accès à ces douceurs.
MAISON GUINON
60, rue de la Paroisse
✆ 01 39 50 01 84
maisonguinon@orange.fr
Installée à Versailles depuis 1802, à quelques pas de la très réputée
place du Marché, cette maison est l'une des institutions de la cité
royale. Les lieux ont gardé leur cachet ancien, la devanture si
alléchante fait arrêter les passants, et pains, pâtisseries et
viennoiseries y rivalisent de fraîcheur et de qualité. La baguette
tradition est une valeur sûre, qui sort à toute heure chaude du four,
jusqu'à la fermeture. Les pâtisseries régalent autant les yeux que les
papilles : parmi les succès, les tartes fondantes aux fruits, le Saveur
Gourmande, macaron garni de caramel au beurre salé et de
framboises entières, ou encore le tout nouveau nougat glacé, qui ne
cesse de gagner des adeptes. Les plus gourmands se régaleront du
« Géant tout chocolat », un volumineux gâteau qui se coupe à la
taille de son choix. On apprécie également les viennoiseries, les
petits fours secs, et on rêve côté confiserie devant les chocolats,
sucres d'orge, guimauves et nougats à la part. Les formules du midi,
à emporter, connaissent également un vif succès. Une boulangerie
qualitative et conviviale, qui propose en outre un service de traiteur
et de livraison.
AUX PAINS DE LA FERME
9, rue Royale
✆ 01 39 53 52 40
Cette jolie boulangerie-pâtisserie au décor travaillé propose une
multitude de pains et de gâteaux appétissants, et ses sandwichs
sont très appréciés. La maison s’est fait une spécialité du gâteau de
crêpes, qu’elle parfume parfois à la fleur d’oranger. La clientèle
versaillaise est nombreuse à se fournir dans ce bel établissement,
dont la file d’attente dépasse très souvent la porte d’entrée. En cas
d’attente, on vous proposera à coup sûr une chouquette maison.
LA PETITE CHOCOLATERIE
63 Rue Royale,
✆ 09 53 04 45 78
La petite chocolatière est décidément bien séduisante. Dans cette
charmante boutique, Sylvie et Alain proposent toute une gamme de
délicieux chocolats fabriqués de façon artisanale, en France. Ce
sont les particuliers qui décident de la composition de leurs
chocolats, en laissant libre cours à leur imagination. Sur place, les
amateurs pourront également trouver des confitures cuites au
chaudron, du miel artisanal, du thé, des madeleines Jeannette, des
pâtes de fruits... Un vrai bonheur pour les gourmands !
PIERRE & TIM COOKIES
14, rue de Satory
et 9, passage Saint-Pierre
✆ 01 39 54 19 91
https://pierre-tim.fr
rdvcookies@gmail.com
Lorsqu'on entre dans l'une des deux jolies boutiques, on est aussitôt
envahi par une douce odeur alléchante de pâtisserie et plus
spécifiquement de cookie, ce petit gâteau originaire d'Amérique. Ce
concept store a été imaginé en 2016 par Pierre et Tim, amis de
longue date. Ils misent entièrement sur du fait main, 100 % naturel,
zéro conservateur et sur la qualité des ingrédients 100 % français
(chocolat Barry Callebaut, farines des Moulins de Versailles, miel du
Potager du Roi proviennent de producteurs locaux). Pierre et Tim
ont su développer une texture-signature en créant un cookie
moelleux à l'intérieur et croquant à l'extérieur. Et on vous l'assure, la
recette peut rendre totalement addict ! Ainsi le cookie praline rose-
chocolat blanc, le thé matcha-chocolat blanc, le trois chocolats ou
encore le caramel-beurre salé, sans oublier les brookies (mi-
cookies, mi-brownies) sont autant de petites gourmandises qui se
dégustent sur place avec un thé ou un café, ou qui se savourent à la
maison. Mieux, si l'envie vous prend de vouloir reproduire chez vous
le goût des cookies à l'identique, vous pourrez repartir avec un kit de
préparation. À déguster avec délectation !
AU ROI SOLEIL
46, rue de la Paroisse
✆ 01 39 50 24 94
www.auroisoleil.com
auroisoleil@orange.fr
Envie de sucré ? Dans la très commerçante rue de la Paroisse,
n'hésitez pas à pousser la porte du Roi Soleil. C'est la troisième
génération qui tient cette maison, ouverte depuis 1953. Vous ne
savez plus où donner de la tête ? C’est bien normal, devant un choix
si vaste de chocolats de fabrication artisanale alignés en fonction de
leur parfum : fourrés praline, ganache, pâte d’amande, noix... Mais
les gourmands ne s'en tiendront pas là : dragées, calissons,
marrons glacés, fruits confits, bonbons d'autrefois, thé et même
porcelaine garnie les attendent. Un régal qui a un prix, mais qui vaut
bien son pesant de confiseries !

Autres bons plans


ACANTHE ANTIQUITÉS
16 bis, passage de la Geôle
✆ 06 08 73 08 20
www.acanthe-versailles.com
artsetstyles2@wanadoo.fr
Mobiliers, tableaux, dessins, tapisseries, objets d'arts et de curiosité,
horlogerie, curiosité, bois dorés, sculptures du XVIIe au XXe siècle
sont chinées ici. Pour tous ses amateurs, sachez que l'adresse est
spécialisée dans l'époque XVIIIe. Au besoin, ces œuvres sont
travaillées avec soin par des professionnels qualifiés, ainsi il en
ressort une restauration faite dans le respect et les traditions pour
une œuvre authentique ! Grâce au site Internet, vous pourrez
découvrir certaines photographies du catalogue en boutique.
ARBRE A PIVOINES
19, rue Hoche
✆ 01 39 50 23 84
arbreapivoines.com
arbreapivoines@gmail.com
Un accueil toujours très personnel est réservé aux clients comme
aux fleurs (auxquelles l’équipe porte un soin extrême) de cette belle
boutique, vraiment bien achalandée et experte en décoration florale.
Il n’y a qu’à passer devant la vitrine pour mieux s’en rendre compte.
Toutes les fleurs et les goûts sont représentés, avec un talent
certain pour la mise en scène des bouquets et autres compositions
florales.
AU BOUCHON D’ÉTAIN
17, rue des Deux-Portes
✆ 01 39 50 55 58
contact@lapalettedejeux.fr
La boutique est unique dans les environs, et terriblement
savoureuse. Depuis près de 80 ans, cette maison accroche sur sa
façade des centaines de paniers de toutes formes. À l'intérieur, on y
trouve en effet des objets de vannerie : paniers à linge, corbeilles,
berceaux, fauteuils, meubles de rangement de toutes formes et de
toutes tailles : la fabrication est artisanale et de grande qualité. Les
lieux sont aussi spécialisés dans la miniature, et proposent tout ce
qu'il faut pour meubler la maison de poupée de ses rêves, avec des
éléments pleins d'humour et plus vrais que nature ! Les jeux et
jouets en bois pour enfants, du hochet au petit train en passant par
la draisienne, se taillent aussi une part de choix. Le Bouchon d'Étain
propose également un large rayon droguerie. Il abrite enfin « la
Palette de Jeux », un service qui loue des jeux en bois géants,
d'adresse, de stratégie ou pour enfants, pour animer les fêtes de
famille ou d'entreprise.
LA RIVIERA
45, rue de Montreuil
✆ 01 39 50 29 78
Spécialisée dans la décoration florale, La Riviera est une des plus
belles vitrines de la rue commerçante du quartier de Montreuil,
mignonne et agréable, tant à la vue que par son accueil avenant,
attentif. Lle personnel propose toutes sortes de compositions
florales, aussi jolies qu'odorantes et ne manque pas d'idées pour
réaliser un beau bouquet. Tous les conseils sont bons à prendre car
les responsables sont de vrais passionnés.
VERRE VITRAIL
2, rue Mazière
✆ 01 39 51 99 75
www.verrevitrail.com
h.demaison@orange.fr
Bel atelier que celui de Hervé Demaison, verrier-vitrailliste depuis
des années à Versailles. La vitrine ornée de ses œuvres attire l'œil
du passant, dans la paisible rue du Vieux-Versailles qui accueille bon
nombre d'ateliers d'artisans. Il présente là ses créations : luminaires,
paravents, objets d’art, il n’est pas un support qui ne convienne au
travail du verre. L'artisan réalise également des œuvres posées
dans les maisons : fenêtre, niche, véranda... L’atelier propose un
service de restauration de vitrail.
VINCENNES

Vincennes - Cygnes noirs sur le lac de Vincennes


© Arthur LEROY – Iconotec
Le développement et le rayonnement de Vincennes sont étroitement
liés à l'histoire de son château, résidence royale de Philippe Auguste
à Louis XIV. Celui-ci est aujourd'hui un des atouts principaux de
cette ville, au même titre que le bois qui porte son nom, bien que
celui-ci soit intégré au territoire de la Ville de Paris depuis un décret
de 1929. Mais Vincennes, qui compte près de 50 000 habitants, un
chiffre en progression depuis le début des années 1990, réserve
plusieurs surprises à ses visiteurs. De superbes immeubles
d'habitation, certains de tendance Art déco, et des curiosités
architecturales se côtoient en effet dans les rues du centre-ville ou
en bordure du bois. A noter le grand nombre de commerces dans le
centre, et l'impression d'être dans une petite cité de province. À
proximité immédiate également, le zoo de Vincennes et
l'hippodrome, même si, officiellement, ceux-ci font partie de la ville
de Paris !

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME
28, avenue de Paris
✆ 01 48 08 13 00
www.tourisme-vincennes.fr
tourisme@vincennes.fr
M° Château de Vincennes
L'office de tourisme, propose des parcours de visites dans
Vincennes qui vous entraînent notamment du côté du célèbre
château et vous font découvrir d'autres sites patrimoniaux classés
de la ville, comme l'hôtel de ville ou encore l'église Saint-Louis, ainsi
que de nombreux édifices remarquables qui parsèment la ville.
L'office, moderne et fonctionnel, est situé face au château, à l'angle
de l'avenue de Paris et de la rue de Montreuil, afin de satisfaire les
touristes, toujours plus nombreux à visiter Vincennes, et que celui-ci
est fermé le lundi.

Visite
CHÂTEAU DE VINCENNES
1, avenue de Paris
✆ 01 48 08 31 20
www.chateau-vincennes.fr
M° Château de Vincennes ou RER A Vincennes
Face au château apparaît devant vous d’un seul tenant une enceinte
médiévale, rythmée de neuf tours hautes, entourée d’un fossé large
de 27 mètres. L'histoire du site remonte aux XIIe et XIIIe siècles
quand plusieurs rois de France (Louis VII, Philippe Auguste, Louis
IX...) firent bâtir de premières demeures. C'est sous Philippe VI, au
XIVe siècle, qu'est lancée la construction des fortifications et du
donjon. À cette époque commence également l'élévation de la
superbe Sainte-Chapelle. Les souverains Louis XI et François Ier,
entre autres, firent de nouveaux aménagements dans ce château où
ils aimaient résider. Des travaux ambitieux furent également
entrepris sous Louis XIV par Louis Le Vau, au XVIIe siècle. Par la
suite, le château de Vincennes devint une prison, puis un arsenal.
Dépendant aujourd'hui du ministère de la Culture et de celui de la
Défense, la visite de cet important monument vous permet de
méditer sur plusieurs siècles d'histoire de France.

CHÂTEAU DE VINCENNES - Château de Vincennes


© ERICK NGUYEN – FOTOLIA

ÉGLISE SAINT-LOUIS DE VINCENNES


22, rue Faÿs
✆ 01 43 28 29 77
saintlouis.v.free.fr
M° Saint-Mandé
C'est en 1912 qu'un concours fut lancé pour l'édification de cette
église. Largement reconnaissable, elle est typique de cette époque,
et dénote dans l'ensemble architectural de la ville, avec ses briques
rouges et ses pierres meulières. Construite entre 1914 et 1927 par
les architectes Jacques Droz et Joseph Marrast, Saint-Louis de
Vincennes se présente sous forme d'un édifice de plan centré,
n'étant pas sans rappeler ce que l'on appelle l'architecture
byzantine. Surmontée d'une coupole octogonale, la nef est délimitée
par quatre arcs de béton. Sur le côté, le campanile atteint une
hauteur de cinquante mètres. Enfin, la décoration intérieure est le
résultat du travail des ateliers d'arts sacrés, alors tout juste créés.
Céramiques, fresques et statues ornent le lieu. On comprend mieux
pourquoi l'église a été classée aux Monuments historiques en 1996.
LE JARDIN TROPICAL DE PARIS
45 bis, avenue de la Belle-Gabrielle
94130 NOGENT-SUR-MARNE
RER Nogent-sur Marne.
A l'extrémité est du bois de Vincennes, la France avait fait construire
en 1907, à la suite de premiers essais en 1899, un vaste ensemble
de 4 hectares dédiés à l'étude des plantes importées des colonies.
Malheureusement, le site a été très largement dégradé, puis fermé
et curieusement pas entretenu jusqu'à son rachat par la Mairie de
Paris en 2003. Depuis 2007, le jardin public a été réouvert. Les
pavillons d'antan ont été colonisés par les végétaux, ce qui en fait un
beau sujet de photo et un surprenant lieu de promenade.
LE TEMPLE BOUDDHIQUE KAGYU DZONG (12E)
Route de la Ceinture-du-Lac-Dausmenil
M° Porte-Dorée.
Installé au sein des anciens pavillons du Cameroun et du Togo de
l’Exposition coloniale de 1907, et à proximité de la Pagode de
Vincennes, il a été inauguré en 1974. Des événements y sont
parfois organisés.

Un peu de culture
MILLEPAGES
91, rue de Fontenay
✆ 01 43 28 04 15
www.millepages.fr
Née à l'ombre du château de Vincennes en 1980, cette librairie s'est
agrandie, il y a quelques années, et a posé ses cartons dans des
locaux plus lumineux, rue de Fontenay. Ses anciens locaux ont été
repris par la Librairie Jeunesse-Bande Dessinée qui compte dans
ses rayons autant de romans, de contes, de manuels scolaires, de
mangas, de BD... Au 1er étage de la Librairie Millepages, cohabitent
les ouvrages de sciences humaines, avec ceux des beaux-arts, du
tourisme et de la vie pratique, avec une alcôve dédiée à l'ethnologie
et aux récits de voyage. Le rez-de-chaussée est quant à lui voué à
la littérature, à la science-fiction et au roman policier avec un souci
de scénographie dont se réjouira le lecteur. Chacune de ces
librairies est régulièrement animée par des rencontres-dédicaces qui
donnent vie aux mille pages de cette charmante enseigne. En 2017,
Millepages s'est encore agrandie et compte désormais un nouvel
espace de 150 m² qui lui permet de s'honorer du titre de "plus
grande librairie indépendante d'Ile-de-France" !
Autre adresse : 174, rue de Fontenay (rayon jeunesse, BD) ✆
01 43 28 84 30.

Produits gourmands
HERVIOU CHOCOLATIER
42, rue de Montreuil
✆ 01 43 74 26 54
RER A Vincennes ou M° Château de Vincennes.
Il est adoré par tous, encore faut-il qu'il soit sublimé ! Et le chocolat,
on le connaît bien dans cette maison. Chez Herviou, qui est un peu
un incontournable en la matière, il sera bien difficile, pour ne pas
dire impossible, de résister. Ici, on n'hésite pas les alliances de
saveurs, et c'est réussi : le praliné, d'abord, est allié au chocolat noir
pour devenir une saveur hors-pair. Les standards sont également
présents, mais on ne va pas non plus vous fournir une liste
exhaustive, qui prendrait une large place de ce guide ! Et puis on
sait aussi réaliser des spécialités que l'on ne trouve nulle part
ailleurs : prenez ces mini-champis à l'automne, ou ces cabosses...
on en redemande !
GRANDES BALADES – DE 20 À
50 KM

ANDRÉSY
De par sa localisation, au confluent de la Seine et de l'Oise, la ville
d'Andrésy (autrefois appelée « Anderitum ») fut dès l'Antiquité un
lieu stratégique puisque Jules César y installa une flotte de guerre
romaine chargée de surveiller Lutèce et la Gaule du Nord. Andrésy
reste aujourd'hui un carrefour international des cours d’eau, sur une
voie reliant Rouen et les Pays-Bas. Les berges de la Seine et de
l'Oise sont des lieux de promenade très prisés. Les allées des
rameurs sur l’eau rythment aujourd’hui le « bras mort », l’île Nancy
s’anime chaque printemps par une exposition de sculptures en plein
air et la Halte de plaisance offre une escale aux bateaux de
tourisme. Pour les plus nostalgiques des citadins, le Coteau permet
d'admirer au loin les principaux édifices parisiens. Par ailleurs, entre
les mois de mai et septembre, la ville organise son exposition d'art
contemporain « Sculptures en l’Île » qui réunit une quarantaine
d'artistes venus du monde entier.

Les bonnes infos


POINT INFO TOURISME
Espace Saint-Exupéry
Place du 8-Mai-1945
40, boulevard Noël-Marc
✆ 01 34 01 11 68
www.andresy.com
pit@andresy.com
Pour répondre à la demande touristique grandissante de la ville, la
mairie d’Andrésy a ouvert, au sein de l’Espace Saint-Exupéry, une
antenne dédiée au développement culturel. Les touristes sont
accueillis le mercredi après-midi toute l'année et les samedis entre
octobre et avril. De mai à septembre (Manifestation Sculpture-en-
l'Ile), l'accueil se fait à l'embarcadère. On y trouve des informations
sur les visites (parcours pédestres et cyclistes entre autres), des
dépliants et des renseignements sur la vie culturelle.

Visite
BARRAGE-ÉCLUSE D'ANDRÉSY
Quai de l'Île Peygrand
✆ 01 39 22 21 70
C'est l'une des quatre écluses du département, ouvrages d'art
servant au passage des bateaux et à la régulation du cours de la
Seine. Le barrage-écluse d'Andrésy a été inauguré en 1959 et
venait en remplacement de l'ancien barrage dit à aiguilles construit
au XIXe siècle, qui contribua au renom de la commune. Celui-ci
attirait de nombreux pêcheurs sur cette retenue d'eau grouillant de
poissons. Il faut imaginer les berges animées le week-end et ses
cafés plein de promeneurs du dimanche. Jugé pas assez fiable
comme régulateur de crues, il fut remplacé dans les années
1950 par un ouvrage plus moderne. Au confluent de la Seine et de
l'Oise, le barrage-écluse automatisé d'Andrésy régule le cours des
deux fleuves et dispose de trois passes navigables.
LA CROIX « MÉROVINGIENNE »
Ancien Cimetière
Datant du XIe siècle, cette croix de pierre dite « Mérovingienne », se
dresse dans le vieux cimetière de la ville. Classée Monument
historique, la stèle fut découverte en 1890 lors des travaux du
creusement de la ligne de chemin de fer reliant Paris à Mantes. Sur
environ un demi-hectare, on mit au jour 492 sépultures
mérovingiennes (31 sarcophages en pierre, 402 sarcophages en
plâtre moulé de la fin du VIe ou du VIIe siècles, 59 sépultures « en
terre nue ») et les restes d’environ 600 individus ; l’abondant
mobilier funéraire déposé fut aussitôt versé au musée des Antiquités
nationales à Saint-Germain-en-Laye.
ÉGLISE SAINT-GERMAIN-DE-PARIS
10, boulevard Noël-Marc
✆ 01 39 74 71 77
Entamée au XIIIe siècle et dédiée à saint Germain, évêque de Paris
de 555 à 576, l'église d'Andrésy attendit quatre siècles pour voir son
achèvement. Sous le règne de Francois Ier, une famille andrésienne
se proposa d'offrir la chapelle de la Vierge, qui vint s'adjoindre à la
nef, jusqu'alors un peu esseulée. C'est dans cette chapelle que l'on
peut aujourd'hui admirer une œuvre qui resta longtemps dans
l'indifférence avant d'être reconnue en 1962 par un professeur du
Collège de France : L'Adoration des Bergers de Lubin Baugin (1612-
1663). Les superbes vitraux Renaissance de l'église, ainsi que son
orgue fraîchement restauré valent également le détour.
MANOIR DE DENOUVAL
149, rue du Général-Leclerc
Cet étonnant bâtiment fut construit entre 1904 et 1908 par Pierre
Sardou (architecte en chef des Monuments historiques et fils du
dramaturge Victorien Sardou). Il fut la résidence d'une riche
Américaine, Sarah Hershey Marsh, jusqu'à sa mort en 1911.
L'originalité de cette demeure vient de sa tourelle vitrée, sorte de
belvédère se terminant à la manière d’une pagode chinoise, posée
en équilibre sur des toits biscornus et visible de loin. À l'intérieur du
manoir, le grand hall central était équipé d'un orgue. En 1945, le
bâtiment fut acquis par l’Union des Juifs pour la Résistance et
l’Entraide, qui s'occupait de recueillir les orphelins juifs survivants
des guerres et déportations. Pendant quatre ans, près de
200 enfants y séjournèrent en attendant des nouvelles de leurs
parents ou plus proche parenté, accompagnés un temps par le
peintre Marc Chagall, qui fit là un bref séjour, et Joséphine Baker,
qui avait même établi sa chambre à coucher au premier étage.
Aujourd’hui, la demeure est divisée en appartements et ses jardins
ont laissé la place à des immeubles d’habitation, formant ainsi la
Résidence du Manoir de Denouval. Le chalet de Denouval abrite
aussi le Centre yvelinois des arts de la Marionnette et des arts
associés (CYAM). La compagnie PIPA SOL a consacré un spectacle
de marionnettes à leur histoire « Valises d’enfance ». Tous les ans,
le 8 mai, devant la plaque apposée rue du Général Leclerc, un
hommage est rendu au chalet de Denouval en souvenir des
orphelins juifs, victimes des nazis.

AUVERS-SUR-OISE

Auvers-sur-Oise - Château d'Auvers-sur-Oise.


© foxytoul – stock.adobe.com
Le nom raisonne comme un titre de tableau, mystérieux et
méconnu... Auvers-sur-Oise. C'est Van Gogh qui a assuré la
renommée internationale de ce village de lumière, perché au bord
de l'Oise. Soutenu par le docteur Gachet, il y résida 70 jours, et y
peignit au moins une toile par jour jusqu’à sa mort, dramatique, dans
l'auberge Ravoux. Celle-ci a été transformée en « Maison de Van
Gogh », et se visite, tout comme la maison du docteur Gachet. Ne
manquez pas l'église dominant le village : elle a fait l'objet d'un des
plus fameux tableaux du peintre, lequel repose dans le cimetière
non loin, au côté de son frère Théo. Mais Auvers ne se réduit pas à
Van Gogh. De nombreux autres peintres s'y sont retrouvés à la fin
du XIXe siècle. Ce furent d'abord Daubigny et Corot, puis les
impressionistes Pissaro, Sisley et Renoir. Au fil des musées qui
jalonnent ce village pittoresque, vous en découvrirez l'histoire...

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME D'AUVERS-SUR-OISE SAUSSERON
IMPRESSIONNISTES
Parc Van Gogh
38, rue du Général-de-Gaulle
✆ 01 30 36 71 81
www.tourisme-auverssuroise.fr
contact@tourisme-auverssuroise.fr
L’office de tourisme offre de nombreuses pistes et possibilités pour
découvrir Auvers, ses multiples richesses et son histoire. De
l'agenda classique aux événements plus spécifiques, comme le
chantier participatif de la construction d'une réplique à l'échelle du
bateau-atelier de Charles-François Daubigny, rien n'est oublié. De
même, vous trouverez toutes les informations nécessaires pour
arpenter les différents lieux de visite : château d'Auvers, musée
Ravoux, ateliers Boggio.

Visite
CHÂTEAU D'AUVERS
Rue de Léry
✆ 01 34 48 48 48
www.chateau-auvers.fr
info@chateau-auvers.fr
Le château fut construit à partir de 1632 par un riche banquier
italien, secrétaire de la reine Marie de Médicis, et gros propriétaire
foncier. Il accueille aujourd'hui un parcours-spectacle intitulé
« Voyage au temps des impressionnistes ». Équipé d'un audioguide
à infrarouge vous déambulez dans des décors reconstituant des
scènes parisiennes qui ont inspiré les artistes du XIXe siècle. Après
une halte dans un café-concert, vous pouvez prendre le train pour
un dimanche à la campagne ou au bord de la mer, les yeux grands
ouverts sur une projection de cinq cents tableaux impressionnistes.
Votre visite est interactive au moyen de nombreux écrans
dynamiques, via une immersion dans un parcours appelé « Vision
Impressionniste », qui vous permettra de mieux découvrir les
œuvres du château. Des expositions temporaires sont parfois mises
en place.

CHÂTEAU D'AUVERS - Château d'Auvers.


© Packshot – Fotolia
ÉGLISE NOTRE-DAME D'AUVERS
Rue de l'Église
✆ 01 30 36 71 19
www.festival-auvers.com
contact@festival-auvers.com
À l'origine simple chapelle, cette église fut construite en pierre du
pays à partir du XIIe siècle. Bâtie sur un promontoire, elle est
surmontée d'un clocher en forme de tour carrée. C'est sans doute
l'une des plus connues au monde. Des visiteurs de tous pays
viennent l'admirer, en raison du célèbre tableau de Van Gogh qui l'a
immortalisée, et que l'on peut admirer au musée d'Orsay. À
l'intérieur, un orgue a pris place en 2006, acquis grâce à une
souscription internationale. Il est le fruit de la dynamique créée par
le festival d’Auvers-sur-Oise dont la première édition s'est déroulée
en 1986. Cette manifestation a lieu chaque année en mai et juin et
réunit des artistes classiques et lyriques de renom.
ÉGLISE NOTRE-DAME D'AUVERS - Eglise Notre Dame
d'Auvers.
© igmagic91

MAISON-ATELIER DE DAUBIGNY
61, rue Daubigny
✆ 01 30 36 60 60
www.atelier-daubigny.com
accueil@atelier-daubigny.com
Membre du groupe de l'école de Barbizon, le peintre Charles-
François Daubigny (1817-1878) est considéré comme l'un des
précurseurs de l'impressionnisme. C'est en 1861 qu'il s'installe à
Auvers. Avec son ami l'architecte et peintre Oudinot, il conçoit une
maison-atelier qui sera le premier foyer artistique du village, en
bordure du parc du château. Les murs de sa maison ont recueilli
l'expression spontanée de Daubigny et de tous les artistes qui
fréquentèrent les lieux : on peut également y voir les coups de
pinceau de Daumier, de Corot, d'Oudinot, couvrant une surface de
près de 200 m2. L'artiste a notamment décoré la chambre de sa fille
de scènes de contes de fées ; l'ensemble est resté très frais.
Restaurée par les descendants de l'artiste, la maison a été classée
aux Monuments historiques et ouverte au public en 1991.
MAISON DE VAN GOGH
Auberge Ravoux
52, rue du Général de Gaulle
✆ 01 30 36 60 60
www.maisondevangogh.fr
Le 20 mai 1890, le peintre Vincent Van Gogh prend pension dans
cette auberge tenue par les époux Ravoux. Il y restera 70 jours
jusqu'à sa mort tragique, entouré dans ses derniers instants par son
frère Théo. Durant son séjour auversois, Van Gogh peint environ
une toile par jour, sur le motif. Il fait ensuite sécher ses œuvres dans
sa petite chambre mansardée de 7 m². Jamais relouée depuis la
mort de l'artiste, elle se visite avec émotion, presque en pèlerinage.
Mieux vaut d'ailleurs s'y rendre en semaine, car les lieux attirent du
monde. Dans le grenier de la maison, un montage audiovisuel de
l'Institut Van Gogh retrace les liens entre Auvers-sur-Oise et l'artiste
(anciennes cartes postales, images de tableaux, extraits de
textes...). Le passage à l'auberge Ravoux se conclura par un tour à
la librairie – occasion de découvrir le non moins grand talent
d'écrivain de Van Gogh – puis un déjeuner convivial et traditionnel
dans la salle à manger. La vie et l’œuvre de l'artiste sont si originales
et vastes que les novices en la matière ne doivent pas prendre
peur : la visite s'adresse à tous, que vous soyez admirateur absolu
ou totalement ignorant sur le peintre.
MAISON DU DOCTEUR GACHET
78, rue du Docteur-Gachet
✆ 01 30 36 81 27
Le docteur Paul Gachet (1828-1909) s'installa à Auvers-sur-Oise en
1872 ; ce collectionneur avisé recevra dès lors amicalement dans sa
maison de nombreux peintres. Parmi eux figurent des artistes
impressionnistes, à commencer par Pissarro. Suivront notamment
Cézanne, ainsi que Van Gogh qu'il accueille lors de son arrivée à
Auvers en 1890. En gage d'amitié, l'artiste fera de lui un portrait
devenu très célèbre – à voir au musée d'Orsay. Médecin
généraliste, spécialiste de la mélancolie et intéressé par
l'homéopathie, Gachet cultive les plantes. Mais il est également
artiste, et dans l'atelier situé à l'arrière de la maison, il s'adonne à la
peinture, à la sculpture, à la gravure. Cette maison est ouverte au
public et présente des expositions d'art contemporain.
TOMBE DE VAN GOGH
Cimetière d'Auvers-sur-Oise
www.van-gogh.fr
info@van-gogh.fr
La tombe de Vincent Van Gogh se trouve contre le mur gauche du
cimetière. Si vous ne la repérez pas, suivez les nombreux visiteurs,
il y a de grandes chances pour qu'ils cherchent la même chose que
vous ! L'artiste fut enterré là après avoir succombé le 30 juillet
1890 des suites d'une blessure par balle qu'il s'était infligée. Son
frère Théo, présent lors de son décès, est mort six mois plus tard.
Transféré des Pays-Bas en 1914, son corps repose également dans
ce cimetière. Couvertes d'un tapis de lierre, les deux tombes sont
d'une simplicité monacale. En continuant le long du mur nord on
aperçoit celle du peintre Mürer (un pâtissier mécène des
impressionnistes, mort en 1906). Vers le mur de l'est, vous
trouverez la tombe de la compagne de Daubigny, Léonide Bourges,
elle-même peintre et dessinatrice. Au centre du cimetière, repose
Émile Boggio, un autre peintre qui s'installa à Auvers-sur-Oise.

BARBIZON
« Bethléem de la peinture moderne », c’est ainsi que Jules Breton –
1827-1906 –, peintre du milieu paysan, qualifiait Barbizon, certes
exagérément. Il n’en est pas moins vrai que l’endroit a été un
important foyer de la peinture pré-impressionniste et coloriste au
même titre qu’Auvers-sur-Oise ou Villiers-sur-Morin proche de
Crécy-la-Chapelle. Ce petit hameau de bûcherons dépendait de la
commune de Chailly-en-Bière. Dans les années 1820, arrivèrent les
premiers peintres déçus par l’académisme de la capitale. Souhaitant
créer une réelle communion entre la nature et leur art, encouragés
par l’avènement du train leur permettant de joindre facilement
Fontainebleau et sa forêt, ils choisirent ce lieu lumineux autant que
mystérieux où tout restait à découvrir et à figer sur la toile pour
l’éternité. La belle aventure pouvait commencer avec, comme hôtes
sur place, les accueillants époux Ganne. Tout d’abord, ce furent les
précurseurs – Jean-Baptiste Camille Corot, Théodore Caruelle
d’Aligny et Paul Huet. Bien d’autres suivirent, ayant pour noms
Narcisse Diaz de la Peña, Honoré Daumier, Jean-François Millet,
Théodore Rousseau, Olivier de Penne, le suisse David Sutter,
Antoine Barye… De 1849 à 1875, quelque soixante artistes
fréquenteront le village, surnommé alors Montmartre-sous-Bois.
Aujourd’hui, au 92 de la Grande-Rue, le musée de l’Auberge Ganne
reste, pour de nombreux passionnés de l’impressionnisme, français
et étrangers, un endroit mythique, un passage obligé, dans cette
région située en lisière de la grande forêt et incluse dans le Parc
naturel régional du Gâtinais.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME
Place Marc-Jacquet
✆ 01 60 66 41 87
www.fontainebleau-tourisme.com
Une adresse incontournable avant de se lancer dans la découverte
du village des peintres pour connaître les activités et visites, ou pour
aider à préparer son programme en solo ou en groupe. Les
personnes sur place assurent aussi la mise en relation éventuelle
avec les musées, hôtels, et restaurants. Une zone de wifi gratuit est
à disposition (il suffit de demander les identifiants de connexion au
guichet). Pour les amateurs venus faire du VTT dans la région, ne
pas hésiter à demander confirmation des zones et parcours interdits
(des amendes peuvent être données en cas d'infraction !). Depuis
peu c'est le site Web Fontainebleau Tourisme qui regroupe les
informations générales touristiques concernant Barbizon.

BLANDY
Situé à quelques kilomètres du château de Vaux-le-Vicomte et non
loin de Melun, ce petit village, connu, dès l’époque gallo-romaine,
sous le nom de Blandiacum, vaut le détour pour son beau château
fort. Au Moyen Âge, Blandy était un véritable village agricole ; le
labour occupait la plus grande superficie des cultures. On y cultivait
également des clos de vignes destinées à la consommation locale
(d'où l'appellation de la Ruelle des Clos). Celles-ci disparurent suite
à la construction du chemin de fer et donc l'arrivée de vins d'autres
régions. Au XVIIIe siècle, l'orge produite dans le village servait à
alimenter les brasseries de Melun et de Montereau. Beaucoup de
Blandynois vivaient de l'agriculture ou de l'exploitation du bois, mais
très peu de l'élevage car il n'y avait pas de pâturages. Il y avait
néanmoins à l'époque des artisans mais surtout de nombreux
commerçants : boulangers, meuniers, aubergistes, tisserands,
tailleurs, bouchers, etc. L'activité commerçante déclinera
malheureusement plus tard, ne pouvant lutter face à l'arrivée des
transports. Le village a cependant su préserver son caractère
moyenâgeux et ses ruelles qui renferment chacune leur histoire lui
donnent tout son charme. Un lieu à visiter de préférence par beau
temps, lorsque le ciel bleu tranche magnifiquement avec les
remparts gris et sable de son château.

Visite
CHÂTEAU DE BLANDY
Place des Tours
✆ 01 60 59 17 80
www.chateau-blandy.fr
chateaudeblandy@departement77.fr
L'histoire de ce château est loin d'être un long fleuve tranquille ! Les
vicomtes Guillaume II et Adam III de Melun sont probablement les
bâtisseurs de la première enceinte du manoir de Blandy, aux
environs de 1220. Cette enceinte prend la forme d'un tracé semi-
circulaire doté de quatre tours. Des logis y sont construits tandis
qu'un fossé entoure l'enceinte. A partir de 1316, de nouvelles
constructions font évoluer l'ensemble : un corps de logis dans la
cour, des extensions, des renforcements de défense, des courtines,
un nouveau donjon, et des tours de garde et des archives. Durant
plus de deux siècles après la guerre de Cent Ans, le château
appartient aux plus illustres familles du royaume. A partir du XVIIIe
siècle, sous l'impulsion du maréchal Claude-Louis-Hector de Villars
(propriétaire notamment du château de Vaux-le-Vicomte), le château
de Blandy est transformé en ferme agricole qui, par la suite, est
lentement abandonnée. Ses ruines sont vendues à la commune au
XIXe siècle. Ce n'est qu'en 1986 qu'un projet de restauration est
proposé... 20 ans de travaux plus tard, en 2007, le château restauré
est inauguré. Le château de Blandy impressionne le visiteur de par
ses hautes structures qui tranchent avec les maisons traditionnelles
situées à proximité. Non meublé, sa visite vaut surtout pour la
découverte de ses chemins de ronde, de son préau, de la cour, du
cellier et des diverses salles et tours. Tous les ans, des
manifestations et fêtes artisanales y sont organisées.

CHÂTEAU DE BLANDY - Le château de Blandy-les-Tours


© Australian Dream – Fotolia
L'ANCIENNE CURE
Place des Tours
Cette grande bâtisse à tourelles était autrefois habitée par l'abbé
Becquet. Celui-ci s'y installa à la fin du XVIIIe siècle et acheta les
champs attenants au presbytère au maréchal-ferrant du village.
L'abbé entreprit d'y construire une ferme ainsi qu'une grange aux
dîmes (l'impôt prélevé par l'église sur les récoltes), permettant à la
cure de toucher d'importants revenus. Cure et ferme furent ensuite
vendues en 1795. En 1822, le presbytère fut déplacé rue de la
Fontaine. Une plaque rappelle les dates importantes de son histoire.
L'ÉGLISE SAINT-MAURICE
Place des Tours
Tout près du rempart nord du château fort se dresse l'église Saint-
Maurice. Classée aux Monuments historiques, elle est édifiée à
partir du XIIIe siècle, puis modifiée au fil du temps. La zone sur
laquelle elle se situe voit la présence ancienne d'un cimetière
mérovingien ainsi que de nombreux sarcophages. Longue de 44 m
et large de 13 m, elle arbore un clocher à quatre pans et une nef de
style gothique datant du XIVe siècle. La sacristie est quant à elle
plus récente. Son chœur comprend un retable à quatre piliers ainsi
qu'un autel sculpté du XVIIIe siècle. A l'intérieur, boiseries et pierres
tombales sont là pour rappeler le passé de l'édifice. La statue
représentant sainte Geneviève, éclatante sous la lumière des
vitraux, interpelle le visiteur. Les cloches qui rythment la vie du
village datent de 1790 et de 1889.

L'ÉGLISE SAINT-MAURICE - L'église de Blandy-les-Tours


© Dominique Szatrowski – Fotolia
L'HÔTEL CHENEVIÈRES
Place du Pleux
Grande-Rue
Cette grande bâtisse qui borde la place du Pleux doit son nom aux
champs de chanvre qui l'entouraient. Elle appartenait au
XVIIIe siècle au procureur Pellegrin et était à l'époque entourée de
vignes et de jardins.
LA MAISON DU GÉNÉRAL SCHOBERT
12, Grande-Rue
Laurent Schobert, chevalier de la Légion d'honneur qui s'est illustré
dans de nombreuses campagnes napoléoniennes, vécut dans cette
maison. Il repose aujourd'hui dans le cimetière de Blandy.
LA PLACE DU COLOMBIER ET LE BROYEUR DE POMMES
Place du Colombier
Avant la période révolutionnaire s'élevait sur cette place une
tour circulaire, le Colombier du château. Le seigneur avait en effet le
privilège de pouvoir élever des pigeons. Aujourd'hui disparue, elle
est remplacée par un broyeur de pommes, outil permettant de
broyer le fruit avant de le porter au pressoir. Son principe de
fonctionnement saute aux yeux : une meule de grès, fixée sur un
axe de bois tiré par un cheval, écrase dans une gouttière les
pommes mélangées à de l'eau. Ce petit coin de parc, à l'air anodin,
permet de profiter d'une belle vue sur les remparts du château
lorsqu'ils sont éclairés par le coucher du soleil durant la période
estivale.
LA PLACE DU PILORI
Place des Tours
C'est sur cette place qu'étaient attachés au Moyen Âge les
condamnés que le seigneur souhaitait punir. Le pilori utilisé, qui
pouvait prendre la forme d'un simple poteau en bois, d'une colonne
de pierre ou d'un carcan plus évolué, ne servait pas à mettre à mort
mais plutôt à rendre infamant et à humilier une personne devant la
population. Une jolie sculpture se trouve aujourd'hui à sa place. Dos
à celle-ci, on remarque une maison sur laquelle on aperçoit une
plaque de médecin. Il s'agissait autrefois d'un hôtel-Dieu, un hospice
où l'on accueillait les malades et les personnes dans le besoin.
LE PRESBYTÈRE ET LE LAVOIR PUBLIC
1 et 3, rue de la Fontaine
Dans la rue de la Fontaine, juste avant le n° 3, on distingue une
maison (privée) disposant d'un très beau porche et d'une arche en
grès ; au XIXe siècle, elle servait à la fois de presbytère, d'école et
de mairie. Quasiment en face, le lavoir public du XVIIIe siècle a été
aménagé sur le ruisseau qui descend jusqu’au ru d'Ancœur. L'eau
courante n'arrivera à Blandy qu'au milieu du XXe siècle.
LE PRIEURÉ SAINT-MARTIN
À l'angle de la rue Saint-Martin et de la ruelle Fouquet
Fondé au XIe siècle, le prieuré de Blandy dépendait de l'abbaye
Saint-Martin-des-Champs à Paris. C'était un établissement plutôt
riche qui possédait bois et terres et jouissait d'une superficie assez
importante puisqu'il comprenait une chapelle, un cimetière, une
grange aux dîmes, une ferme et de grands jardins. Aujourd'hui,
aucune plaque ni information ne renseigne le promeneur une fois
arrivé sur place... Quel dommage !

BRIE-COMTE-ROBERT
La vieille cité briarde tiendrait son étymologie du vieux français brai
ou briga qui signifiaient respectivement "terre humide" et "plateau"
ou "hauteur". L'ancienne capitale de la Brie française, véritable livre
ouvert sur l’histoire, a conservé son centre-ville historique. Riches en
histoire, les murailles du vieux château construit par Robert Ier de
Dreux au XIIe siècle, sont encerclées par les douves en eau. Le
centre possède des rues pavées portant des noms d’autrefois à
côté de ceux d’aujourd’hui. La ville est portée par son dynamisme
culturel... Chaque début octobre, la fête médiévale anime la ville.
L’église Saint-Étienne vaut aussi le détour, tout comme l’Hôtel-Dieu,
devenu aujourd'hui centre culturel. Quatre parcs publics, dont le
fameux Parc François Mitterrand, assurent l'accès à une superficie
de près de 500 hectares d'espaces de verdure. Le Chemin vert, ou
Chemin des roses, ancien tracé SNCF, est une coulée verte qui
conduit les marcheurs et cyclistes de la gare de Brie à Coubert à
7 km. Autrefois ville des roses et des rosiéristes, Brie-Comte-Robert
en a gardé une célébration qui se déroule début juin avec défilé de
chars (plus de 250 000 roses en papier sont confectionnées chaque
année pour les décorer) agrémenté de la présence de la reine de
beauté de Brie accompagnée de ses dauphines. Brie-Comte-Robert
est une ville moderne au patrimoine historique riche.

Les bonnes infos


OFFICE DU TOURISME ET DU COMMERCE
Place Jeanne-d’Évreux
✆ 01 60 62 54 90
www.briecomterobert.fr
tourisme@briecomterobert.fr
Situé dans le bâtiment des bains-douches, l'office du tourisme et du
commerce est incontournable pour qui veut obtenir de la
documentation sur la ville et sa région, sur les associations locales,
les activités possibles, les événements, les expositions, etc. On peut
également y réserver ses billets pour les spectacles de la saison
culturelle. Ceux qui souhaitent préparer au mieux leurs vacances
dans la région ont tout aussi intérêt à en passer par cette adresse.
Enfin, l'association des Amis du Vieux-Château peut être un bon
moyen de connaître et de visiter le patrimoine historique de la ville.

Visite
ÉGLISE SAINT-ÉTIENNE
Parvis Saint-Étienne
✆ 01 64 05 03 74
www.paroisse-brie.com
paroisse.brie@gmail.com
Érigé dès le début du XIIIe siècle, et classé parmi les premiers
Monuments historiques en 1840, cet édifice imposant présente un
plan rectangulaire de 35 m de long et 18 m de large. La
remarquable rosace du chevet, copiée sur celle de la cathédrale
Notre-Dame de Paris, date des tout débuts. Les fenêtres hautes de
la nef ont conservé leurs vitraux d’origine. Le clocher lui aussi est
particulier : évidé, il laisse passer la lumière et résonne des
tintements des trois cloches Louise-Marie, Ferdinande-Cécile et
Étiennette-Alexandrine-Charlotte. Sur les bas-côtés, de nombreuses
chapelles voient le jour du XIVe au XVIe siècle. Alors qu'il avait
survécu aux destructions de la Révolution, l'orgue de tribune est
partiellement vendu vers la fin du XIXe siècle, avant d'être remis en
état à partir de 1903. A cette époque, certaines parties de l'église
sont déjà en fort mauvais état... Dans les années 1970 et 1980, la
charpente et la couverture du clocher sont enfin restaurées. Mais le
mauvais état général de l'église oblige à lancer une campagne de
restauration nettement plus ambitieuse, qui débutera en 1997.
Après l'extérieur, c'est au tour de l'intérieur d'être rénové depuis
2012, rénovation qui se poursuit encore aujourd'hui.
ÉGLISE SAINT-ÉTIENNE - Vitrail de l'église Saint-Etienne de
Brie-Comte-Robert
© Alamer – Iconotec
HÔTEL-DIEU
Rue des Halles
✆ 01 60 34 15 81
www.briecomterobert.fr
tourisme@briecomterobert.fr
C'est une belle rencontre que fait le promeneur lorsqu'il arrive en
face du n° 6 de la rue des Halles ! En effet, une façade gothique
présentant six arcatures en ogives, au milieu desquelles se dessine
une jolie porte, l'y attend, témoin de la salle d'accueil d'un Hôtel-Dieu
construit au XIIIe siècle par Robert II de Dreux et classé aux
Monuments historiques en 1840. Ce lieu servait en effet à recevoir
les voyageurs pauvres ou peu fortunés se rendant notamment aux
marchés de Brie. A de multiples reprises transformé, il accueillit au
XVIe siècle une chapelle dédiée à saint Eloi, qui perdit ses voûtes
vers 1830 ! Aujourd'hui le voilà restauré avec un premier étage
reconstruit, qui redonne au bâtiment son volume initial. Depuis fin
1995, l'Hôtel-Dieu est devenu une salle moderne d'expositions
culturelles temporaires, même s'il garde les traces de son passé,
notamment les deux pierres tombales découvertes lors de travaux
et disposées à son entrée.
LE VIEUX CHÂTEAU – CHÂTEAU DE BRIE
1, rue du Château
✆ 01 64 05 63 31
www.amisduvieuxchateau.org
contact@amisduvieuxchateau.org
Il faut remonter à Robert Ier de Dreux, fils cadet de Louis VI le
Gros, pour trouver l’origine du château. C’est en 1137 qu’il hérita de
la terre de Brie. Au XIVe siècle, Jeanne d’Evreux, épouse puis
veuve du roi Charles IV le Bel y séjourna jusqu’à la fin de ses jours
et y mourut en 1371. Elle y fit aménager l’hôtel seigneurial. Depuis
1982, l'association Les Amis du Vieux Château de Brie-Comte-
Robert est à l'origine de sa réfection. Du château, seuls ont résisté
au temps et aux pillages quelques vestiges tels le plan carré, les
tours – 6 rondes et 2 carrées – et les douves en eau. Aujourd'hui,
l'enceinte a été restaurée et abrite le Centre d'Interprétation du
Patrimoine qui retrace l'histoire de la forteresse à travers une
exposition d'objets archéologiques et de documents d'archives. Ce
centre organise notamment des chantiers tous les dimanches et
certains week-ends, ainsi que des stages éclectiques allant de
l'archéologie classique (en été) à l'initiation à la recherche historique
(paléographie et analyse de documents historiques), en passant par
la taille de pierres, l'utilisation de l'imagerie numérique, et des
ateliers découverte (se renseigner pour les dates et les tarifs). Pour
venir au château, rien de plus simple puisqu'un grand parking est
aisément accessible à quelques encablures, juste à côté de la
mairie. A pied dès lors, on peut flâner jusqu'à ses remparts et
admirer au passage la faune et la flore qui se développent (au
printemps et en été) de part et d'autre du plan d'eau qui les
encercle.

Autres bons plans


ANTIQUITÉS MULSANT F.M.
29, rue de l’Eglise
✆ 01 64 05 02 04
www.antiquites-mulsant.com
info@antiquites-mulsant.com
Juste derrière l'église, au cœur de la ville, voici une petite boutique
qui propose une sélection d'objets en tout genre : meubles,
tableaux, bijoux, sculptures, argenteries, verrerie, etc. Les actuels
propriétaires ne se sont pas lancés par hasard dans le métier,
puisqu'il s'agit du grand-père maternel qui a fondé la maison en
1941 ! Aujourd'hui, les successeurs proposent l'estimation et la
reprise de vos objets, forts de leur expérience et diplômés de l'école
Boulle et de l'Institut d'études supérieures des arts. Un atelier de
restauration est aussi là pour réparer d'éventuelles merveilles si
besoin. Il y en a pour toutes les bourses. L’accueil est chaleureux et
érudit. Une bonne idée de visite pour simplement jeter un œil ou
pour chiner en averti.

CERGY
Cergy - Le port du vieux Cergy
© Marie BERTIER
Ville de près de 64 000 habitants, un chiffre en augmentation
continue, Cergy est située sur un plateau qui surplombe les
méandres de l'Oise. La ville nouvelle se partage en cinq grands
quartiers conçus dans les années 1970 (l'Orée du Bois, le Grand
Centre et les Coteaux), 1980 (Axe Majeur-Horloge), 1990 (Hauts-
de-Cergy, encore en développement). La marina et la vaste base de
loisirs complètent le tableau et rappellent la prédominance des
espaces verts dans la commune, entrelaçant les hauts immeubles.
Vous l'aurez compris, la ville est donc diverse, comprenant des
quartiers identifiés très différents ! Il constituent ainsi plus d'un quart
du territoire. Cergy a conservé son vieux village dont les ruelles
s'étirent autour de l'église Saint-Christophe (XIIe siècle) et du petit
port de plaisance. Située à 28 km de la capitale, Cergy est reliée à
Paris via le RER A.
Visite
ÉGLISE SAINT-CHRISTOPHE
Quartier Bords d'Oise (Cergy-Village)
11, place de l'Église
RER A Cergy Préfecture
Instant d'émerveillement dans une ville où l'architecture moderne
prédomine, la première vue en arrivant à l'église est celle d'un
magnifique portail Renaissance. Il donne sur une charmante
courette par laquelle on accède à l'édifice. Classée aux Monuments
historiques en 1913, l'église fut construite à partir du XIIe siècle
dans le style roman. Ruinée au XVe siècle durant la guerre de
Cent Ans, il ne reste du bâtiment d'origine que la base du clocher.
Reconstruite au XVIe par le célèbre architecte pontoisien Nicolas
Lemercier, il ajoute au clocher un étage supplémentaire et une
flèche en pierre. Un projet d'extension est interrompu en 1588, suite
à l'assassinat du duc de Guise qui finançait les travaux. À l'intérieur,
on trouve une statue de bois qui représente saint Christophe. Des
concerts sont régulièrement proposés par l'Association pour
l'animation et la restauration de l’église.
MAISON DE GÉRARD PHILIPE
Quartier Bords d'Oise
Chemin du Bac-de-Gency
Cergy-Village
www.ville-cergy.fr
mtp@ville-cergy.fr
RER A Cergy-Saint-Christophe
En 1953, le célèbre comédien Gérard Philipe achète cette grande
bâtisse bourgeoise pour en faire sa résidence secondaire. Les grilles
qui l'entourent ont été réalisées par un artiste ferronnier et sont
ornées de sculptures figurant des masques de théâtre. Gracieuse
de proportions, la demeure est dotée d'un parc aux marronniers
centenaires, d'une vaste pelouse, de jardins en étages et de serres.
La visite de la maison n'est possible qu'à l'occasion d'expositions ou
d'événements exceptionnels : se renseigner auprès de la Maison du
tourisme et du patrimoine (ouverte le premier dimanche de chaque
mois). En revanche, on peut admirer l'ensemble depuis les rives de
l'Oise.
MENHIR DIT « LA PIERRE FOURRET »
Maison de retraite du Menhir
57, rue de Vauréal
On l'appelle le palet de Gargantua, et selon la légende, il fut un
temps où il grandissait à vue d'œil... Ce menhir, pierre mystérieuse
dans sa forme comme dans son histoire, est un disque de grès
tendre de 3,80 m de haut, et de 5,40 m dans sa plus grande
largeur ! Il est connu dans les textes depuis fort longtemps : ainsi,
on en parle au XVe siècle comme la Pierre des Sarrazins. Peut-être
manifestait-il à l'époque néolithique la limite entre deux territoires. Il
est situé en tout cas sur la ligne de séparation entre les tribus
gauloises des Véliocasses et des Parisii, que reprirent plus tard les
diocèses de Rouen et Paris pour se délimiter. Gargantua, la figure
qui lui est associée, fut tiré de la personnalité d'une puissante
divinité gauloise. Ce géant a façonné la France, semant des menhirs
en jetant des cailloux coincés dans ses bottes, et secouant la terre
de ses sabots pour faire apparaître les collines. Un petit détour par
ce lieu vaut largement le détour.

CHAMBOURCY
Chambourcy, autrefois "Cambourciaco" puis "Champ Bourcy",
tiendrait son nom du latin campus bruaci, qui signifie "champ de
broussailles". Le site a certainement connu une présence humaine
dès la préhistoire, mais la période la plus intéressante débute il y a
1500 ans, avec la légende du blason du roi Clovis (le lys sur fond
d'azur), lequel aurait été choisi sur le territoire d’après les conseils
de son épouse Clotilde. Les événements les plus importants dans la
construction et l’aménagement du domaine de Chambourcy au
cours des siècles furent certainement la fondation, en 1221, de
l’abbaye de Joyenval, qui sera incendiée en 1346, transformée en
prieuré en 1696 avant d’être détruite à la Révolution.
L’aménagement du Désert de Retz à la fin du XVIIIe siècle par le
baron de Monville sera un autre temps fort de l'histoire de la ville.
Aujourd’hui charmante ville de 6 000 habitants, Chambourcy, qui eut
le privilège de compter parmi ses habitants, le peintre André Derain
entre 1935-1954, ou encore le fameux couple de théâtre Madeleine
Renaud et Jean-Louis Barrault, est fière de proposer à tous un
patrimoine culturel et historique aussi riche que varié.

Visite
LE DÉSERT DE RETZ
Allée Frédéric-Passy
✆ 01 39 22 31 37
www.ledesertderetz.fr
desertderetz@chambourcy.fr
Conçu entre 1774 et 1789 par François Racine de Monville, le
désert de Retz est une sorte de petit paradis sur terre qui invite à la
contemplation. En bordure de la forêt de Marly, ce jardin de
40 hectares est un enchantement avec ses pavillons d’agrément et
ses 17 fabriques qui font référence aux différentes civilisations,
comme la Tente Tartare, le Pavillon chinois (aujourd’hui disparu), la
Pyramide glacière, le Temple au dieu Pan ou la Colonne détruite...
Parmi les visiteurs du domaine, on peut citer Marie-Antoinette, la
comtesse du Barry, Benjamin Franklin et Thomas Jefferson. Plus
près de nous, André Breton, Colette et les surréalistes s’inspirèrent
de ce lieu. Au fil du temps, le désert de Retz changea plusieurs fois
de propriétaire et se dégrada. Près de la moitié des fabriques ont
aujourd’hui disparu. En 1941, le désert de Retz fut enfin classé
Monument historique. Racheté par la ville en 2007, ce patrimoine si
exceptionnel est rouvert au public pour des visites guidées et visites
libres (audioguide gratuit sur place et/ou téléchargeable sur
smartphone). D’importants travaux de restauration sont toujours en
cours pour sauvegarder ce trésor de renommée internationale. Ainsi
en 2010 et 2011, la Colonne détruite a été en partie restaurée, puis
le portail d’entrée, et le clos et couvert du Temple au dieu Pan
l’année suivante. D’ici quelques années, ce bel endroit devrait avoir
totalement retrouvé sa splendeur d’antan. Un conseil : privilégiez la
visite guide à la visite libre. D’une part, l’écart de tarif est faible, et
d’autre part, vous pourrez encore mieux saisir les mille détails
incroyables.
LES RELIQUES DE SAINTE CLOTILDE
Église de Chambourcy
36, Grande-Rue
Fille de Chilpéric II, roi catholique des Burgondes, Clotilde épouse
Clovis le roi des Francs en 493. Elle est, selon la tradition, à l’origine
de la conversion du roi au christianisme et dans son prolongement,
du royaume tout entier. La légende raconte que Clovis, en bataille à
Tolbiac contre les Alamans, implora le Dieu de Clotilde de lui venir en
aide dans ce combat, promettant de se convertir s'il en sortait
vainqueur. Victorieux, Clovis se convertit et se fait baptiser
par l'évêque de Reims en 498. Le rôle de Clotilde dans la conversion
du roi des Francs est en partie à l'origine du rayonnement du culte
de la sainte. A sa mort, elle est inhumée à Paris au côté de son
époux. Mais c'est dans la petite église de Chambourcy, construite au
XIIe siècle et dédiée sainte Clotilde, que la châsse contenant les
reliques de la sainte est transportée par l'abbaye de Joyenval en
1791.

Un peu de culture
FNAC
RN 13
CCommercial Les vergers de la plaine
✆ 08 25 02 00 20
Située au cœur du centre commercial à ciel ouvert des Vergers de la
Plaine à Chambourcy, la Fnac vous accueille dans son magasin
d’environ 1 800 m² de surface. On y retrouve tous les univers
habituels de l'enseigne : disques, DVD, informatique, jeux vidéo,
téléphonie, son, photo et vidéo... mais également un beau rayon
livres où vous trouverez romans, BD, livres pratiques et une large
sélection de guides de voyage. Les conseils et coups de cœur des
vendeurs sont toujours les bienvenus. Pour vos places de concerts,
la billetterie propose une large sélection d’événements.

CHANTILLY

Chantilly - Les grandes écuries à côté du célèbre hippodrome


de Chantilly.
© Catherine FAUCHEUX

C'est la plus proche et la plus attrayante destination en sortant de la


région parisienne. Chantilly, classée ville d'art et d'histoire, doit sa
renommée internationale à plusieurs atouts. Le premier est sans
doute d'être la ville du cheval, avec un superbe hippodrome
accueillant le célèbre Prix de Diane (mois de juin). C'est aussi la ville
du premier centre d’entraînement de chevaux de courses en
Europe. Le grand public appréciera aussi les spectacles équestres
des Grandes Écuries ou le Musée du cheval. Tout comme les
chevaux, les touristes apprécient également les longues allées d'un
massif forestier de plus de 6 000 ha. Autre atout, et non des
moindres, le superbe château et son grand parc aux ambiances
différentes. Le site accueille près d'un demi-million de visiteurs dans
l'année. Cité princière et capitale du cheval, elle doit également une
partie de sa notoriété à la crème qui porte son nom. Selon la
légende, elle serait née à deux pas du château : un cuisinier
débrouillard, dans la crainte de manquer de crème fraîche, aurait eu
l’idée de fouetter la délicieuse denrée pour en augmenter le volume.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DE CHANTILLY ET DE L'AIRE
CANTILIENNE
73, rue du Connétable
✆ 03 44 67 37 37
www.chantilly-tourisme.com
accueil@chantilly-tourisme.com
Vous trouverez dorénavant des informations sur Chantilly et ses
environs, mais aussi sur le secteur de Senlis avec la mutualisation
des brochures. Bien situé à proximité des Grandes Écuries, l'office
de tourisme vous accueille chaleureusement avec le sourire et de
bons conseils. Son site Internet est aussi bien fourni en vidéos et
photos. Vous y trouverez des bons plans classés selon plusieurs
thématiques : culture, cheval, loisirs, nature, gastronomie... L'office
de tourisme propose des visites guidées les samedis et dimanches
de mars à novembre (6 € par personne et gratuit pour les moins de
18 ans).

Visite
CHÂTEAU DE CHANTILLY
✆ 03 44 27 31 80
www.domainedechantilly.com
C'est la destination phare de la région avec environ
450 000 visiteurs par an. Le château vient d'obtenir l’appellation
Musée de France. Il est entouré d'eau, est d'abord très
photogénique extérieurement. Il fut sans cesse agrandi et restauré
par ses lignées d'occupants : les Orgemont, les Montmorency, les
Condé et surtout le duc d'Aumale qui le dota d'inestimables
collections d'œuvres d'art, comme Le Massacre des Innocents de
Nicolas Poussin qui a repris sa place après restauration. Le Cabinet
des Livres, l'une des bibliothèques les plus riches d'Europe,
regroupe aussi quelque 13 000 volumes et manuscrits. La visite des
grands appartements princiers et des appartements privés du duc et
de la duchesse d'Aumale réserve de multiples délices. Appréciez
aussi la variété des ambiances du grand parc, le romantisme y est
au rendez-vous en toute saison. Et pour compléter votre journée,
profitez de la visite couplée avec les Grandes Écuries, avec
pourquoi pas un spectacle équestre !
En 2020, le château se renouvelle et propose des ateliers originaux
comme apprendre à monter la véritable crème chantilly à la main
avec la confrérie des chevaliers fouetteurs (13 € pour les adultes,
10 € pour les adolescents et 6 € pour les moins de 12 ans). Les
enfants pourront aussi apprécier de se déguiser en prince et en
princesse (location de costumes pour les 3-11 ans : 5 €). Egalement
une exposition du 5 septembre 2020 au 3 janvier 2021 sur les
porcelaines de Meissen et de Chantilly.
CHÂTEAU DE CHANTILLY - Le château de Chantilly est le site le
plus visité de l'Oise.
© Catherine FAUCHEUX
DOMAINE DE CHANTILLY
7, rue du Connétable
✆ 03 44 27 31 80
www.domainedechantilly.com
Le Domaine de Chantilly était la résidence du prince de Condé, puis
du duc d'Aumale (1822-1897), le cinquième fils du roi Louis-
Philippe. L'intérieur du château est composé des grands
appartements des princes de Condé, des galeries de peinture
présentant des œuvres illustres réalisées par Poussin, Ingres,
Raphaël..., du cabinet des livres et des appartements privés du duc
d'Aumale. La dynastie commande à Le Nôtre des jardins à la
française et fait bâtir les Grandes Ecuries (véritable palais pour les
chevaux princiers), faisant du domaine un lieu de fêtes culturelles et
gastronomiques réputé dans tout le pays !
DOMAINE DE CHANTILLY - Journée des Plantes au Domaine de
Chantilly.
© Christophe Tellier

PARC DU CHÂTEAU
www.domainedechantilly.com
S'étendant sur 115 ha, le parc du château a été modelé par les
propriétaires successifs de Chantilly. Le jardin français, dessiné par
Le Nôtre à la fin du XVIIe siècle, est le premier à vous apparaître.
Depuis la terrasse du château, il ouvre une perspective sur un plan
d'eau de 180 m de longueur débouchant sur le grand canal. Entre le
château et les écuries, le jardin anglais fut aménagé au début du
XIXe siècle par les derniers Condé puis détruit sous la Révolution.
Au fil de ses allées, on découvre des édifices romantiques comme le
Temple de Vénus, l'île d'Amour et le lac des Cygnes. De l'autre côté
du jardin français, on pénètre dans le Hameau et son restaurant.
Ces cinq maisonnettes campagnardes ont inspiré le hameau du
Trianon de Marie-Antoinette à Versailles. Les enfants ne goûteront
peut-être pas des heures à ce romantisme, alors amenez-les dans
le grand labyrinthe végétal ou à la belle aire de jeux avec ses
cabanes de bois et ses saute-moutons sympathiques. Passez voir
aussi les animaux, surtout la vingtaine de petits kangourous (il ne
reste plus qu'un des célèbres wallabies albinos). D'avril à octobre,
vous pourrez faire le tour du parc en minibus, vélo, rosalie ou
voiturette de golf.

PARC DU CHÂTEAU - Parc du Château de Chantilly.


© Sophie Lloyd
PAVILLON DE MANSE
34, rue des Cascades
✆ 03 44 62 01 33
www.pavillondemanse.com
accueil@pavillondemanse.com
C'est à peine croyable, mais ce petit pavillon a alimenté les
« grandes eaux » du château, autrement dit les fontaines, cascades
et jets d'eau qui ornaient fastueusement les jardins de Le Nôtre.
Dans les grandes cascades de Chantilly, l'eau semblait venir de
partout ; on disait qu'on avait créé ici un paradis aquatique sur Terre.
Pour aller jusqu'à destination, l'eau issue du pavillon empruntait un
canal de 2,2 km, soit deux fois la longueur de celui de Versailles !
Cette histoire passionnante est très bien retracée à travers un petit
film à voir dès les premières salles. Un formidable travail associatif a
permis de remettre en mouvement la Machine des Grandes Eaux.
Unique sur notre continent, elle se compose d'une grande roue de
7,80 m de diamètre et de six pompes montant l'eau à une vingtaine
de mètres de haut. Vous retrouverez aussi les machines du
XIXe siècle. Au fil de votre visite, vous découvrirez des explications
pédagogiques adaptées aux petits et grands. Le pavillon propose
d'ailleurs des ateliers pour les enfants de 3 à 12 ans pendant les
vacances scolaires : éveil aux sciences, light painting, chute de
dominos, origamis, animations surprises...
LE POTAGER DES PRINCES
17, rue de la Faisanderie
✆ 03 44 57 39 66
www.potagerdesprinces.com
contact@potagerdesprinces.com
Petit endroit isolé, on se sent ailleurs au potager des Princes. Au fil
des ambiances, on voyage du Japon aux Tropiques en passant par
la Toscane... La poésie nous transporte également, grâce aux mots
et anecdotes inscrites ça et là sur les arbres. Le charme opère
toujours, et on oublie assez vite que l'entrée n'est pas donnée pour
accéder à ce jardin privé. Côté animations, les enfants sont ravis par
les spectacles de Guignol, le petit parc animalier et le jeu de piste
avec le chien de berger. Mais ce qu'ils préfèrent, ce sont les
originales courses de poules et de lapins ! On vous propose de
parier, et pour le coup pas de tuyaux dans les journaux spécialisés,
on compte juste sur votre flair après un bref entraînement. Pour être
plus sérieux, un peu d'histoire : ce potager, devenu un élégant jardin
avec cascades et aménagements paysagers, est une initiative des
incontournables princes de Condé et d'André Le Nôtre, et reprise
par le passionné Yves Bienaimé. Un théâtre de 200 places a été
créé : on y voit de superbes représentations durant l'été dans le
cadre du festival La Scène au Jardin. Dorénavant, le site est ouvert
même l'hiver et propose des thés dansants le week-end.

Produits gourmands
CHOCOLAT & COMPAGNIE
91, rue du Connétable
✆ 03 44 58 09 11
www.chocolat-et-compagnie.com
chocolat.et.cie@wanadoo.fr
Les vitrines de cette boutique sont d'abord un régal pour les
yeux... puis pour les papilles ! Car l'établissement sait faire preuve
d'originalité et de créativité : des fers à cheval (ou autres objets sur
cette thématique chère à la cité), une tour Eiffel, des chaussures
Richelieu ou des escarpins... La gamme des chocolats n'est pas
extrêmement variée, mais elle est bien pensée et de haute qualité :
chocolats fins, tablettes, tuiles, carrés. Vous composez votre boîte
en direct et on vous l'emballe élégamment. Ne manquez pas non
plus de goûter aux bûches glacées, aux sorbets ou aux thés de
grande réputation.
LA PASSION DU CHOCOLAT
45, rue du Connétable
✆ 03 44 57 30 12
lapassiondu-chocolat@orange.fr
Brice Connesson vous accueille dans sa boutique rue du
Connétable. Arrière-petit-fils, petit-fils et fils de boulangers-
pâtissiers, il s'est formé comme son père à la chocolaterie et ne
démérite pas bien au contraire, avec une réputation qui a
rapidement dépassé l'aire cantilienne pour atteindre le bassin
parisien. Dans sa boutique, vous pourrez goûter des classiques
fabriqués sur place, mais aussi des créations originales.

Autres bons plans


MAISON DE LA PORCELAINE
1, rue de Creil
✆ 03 44 57 54 19
La porcelaine de Chantilly est l'une des plus connues et des plus
anciennes du pays (elle est née en 1725 sous les auspices du
Prince de Condé). Depuis, beaucoup de musées, en France comme
à l'étranger, ont dans leur collection l'une de ces merveilleuses pâtes
tendres de Chantilly. Vous découvrirez ici des reproductions des
décors historiques de la Manufacture et de belles déclinaisons
contemporaines. Si vous n'êtes pas spécialement amateur, les
gammes de produits sont élargies aux verres et aux couverts
notamment. N'hésitez pas à profiter des tarifs attractifs avec de
belles promotions.

CHEVREUSE
Au IXe siècle déjà, des villageois venus s’établir sur le flanc escarpé
de l’Yvette construisirent là une petite abbaye dédiée à saint
Saturnin. En 980 une bulle du pape mentionna le village de Cavrosa,
transformé à la fin du XIIe siècle en « Chevreuse » (« pays de
chèvres »). La châtellerie de Chevreuse connut de nombreuses
guerres successives tout au long du Moyen Âge ; la guerre de
Cent Ans la fit passer sous domination anglaise, et en 1438, on n’y
comptait plus que 28 habitants sur 300. Au fil des siècles, le
domaine a été occupé par plusieurs propriétaires consécutifs :
François Ier fit de la baronnie un duché au milieu et l’offrit à sa
favorite, Anne de Pisseleu. Le site fut ensuite racheté en 1551 par le
cardinal de Lorraine, duc de Guise, qui décida d’y ajouter la terre de
Dampierre, laquelle devint la résidence des ducs de Chevreuse.
Enfin Louis XIV, un an après l’avoir acquis, céda le duché aux
dames de Saint-Cyr (1693), qui le garderont jusqu’à la Révolution.
Aujourd’hui, la commune s’étend de part et d’autre de l’Yvette,
surplombée par la silhouette de son imposant château féodal. Riche
et forte de son histoire, fière de son patrimoine, Chevreuse,
revendique une identité forte : église Saint-Martin, chapelle Saint-
Lubin, prieuré Saint-Saturnin, mausolée de la famille Montgomery,
maisons anciennes, halles, places pavées sont autant d’éclats
typiques des âges offrant à Chevreuse une image de petite cité de
caractère.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME
3, rue de l'Église
✆ 01 30 52 02 27
www.chevreuse-tourisme.com
ot.chevreuse@wanadoo.fr
Cet Office de tourisme niché à l'ombre de l'église, dans un beau
corps de bâtiment, est une étape incontournable pour entrer à la
découverte de la vallée de Chevreuse, et vous permettra de faire le
plein de bonnes idées en un rien de temps. Vous y trouverez toutes
les informations nécessaires à votre séjour, à commencer par les
cartes touristiques et des cartes de randonnée, des brochures, des
guides de visite. Le personnel vous prodiguera également des
conseils sur les visites à faire ou les bonnes adresses à visiter, les
restaurants et les hébergements des environs, les manifestations en
tout genre, les nombreux circuits de promenades et de
randonnées... Il est enfin possible d'y louer le fameux Baladio'guide,
un petit ordinateur de poche qui accompagne une visite de la vallée
(voir encadré). Pour ne rien gâcher, les visiteurs sont accueillis avec
le sourire et une bonne dose de sympathie.

Visite
CHÂTEAU DE LA MADELEINE
Maison du Parc
Chemin Jean-Racine
✆ 01 30 52 09 09
www.parc-naturel-chevreuse.fr
accueil@parc-naturel-chevreuse.fr
On doit les origines de cette forteresse dominant la vallée de l’Yvette
à Guy Ier de Montlhéry, qui fit édifier un donjon et une chapelle au
XIe siècle. Le château s'étoffa progressivement jusqu'à devenir au
XIVe siècle l'imposant bâtiment dont on peut aujourd'hui contempler
les vestiges. Sa forme définitive doit beaucoup à une ambitieuse
campagne de reconstruction gothique entreprise entre 1366 et
1393 pour Pierre de Chevreuse. L'édifice fut le témoin de la guerre
de Cent Ans (l’une des huit tours date du XIVe siècle) et reste, grâce
à ses mâchicoulis intacts, l’un des rares édifices fortifiés médiévaux
d’Ile-de-France. Sa cour intérieure offre un superbe panorama sur
les magnifiques paysages de la vallée de Chevreuse. Le visiteur
peut s'y promener, monter sur les remparts et visiter les caves. Le
célèbre auteur dramatique Jean Racine y supervisa des travaux en
1661 sous l’œil de son oncle régisseur, pour le compte du duc de
Luynes. A une époque plus récente, le conseil général des Yvelines
(actuel propriétaire, et depuis 1982) y réalisa d’importants travaux
de restauration. Le château revit aujourd'hui au gré des fêtes
médiévales qui s'y déroulent régulièrement, et accueille la maison du
parc naturel de Chevreuse. Pour y accéder depuis la petite ville en
contrebas, un agréable petit parcours pentu (mais très facile)
s'effectue en une grosse dizaine de minutes.

CHÂTEAU DE LA MADELEINE - Château de la Madeleine


© PackShot – Fotolia

ÉGLISE SAINT-MARTIN
Place Charles-de-Gaulle
Dès le XIe siècle, on trouve à cet emplacement un édifice religieux
primitif. L'église actuelle, édifiée au XIIIe siècle, fut maintes fois
remaniée. La nef demeure médiévale. La porte principale de style
gothique proviendrait de l'abbaye de Port-Royal et le clocher
d'origine fut remanié au XIXe avec l'ajout d'une flèche. La cloche est
un don de la duchesse de Chevreuse, Marie de Rohan. Quant au
chœur, légèrement désaxé et largement éclairé par des fenêtres
hautes, il fut construit en 1610. Les derniers travaux importants
remontent aux années 1950, sous l'égide du père Lassus. À
l'intérieur de l'église, on peut admirer les trois verrières classées
représentant l'Annonciation, la Crucifixion, et saint Martin, ce soldat
hongrois apôtre des Gaules à qui est dédiée l'église. Parmi les
tableaux, on remarquera au fond du bas-côté nord une belle toile de
Jean Restout, Le Repas chez Simon (XVIIIe siècle). Près de la porte
de la sacristie, on contemplera un beau gisant du XVIe siècle,
portant des traces de polychromie. Quant au buffet d'orgue, exécuté
par le fameux facteur d'orgue de Louis XV Louis-Charles Clicquot, il
date de 1732.
MAUSOLÉE DE LA FAMILLE MONTGOMERY
Forêt domaniale du Claireau
À la fin du XIXe siècle, la famille Montgomery acheta les 93 hectares
du domaine du Claireau afin d'y faire construire un château. Lorsque
le comte Montgomery de Pembroke mourut en 1900, sa veuve fit
ériger pour lui une grande sépulture, qui prend la forme d'un petit
temple inspiré de l'architecture antique, avec ses colonnes ioniques
et son fronton triangulaire sculpté. On peut encore admirer
aujourd'hui ce mausolée atypique dans la forêt du Claireau, bien qu'il
soit très endommagé. Le château fut quant à lui édifié en 1904, puis
démoli dans les années 1970.
PARC NATUREL RÉGIONAL DE LA HAUTE VALLÉE DE
CHEVREUSE
Maison du Parc – Château de la Madeleine
Chemin Jean-Racine
✆ 01 30 52 09 09
www.parc-naturel-chevreuse.fr
accueil@pnr-chevreuse.org
Intégralement circonscrit dans le département des Yvelines, ce parc
naturel est composé majoritairement de forêt, englobant celle de
Rambouillet. Les 51 communes du parc (43 dans les Yvelines et
8 dans l'Essonne) abritent sont situées à environ 30 km au sud-
ouest de Paris : outre les châteaux de Rambouillet et de Dampierre,
le parc recense de très belles bâtisses privées, des abbayes comme
celles de Port-Royal-des-Champs, et de typiques villages comme
Cernay-la-Ville, La Celle-les-Bordes ou encore Rochefort-en-
Yvelines. « Yveline » (« riche en eau ») est d’ailleurs à l’origine du
nom de la forêt ceinturant la vallée de Chevreuse. Le parc est
discrètement irrigué par les vallées de l’Yvette, où s’inscrit
notamment le château de Mauvrière. Côté nature, le parc de plus de
63 000 hectares abrite une faune riche et diversifiée : des centaines
d'espèces d’oiseaux nicheurs, de batraciens, de libellules, de
mammifères, de reptiles et de coléoptères. Cette incroyable
richesse est due à la variété de la flore et des paysages qui, depuis
le nord urbanisé de Saint-Quentin-en-Yvelines, occupe une bonne
partie du Hurepoix vallonné et drainé par de nombreux cours d’eau,
pour venir au sud, franger la Beauce. Dire que l'on se trouve à une
demi-heure de Paris seulement...

Un peu de culture
LES RACINES DU VENT
66, rue de la Division-Leclerc
✆ 01 30 52 30 93
www.lesracinesduvent.com
lesracinesduvent@orange.fr
C'est un véritable grenier au trésor que cette librairie qui est
généreusement fournie. Dans ce microcosme chaleureux, les livres
s'étirent du sol au plafond, classés par thèmes pour mieux s'y
retrouver... Bien sûr, ce qui fait le fort de ce genre d'endroit – et le si
précieux contrepoint de l'achat en ligne en un clic – est qu'il respire
les choix du libraire, auquel on demandera conseil afin de trouver
lecture à son goût. Les petits trouvailles et bouquins en tout genre
feront le bonheur des lecteurs de tout poil et de tout centre d'intérêt.
Nombreuses animations contribuant à faire des Racines du Vent un
endroit attrayant où il fait bon flâner. Parmi celles-ci, de chouettes
rencontres littéraires, qui sont appréciées et sacrément bien
organisées !
CRÉCY-LA-CHAPELLE
Crécy-la-Chapelle, c’est d’abord un très joli village niché dans la
verdure de part et d’autre du Grand Morin et de ses « brassets » ou
bras de rivière qui lui valurent le séjour de nombreux peintres. De là
le surnom de « Petite Venise briarde ». Il y avait à l’origine deux
villages, la Chapelle-sous-Crécy et Crécy-en-Brie, qui furent réunies
en 1972. La ville s’est développée à partir des tanneries aux IXe et
Xe siècles avec la construction, sur les marais du Grand Morin,
d’une forteresse flanquée de tours. L’eau devint le moteur essentiel
aux échanges commerciaux et les maisons de tanneurs se mirent à
pousser. Aux XIIe et XIIIe siècles, la cité produisait énormément –
peaux, laine, draps, vins – et faisait commerce de bois et de
bestiaux. Construit sur l’île formée par les deux brassets du moulin,
le château reçut de nombreux rois, de Philippe le Bel à Louis XII, et
Jeanne d’Arc, Catherine de Médicis, Henri IV et sa favorite,
Gabrielle d’Estrées. Aujourd’hui encore subsistent les vestiges du
temps passé : le beffroi, les lavoirs et les vieux ponts se succédant
jusqu’à la superbe collégiale du XIVe siècle. Dans la deuxième partie
du XIXe siècle, Crécy attira les peintres. Corot fut l’un des tout
premiers, attiré par Francisque Châtelain. D’autres suivirent,
heureux de se retrouver dans la cité des peintres du Grand Morin :
Toulouse-Lautrec, Denain, Alexandre Altmann, peintre d’origine
ukrainienne – décoré de la Légion d’honneur et qui fit don à la ville
de 27 tableaux – mairie –, Dunoyer de Segonzac… Les peintres se
retrouvaient à l’Auberge du Souterrain, dans le hameau de
Montbarbin, dont les murs ont conservé les traces de leur passage.
Charles Dullin – voir Château-Landon –, célèbre homme de théâtre
et inoubliable acteur, après avoir séjourné dans la cité du Gâtinais,
habita le hameau de Ferolles, où il reçut Simone de Beauvoir. Il
repose aujourd’hui à Libernon.

Les bonnes infos


MAISON DU TOURISME DU PAYS CRÉÇOIS
1, place du Marché
✆ 01 64 63 70 19
www.cc-payscrecois.fr/-Tourisme-.html
tourisme@payscrecois.net
Sur la place principale de Crécy, la maison du tourisme et son
équipe met à disposition du visiteur conseils et dépliants pour
découvrir la ville et ses principaux monuments. L’église Saint-
Georges, le quai des Tanneries, la tour aux Saints, la collégiale
Notre-Dame et le beffroi en briques sont autant de témoins de
l’histoire riche de la commune. L’office organise des visites guidées
de la collégiale et des principaux monuments de la région, selon un
programme établi à la fin de l'hiver et disponible sur son site web.
Deux visites par jour sont ainsi programmées, le matin et l'après-
midi, le déjeuner étant libre et à la discrétion du visiteur. D'autre part,
il est possible de récupérer des parcours de randonnée et de
découverte du centre-ville de Crécy-la-Chapelle sur place : un bon
moyen de visiter la ville à son propre rythme tout en bénéficiant d'un
maximum d'informations.

Autres bons plans


BROC ANTIQUE MILORD
32,, rue des Huilliers
✆ 01 64 63 85 75
broc.antique77@wanadoo.fr
M. et Mme Milord sont installés ici depuis 40 ans. Une boutique aux
arcades de pierres et un dépôt de matériaux anciens renferme des
trésors, bibelots de collection et matériaux de récupération – et il y
en a à des prix raisonnables. Dès qu'on franchit le grand porche, on
y découvre une grande cour, de hangar de brocante et de matériaux
d'architecture ; portes, portails, garde corps, fontaines, bacs de
pierres, volets, cheminets, accessoires de cheminées...

CRÉPY-EN-VALOIS
Ancienne capitale du duché de Valois, berceau de la dynastie du
même nom qui régna sur la France de 1328 à 1589, Crépy-en-Valois
est une ville fortifiée pittoresque. Bâtie en bordure d’un éperon, elle
domine deux vallons verdoyants arrosés par les rus des Taillandiers
et Sainte-Agathe. Son histoire est indissociable de celle du château
et de l’abbaye Saint-Arnoul. Les premiers seigneurs de Crépy
fortifient la cité dès XIe siècle. Cette protection civile et religieuse
attire une population nombreuse et des pèlerins. Au carrefour des
foires de Flandres et de Champagne, le bourg devient très prospère.
En 1213, le Valois est rattaché à la couronne de France. Le château
devient un lieu de résidence des rois jusqu’à la guerre de Cent Ans.
Mise à sac en dépit de ses fortifications, la ville mettra des siècles à
relever la tête. Au XVIe siècle, Crépy retrouve une certaine
prospérité grâce à l’agriculture, mais jusqu’à la Révolution, la ville
peine à retrouver sa stature d’antan. En 1790, le district
révolutionnaire est créé et Crépy deviendra un chef-lieu de canton.
Le XIXe siècle et sa « révolution » en marche profitent grandement
à la cité médiévale. La ville s’étend vers l’est. L’arrivée du chemin de
fer facilite l’implantation d’industries prospères et l’agriculture
continue de se développer. En dépit de multiples et destructeurs
bombardements pendant les deux guerres mondiales, Crépy-en-
Valois a su conserver son patrimoine et son dynamisme. Les
promeneurs pourront admirer les anciennes maisons aux portes
sculptées dans la vieille ville : l’hôtel de la Rose (XVIe) et son jardin
surplombant les remparts sud, la porte Sainte-Agathe (XVIIIe),
l’entrée (XVIIe) de l’ancien couvent des Ursulines, la Maison dite
Saint-Joseph (XVIIIe), la Maison des Quatre Saisons (XVIIIe),
l’entrée de l’hôtel du Lion (XIVe), et la façade de la plus ancienne
maison connue de Crépy (XIIIe), place Gambetta, Saint-Joseph…

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DU PAYS DE VALOIS
82, rue Nationale
✆ 03 44 59 03 97
www.valois-tourisme.fr
otcrepyvalois@wanadoo.fr
Cet office de tourisme vous informe efficacement via plusieurs
biais : un personnel compétent et agréable, un site Internet refait à
neuf, l'application mobile "Sortie en Valois" et une borne interactive
en vitrine. Dans l'agencement moderne et épuré de l'office, on
retrouve des objets se rapportant au Valois et des produits locaux
comme de la bière, du cidre, du miel, des condiments et même des
doudous et des jouets en tissu ! Pour ceux qui viennent avec des
enfants, un coin dédié leur permettra de patienter plus facilement.
L'établissement vous renseignera également sur les points d'intérêt
du secteur d'Ermenonville, les deux offices de tourisme étant
associés.

Visite
COLLÉGIALE SAINT-THOMAS
Place Saint-Thomas
De ce fleuron de l’architecture gothique de la capitale du Valois, il ne
reste malheureusement aujourd'hui que la façade du XIIe siècle,
deux tours carrées et un clocher à flèche octogonale. Malgré cet
état, l'édifice conserve une certaine élégance et vaut le détour,
surtout aux beaux jours avec le jardin aménagé à l'emplacement de
l'ancienne collégiale. Elle fut bâtie en 1182 par Philippe d’Alsace et
son épouse Elizabeth en l’honneur de Thomas Becket, l’archevêque
anglais de Canterbury assassiné sur les marches de son église,
avec lequel ils étaient devenus amis lorsque celui-ci s’était réfugié en
France. La flèche, rasée par les Anglais après la prise de la ville, fut
reconstruite en 1431 et l’église fut restaurée en 1470. Elle
comprenait alors une grande nef voûtée d’ogives, avec des
collatéraux et un triforium. Elle fut laissée à l'abandon lorsque une
partie des voûtes s’écroula, puis vendue en 1804 à un entrepreneur
compiégnois qui souhaitait réutiliser les pierres ! Malheureusement,
ce bel édifice continue à tomber en ruine. Une voûte s'est écroulée
l'été dernier, ce qui a conduit au montage d'un échafaudage et de
renforts qui dénaturent les ruines pourtant si romantiques.
ÉGLISE SAINT-DENIS
Place Saint-Denis
Inscrite depuis 40 ans aux Monuments historiques, l'église Saint-
Denis est fièrement perchée au-dessus des remparts de la cité
médiévale. Elle exprime la volonté de Gauthier le Blanc, comte de
Valois, qui aurait fait élever cet édifice dans le bourg médiéval et
dans l'enceinte de la forteresse qu'il fit édifier au XIe siècle.
Reconstruit au XIIe siècle, le bâtiment aurait ensuite durement
souffert du siège anglais de 1433. Transformée en grange à foin
après la Révolution, l'église au chœur étonnamment
surdimensionné, ne fut restituée aux habitants qu'en 1803. La
façade, ornée d'une rosace, a été totalement reprise en 1844.
L'élégant clocher ne fut, lui, reconstruit quelques années plus tard. Il
abrite trois belles cloches : Marie-Françoise, 780 kg, donne le fa ;
Agathe-Virginie, 570 kg, sonne le sol ; et la petite Adèle-Julie,
410 kg fait retentir le la.
PARC DE GERESME
Avenue de l'Europe
Derrière le château de Géresme se situe un grand parc public d'une
vingtaine d'hectares. Après avoir descendu la pente aménagée,
vous trouverez de quoi contenter petits et grands. Les enfants
apprécient d'abord les daims, chèvres et cochons chinois qui
s'approchent facilement de la clôture de l'enclos. En liberté dans la
zone de l'étang, on retrouve des cygnes, des oies et des canards.
L'aire de jeux est bien conçue pour les enfants. Pour les adolescents
et les adultes, des parcours d'orientation sont proposés et de
récents ateliers sportifs permettent de se dépenser. Ce parc bien
agréable attire des habitués venus de plusieurs dizaines de
kilomètres à la ronde.
DAMPIERRE-EN-YVELINES
Point de rencontre de deux vallées, mais aussi de deux cours d’eau,
Dampierre tiendrait son nom de la locution latine Domus Petri (la
maison de Pierre), en référence à l'église Saint-Pierre édifiée dans le
bourg au XIIIe siècle. Le village de Dampierre doit essentiellement
sa renommée à l’impressionnante silhouette de son château du
XVIIe siècle entouré d'un vaste parc magnifiquement dessiné, qui
semble un géant à côté de l'étroitesse du bourg peuplé d'un peu
moins de 1 100 habitants. La ville est également bien connue des
motards, qui viennent de loin pour arpenter la mythique côte des
17 tournants, où 17 virages serrés se succèdent dans la forêt en
descendant vers Dampierre. L’identité de la bourgade est plus
discrètement contenue dans quelques autres ténus secrets : l’église
recèle une Vierge à l’Enfant en marbre blanc du Second Empire,
ainsi qu'un banc d’œuvre daté de 1733, décoré de deux clés
(attribut de saint Pierre, patron de l’église) et des initiales de l’apôtre
sur son dossier. Quant à la Maison de Fer utilisée lors de
l'Exposition universelle de Paris en 1889, elle abrite aujourd'hui les
randonneurs et se cache dans les bois, sur les hauteurs, non loin de
la trouée qui ouvre une perspective magnifique sur le château et son
parc.

Visite
DOMAINE DE DAMPIERRE-EN-YVELINES
2, Grande-Rue
✆ 01 30 52 52 83
www.domaine-dampierre.com
contact@domaine-dampierre.com
Bâti au XVIe siècle, l'ancien château de Dampierre fut détruit en
1670 puis reconstruit de 1675 à 1683 par Jules Hardouin-Mansart
pour l’un des esprits les plus distingués de son temps, le ministre
d’État Charles Honoré d’Albert, duc de Luynes, Chaulnes et
Chevreuse. Le parc fut confié aux plans du célèbre André Le Nôtre,
qui bouleversa la vue du manoir avec sa pièce d’eau, le Grand
Canal et l’île aux quatre canaux, distribuant des bassins, taillant
dans le coteau un « fer à cheval », perçant routes et étoiles à
travers bois. Cerné par de larges fossés remplis d’eau, le château
possède vers l’avant deux bâtiments parallèles formant une cour
séparée par les douves de la cour d’honneur. À l’intérieur, les
différentes époques se superposent à travers des meubles anciens
(XVIIe siècle), de somptueuses boiseries Régence (XVIIIe siècle)
qui ornent la salle à manger et le grand salon, la cage d’escalier, les
peintures en trompe-l’œil, la salle des fêtes (XIXe siècle), qui dévoile
tour à tour « L’Âge d’Or », peinture murale célèbre du grand Jean-
Auguste-Dominique Ingres et la reproduction au quart de la statue
de « Minerve » par Pierre-Charles Simart, et enfin le vestibule qui
abrite la statue de « Pénélope endormie » de Cavelier.

DOMAINE DE DAMPIERRE-EN-YVELINES - Château de


Dampierre.
© Pack-Shot – Shutterstock.com
DOURDAN
Ancienne capitale du Hurepoix, Dourdan a été propriété de la
Couronne dès le VIe siècle et fut un lieu de lutte entre les premiers
Capétiens et les grands féodaux de la région parisienne. Installée
dans une cuvette naturelle, bordée de plateaux, Dourdan s'est
développée au fil des siècles autour de son cœur historique et de
son château fort datant du XIIIe siècle. Également située sur la
route du blé reliant le vaste plateau céréalier de la Beauce à Paris,
la commune a longtemps été un centre d'échange et de commerce
comme l'attestent l'ancienne place du Marché-aux-Grains et ses
halles. Sa situation sur les rives de l'Orge a d'autre part fait de
Dourdan un centre de production de poterie de l'époque gallo-
romaine jusqu'à la fin du Moyen Âge. Une riche collection de
poteries archéologiques est conservée aujourd'hui au musée du
château. Après quelques années marquées par différents conflits,
Henri IV reconquiert la ville en 1591. La ville commence alors à se
reconstruire. Industries de bas de laine et moulins lui apportèrent
une nouvelle prospérité.
L'histoire de Dourdan fut également marquée par la vie de l'Hôtel-
Dieu, tenu par les sœurs de la Charité, et soutenu par Marie de
Médicis puis Anne d'Autriche. On vit enfin dans la cité séjourner
Émile Zola : sa mère en est originaire. C'est ici qu'il a écrit son
roman La Terre en 1887. Aujourd'hui, Dourdan compte un peu plus
de 10 700 habitants, et est reliée à Paris par le RER C.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DE DOURDAN
Place du Général-de-Gaulle
✆ 01 64 59 86 97
info@dourdan-tourisme.fr
RER C Dourdan
L'office de tourisme de la capitale du Hurepoix est à la fois bien
documenté et très actif ! Vous y trouverez des brochures sur
Dourdan et ses alentours, proposant des parcours, circuits et
itinéraires à suivre seuls ou en groupe, ainsi que des informations et
des cartes présentant les divers sites à visiter en Essonne. Côté
visites guidées, celle de la Ville royale est proposée deux fois par
semaine. Vous sont également suggérées maintes visites à thème :
parc naturel de la haute vallée de Chevreuse, château ou forêt de
Dourdan, visites théâtrales… il y en a pour tous les goûts ! Les
groupes ou les familles ont également leurs formules
personnalisées. Un arrêt obligé pour découvrir la région, et qui ne
vous décevra pas, car le lieu a été primé pour avoir défendu le
développement durable, en partenariat avec ce même parc naturel.

Visite
CHÂTEAU-MUSÉE DE DOURDAN
Place du Général-de-Gaulle
✆ 01 64 59 66 83
www.mairie-dourdan.fr
museeduchateau@mairie-dourdan.fr
Construit en 1222 sous Philippe Auguste, le château de Dourdan
possède un système de défense particulièrement bien conservé
malgré les dommages qu'il a subis pendant la guerre de Cent Ans et
les guerres de religion. Il est assuré par six tours, un châtelet fortifié
et un donjon. On peut aujourd'hui monter au donjon, belle tour
circulaire s'élevant sur trois niveaux qui ont conservé leurs
couvrements en croisées d'ogives. D'importants personnages
historiques y furent emprisonnés, comme Jeanne de Bourgogne,
reine de France, ou La Hire, compagnon de Jeanne d'Arc. De l'autre
côté de la cour, le musée municipal, installé dans un ancien grenier
à sel transformé en habitation au XIXe siècle, rappelle l'histoire de
Dourdan. On y découvre de belles collections de tableaux anciens,
des pots de pharmacie en faïence de Nevers, des vestiges
archéologiques, du mobilier. Au deuxième étage, on peut admirer
des sculptures de nus féminins de Georges Chauvel, ainsi qu'une
belle vue sur la place de l'église depuis la chambre de la duchesse
d'Uzès (1847-1933). Des fêtes, des animations, des expositions
temporaires se tiennent régulièrement dans l'enceinte du site, en
lien avec l'histoire de Dourdan et les collections du musée. Notez
enfin qu'après de lourds travaux de rénovation, et la création d'un
nouveau bâtiment le long de la courtine nord, l'endroit ouvre
progressivement ses portes la maison-musée est ouverte en
permanence, tandis que le château fort l'est uniquement le week-
end pour les visites guidées.
ÉGLISE SAINT-GERMAIN-L'AUXERROIS
3, place du Général-de-Gaulle
✆ 01 64 59 71 41
http://catholique.dourdan.free.fr
Implantée en centre-ville, face au château, cette église domine la
rive gauche de l'Orge. Sa construction débute au XIIe siècle et
s'achève au début du XIVe siècle : son style s'étage donc du
gothique primitif au gothique flamboyant. Elle a été donnée en
1150 par l'évêque de Chartres aux chanoines réguliers de Saint
Augustin avec d'autres prieurés alentour. En 1428, en pleine guerre
de Cent Ans, ses parties hautes furents endommagées. Restaurée,
elle fut une nouvelle fois malmenée pendant les guerres de religion :
la toiture fut brûlée, les vitraux brisés et les cloches furent fondues
pour fabriquer des boulets. À chaque fois remise en état ou
remaniée, l'église fut agrandie au XVIIIe siècle et une nouvelle fois
sauvée au XIXe siècle alors qu'elle menaçait de s'effondrer.
Aujourd'hui, la silhouette de l'édifice est imposante : 50 m de
longueur et 18 m de largeur, la plus haute des flèches s'élève à
50 m de hauteur, presque une cathédrale. La nef haute de 25 m
abrite un ensemble architectural gothique remarquable. Depuis
1967, l'église est classée aux Monuments historiques.
LA HALLE
Place du Général-de-Gaulle
RER C Dourdan
Avec cette halle, le tableau médiéval de la place du Général-de-
Gaulle est complet. La halle actuelle a été construite en 1836 sur
l'emplacement d'une bâtisse en bois élevée vers 1228. Édifice
primordial dans la vie de la cité, les commerces en occupaient le
rez-de-chaussée et la justice était rendue dans la grande salle située
au premier étage. Cette salle était également le lieu des assemblées
des habitants. Restaurée en 1922, la halle telle qu'elle se présente
aujourd'hui mesure 38 m de long et 14 m de large. Elle est
composée d'un pavillon à chaque extrémité et l'allée centrale est
coupée par sept travées. Aujourd'hui, le marché s'y tient deux fois
par semaine, et des manifestations s’y déroulent tout au long de
l’année : Foire Ventôse en mars, Fête Médiévale en juin, Fête de la
Saint Félicien en septembre.

ERMENONVILLE
Le nom d’Ermenonville est indissociable du souvenir de Jean-
Jacques Rousseau. Le philosophe y vécut les dernières semaines
de son existence, invité par l’un des ses admirateurs, le marquis de
Girardin. Une période heureuse dans la vie tourmentée et errante de
l’auteur de la « Nouvelle Héloïse » qui aimait herboriser dans les
bois qui entouraient le château de son bienfaiteur. C’est ici qu’il
trouva la mort en 1778. René de Girardin fit inhumer le philosophe
dans un mausolée situé dans le jardin anglais qu’il avait aménagé.
La dépouille fut ensuite transférée au Panthéon sous la Révolution.
Elle se trouve encore aujourd’hui en face de celle de son vieil
ennemi, Voltaire. Le promeneur du XXIe siècle peut être gagné par
le ravissement qu’éprouvait Rousseau en cheminant dans la forêt
d’Ermenonville, au milieu des chênes et des conifères qui, au XIXe
siècle, ont remplacé la bruyère et la lande. Un autre personnage a
laissé son empreinte à Ermenonville. Nélie Jacquemart-André en
léguant l’abbaye de Chaalis à l’Institut de France (également
propriétaire du château de Chantilly) en 1912 a également laissé en
patrimoine une formidable collection de mobilier classique, d’art
médiéval, mais aussi islamique et asiatique. Une visite à coupler
avec celle des ruines très romantiques de l’abbaye cistercienne.
Enfin, il faut citer le nom de Jean Richard. Le comédien, interprète à
la télévision du Commissaire Maigret, avait installé son zoo à
l’entrée du village. Il ne reste rien de son parc zoologique, mais son
parc d’attractions, la Mer de sable, continue de faire le bonheur des
enfants. Une bonne raison supplémentaire pour découvrir cette
partie attachante du Valois.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME
2 bis, rue René-de-Girardin
En face du parc Jean-Jacques Rousseau
✆ 03 44 54 01 58
www.valois-tourisme.com
accueil@valois-tourisme.com
Située en face de l'entrée du parc Jean-Jacques Rousseau à l'avenir
toujours flou, cette petite maison est aussi connue sous le nom de
Maison Joseph II. L'empereur d'Autriche y prit un repas en 1777 en
compagnie de René de Girardin. Autre invité illustre : le roi de Suède
Gustave III fit honneur au bâtiment en 1781. Si l'endroit est exigu,
vous trouverez malgré tout la documentation nécessaire
(notamment sur les randonnées pédestres recommandées) et un
espace de vente de produits locaux. Il ne s'agit pas à proprement
parler d'un office de tourisme mais d'un bureau d'information qui est
rattaché à la structure touristique de Crépy-en-Valois, où vous
pouvez vous adresser si les périodes d’ouverture restreintes
d'Ermenonville ne vous suffisent pas.

ETAMPES
Étampes occupe la vallée de la Juine au débouché de la vallée de la
Challouette. Ce cadre verdoyant fut le théâtre de nombreux
événements historiques. Saccagée en 911 par les Normands, la ville
rentre dans le domaine royal historique sous Hugues Capet. D'abord
comté, Étampes devient duché sous François Ier. Ses différents
quartiers s'organisent autour d'églises anciennes de caractère. Son
patrimoine sera endommagé pendant les bombardements de la
Seconde Guerre mondiale, mais reste très important pour une ville
de cette taille. Comprise dans l'Orléanais au XVIIIe siècle, la ville a
été happée par l'extension de la zone d'influence parisienne. Reliée
à la capitale par le RER (le temps moyen RER depuis la gare
d'Austerlitz est de 58 minutes pour effectuer le trajet), Étampes
recense près de 25 000 habitants, qui vivent aujourd'hui dans une
ville au caractère provincial, au pays des étangs. Sous-préfecture,
elle est l'une des rares villes de la (très) grande couronne parisienne
à ne pas être exclusivement tournée vers la capitale. On peut y
passer une agréable journée, au grand air, à découvrir un chouette
patrimoine.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME D'ÉTAMPES
Hôtel Anne-de-Pisseleu
Place de l'Hôtel-de-Ville
✆ 01 69 92 69 00
www.etampois-sudessonne.fr
tourisme@caese.fr
L'office de tourisme est installé dans l'hôtel d'Anne de Pisseleu,
lequel a été construit au début du XVIe siècle. De quoi mettre dans
l'ambiance, puisqu'Etampes et sa région ont été labellisés Pays d'Art
de d'Histoire. Ici, plusieurs sculptures ornent l'une de ses façades,
alors que des frises animales courent le long du toit. L'intérieur de la
demeure n'a plus grand-chose à voir avec les fastes passés, mais
on peut toujours se plaire à imaginer François Ier rendant visite à sa
favorite, duchesse d'Étampes, tout en regardant les expositions qui
s'y trouvent. L'office organise des visites guidées de la ville : grand
circuit royal, circuit des vieux pavés, circuit des favorites, des
duchesses, circuit des églises, circuit des moulins et des lavoirs. Elle
publie de fort didactiques plaquettes qui permettent de partir seul à
la découverte de la cité. On peut aussi télécharger sur son site des
parcours audioguidés ou emprunter des audioguides à l'office pour
deux parcours pédestres : Au fil de l'eau et Centre-ville. Au
programme également, des randonnées dans les environs, dûment
répertoriées sur de nombreux documents.

Visite
ÉGLISE NOTRE-DAME-DU-FORT
18, rue Evezard
RER C Étampes
La collégiale Notre-Dame-du-Fort, sise au cœur de la ville, fut
fondée au XIe siècle, probablement par le roi Robert le Pieux ; il
avait établi à Étampes l'une de ses résidences. C'est un chapitre de
chanoines qui occupait l'église et vivait aux abords. L'église
proprement paroissiale, dévolue aux laïcs, était alors Saint-Basile.
La puissance des chanoines, soutenus par les rois, explique
certainement la beauté de l'édifice, dont le plan curieux reflète la
variété de styles. Du bâtiment d'origine, il reste aujourd'hui la crypte
et les premières marches de l'escalier menant au clocher. La
collégiale fut reconstruite à partir de 1130, depuis l'ouest. On peut
admirer tout autour de l'édifice des joyaux de différentes époques :
le portail sud présente d'admirables sculptures du XIIe siècle,
mutilées à la Révolution. Les statues-colonnes mettent en évidence
des représentations des personnages de l'Ancien Testament, eux-
mêmes surmontés par des chapiteaux représentant l'incarnation du
Christ et de la rédemption. Le buffet d'orgue date de la fin du XVIe
siècle. Dans le collatéral nord, on s'arrêtera devant le vitrail des
Sibylles (1550) et les clés de voûte, autre bel exemple de sculpture
du XIIe siècle. Le chœur marque quant à lui l'arrivée à Étampes de
la voûte d'ogive.
ÉGLISE SAINT-BASILE
Place du Général Romanet
Élevée vers 1020, mais entièrement reconstruite dans les deux
cents ans qui ont suivi, cette église a ensuite subi de nombreuses
modifications jusqu'au XVIe siècle. Elle était l'église paroissiale
d’Étampes, quand la toute proche Notre-Dame-du-Fort était église
seigneuriale. Le portail roman occidental se distingue par son
Jugement dernier ; on peut y voir des coquilles, rappelant l'étape
importante qu'était Étampes au Moyen Âge dans la route menant de
Paris à Compostelle par Orléans et Tours. Le portail Renaissance
s'harmonise avec l'hôtel dit « de Diane de Poitiers » qui lui fait face.
Dans la partie méridionale de l'édifice, une fausse fenêtre ajourée à
meneaux trompe l'œil depuis la Renaissance. Du côté du chœur, la
verrière de la Crucifixion datant du XVIe siècle est remarquable. Les
grandes orgues datent de 1847, mais elles reposent sur un tambour
d'époque Louis XV.
ÉGLISE SAINT-GILLES
Quartier de Saint-Gilles
Place Saint-Gilles
RER C Étampes
Cette église édifiée entre le XIIIe et le XVe siècle mélange les styles
roman (clocher et partie basse de la nef) et gothique flamboyant.
Son clocher est à doubles bâtières percées de baies dans lesquelles
on aperçoit distinctement les abat-sons. Des gargouilles dominent la
petite place en longueur où se déroulait l'un des plus importants
marchés aux grains de France. Il avait été institué en 1123 par une
charte de Louis VI le Gros. La présence de pierres tombales de
commerçants témoigne de l'époque où cette activité était
particulièrement florissante. La voûte peinte du XVIe siècle a été
redécouverte à la suite d'un bombardement qui, en 1944, a
grandement endommagé l'édifice. Celui-ci a été patiemment
restauré dans les décennies qui ont suivi. Non loin de l'église, la
charmante maison des Piliers est la plus ancienne demeure de la
ville.
ÉGLISE SAINT-MARTIN – TOUR PENCHÉE
Quartier de Saint-Martin
Rue Braban
Ceux qui passent pour la première fois le long de l'église se divisent
en deux parties : ceux qui ne voient rien, et ceux qui remarquent
tout de suite la particularité de l'édifice : cette seconde catégorie est
la plus fréquente ! Cette église, qui fut bâtie aux XIIe et XIIIe siècles,
est un édifice très unifié du fait de la continuité de son chantier, et
qui présente de nombreuses originalités. Son clocher, indépendant
de l'édifice comme le sont les campaniles italiens, est haut de 40 m.
Et c'est principalement ce dernier qui fait la particularité de
l'ensemble architectural présent ici à Étampes. Aussi penché que la
fameuse tour de Pise, son manque d'aplomb est de 112 cm !
Achevé en 1537, il ne fut rattaché à l'édifice qu'au XIXe siècle par
l'architecte Magne. Cette déclivité est due au sol marécageux,
raison pour laquelle le vaisseau est doté de nombreux contreforts.
La nef, très dépouillée, est prolongée par une abside à cinq travées
en demi-cercle d'où rayonnent trois chapelles. Enfin, le
déambulatoire est d'inspiration champenoise. Aujourd'hui, on
regardera avec plaisir cette curiosité architecturale, en ne
s'empêchant pas de se demander si, un jour, cette tour tombera un
jour ou non.
HÔTEL DE VILLE
Place de l'Hôtel de Ville et des Droits de l'Homme
✆ 01 62 92 68 00
www.mairie-etampes.fr
RER C Étampes
D'abord ville royale, Étampes devint une municipalité au XVIe siècle,
quand Louis XII accorda aux habitants le droit d'élire un maire et
quatre échevins afin d'administrer la commune. Son hôtel de ville
présente toutes les caractéristiques des constructions de la
Renaissance. Les fenêtres richement décorées sont scindées de
croisillons et de meneaux, tandis que de petites tourelles, dites
poivrières, rythment l'édifice. Un corps de garde et un grenier à sel
furent ensuite accolés au bâtiment à l'époque où Étampes était le
siège d'une circonscription de la gabelle (taxe sur le sel). C'est sur
ces installations en ruine que l'architecte Magne construisit une aile
de style néo-Renaissance au XIXe siècle. Elle prolonge sur la droite
la partie ancienne du bâtiment.
MOULINS ET LAVOIRS
RER C Étampes
Plusieurs rivières traversent Étampes, ce qui vaut à cette dernière le
surnom de « Petite Venise d'Île-de-France ». Le long de leur cours
se sont greffés des dizaines de lavoirs et de moulins. Important
marché céréalier, la ville a vu se développer une industrie meunière
qui a concouru à son enrichissement. Une balade au bord des
ruisseaux et des biefs qui apportaient l'eau jusqu'aux moulins
permet d'apprécier l'importance de cette activité. À voir notamment :
le moulin Branleux d'en Bas qui a la particularité de posséder une
roue à aubes. On se régalera aussi des petites habitations longeant
les canaux et des ponts à échelle réduite qui mènent aux portes
d'entrée des demeures. Comptez une petite heure pour parcourir ce
joli patrimoine.
LA PERGOLA DE LA DOUCE FRANCE
Quartier de Saint-Gilles
Square de la Douce-France
Réalisée par plusieurs sculpteurs, dont Zadkine, Saupique et
Pompon, cette œuvre a été exposée à Paris en 1925, lors de la
grande exposition des Arts décoratifs et industriels modernes, où
elle remporte le grand prix d'architecture. Elle est installée à
Étampes dix ans plus tard. Consacrée aux grands mythes celtes,
taillée directement sur des pierres offertes par les carriers de
Verdun, cette création semble traduire le scepticisme qui prévalait
dans les années 1920 au lendemain de la Grande Guerre.
L'iconographie, qui emprunte aux légendes tirées des romans de la
Table ronde et des contes de fées, s'articule autour de quatre piliers
rectangulaires et aborde trois thèmes : l'inspiration, l'amour et
l'accomplissement.
PLACE SAINT-GILLES ET MAISON DES PILIERS
2, place Saint-Gilles
www.mairie-etampes.fr
contact.etampes@gmail.com
Classée monument historique, la maison des Piliers est la plus
ancienne de la ville. Elle date des XIVe et XVe siècles. Très bien
conservée, plein de charme, le lieu rappelle l'époque où la place
Saint-Gilles était un lieu de vente des productions céréalières de la
Beauce, lequel était très fréquenté par les marchands parisiens, qui
faisaient le trajet jusqu'ici pour pouvoir s'approvisionner. Le marché
aux grains – l'un des plus importants du royaume – avait été
instauré par une charte du roi Louis VI le Gros, en 1123. C'était
aussi l'endroit où se déroulaient les exécutions publiques. Quand le
charme côtoie parfois le glaçant...
TOUR DE GUINETTE
Promenade de Guinette
www.mairie-etampes.fr
contact.etampes@gmail.com
Proche de la gare RER C.
Édifiée au XIIe siècle, cette tour massive de forme quadrilobée est
un ancien donjon de la forteresse royale d’Étampes. Cette dernière
a subi plusieurs sièges durant les guerres de Cent Ans et de
Religion. Cherchant à éloigner les conflits de leur cité, les habitants
obtinrent d'Henri IV la permission de détruire leur château fort. Peine
perdue, lors de la Fronde du XVIIe siècle, la ville fut le théâtre de
terribles combats ! Pour voir à quoi ressemblaient la forteresse et la
tour Guinette au temps de leur splendeur, procurez-vous une
reproduction du manuscrit médiéval des Très Riches Heures du duc
de Berry où ces constructions sont représentées à la page du mois
d'août. Son allure massive surplombe la ville, et permet de se
repérer si l'on se perd (ce qui n'est pas non plus très fréquent à
Étampes) car on la voit d'à peu près partout, y compris la nuit,
lorsqu'elle est éclairée.
EVRY
Avant d'être inscrite dans le plan global d'équilibrage de
l'urbanisation francilienne, la ville d’Évry était un bourg. Mme de
Montespan y possédait un château ; elle l'avait fait édifier sur le
domaine que lui avait offert Louis XIV. Le Roi Soleil, puis Louis XV et
le tsar Pierre le Grand y furent accueillis. La création de la ville
nouvelle fut décidée en 1965, pour « désengorger Paris ». L'idée
était d'instaurer un vrai lieu de vie, proposant du travail et des
services publics, en évitant le phénomène des banlieues-dortoirs. La
ville est alors prétexte à un vrai laboratoire d'urbanisme : de
nombreux grands noms de l'architecture internationale s'y essaient
au fil des décennies. Dernier exemple en date, la cathédrale de la
Résurrection, inaugurée en 1995, pensée par l'architecte Mario
Botta. Le cadre des bords de Seine parachève un cadre de vie qui
est de mieux en mieux mis en valeur. Ce n'est qu'en 2000 qu'un
décret officiel prononça la fin des opérations d'aménagement et de
construction de la ville. Évry compte aujourd'hui un peu plus de
54 000 habitants. Si l'écrasante majorité de ses bâtiments datent
des quarante dernières années, on y trouve encore néanmoins de
nombreuses particularités architecturales, modernes principalement,
et intéressantes. La cathédrale en est le meilleur exemple.

Les bonnes infos


MAISON DU TOURISME DE L'ESSONNE – COMITÉ
DÉPARTEMENTAL DU TOURISME
19, rue des Mazières
✆ 01 64 97 36 91
www.tourisme-essonne.com
cdt@tourisme-essonne.com
Ce lieu ouvert au public vous permettra de préparer votre séjour
dans l'Essonne. Vous trouverez ici les adresses des offices de
tourisme du département, vous permettant ainsi, où que vous alliez,
de bénéficier des conseils les plus avisés, que votre séjour soit
sportif, culturel ou autre. Disposant de larges horaires d'ouverture, le
lieu est un incontournable, donnant ainsi à chacun le choix de venir
ici comme il le souhaite.

Visite
CATHÉDRALE DE LA RÉSURRECTION
Cours Monseigneur-Roméro
✆ 01 64 97 93 53
www.evry.catholique.fr
RER D Évry, Le Bras de Fer ou Évry-Courcouronnes.
Tout comme sa voisine de Créteil, cette cathédrale moderne
impressionne par son architecture. Ouverte au public en 1995, au
cœur de la ville nouvelle d’Évry où elle se distingue par sa forme
circulaire. L'architecte Mario Botta a voulu créer ici « une maison à
étage unique tendue entre ciel et terre afin d'en faire un instrument
de relation spirituelle ». Toute de briques de terre crue apparentes
(800 000 au total !) elle apporte un message fort au sein d'une ville
nouvelle dont bon nombre d'habitants sont « déracinés ». L'autel est
en marbre de Carrare et repose sur une colonne de 5 m qui
descend dans la crypte funéraire des évêques. L'édifice est devenu
l'un des emblèmes de la ville.
CATHÉDRALE DE LA RÉSURRECTION - La cathédrale de la
Résurrection Saint-Corbinien d'Évry
© BDLM – Iconotec
LES PARCS D'EVRY
La Communauté d’Agglomération Evry-Centre-Essonne (Bondoufle,
Courcouronnes, Evry, Lisses, Ris-Orangis) propose 200 ha de parcs
et plusieurs squares. Le parc du Lac relie Evry-centre et
Courcouronnes, celui nommé Henri-Fabre s'étale sur 15 ha en
partant du centre de la ville nouvelle jusqu'aux bords de Seine.
Quant au parc Saint-Eutrope, on y trouve de nombreuses clairières,
des jeux, des possibilités de parcours VTT. Il y a aussi le parc des
Loges, le parc des Tourelles, le parc Bataille, le parc des Coquibus...
Aux abords de l'agglomération d'Evry se trouve le Marais de la
Grande-Ile qui s'étend sur 12 ha de bois et plans d'eau. Une
promenade pour découvrir une flore typique des zones humides.

GALLARDON
Gallardon est à la croisée de la Beauce et du Hurepoix. Cette cité au
caractère médiéval est au bord de la vallée de la Voise, propice aux
longues promenades. Ses maisons à pans de bois, dont le Fief des
Marmousets, construite au XVIe siècle et richement ornementée, en
font tout le charme.

Visite
L’EGLISE SAINT-PIERRE-SAINT-PAUL
Fondée au XIe siècle, elle vit son achèvement au XVIe siècle sous
l’égide des moines qui s’employèrent à la construction d’un vaste
chœur à déambulatoire et de chapelles rayonnantes. On admire la
nef couverte d’une voûte en bois peinte d’un décor polychrome.
L’EPAULE
Ruines et vestiges
Dominant autrefois la cité, du château fort, dont la construction
remontait au XIIe siècle, il ne reste qu’un pan du donjon féodal, dit
« l’Epaule ». Dans le centre historique, de jolies maisons à pans de
bois, comme celle dite « Fief des Marmousets » située au 5, rue de
Porte-Mouton, nous invitent à la promenade. Sa façade classée
Monument historique remonte au début du XVIe siècle. Elle compte
parmi les plus belles maisons sculptées de la région.
QUARTIER DE L’ÉGLISE SAINT-PIERRE-SAINT-PAUL
Autour de la place de l'église, de la rue Porte-Mouton et de la rue du
Marché au blé.
Eglise monumentale – avec tours et contreforts – maisons à pan de
bois, petites rues, vestiges de la Tour... le bourg de Gallardon est
surprenant. L'église Saint Pierre et Saint Paul d'abord date du
XIème siècle. Elle mélange plusieurs styles architecturaux – roman,
gothique, Renaissance. Un peu plus loin, le site appelée "l'épaule de
Gallardon" est un bout de tour, en demi-cercle percé d'une fenêtre,
qui s'élève au milieu des maisons. Datant du XIIe siècle, l'édifice
d'origine devait être une sorte de salle des gardes pour les troupes
du seigneur local. Enfin, la balade peut continuer dans les rues du
centre avec leurs vieilles maisons et leurs pavés.

GISORS
Ancienne ville frontière entre les royaumes de France et
d’Angleterre, Gisors est devenue ville d’échanges et de commerce.
Porte de la Normandie, capitale du Vexin normand, étape sur
diverses routes touristiques, Gisors est enclavée entre la Picardie et
l'Île-de-France et offre les attraits d’un patrimoine bien conservé
(son château médiéval est célèbre, notamment à cause de la
légende des Templiers, mais aussi ses maisons médiévales à
colombages, sa remarquable église Saint-Gervais-Saint-Protais, ses
douves, son cabinet de verdure et sa statue de la Vierge dorée) et
d’une cité commerciale active. Son caractère de ville normande
valorisé, son cadre naturel ouvert sur de grands espaces agricoles,
les forêts et la verdoyante vallée de l’Epte présentent une variété de
couleurs et de paysages qui a séduit des peintres célèbres. Les
impressionnistes Monet, Pissarro et Sisley ont trouvé ici l’inspiration.
Mais Picasso aussi vécut à Gisors, au hameau de Boisgeloup, ou
encore Dado, dont on peut admirer une fresque dans la chapelle de
la Léproserie, récemment restaurée. La commune est également
célèbre pour son animation « Gisors la Légendaire », des spectacles
son et lumière avec des thèmes différents proposés tous les ans.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DU VEXIN NORMAND
1, passage du Monarque – rue de Vienne
✆ 02 32 27 60 63
www.tourisme-gisors.fr
info@tourisme-gisors.fr
Accès par la rue de Vienne.
Gisors, à la limite de l'Eure, de l'Oise et du Val-d'Oise, ville des
Templiers et des légendes, possède un patrimoine médiéval
important. L'équipe de l'office de tourisme offre toutes les
informations sur les hébergements, les restaurants, les visites de
sites (douves, château de Pablo Picasso, Vierge Dorée, chapelle de
la Léproserie...), les loisirs, les transports, l'artisanat (lin, verre,
céramique) et le terroir. Vous y trouverez des idées de séjours à
thèmes et de promenades, ainsi qu'une billetterie pour les
spectacles. Les visites guidées sont organisées par le service
Patrimoine de la mairie, et non par l'office de tourisme, qui vous
donnera la marche à suivre. Pour ne rien rater des événements de
la ville, n'hésitez pas à vous connecter à la page Facebook de
l'office de tourisme, et à télécharger sur leur site Internet la carte
touristique du territoire, l'itinéraire de la voie verte, ou encore ceux
des différentes randonnées, et même la carte des zones de pêche.

Visite
CHAPELLE DE LA LÉPROSERIE SAINT-LAZARE
18-22, rue de Rouen
✆ 02 32 27 60 63
www.ville-gisors.fr
info@tourisme-gisors.fr
En sortant de Gisors, sur la D15E, après le cimetière communal.
Construite en 1210 par Jean de Gisors pour accueillir les malades
victimes d'une variante de la lèpre apparue après la première
croisade de 1095, la léproserie prend le nom de Saint-Lazare, en
référence au saint patron des lépreux, et la chapelle, elle, celui de
saint Luc, patron des médecins. Constitué de deux corps de
bâtiment, l'un en moellons de pierre de taille calcaire, l'autre en pans
de bois avec des colombages, l'édifice est remanié tout au long du
Moyen Âge. Avec la disparition progressive de la lèpre au cours du
XVIe siècle, un bourgeois de Gisors se voit confier la gestion de la
léproserie, et le loyer qu'il verse sert à venir en aide aux indigents de
la ville. Avec la Révolution, le site perd son rôle et la chapelle sert de
grange tout en restant propriété de l’hôpital. La restauration du
bâtiment ne se fera qu'en 1996, quatre ans après qu'il a été classé
aux Monuments historiques. Aujourd'hui, vous pouvez y découvrir la
fresque représentant Le Jugement dernier, de l'artiste monténégrin
Miodrag Djurić, alias Dado.
CHÂTEAU FORT DE GISORS
Place Blanmont
✆ 02 32 55 59 36
www.tourisme-gisors.fr/chateau-fort
info.tourisme@ccvexin-normand.fr
Imposant château de Gisors ! Le site était stratégique, puisque
l'Epte, la rivière qui traverse la ville, fut du Xe siècle au début du
XIIIe, la frontière de la Normandie. Une première fortification en bois
est construite vers 1070, remplacée au milieu du XIIe siècle par une
forteresse en pierre, celle qui domine aujourd'hui la ville, avec sa
motte et son donjon octogonal entouré d'une enceinte polygonale de
24 côtés. Après 1204, Philippe Auguste, roi de France, fait
construire l'enceinte extérieure flanquée de tours, et la tour dite du
Prisonnier ; elle possède encore ses salles voûtées d’ogives et un
cachot aux murs ornés de graffitis laissés par les anciens détenus.
Une centaine de marches mène au sommet du donjon et à une vue
superbe. Le spectacle Gisors la Légendaire est proposé chaque
année au mois de mai, à chaque fois sur un thème légendaire
différent : lumières, musiques et effets spéciaux sauront vous
divertir. Ambiance magique aussi lors des visites aux lanternes
organisées par le service patrimoine de la ville. Attention, les enfants
de moins de 6 ans n'ont pas accès au haut du donjon pour des
questions de sécurité.
ÉGLISE SAINT-GERVAIS – SAINT-PROTAIS
Rue Saint-Gervais
✆ 02 32 27 60 63
www.tourisme-gisors.fr/
info.tourisme@ccvexin-normand.fr
L'origine de cette église, aux dimensions d'une cathédrale, remonte
au XIIIe siècle, mais la quasi-totalité de l’édifice visible aujourd'hui
date des XVe et XVIe siècles. C'est un des plus beaux édifices
flamboyants de la région, très influencé par l'architecture religieuse
d'Île-de-France. Mais elle est aussi remarquable par les œuvres
d'art qu'elle abrite : une sculpture monumentale de l’arbre de Jessé
datant du XVIe siècle, un vitrail en grisaille consacré à la vie de la
Vierge, des verrières peintes par le prestigieux atelier de Beauvais,
ou encore, dans la chapelle Sainte-Claude, le pilier sculpté en
l'honneur de la Confrérie des tanneurs, ainsi que ce rare transi du
XVIe siècle, représentant un mort dans son cercueil. L'édifice, de
style gothique, roman et renaissant, a été classé Monument
historique en 1840. Profitez des visites guidées organisées par
l'office de tourisme pour en connaître toute l'histoire et la
symbolique.
PARC ENVIRONNEMENTAL
Rue des Fontaines
✆ 02 32 27 60 63
www.tourisme-gisors.fr
info@tourisme-gisors.fr
La ville de Gisors a réhabilité un ancien parc privé, qui porte depuis
2011 le nom de Frédéric Passy, Prix Nobel de la Paix en 1901, dont
la famille était originaire de la ville. L'origine de ce jardin, véritable
poumon vert, remonte au XVIIe siècle, où il abritait le couvent des
Récollets. On y trouve aujourd'hui une mare, une frayère, de
nombreux aménagements (jeux pour enfants, skate parc, aire de
pique-nique), mais aussi une faune et une flore exceptionnelle dont
deux superbes curiosités naturelles, les arbres couchés : 2 platanes
plus que centenaires, tombés lors de la tempête de 1999, ont
continué leur vie à terre, développant leurs branches à la
perpendiculaire des troncs, étonnante illustration de la résistance de
la nature. Un lieu où il fait bon vivre.

Produits gourmands
MACARONS-CHOCOLATS
45, rue Cappeville
✆ 02 32 27 07 36
macarons-chocolats.fr
Pour rapporter des douceurs de Gisors, optez pour le spécialiste
des macarons de la ville, l'artisan Benoît Cerveaux. Chaque jour,
vous avez le choix entre seize parfums différents, variant au fil des
saisons. En été, des classiques fruités, mais aussi à la lavande ou
au basilic ; en hiver, on retrouve l'orange, le marron... Et bien sûr,
les incontournables : praliné, chocolat, café, caramel beurre salé,
cannelle… La maison fait aussi de délicieux chocolats, dont un très
doux au parfum de thé au jasmin, à déguster sans modération !
Vous craquerez certainement pour ces guimauves au
pamplemousse, à la fleur d'oranger ou à la verveine. Bref, un
incontournable.

L'ISLE-ADAM
Située entre rivière et forêt, cette « ville parc » de 11 660 habitants
est des plus tranquilles. Que l'on arrive par l'avenue de Paris ou par
le vieux pont du Cabouillet, L'Isle-Adam séduit par la qualité de son
patrimoine architectural, lequel est omniprésent des bords de l'Oise
jusqu'au centre historique. D'ailleurs, L'Isle-Adam a acquis au XIXe
siècle une belle réputation de station touristique et balnéaire, ce qui
lui a valu le surnom de Petite Deauville. Son charme attira de
nombreuses personnalités comme Balzac qui désigna le lieu comme
la matérialisation d'un paradis terrestre.
Les bonnes infos
OFFICE DE TOURISME DE L'ISLE ADAM
18, avenue des Écuries-de-Conti
✆ 01 34 69 41 99
www.tourisme-isleadam.fr
contact@tourisme-isleadam.fr
Niché dans une charmante cour derrière le musée Louis Senlecq,
l'office de tourisme de L'Isle-Adam propose des
activités nombreuses et variées. Ainsi la visite de la ville, celle du
pavillon chinois, des rendez-vous pédagogiques avec les enfants
sont autant de propositions faites à eux qui souhaitent découvrir la
ville. De même, des expositions d'art sont régulièrement présentées
dans les locaux de l'office. Enfin, l'office propose une multitude de
renseignements relatifs aux hébergements proposés ici. De quoi
aisément justifier que la ville soit unanimement considérée comme
un petit joyau. Balzac disait même qu'il s'agissait d'un paradis sur
terre.

Visite
CHÂTEAU DE CONTI
1, rue de Conti
www.chateauconti.chez-alice.fr
1783. Le fief logé sur l'île, berceau des familles de L'Isle-Adam et de
Bourbon-Conti, résonne encore des trompes de chasse, des
hennissements des chevaux ou des musiques de fêtes fastueuses.
Mozart ou La Fontaine y avaient séjourné, mais ce temps est
révolu : le prince de Conti, criblé de dettes héritées de son père et
des lourds travaux qu'il a entrepris sur le domaine, le revend à Louis
XVI. La Révolution laisse le château, encore richement meublé, à
l'abandon. Pillé, tombant en ruine, il est alors vendu aux enchères.
Abritant quelque temps une fabrique de rubans, les bâtiments sont
rasés pour laisser place, à la fin du XIXe siècle, à l'actuel édifice de
style Louis XIII. Le début du XXe siècle renoue avec un lointain
faste : la bourgeoisie parisienne amarrera ses yachts aux rives du
château, avant d'y dîner dans le luxueux restaurant qui s'y est
installé. Après un nouvel abandon, le lieu a été restauré et a rouvert
en 2010. Son parc a retrouvé la vigueur d'antan et ses locaux
abritent désormais des services de la mairie, ainsi que diverses
salles pour des expositions artistiques temporaires.
CHÂTEAU DE STORS
1, chemin de Stors
✆ 01 34 08 53 21
Une grande partie de l'édifice a été détruite lors d'un bombardement
en 1944. Il n'empêche que ce château de plaisance édifié au XVIIIe
siècle a conservé le charme voulu par l'un de ses premiers
propriétaires, le prince de Conti. La chapelle, fondée au XIIIe siècle
fut longtemps dévolue aux lépreux. En plus des bâtiments du
château à l'architecture classique, la propriété possède de beaux
jardins en terrasses. Ils furent réaménagés au milieu du XVIIIe
siècle par l'architecte Constant d'Ivry, qui y installe des bassins, des
salles souterraines, une roseraie ou encore un pavillon chinois.
Planté d'arbres majestueux, ils furent agrémentés au XIXe de serres
où poussaient roses, poivriers, théiers et vanilliers.
ÉGLISE SAINT-MARTIN
44, Grande-Rue
✆ 01 34 69 01 88
Bâtie à la fin du XVe siècle, cette église s'élève sur des bases
gothiques ; elle est achevée dans le style Renaissance par Jean
Bullant, l'architecte du château d'Écouen. Elle est dédiée à saint
Martin, évêque de Tours au IVe siècle et « apôtre des Gaules ».
C'est un édifice à trois nefs et à abside polygonale. L'église possède
un portail remarquable orné de statuettes figurant les vices et les
vertus, sculpté en 1537 et restauré au XIXe siècle. La porte à deux
vantaux date de cette époque. À l'intérieur, la chaire en bois sculpté,
probablement de provenance allemande, est une œuvre du XVIe
siècle. On peut également voir, dans le transept nord, le caveau
d'une famille qui marqua l'histoire de la ville au XVIIIe siècle : les
Conti.
PAVILLON CHINOIS
Parc de Cassan
✆ 01 34 69 41 99
Dans un cadre enchanteur, cette curiosité architecturale date de
l'époque où la mode était aux jardins « anglo-chinois ». Riche
propriétaire de L'Isle-Adam, Pierre-Jacques Bergeret de Grancourt
acquit en 1778 le domaine de Châteaupré et entreprit d'en
réorganiser les jardins selon le goût orientalisant d'alors. Il fit
construire cette fabrique d'après des plans et des dessins de
Fragonard. Elle est coiffée d'un toit octogonal rappelant ceux des
pagodes, tandis que chacun de ses côtés est percé d'une baie
vitrée. Des murs au plafond, l'intérieur était autrefois orné d'animaux
fantastiques, de dragons, de chimères et d'oiseaux. Le pavillon n'est
pas uniquement décoratif et assure la fonction de barrage : il régule
le flux de l'étang qui lui est attenant et reçoit les eaux de trois
sources alentour. Aujourd'hui, un mystère demeure, peut-être à
jamais : l'identité de l'architecte de cet étonnant bâtiment reste
totalement inconnue.
PONT DU CABOUILLET
Rue de Conti
Solidement posé sur ses trois arches, joliment patiné par les ans, le
pont du Cabouillet relie l'île de la Cohue (où l'on s'acquittait autrefois
des droits de passage et de travers) à la rive de L'Isle-Adam. Tout
près, une Ondine de bronze aux contours effilés surgit des
miroitements de l'eau. C'est la petite sirène Evila, œuvre du
sculpteur belge Marie-Josée Aerts (1990). Le nom de ce pont
construit au début du XVIe siècle rappelle que l'on venait jadis ici
« cabouiller » l'eau, c'est-à-dire la brouiller pour mieux y appâter le
poisson. Si l'on en observe encore aujourd'hui, les lieux sont
également surprenants par l'abondance des ragondins qui s'y
promènent ou qui y nagent. Aujourd'hui, la circulation automobile sur
le pont reste très importante, même si des travaux d'aménagement
ont permis, ces dernières années, de rendre le pont un peu plus aux
piétons.
LE SQUARE DU PRIEURE
Ile du Prieuré
Un petit lieu terriblement romantique, situé sur l'île du Prieuré,
ceinturée par l'Oise, à quelques dizaines de mètres de la gare
seulement. Installez-vous ici, et laissez le temps faire son œuvre :
un peu hors du temps, l'endroit est un incontournable pour admirer
les bateaux, les oiseaux, faire un pique-nique ou lire un bon livre.
Tranquillité assurée, parenthèse enchantée garantie, on vous
recommande vivement ! L'été, le lieu s'anime d'une ambiance bon
enfant, et on y bronze, on s'y repose, doucement bercés des légers
bruits de la rivière.

Un peu de culture
L'IMAGINARIUM
6, avenue des Bonshommes
Elle est ouverte depuis décembre 2018 seulement, et franchement,
c'est un petit coup de cœur. L'Imaginarium, c'est une très belle
librairie spécialisée dans les articles de jeunesse, et tenue par le
dynamique Damien Maillard. Des livres dédiés à de plus jeunes
lecteurs jusqu'aux mangas ou comics (ce qui fait penser que
certaines adultes trouveront aussi de quoi assouvir leur passion !), le
choix est vaste, et les rayonnages sont très chargés ! Les enfants
adoreront également le petit coin de lecture installé.

LA CELLE-LES-BORDES
La commune de La Celle-les-Bordes est située sensiblement à égale
distance de Rambouillet, de Chevreuse et de Dourdan, à environ
45 km au sud-ouest de Paris. Pourvue de deux châteaux, celui de la
Celle (XVIIe siècle) et celui des Bordes (XIXe siècle), de façades en
rocaillage et de longs murs en meulière, la Celle-les-Bordes, ancien
lieu de rendez-vous des chasses à courre de la duchesse d’Uzès,
jouit d’une nature généreuse. Sur les chemins de la ville, le
panorama s’ouvre sur des paysages de plateaux céréaliers, de
coteaux abrupts et de vallées profondes ; la forêt se laisse traverser
par des voies royales rectilignes offrant de profonds horizons… Les
fermes (la Noue, le Breuil, la Brelinquinerie, Champs Houdry, Voise,
la Budinerie) et les hameaux conjuguent également mémoire rurale
et historique. La Celle-les-Bordes fait partie des 21 communes du
parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse. Elle compte
2 200 habitants, et une part importante de son territoire est occupée
par la forêt du massif de Rambouillet.

Visite
CHÂTEAU DE LA CELLE-LES-BORDES
✆ 01 34 85 22 02
Caractéristique de l’architecture du début du XVIIe siècle avec ses
toits en ardoises, ses murs de briques rouges et ses chaînages en
grès d’Étampes, ce château a été construit vers 1610 pour Claude
de Harville, marquis de Palaiseau et compagnon d'Henri IV. Le lieu
connut ses heures de gloire dans le dernier quart du XIXe siècle,
lorsque, propriété de la duchesse d’Uzès, il abritait toute une équipe
de chasse à courre composée de soixante chiens et de chevaux.
Devenant un haut lieu de vénerie, le château vit ainsi défiler tous les
grands de ce monde durant les jours de chasse. Moins animé
depuis le transfert de la meute à Rambouillet peu avant la Seconde
Guerre mondiale, ses murs regroupent quelque 2 400 bois de cerfs,
trophées de chasse de la duchesse, sans compter les superbes
pièces de mobilier Renaissance, les objets précieux, les marbres,
les bronzes et les tableaux, collection complétée avec passion par le
propriétaire actuel qui assure lui-même la visite des lieux. Le jardin
du château, un tapis vert bordé de buis et charmilles, colline de
fleurs, créé en 1950, ne se visite qu’en de rares occasions. L’édifice
privé est aujourd’hui protégé au titre des Monuments historiques. Le
château quant à lui, ne se visite que sur rendez-vous.
CHÂTEAU DES BORDES
Rue du Château d'Eau
Il est malheureusement difficile de retracer avec précision le passé
de ce château. Peu d'informations peuvent nous permettre de
connaître les détails de l'histoire de ce bâtiment fortifié construit au
XVe siècle. Peu d'éléments sont conservés de nos jours : on
observe aujourd'hui les vestiges d'un corps de bâtiment dont l'entrée
flanquée de tours rondes date certainement de 1407. Le lieu vaut
néanmoins le coup d’œil.

LUZARCHES
Luzarches - L'église Saint-Côme et Saint-Damien
© BDLM – Iconotec
Troisième relais de poste sur la route royale de Paris à Amiens,
Luzarches fut longtemps une place stratégique et commerciale
importante. Les portes de Saint-Côme et de Grièche témoignent de
l'ancienne enceinte médiévale, et confèrent à la ville un charme
indéniable. À voir également : l'église Saint-Côme-Saint-Damien
construite entre le XIe et le XVIe siècle, et une halle du XVIe siècle.
Cette commune paisible où résident plus de 4 400 habitants fait
aujourd'hui partie du Parc naturel régional Oise-Pays de France.
Notez enfin que les villages alentours ont peu perdu de leur cachet
rural authentique, conférant à l'entourage géographique immédiat de
la cité un aspect campagne très prisé.

Visite
CHÂTEAU DE LA MOTTE
Maison départementale du tourisme et des loisirs du Val
d’Oise
Rue François-de-Ganay
✆ 01 30 29 51 00
www.valdoise-tourisme.com
info@valdoise-tourisme.com
Cette bâtisse du XIXe siècle n'a de château que le nom. Cependant,
un vrai château fut édifié sur le même emplacement au XIe siècle,
passant aux mains des comtes de Clermont puis de Beaumont.
Reconstruit par une famille italienne à la Renaissance, il fut détruit
complètement à la fin du XVIIIe siècle. La motte qui s'élève sur sa
gauche est l'élément le plus ancien du site. Il s'agit d'une élévation
de terre artificielle destinée à se protéger de l'envahisseur. Dans le
parc à l'anglaise, imaginé par la dernière propriétaire, la comtesse
de Ganay, on retrouve les vestiges d'un fort commencé au XIIIe
siècle. Une partie de la demeure abrite le comité départemental du
tourisme et des loisirs du Val-d'Oise.
ÉGLISE SAINT-DAMIEN-SAINT-CÔME
2, rue François-de-Ganay
✆ 01 34 71 00 08
www.eglise-de-luzarches.com
L'église est dédiée à Côme et Damien, deux frères médecins du
Moyen-Orient, martyrisés en 303 ; accusés de faire déserter le
peuple des temples, ils furent flagellés, précipités du haut d'un
rocher, puis jetés dans une fournaise ardente. Malgré les supplices
qui se multipliaient et ne mourant toujours pas, ils eurent finalement
la tête tranchée. Leurs reliques furent rapportées de Rome par un
croisé, seigneur de Luzarches. Cette église est remarquable par sa
diversité stylistique. De son origine romane, il ne reste que l'abside
du XIe siècle et un très beau cul-de-four (liaison entre la voûte de la
nef et le chevet en demi-cercle). Les chapelles sont des XIIe et XIIIe
siècles, le clocher des XIIIe et XVIe siècles. La façade Renaissance
fut réalisée au XVIe siècle par Nicolas de Saint-Michel. Le cimetière
situé derrière le chœur parachève un ensemble remarquable.

MAGNY-LES-HAMEAUX
Anciennement « Magnus », la ville de Magny-les-Hameaux, qui
s’étend sur le plateau situé entre la vallée de la Mérantaise et celle
du Rhodon, remonterait au Xe siècle, date à laquelle fut construit
son château, comme le prouvent les ruines s’élevant derrière
l’église. Accueillant sur son territoire l’édification de l’abbaye de Port-
Royal des Champs en 1204, la commune fut dès lors liée à l’histoire
de ce célèbre bâtiment, qui accueillit pendant plus de cinq siècles
l’ordre des religieuses cisterciennes à l’origine d’une doctrine
religieuse et intellectuelle, le jansénisme, qui bouleversa tout le
XVIIe siècle. C’est d’ailleurs cette violente querelle qui aboutit
malheureusement à la destruction du monument en 1711 après que
ses religieuses en eurent été expulsées. Le domaine, seigneurie de
plusieurs familles successives, connut quelques troubles à la
Révolution avant de se développer progressivement jusqu’au début
du XXe siècle, période à laquelle les travaux d’urbanisation entrepris
par la municipalité participèrent à son essor démographique. La
situation géographique de Magny-les-Hameaux, au cœur de la
vallée de Chevreuse tout en étant à proximité de Paris, lui confère
un intérêt particulier depuis toujours. Magny-les-Hameaux devient
au fil du temps une ville où l’activité religieuse, littéraire, artistique et
culturelle s’intensifie. C’est ainsi que Mathilde de Garlande, Philippe
de Champaigne, Albert Samain, Raymond Bonheur, Maurice de
Vlaminck, Louise Weiss ou bien encore Pierre Chêne sont venus en
villégiature ou sont simplement passés dans la commune. C’est
alors qu’elle comptait 2 455 habitants, en 1973, que la ville de
Magny-les-Hameaux, partagée entre coutumes et modernité, fit son
entrée dans la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines,
dorénavant, plus de 8 000 personnes y vivent.

Visite
LE CALVAIRE DE LA CROIX-DU-BOIS
La présence de cette croix est attestée sur le plateau depuis la fin
du XVIIIe siècle. Dressée en limite des deux paroisses, elle figure
sur le plan d’intendance de la commune de Voisins-le-Bretonneux
(1787) à l’intersection entre le chemin de Voisins à Châteaufort,
aujourd’hui rue aux Fleurs. Elle est notée comme repère sur la carte
des chasses de cette époque, ce qui laisse penser qu'elle était
certainement d’une taille importante. De cette croix isolée, il ne reste
aucune trace aujourd’hui, si ce n’est des lieux-dits sur le cadastre de
Voisins.
LE DONJON DE MAGNY
Situés au cœur du village, les derniers vestiges du château fort qui
dominait la vallée de la Mérantaise datent probablement de la fin du
XIe siècle ou du début du XIIe siècle, sur une base antérieure (Xe
siècle). Fortement endommagé au cours de la guerre de Cent Ans,
le bâtiment est laissé à l'abandon à partir du XVIIIe siècle. De la
forteresse médiévale de Magny-l’Essart, il ne reste que quelques
pans de mur en gros moellons de meulières, la base d’une tour, et
quelques pierres taillées, installées sur une butte de terre, et
aujourd’hui intégré au jardin d’une propriété privée. Un document
émet l’hypothèse, à cet emplacement, de la présence d’une tour de
15 mètres de largeur et 20 mètres de hauteur, dont les traces sont
aujourd’hui visibles aux abords de l’église.
ÉGLISE SAINT-GERMAIN-DE-PARIS
La construction de cette église médiévale débuta dans la deuxième
moitié du XIIe siècle. La structure architecturale est assez typique
des églises de village de la région. Son vaisseau sud fut modifié au
XVe siècle, puis, au XVIIe siècle, le chœur et certaines voûtes de la
nef furent remaniés. Les cloches qui résonnent en haut du clocher
furent toutes trois bénites par l'évêque de Versailles en 1869. A
l'instar de celle de Voisins-le-Bretonneux, l'église est encore
entourée de son vieux cimetière, ce qui lui confère un cachet
particulier. Plusieurs de ses éléments intérieurs, parmi lesquels son
autel principal en marbre rouge, un Christ janséniste, la cuve
baptismale, le bénitier, ainsi qu’une trentaine de dalles funéraires
gravées en latin, proviennent de l’ancienne abbaye de Port-Royal
détruite au début du XVIIIe siècle sur l'ordre de Louis XIV. L'édifice
fut classé aux Monuments historiques en 1935.

MANTES-LA-JOLIE
Mantes-la-Jolie - Mantes-la-Jolie
© Alvaro MARTINEZ – Fotolia
Au Moyen Âge « Mante » prit un rôle défensif et politique important :
ville fortifiée dotée d'un château depuis le Xe siècle, elle devint la
résidence des rois de France et de leur entourage. Au début du XIIe
siècle, Louis VI le Gros rattacha le comté de Mantes au domaine
royal. Après le XVIe siècle, la cité perdit progressivement son rôle
de place forte. Elle continua pourtant de prospérer grâce à sa
position de ville fluviale et au développement industriel du XIXe
siècle. Suite aux dégâts causés par la Seconde Guerre mondiale, la
ville fut reconstruite et prit le nom de Mantes-la-Jolie en 1953. Dans
les années 60, le quartier du Val-Fourré sortit de terre. Sa
métamorphose date du milieu des années 90. Séparée de Mantes-
la-Ville par la voie de chemin de fer, Mantes-la-Jolie compte
44 000 habitants. En raison de son passé monarchique, elle a
obtenu en 2006 le statut de Ville Royale. Marchés intéressants.
Dans un souci de valoriser le fleuve et ses berges, une politique
locale est menée depuis quelques années pour que riverains,
touristes et plaisanciers profitent au mieux des richesses fluviales.
Parmi les réalisations récentes à Mantes, l'une des trois passerelles
dessinées par de grands architectes pour enjamber la Seine. C'est
ainsi tout un circuit de circulations douces dans les Yvelines qui se
met en place. Celle de Mantes est signée Dietmar Feichtinger,
également architecte de la passerelle Simone-de-Beauvoir, à Paris,
et relie le centre-ville de Mantes (secteur de la collégiale) à celui de
Limay. La passerelle permet de rétablir la continuité de l’ancien pont
de Mantes, tout en s’appuyant sur l’île aux Dames. Ainsi sont mis en
relation la coulée verte de l’agglomération mantaise et celle de
Limay.

Les bonnes infos


POINT D'INFORMATION TOURISTIQUE DE MANTES
1, rue Thiers
✆ 01 34 78 86 70
www.manteslajolie.fr
contact.officetourisme@manteslajolie.fr
Ce point information tourisme avec son équipe chaleureuse, situé au
sein du musée de l’Hôtel-Dieu, propose tout au long de l’année, des
visites-conférences pour les groupes ou en individuel des différents
monuments de la ville (Collégiale, Notre-Dame, église Sainte-Anne).
Les travaux, qui durent ici depuis quelque temps, sont à l'heure où
nous bouclons ce guide en cours de finition, et les horaires ont
retrouvé leurs amplitudes d'avant. Un endroit très pratique, où
l'accueil est efficace, et sympathique !

Visite
COLLÉGIALE NOTRE-DAME
Place Jean-XXIII
Ancienne église des rois de France, c’est le monument
emblématique de la ville. Sa construction, dans l’enceinte fortifiée du
château royal, débuta vers 1150. C’est par la façade occidentale que
les bâtisseurs commencèrent le travail. Les sculptures des portails,
l’élévation à trois niveaux, la toiture et la grande nef largement
percée de vitraux sont typiques du style gothique. Des chapelles
s’ajoutèrent au chœur jusqu’au XIVe siècle, notamment celle de
Navarre édifiée en 1313. Grâce à sa grande rosace qui compte
parmi les plus anciennes de France et ses deux tours culminant à
54 mètres, la Collégiale Notre-Dame fait partie des grands
monuments du domaine royal d’Ile-de-France. On retrouve des
similitudes avec l’abbatiale de Saint-Denis ou la cathédrale de Senlis
et surtout avec la cathédrale Notre-Dame de Paris. Cette
ressemblance a été accentuée par Alphonse Durand, l’architecte
mantais qui fut chargé en 1821 de restaurer l’édifice, très dégradé
pendant la Révolution. Il reconstruisit la tour nord en suivant le
modèle parisien. En 1840, l’édifice est classé au titre des
Monuments historiques pour son intérêt historique, mais aussi
artistique. Sa beauté a attiré de nombreux peintres comme Jean-
Baptiste Camille Corot qui l’a représenté de nombreuses fois (dans
ses œuvres conservées au Musée des Beaux-Arts de Reims
notamment). Heureusement les bombardements de 1944 n’ont que
peu endommagé la Collégiale, à l’exception des vitraux.
D’importants travaux de rénovation sont actuellement en cours pour
continuer de la préserver.

COLLÉGIALE NOTRE-DAME - Collégiale Notre-Dame à Mantes-


la-Jolie.
© andre quinou – Shutterstock.com

ÉGLISE SAINTE-ANNE DE GASSICOURT


Place Sainte-Anne
✆ 01 34 76 92 03
A l'écart du centre-ville, cette ancienne chapelle du prieuré
bénédictin Saint-Sulpice, posée sur une petite place entourée de
ruelles, donne à ce quartier proche de la Seine un petit air de village
au charme certain. Elle fut construite au XIIe siècle par les moines
de l’abbaye de Cluny dans le style roman, à l’exception du chœur et
du transept, dont les voûtes d’ogives témoignent de remaniements
au XIIIe siècle. Les bâtiments claustraux furent détruits après le
départ des moines en 1739, seule l’église fut restaurée entre
1856 et 1874 par l’architecte Alphonse Durand, et entre-temps
classée au titre des Monuments historiques (1862). À l’intérieur, on
observera une statue de la Vierge en bois polychrome (XIIIe siècle),
des vitraux comptant parmi les plus beaux d’Île-de-France (XIIIe et
XIVe siècles), des stalles (fin du XVe siècle) et les traces d’une
fresque (XIVe siècle) sur les murs du transept.
GRANDE MOSQUÉE DE MANTES-LA-JOLIE
Rue Denis-Papin
La mosquée de Mantes est l'un des premiers édifices de culte
musulman édifié en Île-de-France après la mosquée de Paris (1922-
1926). Construite en 1981 dans un style traditionnel arabo-
musulman, elle s’étend sur deux niveaux et elle est surmontée d’une
coupole, flanquée d’un minaret de 18 m. Son patio est décoré de
motifs géométriques en pastilles de céramique colorées sur fond
blanc. Cette mosquée est l’une des plus fréquentées de l'Ouest
parisien. Elle possède une crèche, des salles de cours, une salle de
réunion et une bibliothèque pour les jeunes, et dispense des cours
de soutien scolaire et d'arabe pour les enfants. Elle se visite au
moment des journées du patrimoine.
L'ÎLE AUX DAMES
L’île aux Dames ou île de Limay, longue de 3 km, est sur
la commune de Limay, sauf la partie aval (à partir du vieux-pont) qui
dépend de Mantes-la-Jolie. Y sont amarrés le bateau-restaurant et
le bateau-gîte de l’île aux Dames, à Mantes-la- Jolie. De la collégiale
jusqu’au Val-Fourré, les berges de l'île aux dames, larges et
arborées, ont été travaillées et ces deux bateaux sur l'île entrent
dans le même projet de valorisation et d’animation des berges du
fleuve. Une escale verte et vintage.
PAVILLON DUHAMEL
Square Brieussel
Cet étonnant édifice de style Louis XVI, figure originale dans le
paysage mantois, a été érigé en 1906 par Maurice Nalet, à la
demande de Victor Duhamel (l’oncle de l’écrivain Georges Duhamel)
et de son épouse, pour accueillir les collections qu’ils avaient
constituées au cours de leurs voyages en Europe, en Asie et en
Afrique, et cédées à la ville. A l'extérieur, les murs du pavillon
présentent un appareillage en pierre de taille. Les décors sculptés à
droite de l'entrée côté square figurent notamment l'architecte de
l'édifice, Monsieur Nalet, et les époux Duhamel eux-mêmes. Par
ailleurs, la porte est surmontée d'un tympan illustrant La Renommée
couronnant les arts. L'intérieur du bâtiment présente quant à lui un
vaste espace éclairé par une verrière zénithale. L'ensemble est
soutenu par de fines colonnettes de fonte, selon un procédé
novateur au XIXe siècle qui avait été utilisé par l'architecte
Labrouste pour la salle des imprimés à la Bibliothèque nationale.
Aujourd’hui, les collections du couple Duhamel (vases, plats,
poupées, bijoux...) font l’objet d’expositions temporaires au musée
de l’Hôtel-Dieu. Après avoir été tour à tour un musée, une
bibliothèque, puis une école de musique, ce bâtiment accueille
aujourd’hui la Maison de la Mémoire, ainsi que des rencontres
thématiques et des expositions temporaires.
LA PORTE AU PRÊTRE
Quai des Cordeliers
Mantes-La-Jolie est une ville qui a été détruite puis reconstruite à
plusieurs reprises. Des vestiges subsistent parfois comme cette
Porte au Prêtre en contre-bas de La Collégiale et que découvrirez
en longeant la Seine. C'est une relique unique des fortifications
médiévales qui est classée au titre des Monuments historiques
depuis 1955. Renforcées par Charles V au XIVe siècle, les
fortifications formaient une ligne de défense le long de la Seine, et
étaient ponctuées de portes et de tours (comme celle de Saint-
Martin). La Porte au Prêtre commémore le souvenir d’un prêtre qui
apporta en 1421 son concours aux Français pour reprendre la ville
aux Anglais, durant la guerre de Cent Ans. Une maison fut bâtie au-
dessus de cette porte, elle fut notamment habitée jusqu'à son décès
en 2007 par Jean-Paul David, l'ancien maire de la ville.
LE SQUARE GABRIELLE-D’ESTRÉES
Comptant parmi les nombreux espaces verts de Mantes-la-Jolie, le
square Gabrielle-d’Estrées porte le nom de la favorite d'Henri IV, qui
résida à Mantes. "Je suis à Mantes, ma jolie", lui aurait écrit son
royal amant, donnant ainsi son nom actuel à la ville. Henri IV y
établit le gouvernement de la France entre 1590 et 1593. Le square
représente un exemple intéressant de trait d’union entre le présent
et le passé, puisqu'il permet de découvrir les vestiges des
fortifications de la ville. À proximité de la collégiale, il donne une
assez bonne idée de la configuration des murailles d’enceintes
primitives et de l’ancienne organisation de Mantes.
TOUR SAINT-MACLOU
Place Saint-Maclou
La Tour Saint-Maclou est tout ce qu'il reste d'une église paroissiale
gothique érigée à l'emplacement d'une église romane construite au
XIe siècle. Cette tour en pierre calcaire datée du XVe siècle fut
sauvée de peu en raison de sa qualité architecturale, tandis que
l'église, qui n'a pas résisté aux vicissitudes du temps, a été détruite
en 1806. De plan carré, la tour présente quatre niveaux d'élévation
distincts. On observera notamment, au-dessus du rez-de-chaussée,
une série de baies ogivales dépouillées d'ornements – identiques sur
les quatre faces de l'édifice – tandis que le niveau supérieur, plus
décoré, présente des gargouilles sculptées et des statues des
Vertus présentées dans des niches. Par ailleurs, on remarquera
qu'un des angles de la Tour est composé d'une tourelle surmontée
d'une coupole qui s'élève jusqu'au sommet : c'est ici que se trouve
l'escalier à vis permettant d'accéder au sommet de la tour, d'où la
vue, sur la vallée de la Seine, impressionne. Il arrive
exceptionnellement que les visiteurs aient accès à cette partie de
l'édifice. Vous pouvez vous renseigner à ce sujet au point
d'information touristique.
TOUR SAINT-MARTIN
Rue de la Tour-Saint-Martin
Mantes aurait été fortifiée dès le Xe siècle ; l’enceinte primitive fut
reconstruite vers 1107 sous l'autorité du roi Louis VI le Gros, puis
renforcée à plusieurs reprises, et agrandie pour englober une
surface plus importante. Parmi les principaux chantiers, on compte
celui que mena Charles V entre 1365 et 1378. Le souverain fit venir
ses architectes qui avaient également œuvré à la Bastille parisienne,
comme Raymond de Temple. L'enceinte sera remaniée sous
l’occupation anglaise entre 1419 et 1449 pour en améliorer la
défense. La cité ayant perdu son rôle de place forte, la plus grande
partie du rempart fut démolie en 1739 sur l’ordre de Louis XV. L’un
des derniers vestiges de cette enceinte est la tour Saint-Martin, tour
d’artillerie et de défense au plan en fer à cheval remaniée à partir de
1419 pendant l'occupation anglaise, qui gardait la Porte aux Saints
et le prieuré Saint-Martin. Elle compte trois étages voûtés d’ogives
sous sa plate-forme supérieure, avec des embrasures de tir –
arbalétrières canonnières – toutes façonnées pour devenir des
fenêtres lors de l’aménagement du monument en atelier au XIXe
siècle. Classée monument historique depuis octobre 1965, la tour
Saint-Martin, aujourd'hui propriété de la ville, devrait faire l'objet de
travaux d'urgence prochainement, avant une rénovation complète,
et qui devrait s'étaler sur une décennie !
LE VIEUX PONT DE LIMAY
Quai du Vieux-Pont
Le Vieux Pont est le vestige d'un pont de 37 arches qui reliait
Mantes-la-Jolie à Limay. Sa construction originelle remonte au milieu
du XIe siècle, ce qui en fait l'un des plus anciens ponts de France.
Au fil du temps celui-ci a subi plusieurs remaniements (notamment
au XVIIe siècle) au rythme des dégâts causés par les crues de la
Seine. A la fin du XVIIIe siècle, il fut démoli côté Mantes et remplacé
par une nouvelle construction en aval. La traversée de Mantes
(depuis la « Porte aux Images ») à Limay se fit alors par le nouveau
pont de Mantes et le vieux pont de Limay jusqu’en 1855, date à
laquelle l’autre partie du pont neuf, côté Limay, fut mise en service.
Immortalisé par le peintre Jean-Baptiste Corot (Le Pont de Mantes,
conservé au musée du Louvre), classé Monument historique depuis
1923, l’édifice fut partiellement détruit en 1940. La Seconde Guerre
mondiale constitue d’ailleurs le grand drame de la ville : dépôt
allemand de missiles V1 et V2, Mantes-la-Jolie a fait l’objet de
nombreux bombardements par l’aviation alliée, et ce n’est que par
miracle que la collégiale et le quartier proche furent épargnés.

LE VIEUX PONT DE LIMAY - Le vieux pont de Limay.


© Mariia Kan – Shutterstock.com

Produits gourmands
LE CELLIER DUGUESCLIN
14, rue Chanzy
✆ 01 34 78 51 78
www.caviste-manteslajolie.fr
cellierduguesclin@gmail.com
Qui cherche une bonne bouteille trouvera certainement son bonheur
au Cellier Duguesclin. Cette jolie boutique à la devanture bleue
propose un très large choix de spécialités viticoles de toutes les
régions de l'hexagone : de la Bourgogne en passant par le
Beaujolais, Bordeaux, les pays de la Loire, l'Alsace, le Jura ou
encore la Champagne. On y trouve également des whiskies et des
vins étrangers. Point d'hésitation, le vendredi, c'est soirée
dégustation ! N'hésitez pas à demander conseil au propriétaire, qui
se fera un plaisir de vous éclairer de ses expertes et subtiles
connaissances en la matière. Par ailleurs, notez qu'il est possible de
composer un panier à offrir sur mesure, garni de produits
gourmands, du vin au champagne en passant par l'huile d'olive ou
les terrines. La boutique dispose également d'un rayon dédié aux
accessoires.

MEAUX
C'est la grande ville sur le canal, également baignée par la Marne.
Au cœur d’une boucle de la Marne, l’ancienne capitale de la tribu
gauloise des Meldes se voit de fort loin, avec la haute tour de la
cathédrale Saint-Etienne. Centre urbain dès l’époque gallo-romaine
comme l'atteste le site archéologique de La Bauve, Meaux est
aujourd’hui une sous-préfecture de 50 000 habitants, où se côtoient
quartiers anciens au riche patrimoine et architecture futuriste
comme le palais de justice et la cité administrative. Meaux est
classée Ville d'Art et d'Histoire. Ses monuments révèlent un passé
prestigieux : la cathédrale Saint-Étienne au style gothique du XIIe au
XVe siècle, qui abrite le tombeau de Bossuet, célèbre évêque de la
ville, la cour du Vieux-Chapitre, le palais épiscopal, qui s’anime
chaque été d’un spectacle historique, ou encore le Musée Bossuet
et la salle du brie de Meaux. En été, sa plage au bord de la Marne,
ré-ouverte depuis 2007, lui donne un vrai air de vacances. S'ajoute
le parc du Pâtis avec ses 150 ha d’aménagements ouverts au public
qui est depuis son inauguration en 2006, le plus important espace
naturel en zone urbaine d’Ile-de-France. On y trouve des circuits
pédestres et des observatoires ornithologiques. Parmi les curiosités
de la ville : le barrage, structure métallique sur la Marne, à la limite
entre Meaux et Villenoy (proche du centre-ville), le pont du marché
et le canal Cornillon, canal ancien coupant la boucle de la Marne. On
regrette que son écluse datant de la fin du XVIIIe siècle et restaurée
vers 1995 se soit écroulée en 2007. Mais pour les gastronomes,
Meaux reste surtout la capitale du roi des fromages, le brie de
Meaux, ou encore de la célèbre moutarde au secret de fabrication
jalousement gardé.
Une très belle halte nautique, équipée de 17 anneaux, d’eau
potable et d’électricité, est aménagée sur les berges du canal à
Meaux. Située au centre-ville, elle retient le plaisancier pour les
nombreux services de proximité et sa vue imprenable sur la
cathédrale.
Nouveauté : bateaux électriques en location de Marin d'eau douce
pour naviguer sur la Marne.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DU PAYS DE MEAUX
5, place Charles-de-Gaulle
✆ 01 64 33 02 26
www.tourisme-paysdemeaux.com
tourisme@meaux.fr
La cité de l’évêque Bossuet connu pour ses célèbres oraisons
funèbres est aussi la deuxième ville la plus peuplée du département.
Réputée pour ses produits du terroir (brie, moutarde…), elle l’est
aussi pour avoir été au cœur de la bataille de la Marne. Sa cité
épiscopale en fait une ville d’histoire, son musée Bossuet une ville
d’art, et son musée de la Grande Guerre un lieu de recueil. Avec un
patrimoine aussi important et un dynamisme culturel certain, un
passage à l'office de tourisme est obligatoire afin de se tenir au
courant des événements importants à ne pas rater durant son
séjour. D'autant qu'il héberge aussi dorénavant la Maison du Brie de
Meaux, intéressant petit musée sur l'artisanat fromager avec,
comme il se doit, une dégustation au programme !

Visite
CATHÉDRALE SAINT-ÉTIENNE DE MEAUX
Place Saint-Pierre
Cette cathédrale domine le bel hôtel de ville de Meaux lorsqu'on
arrive des quais de la Marne. Sa tour flamboyante notamment,
d'une blancheur évidente, en impose. Cet édifice figure parmi les
51 plus belles cathédrales de France. Elle est considérée comme le
plus bel édifice religieux de tout le pays Briard. Sa construction
s'étale sur 400 ans entre 1180 à 1540. Elle met en avant des styles
architecturaux gothiques variés : ensemble à la fois majestueux et
élégant en pierre de Varreddes, trois portails monumentaux, et la
tour Noire, en bois qui abrite les cloches. On entre sur les côtés de
l’édifice, et c’est la hauteur qui surprend : 31,50 mètres à la croisée
du transept ! Dans une chapelle de bas-côté sud de la nef se situe
la dalle funéraire de Jean Rose et de son épouse. Jacques Bénigne
Bossuet repose également ici, derrière les grilles en fer du chœur de
la cathédrale. On trouve aussi deux statues monumentales de
l’auteur des Sermons, l’une, à gauche de l’entrée, et l’autre, de
1904, où il est représenté en prédicateur surmontant son aigle.
L’orgue est aussi un véritable joyau, construit en 1627 par Valéran
de Héman, le plus habile facteur d’orgues de son temps. La
rénovation de la tour nord a permis de faire redécouvrir à travers les
multiples sculptures, pas toujours accessibles au regard, un
bestiaire médiéval fantastique.
CATHÉDRALE SAINT-ÉTIENNE DE MEAUX - La cathédrale Saint-
Etienne de Meaux
© Alamer – Iconotec

LA CITÉ ÉPISCOPALE
Ce quartier était autrefois réservé à l’évêque, au chapitre des
chanoines de la cathédrale et à leur entourage laïc ou
ecclésiastique. L'ensemble architectural de la cité se compose de la
cathédrale, du palais des Evêques, du Vieux Chapitre et du jardin
Bossuet. Le Palais épiscopal devient un musée municipal en 1927 et
prend le nom de Musée Bossuet. Il abrite des collections de Beaux-
Arts et est classé Monument Historique. Tout ceci s'organise autour
d'une grande cour rectangulaire et d'un jardin paysager que la
tradition locale attribue à André Le Nôtre. Jusqu'à la Révolution, ce
quartier religieux symbolise la place prépondérante de la ville de
Meaux dans la chrétienté occidentale. La théologie y tient alors une
grande place. La Réforme, venant d'Allemagne, insuffle de nouvelles
idées qui vont échauffer les esprits. C'est la venue d'Henri IV en
1594 qui apaisera les tensions. La cité épiscopale se présente
aujourd'hui sous le même jour qu’au XVIIIe siècle tout en ayant des
éléments architecturaux variés. Les salles basses du palais sont les
plus anciennes – XIIe siècle.
LE JARDIN BOSSUET
9, rue Bossuet
www.musee-bossuet.fr
C’est en 1911 que le jardin de l’Évêché prend le nom de l’illustre
prélat, date à laquelle il est ouvert au public. Créé au XVIIe siècle, il
a la singularité d’être en forme de mitre et de posséder des
dimensions fort respectables (superficie 8 500 m², longueur 90 m,
largeur 75 m). Dans la lignée des jardins à la française, on y trouve
des bordures de buis, des formes géométriques mais aussi de jolis
parterres de fleurs en saison (17 500 plantes pour le
fleurissement !), un potager (toujours en saison), et des plantes
médicinales fort anciennes grâce à l'apport d'un bon microclimat. La
tradition locale voudrait que le célèbre André Le Nôtre en soit
l’auteur, mais aucun document ne l’atteste. Quelques adaptations
contemporaines l’ont transformé, ajoutant le rocher du bassin (dit
"Rocher suant", recouvert de végétaux) ou encore les rosiers qui
bordent l’allée centrale, mais l’esprit est respecté. L'évêque
Dominique Siguier fit étendre le jardin jusqu’aux remparts gallo-
romains datant de la fin du IIIe siècle. Au fond du jardin, on accède,
par un escalier, à une terrasse qui n’est autre que la partie
supérieure du rempart. Ce dernier ne s’ouvre que lors de visites
guidées. On peut alors y voir le pavillon Bossuet, un petit ermitage
sur un site remarquable. Une balade aux beaux jours est à
privilégier, donnant un attrait bucolique évident à l'ensemble.
LE MONUMENT AMÉRICAIN
A l'intersection de la D405A et de la D2405A
Le Monument américain du sculpteur Frederick William MacMonnies
(1863 - 1937) est situé à côté du Musée de la Grande Guerre du
pays de Meaux (on peut se garer au musée et y aller à pied
facilement). Offert à la France par les États-Unis, il marque l'endroit
où fut arrêtée l'offensive allemande lors de la bataille de la Marne en
septembre 1914. Le monument de 26 mètres de haut inauguré en
1932 a été entièrement rénové et sert de point de repère à l'horizon
pour situer, si besoin, le musée de la Grande Guerre. Baptisé La
Liberté éplorée, il est composé d'une femme nue, debout portant sur
sa jambe droite le corps de son fils mort au combat. A l'arrière, un
second ensemble est également vecteur de symboles relatifs à la
France et à la liberté.
LE PALAIS ÉPISCOPAL
5, place Charles-de-Gaulle
L'ancien palais des Evêques, actuel musée Bossuet, date pour ses
parties les plus anciennes de 1160. Du point de vue architectural, le
palais épiscopal de Meaux présente des structures juxtaposées
appartenant à des périodes forts différentes. Il s'agit de la salle
capitulaire et de la salle de l'officialité dans un style gothique primitif
avec des éléments romans. Au XVIe siècle vient se greffer un
avant-corps en pierre et en brique qui contient une magnifique
rampe d'accès que les visiteurs empruntent. La galerie couverte qui
fait face aux jardins est de la même époque. Le siècle suivant
apporta son lot de nouveautés avec la façade côté jardin dans
l'esprit seigneurial du siècle du Roi-Soleil. Au premier, l'immense
salle du synode est à voir. C'est en 1927 que le palais épiscopal
devient musée municipal. Il est classé Monument Historique.
PARC DU PÂTIS
Avenue de la Marne
✆ 01 64 33 21 16
www.ville-meaux.fr
Ce parc donne accès à une succession d'étangs, aux bords de
Marne, à des prairies, des roselières et des espaces boisés avec
des promenades particulièrement agréables en été car bien
ombragées. Côté faune, on recense environ 70 espèces d'oiseaux,
notamment le loriot d'Europe à la parure jaune vif et aux ailes et
queue très sombres, la huppe fasciée au plumage orangé, ou
encore le célèbre martin-pêcheur. Pour les observer, une visite aux
heures (calmes) matinales et crépusculaires s'imposent. Côté flore,
les spécialistes reconnaîtront la grande naïade (plante submergée
typique), l'eupatoire à feuilles de chanvre (grande plante vivace), la
salicaire, ou certaines orchidées de prairie. Le parc propose environ
14 km de chemins balisés. En été, la jolie plage de sable est prise
d'assaut par les riverains.
LE VIEUX-CHAPITRE
Cité épiscopale
place Charles de Gaulle
www.ville-meaux.fr
A l’est de la cour de l’évêché, ses quatre tourelles lui valent le nom
de château du Chapitre. Un bâtiment du XIIIe siècle, qui aurait servi
à la vie conventuelle. Les sources historiques manquent pour
connaître la véritable utilisation de cet édifice, grange aux dîmes,
pour entreposer les redevances en nature des droits seigneuriaux
sur les paroisses du diocèse, le vin et le bois au sous-sol et le grain
sous la charpente… L’escalier extérieur qui mène aux salles date du
XVe siècle, mais l’intérieur ne se visite pas. En ruines au XIXe
siècle, il fut restauré en 1930. Le rez-de-chaussée est à la
disposition de l’église et sert de sacristie, le pont couvert qui les relie
fut construit lors des restaurations. Accessible en extérieur, sauf
pour les offices religieux du soir à 18h. Le Vieux-Chapitre est classé
aux Monuments historiques.

Un peu de culture
FNAC
Centre commercial Les saisons de Meaux
3, avenue Roland Moréno
✆ 08 25 02 00 20
Situé au cœur du centre commercial « Les saisons de Meaux », ce
magasin Fnac offre sur 500 m² un large choix de produits culturels.
On y retrouve tous les univers habituels de l'enseigne : disques,
DVD, informatique, jeux vidéo, téléphonie, son, photo et vidéo...
mais également un beau rayon livres où vous trouverez romans,
BD, livres pratiques et une large sélection de guides de voyage
entre autres. Le magasin dispose aussi d'un point billetterie pour
que vous puissiez acheter facilement vos places de concert ou
autres événements.

Autres bons plans


ANTIQUITES MEAUX
3, rue François-de-Tessan
✆ 01 64 33 75 98
antiquitesmeaux@aol.com
On découvre cette bonne adresse dans la descente en venant de
Nanteuil, sur la droite. Dans cette échoppe, on déniche des
curiosités, lustres Arts déco, meubles régionaux des XVIIIe et XIXe
siècles, marbres, statues, bibelots, objets d’art et objets insolites…

MELUN
Melun - Melun
© Petit Futé
« Qui tient Melun tient Paris ! » Ce vieux dicton médiéval permet de
mieux comprendre l’importance de Melun dans le passé, point
stratégique entre le comté de Champagne et le fragile royaume de
France. Il faut toutefois attendre le VIe siècle pour voir apparaître le
nom de Melun, anciennement Metlosedum ou Melodunum. Dès le
Xe siècle, les Capétiens font construire le château royal, à la pointe
de l’île Saint-Etienne. Séjour très apprécié des rois de France, il
tombe en désuétude au XVIe siècle. Démantelé peu à peu, il est
entièrement détruit au XIXe siècle. Il s’en fallut pourtant de peu pour
que Melun ne devienne capitale de la France à la place de Paris.
Parallèlement, la vie religieuse s’intensifie et cinq monastères sont
fondés du XIVe siècle au XVIe siècle. Grâce à ses moulins, la ville
devient le principal fournisseur de farine de la capitale, du Moyen
Age à l’époque moderne. La Seine est alors l’un des principaux
moyens de communication, les coches d’eau y fleurissent. Des
personnages illustres ont séjourné dans la ville, notamment Abélard,
Jacques Amyot, humaniste et grand traducteur de textes antiques,
dont on peut voir la statue devant l’hôtel de ville, le sculpteur Michel-
Henri Chapu… C’est aussi devant l’hôtel de ville que Louis Pasteur
confirma publiquement l’expérience sur la vaccination charbonneuse
des moutons. Aujourd’hui, préfecture de Seine-et-Marne, Melun est
une ville à double visage. Proche des extensions des villes nouvelles
et des grandes cultures céréalières au nord, elle a gardé au sud tout
son charme de ville agreste aux confins de la forêt de
Fontainebleau. Ces dernières années, des bâtiments très novateurs
ont vu le jour comme le palais de justice ou encore la médiathèque
l’Astrolabe à côté de l’université de Droit, sur l’emplacement de
l’ancien château. A proximité, le nouveau port fluvial de la Reine
Blanche, inauguré en 2007, achève de redonner vie à ces lieux qui
furent à l’origine de la ville.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DE MELUN VAL DE SEINE
26, place Saint-Jean
✆ 01 64 52 64 52
www.melun-tourisme.fr
office.tourisme@camvs.com
L'office de tourisme propose un parcours piéton de 29 étapes à la
découverte de la ville, ses principaux bâtiments et ses personnages
historiques. Un livret est en vente qui regroupe un maximum
d'informations sur le sujet. Possibilité de visites guidées durant la
haute saison. Parmi les thèmes proposés : « Melun, sur les traces
de la ville médiévale », « Les personnages historiques », « L'église
Saint-Aspais et son clocher », « Melun au XIXe siècle », « La
collégiale Notre-Dame de Melun ».

Visite
ANCIENNE ABBAYE DES SAINTS-PÈRES
Fondée à l’époque carolingienne, il reste de cette abbaye
bénédictine un côté du cloître avec ses arcatures. Isolé, seul vestige
de l’église paroissiale, se dresse, du haut de ses 35 mètres, le
clocher de Saint-Barthélemy dont se servit, en 1755, le célèbre
cartographe Cassini pour établir la carte de France. Son
emplacement est, aujourd’hui, occupé par l’hôtel du département.
COLLÉGIALE NOTRE-DAME
1, rue de la Courtille
C'est au début du XIe siècle que le roi Robert le Pieux fonde la
collégiale Notre-Dame pour y implanter une communauté de
chanoines. La nef, avec ses grandes arcades et ses fenêtres
hautes, est de style roman. Au XIIIe siècle, des parties de celle-ci et
de son chevet sont ornées d'une série de chapiteaux sculptés
typiques du premier art gothique. Au XVIe siècle, la façade est
rénovée dans le style Renaissance. Les chanoines sont dispersés
en 1790, les flèches déposées et la rose occidentale murée. Le
bâtiment devient un entrepôt et une salle de réunions, avant d'être
rendu au culte et érigé en église paroissiale à la fin du XVIIIe siècle.
Cet édifice est sélectionné par Prosper Mérimée (alors inspecteur
général des Monuments historiques) en 1840 pour le faire figurer
parmi les quelque mille monuments qu'il est impératif de
restaurer. Auguste Rodin lui consacre un texte dans Les Cathédrales
de France et qualifie « d'une grâce infinie » le portail de la collégiale.
En 2013, la ville de Melun a choisi de fêter le millénaire de sa
collégiale Notre-Dame ; La Poste a même consacré un timbre
national en l'honneur de l'édifice.
ÉGLISE SAINT-ASPAIS
Rue Saint-Aspais
www.meluncatholique.fr
Édifiée de 1515 à 1555 sur les plans de l'architecte Jehan de Félin,
architecte de la tour Saint-Jacques de la Boucherie à Paris, sa
construction est de style gothique flamboyant. Dédiée à saint
Aspais, premier apôtre de Melun ayant vécu vers la fin du Ve siècle
ou au début du VIe siècle, elle connut des fortunes diverses.
Incendiée, pillée, elle devint, pendant la Révolution, le temple de la
déesse Raison. Bombardée en août 1944, la flèche du clocher est
détruite et l'incendie fait fondre les cloches. Elle fut restaurée durant
de longues années. Son portail principal dit du Coq, de style
flamboyant, faisait face à l'ancien hôtel éponyme. Son abside
possède encore des vitraux du XVIe siècle et l'on peut admirer dans
l'église une Cène de l'école de Fontainebleau, le cilice de saint Louis,
vénérable relique du XIIIe siècle – chemise de crin et de chanvre
portée par le roi lors de pénitences et de mortifications -, le chemin
de croix récent en émaux grand feu sur plaques de laves ainsi qu'un
large médaillon d'Henri Chapu représentant Jeanne d'Arc. L'église
est classée au titre des Monuments historiques depuis le 21 février
1914. En mai 2015, et après une restauration de près de deux ans,
elle a retrouvé son très grand tableau du Christ en croix. Un travail
d'orfèvre a été nécessaire pour réparer la toile.
LE PRIEURÉ SAINT-SAUVEUR
Construit au XIe siècle par Robert II le Pieux comme le fait penser la
statue le représentant avec les moines, il est, ensuite, ravagé et
rebâti au XVe siècle puis transformé à la Renaissance. Abandonné
au XVIIe siècle, il sert de grenier à sel avant d’être vendu à la
Révolution comme bien national. Partie la plus ancienne, la crypte
voûtée en cul-de-four date du XIe siècle tout comme la nef avec ses
voûtes d’ogives retombant sur des chapiteaux du XIIIe siècle.
Produits gourmands
BOULANGERIE PINEAU
13, rue du Général-de-Gaulle
✆ 01 64 37 04 23
La boulangerie Pineau est installée à Melun depuis 27 ans. Pendant
ces années, l'établissement a toujours participé à des concours tels
que le Concours de Galette ou le Concours Régional de la Baguette
Tradition et a été toujours parmi les 3 premiers. Cette présence lui a
permis de poser sa baguette à la table de bon nombre de Melunais.
Ce ne sont d'ailleurs pas les seuls à avoir succombé au travail de la
maison. Les sandwiches et formules du midi sont appréciés avec
une mention toute particulière pour le Succès, un dessert chocolaté
qui se rapproche du rocher et qui vous permettra de finir comme il
se doit votre déjeuner. Dessert toujours, mais à partager cette fois,
la maison a deux spécialités pour satisfaire les amateurs : le Royal,
un gâteau au chocolat noir praliné, et le Reims, un gâteau aux fruits.
Enfin, pour être complet, vous pouvez aussi vous laisser tenter par
les chocolats maison.
AUX CAVES DE LA CÔTE D'OR
19, rue Paul-Doumer
✆ 01 64 52 10 20
www.cavesdelacotedor.fr
auxcavesdelacotedor@orange.fr
Les amateurs de bons vins apprécient leur passage dans ce lieu
rempli d'histoire. Des histoires racontées par les quelque
2 500 réferences de bouteilles proposées, et une équipe à votre
écoute pour un choix de vins sur mesure pour votre mariage :
sélection des vins et des champagnes en fonction de votre menu,
de votre budget et du nombre d'invités.

MONTFORT-L'AMAURY
La cité médiévale de Montfort-l'Amaury a gardé son cachet d'antan.
Se promener dans cette petite ville coquette et soignée, le long des
étroites ruelles pavées, jusqu'à l'église et ses magnifiques verrières
XVIe siècle, dans les restes des remparts et les ruines du château,
est un bonheur qui ravira les amateurs d'histoire. Les origines de la
cité remontent à la fin du Xe siècle, quand Guillaume de Hainaut fut
chargé par le roi Robert II le Pieux de construire une forteresse
dans la forêt d'Yveline. Elle sera nommée Montfort. Le fils du
seigneur de Montfort, prénommé Amaury Ier, prit ensuite
possession des lieux : c'est de là que vient le nom de la ville. Le
château fort originel a été détruit au cours de la guerre de Cent Ans.
Il ne reste des fortifications de la ville que les ruines du donjon,
quelques vestiges des remparts construits par Amaury Ier, aux XIe
et XIIe siècles, et la tour Anne-de-Bretagne, édifiée par celle qui fut
comtesse de Montfort avant d'être reine, et qui demeura très
attachée à la ville. Au pied des ruines du donjon, et en surplomb de
la ville, s'élève le Belvédère, la maison devenue musée, où Maurice
Ravel s'installa en 1921. Un peu à l'écart du centre, le château de
Groussay vaut lui aussi le détour.

Les bonnes infos


MAISON DU TOURISME ET DU PATRIMOINE DE MONTFORT-
L'AMAURY
3, rue Amaury
✆ 01 34 86 87 96
www.montfortlamaury.fr
tourisme@montfortlamaury.fr
La Maison du Tourisme et du Patrimoine de Montfort-l'Amaury met à
la disposition des visiteurs toutes les informations nécessaires pour
découvrir cette charmante commune et ses environs. Plusieurs
fascicules illustrés de cartes sont proposés, permettant de réaliser
des randonnées culturelles libres d'environ 2h30 dans le village et
aux alentours, aux abords de la forêt de Rambouillet. L'office
organise des expositions à thèmes, des visites de la maison-musée
Maurice Ravel et des visites guidées de la ville un dimanche par
mois en haute saison. Des artistes locaux sont exposés dans la
Maison tout au long de l'année. Enfin, n'hésitez pas à jeter un coup
d'œil au site Internet : il présente de nombreuses informations
pratiques.

Visite
CHÂTEAU ET DONJON
De l'ancien château édifié au XIe siècle par Simon Ier de Montfort, il
ne reste aujourd'hui que quelques vestiges du donjon, qui se
résument à deux pans de murs entourés de lierre. L'édifice, qui
commandait la route de Chartres à Beauvais et l'entrée de la forêt,
ne résista pas aux combats de la guerre de Cent Ans, et fut détruit
au XIVe siècle. Célébré par Victor Hugo en 1825 dans son Ode aux
Ruines, cet admirable site, situé à 185 mètres de hauteur, offre une
belle vue panoramique sur la ville et sa forêt. On peut encore y
admirer à proximité la tour Anne de Bretagne, qui conserve une
belle porte de style gothique flamboyant. Celle qui fut comtesse de
Montfort et l'une des bienfaitrices de la ville restaura le château, et
fit élever cette élégante tour d'escalie. Quant à la porte Bardoul, en
plein centre de la ville, elle fut édifiée au XVIe siècle et servait alors
d'entrée au château.
Les remparts : la partie sud de la ville conserve encore les ruines
des anciens remparts qui entouraient le village à partir de la
deuxième moitié du XIe siècle. Construite par Hugues Bardoul,
capitaine du château, la muraille mesurait six mètres de hauteur et
comprenait alors quatre portes. Démantelées lors des invasions
anglaises, les fortifications seront réédifiées après les guerres de
religion, alors que Charles IX promet de doter Montfort de sa
première charte.
CHÂTEAU ET THÉÂTRE DE GROUSSAY
Route de Versailles
✆ 09 66 96 11 77
www.chateaudegroussay.com
contact@chateaudegroussay.com
Construit en 1815 par la duchesse de Charost, le château a été
racheté en 1938 par Charles de Beistegui, qui l’a agrandi en 1952 de
deux ailes, dont l'une abrite un théâtre. Dans le parc, le propriétaire
a installé avec les artistes Emilio Terry et Alexandre Serebriakoff une
douzaine de « Folies » ou « Fabriques » dans le goût du XVIIIe
siècle, entre 1950 et 1970. On y trouve une Tente Tartare, une
Pagode Chinoise, une Pyramide, un Pont Palladien, un Temple du
Labyrinthe ou encore une Colonne Observatoire, invitant à l'évasion
et à la rêverie. Quant au théâtre, inauguré en 1957 par la Comédie-
Française qui y joua la pièce L’Impromptu de Groussay de Marcel
Achard, il est inspiré par l'architecture du théâtre de la Margravine, à
Bayreuth. Le château classé au titre des Monuments historiques
ainsi que le théâtre et les Folies ont rouvert au public en 2015. Le
parc est désormais peuplé de chèvres de diverses espèces,
pigeons, paons, moutons de Somalie, faisans... Expositions,
manifestations, représentations théâtrales et musicales ont lieu
régulièrement en ces lieux. Notez toutefois qu'en raison de divers
tournages, le lieu ne sera disponible aux visites qu'à partir de la fin
août.
ÉGLISE SAINT-PIERRE
www.st-pierre-montfort-l-amaury.fr
stpierremontfort@gmail.com
Sous le vocable des saints fondateurs de la foi chrétienne, Pierre et
Paul, l’édifice primitif fut bâti au XIe siècle. À la fin du XVe siècle,
Anne de Bretagne, protectrice de la ville devenue reine, entreprit de
remodeler le bâtiment pour lui offrir une architecture plus moderne
et améliorer sa distribution. Une église à trois nefs sans transept ni
chapelles latérales se dessina, mais la mort de la reine en
1524 suspendit les travaux. Ils furent poursuivis entre 1532 et
1547 par André de Foix, comte de Montfort, qui acheva la
construction du choeur. Le chantier se prolongea jusqu'à
l'achèvement du porche en 1613. On observe à l'extérieur les arcs-
boutants de structure gothique puis Renaissance, à l'intérieur les
clefs pendantes finement sculptées dans le déambulatoire. Enfin, les
vitraux du XVIe siècle forment peut-être le plus précieux joyau de
l’édifice. Éclatantes de couleurs, ces trente-sept verrières sont un
précieux résumé de l'art de l'époque. Les sels de plomb, l'émail et le
verre vénitien sont au service d'un dessin raffiné et d'une
iconographie très complète synthétisant les grandes scènes de
l'Ancien Testament, de la vie de la Vierge, de celle du Christ et des
saints.
MAISON-MUSÉE MAURICE RAVEL
Le Belvédère
5, rue Maurice-Ravel
✆ 01 34 86 87 96
www.ville-montfort-l-amaury.fr
tourisme@montfortlamaury.fr
Tombé sous le charme de la petite ville de Montfort-l'Amaury, le
compositeur Maurice Ravel fit acquisition en 1921 du « Belvédère »,
une demeure nichée sur les hauteurs, au flanc d’un calme coteau,
en surplomb d’un petit jardin depuis restauré. La maison-musée du
Belvédère, conservée telle que l’avait arrangée l’artiste, présente
ses objets familiers, parfois insolites, et ses meubles et outils de
travail, à l’image de ce piano sur lequel il signa les partitions
d’œuvres majeures – parmi lesquelles le Boléro, le Concerto pour la
main gauche, ou L'Enfant et les sortilèges. Ravel vécut ici jusqu'à sa
mort en 1937. Chaque année, en octobre, les Journées Ravel sont
l'occasion de découvrir ou redécouvrir les œuvres du compositeur
lors de concerts organisés dans différents lieux de Montfort-
l'Amaury et ses environs.
PARC DU CHÂTEAU DE GROUSSAY
Château de Groussay
Route de Versailles
www.chateaudegroussay.com
patrimoine.aventure@gmail.com
Réalisation exceptionnelle par son originalité, le château de
Groussay et son parc fabuleux sont classés Monuments historiques.
C’est le millionnaire Charles de Beistegui, aidé de l’architecte cubain
Emilio Terry, qui aménagea le parc à l’anglaise de 30 ha. S’inspirant
des goûts du XVIIIe siècle, il éleva de 1950 à 1970 douze
"fabriques" classiques ou exotiques autour des bosquets, près de la
rivière et dans les bois, qui forment un décor harmonieux dans une
atmosphère unique. On passe tour à tour devant une volière, le
temple de l’Amour, une pyramide – symbole ésotérique présent dans
les jardins à la mode dès le XVIIIe siècle, un théâtre de verdure orné
de statues, une pagode chinoise, la tente tartare qui abrite un décor
en carreaux de Delft, un pont vénitien à colonnades qui passe la
rivière dit pont Palladio, et enfin l’obélisque avec son escalier en
spirale. Le parc est couronné du label « jardin remarquable ».
Depuis sa réouverture en 2015, il abrite également bon nombre
d'animaux : chèvres, paons, moutons... La promenade dans le parc
peut se prolonger par la visite guidée du château, édifié en 1815 et
restauré par l'actuel propriétaire.
PARC DU CHÂTEAU DE GROUSSAY - Parc du château de
Groussay.
© PackShot – stock.adobe.com

MONTIGNY-LE-BRETONNEUX
La ville tiendrait son nom du roman « montani » (qui signifie « lieu
montueux ») et du francique « bretonneux » qui signifie
« marécageux » ( !). Son église, datant du XIIIe siècle, atteste de la
présence à cette époque d’une petite bourgade groupée autour de
l’édifice. Jusqu'à son intégration à l'agglomération de Saint-Quentin-
en-Yvelines, Montigny-le-Bretonneux était un petit village rural dédié
à l'agriculture. Comptant à peine 1 300 âmes en 1970, elle en
dénombrait 10 000 une dizaine d'années plus tard, lors de son
intégration dans la ville nouvelle. Montigny est aujourd'hui un original
mélange d'architecture moderne et ancienne, la sculpture de la
source de la Bièvre en est une jolie preuve. Aujourd'hui, la commune
recense plus de 35 000 habitants et accueille le siège d'entreprises
dynamiques, principalement du secteur tertiaire. C'est la plus
peuplée des sept villes de l'agglomération de Saint-Quentin-en-
Yvelines.

Visite
LES ARCADES DU LAC ET LE VIADUC
Les « Arcades du Lac » et le « Viaduc », deux ensembles de
logements, sont nés de l'imagination de l'architecte catalan Ricardo
Bofill, et ont été édifiés entre 1972 et 1980 dans le quartier de la
Sourderie. Leur sortie de terre a alors défrayé la chronique et fait
couler beaucoup d'encre, indignée ou enthousiaste. L'architecte
Ricardo Bofill s'inscrit dans le courant post-moderne né à la fin des
années 1960, en réaction au mouvement moderne que représente
notamment Le Corbusier, et à une certaine uniformité qui limite
l'architecture à la fonctionnalité. Ces deux ensembles, qui
révolutionnent l'idée de logement collectif et social, sont composés
d’une série de petits immeubles d'habitation en béton : les Arcades,
conçues comme un jardin à la française, comptent
74 appartements, le Viaduc, surnommé le "Versailles du peuple",
comprend 220 appartements. Ils sont situés le long du bassin
artificiel de la Sourderie – en miroir pour le Viaduc – et offrent
aujourd'hui encore un témoignage intéressant du courant
architectural post-moderne.
LES ARCADES DU LAC ET LE VIADUC - Le Viaduc de Ricardo
Bofill
© Photothèque CASQY
ÉGLISE SAINT-QUENTIN-DES-SOURCES
Parvis des Sources
✆ 01 30 64 63 16
L'église Saint-Quentin-des-Sources est la première réalisée dans la
ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines. Achevée en 1992, elle a
été conçue par l’architecte Michel Euvé, et représente « l’âme de la
ville ». Sa façade est totalement vitrée, sa géométrie est simple et
empreinte de modernité, sa structure de béton apparent lui confère
un aspect non fini. Dans le chœur, on peut admirer le vitrail qui se
reflète dans l’eau et le clocher laisse apparaître ses cloches, comme
pour mieux indiquer la fonction du lieu.
LE FORT DE SAINT-CYR
Rue du Fort de Saint-Cyr
Après les désastres militaires causés par la guerre de 1870 et le
siège de Paris, le système de défense de la capitale fut renforcé, et
une série de forts construits autour de la ville. La construction du
fort de Saint-Cyr débuta ainsi en 1875, et l’armée s’y installa en
1879. Grâce à ses réserves, il bénéficie d'une autonomie de trois
mois pour les vivres et de six mois pour l’eau, ce qui peut se révéler
crucial en cas de conflit. D’une superficie de 22 hectares, c'est un
lieu stratégique qui permet la surveillance et le contrôle des axes
routiers de la zone. Durant la Première Guerre mondiale, le fort de
Saint-Cyr continua de jouer un rôle de premier plan pour la défense
de la capitale. Durant l'entre-deux-guerres, les lieux servirent de
locaux au service météorologique militaire et de dépôt pour les
munitions et les explosifs, puis une école civile de météorologie s’y
installe en 1944. Rattachés depuis 1982 au ministère de la Culture,
ses locaux accueillent aujourd’hui les fonds d’archives
photographiques, qui bénéficient de la stabilité de température des
locaux partiellement enterrés.
L’ARCHE DE PIOTR KOWALSKI
Place de la Paix-Céleste
Cette arche bleue de vingt mètres de hauteur, posée au centre d’un
bassin de quarante mètres de diamètre a été conçue pour
symboliser l’entrée principale de la communauté d’agglomération.
Installée en 1991, elle est l'œuvre de l’artiste d'origine polonaise
Piotr Kowalski. C’est la première œuvre géométrique et symbolique
qui inaugure le parcours esthétique de l’eau, à travers un ensemble
de sculptures à découvrir au fil de la visite. Ses panneaux verriers
bleus se reflètent dans le bassin pour former un cercle complet.
LA PERSPECTIVE DE MARTA PAN
Boulevard Vauban
Cet enchaînement de trois sculptures a été imaginé en 1992 par le
sculpteur d'origine hongroise Marta Pan, dont le travail est qualifié
d'abstraction lyrique". Les Engouffrements, en face de l'église Saint-
Quentin-des-Sources, représente un carré, un rond et un triangle.
La Perspective, à l'entrée du parc des Sources de la Bièvre, est
formée de fontaines planes aux symboles géométriques. Non loin,
Les Marches, recouvertes d’eau, arborent deux cercles
monumentaux superposés en métal. L'ensemble est souligné par la
flèche qui pointe l’horizon, et symbolise une transition de la ville à la
nature.

Un peu de culture
FURET DU NORD
1, avenue de la Source de la Bièvre
Centre commercial SQY OUEST
✆ 01 34 91 02 30
www.furet.com
Papeterie, loisir créatif, musique, jeux vidéo, mais aussi séances de
dédicaces, animations, ateliers... Le Furet du Nord, situé au premier
niveau du centre commercial SQY OUEST, offre un grand espace
de 1 800 m² spécialement dédié au domaine de la culture.
Recherche particulière ou simple envie de flâner dans les allées, la
librairie propose plus de 40 000 références. De quoi satisfaire toutes
les demandes !

ORGEVAL
Habitée dès l'époque néolithique, Orgeval tire son nom du mot celte
orc-val signifiant « orée de la vallée ». Le territoire témoigne d’un
passé gallo-romain intéressant, bien que les premières traces
écrites le concernant datent de 1020. Érigée en paroisse en 1032,
Orgeval appartenait alors à l'évêché de Chartres. Au milieu du XIIe
siècle, on y construit une église autour de laquelle se forme un
hameau (aujourd'hui hameau du Moutier). L’abbaye d’Abbecourt est
fondée en 1180 par Gasce de Poissy et participe au développement
du territoire. Malheureusement, au XIVe siècle, la guerre de
Cent Ans détruit une grande partie des édifices de la ville : l'abbaye,
l'église, les châteaux du Haut Orgeval et de Tressancourt sont
dévastés. Seuls quelques éléments subsistent encore de cette
époque, tels que les ruines de l’abbaye et le clocher, l’abside et le
pignon ouest de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul. Traversant une
période d’enrichissement et d’accalmie aux XVIIe et XVIIIe siècles,
Orgeval connut de gros travaux d'aménagement notamment avec le
percement de la route Saint-Germain – Mantes (qui correspond à
l'actuelle route de Quarante-Sous). Au XIXe siècle, l’abbaye fut
entièrement démolie pour récupérer des matériaux de construction.
L'urbanisation se développe. Après la Seconde Guerre mondiale,
l’intensification des cultures de poires, de pommes et de fruits
rouges participa à la renommée et à la prospérité de la ville, qui
constitue aujourd’hui un précieux patrimoine à préserver.

Visite
ABBAYE D’ABBECOURT
Rue de l’Abbaye
Le nom de cette abbaye vient des seigneurs d'Heubecour qui
régnèrent sur le domaine au XIIe siècle. Fondée en 1180 dans la
forêt des Alluets par Gasce de Poissy pour se concilier les bonnes
grâces de l’Église, l’abbaye (où fut enterré son seigneur bâtisseur
neuf ans plus tard) se développa jusqu’à devenir l’un des
établissements religieux les plus importants de la région. Elle
possède de nombreuses dépendances parmi lesquelles des fermes
et un moulin. Mise à sac par les Anglais pendant la guerre de
Cent Ans, elle est ensuite rebâtie. Au XVIIIe siècle, on y découvrit
une source minérale aux vertus médicales où les dames de la cour
venaient soigner leur jaunisse. En 1827, les bâtiments furent
entièrement démolis pour être vendus comme matériaux de
construction, lesquels servirent à édifier un pont, une école et des
habitations à Orgeval. Aujourd’hui, seules les ruines (murs et abside
de l’église, mur des communs) de l’abbaye d’Abbecourt, sont
visibles près de l'étang. Si votre chemin vous mène par ici, n'hésitez
pas à faire une promenade dans les alentours, histoire d'apercevoir
ces restes d'un lieu dont l'histoire a décidément été particulièrement
mouvementée !
CHÂTEAU ET PARC DE LA BRUNETTERIE
1, rue de Colombet
Construit dans la seconde moitié du XIXe siècle sur l'emplacement
d'un château antérieur, le château de la Brunetterie est une bâtisse
de briques rouges, meulières et pierres de taille, de style Napoléon
III. Ancienne propriété de Madame Sainton, elle est acquise par la
ville en 1991. Ses dépendances abritent désormais une école de
musique et de danse. Autour du château, s'étend un magnifique
parc de cinq hectares, où il fait bon se promener en toutes saisons.
ÉGLISE SAINT-PIERRE SAINT-PAUL
Place de l'Église
C’est en 1152 que l’église fut réédifiée sur son site actuel par Agnès
de Montfort. La date de sa construction originelle est en effet
inconnue. On sait simplement qu’un diplôme du roi Henri Ier daté de
1045 évoque déjà l’autel d’Orgeval. Son clocher octogonal de style
roman en pierres de taille est d’origine et n'a subi que deux
rénovations aux XVe et XIXe siècles. Culminant à 37 m de hauteur,
il servit également de tour de guet, ce qui en fit une cible durant la
guerre de Cent Ans. L'église fut ensuite reconstruite en 1490, puis
agrandie en 1510 jusqu’en 1549, avec le porche renaissance qui
conserve aujourd’hui encore une grande partie de ses éléments
d’origine. Le clocher et son portail ont été classés aux Monuments
historiques respectivement en 1886 et 1926. Le reste de l’édifice est
inscrit aux Monuments historiques depuis 1962. Quant aux cloches,
deux sur les trois furent réquisitionnées en 1793 pour en faire des
canons. La municipalité lança une souscription auprès des
Orgevalais pour en installer deux nouvelles, ce qui fut fait en 2000.

ÉGLISE SAINT-PIERRE SAINT-PAUL - L'église Saint-Pierre-


Saint-Paul d’Orgeval
© PackShot – Fotolia
VILLA CHARTIER
Avenue du Docteur-Maurer
Conçue et érigée par l'architecte Frédéric Chartier, qui fut
accessoirement maire de la ville pendant pas loin de trente ans au
début du XXe siècle, cette villa d'inspiration « normand-balnéaire »
affiche une façade de briques et meulières aux nombreuses
couleurs. Avec sa tourelle, son bow-window et sa terrasse, elle a bel
et bien des airs de maison de villégiature du début du siècle passé.
Son parc aménagé comprend un jardin de rocaille et un bassin avec
une petite fontaine. Devenue propriété de la ville, elle abrite depuis
1972 les locaux de la mairie d'Orgeval.

POISSY
Poissy - Statue de Saint-Louis à Poissy
© PackShot – Fotolia
C’est au XIe siècle que Robert II le Pieux fait ériger une église
dédiée à sainte Marie. Cette église sera rebâtie au XIIe siècle pour
devenir la collégiale Notre-Dame. Au fil des siècles, la ville prospéra
grâce à son activité commerciale dont les deux pivots étaient le pont
et le marché aux bestiaux (disparu en 1867). Au début du XXe
siècle, de nouvelles entreprises s'établissent dans la ville,
notamment celles issues de l'activité automobile comme Ford,
Simca, Chrysler et Peugeot. Aujourd'hui, Poissy est l'un des pôles
industriels des Yvelines, et une vaste partie de son territoire est
occupé par ces lieux de production. A savoir qu’a Poissy, on distille
la plus ancienne liqueur laïque française : le noyau de Poissy. Sa
conception date de 1698. A voir : la collégiale Notre-Dame et la Villa
Savoye, œuvre de Le Corbusier. Les visites aux usines PSA
Peugeot se font sur demande exclusivement, directement ou via
l’office de tourisme.

Visite
COLLÉGIALE NOTRE-DAME-DE-L’ASSOMPTION
8, rue de l’Église
Bien qu’ayant subi de nombreuses transformations et restaurations
depuis sa construction au XIIe siècle, cette église constitue non
seulement le plus riche monument du patrimoine de la ville, mais
reste aussi l’un des rares témoins du développement de l’art roman
et de sa transition vers l’art gothique. L'édifice porte le nom de
collégiale car il abrita un collège de chanoines jusqu'à la Révolution.
Lors d'une visite, vous pourrez admirer ses deux clochers romans
octogonaux, son bestaire de gargouilles, ses statues ainsi que son
chœur orienté dans la direction du soleil levant du 15 août. Cette
église, qui fut le lieu de baptême de Saint Louis en 1214, eut à subir
les affres du temps et des guerres. Elle fut l'objet de plusieurs
campagnes de restauration au XIXe siècle notamment par Viollet-le-
Duc. Une halte quasi obligatoire.
COLLÉGIALE NOTRE-DAME-DE-L’ASSOMPTION - Statue dans
la Collégiale de Poissy
© PackShot – Fotolia

LE COURS DU 14-JUILLET
C’est ici, dans la Villa Saint-Louis qui surplombe le cours du
14-Juilllet, que le peintre Claude Monet et ses deux fils déposèrent
leurs valises pour un peu plus de 18 mois, juste après la mort de sa
dulcinée. Du lieu émane toujours une douce nostalgie, renforcée par
la lumière voilée du soleil d'automne. Une petite balade
contemplative vous replongera sûrement dans cette atmosphère
particulière de la fin du XIXe siècle, rappelant combien les Yvelines
inspirèrent certains des plus grands peintres.
L'ÎLE DE MIGNEAUX
Haut lieu de la peinture impressionniste, c’est sur cet îlot encastré
dans la ville que Pissarro et Monet vinrent en leur temps admirer et
peindre les rives de Seine en cet endroit précis parsemé de
cottages, meulières, villas normandes et autres chalets alpins. Il faut
dire que la luminosité particulière qu’on trouve ici est assez
séduisante Avec un brin de nostalgie et de l'imagination, vous
n'aurez pas de mal à vous replonger dans l'époque joviale des
guinguettes d'autrefois. Pour rejoindre l'île, il faut emprunter le petit
tunnel piéton au sortir du parc Meissonnier, en direction de la
piscine, puis tourner à gauche et longer la Seine jusqu'au pont.
L'OCTROI
Rue du Général-de-Gaulle
C’est l’architecte Auguste Goy qui, suite à la décision d’Antoine
Faron d’agrandir la halle du marché aux bestiaux, conçut les plans
et pilota la construction de ce bâtiment de style néoclassique à la
géométrie octogonale, en 1832. L’octroi, situé à l'intersection de la
rue du Grand-Marché et la rue de Paris (aujourd'hui rue du Général-
de-Gaulle), avait alors pour fonction de percevoir des droits sur les
animaux vendus au marché. L'octroi de Poissy a longtemps accueilli
l'office de tourisme de la ville, désormais installé dans un édifice
historique du boulevard Robespierre. L'intérieur, pour le moment
inoccupé, ne se visite pas, bien qu'il demeure un édifice
emblématique de l'histoire de Poissy.
LA MAISON DE FER
Parc Meissonier
Construite en 1896, inscrite aux Monuments historiques, la Maison
de Fer est une villa conçue selon le système imaginé par le Belge
Joseph Danly. Témoignage rare de la création architecturale de la
révolution industrielle, cette maison métallique est un élément phare
du patrimoine pisciacais. Résidence de villégiature commandée par
Georges de Coninck, elle a été inscrite à l’inventaire supplémentaire
des monuments historiques depuis 1975. Ses parois extérieures
sont composées de 550 panneaux d’un millimètre d’épaisseur qui
par leur emboutissage et leur liaison assurent la rigidité de la
structure. La toiture était, à l’origine, recouverte de tôles ondulées
ornées d’une crête de faîtage en zinc, et d’un habillage décoratif des
pignons par des lambrequins métalliques. Un petit clocheton en
métal recouvrait l’ensemble en son centre. Pendant quelques
années, la Maison de Fer a été laissée à l’abandon, puis elle a été
soufflée par la tempête de 1999. Acquise par la Ville en 2016, il a
été décidé de reconstruire la maison à l’identique au sein du parc
Meissonier. Les travaux ont débuté en décembre 2018 sous la
supervision de l'architecte Philippe Blanc. Son ouverture au public
est prévue fin 2020. La Maison de Fer devrait abriter au rez-de-
chaussée, un Centre d’Interprétation de l’Architecture et du
Patrimoine (Ciap) et des expositions temporaires au premier étage.
LE PARC DE LA CHARMILLE
Avenue du Général-Eisenhower
Le Parc de la Charmille est le voisin direct de la massive forêt de
Saint-Germain-en-Laye et est très convoité, surtout à la belle
saison, par visiteurs et familles cherchant le calme de la nature sans
avoir à trop s’éloigner de la ville. C’est l’Organisation Nationale des
Forêts qui administre ce bel espace boisé de 16 hectares, doté de
jeux pour les plus petits, de parcours de cross et de pistes de roller.
Bol d’air frais en perspective.
PARC DU CHÂTEAU DE VILLIERS
13, avenue du Bon-Roi-Saint-Louis
Le château de Villiers, grande maison bourgeoise, n’a pas connu
une histoire des plus sereines : depuis sa construction, sur les
débris d’un château ancien, il fut tour à tour possédé par les familles
Hély d'Oissel et Ségur, puis réhabilité en hôpital militaire durant la
guerre de 1870 avant de devenir une possession de l'entreprise
Kuhlmann qui en fait une maison de vacances pour les enfants de
ses employés, pour finalement être racheté par la municipalité en
1976. Contrairement au parc et à la petite ferme, située à l'entrée, il
n'est pas ouvert au public, mais il est possible d'observer sa subtile
façade néoclassique et ses superbes toits mansardés.
PARC MEISSONIER
Avenue du Bon-Roi-Saint-Louis
Le parc Meissonnier a enfilé déjà pas mal de manteaux. À la fois ou
successivement, il fut monastère du roi, jardin de promenade
apprécié d'illustres poètes, exploitation agricole et propriété destinée
aux loisirs, c'est finalement la Ville qui en fait l'acquisition en 1952.
Ses 10 hectares et sa jolie pièce d'eau, ses arbres multi-centenaires
et sa charmante roseraie constituent le poumon vert essentiel de la
ville. Pourquoi « Meissonnier » ? C'est que le peintre, Ernest de son
prénom, séjourna un temps dans l'enclos de l'abbaye. Une statue de
lui trône d'ailleurs à l'entrée du parc. Signalons qu'un certain nombre
d'évènements s'y tiennent régulièrement (concerts, marchés, fêtes
municipales...).
TOUR DE BÉTHEMONT
Golf de Béthemont
Perchée sur une hauteur stratégique, un promontoire entre
Chambourcy et Orgeval, cette tour-vigie formait au Moyen Âge un
maillon indispensable du système de défense de la vallée de la
Seine. Construite au XIVe siècle, cette tour circulaire de 20 m
talutée en appareil de pierre de taille (aujourd’hui en ruine et visible
depuis l’autoroute), pourrait avoir été placée en bordure d’une petite
enceinte. Un vitrail de la Collégiale Notre-Dame illustre et relate un
épisode de la guerre de Cent Ans durant lequel la tour de Béthemont
fut prise aux Anglais par les troupes de Jeanne d’Arc en septembre
1429, et reprise peu après par l’ennemi.
VILLA SAVOYE
82, rue de Villiers
✆ 01 39 65 01 06
www.villa-savoye.fr
villa-savoye@monuments-nationaux.fr
La Villa « Les Heures Claires » fut édifiée entre 1928 et 1931 pour
Pierre et Eugénie Savoye par Le Corbusier, qui renouvela la
conception de l’architecture en la considérant en fonction de la vie
sociale. L'architecte et théoricien a bâti là, dans les 7 ha d’un parc
verdoyant, une blanche demeure baignée de lumière qu'il appelait la
« boîte en l'air », d’une grande pureté de composition et d’une
symétrie rare : posée sur pilotis (pour éviter les murs porteurs), elle
possède une ossature indépendante, un plan libre, un toit jardin et
une fenêtre bandeau (une baie vitrée fait le tour de la maison)… « À
l’extérieur, une volonté architecturale » satisfaisant « à l’intérieur, à
tous les besoins fonctionnels ». Habitée par le couple Savoye
jusqu'en 1940, elle fut ensuite gravement endommagée pendant la
guerre. La propriété est rachetée par la ville en 1958, qui fera
construire un lycée sur une partie du parc. Cédée à l'État en 1962,
elle fut classée Monument historique en 1965. Pendant les vacances
scolaires, l'office de tourisme propose des ateliers pour les enfants
(enquête, construction de cabane...) pendant que les parents
profitent d'une visite commentée. Depuis 2016, la villa Savoye est
classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Elle vient compléter la
liste des 16 œuvres architecturales de Le Corbusier inscrites dans
les registres du patrimoine de l'Humanité, qui sont réparties dans
7 pays différents. Une visite à ne pas manquer, et qui fait partie des
trésors de la ville. Pendant les vacances scolaires, la villa Savoye
propose aux enfants des ateliers dont les thèmes sont choisis en
fonction des expositions en cours.

Produits gourmands
NOYAU DE POISSY – DISTILLERIE
105, rue du Général-de-Gaulle
✆ 01 39 65 20 59
www.noyaudepoissy.com
noyaudepoissy@noyaudepoissy.com
Quand et à qui vint l’idée d’utiliser l’amande si parfumée de
l’abricot ? Nul ne le sait avec certitude. Il semblerait que dès 1698,
une aubergiste, Madame Suzanne, proposait le Noyau de Poissy à
ses clients dans son établissement. De nos jours, les liqueurs
appelées Noyau de Poissy sont toujours deux : le Sceau de Saint-
Louis et le Gobelet d’Argent. Le second est conçu à partir
d’amandons de noyaux d’abricots macérés. Il distille un parfum et
une saveur d’amande douce très expressifs, aux notes boisées
légèrement vanillées, proche de l’Amaretto. Le premier quant à lui
s'obtient à partir d’amandons de noyaux d’abricots distillés. Il
exprime un parfum et une saveur d’amande frangipane et de fleur
d’oranger, puissants, très élégants et subtilement épicés. Quoi qu'il
en soit, apprenez que les deux Noyau de Poissy se consomment
purs sur glace ou sortant du réfrigérateur. Santé !

RAMBOUILLET

Rambouillet - Biches dans la forêt de Rambouillet.


© Coralie Mathieu – Shutterstock.com
Ceux qui ne sont jamais allés à Rambouillet en retiennent en général
deux mots, sortis des actualités ou des reportages : château et
chasse. S'il est exact que la ville contient un magnifique château
du XVIIIe siècle, une bergerie nationale, une laiterie de la reine, une
chaumière de coquillages et le palais du roi de Rome, et que les
grands de ce monde ou possédés de chasse à courre, y crient
toujours taïaut ! Taïaut ! ! Rambouillet offre bien plus que cela et
pour tous les publics. Promeneur du dimanche, randonneurs avertis,
familles en mal de découvertes et d'oxygène, jeunes grimpeurs,
amoureux des animaux, cavaliers, cyclistes ou seniors sachant
marcher, méditer ou chasser, pourront faire le plein de sensations
dans cette ville-forêt de la très belle vallée de Chevreuse. Une cité
qui se met en mode pause entre deux mondes, celui des céréaliers
des blondes plaines de Beauce, et celui, vert à l'infini, des
30 000 hectares de forêt domaniale parsemés d'étangs, où la faune
et de flore ont été bien préservées. Accessible en 35 minutes de la
gare Montparnasse, Rambouillet est à mettre à son agenda. Un
office de tourisme très dynamique y propose une multitude
d'activités, ateliers, visites et parcours des plus originaux, et souvent
très peu coûteux, voire gratuits pour les moins de dix-huit ans, in et
outdoor. Un dépaysement nature à prolonger, pourquoi pas, par un
coucher luxueux dans une abbaye, ou très écologique, dans une
cabane, une roulotte, une cahutte en pleine nature dans le célèbre
Huttopia. Une journée de rêve à prolonger le lendemain par
un "geocatching" (chasse au trésor), une Odyssée verte dans les
arbres à 300 m d'altitude, ou une rando poneys pour les petits
cavaliers.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DE RAMBOUILLET
Hôtel-de-Ville
Place de la Libération
✆ 01 34 83 21 21
www.rambouillet-tourisme.fr
contact@rambouillet-tourisme.fr
Dynamique, l'office de tourisme accueille les visiteurs et renseigne
sur tous les sites et intérêts de la ville mais aussi de la région, et en
particulier du Parc national régional de la Vallée de Chevreuse. Il
propose en complément de nombreux dépliants, guides et cartes.
Le Baladio'guide, à la fois guide et GPS, se loue à la journée. Ce
petit ordinateur de poche s'avère indispensable pour découvrir
Rambouillet. On suit un itinéraire à pied et au fur et à mesure des
étapes, on peut écouter des histoires : pour ce faire, plusieurs
circuits sont proposés bien évidemment. L’office de tourisme a
également créé des circuits de chasse au trésor ; les feuilles de
route sont remises gratuitement, et ceux qui le souhaitent peuvent
louer des GPS.

Visite
CHÂTEAU DE RAMBOUILLET
✆ 01 34 83 00 25
www.chateau-rambouillet.fr
Le Prévôt de Paris Jehan Bernier fut nommé « souverain
informateur des Eaux et Forêts du royaume » par le roi Charles V, et
dut s’établir à Rambouillet où il acquit en 1368 un modeste manoir,
qu'il transforma en château fort. Sous les familles d’Angennes, le
domaine fut agrandi, et le château accueillit François Ier, François II
et Marie Stuart, Catherine de Médicis, Charles IX, le duc de Guise
(aux prémices de la Ligue), puis encore Henri II et Henri IV. À la fin
du XVIIIe siècle, Louis XVI acheta Rambouillet et invita Marie-
Antoinette à s’y rendre : le roi chargea l’architecte Jacques-Jean
Thevenin d’édifier une laiterie, où la reine pouvait déguster les
fromages issus de la ferme voisine, où Louis XVI avait introduit des
moutons mérinos achetés en Espagne. En 1804, Napoléon Ier
décida de restaurer le monument fort délabré (mais aussi son jardin
et son réseau hydraulique) ; l’Impératrice Marie-Louise s’y réfugia
dix ans plus tard. Le château accueillit successivement Louis XVIII
et Charles X, et, sans intéresser Louis-Philippe, trouva différents
locataires entre 1834 et 1852, date à laquelle Napoléon III réintégra
le domaine dans la liste civile sans pour autant y résider. En 1896, il
devint la résidence d’été et de chasse des présidents de la
République. Aujourd'hui, l'endroit est un incontournable des Yvelines,
et même d'Ile-de-France. Très régulièrement animé, celui-ci connaît
de très nombreux travaux de restauration, qui lui permettent de
retrouver un lustre incroyable.

CHÂTEAU DE RAMBOUILLET - Château de Rambouillet.


© jerome – stock.adobe.com
DOMAINE NATIONAL DE RAMBOUILLET
✆ 01 34 83 00 25
www.monuments-nationaux.fr
Au cœur d'une vaste forêt sauvage giboyeuse, ce domaine de
chasse proche de Paris a séduit sans surprise bon nombre de
souverains, de François Ier qui y mourut à Charles X, qui y signa
son abdication. Certes, le jardin à la française avec ses terrasses,
ses parterres dessinés par André Le Nôtre et ses quinconces, ou
encore l’allée de cyprès chauves de Louisiane plantés en 1805,
participent au prestige du parc de Rambouillet. Mais l’enchantement
du visiteur est principalement dû à la présence de la rivière qui
s’épanouit en de multiples canaux et bassins – sur lesquels on peut
désormais naviguer en barque – qui se croisent et forment ainsi six
îles. On y visite également des bâtiments splendides : la Chaumière
aux coquillages, un petit temple néoclassique et la Laiterie de la
Reine, qui font partie d’un patrimoine très attachant et représentatifs
de l’histoire rambolitaine. Un bel espace de promenade.
JARDIN DU ROI DE ROME
Place du Roi-de-Rome
Rue du Général-de-Gaulle
✆ 01 34 83 10 31
www.rambouillet-tourisme.fr
contact@rambouillet-tourisme.fr
Ce jardin « souvenir » reflète, avec une part de légende, les heures
glorieuses et tragiques du premier Empire comme le rappelle une
inscription de Noël Tomi sur une stèle historique : « Dans ce parc
solitaire, à l’ombre des grands arbres, le petit roi de Rome a foulé,
enfant blond, ces allées, ces escaliers de marbre et partout apparaît
l’image de l’Aiglon ». En réalité, le fils de l'Empereur, né en 1811, ne
séjourna jamais en ces lieux. Napoléon Ier avait racheté en
1812 l’ancien hôtel du gouverneur de Rambouillet sous Louis XVI, le
comte d’Angiviller, dans le but de le rénover pour son jeune fils, le roi
de Rome. Les deux ailes initiales avaient été construites entre
1783 et 1787 par Thévenin. Napoléon confia les travaux à Auguste
Famin. Le pavillon central fut rasé sous Louis-Philippe. L’aile droite
du Palais et son jardin de 5 300 m2 rachetés par la ville, ont fait
l’objet d’un réaménagement et sont aujourd’hui animés par des
manifestations culturelles et des expositions thématiques.
PALAIS DU ROI DE ROME
Place du Roi-de-Rome
Rue du Général-de-Gaulle
✆ 01 75 03 44 50
www.rambouillet.fr
patrimoine@rambouillet.fr
Ce bâtiment est un exemple d’architecture néoclassique. Il fut édifié
entre 1783 et 1787 par Thévenin, sur ordre de Louis XVI pour servir
d’Hôtel du gouvernement au comte d'Angiviller, gouverneur de
Rambouillet. Napoléon Ier le racheta en 1812 dans le but de le
rénover pour son jeune fils, le roi de Rome, qui n'eut jamais
l'occasion d'y séjourner. L'Empereur confia les travaux de rénovation
à Auguste Famin. Le pavillon central fut ensuite rasé sous Louis-
Philippe. Le Palais accueille aujourd’hui des expositions thématiques
et temporaires dans son aile droite, ainsi que le musée du Jeu de
l’Oie. Vous pouvez également découvrir son remarquable jardin, dit
« du roi de Rome », petit écrin de verdure à l’ambiance romantique,
qui a été réaménagé au début des années 1990 suivant les plans
originaux. On s'y promène autour du bassin et entre les rosiers. Des
conférences, des visites, ainsi que des ateliers pédagogiques sont
organisés sur rendez-vous.
PARCOURS DES GLACIÈRES
Parc national de Rambouillet
✆ 01 34 83 21 21
www.rambouillet-tourisme.fr
contact@rambouillet-tourisme.fr
Ce sentier de découverte est une boucle de près d'un kilomètre qui
offre un lieu plaisant de promenade, au milieu des chênes et des
charmes, pour une durée d'environ une heure. Il est ponctué d’aires
de repos et de stations d'observation thématiques, et est
accessibles aux personnes handicapées grâce à ses
aménagements spécifiques : bornes audio, pupitres de lecture en
braille, fil d'Ariane... On peut y faire du sport ou tout simplement se
promener en famille et s'oxygéner en profitant de la verdure.
HÔTEL DE VILLE
Place de l'Hôtel-de-Ville
Le Perray-en-Yvelines
Là où s'élevait autrefois la ferme-auberge La Belle Image,
l'architecte Émile Vaillant construisit en 1884 l'école-mairie du
Perray-en-Yvelines. Ce bâtiment original s'étend en longueur sur la
place, avec un corps central flanqué de deux pavillons plus hauts.
Celui de gauche abritait la classe des garçons, devenue Salle des
mariages et du Conseil municipal, et le logement de leur instituteur,
celui de droite la classe des filles et le logement de l'institutrice. Au
centre, la mairie est surmontée d'un campanile à clocheton datant
de 1928. L'école a quitté les bâtiments en 1992.

Autres bons plans


CAP'FLORE RAMBOUILLET
2, place Fernand Prud'homme – Gare
✆ 01 78 82 54 82
www.capflore-fleuriste-rambouillet.fr/
capflorerambouillet@gmail.com
tout le savoir-faire et la créativité de votre fleuriste au service de la
décoration événementielle. Votre mariage est unique et votre
décoration le sera tout autant ! Que vous ayez une idée du thème
ou juste des envies de fleurs particulières, vous êtes à la bonne
adresse : bouquet de la mariée, des demoiselles d'honneur,
décoration du lieux de réception, du véhicule, ou tout autre
demande, tout sera à votre image.

ROCHEFORT-EN-YVELINES
Le sénéchal Guy de Montlhéry (1055 - 1108), dit « le Rouge », est le
plus ancien seigneur de Rochefort reconnu. Au XIe siècle, sur cette
ancienne place rebelle gauloise (« Rupes Forti »), il fit ériger son
château fort, qu’il abandonna à la famille de Montfort. La demeure
féodale passa ensuite entre les mains d’autres propriétaires, parmi
lesquels Charles de Rohan qui la vendit à son gendre, le marquis de
Bernis. Certes, le passé omniprésent témoigne de l’illustration
historique de Rochefort, mais bien mieux encore, la simplicité et la
tranquillité de ses ruelles pavées de grès, fleuries de rosiers et de
chèvrefeuille, comme sa petite place pittoresque, plantée de tilleuls,
contribuent de nos jours au charme de la commune.
Visite
CHÂTEAU DE GUY LE ROUGE
✆ 01 30 41 90 72
Guy de Rochefort, dit Guy le Rouge, sénéchal du roi Philippe Ier, fut
le fondateur à la fin du XIe siècle de la branche cadette de la
puissante famille de Montlhéry-Chevreuse, et un allié des vicomtes
de Chartres. Son ancien château, situé en surplomb du village
pittoresque de Rochefort-en-Yvelines, n'est aujourd'hui plus que
ruines entourées d’arbres et qui dominent la vallée de la Rémarde et
celle de la Rabette. Parmi les vestiges de ce château fort construit
entre le XIe et le XIIIe siècle, dévasté au XVe siècle et démoli après
la Ligue, on observera ceux d’une enceinte, de la porte principale
non loin de l’église, et enfin d’une poterne à assommoir.
CHÂTEAU LOUIS XIII
Non loin des vestiges du château fort de Guy de Rochefort, un
château fut bâti en ces lieux au début du XVIIe siècle par Hercule de
Rohan Rochefort. Ce "bâtiment le plus extravagant qui fut jamais",
selon Tallerant de Réaux, fut détruit en 1780, et remplacé aussitôt
par un autre château conçu par l’architecte Archangé pour Charles
Louis Gaspard de Rohan Rochefort. Il ne sera jamais achevé ;
abandonné à la Révolution, il fut démoli à son tour dès 1801. Le
château actuel, de style Louis XIII, fut élevé sur les anciens
communs du précédent château durant le premier quart du XIXe
siècle, en réutilisant des matériaux des édifices précédents. Le
portail d’entrée et les quatre groupes de putti sculptés dans le grès
sont des vestiges remployés du château des Rohan. La famille de la
Roche Guyon l'habita jusqu'à la fin du XIXe siècle.
CHÂTEAU PORGÈS
Au sein d'un vaste espace boisé, le château Porgès constitue un
repère visuel à plusieurs kilomètres à la ronde. Ce somptueux
château construit pour le financier Jules Porgès entre 1899 et
1904 est une réplique agrandie de l’hôtel de Salm à Paris, actuel
palais de la Légion d’honneur. L’architecte Charles Mewès en a
dessiné les plans, le paysagiste Verhaeghe a imaginé les jardins et
l’artiste Faivre a créé les sculptures décoratives du jardin
d’agrément. Depuis le parc, aujourd’hui consacré à la pratique du
golf, et de la terrasse du château, la vue est dégagée sur la plaine
de la vallée de la Rémarde et sur la forêt de Rambouillet. Le
bâtiment abrite désormais, dans une ambiance conviviale et un
décor de cuir, bois et cuivre, un hôtel de standing de 91 chambres
consacré aux séminaires d'entreprises, doté d'un restaurant et d'un
golf.
ÉGLISE SAINT-GILLES-ET-DE-L'ASSOMPTION
Rue de l'Église
À l'écart du cœur du village, l'église Saint-Gilles-et-de-l'Assomption
occupe une position dominante et protectrice sur une terrasse
rocheuse. On y accède par des sentes herbues, puis par un escalier
escarpé en pierres qui longe un mur de soutènement de l'ancien
château féodal. Lors de sa construction au XIIe siècle, l’église fut
dédiée à saint Gilles, un ermite du VIe siècle. Elle était alors la
chapelle du château féodal. Ce n’est qu’en 1883 que le vocable de
l’Assomption lui fut attribué. De conception romane, le plan a été
modifié notamment avec l’adjonction, au début du XVIIe siècle,
d’une chapelle dédiée à la Vierge. À la même époque, en 1648, les
princes de Rohan firent orner l'église de peintures murales. La
chapelle des Princes, également adjointe au XVIIe siècle, a servi de
chapelle funéraire à la famille des Rohan-Rochefort jusqu’en 1793.
D'autres princes Rohan sont enterrés dans l'ancien cimetière.
MANOIR DE LA CENSE
www.lacense.com
info@lacense.com
Demeure seigneuriale fortifiée édifiée à partir de 1429, le manoir de
la Cense (du nom des redevances fiscales qui y étaient perçues) se
situe à l'extérieur de la commune et se composait à l’origine de
plusieurs bâtiments disposés autour d’une cour carrée. François Ier
y séjourna, et Henri IV y abrita ses amours avec Gabrielle d’Estrée.
À la fin du XIXe siècle, le côté nord fut détruit par un incendie et
l’ensemble sera par la suite transformé en ferme. Peu restauré au
XIXe siècle, il conserve son aspect rustique, mi-gentilhommière, mi-
ferme. Plus récemment, le dernier propriétaire des lieux, William
Kriegel, y installa un haras. Aujourd’hui rénovés, les bâtiments sont
désormais affectés à l’élevage et au dressage de quarter horses
(chevaux américains). On y pratique la méthode de Pat Parelli,
chuchoteur qui mit à l'honneur l'équitation éthologique, une approche
différente de l'univers équin, imprégnée de psychologie.
PALAIS DES CARDINAUX DE ROHAN
Érigé dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, ce palais était à
l'origine destiné à Charles Armand Jules, le cinquième prince de
Rohan-Rochefort. L'homme le mit rapidement à disposition de son
cousin, le cardinal de Rohan. Le bâtiment vit ensuite passer de
nombreux occupants plus ou moins célèbres – comme le fameux
Rohan de "l'affaire du collier" – et finit par être transformé en filature
de coton et en fabrique d'aiguilles, à l'image de nombre d'édifices
religieux ou appartenant à des familles nobles dans l'Ancien Régime,
qui abritèrent après la Révolution des activités industrielles, quand ils
n'étaient pas tout simplement démantelés. À partir de la fin du XIXe
siècle, il fut occupé par une caserne de gendarmerie, avant d'être
transformé en appartements, une nouvelle gendarmerie et la
bibliothèque municipale. En face du palais, le moulin servait de
réserve d'eau pour le château Porgès, en puisant l'eau de la
Rabette.

SAINT-ARNOULT-EN-YVELINES
Saint-Arnoult, commune nationalement connue pour son fameux
péage régulièrement embouteillé, est aussi et surtout une ancienne
cité médiévale, et un jeune chef-lieu de canton dont l'environnement
est resté préservé, dans l’écrin de verdure de la forêt d’Yveline.
Centre culturel au sud du département, il possède un musée des
Arts et Traditions populaires animé par la société historique, un
musée Aragon et Elsa Triolet, un conservatoire de musique, une
bibliothèque, et une belle église construite sur le tombeau de saint
Arnoult et classé au titre des Monuments historiques. Située sur la
route des écrivains, c’est aussi une ville touristique, avec ses
promenades, son parc, son plan d’eau et ses installations sportives.
Si la circulation est bonne, vous accédez d'ici aux portes de Paris en
30 minutes !

Les bonnes infos


OFFICE COMMUNAUTAIRE DE TOURISME DE SAINT-
ARNOULT
L’Orangerie
Rue des Remparts
✆ 01 30 41 19 47
www.tourisme-sud-yvelines.fr
office.communautaire.tourisme@rt78.fr
L'Office de tourisme Rambouillet Territoires est aussu présent à
Saint-Arnoult, dans une jolie demeure avec arches de briques
rouges. Vous pourrez dans cette dernière faire le plein de brochures
et documents informatifs sur la ville et le patrimoine naturel et rural
des environs. Randonnées, circuits, visites, mais aussi
hébergements et restaurants, vous trouverez tous les
renseignements pratiques pour organiser votre séjour et partir à la
découverte de la région. Notez que l'endroit est ouvert, été comme
hiver, du lundi au samedi : difficile de ne pas y aller ! N'hésitez pas
en complément à consulter le site Internet de l'office communautaire
de tourisme.

Visite
ÉGLISE SAINT-NICOLAS
L'église Saint-Nicolas est sans nul doute le premier édifice qui
retiendra votre attention dans la commune. C’est au VIe siècle que
le premier sanctuaire fut construit pour recevoir le corps d'Arnoult,
saint patron de la ville. La crypte en est le témoignage. L'église
actuelle fut édifiée au XIIe siècle : de l'époque romane subsiste le
portail en pierre avec ses chapiteaux sculptés. L'édifice fut remanié
au XVIe – la charpente et la voûte en bois lambrissé datent de cette
époque, ainsi que quelques fresques – puis au XVIIe siècles. On
peut voir à l'intérieur de l'église une statue en bois polychrome de
sainte Scariberge, datant du XVIe siècle. Scariberge, nièce de
Clovis, fut donnée en mariage par le roi des Francs à Arnoul,
homme d'État élevé à la cour de Reims et remarqué par saint Rémi,
qui voyagea, combattit l'arianisme, fut élu évêque de Tours, et devint
le saint patron des Yvelines. On peut également observer une statue
en ronde-bosse et en bois polychrome de saint Fiacre, datant du
XVIIe siècle.
MAISON ELSA TRIOLET-ARAGON
Moulin de Villeneuve
✆ 01 30 41 20 15
www.maison-triolet-aragon.com
info@maison-triolet-aragon.com
C’est en 1951 que Louis Aragon décida d’offrir à Elsa la Russe « ce
petit coin de terre de France » qui est aujourd’hui un musée. La
bâtisse est un ancien moulin qui fut implanté là au début du XIIIe
siècle. Des vestiges de l’activité meunière subsistent : la cage de la
roue est au cœur du grand salon, lui-même adossé au bief. On doit
au couple, qui s'était rencontré à la Coupole du Montparnasse
surréaliste en 1928, d’avoir pensé et décidé la décoration du moulin.
Dans le parc de près de 6 ha, que domine la pierre blanche de leur
tombeau, serpente la Rémarde. C’est là que furent écrites quelques-
unes des plus belles pages de la littérature française. C’est
également un lieu d’émotion : depuis le 16 juin 1970 où le cœur
d’Elsa se brisa dans les allées du parc, rien n’a changé. Le temps
s’est suspendu au bloc du calendrier arrêté sur le 16 ou à la cravate
mauve du poète jetée sur ses livres. Peintres, sculpteurs, poètes et
romanciers continuent de s’y rencontrer. Des expositions d’art
contemporain et des manifestations sur la littérature et la poésie s’y
déroulent tout au long de l’année : ainsi Robert Combas et Julio le
Parc sont à l'honneur jusqu'à la fin de l'année.

SAINT-NOM-LA-BRETÈCHE
Le village de Saint-Nom-la-Bretèche tient son nom d'un évêque du
IXe siècle, saint Nonne, et de Bretesche (de « breit eiche » qui
signifie « gros chêne » en langue celte), une forteresse en bois
située à proximité. Au XIIIe siècle, les moines des Vaux-de-Cernay y
fondent la ferme de Saint-Nom. Le château de la Bretèche, fief de la
famille de Pomereu pendant plus de deux siècles, sera vendu à
Louis XIV en 1700, pour le comte de Toulouse (fils légitimé du roi et
de Madame de Montespan), qui y installera ses équipages de
chasse. De nombreux seigneurs châtelains s’y sont ensuite
succédé, dont Jean-Pierre Richard, père du célèbre peintre et
graveur Jean-Claude Richard, « abbé de Saint-Non ». La commune
d'un peu plus de 5 000 habitants a pour devise « Angulus ridet »,
« ce coin nous sourit ». Souriant en effet, le village ne l’est pas
seulement par son célèbre golf qui accueille chaque année le
Trophée Lancôme, mais par la forêt toute proche à laquelle il doit
une partie de son nom. Aujourd’hui, nombre de résidences cossues
ont fleuri là où naguère l’évêque Saint Nonne avait fondé une
minuscule paroisse. La ville est composée de cinq hameaux : Saint-
Nom, La Bretèche, Valmartin, La Tuilerie-Bignon et Le Vallon.

Visite
L’ÉGLISE
Construite vers 1245, l'église du village était à l’origine un simple
bâtiment de la grange dîmière de la ferme de Saint-Nom, dotée une
tour de guet dès le XIIe siècle. Agrandie, remaniée sur près de huit
siècles, ruinée à plusieurs reprises, la dernière restauration de
l'église date des années 1980. Depuis 1977, l'édifice est inscrit à
l’inventaire des Monuments historiques. La charpente de l'édifice,
qui en sa forme actuelle date de 1850, a été restaurée à plusieurs
reprises, ce qui lui vaut la particularité de présenter, en sa partie
nord, une toiture en tuile, et en sa partie sud, une couverture en
ardoise.

SAINT-RÉMY-LÈS-CHEVREUSE
La ville porte le nom de son église du XIe siècle dédiée à saint
Rémy, évêque de Reims en 496, qui baptisa le roi mérovingien
Clovis, premier roi chrétien. Pendant un certain temps la paroisse
pris le nom de Saint-Rémy-de-Beaulieu-lez-Chevreuse, « lez »
signifiant « près de » pour se transformer en « lès ». Chevreuse
tient son nom du mot latin caper qui signifie « chèvre ». On peut
penser que, les alentours étant très verts, des troupeaux de chèvres
venaient paître sur ces grandes étendues. Le blason de Saint-Rémy,
qui arbore trois crosses d'or et et une coquille d'argent sur fond
d'azur, possède une signification symbolique : les trois crosses font
référence à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, donnée en 1070, à
l'église dédiée à saint Rémy, et enfin à création d'une maison
prieuriale en 1244. Enfin, la coquille vient du blason de la famille des
Coubertin qui fit l'acquisition en 1577 d'un fief à Saint-Rémy. Ni la
guerre de Cent Ans, ni la peste noire, ni les pillages n’épargnèrent le
village. Mais la reconstruction engendra une activité agricole
dynamique et prospère : l'on trouvait à Saint-Rémy six moulins
durant le XVe siècle. C’est aussi à cette époque que de grandes
familles vinrent s’installer. L’un d’entre eux, Jean Fredy, noble
marchand parisien, se porta acquéreur du domaine de Coubertin,
qui revint plus tard aux descendants de cette même famille.
Aujourd'hui, Saint-Rémy compte près de 8 000 habitants dans un
cadre verdoyant. Terminus d'une branche du RER B, elle est de ce
fait directement, et régulièrement, desservie. La capitale se trouve à
35 minutes environ.
Les bonnes infos
OFFICE DU PATRIMOINE CULTUREL ET NATUREL DE LA
HAUTE VALLEE DE CHEVREUSE
1, rue Ditte
✆ 01 30 52 22 49
www.opcnsaintremy.fr
Situé juste en face de la gare, ce petit espace, qui a changé de
statut mais certainement pas d'efficacité il y a deux ans environ, est
donc accessible facilement à tous les randonneurs et autres
visiteurs arrivant par le train et le RER, mais aussi à ceux qui se
déplacent en voiture et trouveront aux alentours plusieurs parkings
pour commencer par là leur découverte de la vallée de Chevreuse.
Les agents de cet office de tourisme, petit mais bien renseigné,
pourront vous indiquer les lieux à ne pas manquer en fonction de
vos centres d'intérêt et de la durée de votre séjour, et pourront
également attirer votre attention sur les événements du moment, et
les nombreuses activités organisées dans la région. Carte de la
région, brochures et dépliants sont mis à votre disposition.

Visite
CHÂTEAU DE COUBERTIN
Domaine de Coubertin
www.coubertin.fr
Si le fief de Coubertin est attesté depuis le XIIe siècle, l’édifice actuel
remonte en fait à la fin du XVIIe siècle. La Fondation de Coubertin a
fait de cette prestigieuse demeure, à la sobre architecture classique,
son siège et le conservatoire de ses collections composées de
sculptures figuratives ou abstraites de la fin du XIXe siècle à nos
jours, et de dessins de sculpteurs. Sont ici représentés Joseph
Bernard, dont la donation fut à l'origine de la fondation, René
Collamarini, Robert Wlérick, Marta Pan ou Jean Cardot, et même
Rodin ! L’endroit s’ennoblit d’un splendide paysage : la majesté de la
triple allée de tilleuls centenaires menant à la grille, la fierté du
magnifique cèdre dressé sur la pelouse du parc à l’anglaise du
milieu du XIXe siècle, le Jardin des Bronzes, aménagé dans un
ancien verger par l’architecte Robert Auzelle, ne manqueront pas de
ravir les amateurs d’art.
CHÂTEAU DE VAUGIEN
Chemin de Moc-Souris – Vaugien
www.chateaudevaugien.fr
seminaire@chateaudevaugien.fr
À la fin du XVe siècle, Louis, seigneur de Chevreuse, céda la terre
et le château seigneurial composant le domaine de Vaugien à Jean
Chaudron. Au XIXe siècle, Amable, comte de Thellusson de Sorcy,
issu d'une famille de banquiers parisiens très en vue à la fin
du Siècle des Lumières, jugea le château bien trop exigu pour
recevoir ses nombreux amis, lors des parties de chasse qu'il
organisait sur ses terres giboyeuses : il le fit donc raser et, en 1829,
fit élever une tout autre belle demeure de style italien, par un élève
de Claude-Nicolas Ledoux, l'architecte Pierre Lorotte. Il épargna les
jardins dessinés par André Le Nôtre et la petite chapelle du XVIIIe
siècle construite sur les bords d’une ancienne douve. Aujourd’hui, le
domaine appartient à Marguerite de la Rochefoucault, fille du comte
Geoffroy de Montalembert et épouse de feu le comte Urbain de la
Rochefoucault. Les lieux, qui comprennent un parc de 40 hectares
plantés de pins laricios, cèdres, hêtres pourpres et chênes rouges,
et ornés de statues d'artistes, accueillent des séminaires et des
réceptions professionnelles. Le domaine peut être visité lors des
Journées du Patrimoine.
MAISON-MUSÉE RAYMOND DEVOS
10, rue de Paris
✆ 01 30 47 76 71
www.raymond-devos.org
contact@fondationraymonddevos.fr
C'est dans la maison où Raymond Devos vécut et travailla 43 ans
que s'est installé selon son souhait, ce musée à son souvenir. En
clin d’œil, un nez rouge démarque de ses voisins ce pavillon en
bordure de la nationale, entouré d'un parc au fond duquel coule une
rivière. La commune, légataire universel de l'artiste, épaulée par la
fondation Raymonde Devos, a mené trois années de travaux avant
d'ouvrir les lieux au public en 2016, dix ans après sa mort. Dans une
atmosphère de théâtre, on y découvre la vie d'un homme attachant,
pétri d'humour mais également travailleur infatigable, de la salle à
manger abritant sa bibliothèque et ses objets fétiches, à sa loge
reconstituée, sa salle de musique – Devos jouait de 17 instruments
– jusqu'au grenier, l'antre de l'humoriste qui y travaillait au milieu des
livres, des cassettes, des tableaux, des trains électriques, entre son
piano et une véritable colonne Morris. Ce cabinet de curiosité est le
point d'orgue émouvant d'un voyage ponctué par la présence du
numérique qui permet de redécouvrir les meilleurs sketchs de
l'homme au verbe aussi affuté que l'étaient ses mimes. Le lieu
dispose d'une boutique, et propose même parfois divers ateliers : se
renseigner en amont. Un voyage passionnant dans l'univers d'un
homme qui l'était tout autant.
MAISON-MUSÉE RAYMOND DEVOS - Le grenier, quasiment tel
que Raymond Devos l'a laissé.
© MAISON-MUSÉE RAYMOND DEVOS
SENLISSE
Au sud-est du département, et à 35 km de Paris, Senlisse appartient
au Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse. Le village
tirerait son nom du mot latin Scindeliciae, ou Senliciae, qui signifie
« entouré de lices ». Selon une autre version, le nom viendrait de
sine delicias, attribué au vin « sans délices » produit ici et destiné à
l'abbaye de Saint-Denis. C'est le roi Charles III le Chauve, dans la
seconde moitié du IXe siècle, qui donne le village à l'abbaye de
Saint-Denis. L'acte, daté de 862, précise la présence de champs,
vignes, forêts et prés sur le territoire. Le village restera la propriété
des abbés de Saint-Denis jusqu'à sa réunion au duché de
Chevreuse, au XVIe siècle ; le duché ensuite transféré à Dampierre,
il passe sous la propriété de la famille d'Albert de Luynes. Les ducs
de Luynes prendront soin du village jusqu'à la fin du XIXe siècle,
dotant notamment la commune d'une mairie-école avec logement
pour l'instituteur. Le sous-sol de la commune fut largement exploité,
une carrière ouverte en 1879 sera exploitée jusqu'en 1930 pour la
ville de Paris, gourmande en pierre : le grès fut employé pour le
pavage des rues de la capitale, et la meulière pour la maçonnerie
des égouts.

Visite
CHÂTEAU DE LA COUR SENLISSE
Rue de la Cour-Senlisse
✆ 09 50 15 09 81
www.chateaucoursenlisse.fr
contact@chateaucoursenlisse.fr
Ce château, propriété privée inscrite à l'inventaire des monuments
historiques, n'ouvre ses portes que pour les séminaires et autres
réceptions. Quel dommage ! L'enceinte boisée cache un décor
enchanteur, côté cour comme côté jardin. Le château a gardé le
plan en quadrilatère hérité du Moyen Âge, de 45 m de côté, ceint de
douves et cantonné de 4 tours, dont la plus importante – et la plus
ancienne – date du XVe siècle. Les sources mentionnent en
1399 déjà un hôtel particulier en ces lieux. Les communs furent
remaniés au XVIIe siècle, le corps principal fut remanié et
reconstruit au XVIIIe siècle, et s'étire sur deux étages, sous un
comble pentu couvert de tuiles anciennes. Une orangerie en fonte et
verre agrémente le parc.
ÉGLISE SAINT-DENIS
Place de l'Eglise
Dédié à Saint-Denis, attestant le lien qui attachait Senlisse à
l'abbaye de Saint-Denis, l'église fut probablement construite au XIIIe
siècle. Son plan est simple, à chevet plat, la nef est flanquée
de deux collatéraux voûtés. Le clocher, qui s'élève contre le bas-
côté nord, était autrefois agrémenté d'une horloge à deux cadrans,
installée en 1770, qui donnait l'heure mais aussi les phases de la
lune. Pendant la semaine sainte, une crécelle à six marteaux
remplaçait la cloche. On observera au-dessus du portail d'entrée
une belle Vierge à l'Enfant sculptée, et dans l'église un orgue
construit à Utrecht en 1874, et installé là à Pâques 2005, faisant
désormais le centre de concerts réguliers.

THOIRY
Situé à 28 km à l'ouest de Versailles, Thoiry tire étymologiquement
son nom de « torus » signifiant « renflement de terrain ». Le village,
qui a su garder son caractère rural, doit sa renommée internationale
à son château du XVIe siècle et surtout à son parc zoologique hors
du commun, créé en 1968 par le vicomte de La Panouse, et qui
abrite une magnifique réserve africaine. Le nom de la ville est ainsi
devenu, pour beaucoup de personnes, synonyme de parc animalier.
Comptant environ 1 400 habitants, la commune vit au rythme des
saisons touristiques qu’animent chaque année plus de
400 000 visiteurs.

Visite
JARDIN ET PARC ANIMALIER DU CHÂTEAU DE THOIRY
Rue du Pavillon-de-Montreuil
✆ 01 34 87 49 26
www.sortir-yvelines.fr/Art-et-culture/Art-et-culture-dans-les-
Yvelines/parc-jardin-yvelines/p
contact@chateaudethoiry.fr
Si l'on y vient surtout pour son parc zoologique, le château de Thoiry
a également un réel intérêt. Il est la propriété de la famille de La
Panouse qui l’entretient depuis seize générations. Le bâtiment,
ouvert aux visites, propose une découverte exceptionnelle de ce lieu
enchanteur qui conserve aussi entre ses murs une belle collection
d’objets d'art, de portraits et de mobiliers anciens. L'histoire de
l'édifice remonte à 1559 lorsque le trésorier du roi de France Raoul
Moreau, passionné d’ésotérisme, fit construire le château sur un
promontoire qui, par son emplacement, réunissait selon lui toutes
les conditions pour abriter ses recherches alchimiques. De style
Renaissance, pensé par l’architecte Philibert Delorme et le maître
maçon Olivier Ymbert, la demeure offre un spectacle éblouissant
lors de chaque solstice, quand le soleil se lève et se couche
exactement dans l’axe du vestibule, provoquant une illusion
d’optique unique au monde. Le château étant toujours habité, seules
les salles du rez-de-chaussée et la salle des archives sont
accessibles. Le restaurant self-service Le Jardin d'hiver permet de
se restaurer sur place, il est ouvert tous les jours de 12h à 15h.
JARDIN ET PARC ANIMALIER DU CHÂTEAU DE THOIRY -
Jardins du Parc de Thoiry.
© Arthus Boutin

TRIEL-SUR-SEINE

Triel-sur-Seine - Triel-sur-Seine.
© Pack-Shot – Shutterstock.com
La commune de Triel est située sur l’une des boucles de la Seine,
où se trouvaient autrefois « trois îles » (probablement l’origine de
son nom). Au XIIIe siècle, sous le règne Philippe Auguste, on y
construisit un château dont il ne reste aujourd'hui que quelques pans
du mur d'enceinte. Du XVIIIe au XIXe siècle, Triel comptait parmi les
seize relais de poste entre Paris et Rouen où Louis XV, Madame de
Pompadour, Louis XVI, Marie Antoinette, Charles X et Louis-Philippe
firent étape au cours de leur voyage entre Paris et la Normandie.
L'endroit fut choisi pour son calme par Jacques II, dernier roi Stuart,
dont la légende veut qu’il y ait déposé des trésors considérables,
notamment sa couronne, emportés d’Angleterre après sa fuite en
1689. À partir du XVIIIe siècle, l'exploitation du gypse et de la pierre
à plâtre aggrandit la renommée de la commune. Puis le charme de
sa campagne attira, aux XIXe et XXe siècles, écrivains et poètes.
En 1970, c’est l’observatoire de Triel qui donna ses lettres de
noblesse à la ville : le groupe astronomique des Yvelines accueillit
tant de visiteurs que la municipalité décida d’ouvrir en 1991 le
premier Parc aux Étoiles d’Europe. Aujourd’hui, le petit village
accroché à flanc de coteau accueille les touristes avides de quiétude
et de beaux paysages.

Visite
ÉGLISE SAINT-MARTIN
Place de l'Église
Cette église était, au Moyen Âge, une étape du pèlerinage à Saint-
Jacques de Compostelle. Commencé au milieu du XIIIe siècle sous
le règne de Saint-Louis, l'édifice est bâti sur un ancien lieu de culte
mérovingien. Jusqu'au XVIe siècle, l'église fut remaniée et
complétée, ce qui explique son style composite teinté d’architecture
romane, puis gothique, et enfin Renaissance. Son plan intérieur est
irrégulier : la nef du XVe siècle est précédée d’un porche, le chœur
gothique raccordé par un arc en biais à un nouvel autre
Renaissance orné de gargouilles, et la tour centrale barlongue à la
croisée du transept. Les vitraux retraçant des scènes de la Bible et
le lutrin daté du XVIIe siècle sont remarquables, mais le caractère
original de cette église vient surtout de son chœur, construit au-
dessus du « Chemin du Roy » et qui forme une arche pour laisser
passer les piétons (seules deux autres églises en France possèdent
cette configuration). Elle est également connue pour posséder, sous
la voûte, une crypte d’un style très rare aux décors caractéristiques
du XVIe siècle, et qui a seulement de nos jours, trouvé une fonction
religieuse puisqu’on y célèbre des offices orthodoxes.

VILLENNES-SUR-SEINE
Villennes, dont le nom vient probablement d’une « villa » installée
sur un site de la période gallo-romaine, possède une histoire
relativement agitée, du fait de sa position géographique en bordure
de Seine. Le village fut régulièrement envahi par les ennemis
remontant le fleuve et il devra attendre la fin de la guerre de
Cent Ans, au milieu du XVe siècle, pour retrouver une certaine
tranquillité. Domaine doté d’un château à partir de la Renaissance,
de nombreux seigneurs s'y succédèrent jusqu’à la Révolution. Les
vignes et l’exploitation des carrières de gypse et d’argile assurèrent
la prospérité de la commune, qui se développa à partir du règne de
Louis XIV. Le XIXe siècle apporta de grands changements au
territoire, notamment avec la démolition et la reconstruction du
château, puis lors de l'urbanisation progressive de la commune.
Comme tout lieu de villégiature et de canotage, de grandes
propriétés bourgeoises y furent construites, marquant l’avènement
d’une époque faste et désinvolte, que viendront rompre les deux
guerres mondiales. Aujourd’hui essentiellement résidentielle,
Vilennes-sur-Seine offre un calme et un charme rares, fort
appréciés des Parisiens et des visiteurs de passage. Le petit centre-
ville, avec ses commerces de proximité, ses cafés et son marché
couvert entièrement rénové il y a peu, confère à Villennes-sur-Seine
le charme des villages yvelinois parsemés de demeures bourgeoises
au cachet indéniable.
Visite
CHÂTEAU DE VILLENNES
Rue Parvery
Construit au XVe siècle par Henri Perdrier, à l’emplacement d’une
ancienne construction détruite pendant la guerre de Cent Ans, le
château « Brinon-Perdrier », se composait d’un bâtiment principal de
trois étages et de trois communs disposés en carré, ouvert sur la
cour du château. Partiellement détruit après la Révolution, le
vicomte Charles d’Osmond le fait démolir puis le reconstruit au
début du XIXe siècle à l’emplacement des anciennes dépendances.
Plusieurs propriétaires s’y succédèrent, dont le plus illustre fut
certainement Jean Baptiste Paradis, un riche banquier parisien qui
transforma complètement son parc de huit hectares, l’agrémentant
d’une rivière anglaise, d’une grotte artificielle, d'une cascade et d’une
« serre chaude » protégeant des arbres exotiques. Vendu en
lotissements à partir de 1893, le domaine acheva sa déchéance
pendant la guerre de 1914, qui ne laissa intacts que l’aile gauche du
château et le fronton de sa partie centrale, encore visibles
aujourd’hui.
ÉGLISE SAINT-NICOLAS
Place de l'Église
Villennes obtient le statut de paroisse en 1007. Datant de la seconde
moitié du XIe siècle, son église est l'une des plus anciennes du
diocèse de Versailles et ne conserve que très peu d’éléments du
bâtiment originel. Ayant subi de nombreux dégâts pendant la guerre
de Cent Ans, de multiples restaurations et modifications furent
entreprises au cours des siècles suivants. Son sanctuaire fut ainsi
remplacé par un mur de chevet plat, sa nef terminée par deux
collatéraux ouvrant sur deux chapelles et son clocher rebâti au XVIe
siècle. Ravagé pendant la Révolution, l’édifice fut réaménagé vers
1828 et son portail reconstruit en 1875. Il faut noter ici la présence
de remarquables sculptures sur l’arc-doubleau et la beauté des
éléments décoratifs des chapiteaux, caractéristiques du style roman.
L’aspect calme et robuste du lieu confère à l’ensemble une
atmosphère propice au recueillement et à la contemplation du
magnifique tableau de la « Vierge à l’Enfant ».
SQUARE DU DOCTEUR FAUVEL ET GROTTE ARTIFICIELLE
Le square du Docteur-Fauvel est un agréable jardin à l'anglaise où le
paysagiste Louis-Sulpice Varé, qui travailla plus tard à
l'aménagement paysager du bois de Boulogne, fit construire en
1869 une grande grotte artificielle dotée d'une cascade sur le Ru,
dans l'ancien parc du château de Villennes dont il ne reste que les
vestiges. Il transforme l'ancien jardin à la française en un havre de
paix et de romantisme à l'anglaise devenu emblématique de la ville.
Il fait bon de s'y promener, bercé par le bruit de l'eau et le chant des
oiseaux.
ESCAPADES – DE 50 À 100 KM

BEAUVAIS

Beauvais - Beauvais
Beauvais - Maison Art Nouveau
© CT

L'aéroport de Beauvais-Tillé a beaucoup contribué à la reconquête


touristique de la magnifique préfecture de l'Oise, dont les riches
heures médiévales ont modelé une partie de la physionomie. Car
contre toute attente, les touristes attendant leur vol pour diverses
contrées à tarif lowcost, ont pris plaisir à profiter de leur stop à
Beauvais, récemment labellisée "Ville d'art et d'histoire. La première
surprise de Beauvais est la cathédrale Saint-Pierre qui élève vers les
cieux pommelés de Picardie le chœur gothique le plus haut au
monde (48,50 m !). Il faut donc entrer dans cette nef pour
comprendre que la foi de l'homme – au sens propre – peut déplacer
les montagnes, que l'on soit ou non chrétien, voire tout à fait athée.
L'on poursuit sa pérégrination par l'ancien palais épiscopal devenu
un fort bien agencé musée départemental et, contournant la masse
patriarcale de Saint Pierre, filer à la Galerie nationale de la
Tapisserie, afin de se rappeler que Beauvais comme une vingtaine
de villes du nord de l'Europe fut une de ces "villes drapantes" où l'on
tissait des étoffes de toute facture depuis le Moyen Age et où
Colbert au XVIIe siècle créa une manufacture. Après ces stops aux
visées culturelles ou artisanales très élevées, un baguenaudage
sans but, nez au vent s'impose au centre-ville afin de découvrir des
maisons Renaissance (pans de bois et étages en encorbellement).
La place Jeanne-Hachette qui porte le nom de l'autre Jeanne
célèbre de France (la première étant Jeanne d'Arc) ne sera pas
oubliée. Rappelons qu'en 1472, au cours de la guerre de Cent Ans,
Jeanne Laisné, armée d'une hachette, prit la tête de la résistance
contre les troupes de Charles le Téméraire qui assiégeaient la ville.
Face à la détermination des habitants, les quatre-vingt mille soldats
du duc de Bourgogne durent lever le camp. La cité célèbre cette
victoire et le courage de la jeune femme en juin de chaque année à
l'occasion d'une grande fête médiévale. Une occasion idéale de
venir à Beauvais et en profiter pour visiter la nouvellement restaurée
Maladrerie Saint-Lazare (léproserie du XIIIe siècle) sur une emprise
de 3 ha. Avec sa grange de 740 m2 dotée d'une magnifique
charpente de chêne, elle vous montrera que les anciens savaient
concevoir des établissements hospitaliers et avaient déjà imaginé le
"loft" ! Le jardin d'inspiration médiéval créé non loin de la grange est
un délice, d'autant que l'entrée est libre. Que demande le peuple ?
Venir à Beauvais, pour un jour, pour un envol de son aéroport, mais
surtout, mais aussi pour visiter la ville et encore les abbayes
charmantes et somptueux jardins à l'anglaise, à la française,
médiévaux,... qui constellent le Beauvaisis.

Les bonnes infos


COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION DU BEAUVAISIS
48, rue Desgroux
✆ 03 44 15 68 00
www.beauvaisis.fr
contact@beauvaisis.fr
L'intercommunalité a désormais passé le cap des 100 000 habitants
à la faveur d'un extension jusqu'au secteur de Crèvecoeur-le-Grand.
Il y a désormais 53 communes sur ce territoire qui mêle une ville-
préfecture et un territoire très rural. Le visiteur que vous êtes
retiendra que l'on retrouve sur le site de la communauté
d'agglomération les informations relatives aux transports, à la
culture et aux loisirs...
OFFICE DE TOURISME DE L'AGGLOMÉRATION DE BEAUVAIS
1, rue Beauregard
✆ 03 44 15 30 30
www.visitbeauvais.fr
contact@visitbeauvais.fr
A 200 mètres de la cathédrale, l'office de tourisme est bien situé,
plutôt bien agencé et il dispose à l'extérieur d'une borne tactile qui
est bien pratique en dehors des horaires d'ouverture. Vous trouverez
sur place une information de qualité et en quantité. Si le cœur de
Beauvais est un incontournable, n'hésitez pas à vous informer sur la
diversité des atouts de l'agglomération, avec un côté plus
champêtre, de beaux parcours de randonnée en forêt de Hez-
Froidmont ou encore le secteur de Crèvecœur-le-Grand avec son
petit train. Le site Internet est bien conçu, avec une approche ciblée
selon votre profil (couple, en famille, entre amis...). L'office de
tourisme vient d'avoir l'excellente initiative de créer un très beau
magazine qui vous permet de découvrir le territoire et ses acteurs
de manière plus vivante et plus intime. Cette revue est également
disponible en ligne. Côté pratique, on apprécie d'avoir accès au wifi
et à un spot de rechargement pour les smartphones et tablettes.
OISE TOURISME
22, place de la Préfecture
✆ 03 64 60 60 60
www.oisetourisme.com
contact@oisetourisme.com
Oise Tourisme est avant tout une bonne agence de développement,
de conseils aux professionnels et de réservations touristiques. S'il y
a quelques documentations intéressantes (cartes thématiques sur
l'Oise à pied, à vélo, en camping-car...), ce n'est pas un véritable
espace d'accueil. Le lieu est qui plus est excentré et pas facile à
trouver. Y faire un crochet présente donc peu d'intérêt. En revanche,
l'outil le plus utile pour le grand public reste le site Internet bien
complet. On notera également une belle présence sur les réseaux
sociaux avec des actualités et des publications attractives, c'est
surtout pour ça qu'on vous l'indique. Alors rendez-vous sur le web !

Visite
CATHÉDRALE SAINT-PIERRE
Rue Saint-Pierre
✆ 03 44 48 11 60
www.cathedrale-beauvais.fr
association.beauvais.cathedrale@orange.fr
Le chœur gothique le plus haut du monde ! C’est ce qui rend célèbre
la cathédrale de Beauvais. L'effet de verticalité est d’autant plus
impressionnant que le reste de l’édifice n’est pas achevé. Au XIIIe
siècle, Beauvais est à l'apogée de sa puissance et l'évêque-comte
Milon de Nanteuil décide de construire la plus haute et vaste église
du royaume, à la place de l'ancienne église (dont on peut voir
encore aujourd'hui une partie accolée à la façade ouest, et que l'on
appelle « la Basse œuvre »). Les travaux commencent en 1225. Le
chœur et le bas-côté oriental du transept sont terminés en 1272,
mais sa hauteur le fragilise, et en 1284, l'effondrement d'une partie
de la voûte marque les esprits. Vont alors commencer des travaux
de consolidation jusqu'en 1340 (et aujourd'hui encore des tirants de
bois traversent l'intérieur de l'édifice). Le chantier est ensuite
interrompu faute de financement et à cause de la guerre de
Cent Ans. De 1500 à 1550, sous la direction du renommé Martin
Chambiges, le transept est construit, chef-d'œuvre de l'architecture
flamboyante. Ses successeurs prennent l'initiative d'ériger une tour
lanterne (d'une hauteur de 110 m) à partir de 1563, forçant à l'arrêt
les travaux de la nef, qui avaient comme objectif de consolider la
construction. La tour est terminée en 1569, mais s'effondre au bout
de quatre années ! Sa dimension faramineuse est mise en cause,
tout comme le vent qui aurait fragilisé ses fondations. Faute de
fonds, la nef ne sera ensuite jamais réalisée. Si la Révolution
française a privé la cathédrale des statues qui ornaient son portail et
de bien des éléments de son décor intérieur, vous pouvez encore
admirer quelques peintures et des vitraux et l'horloge astronomique.
Elle fascine avec ses 52 cadrans et ses 68 automates jouant la
scène du Jugement dernier (ne manquez pas la nouvelle animation
qui met en valeur ses secrets). Vous apprécierez également l'un des
plus grands orgues de France.
Le spectacle Skertzò « Beauvais, la cathédrale infinie » est un
superbe spectacle de lumière qui met en valeur le portail sud.
Projections du 27 juin au 19 septembre 2020, les vendredis et
samedis soir à la nuit tombée.

CATHÉDRALE SAINT-PIERRE - Cathédrale Saint-Pierre de


Beauvais.
© Christophe Tellier
CHAPELLE SAINT-JOSEPH
3, rue Nully-d’Hécourt
✆ 03 44 84 51 57
www.saintjoseph-beauvais.org
Ce n'est pas le bâtiment le plus connu de Beauvais loin de là, et
pourtant cette chapelle néo-gothique construite en 1861 vaut
assurément le coup d'œil ! Elle était autrefois liée à l'ancien Institut
Normal Agricole de Beauvais, fondé par les Frères des écoles
chrétiennes en 1854, et aujourd'hui situé à l'extérieur de la ville sous
le nom d'Institut LaSalle Beauvais. C'est aussi le siège de
l'archiconfrérie de Saint-Joseph, créée en 1859 par Monseigneur
Claverie, alors jeune aumônier pour propager le culte de Saint-
Joseph. Attention, cette chapelle située en centre-ville n'est pas très
visible dans une rue moderne, de plus, elle reste méconnue des
Beauvaisiens si vous peinez à la trouver. Alors repérez bien la rue
sur le plan.
CHAPELLE SAINT-JOSEPH - Chapelle Saint-Joseph
© 2030-01-01T00 : 00 : 00.000
CLOÎTRE DE LA CATHÉDRALE
Au nord-ouest de la cathédrale Saint-Pierre
Le cloître actuel a été construit au tout début du XVe siècle, sous
l'épiscopat de Pierre de Savoisy. Au sud, la galerie méridionale qui
longe le bas-côté nord de la Basse-Œuvre est appelée « Galerie de
l'Evêque ». Elle se prolongeait jusqu'au palais épiscopal et était
constituée de pans de bois et de torchis. Le bâtiment situé à l'ouest
appelé Salle Saint-Pierre date vraisemblablement du XIe siècle car
son mode de construction présente des similitudes avec celui de la
Basse-Œuvre. Des travaux sont en cours pour y aménager un
espace muséographique dans lequel serait présenté le trésor de la
cathédrale.
COLLÉGIALE SAINT-BARTHÉLÉMY
A l'angle de la place Saint-Barthélémy et de la rue Saint-Pierre
Cette collégiale, fondée en 1037 le long du mur d'enceinte antique
qui renfermait la cité épiscopale à proximité de la porte du Chastel, a
connu un destin mouvementé ! Vendue comme Bien national à la
Révolution française, elle fut transformée en habitation puis
en magasin, subit un incendie puis fut partiellement détruite pendant
la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, on peut voir les ruines du
chœur gothique qui ont été restaurées et mises en valeur en 2007.
Situées juste à côté de l'office de tourisme et en face de la Galerie
nationale de la tapisserie, elles servent ponctuellement de lieu
d'exposition.
COLLÉGIALE SAINT-BARTHÉLÉMY - Collégiale Saint-
Barthélémy
© CT
COUVENT DES URSULINES
rue Vincent-de-Beauvais
Ce couvent voit s'installer en 1626 les religieuses des Ursulines par
la volonté du roi Louis XIII qui voulait « fonder une maison pour y
élever, instruire et catéchiser les jeunes filles ». Le couvent se situe
dans la rue de Vincent de Beauvais, qui était prieur et enseignait au
couvent des Dominicains au milieu du XIIIe siècle. Si les élégants
bâtiments blancs et en brique sont fermés au public, vous pouvez y
jeter un œil en passant dans la rue des Jacobins ou la rue Vincent
de Beauvais.

COUVENT DES URSULINES - Couvent des Ursulines


© CT
ÉGLISE NOTRE-DAME DE LA BASSE-ŒUVRE
Cathédrale Saint-Pierre
✆ 03 44 48 11 60
www.beauvais-cathedrale.fr
espaces.association@wanadoo.fr
Il ne reste que trois des neuf travées originelles de sa nef, mais
c'est l'un des rares vestiges d'inspiration carolingienne. Des fresques
devaient animer ses murs, on en a retrouvé divers fragments, dont
une tête d'homme d'une qualité remarquable à voir dans le trésor de
la cathédrale Saint-Pierre. L'édifice est construit suivant les
techniques de l'époque, avec des remplois gallo-romains, comme
les pastoureaux, ces petites pierres cubiques provenant des
monuments antiques. La façade, remaniée en 1050 après un
incendie, est éclairée par une vaste baie sur laquelle trois
personnages énigmatiques sont encastrés. Après un dernier
incendie en 1225, l'évêque et le chapitre décident d'élever une
nouvelle œuvre gothique, faisant disparaître son chœur et son
transept ; six de ses travées sont également détruites au XVIe
siècle lorsque Martin Chambiges bâtit son transept. L'arrêt des
travaux de la cathédrale Saint-Pierre en 1605 sauve les trois
dernières travées de la nef de la Basse-Œuvre, transformée alors
en église paroissiale. Vendue comme Bien national en 1794, elle est
rachetée par l'Etat en 1840 qui, après restauration, la rend au culte
en 1867.

ÉGLISE NOTRE-DAME DE LA BASSE-ŒUVRE - La Basse


Oeuvre et la Haute Oeuvre
© CT
ÉGLISE SAINT-ÉTIENNE
Rue de l’Etamine
✆ 03 44 48 11 60
association.beauvais.cathedrale@orange.fr
Edifiée aux XIIe, XIIIe et XVIe siècles, cette église est très tôt
devenue la paroisse de la commune de Beauvais. Elle marque de
façon remarquable la transition entre l'art roman et l'art gothique. Le
pignon du transept présente une rosace en forme de roue,
surnommée « la roue de la fortune » : elle montre que l'homme
arrivé au sommet de la gloire et de la richesse connaîtra bientôt le
déclin et la chute puisque la roue tourne... Au Moyen-Age, le maire
venait symboliquement y prêter serment de fidélité aux droits de la
commune. L'église Saint-Etienne possède de remarquables vitraux
datant du XVIe siècle, aux motifs historiques et religieux. Le plus
célèbre est l'Arbre de Jessé, réalisé par Engrand Le Prince, maître-
verrier beauvaisien très réputé à la Renaissance. A l'extérieur, on
vous conseille de prendre un peu de recul dans le coquet petit jardin
attenant, cela vous permettra de mieux apprécier les mélanges de
styles caractérisant l'édifice.
HORLOGE ASTRONOMIQUE
Rue Saint-Pierre
Cathédrale Saint-Pierre
Si la visite peut se faire librement, il serait fort dommage que vous
passiez à côté du nouveau système mettant en valeur ce chef-
d'œuvre. L'horloge astronomique en impose avec ses 12 m de haut,
ses 68 automates et ses 52 cadrans ! Ce joyau d'horlogerie a été
restauré en 2015, pour ses 150 ans. Vous pouvez désormais mieux
en comprendre son fonctionnement et ses secrets, grâce à une
animation de 35 min. Un audioguide vous explique en temps réel le
mouvement des automates ou des cadrans, et en parallèle, vos
yeux sont guidés par un jeu de lumières et des écrans vidéo (avec
des vues rapprochées pour voir les détails). En suivant les
automates, on oublie vite qu'on se trouve devant une horloge... On
apprécie la mise en scène de la superbe machine autour du thème
du Jugement dernier. On est ensuite admiratif devant les cadrans.
L'horloge centrale (sur 24h) a 52 min de décalage avec votre
montre, l'audioguide vous expliquera mieux que nous pourquoi. Les
autres cadrans indiquent la position des planètes ou la position des
étoiles à Beauvais et aux Antipodes... Juste à côté, vous trouverez
une autre horloge, moins majestueuse mais tout aussi rare.
L'horloge à carillon date du XIVe siècle, c'est la plus ancienne de ce
type à être encore en fonctionnement. Elle est intégrée à la pierre
de l'édifice !

HORLOGE ASTRONOMIQUE - Horloge astronomique


© CT
HÔTEL DE VILLE
Place Jeanne-Hachette
Au Moyen Age, la maison commune a connu différents
emplacements autour de la place Jeanne-Hachette mais elle est vite
devenue trop exigüe. En 1753, un Hôtel de ville est donc construit
dans des dimensions à la mesure de la renommée des tapisseries
de Beauvais, sur les plans de Bayeux, architecte du roi. Aujourd'hui,
seule l'imposante façade a échappé aux bombardements de juin
1940. Elle est scandée de pilastres ioniques et surmontée d'une
terrasse à balustrades. Sur le pignon central sont représentées les
armoiries de la ville. Ne manquez pas au 1er étage l'exposition
permanente de tapisseries dont une reproduction du Ciel de
Matisse.
LYCÉE FÉLIX FAURE
31, boulevard Assaut
✆ 03 44 48 64 64
Impossible de manquer cette majestueuse façade à l'entrée de
Beauvais ! Ce lycée très réputé accueillit ses premiers élèves en
1898. Il porte le nom d'un célèbre Président de la République qui fit
ses études à Beauvais. Ce bâtiment de style colonial, réalisé par
l'architecte Norbert Maillart, offre une belle perspective sur les
grandes statues des quatre maréchaux de la Seconde Guerre
Mondiale (Juin, Koenig, Leclerc et Delattre) du sculpteur Corréia et
sur le futur centre commercial du Jeu de Paume.
LYCÉE FÉLIX FAURE - Lycée Félix Faure et la Statue des
Maréchaux
© CT
MAISON GRÉBER
63, rue de Calais
Charles Gréber reprit la manufacture paternelle en 1899. Son goût
pour la couleur et le détail fait de lui un artiste reconnu dans cette
discipline, ce qui lui vaut la médaille d'argent lors de l'Exposition
universelle de Paris en 1900. Il fit décorer en 1911 la manufacture
familiale qui fut l'une des meilleures fabriques de céramique jusqu'en
1962. La façade de la demeure est splendide : elle regroupe de
beaux exemples des productions de l’usine, tant au niveau des
couleurs que des motifs, avec notamment des caméléons et des
batraciens. Le principal élément est un bas-relief en grès blanc
représentant un tourneur au travail et servant d'enseigne à la
boutique. La toiture aussi vaut le coup d'œil : elle se compose de
tuiles vernissées jaunes et bleues, disposées en losanges. Ce site
est un peu excentré par rapport aux autres points d'intérêt de la
ville. Mais la maison vaut le détour. Si la céramique vous séduit, un
beau circuit est proposé à l'office de tourisme, avec notamment
l'avenue Victor-Hugo ou la maison de la famille Gréber au 14, rue
Bossuet.
MALADRERIE SAINT-LAZARE
203, rue de Paris
✆ 03 44 15 67 62
www.maladrerie.fr
maladrerie@beauvaisis.fr
Classée monument historique, la maladrerie Saint-Lazare témoigne
de la magnifique architecture hospitalière du Moyen Age. Installé sur
un terrain clos de plus de trois hectares, le site conserve
plusieurs édifices remarquables : l’église romane, le logis gothique et
la grange (bâtiment exceptionnel par ses dimensions, sa qualité et
son authenticité). Construits aux XIIe et XIIIe siècles, ces bâtiments
accueillaient les lépreux (alors appelés « ladres », d'où le nom du
lieu) et les patients atteints par d’autres affections. Vendu sous la
Révolution, le lieu devient une simple ferme jusqu’au XIXe siècle. La
Maladrerie accueille également des manifestations comme le festival
du Blues autour du zinc en mars, le Rendez-vous aux Jardins en
juin, le festival d'arts de rue Malices et Merveilles le dernier week-
end d'août et le salon des potiers en novembre. Le jardin est aussi
un lieu bien agréable pour se détendre et flâner. Pour vous laisser
conter son histoire, profitez d'un système original : des "ombrelles
sonores", une belle idée ! Seul regret, le site est à la sortie de la
ville, un peu perdu dans un quartier sans grand intérêt.
MALADRERIE SAINT-LAZARE - Maladrerie Saint-Lazare
© CT
MANUFACTURE NATIONALE DE LA TAPISSERIE
24, rue Henri-Brispot
✆ 03 44 15 30 30
http://culture.beauvais.fr
On y accède depuis la zone d’activité n° 1 en franchissant un petit
pont sur le Thérain (itinéraire fléché).
La tapisserie ne se conjugue pas au passé, puisque la Manufacture
produit toujours de magnifiques pièces pour le Mobilier national, qui
seront ensuite exposées dans les ministères ou les ambassades
françaises. Les lissiers y perpétuent encore la technique de la
basse-lisse. Fondée en tant que Manufacture royale en 1664 par
Colbert, elle fut bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale, et
transférée aux Gobelins à Paris. Ce n’est qu’en 1989 qu’elle
retourna dans la capitale du Beauvaisis. Elle n'y retrouve pas son
site originel, mais s'installe dans les anciens abattoirs municipaux,
réhabilités pour accueillir l'ensemble des ateliers (magasin de laines
teintes, nuancier de plus de 14 000 couleurs, métiers à tisser,
bureau et bibliothèque). La mise en valeur de la tapisserie
beauvaisienne y est tout à fait réussie, mariée à l’art contemporain
par le concours d’artistes confirmés.

MANUFACTURE NATIONALE DE LA TAPISSERIE - Manufacture


de la tapisserie
© CT
PARC MARCEL-DASSAULT
211, avenue Marcel-Dassault
Derrière l'Aquaspace
✆ 03 44 79 39 80
Un poumon vert de 32 hectares qui résiste à l'extension de la zone
d'activité ! On y vient se ressourcer dans le jardin des roses, le
jardin sec, le jardin de terre de bruyère, le jardin à l'anglaise et la
prairie-verger. C'est aussi une bonne idée de balade en famille avec
un parcours de santé, des jeux pour les enfants, une ferme avec les
animaux de la basse cour et des ânes. Aux beaux jours, un kiosque
propose des gourmandises et des boissons. Le site s'est étoffé
l'hiver dernier avec l'ouverture d'une belle patinoire entre la piscine
et le tennis. Le parc porte le nom du célèbre fondateur du groupe
Dassault, qui fut aussi député de la circonscription de Beauvais de
1958 jusqu'à sa mort en 1986.

PARC MARCEL-DASSAULT - Parc Marcel Dassault


© CT
PARC SAINT-QUENTIN
Office National des Forêts
✆ 03 44 19 35 01
Appelé aussi forêt domaniale du Bois du Parc, il s'étale sur
800 hectares répartis sur Beauvais, Le Mont-Saint-Adrien,
Fouquenies et Goincourt. Durant la guerre de Cent Ans, entre
1420 et 1430, le Parc Saint-Quentin servait de refuge aux partisans
du roi de France. C'est désormais un agréable lieu de promenade
prisé des familles qui viennent y pique-niquer. Il y a un circuit de
1,4 km accessible aux personnes à mobilité réduite et plusieurs
circuits de VTT balisés. Ne manquez pas le chêne douglas, arbre
centenaire aux mensurations plus que respectables : 1,5 m de
diamètre et 35 m de hauteur ! Il se situe à 200 m du parking et de la
maison forestière du Rond-point.
PLACE JEANNE-HACHETTE
Place Jeanne-Hachette
Cette place, qui se trouve au cœur du centre-ville, est baptisée ainsi
en l'honneur de la jeune fille qui s'illustra contre les soldats de
Charles le Téméraire qui cherchaient à prendre la ville en 1472.
Avant les bombardements de juin 1940, elle était bordée de
charmantes vieilles maisons à pans de bois. L'Hôtel de Ville est le
seul bâtiment à avoir été épargné par la guerre et on peut admirer
sa jolie façade qui date du XVIIIe siècle. Sur la place, remarquez la
statue de Jeanne Hachette sculptée par Vital Gabriel Dubray et
inaugurée en 1851 par le prince Louis-Napoléon Bonaparte. La
place est aujourd'hui le centre névralgique de Beauvais, avec des
commerces et des brasseries où il fait bon manger en terrasse.
PRÉFECTURE DE L'OISE
1, place de la Préfecture
La Préfecture de l'Oise occupe ce bâtiment depuis 1823. Mais
auparavant, celui-ci a connu moult vicissitudes ! Il s'agissait en fait
de l'abbaye Saint-Quentin fondée en 1067 par l'évêque de Beauvais,
qui bénéficiait de gros revenus grâce aux moulins alentours. Mais
cette abbaye fut détruite par un incendie au XVIIe siècle entraînant
la reconstruction des édifices. Elle fut comme beaucoup d'autres
vendue comme Bien National à la Révolution Française et devient
une manufacture de toiles peintes avant d'accueillir la Préfecture.
LE QUADRILATÈRE
22, rue Saint-Pierre
✆ 03 44 15 67 00
http://culture.beauvais.fr
Le Quadrilatère vous offre un étonnant voyage dans le temps. Voisin
de la majestueuse cathédrale, il présente une architecture
ambitieuse des années 1970, intègre une tour de l’enceinte antique
et des remparts gallo-romains, tout en proposant une
programmation moderne et vivante. C’est un lieu de vie où
s’enchaînent les expositions, les rencontres et les dispositifs
d’accompagnement des publics autour des pratiques artistiques
contemporaines. C'est une nouvelle direction artistique qui office
pour rendre la programmation attractive pour le grand public. Parmi
les grands événements de l'année, il y a toujours les photaumnales,
une manifestation autour de la photographie qui se déroule de
septembre à janvier. La première partie de la rénovation du bâtiment
est désormais terminée, avant un chantier plus complet prévu ces
prochaines années.
QUARTIER ÉPISCOPAL
Autour de la cathédrale Saint-Pierre
Au Moyen Age, le quartier épiscopal correspondait déjà au cœur
historique de la ville. C'est aujourd'hui une démonstration éclatante
de la synthèse harmonieuse entre les architectures antique,
médiévale et gothique que connaît Beauvais. Ces dix dernières
années, le quartier épiscopal s'est complètement transformé après
avoir subi de gros travaux de rénovation. Les allées ont été élargies
et bien dégagées, ce qui permet de mieux apprécier les dimensions
vertigineuses de la cathédrale.
Le parvis, puis la façade sud de la cathédrale Saint-Pierre ont
été restaurés. Vous pouvez maintenant admirer la splendide façade
de style gothique flamboyant et sa rose de 11 m de diamètre !
L'intérieur est également remarquable avec l'horloge à carillon qui
fonctionne encore malgré son grand âge (elle date du XIVe siècle)
et l'horloge astronomique comprenant un mécanisme de
90 000 pièces. Notez que les personnes à mobilité réduite ont
désormais accès à la cathédrale grâce à un ascenseur intégré à la
Basse-Œuvre. Sur le parvis face à la cathédrale, se trouvent les
vestiges apparents de la Tour César qui abritait autrefois les cloches
de la cathédrale pendant son édification. Un cloître datant des XIVe
et XVe siècles se situe au nord-ouest de la cathédrale.
Notre-Dame de la Basse-Œuvre est la première cathédrale
connue à Beauvais. Il ne reste plus qu'un tiers de la nef car elle a
été en partie détruite pour construire la cathédrale Saint-Pierre, mais
elle reste un précieux témoignage de l'an 1000 et surtout c'est
l'occasion de voir cet exemple unique de deux cathédrales qui
cohabitent harmonieusement ! Juste à côté, les fondations de la
chapelle qui date du XIe siècle sont encore visibles.
Le Musée départemental de l'Oise témoigne aussi de la riche
histoire de Beauvais : l'édifice a été construit au XIIe siècle contre le
rempart antique, puis l'entrée a été fortifiée au XIVe siècle. Siège de
la Préfecture de 1811 à 1823, le palais épiscopal devient ensuite
siège de l'Evêché puis Palais de justice en 1846. Aujourd'hui, il est
en travaux de rénovation pour accueillir davantage de pièces. On
peut y découvrir notamment une riche collection de pierres et bois
sculptés datant du Moyen Age, des céramiques du Beauvaisis ainsi
que des peintures de la Renaissance au XXe siècle.
La Galerie nationale de la tapisserie installée au chevet de la
cathédrale offre un contraste saisissant par son aspect moderne
tout en horizontalité. Elle accueille des expositions temporaires
autour de ce savoir-faire ancestral qui existe depuis 350 ans sur
Beauvais !
En face, la collégiale Saint-Barthélemy vient elle aussi d'être
rénovée. Cet édifice fondé en 1037 longeait le mur d'enceinte
antique mais on n'en voit plus que le chœur suite aux
bombardements de juin 1940 et aux divers incendies.
QUARTIER ÉPISCOPAL - Quartier épiscopal
© CT
REMPART ANTIQUE
Rue Jean-Racine et rue Philippe-de-Dreux
On peut encore admirer une partie de l'enceinte antique qui date du
début du IVe siècle et fut construite pour protéger la ville des
invasions barbares. Les travaux effectués après la Seconde Guerre
mondiale ont en effet permis de dégager une partie de la muraille. A
l'époque, les fortifications entouraient une étendue de 10 hectares,
elles étaient confortées de tours carrées aux angles et de 14 tours
semi-circulaires. On y avait accès par deux portes (du Limançon et
du Chastel) situées à chaque extrémité de la rue Saint-Pierre. Un
bon prétexte à une balade de jour comme de nuit, car les éclairages
mettent bien en valeur leur restauration récente. Vous pouvez aussi
voir une partie de ces vestiges dans la Galerie nationale de la
tapisserie où elle a été habilement intégrée.
Deux marques rouges sont visibles sur le trottoir de la rue Philippe-
de-Dreux, de chaque côté de la rue Saint-Pierre, entre la Galerie et
la collégiale Saint-Barthélemy. Elles matérialisent les tours des
fortifications : on les appelle le « fantôme du rempart » !
TOUR BOILEAU
30, rue Têtard
Un endroit qui gagne à être connu car terriblement romantique, à la
confluence des rivières du Thérain et de l'Avelon. La tour fut
construite lors de la guerre de Cent Ans au XVe siècle à la demande
du maire de Beauvais, Boileau, pour renforcer les protections de
Beauvais au niveau de la porte Saint-Jean. C'est un « bâtiment-
pont » avec des vannes régulant le cours des rivières,
indispensables au travail des moulins alignés sur les rives. Au XVIIe
siècle, la tour devient un cachot pour les soldats espagnols qui
pillaient la région. Depuis sa restauration il y a quelques années, elle
sert de siège à l'Association des amis de Jeanne Hachette. Comme
de nombreuses villes fortifiées, le rempart a été démantelé au cours
du XIXe siècle pour laisser place à de grands boulevards et des
squares entourant le centre-ville.
TOUR BOILEAU - Tour Boileau
© CT
TOUR SAINT-LUCIEN
Rue Saint-Lucien
Quartier Notre-Dame-du-Thil
L'abbaye Saint-Lucien était l'une des plus puissantes de France
grâce aux nombreux droits et revenus dont elle bénéficiait. Sa
fondation est étroitement liée au culte de Saint-Lucien, envoyé par le
Pape pour convertir les païens du pays bellovaque. Poursuivi par les
Romains, il se réfugia au mont Mille où il subit le martyre de la
décapitation. A la Révolution Française, l'abbaye Saint-Lucien fut
vendue comme Bien national et servit de carrière de pierres. C'est
pourquoi il ne subsiste aujourd'hui qu'une partie de l'enceinte dont
une porte monumentale et une tour datant du XVe siècle,
agrémentée au XIXe siècle de mâchicoulis et de créneaux. A voir à
proximité l'église de Notre-Dame-du-Thil.
TOUR SAINT-LUCIEN - Tour Saint-Lucien
© CT

Produits gourmands
CHOCOLATERIE DE BEUSSENT
1, rue de la Taillerie
✆ 03 44 12 28 76
www.choco-france.com
Fondée en 1985, la maison de Beussent n'a plus rien à prouver en
matière de chocolat... Fabriqués de manière artisanale, dans le plus
grand respect de la matière première, ses produits ont un goût
caractéristique apprécié des connaisseurs. Les chocolatiers de
l'enseigne sont parmi les rares professionnels de France à maîtriser
la fabrication de A à Z : du choix des fèves de cacao jusqu'au
conchage, tout est fait maison. À noter que Beussent possède sa
propre plantation en Équateur ! N'hésitez pas à passer en boutique
pour découvrir les œuvres faites par ces artisans avec ce noble
matériau.
MAISON SAVARY
55, rue Desgroux
✆ 03 44 45 21 32
Une boulangerie familiale fondée en 1981, avec deux générations
d'artisans à votre service ! On vient de loin pour goûter le flan
beauvaisien à l'ancienne, dont Benoît Savary garde jalousement la
recette secrète... Ce produit a reçu des récompenses nationales et il
a même été reconnu comme étant la spécialité beauvaisienne en
2014. Les éclairs aux spéculoos ou au Carambar, tout comme la
pyramide de macarons, raviront les gourmands !
MON PARI GOURMAND
Rue Paul-Gréber
✆ 03 44 05 26 37
www.paris-caramels.com
info@paris-caramels.fr
Créée en 1957, Paris-Caramels vient de changer de nom, la société
s'appelle désormais Mon pari gourmand. Cette confiserie a décliné
une gamme de caramels de haute qualité, issue des matières
premières choisies avec soin, et élaborée à partir de recettes
audacieuses. Tous les produits sont certifiés Origine France
Garantie. La spécialité reste le caramel, il est fabriqué à partir de
beurre, de crème et de lait travaillés en cuisson lente pour
l'onctuosité, sans ajout de produits conservateurs. On retrouve aussi
des chocolats, des liqueurs, des pâtes de fruits et des pralinés. Pour
en savoir plus, il est possible de visiter les ateliers de la chocolaterie-
confiserie.
Autres bons plans
MARIE CHAPEAUX
16, rue des Jacobins
✆ 03 44 48 25 44
Une adresse assez singulière et reconnue à Beauvais, où l'on
s'arrête pour rechercher l'accessoire original qui complétera sa
tenue. Bibi, panama, béret, casquette, bonnet, chapeau de pluie ou
capeline... Marie saura vous conseiller et adapter au mieux votre
coiffe à votre style. Les hommes sont aussi concernés s'ils
cherchent une touche de raffinement. Vous trouverez également au
gré des saisons des éventails, des ombrelles, des gants, des
chaussettes et des parapluies.

BELLEGARDE
Si Lorris, la ville voisine, a son Roman de la Rose, Bellegarde a
également un lien étroit avec la célèbre fleur. Ici, plus de trois
millions de rosiers sont produits par an. La ville est le troisième pôle
de production de roses en France. Une activité développée ici il y a
plus d'un siècle et dont vous pourrez admirer quelques beaux
spécimens dans les roseraies du château, aménagées autour du
donjon, dont la construction s'est échelonnée entre les XIVe et
XVIIIe siècles. Chaque week-end de Pâques, la Foire aux Rosiers
est un rendez-vous très couru des amateurs. Sur fond de fête
foraine, des milliers de variétés de roses et d'autres espèces sont
en vente avec les conseils des pépiniéristes de la région. A la mi-
novembre se tient un marché des rosiéristes accompagné d'un
salon gastronomique et d'un marché aux vins. L'office de tourisme a
édité un guide de visite libre permettant de découvrir le patrimoine et
l'Histoire de Bellegarde. Retrouvez ce guide gratuitement à l'office
de tourisme de Bellegarde ou en version numérique sur le site
Internet www.bellegarde-45.fr.
Visite
CHÂTEAU
✆ 02 38 90 25 37
Cette belle demeure de briques et de pierres a été construite à la fin
du XIVe siècle pour Nicolas Braque, Grand Argentier de Charles V.
Le donjon fut, quant à lui, remanié au XVIIIe siècle par le Duc
d'Antin dont la mère était Madame de Montespan, seconde favorite
de Louis XIV. Au donjon et au logis initial furent adjoints les pavillons
à la Mansart et les jardins furent réaménagés. Voltaire fit un séjour
ici. Petite anecdote qui intéressera certains : il est possible de
pêcher dans les douves du château, peuplées de poissons typiques
de la région.
ÉGLISE NOTRE-DAME
✆ 02 38 90 25 37
Un magnifique porche sous une galerie à trois arcades se trouve à
l'étage inférieur de la façade ouest de cette église, construite à partir
de 1124. Il est classé Monument historique. Les tableaux situés
dans la nef ont appartenu au Duc d'Antin. On s'arrêtera devant la
réplique de la représentation de Sainte Martine, signée de Pierre de
Cortone, dont l'original se trouve au Louvre. Le Duc d'Antin l'avait
fait copier dans une version adaptée à l'histoire de Bellegarde. Ainsi,
la Vierge et l'Enfant Jésus sont accompagnés de Sainte Solange,
sainte patronne du Berry tout proche. De plus, on y voit les deux
premières favorites de Louis XIV posant l'une à côté de l'autre :
Madame de Montespan – mère du Duc d'Antin – a servi de modèle
pour la Vierge tandis que Louise de la Vallière incarnait Sainte
Solange.

BETON-BAZOCHES
Situé non loin de Provins, ce village, étalé sur le plateau briard,
dominant la vallée de l’Aubetin, dispose, avec les hameaux alentour,
de quelques curiosités et de bonnes adresses en matière de
produits du terroir. Au nombre des monuments locaux, sont à
visiter : l’église Saint-Denis, le monumental pressoir – vestige de la
vie âpre des travailleurs agricoles –, la halle, le lavoir et sa fontaine
– ancien lieu de pèlerinage. Le 2e dimanche d’octobre, Beton-
Bazoches fête son saint patron, saint Denis. Occasion est donnée,
avec la grande la fête du Cidre, de faire revivre les temps anciens. À
partir de l’amoncellement des pommes sur la place du village, le jus
est fabriqué comme au temps jadis et remporte un large succès
gustatif. L'attachement au passé de ce village en fait tout son
charme.

Visite
ÉGLISE SAINT-DENIS
✆ 01 64 01 06 72
De style gothique, trois nefs de cinq travées, bas-côtés à chevet
plat, sa construction remonte à la fin du XIIIe siècle. Elle renferme
de belles sculptures, en particulier celles sur les panneaux de bois
du tambour du portail qui datent du XIVe siècle et représentent des
scènes de la vie de la Vierge. A gauche du chœur aux boiseries du
XVIIIe siècle, un retable en pierre du XVIe siècle et des panneaux
de la même époque évoquent différents épisodes de la vie de la
Vierge. Sculptée, la chaire du XVIIe siècle représente quatre
évangélistes aux côtés de saint Pierre et saint Paul. Elle est classée
monument historique.
LE LAVOIR
Rue de Fontaine du Mont
Installé sur la rive de l'Aubetin, ce lavoir typiquement briard date du
siècle dernier. Lieu de rencontre des femmes qui venaient y laver
leur linge, il n'est plus utilisé à partir des années 1950, date de la
généralisation de l'adduction d'eau.

BOURRON-MARLOTTE
Bourron tire son nom du celte Borro signifiant source jaillissante,
aujourd’hui source Saint-Sévère, et Marlotte, du gallo-romain
« materia » – en latin – désignant un espace de bois de
construction. Ces deux villages n’en font qu’un, dans un dédale de
rues et de villas charmantes. Un charme qui a fait de Bourron et de
Marlotte un endroit recherché par les peintres paysagers. Les
plaques des rues indiquent nombre de grands noms des arts venus
ici : peintres, écrivains, musiciens, sculpteurs, cinéastes. L’histoire
artistique commence vers 1830 avec la venue de Caruelle d’Aligny
et Jean-Baptiste Corot, son ami, qui s’installent à Marlotte. Dans
leur sillage, bon nombre de leurs amis viendront de Barbizon, en
voisins, les visiter : Daubigny, Diaz de la Peña… D’autres les
rejoindront : Sisley, Renoir, Monet, Cézanne, Pissarro, Bazille…
Fréquentant les salons parisiens et alors qu’il vient de publier, en
1850, Scènes de la vie de bohème, Henri Mürger avait coutume de
dire : « Avez-vous vu Marlotte ? ». Il y attira ainsi ses amis,
Théophile Gautier, Emile Zola, Théodore de Bainville, Alfred de
Musset et George Sand. François Coppée s’installe à Marlotte,
Emile Zola écrit L’Assommoir à la célèbre Auberge Antony.
Cependant, après 1914, la musique, la littérature et le cinéma
prennent le pas sur la peinture. Grâce aux efforts conjugués de
Magda Tagliaferro et Jules Boucherit, la villa « La chansonnière »
devient un temple de la musique fréquenté par des artistes
prestigieux : Alfred Cortot, Ginette Neveu, Denise Soriano, et fait
écrire que Marlotte est une « cité du violon ». Le cinéaste Jean
Renoir tourna son premier film à Marlotte et y vécut près de vingt
ans. Parmi les villas habitées par des personnalités célèbres, citons
la maison Nicot dite la « Nicotière », « Les Glycines », « La Tour »

Les bonnes infos


BUREAU D'INFORMATIONS
Maison Monier
Rue du Général-Leclerc
✆ 01 64 45 88 86
L'ancien office de tourisme de Bourron-Marlotte a laissé désormais
la place à l'office de tourisme de Fontainebleau (✆ 01 60 74 99 99,
4, rue Royale 77300 Fontainebleau – ouvert tous les jours de 10h à
18h, sauf le dimanche en basse saison de 10h à 13h). Le bureau
d'informations de Bourron-Marlotte se situait pour sa part à
l'intersection des rues du Général-Leclerc et de la Libération. Se
renseigner par téléphone pour connaître ses horaires d'ouverture
durant la pleine saison.

Visite
CHÂTEAU HÔTEL DE BOURRON
16, avenue Blaise de Montesquiou
✆ 01 64 78 39 39
www.bourron.fr
bourron@bourron.fr
Construit à la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle sur les
fondations d’une forteresse médiévale, ce château fait de brique et
de pierre imite en cela la cour du Cheval Blanc du château de
Fontainebleau et ses magnifiques escaliers en fer à cheval. Déchu
du trône de Pologne en 1725, Stanislas Leczinski, est accueilli au
château. Sa fille, future épouse de Louis XV, y reçut le roi puis vint
souvent visiter ses parents. Aujourd'hui parmi les pièces maîtresses
on trouve une bibliothèque en boiseries du XVIIIe siècle, une salle à
manger aux tapisseries flamandes de la fin du XVIe siècle et un
poêle en faïence suisse-allemand orné de scènes de chasse et
d’allégories. En marge de la prestation de chambre d'hôtes qu'il
offre, le château de Bourron est donc aussi accessible à la visite
toute l'année (pour les groupes) pour celles et ceux qui souhaitent
connaître l'étonnante histoire de ce site et de ses bâtisses. Son
superbe parc de 40 ha offre quant à lui l'été et en semaine de beaux
moments de promenades romantiques.
L'ÉGLISE SAINT-SÉVÈRE
55, avenue du Maréchal-Foch
Probablement construite, au XIe siècle, sur le site d’un temple gallo-
romain, dédiée à Saint Sévère – patron des Tisserands – et Sainte
Avoie – vierge et martyre –, cette église possède un décor très rare
appelé « litre funéraire » peint sur les murs de la nef et les bas-
côtés. Il représenterait les armoiries de deuil d'Henriette de
Beringhen. L’orgue proviendrait d’un orgue de salon sur lequel aurait
joué Camille Saint-Saëns. Renseignements auprès de l’office de
tourisme.
MONUMENT OLIVIER DE PENNE
168, rue du Général-Leclerc
Il est érigé devant la maison où vécut le célèbre peintre paysagiste
et animalier, après avoir séjourné à Barbizon et être venu s’installer
à Marlotte après la guerre de 1870. Olivier de Penne est enterré au
cimetière de Bourron-Marlotte.

BRAY-SUR-SEINE
Capitale de la Bassée (région située à la frontière de la Seine-et-
Marne et de l'Aube), cette ville des bords de Seine trouve ses
origines vers l’An Mil, par l’établissement d’une charte confirmant la
propriété du domaine de Bray à Bouchard Ier de Montmorency. Un
palais, celui des ducs de Bourgogne, y fut construit, au XIIe siècle,
par Henri Ier, duc de Bourgogne. Bray appartint un temps à Henri V
d'Angleterre pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453). Jeanne
d'Arc passa à Bray avec Charles VII le 16 septembre 1429. Pendant
les guerres de religion (1562-1598), la ville passa sous l'égide du
duché de Nemours puis, jusqu'à la Révolution, c'est la dynastie des
Mortemart qui y régna. Le 4 septembre 1914, le général Franchet
d'Esperey et le général Wilson conçurent le plan de bataille de la
Marne en mairie de Bray-sur-Seine, qui était alors à l'emplacement
actuel du PMU. Aujourd’hui, le village a gardé ses rues pittoresques,
des maisons à pans de bois, l’église Sainte-Croix – collégiale Notre-
Dame –, la halle de 1842.
Visite
ÉGLISE SAINTE-CROIX
Place de l'église
✆ 01 60 67 10 11
www.bray-sur-seine.fr
mairiedebraysurseine@orange.fr
Probablement bâtie au Xe siècle, l'église Sainte-Croix a été plusieurs
fois détériorée (elle a notamment été incendiée en 978 par Bozon,
un brigand à la solde de l'empereur d'Allemagne Othon II). Sa
restauration est due à Henri Ier en 1165. Consacrée quatre ans plus
tard, après achèvement des travaux, par l’archevêque de Sens,
Guillaume de Champagne, elle est dédiée à la Sainte Croix. En
1174, Henri Ier crée un chapitre et l’église devient collégiale.
Aujourd’hui, les chanoines ayant quitté l’édifice, elle est redevenue
église Sainte-Croix. Jadis, tradition et superstition obligent, les
jeunes mariés en sortaient par la porte donnant sur la rue des
Épousées – rue Victor-Hugo –, une manière de rentrer dans la ville.
Côté structure, elle est de type plan allongé avec une nef à trois
vaisseaux complétée par des chapelles latérales et un chevet semi-
circulaire. Parmi les pièces intéressantes, citons les stalles (sièges
en bois situés de part et d'autre du chœur), le jubé (tribune séparant
le chœur de la nef), l'iconostase (séparation entre les lieux de
célébration et le reste de l'église), l'orgue, et les fonts baptismaux.

CHARTRES
Chartres - Chartres
© Petit Futé
Chartres - La médiathèque L'Apostrophe de Chartres, ancien
hôtel des Postes
© Jy Cessay – Fotolia

Au cœur de la Beauce, Chartres est célèbre pour sa cathédrale que


Rodin avait nommée « l'Acropole de la France ». La vieille ville se
compose de deux parties (la ville haute, autour de la cathédrale, et
la basse ville, aux bords de l'Eure et de ses bras) qui constituent un
ensemble remarquable de rues, ponts et édifices médiévaux et
Renaissance. Bien que plusieurs manifestations y aient lieu
régulièrement, c'est "Chartres en lumières" qui attire d'avril à
septembre le plus grand nombre de visiteurs.

Visite
CATHÉDRALE NOTRE-DAME
Place de la Cathédrale

✆ 02 37 21 59 08
www.cathedrale-chartres.org
coordination.cathedrale@diocesechartres.com
Au beau milieu des champs de blé semblables à une mer d'or
caressée par le soleil et le vent, s'élèvent les clochers asymétriques
de la Cathédrale de Chartres. Inscrite au patrimoine mondial de
l'UNESCO, elle rayonne par delà les frontières. Notre-Dame de
Chartres est tout à la fois un lieu de culte et un chef-d'œuvre
architectural. Souvent détruite par les incendies, et toujours
reconstruite avec la même magnificence, la cathédrale a traversé
les siècles et les guerres. Aujourd'hui encore, elle est en cours de
rénovation, à l'intérieur comme à l'extérieur. Mais l'on peut tout de
même admirer ses sculptures d'une finesse inouïe ; ses vitraux,
dont le bleu si lumineux a fait la renommée de Chartres ; sa crypte
aux dimensions incroyables ; son labyrinthe circulaire ; son
architecture incroyable où s'entremêlent les styles roman et
gothique... sans oublier le « Voile de la Vierge ». La cathédrale de
Chartres regorge de secrets, et pour vous permettre d'effleurer son
histoire, gravée dans la pierre de Berchères, le diocèse organise des
visites guidées extrêmement instructives.
CATHÉDRALE NOTRE-DAME - Le portail nord et le clocher Neuf
de la cathédrale Notre-Dame de Chartres
© OLIVIER.BOST – FILOPIX

Chartres, les fresques de Bel-Air


Office de tourisme de Chartres
8-10, rue de la Poissonnerie
✆ 02 37 18 26 26
www.chartres-tourisme.com
info@otchartres.fr
Cette voie vous amène jusqu'aux fresques de Bel-Air. Il aura fallu
neuf mois pour que les six artistes arrivent à recouvrir près de
4000 m2 de murs. Un travail titanesque qui a redonné vie à ce
quartier autrefois grisâtre. Place désormais aux couleurs
chatoyantes sous forme de divers trompe-l’œil : la première fresque
s’inspire de l’architecture de centre-ville avec les maisons à pans de
bois ; la seconde œuvre reprend le thème de l’identité de la Beauce
avec une grande scène de fauchage de blé ; une troisième
réalisation révèle une magnifique représentation de vitraux ; et enfin
la quatrième présente le parfum.
Tarif : gratuit
Durée : 2h.
Difficulté : facile.

Chartres, les fresques de Bel-Air - La cathédrale domine la ville


de Chartres
© Stéphan SZEREMETA
CHEMIN DE MÉMOIRE
✆ 02 37 90 45 80
www.chartres-tourisme.com
info@otchartres.fr
L'Eure et Loir et Chartres sont historiquement liées au personnage
de Jean Moulin, qui a été préfet dans le département. Une stèle
visible place des Epars, qui représente une main tenant un poignard
éclairé en bleu-blanc-rouge- à la nuit tombée, évoque son passage à
Chartres et ses actes de résistance. Cette sculpture est une des
étapes du chemin de mémoire qui traverse le centre ville du
boulevard Chasles à la Butte des charbonniers. En suivant les
repères dorés présents sur le sol de l'esplanade de la Résistance
placée sous le signe de De Gaulle, les visiteurs rendront hommage
aux héros de la Libération et aux enfants euréliens morts au front
avec le monument aux morts. Une stèle moderne et colorée est
venue compléter ce parcours il y a quelques années pour les morts
d'Algérie. Elle est installée sur la Butte des Charbonniers.
CLOCHER NORD DE NOTRE-DAME DE CHARTRES
Cloître Notre-Dame
www.cathedrale-chartres.org
visitecathedrale@diocesechartres.com
Achevée seulement en 1513, la flèche Nord donne toute son
envergure à l'édifice, en s'élevant à 112 mètres dans le ciel. Et l'on
peut visiter ce clocher, pourvu que l'on soit courageux. Car il faut
gravir pas moins de 300 marches pour pouvoir profiter d'une vue
imprenable sur Chartres et ses environs. La Beauce et ses champs
de blé miroitants s'étendent sous nos yeux ébahis, et la frontière
entre terre et ciel semble s'effacer.
CLOCHER NORD DE NOTRE-DAME DE CHARTRES - Le portail
nord et le clocher Neuf de la cathédrale Notre-Dame de
Chartres
© OLIVIER.BOST – FILOPIX

CRYPTES DE NOTRE-DAME DE CHARTRES


24, Cloître Notre-Dame
✆ 02 37 21 75 02
www.cathedrale-chartres.org
Plongez dans les cryptes de la cathédrale à l'occasion de ces visites
guidées très (voire trop) rapides, le temps d'apprendre quelques
dates qui ont marqué l'histoire de la Cathédrale et de ses
reconstructions successives. Vous découvrirez trois chapelles
romanes et quatre gothiques, ainsi qu'une fresque mystérieuse,
avant de descendre dans l'impressionnante crypte Saint-Lubin,
datant du IXe siècle et au dessus de laquelle a été édifié le chœur
de l'actuelle cathédrale. Vous pourrez aussi vous pencher au dessus
du puits celtique, dit des Saints Forts, auquel sont rattachées mille
légendes.
ÉGLISE SAINT-AIGNAN
Place Saint-Aignan
Si Saint-Aignan était évêque de Chartres au début du Ve siècle, il ne
reste pas rien de l'église préromane qui se trouvait là à l'époque,
détruite par les incendies successifs. L'église que l'on peut voir
aujourd'hui a été construite au XVIe siècle, dans une architecture
gothique tendant vers la Renaissance. Si cette église vaut le détour,
c'est pour sa tourelle reliée à l'édifice par un arc-boutant, mais aussi
pour ses fresques intérieures datant de 1866 : le vert, le rouge, le
jaune et l'or s'y entrelacent avec harmonie.
ÉGLISE SAINT JEAN-BAPTISTE DE RECHÈVRES
Rue de la paix
Pour qui veut marcher sur les pas de l'abbé Franz Stock, cet artisan
de l'amitié franco-allemande en pleine guerre mondiale, l'église
Saint-Jean-Baptiste de Rechèvres est un passage obligé. C'est là
que le prêtre du Séminaire des Barbelés est inhumé depuis 1963.
Dans cette église moderne, bien loin du gothique flamboyant de la
cathédrale, plusieurs planches dessinées racontent l'histoire de
Franz Stock. Le meilleur chemin pour accéder à l'église depuis le
séminaire des Barbelés est de suivre la promenade des bords de
l'Eure et de remonter par le parc des Grands Prés.
ÉGLISE SAINT-PIERRE
Place Saint-Pierre
Bâtie entre les XIe et XIIIe siècles, sur le site d'une abbaye
bénédictine plus ancienne encore, l'église Saint-Pierre est
remarquable pour son architecture gothique et ses magnifiques
vitraux du XIVe siècle. Récemment rénové, son intérieur est
particulièrement lumineux, et le calme qui y règne participe au
charme muet de cette église. Et si le silence sied à ce lieu, la
musique lui va à ravir : ponctuellement, l'église accueille des
concerts de musique classique, d'orgue ou de gospel... et la
résonnance des notes sur les parois de pierre est délicieusement
envoûtante. Enfin à la tombée de la nuit, en été, l'église Saint-Pierre
revêt ses habits de lumière : éclairés de l'extérieur, ses murs se
parent de couleurs vives, tandis que ses vitraux sont éclairés de
l'intérieur... l'ensemble est harmonieux, et très esthétique.

ÉGLISE SAINT-PIERRE - L'église Saint-Pierre


© Jy Cessay – Fotolia
JARDIN DE L’ÉVÊCHÉ
1, Tertre Saint-Nicolas
✆ 02 37 18 26 26
www.chartres-tourisme.com/vivez/loisirs/parcs-et-jardins
communication@chartres-tourisme.com
Accès par les portails Sud et Nord de la cathédrale, ou par le tertre
Saint-Nicolas.
Ce magnifique jardin public, descendant en trois ensembles de
terrasses depuis le chevet de la cathédrale jusqu’à l’Eure, offre l'une
des plus belles vues sur la ville basse et la Beauce alentour. Idéal
pour s'asseoir sur un banc à l'ombre des arbres ou pour s'allonger
un moment sur l'herbe douillette, tandis que les enfants apprécieront
de courir dans le « labyrinthe » de calcaire et de verdure que la
terrasse supérieure surplombe... En faisant cette halte, ne manquez
pas l’ancien évêché qui abrite désormais le musée des Beaux-Arts.

JARDIN DE L’ÉVÊCHÉ - L'ancienne chapelle Sainte-Foy


© Jy Cessay – Fotolia

JARDIN D'HORTICULTURE
39, avenue d'Aligre
✆ 02 37 21 36 98
www.chartres-tourisme.com
communication@chartres-tourisme.com
Calme et volupté sont au rendez-vous dans ce jardin, légèrement
excentré du cœur historique sans en être trop éloigné. Façonné dès
1886 par la Société d'Horticulture d'Eure-et-Loir, et notamment par
l'architecte paysagiste Eugène Heurtault, ce jardin est aujourd'hui
classé parmi les 200 plus beaux jardins de France. En se promenant
dans ses allées, on comprend aisément pourquoi. Le murmure des
voitures s'estompe face à la magnificence des espèces arboricoles
venues des quatre coins du monde. Une douce poésie règne dans
cet arboretum, et ses petits ponts en fers forgés blancs lui donnent
un caractère irrésistiblement charmant... Ce joli jardin d'horticulture
mérite d'être (re) découvert.

JARDIN D'HORTICULTURE - Le jardin d'horticulture de Chartres


© Ségolène Roze – Fotolia
PARC ANDRÉ GAGNON
Boulevard Charles Péguy
✆ 02 37 21 02 24
www.chartres-tourisme.com/vivez/loisirs/parcs-et-jardins/parc-andre-
gagnon-1360798
communication@chartres-tourisme.com
Deux hectares de massifs fleuris et de pelouses vertes où l'on
s'installe volontiers, le temps d'une pause à l'ombre des grands
arbres... bienvenue au parc André Gagnon, qui vous accueille dans
ses allées de gravillons roses et sur ses étendues d'herbe verte.
C'est un endroit agréable au pied du boulevard Charles Péguy, où
l'on peut admirer une roseraie riche en variétés, en parfums et en
couleurs, puisque 65 rosiers différents s'y côtoient. Pour les tout
petits, il y a une aire de jeux, et pour les plus grands, un panier de
basket.
PARC DES BORDS DE L’EURE
Pont de la Courtille
✆ 02 37 91 03 65
A l'ombre des grands arbres et auprès de l'Eure qui s'écoule
tranquillement, ce joli parc fleuri vous ouvre ses portes pour un
moment de détente, une petite promenade ou un déjeuner sur
l'herbe digne des peintures impressionnistes. Les enfants pourront
s'amuser sur l'aire de jeux qui leur est réservée, rendre visite aux
animaux qui sont élevés ici, ou jouer une partie de minigolf... et les
plus grands apprécieront la tranquillité et le charme de ce coin de
verdure à deux-pas du centre-ville.
LA PORTE GUILLAUME
Rue de la Porte Guillaume
De la Porte Guillaume et de sa barbacane, il ne reste que quelques
ruines. Dans ce cas, me direz-vous, pourquoi en parler ? Eh bien,
tout simplement parce qu'après avoir sondé la population chartraine,
la municipalité a décidé de reconstruire cet édifice moyenâgeux,
avec les moyens de l'époque. Mais avant, place aux fouilles
archéologiques. Depuis le mois d'août 2010, la barbacane a d'ores
et déjà livré nombre de ses secrets aux archéologues médiévistes...
Et ce n'est pas fini. Construite au XIVe siècle par Guillaume de
Ferrière, vidame de Chartres, cette porte accueillait autrefois les
voyageurs venus de Paris, mais surtout, elle a joué un grand rôle
défensif durant les guerres de Religion, avant de troquer son utilité
militaire pour une fonction plus ornementale dès le XVIIe siècle.
C'est dans la nuit du 15 au 16 août 1944, à l'approche des armées
américaines venues libérer la ville, que les Allemands ont détruit
dans leur fuite ce magnifique ouvrage de fortification. En 2011,
l'office de tourisme organisait des visites guidées portant, entre
autres, sur l'histoire de la porte Guillaume. Peut-être seront-elles
renouvelées en 2012... Renseignez-vous !
SÉMINAIRE DES BARBELÉS
36, rue des Bellangères
Le Coudray
✆ 06 15 17 52 14
www.franz-stock.org
Classé à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques
depuis 1995, le séminaire des Barbelés est un lieu indéniablement
chargé d'histoire. Entre 1945 et 1947, ce bâtiment a accueilli sous la
direction de l'abbé Franz Stock (1904-1948) près d'un millier de
prêtres et de séminaristes allemands ou autrichiens, qui étaient tous
des prisonniers de guerre au sort incertain. Ils firent du bloc CM
101 une chapelle, et l'ornèrent de fresques. Aujourd'hui, il est
possible de visiter ce bâtiment et d'appréhender directement ce
témoignage unique. Se rendre là-bas, c'est aussi comprendre
l'humanisme et la grandeur d'âme de l'abbé Franz Stock en
perpétuant sa mémoire.
L’EGLISE SAINT-LAZARE
Lèves
On y admire un « mur de lumière », superbe vitrail de Gabriel Loire
qui raconte mille ans de l’histoire de Lèves.
Produits gourmands
AXIANE MEUNERIE
6, rue Charles Tellier
CS 100008
✆ 02 37 88 78 87
www.axiane.com
Axiane Meunerie est un des leaders de la fabrication et de la
commercialisation de farine en France. Elle privilégie l'emploi de
céréales et d'ingrédients d'origine française, et transforme ses
produits en France comme en témoigne le logo du label Origine
France Garantie sur certains produits. Certifications Label Rouge et
Indication Géographique Protégée (IGP). Elle est aussi membre de
l'association Produit en Bretagne et possède le label Agriculture
Biologique Eurofeuille pour certaines de ses farines.
Histoire. Les origines d'Axiane Meunerie remontent à 2009 via
l’association de quatre grands groupes meuniers : les Grands
Moulins de Chartres, le Moulin du Coutelet, le Groupe AMO et les
minoteries Cantin. C'est grâce à un savoir-faire ancestral qu'Axiane
Meunerie a su se spécialiser dans tous les métiers de meunier.
Axiane est la filière meunerie du groupe Axéréal, le premier
collecteur de grains en France. Depuis le 1er juillet 2015, celui-ci a
uni ses activités de meunerie à celles de Dijon Céréales, premier
groupe coopératif agricole de Bourgogne Franche-Comté, formant
ainsi le deuxième groupe meunier sur le marché.
Emploi. Axiane Meunerie, c’est aujourd’hui 600 collaborateurs,
10 moulins (Caen, Chartres, Gallardon, La Jarrie, Vivonne, Reuilly,
Maure-de-Bretagne, Semblançay, Vincelles et Saint-Maurice-sous-
les-Côtes), 6 plateformes logistiques et 7 bureaux commerciaux qui
commercialisent 420 000 tonnes de farine par an.
Les produits. Les 10 moulins, pilotés par près de 250 personnes,
produisent une large gamme de farines conventionnelles (à travers
les marques Banette et La Croquise) et de farines biologiques
(Lemaire) : farine de froment, farine de seigle, farine de blé, farine
de lin brun, farine de blé à la meule de pierre... Elles sont élaborées
selon un cahier des charges précis et rigoureux répondant aux
exigences de la boulangerie artisanale. Axiane produit également
des farines en sachet comme la farine de sarrasin (blé noir) de la
marque Tréblec, reconnue par Produit en Bretagne.

CHÂTEAU-LANDON

Château-Landon - Château-Landon
© Seatravel – iStockphoto.com
Le Rocamadour du Gâtinais, ainsi nommé pour ses fortifications
accrochées au sommet de la falaise et ses jardins suspendus qui
surplombent le Fusain, est un ancien oppidum gaulois – lieu fortifié
–, devenu place forte au Moyen Âge. Sa véritable histoire
commence sous les rois capétiens. Foulques IV le Réchin ou le
Querelleur, né ici en 1043, ouvre la dynastie anglaise des
Plantagenêts. Ancienne étape du pèlerinage de Saint-Jacques-de-
Compostelle, la cité se compose de « deux villes » expliquant ce
riche passé. A l’est, la ville forte, jadis contenue dans les remparts, a
gardé ses vestiges datant du Moyen Age : les petites rues aux
maisons du XVIe siècle, la Tour Madeleine, les deux poternes nord
et sud, la tour porche Saint-André, une partie du chemin de ronde et
des remparts, la tour de l’église Saint-Thugal, l’abbaye Saint-
Séverin. À l’ouest, la ville neuve, plus étendue, comporte l’Hôtel-
Dieu, l’église Notre-Dame, l’ancienne cave des Templiers, et
regroupait toutes les activités commerciales dévolues aux
marchands, artisans et bourgeois. En bas, coule le Fusain dont les
berges sont ponctuées de ponts, moulins à foulons ou à tan et dix-
sept lavoirs. Au temps de sa splendeur économique – XIVe siècle –,
la ville, grand centre de fabrication de draps, comptait parmi les dix-
sept villes drapantes du royaume.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME GÂTINAIS VAL-DE-LOING – BUREAU
DE CHÂTEAU-LANDON
6, rue Hetzel
✆ 01 64 29 38 08
http://tourisme.chateau-landon.com
tourisme@ccgvl77.fr
Cet office du tourisme propose, en particulier pour les groupes et
sur réservation, de nombreux circuits de découverte de la cité et des
environs, via des prestataires spécifiques. Ces circuits permettent
d'intégrer notamment le repas (convivial) du midi, et la visite de lieux
représentatifs de la région. Des randonnées peuvent aussi être
effectuées, à pied ou à vélo, selon des circuits préétablis et très
simples à trouver et à suivre (fichiers PDF à télécharger). L’office
propose également des permis de pêche inter-fédéraux (valables
dans 73 départements) et offre une carte détaillée des principaux
sites à visiter pour les visites individuelles. D'autres informations
sont bien entendu disponibles, telles les dates des principales
manifestations culturelles dans la ville et dans ses environs.

Visite
ANCIENNE ABBAYE ROYALE SAINT-SÉVERIN
Rue de Saint-Séverin
Le roi Childebert Ier (497-558) fit construire une basilique vers
545 qui devint par la suite l'abbaye royale de Saint-Séverin. Elle fut
occupée par des chanoines de l'ordre de Saint-Augustin à partir du
XIIe siècle. L'édifice fut sujet à transformations à la fin du XVe
siècle. Durant la Révolution, elle fut en partie détruite et vendue.
Restaurée et transformée, elle est aujourd'hui une maison de
retraite. Côté architecture, elle se compose notamment d'une
chapelle terminée par un chevet polygonal épaulé par des
contreforts à ressauts (visibles depuis la rue de la Ville-Forte). Les
murs latéraux sont épaulés par des contreforts à ressauts et percés
par des baies en arc brisé. La toiture est en ardoise à double pente
et à croupe polygonale (sur le chevet). Hélas, ce superbe édifice
n'est pas visitable... Tout au plus peut-on l'admirer depuis les ruelles
adjacentes, mais quel spectacle !
ÉGLISE NOTRE-DAME DE L’ASSOMPTION
De construction romane – XIe siècle – l’église offre un contraste
étonnant entre la nef et le bas-côté gauche de construction romane,
aux piliers trapus, et son transept et son chevet du XIIe siècle qui
marquent l’époque de transition romano-gothique. Le gothique
apparaît dans le bas-côté droit du XIIIe siècle en arc de cercle et
ses hautes baies qui laissent entrer la lumière. La tour-clocher,
unique dans la région, évoque les campaniles italiens et domine le
pays alentour du haut de ses 57 mètres de hauteur. Edifiée dans la
pierre calcaire du pays, dure, elle est le témoin du savoir-faire et de
la précision du travail des compagnons tailleurs de pierre.
LE GRAND LAVOIR COMMUNAL
Appelé le lavoir de Beaupoivre et à découvrir en se promenant sur
les rives du Fusain, cet ancien lavoir témoigne de la vie quotidienne
jadis : les lavandières et le bruit de leurs battoirs, leurs rires, etc. La
lessive terminée, elles devaient remonter la côte en poussant une
brouette chargée de linge encore lourd d'eau mal essorée. Un
superbe édifice rural dont la beauté architecturale vaut le détour.
A noter : le long des sentiers de Château-Landon, on peut
apercevoir pas moins de dix-sept lavoirs (dont treize partiellement
restaurés) ainsi qu'un ancien moulin.
LES POTERNES
La poterne est un passage ouvert dans un rempart. Au nord de la
ville forte, ce passage donne accès à la Vallée sèche. Dans le
rempart sud, le passage conduit vers la vallée du Fusain. L'escalier
par lequel on y accède longe la façade de l'ancienne basilique Saint-
Thugal (dont il ne reste aujourd'hui que le clocher). Dominées par le
chemin de ronde qui longe toute la façade de la ville, elles
complétaient les entrées principales de la ville qui elle, devaient être
dotées d'un pont-levis.

CHÂTEAU-THIERRY
Château-Thierry - Château-Thierry
Cette région du sud de l’Aisne décline les plaisirs sur une large
palette, des productions de champagne de la vallée de la Marne aux
plateaux du Tardenois, des souvenirs de Paul Claudel ou La
Fontaine aux châteaux de Condé-en-Brie ou de Fère-en-Tardenois.
Le château de l’intitulé se rapporte aux fortifications féodales de la
ville, qui deviendra un lieu de résidence des comtes de l’Aisne au
Moyen Age. Comme beaucoup d’oppidums de l’Aisne, la ville fut
considérée tout d’abord importante pour son intérêt militaire et sa
position défensive, avant de devenir un enjeu pour les seigneurs
désireux de s’approprier un territoire si intéressant. Entre les
batailles, les maladies et les aléas de l’existence, la ville continue
son expansion, entre l’agriculture et le commerce (Paris n’est pas
loin). Après les dures épreuves des guerres européennes, la cité
millénaire doit son revirement à l’implantation d’industries
(agroalimentaires, champagne…) pour le moins salvatrices.
L’histoire de Château-Thierry est intimement liée à la rivière Marne
qui traverse la ville, dominée par la butte de son château. Le clocher
de Saint-Crépin, le beffroi de la Tour Balhan et les ardoises de
l’Hôtel de ville émergent du paysage. Une balade dans la ville
emmène aussi vers la Porte Saint-Pierre, les remparts est, la statue
de Jean de La Fontaine et les jardins… La ville est classée « trois
fleurs ». En février 1814, la campagne de France passe par le sud
de l’Aisne. Napoléon et ses troupes, à peine 100 000 hommes, y
repoussent les armées russes, prussiennes et autrichiennes. De
Champaubert à Château-Thierry, par Vauchamps et Montmirail, le
souvenir de ces combats s’égrène au long d’une route touristique et
historique balisée, « la Route des Quatre Victoires ».

Les bonnes infos


MAISON DU TOURISME LES PORTES DE LA CHAMPAGNE
2, place des Etats-Unis
✆ 03 23 83 51 14
www.lesportesdelachampagne.com
contact@lesportesdelachampagne.com
La Maison du Tourisme Les Portes de la Champagne est animée
par une équipe dynamique qui travaille en assurance qualité. Elle
propose une cinquantaine de visites guidées, sur réservation
préalable, concernant le cœur de ville et l'ensemble du territoire.
Elles sont axées, notamment, sur le patrimoine de Château-Thierry,
la mémoire des évènements passés, les artistes du terroir... ainsi
que les quatre saisons du champagne. Elle promeut aussi
efficacement les activités de randonnée du Conservatoire d'Espaces
Naturels de Picardie, la visite de la maison de Camille et Paul
Claudel à Villeneuve-sur-Fère, la découverte des peintures du
château de Condé... D'autre part, elle gère les réservations pour des
"week-ends Escapade" aux Portes de la Champagne à seulement
une heure de Paris ! Enfin, son espace de 120 m², entièrement
scénographié, assure une promotion touristique complète de
l'ensemble du territoire. Pour bien démarrer votre séjour, n'hésitez
pas à y faire une halte : elle vous sera, assurément, quel que soit
votre centre d’intérêt, fort utile !

Visite
EGLISE SAINT-CREPIN
L'édifice a été détruit par les Anglais en 1429. L'église actuelle est
donc le résultat de sa reconstruction en 1487. Elle présente la
particularité d'avoir été implantée en dehors des murs de l'enceinte
urbaine. L'église est de style gothique tardif, et a été construite
selon le plan d'une basilique. Du côté de la rue Saint-Crépin on peut
observer un portail remarquable, orné, réalisé au XVe siècle. Dans
le choeur, des statues réalisées en 1825 par le sculpteur Gauthier
attirent également le regard.
MÉMORIAL AMÉRICAIN DE LA CÔTE 204
Route du Monument
A 3 km à l'ouest du centre de Château-Thierry, par la D1003.
Surplombant la ville de Château-Thierry, ce monument commémore
l’engagement des troupes américaines en 1914-1918. Situé sur la
cote 204, à 3 km à l’ouest de Château Thierry, le monument offre
une vue étendue de la Vallée de la Marne. Quel panorama ! Le
monument, constitué d’une imposante double colonnade, domine
une terrasse paysagée. D’un côté, de grandes statues symbolisant
les Etats-Unis et la France unis par une longue amitié et de l’autre
un aigle d’une dimension impressionnante. Sous cette sculpture est
gravé : « le temps ne ternira pas la gloire de leurs exploits ». Au-
dessous, une grande carte retrace la progression de forces
américaines à partir du 18 juillet 1918 et une table d’orientation
indique les directions et les distances des Points d’intérêt historique.
MUSÉE JEAN DE LA FONTAINE
12, rue Jean-de-la-Fontaine
✆ 03 23 69 05 60
www.musee-jean-de-la-fontaine.fr
La maison natale de l'écrivain, construite en 1559 (qu'il vendit à
53 ans pour monter à Paris), abrite le musée qui lui est consacré.
C'est en 1876 que la maison se transforma en musée à la gloire du
fabuliste, grâce à la Société Historique et Archéologique de la ville
de Château-Thierry. Le cabinet de travail de La Fontaine peut y être
observé, au premier étage. Les heureux visiteurs redécouvrent enfin
toutes les fables grâce à d'innombrables supports : dessins,
gravures, peintures ou objets d'art. Bienvenue dans l'univers d'un de
nos plus grands écrivains !
LA PORTE SAINT-JEAN
Château médiéval
Rue du Château
Allée Victor-Gardeur
✆ 03 23 83 51 14
www.chateau-thierry-tourisme.com
Véritable forteresse autonome, située à l’Est de l’enceinte fortifiée
donnant accès au château, l’édifice se compose de deux massives
tours de plan rectangulaire formant galeries, terminés à l’Est du côté
de l’attaque par des éperons à angle droit. Ces deux éléments
défensifs, cantonnent le passage d’entrée sans le couvrir
complètement, afin d’assurer une défense en vue directe.
« L’existence d’éperons triangulaires, l’appareil à bossages des
maçonneries, le sas découvert montrent que cette porte est
l’aboutissement des recherches menées par les ingénieurs royaux, à
la fin du XIIIe siècle. La porte Saint-Jean se place dans la lignée des
portes d’Aigues Mortes et de Carcassonne dont elle reprend, en les
améliorant, les caractères » (Jean Mesqui, Ile de France Gothique).
VESTIGES DU CHÂTEAU MÉDIÉVAL
Cours Renan
Rue du Château
✆ 03 23 83 51 14
www.lesportesdelachampagne.com
Implanté au cœur de la cité des Fables, le Chasteau de Thierry est
un des fleurons de ce qu'on appelle l'architecture défensive
médiévale. Voilà plus de mille ans que cet impressionnant édifice
domine la vallée de la Marne. Il possède les plus grandes cuisines
médiévales d'Europe que vous pourrez visiter en 3D, grâce à une
application de réalité augmentée. Le parc arboré de plus de
2 hectares est ouvert toute l'année et propose une grande variété
de roses. Vous pourrez également assister à un spectacle de
fauconnerie (d'avril à septembre) qui ravira petits et grands.

Produits gourmands
CHAMPAGNE LETE-VAUTRAIN
11, rue des Semars
✆ 03 23 83 05 38
www.champagne-lete-vautrain.com
contact@lete-vautrain.com
La famille Baron-Fuenté a repris en 2011 l'exploitation créée dans
les années soixante par Liliane Vautrain et Robert Lété. Mais le
savoir-faire demeure. Sont élaborés des champagnes, en brut ou
demi-sec, traditionnel, rosé ou millésimé, élaborés à partir des trois
cépages champenois : le pinot meunier et noir, ainsi que le
chardonnay. Il y a de quoi se régaler dans ces caves et vous auriez
tort de vous en priver. Ce champagne a été primé plusieurs fois, une
raison de plus pour le déguster.
CHAMPAGNE PANNIER
23, rue Roger Catillon
✆ 03 23 69 51 30
http://www.champagnepannier.com
ecorgie@champagnepannier.com
C'est Louis-Eugène Pannier qui a fondé cette marque en 1899.
Cette maison de champagne abrite de magnifiques caves
médiévales de plus de deux kilomètres, creusées dès le XIIe siècle
et uniques en Champagne. Participez à la visite que propose
l'enseigne dans les méandres de ce labyrinthe souterrain, agréable
moment qui se solde par une dégustation des précieuses bulles.
Vous pourrez y découvrir ses cuvées réputées titulaires de
nombreuses récompenses lors de divers salons agricoles de
référence telles que ses "Grand Classique" Brut Sélection, Demi-Sec
Séduction, Extra-Brut Exact ou Brut Rosé. La découverte de ce
patrimoine exceptionnel est accessible à tous !
CHOCOLATERIE DE BEUSSENT
3, rue du Général de Gaulle
✆ 03 23 69 53 37
www.choco-france.com
Fondée en 1985, la maison de Beussent n'a plus rien à prouver en
matière de chocolat... Fabriqués de manière artisanale, dans le plus
grand respect de la matière première, ses produits ont un goût
caractéristique apprécié des connaisseurs. Les chocolatiers de
l'enseigne sont parmi les rares professionnels de France à maîtriser
la fabrication de A à Z : du choix des fèves de cacao jusqu'au
conchage, tout est fait maison. À noter que Beussent possède sa
propre plantation en Équateur ! N'hésitez pas à passer en boutique
pour découvrir les œuvres faites par ces artisans avec ce noble
matériau.

COMPIÈGNE
Compiègne - Compiègne
Compiègne - L'Hôtel de ville de Compiègne a un aspect
gothique qui dénote dans la région.
© Catherine FAUCHEUX

Comme toute grande cité picarde, Compiègne peut s'enorgueillir


d'un passé glorieux et tumultueux qui couvre plus de mille ans
d'histoire de France, attesté par de nombreux vestiges gallo-
romains, mérovingiens, des édifices religieux et royaux de la
Renaissance, classiques, premier ou second Empire. Également des
lieux de mémoire liés à des redditions et tragédies contemporaines.
Car Compiègne est un incroyable lieu de rencontre ! Les
Mérovingiens combattirent sur le site de Compiègne, y prêtèrent
serment et y signèrent traités. Jeanne d'Arc y fut capturée par les
Bourguignons en 1430. Au XVIIIe siècle, l'on y signa les traités
conclus avec la République de Gênes pour le rattachement de la
Corse à la France. Louis XV et le dauphin y accueillirent Marie-
Antoine. Napoléon y rencontra Marie-Louise pour la première fois.
C'est dans un quartier de Compiègne proche de la forêt, que
séjourna Coco Chanel au Château de Royallieu, auprès du
propriétaire Etienne Balsan qui l'initia aux us et coutumes de la
bonne société qui lui serviront toute sa vie pour comprendre ses
commanditaires et s'en faire accepter. C'est dans la forêt de
Compiègne, dans un wagon au milieu de la clairière de Rethondes
que fut signé l'armistice de 1918. Et dans ce même lieu, celui du
22 juin 1940... A Compiègne encore que les nazis installèrent un
camp de transit et d'internement de juin 1941 à août 1944 à
Royallieu, qui est devenu depuis 2008, le « Mémorial de
l'internement et de la déportation ». La ville, ses alentours et sa forêt
ont gardé des traces de ces événements exceptionnels qui vous
permettront au fil de vos sensibilités artistiques et historiques de
choisir vos périples pour des heures et des jours d'émerveillement,
de remémoration ou de réflexion. L'on y visitera bien sûr, le Palais
impérial construit sous Louis XV, devenu résidence d'automne sous
le Second Empire. Les Appartements royaux et impériaux y sont
somptueux, surtout la magnifique chambre de l'Impératrice d'un
écarlate enivrant. L'on ne négligera pas le Musée du Second Empire
ni celui de l'impératrice Eugénie, le Parc et son jardin à l'anglaise
admirable. Une visite au Musée Antoine Vivenel, amateur d'art
éclairé qui rassembla une superbe collection d'œuvres de l'Antiquité,
de la Renaissance et de l'art de son temps, s'impose également.
Avec pour point de ralliement, le superbe Hôtel de ville, vous
découvrirez le charme historique de l'espace piétonnier. Suivez par
exemple les rues Napoléon, des Lombards, des Cordeliers. Faites
une halte devant l'ancien grenier à sel et la vieille cassine du XVe
siècle. Prenez ensuite par la place Saint-Jacques, puis la place du
Change, et faites un détour par la place du Marché-aux-Herbes, et
plus loin, un stop devant cette très belle maison à arcades place
Saint-Clément. Enfin, vous envisagerez le lendemain une ou des
balades aux parcs et jardins. Le parc de Songeons, bien
évidemment, au gré de ses belles arcades de cloîtres, derrière le
musée Vivenel, jusqu'aux ruines d'un ancien couvent de Jacobins,
vers le Jardin de senteurs, avec ses 80 espèces et des panneaux
en braille accessibles aux non-voyants. Les amateurs d'hippisme
seront tentés par les courses tenues à l'hippodrome du Putois, ou
plus joliment « de Compiègne » en pleine forêt, ou plus
sérieusement un arrêt « N'oubliez jamais » au Mémorial de la
déportation. Au sortir, laissez-vous tenter par une méditation
bucolique, à la très belle Abbaye – Forteresse de Saint Jean aux
Bois, véritable havre de paix. Paix et conscience que les amateurs
de randonnées intelligentes feront fructifier par les balades
écosystèmes et biodiversités organisées par l'ONF. A Compiègne, il
faut au moins deux belles et grandes journées pour apprendre,
s'émerveiller, respirer, et prendre son temps. Le temps, pourquoi
pas, de pousser à 15 km de là, vers le Château de Pierrefonds,
l'incroyable re-création par le célèbre architecte Viollet-le-Duc pour le
compte de Napoléon III, d'un château-fort du Moyen Age à partir
des ruines d'un édifice du XIVe siècle.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME
Place de l’Hôtel-de-Ville
✆ 03 44 40 01 00
www.compiegne-tourisme.fr
tourisme@agglo-compiegne.fr
Votre découverte peut s'appuyer sur la nouvelle application mobile
« Compiègne et sa région ». Téléchargeable gratuitement, elle
permet de retrouver des circuits comme ceux qui vous emmènent
sur les traces de Jeanne d'Arc, des deux empereurs ou de l'as du
pilotage Georges Guynemer. Vous y retrouverez également les
manifestations ou expositions du moment, tout comme des bons
plans. Dans l'espace d'accueil de l'office, vous trouverez une table
tactile pour vous aider à organiser votre séjour. Vous pouvez
également repartir avec des souvenirs à l'effigie de Napoléon ou des
emblématiques Picantins. L'office de tourisme a également
désormais une boutique liée aux produits locaux et des événements
éphémères vous permettent de bien coller au patrimoine local. Pour
bien marquer son identité et vous orienter, l'office de tourisme a
installé un poteau de forêt emblématique devant l'entrée (vous
trouverez l'explication dessus). A l'intérieur, un grand présentoir
représente élégamment le Palais impérial, sur la droite une grande
carte avec des photos et des magnets favorise un conseil
personnalisé. Enfin, un système innovant (et local) détecte votre
profil et vous propose des contenus adaptés sur l'écran à l'entrée.
© Compiègne Tourisme

Visite
BIBLIOTHEQUE SAINT-CORNEILLE
Place du Change
✆ 03 44 41 83 75
www.bibliotheques.compiegne.fr
bibliotheques@mairie-compiegne.fr
Après plusieurs années de travaux de restauration, la
bibliothèque Saint-Corneille a été inaugurée début 2011 par le
ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, dans ce magnifique
cloître qui date du XIVe siècle. Créée officiellement en 1806, cette
bibliothèque possède une collection patrimoniale riche de plus de
66 000 documents très divers (manuscrits, livres imprimés, titres de
presse ancienne, dessins, lithographies, cartes et plans, partitions,
photographies, cartes postales) du XIIe au XXe siècle. Outre la
beauté du site (n'hésitez pas à aller feuilleter votre livre dans
l'apaisant jardin du cloître), la bibliothèque organise régulièrement
des rencontres avec des écrivains, des projections de films
documentaires, des soirées lecture de contes et des mercredis
musicaux (concerts des élèves du conservatoire municipal).
CHÂTEAU DE COMPIÈGNE
Place du Général-de-Gaulle
✆ 03 44 38 47 00
https://chateaudecompiegne.fr/
palais.compiegne@culture.gouv.fr
Impressionnant par ses dimensions, il abrite trois musées de grand
intérêt. Vous trouverez assez facilement cet édifice élégant dont
l'atout le plus singulier est d'être situé en centre-ville, tout en
marquant l'entrée de la plus belle forêt de la région. Cette vue sur le
massif n'est pas une coquetterie mais elle est liée à l'intérêt des
têtes couronnées pour le magnifique terrain de chasse qui s'offrait à
eux. Le plus assidu fut Louis XV, il confia à Jacques-Ange Gabriel le
soin de reconstruire le château. Napoléon lança des travaux pour
recevoir en 1810 sa future épouse Marie-Louise. Mais c'est
Napoléon III qui fit de Compiègne sa résidence de prédilection. De
fait, le château possède de superbes pièces et une riche histoire à
découvrir. On notera que l'équipe du château s'efforce de renouveler
ses approches, avec notamment une grande exposition événement
chaque hiver. Enfin, vous ne pouvez pas passer un côté d'un tour
dans le grand parc (dont l'accès est gratuit). Très photogénique
avec ses fleurs, ses statues et ses grands arbres, il offre une
ouverture sur la forêt que vous n'avez pas le droit de manquer.
CHÂTEAU DE COMPIÈGNE - Palais impérial de Compiègne.
© Christophe Tellier

HÔTEL DE VILLE
Place de l'Hôtel de Ville
Il ressemble peu à l’image que l’on se fait des beffrois de la région,
puisque cet Hôtel de Ville présente une élégante architecture typique
du gothique flamboyant du XVIe siècle. L’édifice fut restauré dans le
courant du XIXe siècle sous l'impulsion de Napoléon III. Chaque
quart d’heure, vous entendrez sonner les cloches. Regardez au-
dessus de l’horloge, ce sont trois personnages qui sont dévolus à
cette tâche. Symboles de la ville, les trois « Picantins » s’appellent
Langlois (en rouge), Flandrin (en bleu) et Lansquenet (en vert). Ce
sont en fait les trois ennemis traditionnels de la cité : l'Anglais, le
Flamand et l'Allemand. Ils ont été condamnés à « piquer le temps »,
ce qui en patois picard s’est ensuite transformé en "Picantins".
L'intérieur de l'édifice n'est visible que lors de visites organisées, on
peut alors y découvrir notamment la très belle salle du conseil
municipal. Elle est ornée de neuf tableaux retraçant l'histoire de la
ville. Sur la place, vous retrouverez un beau manège pour les
enfants et une statue de Jeanne d'Arc, faite prisonnière en 1430 à
un kilomètre de là, de l'autre côté de la rivière.

HÔTEL DE VILLE - L'hôtel de ville de Compiègne.


© Christophe Tellier
MÉMORIAL DE L'INTERNEMENT ET DE LA DÉPORTATION
Camp de Royallieu
2 bis, avenue des Martyrs-de-la-Liberté
✆ 03 44 96 37 00
www.memorial-compiegne.fr
aurelien.gnat@memorial-compiegne.fr
Le caractère émouvant de ce mémorial est d’abord lié à une
particularité : il est in situ ! Il se déploie dans 3 des 25 baraquements
initiaux d'un camp d'internement et de déportation. On retrouve
même à l’extérieur la sortie d’un tunnel d’évasion. La muséographie
très réussie est également à la hauteur. Elle nous immerge dans
l’histoire de ce site où, durant la Seconde Guerre mondiale, des
prisonniers ont transité avant d’être envoyés dans des camps nazis.
D'une manière très émouvante, plus de 48 000 noms de déportés
ont été inscrits sur les murs du Mémorial début 2020 (il s'agit, par
rapport à la précédente version, d'une mise à jour avec 4 700 noms
supplémentaires liés à des travaux de recherche). Seul camp
français administré par les Allemands, le site regroupait des
prisonniers politiques, des civils américains et russes, et des juifs.
En complément, vous pourrez voir en gare de Compiègne un wagon
qui a été utilisé pour la déportation. Il vient d'être rénové et se situe
sur la droite du premier quai. L'équipe du Mémorial envisage
d'ailleurs de réaliser un jalonnement jusqu'au wagon historique d'ici
la fin 2020.
MÉMORIAL DE L'INTERNEMENT ET DE LA DÉPORTATION -
Salle 3 du Mémorial.
© SHRYVE

MUSÉE DE L'ARMISTICE
Clairière de l'Armistice – Mémorial de l'Armistice
Route d'Aumont
✆ 03 44 85 14 18
www.musee-armistice-14-18.fr
wagon.armistice@wanadoo.fr
RN31 à 6 km du centre de Compiègne.
Le site a été médiatisé mondialement à l'occasion du Centenaire de
l'Armistice de la Première Guerre mondiale. Pour l'occasion, la
Clairière et la dalle sacrée ont été rénovées. Après vous être
imprégné de l'atmosphère poignante du site, ne manquez pas la
visite du Musée de l'Armistice. Il a été complètement rénové et
garde en point d'orgue la réplique du wagon où a été signé
l'Armistice. Le nouveau parcours est très pédagogique, avec des
textes clairs, des cartes, des objets bien mis en valeur et des vidéos
très accessibles. Si vous avez déjà vu ce musée, n'hésitez pas à le
redécouvrir, il est méconnaissable ! Ce musée présente aussi un
épisode historique un peu moins connu : l'Armistice du 22 juin
1940 signé ici entre le IIIe Reich et le Gouvernement de Philippe
Pétain. Nous vous conseillons de feuilleter le livre d'or (disponible à
l'arrière du wagon), la série des grands noms internationaux est
impressionnante !
MUSÉE DE L'ARMISTICE - Intérieur du wagon du Musée de
l'Armistice.
© Musée de l'Armistice

PARC DU CHÂTEAU DE COMPIÈGNE


Place du Général de Gaulle
✆ 03 44 38 47 02
http://chateaudecompiegne.fr/decouvrir/le-parc-et-le-jardin-des-
roses
Le projet initié en 1752 de "jardin à la française" pour achever le
réaménagement de la demeure royale n'a pas eu le temps de voir le
jour avant la Révolution. Et c'est Napoléon Ier qui en 1806 va
réimpulser les travaux pour transformer ce parc en un berceau de
verdure et d'élégants pavillons qui s'étend jusqu'à la forêt et l'allée
des Beaux Monts. Une collection d'une trentaine de sculptures en
marbre inspirées de l'Antiquité se découvre au fil des allées. A ne
pas manquer : le jardin aux roses qui est ouvert de la fin mai à la mi-
juin, mais vous pouvez aussi découvrir les grenadiers aux troncs
torsadés, les massifs floraux ou encore le hêtre pourpre planté sous
Napoléon III. Un lieu très prisé des amoureux et des amateurs de
pique-nique. D'autres parcs méritent le détour à Compiègne : le parc
Debayser du côté du Mémorial de Royallieu, le parc des Remparts
non loin du château, et le parc Songeons en face de la tour Jeanne
d'Arc, baptisée ainsi en hommage à l'héroïne capturée de l'autre
côté de l'Oise le 23 mai 1430.
THÉÂTRE IMPÉRIAL
3, rue Othenin
✆ 03 44 40 17 10
www.theatre-imperial.com
billetterie@theatre-imperial.com
Le Théâtre impérial bénéficie d'une qualité acoustique
exceptionnelle, il est même qualifié comme l'une des scènes les plus
parfaites du monde par d'illustres musiciens. Si l’édifice commandé
par Napoléon III demeure inachevé (sa construction commencée en
1866 est arrêtée au moment de la guerre contre la Prusse), le
Théâtre impérial tel qu’il nous a été transmis s’impose pourtant
comme une œuvre architecturale d’intérêt majeur. Il se distingue
d’abord par ses dimensions singulières (son ouverture de scène de
13 mètres en fait l’égal du Théâtre du Châtelet à Paris), et ensuite
par son système ingénieux de constructions métalliques pour les
parties supérieures du bâtiment. Après une mise en sommeil quasi-
totale de près de 120 ans, le théâtre a pu être terminé et ouvrir
en 1991, pour devenir un lieu reconnu internationalement pour la
qualité de sa programmation. Un très bel ouvrage de photos vient
de lui être consacré. Vous pouvez aussi en découvrir les coulisses et
les sous-sols à l'occasion d'événements ou expositions, de quoi
avoir un regard différent sur ce lieu exceptionnel.

Produits gourmands
CHOCOLATERIE DE BEUSSENT LACHELLE
5, place de l'Hôtel-de-Ville
✆ 03 44 40 66 48
www.choco-france.com
commande@choco-france.com
La chocolaterie a été fondée en 1985 par Bruno et Alain De Rick, à
Beussent, dans le Pas-de-Calais. En 1994, les De Rick font
l'acquisition d'une ancienne ferme à Lachelle, près de Compiègne, et
y installent une seconde chocolaterie : l'entreprise adopte dès lors le
double nom. Les deux fabriques travaillent artisanalement avec un
souci rigoureux de la sélection des ingrédients et du respect des
produits. Depuis 2006, la chocolaterie possède sa propre plantation
en Équateur. Beussent Lachelle est engagé dans une démarche de
développement durable et de commerce équitable. Toutes les
étapes sont effectuées par les artisans de la chocolaterie : du choix
des fèves au conchage en passant par la torréfaction. Vous trouvez
dans les boutiques de l'enseigne d'excellents bonbons de chocolat,
des tablettes, du chocolat à la casse, et des figurines originales…
Nous avons un faible pour les ganaches parfumées au Cointreau. Si
vous voulez sortir du chocolat, la boutique propose de bons pains
d'épice aux fruits.
Autres adresses : 1 rue Taillerie - Beauvais (ouvert du mardi au
samedi de 10h à 12h30 et de 14h30 à 19h) • 15, rue Apport-au-Pain
– Senlis (ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h30 et de 14h à
19h) • 41, rue Monelieu – Lachelle
MÉLINE
10, rue Solférino
✆ 03 44 86 57 30
La queue sur le trottoir ne trompe pas, cette boulangerie-pâtisserie
s'est vite construit une excellente réputation. On y vient chercher les
délices concoctés par Carlos de Oliveira, qui fut désigné Meilleur
ouvrier de France. Ici tout est bon, mais avouons un (grand) faible
pour les éclairs. Les classiques au café et au chocolat sont
délicieux. Si vous cherchez de nouvelles saveurs, les éclairs du
moment (fraise, caramel beurre salé...) ne déçoivent jamais et
surprennent toujours. Les flans à l'ancienne sont un régal, comme
les galettes à la frangipane ou les croissants du moment. Plus
simplement, la baguette Méline attire la clientèle d’habitués et c'est
le choix des meilleurs restaurants de la ville. Dernier argument, il est
fréquent que le personnel offre une chouquette aux enfants, pour
leur plus grand plaisir !
LES PICANTINS
15, rue Jean-Legendre
✆ 03 44 40 05 43
Les « Picantins », ce sont les trois personnages qui tapent sur les
cloches du beffroi de l’Hôtel de ville presque voisin. Ils ont donné
leur nom à cet établissement indéboulonnable et à sa spécialité :
trois noisettes grillées enrobées de chocolat et de nougatine
(attention toutefois si vos dents sont fragiles). Les Picantins se
vendent en boîtes (de 100 grammes à un kilo) ou à l’unité. Nous
préférons une autre spécialité : une ganache au chocolat noir
parfumée aux écorces d’orange confite. Ce sont les Marjories,
comme le prénom de la patronne. Vous pouvez aussi vous laisser
tenter par les rochers compiégnois, des pralinés feuilletés avec du
riz soufflé. Les macarons et les délicieuses pâtisseries sont
également réputés, et à juste titre ! En revanche, nous vous
avertissons que cette qualité et cette originalité sont répercutées sur
les tarifs.

COULOMMIERS

Coulommiers - OFFICE DE TOURISME DE COULOMMIERS –


PAYS DE BRIE
© OFFICE DE TOURISME

Coulommiers est une cité briarde à l’histoire riche et mouvementée,


dont témoignent ses nombreux monuments historiques. Son identité
est fortement marquée par son terroir, plus particulièrement par le
célèbre fromage qui porte son nom. La ville garde une atmosphère à
la fois tranquille et vivante qui fait tout son charme. Les petits
commerces ont subsisté, et pour gage de sa vitalité, il s’en crée
régulièrement de nouveaux. Les mercredis et les dimanches, la
place du Marché, récemment rénovée avec ses solides maisons
blanches, se couvre des étals des marchands. La ville, traversée
par le Grand Morin et tout un réseau de canaux et de rivières, que
l’on peut remonter en barque, conserve encore de nombreux
vestiges de son passé, dans la ville haute comme dans la ville
basse. On y trouve encore de belles bâtisses à colombages et leurs
enseignes en fer forgé autour de la place du Marché ou le long des
berges du Morin traversé par de nombreux ponts de pierre. Dans le
parc des Capucins si joliment fleuri, on peut visiter l’église des
Capucins, devenue musée. L’ancienne prison en forme d’église,
pour rappeler aux détenus qu’ils devaient expier leurs fautes, a été
réaménagée en bibliothèque municipale, elle est isolée sur son île,
tout comme les ruines de l’ancien château où Mme de Lafayette
place l’intrigue de « La princesse de Clèves » … Sur les hauteurs de
la ville, la commanderie des Templiers – ensemble templier le mieux
conservé d’Ile-de-France – et son jardin médiéval rappellent
l’importance de la place à cette époque. Réputée dans le monde
entier pour son fromage, la ville organise chaque année du vendredi
au lundi des Rameaux la foire internationale aux Fromages et aux
Vins.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DE COULOMMIERS – PAYS DE BRIE
7, rue du Général-de-Gaulle
✆ 01 64 03 88 09
http://tourisme.coulommiers.fr
off.tourisme@coulommiers.fr
Très facile à trouver à côté de l’hôtel de ville et de la Poste, l’office
de tourisme offre un bel espace où obtenir toute la documentation
sur Coulommiers et ses environs, les dates des manifestations, les
visites à effectuer (visites de la ville, sentier d'interprétation nature,
visites via la location d'une Rosalie, de barques), les parcours VTT
et de randonnée, les horaires d'ouverture de certains monuments,
etc. L’accueil est charmant et les questions trouvent des réponses,
ce qui est bien l’essentiel. C'est aussi depuis ce lieu que l'on peut
réaliser des visites plus thématiques, du centre-ville notamment.

Visite
COMMANDERIE DES TEMPLIERS
1, avenue Foch
Ville-Haute
✆ 06 23 58 56 11
ampcoulommiers@gmail.com
La Commanderie de Coulommiers est fondée vers 1173. Elle est
alors la propriété des chevaliers du Temple, jusqu'en 1307, période
de leur arrestation. Elle est à la fois résidence des moines soldats,
lieu de formation militaire, espace de prière, et même domaine
agricole ! Après la chute du Temple, elle est donnée en 1312 aux
chevaliers de l'ordre de Malte. Occupée pendant plus de quatre
siècles par les Hospitaliers (hommes de bonne volonté qui
soignaient les croisés et les pèlerins), elle devient jusqu'au XVIe
siècle un ensemble de bâtisses et de jardins amenés à se
transformer au fil du temps en une simple ferme. En 1790, elle est
saisie et revendue quelques années plus tard comme bien national.
Au cours des XIXe et XXe siècles, elle apparaît comme une ferme
anodine, revendue à de multiples reprises. Le site est racheté par la
municipalité de Coulommiers au milieu des années 1960. Puis elle
est sauvée par l'association des Amis du Musée du Papier qui se
lance dans un long travail de restauration réalisé par des bénévoles
passionnés. Aujourd'hui ses logis, sa chapelle, sa grange et son
jardin d'inspiration médiévale contrastent vivement avec les
immeubles du voisinage et l'hôpital situé juste à côté. C'est à partir
du printemps qu'on profite au mieux de son jardin florissant de
plantes et de fleurs esthétiques (garances, pastels, menthes-coq,
saponaires, etc.), pour une promenade agréable.
PARC DES CAPUCINS
13, rue du Général-de-Gaulle
✆ 01 64 03 86 21
www.coulommiers.fr
off.tourisme@coulommiers.fr
Situé en plein centre-ville, ce parc est l’un des plus beaux d’Ile-de-
France. Réalisé entre 1950 et 1960 sur l’emplacement du château
de la duchesse de Longueville construit au début du XVIIe siècle et
de ses jardins, on y trouve de petits ponts à emprunter, de vieilles
pierres, vestiges de l’aile est du château, les douves, les pavillons de
garde, le couvent des Capucins et sa chapelle abritant le musée.
Edifié par la princesse Catherine de Clèves, épouse d’Henri Ier duc
d’Orléans-Longueville, à la mort de son mari, ce prestigieux château
de 338 ouvertures et 122 statues de femmes illustres eut comme
architecte celui du château du Luxembourg, Salomon de Brosse.
Malheureusement, construit sur un sol humide, il résista très mal au
temps. A peine cent ans après sa construction, il était déjà en fort
mauvais état et sa démolition fut achevée en 1736. Les vestiges du
château et de l’ensemble du couvent des Capucins deviennent
ensuite par legs, propriété de la ville. En juillet, a lieu ici le festival
Jazz aux Capucins, tous les dimanches à 16h des concerts gratuits
dans un cadre de verdure. Un lieu agréable où il fait bon de flâner,
au milieu des parterres fleuris.

Produits gourmands
GOURMANDISES ET GOURMANDISES LE SALON
18, rue Pêcherie
✆ 01 64 03 53 42
www.kelvitrine.com/coulommiers/gourmandises
gourmandises.coulommiers@gmail.com
Voilà une double adresse qui mérite qu'on s'y attarde ! L'épicerie-
boutique d'abord, recèle des trésors de produits atypiques et
artisanaux, miels, confitures, chocolats, dragées, thés et cafés
parfumés, viennoiseries en pâte d'amande, bonbons, mangas
givrés, etc., venus de toute la France, qui donnent envie d'être tous
goûtés ! La boutique est intimiste, sa propriétaire, Corinne, est
chaleureuse et peu avare en explications sur les produits qu'elle
propose. L'autre coup de cœur se situe une quinzaine de mètres
plus loin, vers le n° 12... A cet endroit nous attend le salon de thé,
extension naturelle de la boutique : une salle tout en longueur, aux
teintes douces et pastel, mêlant vente de coffrets cadeaux, de
cartes postales, de peluches, de thés, et un joli salon de thé à la
décoration craquante. Virginie est installée dans sa petite cuisine
pour préparer le brunch servi jusqu'à 12h15... Au menu : thé, café,
muffins salés, fromage, pain baltique (de seigle danois), brioches et
pains perdus, tranches de bacon et jus d'oranges fraichement
pressées. L'ambiance est feutrée et conviviale : on adore !
MOUILLERON SYLVAIN
3, rue Beaurepaire
✆ 01 64 03 00 47
Le matin à l'ouverture, la belle vitrine est remplie de pains artisanaux
fabriqués par André Mouilleron mais celui qui fait saliver la clientèle,
c'est le pain de Brie. Le Fournil se visite. Une salle décorée de
ballots de paille, de zinc, de fer forgé et de photographies en noir et
blanc, est consacrée à la restauration du midi. Cet établissement bis
a été baptisé le coin de Pétrain. On y sert des salades composées à
partir de 5 €, des tartines et des crêpes. Formule à 10 €
avec salade, tartine, pâtisserie et boisson. Salon de thé l'après-midi.
Une adresse au cœur de la ville très pratique si l'on veut déjeuner
sur le pouce. Bon à savoir : dégustation gratuite des pâtisseries le
jour du lancement des nouvelles gammes de gâteaux.

DONNEMARIE-DONTILLY
Située non loin de Provins, capitale du Montois, pays appelé parfois
la « Petite Suisse briarde », la belle cité de Donnemarie a une
histoire de quelque onze siècles. Ni plus ni moins que Clovis,
Dagobert puis Charlemagne seraient à l'origine de la création de la
ville. On y entre par les portes de la Maladrerie au nord et de
Provins au sud, vestige des anciens remparts, puis on emprunte les
rues pavées qui montent vers l’église. La ville est composée de deux
villages réunis le 31 juillet 1967, Donnemarie-en-Montois et Dontilly,
séparés par l’Auxence. Jadis fortifiée, Donnemarie possède, fait
rarissime en Île-de-France, un remarquable ensemble paroissial
médiéval, formé par l’église Notre-Dame de la Nativité et l’enclos de
l’ancien cimetière entouré d’un cloître où se trouve désormais le
jardin médiéval. À Dontilly, on peut admirer, de l’extérieur seulement,
l’abbaye de Preuilly et l’église Saint-Pierre. La promenade à travers
la ville est également l'occasion de découvrir de nombreux puits,
moulins et lavoirs parsemés dans les rues et témoins du passé.

Visite
ÉGLISE NOTRE-DAME-DE-LA-NATIVITÉ
Construite à partir du XIIIe siècle par les chanoines de Saint-Martin-
de-Tours, seigneurs de Donnemarie depuis le XIe siècle, cette église
fait partie d’un superbe ensemble paroissial comprenant un ancien
cimetière transformé en jardin médiéval. L’édifice comporte un
clocher roman de près de 60 mètres et une nef éclairée par trois
baies et la grande rose aux médaillons datant des XIIe et XIIIe
siècles. Bordé par deux galeries du XVIe siècle, l’enclos est
complété, à l’est, par la chapelle funéraire Saint-Quinette. Sur la
place, se trouve toujours l’ancien puits féodal dit le puits Saint-
Joseph.
ÉGLISE SAINT-PIERRE-DE-DONTILLY
Sur la route de Bray-sur-Seine, l’église a conservé la base du
clocher porche du XIe siècle. Elle est vide de tout objet cultuel.
LA HALLE DE BRIQUES
A l'angle de la rue Marie-Chaubart et de la rue Cottereau
Cette ancienne halle aux grains (appelé plus communément marché
aux céréales), dont la charpente en bois de châtaignier mérite le
détour, date du XIXe siècle. Aujourd'hui, elle est parfois reconvertie
en galerie d'art contemporain.
LE JARDIN MÉDIÉVAL
Rue des Cloîtres
✆ 01 64 60 21 80
www.provins.net/decouvrir-visiter/sites-et-monuments-historiques
Aménagé dans l'ancien cloître de l'église Notre-Dame-de-
l'Assomption, ce jardin a été conçu par le paysagiste Christophe
Grunenwald selon la tradition du Moyen Age. Représentation de la
vie et de la mort et symbolique du paradis, il est composé de douze
rectangles bordés de grès rose évoquant à la fois les douze apôtres
et les douze mois de l’année. Jardin médiéval oblige, il comporte des
plantes médicinales et aromatiques (romarin, lavande, rose, fenouil,
etc.). Le chiffre quatre est très présent au fil de la promenade,
représentant en cela les saisons, les éléments ou encore les
évangélistes.

DORMANS
Dormans - La Marne à Dormans
© S. REMAIN – ICONOTEC
Au cœur de la Vallée de la Marne, entre rivière et verdoyantes
forêts, Dormans est une ville chargée d'histoire. Terre de conflits et
de batailles, son château fortifié au Moyen Âge a conservé
l'empreinte des illustres familles de France qui en furent les
propriétaires successifs : comtes de Champagne, princes de Condé,
famille de Broglie... Elle sera détruite à plus de 80 % lors des
combats de la deuxième bataille de la Marne et sera décorée à deux
reprises : de la Croix de guerre 1914-1918 le 30 juillet 1920, puis de
la Croix de guerre 1939-1945. Château, églises et mémorial,
témoignent du passé de la ville et vous invite à revivre le temps
d'une visite l'Histoire de Dormans.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DE DORMANS
Parc du château de Dormans
✆ 03 26 53 35 86
www.tourisme-paysages-champagne.com
office.tourisme.dormans@wanadoo.fr
Pas le temps de s'endormir à Dormans ! Pour découvrir la ville, ses
forêts luxuriantes, le riche patrimoine historique et mémoriel, et les
activités que proposent les communes des coteaux de la Marne, on
file à l'office de tourisme situé dans l'enceinte du Château de
Dormans, et on en profite pour visiter le parc et les alentours.
Souriante et dynamique, l'équipe de l'office de tourisme vous aide à
organiser votre séjour et vous propose un large éventail de
brochures avec des visites guidées, des animations en tout genre,
vous ne risquez pas de vous endormir !

Visite
CHÂTEAU DE DORMANS
Parc du Château
www.tourisme-paysages-champagne.com
Construit par Jean Ier de Dormans au XIVe siècle, le château de
Dormans a été le domaine d'illustres personnages comme le
cardinal Jean II, le Grand Condé ou encore le maréchal de Broglie.
Aujourd'hui propriété de la Ville de Dormans, ce magnifique édifice
ne se visite pas, mais on peut tout de même en admirer
l’architecture en se rendant au Mémorial des Batailles de la Marne,
se promener dans son beau parc arboré de 25 ha et sillonner les
allées de son jardin entre ses étangs de pêche, ses rivières, ses
cascatelles et ses ponts japonais. Le site offre également un terrain
de jeu et deux aires de pique-nique pour une halte champêtre au
cœur de la campagne luxuriante.
EGLISE SAINT-HIPPOLYTE
Cet édifice des XIe et XIIe siècles donne un bel aperçu de
l’architecture gothique primitive. Doté de sculptures et de vitraux à
voir, son clocher mérite aussi le coup d’œil. Son orgue, récemment
restauré, fait la joie des visiteurs et des mélomanes. Des concerts
sont ici régulièrement donnés.
MÉMORIAL DE DORMANS
Parc du Château de Dormans
✆ 03 26 59 14 18
www.memorialdormans14-18.com
memorialdormans@free.fr
Ce monument national dédié aux morts de la Grande Guerre, édifié
en 1921 selon les vœux du maréchal Foch dans le parc du château.
Impressionnante et majestueuse, la chapelle domine la vallée de la
Marne, théâtre des batailles, et invite au recueillement. L'édifice
rend hommage aux soldats tombés au combat à travers une série
de magnifiques vitraux et sculptures et donne également accès à un
musée. Le cloître où sont gravés les noms des corps d'armée de la
1re et de la 2e bataille de la Marne vous mènera jusqu'à l'ossuaire
qui renferme 130 cercueils contenant les ossements d’environ
1 500 soldats français inconnus, disparus au cours de la Première
Guerre mondiale.
MÉMORIAL DE DORMANS - Mémorial de Dormans.
© Mémorial de Dormans

LE MOULIN D'EN HAUT


✆ 03 26 58 85 46
moulin-den-haut@wanadoo.fr
Une curiosité pittoresque à découvrir si vous êtes de passage à
Dormans. Au cœur d'un beau parc arboré de 25 ha, l'ancien moulin
du château d'en Haut abrite l'une des plus grandes roues à augets
de France en intérieur avec ses 8 mètres de diamètre. Les
bâtiments datant des XVIIe et XVIIIe siècles ont été entièrement
restaurés et hébergent aujourd'hui un musée au rez-de-chaussée.
Vous y découvrirez la vie champenoise au siècle dernier à travers
une collection d'outils d'autrefois exposés dans des salles
thématiques : l'atelier, le cellier, le fournil et l'alambic itinérant...Le
Moulin accueille également des expositions et des événements
culturels tout au long de l'année

Produits gourmands
CHAMPAGNE ANTHONY BETOUZET
Hameau de Vassieux
1, chemin des Grès
✆ 07 82 39 69 19
www.champagne-ab.com
info@champagne-ab.com
Le Champagne Anthony Betouzet, c’est tout d’abord l’héritage d’un
savoir-faire familial. Et c’est aussi un goût prononcé pour les bons et
beaux produits avec une touche d’originalité, d’audace… Anthony
cultive la vigne de manière éco-responsable. Avec Émilie, son
épouse, ils proposent plusieurs collections de cuvées : des belles
années de millésime, des assemblages équilibrés et des nouveautés
en série limitée élaborées en collaboration avec des artistes
français. Amis épicuriens, vous trouverez ici au cœur de la Vallée de
la Marne votre champagne idéal !
CHAMPAGNE BETOUZET-BRUGNEAU
24, rue de Savigny
Vassieux-Dormans
✆ 03 26 58 23 59
www.champagne-ab.com
betouzet.champagne@wanadoo.fr
C’est à la sortie de Dormans, au hameau de Vassieux, que se situe
cette exploitation familiale.
Depuis 25 ans, le vignoble de 12 hectares est soigneusement cultivé
en culture raisonnée et les vins sont travaillés sur lattes. Pour visiter
la Maison, fondée au tout début du XXe siècle, il est préférable de
passer un coup de fil au préalable afin de pouvoir être accueilli
comme il se doit, c'est à dire avec chaleur et convivialité.
Accompagné des propriétaires, vous pourrez alors découvrir le vrai
métier de vigneron et ses multiples missions. De la visite des caves
aux chaînes d'habillage, d'étiquetage, en passant par les pupitres et
les gyropalettes, vous serez initié à chaque étape du processus de
vinification.
On aime leur belle gamme de 5 champagnes (le Grand Vintage, la
Cuvée Prestige, son habillage atypique et son coffret finement
façonné, le Brut Rosé, le Brut Réserve et bien sûr le Brut Tradition)
pour sa personnalité généreuse et son bon rapport qualité-prix sans
oublier le Ratafia !
CHAMPAGNE JOËL COCHE
38, rue de Condé
✆ 03 26 58 80 08
www.champagne-coche.com
info@champagne-coche.com
On trouve le champagne Joël Coche en empruntant la route de
Condé-en-Brie, et c'est avec plaisir que l'on découvre un beau
domaine géré de père en fils depuis cinq générations. Le temps qui
passe a fait se développer les techniques, le souci de
l'environnement s'est accru et c'est aujourd'hui en toute logique que
le domaine est cultivé en viticulture raisonnée. De ses huit hectares
de vigne, la famille élabore une gamme solide de cuvées qui met à
l'honneur notamment un beau Blanc de Blancs, aux arômes
équilibrés d'agrumes et de fleurs blanches qu'on dégustera à
l'apéritif sans gêne. La cuvée Tradition est issue, elle, d'un
assemblage des trois cépages, avec une dominance des pinots,
pour un vin frais, fruité et élégant qui se distingue par sa finale tout
en légèreté. En apéritif ou en début de repas, difficile de ne pas
trouver d'occasion pour ouvrir ce beau flacon. La maison organise
des journées portes ouvertes et même des journées barbecue (se
renseigner).

EVREUX
Evreux - Evreux
© Petit Futé
Evreux - Hôtel de ville d'Evreux
© TOM PEPEIRA – ICONOTEC

La capitale de l'Eure a un riche passé : ancienne cité romaine, dont


les vestiges restent encore bien visibles le long des berges de l'Iton
et ne cessent d'être retrouvés par les archéologues au gré des
chantiers urbains, ville médiévale importante, qualifiée au XVIIIe
siècle par Madame de Sévigné de « plus jolie ville de Normandie »,
elle offre aujourd'hui un visage contrasté. Si de beaux bâtiments
anciens subsistent, le cœur du centre-ville, détruit à plus de 80 %
pendant la Seconde Guerre mondiale, a été reconstruit dans les
années 1950 et 1960. Découvrez ainsi cette commune en vous
promenant le long de l'Iton ou échappez-vous dans les forêts
alentour. Arrêtez-vous pour découvrir la cathédrale et ses
remarquables vitraux provenant de dons royaux et connus par leur
teinte singulière, ainsi que le musée attenant. À quelques kilomètres
de là, au Vieil-Evreux, admirez les vestiges de l'époque gallo-
romaine sur le site de Gisacum et les trésors cachés dans les
villages du canton. La ville, cinquième par importance de la
Normandie (après Le Havre, Rouen, Caen et Cherbourg), ne se
situe qu'à une grosse cinquantaine de minutes de Paris par le train.
Nombreux sont ceux qui préfèrent profiter de la douceur de la ville,
et travailler dans la capitale.

Les bonnes infos


COMITÉ RÉGIONAL DE TOURISME DE NORMANDIE
14, rue Charles Corbeau
✆ 02 32 33 79 00
www.normandie-tourisme.fr
info@normandie-tourisme.fr
Sur le site on trouve toutes les informations pour préparer au mieux
son séjour en Normandie. Tous les grands événements (festivals,
concerts, expos, fêtes gastronomiques ou marchés authentiques,
brocantes) sont répertoriés.
LE COMPTOIR DES LOISIRS
11, rue de la Harpe
✆ 02 32 24 04 43
www.lecomptoirdesloisirs-evreux.fr
info@lcdl-evreux.fr
Vous trouverez là dans ce nouvel espace d'accueil touristique, une
équipe dynamique qui vous proposera tout pour découvrir et profiter
de la ville et ses alentours : des expositions, de nouveaux lieux, des
randonnées en pleine nature ou à thème, des visites théâtralisées,
des enquêtes policières pour les ados, des chasses aux trésors, des
audioguides, des idées d'après-midi sportives... ou de détente. Vous
y aurez naturellement accès à toutes les informations nécessaires.

Visite
LE BEFFROI OU TOUR DE L'HORLOGE
Rue de l’Horloge
À quelques pas de l’hôtel de ville, de la Maison des arts et du
théâtre, découvrez un bout d'histoire de la ville et écoutez sonner la
Louyse. Trônant fièrement au bord de la promenade de l'Iton, le
beffroi d’Évreux, également dénommé tour de l'Horloge, est l’un des
deux derniers beffrois normands, et l'un des plus méridionaux de
France, tant ces constructions sont peu fréquentes en dehors des
Flandres, du Nord de la France et de la Belgique. Achevés en 1497,
les travaux ont débuté en 1490 sous la direction de l'architecte
Pierre Moteau, et sur ordre du roi Louis XI. En 1501, la cloche et
l'horloge de la précédente tour, détruite pour les travaux, réintègrent
la charpente du nouvel édifice. Aujourd'hui, l'horloge qui carillonne
dans la ville date de 1813 et a été créée par l'horloger Rosse. Si
vous souhaitez en savoir plus sur cet édifice, l'office de tourisme
organise des circuits-visites de la ville.
CATHÉDRALE NOTRE-DAME D'ÉVREUX
19, Rue Charles-Corbeau
✆ 02 32 24 04 43
www.eure-tourisme.fr
Consacrée à la Vierge depuis 1076, plus vaste église du
département, la cathédrale d’Évreux offre un véritable catalogue des
styles architecturaux présents entre l'époque romane et la
Renaissance. Exceptée la façade ouest, l’édifice est de style
gothique rayonnant et flamboyant. La nef, en partie romane, a été
reconstruite en 1253, le chœur au XIVe siècle, la tour lanterne au
XVe, la tour méridionale au XVIe et la tour septentrionale au XVIIe...
Cette cathédrale abrite parmi les plus beaux vitraux de France,
connus pour leur fameux « jaune d’Évreux » et réalisés entre le XIIIe
et le XVIe siècles. Son histoire moderne a toutefois été
mouvementée : bombardée en 1940, sa restauration ne fut terminée
qu'en 1973. La tempête de 1999 fit pencher sa flèche
dangereusement et nécessita de lourds travaux. Aujourd'hui, le bas-
côté nord a retrouvé sa blancheur initiale, le parvis a été
entièrement réaménagé pour les piétons et les fouilles
archéologiques réalisées pendant les travaux devraient être riches
d'enseignement sur l'histoire de la ville. Accolés à l'édifice, le musée
d’Évreux et le cloître des Capucins, qui abrite le conservatoire.
CATHÉDRALE NOTRE-DAME D'ÉVREUX - Nef de la cathédrale
d'Evreux
© TOM PEPEIRA – ICONOTEC
CLOÎTRE DES CAPUCINS
12 ter, rue Jean-Jaurès
✆ 02 32 38 64 62
www.lecomptoirdesloisirs-evreux.fr/
info@lcdl-evreux.fr
Bordant le jardin public de la ville (parc François Mitterrand), le
couvent des Capucins a été construit en 1620. Particularité, le
cloître a conservé ses inscriptions invitant les moines à la méditation
extraites du poème moral De mundi vanitate threnodia, œuvre du
moine franciscain italien Jacopone de Todi. L’entrée se fait par la
porte sud, surmontée d’un cadran solaire gravé de la devise Vita
fugit sicut umbra (La vie s’enfuit comme une ombre), à méditer
également comme c'est toujours le cas avec les devises de cadran
solaire... Après le départ des moines en 1791, le couvent fut
reconverti successivement en prison (1794), école centrale (1799-
1803), école municipale (1803), lycée impérial (1854) et hôpital
(1914-1918). Depuis 1996, ce bel édifice abrite le Conservatoire
départemental de musique.
ÉGLISE ABBATIALE SAINT-TAURIN
2, place Saint-Taurin
✆ 02 32 33 06 57
www.lecomptoirdesloisirs-evreux.fr
info@grandevreuxtourisme.fr
L'église abbatiale fut fondée au Xe siècle par Richard sans Peur, duc
de Normandie, sur l’emplacement présumé de la sépulture de saint
Taurin, réputé avoir été le premier évêque évangélisateur d’Évreux.
La majesté de cette église reflète la puissance de l'abbaye
bénédictine Saint-Taurin au Moyen Âge, dont les abbés rivalisaient
régulièrement avec l'évêque de la ville. Plusieurs fois remanié,
l'édifice allie des styles architecturaux différents et possède un
superbe chœur gothique, une très belle collection de vitraux du XVe
au XXe siècle, quelques statues remarquables des XVe et XVIe
siècles, mais aussi des éléments d'architecture romane. Le portail
sud et la chapelle Saint-Benoît, qui abrite la célèbre châsse de saint
Taurin en sont un bel exemple. Ce reliquaire est une merveille
d’orfèvrerie médiévale façonnée au XIIIe siècle, il figure une
cathédrale en miniature de 70 cm de haut et de 105 cm de long,
sculptée dans du chêne et recouverte de feuilles d'or. Sur ses
parois, sont gravés les principaux épisodes des légendes du saint.
La place Saint-Taurin étant quasiment piétonne, on vous conseille de
vous garer au parking du Bel-Ebat, à proximité.
JARDIN BOTANIQUE
Rue de Pannette
Rue du Jardin Botanique
✆ 02 32 31 52 52
www.lecomptoirdesloisirs-evreux.fr/
info@lcdl-evreux.fr
Havre de verdure au cœur de la ville, le jardin botanique d’Évreux
offre un large espace arboré, agrémenté de bassins, de
promenades, de sculptures et d'une aire de jeux pour enfant refaite
à neuf en 2018. Le clou étant la serre tropicale, toute de verre et de
métal, qui conserve dans un microclimat chaud et humide toute
l'année, pour le plus grand bonheur du visiteur, des échantillons de
400 spécimens issus des cinq continents et présentés par thèmes.
Vous pourrez ainsi découvrir fougères, plantes primitives, caféier,
cacaotier, bananier ou canne à sucre, sans compter des fleurs
tropicales tout en couleur. Mais aussi des perroquets, deux aras
bleus nés en France, vivant aujourd'hui dans la volière du jardin. De
quoi passer l'après-midi avec junior.
MUSÉE D'ART, HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE
Ancien Évêché
6, rue Charles-Corbeau
✆ 02 32 31 81 90
www.lecomptoirdesloisirs-evreux.fr
musee@epn-agglo.fr, musee.mairie@evreux.fr
Accolé à la cathédrale Notre-Dame, dans les murs de l'ancien
évêché, le musée d'Évreux fut inauguré en 1873, aux lendemains de
fouilles réalisées dans le village du Vieil-Évreux. L'établissement
ainsi créé devient précurseur dans la recherche archéologique
comme discipline scientifique, mais aussi dans la protection du
patrimoine, grâce notamment aux premières mesures prises par
Antoine Passy. Ce sont les pièces trouvées lors des campagnes de
fouilles entreprises tout au long du XIXe siècle qui constituent
aujourd'hui la belle collection archéologique du musée. Parmi elles,
un Jupiter et un Apollon en bronze. Le rez-de-chaussée est
consacré à l’histoire locale et de l'évêché. Le Grand salon du
premier étage présente des peintures allant du XVIe au XVIIIe siècle
et d'arts décoratifs avec des belles pièces d'horlogerie. Au
deuxième étage, c'est le XIXe siècle avec Flandrin, Boudin, Lebourg,
Rodin et Jean-Léon Gérôme, et le XXe, avec Soulages, Hartung,
Zao Wou-Ki ou Olivier Debré. C'est dans cet espace lumineux que
les expositions temporaires sont présentées, environ deux par an.
Les visites guidées sont gratuites, profitez-en, ainsi que du cloître
fleuri, un endroit charmant ! Et sachez que pour les enfants, des
ateliers sont organisés durant les vacances scolaires.
PARC DE TRANGIS
Rue du Plus-Que-Tout
✆ 02 32 33 97 40
À 5 minutes du centre-ville, entre la forêt et le quartier de la
Madeleine, le domaine de Trangis propose 18 hectares de
verdure. Cet espace végétal écologique possède un parcours
sportif, des sentiers pour vos promenades, des aires de jeux pour
les enfants, une piste de bicross, un mini-golf ouvert en été et des
tables de pique-nique. Un site idéal pour se détendre après avoir
visité Évreux ! Pour les non-sportifs, cela reste un bel espace de
promenade. Au centre du domaine, vous pourrez admirer une
grande bâtisse de 1750 appelée « le château ». Cet espace est
ouvert à la location pour organiser tout type d'événement comme
des mariages, baptêmes, anniversaires… Au cœur du parc, un
parcours d’accrobranche vous accueille également, il est ouvert
durant les week-ends et les vacances scolaires, et en semaine sur
réservation pour les groupes.
PARC FRANCOIS MITTERAND
Rue du Jardin botanique
En plein centre-ville, près de la cathédrale, le parc François
Mitterand est un jardin public bien agréable. Aménagé sur
3,5 hectares, à flanc de coteau, il recèle une orangerie, des serres,
des statues, une source avec une cascade et même une ancienne
glacière. Egalement : deux aires de jeux pour les enfants, les tout-
petits (bacs à sable, toboggan, jeux à ressorts) et les plus de 6 ans
(structure pour les acrobaties et panneau de basket).
PROMENADE DE L’ITON
Accessible à pied depuis le beffroi.
De la cathédrale au beffroi, deux monuments si emblématiques
d'Evreux, la Promenade sur les berges de l'Iton offrent un autre
regard sur la ville, notamment le centre historique : le long des
canaux, on découvre l'enceinte gallo-romaine, un lavoir restauré,
mais également au coin d'une muraille un soldat anglais emmuré,
rappel de l'histoire chaotique de la ville pendant la guerre de
Cent Ans. Ne manquez pas le miroir d'eau, créé à la reconstruction :
le rempart gallo-romain se reflète dans les eaux avec, en arrière-
plan, l'ancien évêché, aujourd'hui Musée municipal et la cathédrale,
un beau point de vue ! Fil conducteur structurant la commune, l'Iton,
qui compte une quinzaine de bras, a été aménagé ainsi pour entre
autres assainir la ville, l'alimentation quotidienne, laver le linge ou
pour l'industrie et l'artisanat. Saviez-vous que, jusqu'au XIXe siècle,
régnait ici une activité intense, avec les nombreux moulins et
draperies installés le long des canaux artificiels de la rivière ? Les
berges de l'Iton étant joliment illuminées de nuit, on peut aussi faire
cette promenade à la tombée de la nuit. Un endroit bucolique et
historique à découvrir...

Produits gourmands
À LA VALLÉE D’AUGE
16, place Georges-Clemenceau
✆ 02 32 33 18 90
www.alavalleedauge.com
contact@alavalleedauge.com
Depuis trois décennies, Cyriaque Crevel sélectionne ce qu'il y a de
meilleur pour les Ébroïciens. Vous trouverez ici vins fins et alcools,
mais aussi des produits locaux tels que le calvados. A noter près
d'une centaine de références de whiskies, mais aussi de très
nombreux alcools blancs, cognacs ou armagnacs… Quant aux vins,
ils sont suivis, et sachez que tous ceux référencés ici ont été
préalablement testés. Une descente à la cave climatisée vous fera
découvrir une collection de vins d'Alsace, de Bourgogne, de
Bordeaux ou de Provence. Un choix d'accessoires cavistes est
également proposé. Au bar à vin, vous pourrez faire une
dégustation à l'heure de l'apéro et, si vous êtes chef d'entreprise,
vous pourrez y organiser une réception avec vos collaborateurs
dans une pièce prévue à cet effet.
CUEILLETTE ET MARCHÉ DE PITHIENVILLE
Hameau de Pithienville
Route de Neuville
D613
✆ 02 32 34 37 59
www.cueillettedepithienville.fr
contact@cueillettedepithienville.fr
Prendre la D613 en sortant d’Évreux en direction du Neubourg. Ce
sera sur la droite.
À 8 km d’Évreux, Patrick et Géraldine De Wever vous accueillent
dans leur exploitation agricole, membre du réseau Chapeau de
paille, et vous invite à venir choisir et cueillir vous-même vos fruits,
légumes et fleurs ! Une activité qui plaît toujours aux enfants et vous
garantit la fraîcheur des produits. Sur le site Internet figure le
calendrier des récoltes : légumes classiques ou variétés anciennes,
fruits en toute saison, fleurs à couper... Avec la cinquantaine de
variétés différentes produites sur ces 20 hectares, vous trouverez
forcément de quoi remplir votre panier. Une boutique, le Marché de
Pithienville, accolée à l'exploitation est ouverte toute l'année. Vous
pourrez y trouver foie gras, volailles, miels, huile d'olive, charcuterie,
vins et fromages, riz, le tout venant de régions françaises... La
maison propose aussi des paniers garnis à offrir ou à se faire offrir !
Allez-y sur le champ !

FÈRE-EN-TARDENOIS
Établie au bord de l’Ourcq naissante, Fère-en-Tardenois était une
importante station gauloise et gallo-romaine. Aujourd’hui réputée
comme la ville natale de Camille Claudel, sculptrice et sœur de Paul
Claudel, le poète et dramaturge né à Villeneuve-sur-Fère, le bourg
présente un intérêt historique manifeste. Les vestiges du vieux
château, l’un des premiers exemples de « châteaux-hôtels » en
France, sont une étape incontournable pour les amoureux des
fortifications. La halle au blé du XVIe siècle, au centre, servit
d’hôpital militaire au cours de la Première Guerre mondiale.

Visite
L’ANCIENNE HALLE AUX GRAINS
En plein centre de Fère-en-Tardenois, l’ancienne halle aux grains est
un édifice classé qui date du XVIe siècle. Œuvre des Montmorency,
cette construction mesure 42,36 mètres sur 13,75 mètres et
comprend vingt-quatre piliers extérieurs en pierre de taille.
L’imposante toiture est dotée d’une remarquable charpente édifiée
avec les châtaigniers qui peuplaient le parc du château. Aujourd’hui
fleuron touristique de la cité, la halle abrite le marché hebdomadaire
du mercredi matin. Elle est aussi le cadre de nombreuses
manifestations populaires. C’est en cet endroit que fut donnée la
pièce de théâtre La Jeune Fille Violaine - première version - de Paul
Claudel, en 1946.
CHÂTEAU DE FÈRE
Route de Fismes
✆ 03 23 83 51 14
www.chateaudefere.com
reception@chateaudefere.com
Cet édifice datant des XIIIe et XVIe siècles de style gothique et
Renaissance est niché au cœur des bois, à trois kilomètres de Fère-
en-Tardenois. Le château du XIIIe siècle se hisse sur une motte
ceinturée d’un fossé profond. Sa construction débute en 1206 sous
l'impulsion de Robert de Dreux et Anne de Braine. Il devient alors la
première forteresse connue sans donjon. En 1514, il revient à
François Ier qui en fait don en 1528 au connétable Anne de
Montmorency. En 1529, son incroyable transformation commence.
Sur le plateau est aménagée la basse-cour, bordée de nouveaux
communs et d’une entrée dotée de trois pavillons. Vers 1555,
l’architecte du connétable, Jean Bullant, crée un édifice original : il
jette un pont en arches au-dessus du ravin séparant la basse-cour
du château, qui a tout de la monumentalité romaine. La clef de
l’arche centrale culmine à 17 mètres. Deux galeries longues de
60 mètres et larges de 3 mètres étaient superposées sur ces
arches. Aujourd'hui, les aménagements du XVIe siècle ont presque
totalement disparu, laissant surgir les ruines du château médiéval.
Mais le pont-galerie Renaissance, découronné de ses
superstructures, a heureusement subsisté. Quant aux communs, ils
accueillent un hôtel cinq étoiles.
L’EGLISE SAINTE-MACRE
Classée aux Monuments historiques en 1920, cette église a été
édifiée au XVIe siècle, sur les ruines d'une église du XIIIe. Elle a été
réalisée dans un style gothique évolué. On peut y observer une
relique de sainte Macre, vierge martyrisée en 303, des vitraux dits
"modernes", ainsi qu'un orgue remarquable, que l'on doit au facteur
Georg Westenfelder. Depuis le 16 avril 1991, date de son
inauguration par André Isoir, l’instrument est utilisé dans le cadre
d'enregistrements et de concerts.
MÉMORIAL DE LA DIVISON ARC-EN-CIEL (42EME DIVISION
US)
Ferme de la Croix Rouge
✆ 03 23 83 51 14
http://fermedelacroixrouge.fr
croixrougefarm@mindspring.com
James Butler réalise ici une sculpture brillante, au fort pouvoir
d'évocation. L'on y découvre un soldat portant son camarade mort
sur le champ de bataille. Le lien puissant qui unit les hommes à la
guerre est palpable. L'émotion se fait alors chez le spectateur.
L'inspiration spirituelle ressentie par l'artiste se ressent, le soldat
debout se transformant en ange de miséricorde. La sculpture
rappelle que Fère-en-Tardenois et les environs ont été mis à rude
épreuve durant le premier conflit mondial. L'oeuvre est également
un hommage à la 42e division, surnommée division Arc-en-ciel, du
167e Régiment d'Infanterie d'Alabama, qui officiait ici.

Produits gourmands
FOIE GRAS DE LONGPONT
Boucherie de la République
28, rue Carnot
✆ 03 23 82 20 77
scarre54@neuf.fr
Sébastien Carré est éleveur et producteur spécialisé dans la volaille
haut de gamme (poulets de races anciennes). Il a d'ailleurs été
récompensé tout récemment, lors du Salon de l'Agriculture 2020,
d'une médaille d'or pour sa volaille fermière. Il est régulièrement
primé pour ses préparations diverses et variées, mais l'une de ses
grandes spécialités reste le foie gras pour lequel il a obtenu, en
2018, la médaille d'or au Concours général agricole. Les autres
spécialités sont nombreuses et délicieuses : pâté de campagne
fermier, médaillons, cous farcis, rillettes, saucisson de cheval
(médaille d'or 2019 à Bordeaux). Vous ne saurez où donner de la
tête face à l'offre pléthorique de ses vitrines. Vous pouvez passer
commande par mail, par téléphone et même via Facebook.

FONTAINEBLEAU
Fontainebleau - Fontainebleau
Fontainebleau - Forêt de Fontainebleau.
© Anne GEOFFROY – Fotolia
Ville impériale, Fontainebleau était, au XIIe siècle, un rendez-vous
de chasse. Elle tire son nom de « Fontaine-Belle-Eau » ou
« Fontaine-Bliaud » est devenu Fontainebleau, née de la volonté des
rois qui s’y sont succédé jusqu’au XVIe siècle. La ville prend son
essor, devient royale sous François Ier et le château se transforme
en véritable palais. La proximité de la Cour attire une nombreuse
population, des nobles faisant construire de grandes bâtisses autour
de la demeure royale. La porte Ferrare en est l’illustration, vestige
d’un des plus somptueux hôtels de la ville. Louis XIV fait construire
l’église Saint-Louis en 1661 et, lorsque Napoléon Bonaparte y
réside, la ville s’accroît encore. Fontainebleau et son château furent
les témoins de nombreux événements. Le premier roi né au château
en 1285, Philippe le Bel, y mourut en 1314, « victime » de la
malédiction des Templiers, suivi de Louis X et Louis XIII. En 1685,
l’édit de Nantes y fut signé par Louis XIV. En 1725, Louis XV y
épousa Marie Leszczynska. Le pape Pie VII y fut emprisonné de
1812 à 1814. Et, le 20 avril 1814, Napoléon y fait ses adieux à la
vieille garde, dans la cour appelée depuis, cour des Adieux.
Fontainebleau est aussi ville du cheval, avec une longue tradition
équestre liée au passé. Grâce, en partie, aux différents souverains
passionnés d’équitation et de vénerie, et à Napoléon Ier qui fonde ce
qui deviendra, deux cents ans plus tard, le Centre sportif d’équitation
militaire, pôle équestre majeur formant des cavaliers de très haut
niveau. Depuis Napoléon III, Fontainebleau est un haut lieu de
compétition. L’hippodrome du Grand-Parquet voit se dérouler des
grandes manifestations rassemblant chevaux et cavaliers émérites.
La forêt complète l’histoire de ce site touristique exceptionnel, avec
25 000 ha, dont 17 000 en forêt domaniale, ce qui fait d’elle le plus
grand espace forestier d’Ile-de-France. Terrain où le grès permet
l’escalade, renommée dans le monde entier… A seulement quarante
minutes de Paris, la forêt représente, pour les habitants de la
capitale, un endroit idyllique pour passer vert un week-end ou même
une journée.

Les bonnes infos


FONTAINEBLEAU TOURISME
4 bis, place de la République
✆ 01 60 74 99 99
www.fontainebleau-tourisme.com
info@fontainebleau-tourisme.com
Situé à deux pas de l'église Saint-Louis de Fontainebleau,
Fontainebleau Tourisme fournit tous les renseignements relatifs aux
manifestations, sites touristiques, restauration et hébergements
dans la région. Pour cela des guides, plans et brochures de circuits
de balades sont disponibles pour découvrir la ville, les jardins du
château, la forêt de Fontainebleau, les gorges de Franchard… À
partir de dépliants fournis par l’office, des circuits à vélo permettent
de relier Fontainebleau à Barbizon ou de faire le tour du massif
forestier. Le tourisme d'affaires est aussi mis en valeur à travers
diverses formules adaptées aux entreprises.
Visite
CHÂTEAU DE FONTAINEBLEAU
✆ 01 60 71 50 70
www.musee-chateau-fontainebleau.fr
reservation@chateaudefontainebleau.fr
Napoléon Ier le désignait comme « Maison des siècles, vraie
demeure des rois ». C’est d’ailleurs le seul monument qui présente
un témoignage continu de l’histoire de France du XIIe au
XIXe siècle. De l’intronisation de Louis VII en 1137 à la chute du
Second Empire en 1870, trente-deux souverains français y ont
séjourné. Manoir de chasse au XIIe, sa rénovation commence
réellement sous François Ier – 1515-1547. Le style Renaissance
remplace alors tous les éléments moyenâgeux. Seule l’épaisseur
des murs dans les appartements royaux en garde encore les traces.
Le nouveau château s’ordonne autour de 4 cours principales : la
cour du Cheval-Blanc, des XVIe et XVIIIe siècles et son escalier en
fer à cheval, connue surtout comme « cour des Adieux », puisque
Napoléon y fit ses adieux au moment de partir pour l’île d’Elbe en
1814, la cour de la Fontaine, la cour Ovale, la plus ancienne du
château avec son donjon du XIIe siècle, enfin, la cour des Offices du
début du XVIIe siècle. Dans la cour des Fontaines, agrémentée
d’une statue d’Ulysse – 1812 –, on puisait l’eau du roi. À l’intérieur, le
décor évolue, lui aussi, au fil du temps et des événements. On peut
visiter les appartements dits « du Pape » et la chapelle Saint-
Saturnin. Le pape Pie VII fit deux séjours à Fontainebleau dans des
circonstances fort différentes. Il vint en France en 1804 pour le
sacre de Napoléon, et y revint de 1812 à 1814, mais cette fois en
résidence surveillée car il refusait de céder aux exigences de
l’Empereur. Les appartements, onze salles en tout, vidées à la
Révolution, furent aménagés en un temps record – dix-neuf jours –
pour accueillir le Souverain pontife. Parmi les nombreux salons,
antichambres et cabinets, on découvrira surtout le salon de
réception et son plafond dit « aux planètes » et surtout la chambre à
coucher, occupée autrefois par Anne d’Autriche, et l’extraordinaire
profusion de sa décoration. Plafonds, boiseries dans lesquelles
viennent s’enchâsser des tapisseries des Gobelins et des panneaux
peints.

CHÂTEAU DE FONTAINEBLEAU - Château de Fontainebleau.


© Laurine45 - FOTOLIA

FORÊT DE FONTAINEBLEAU
Gare RER de Bois-le-Roi
Plus grande forêt de France, premier espace naturel protégé au
monde – classé réserve artistique en 1863 ! – reconnu par l'Unesco
comme réserve de biosphère : cette merveille de biodiversité couvre
25 000 ha, dont la majorité administrée en forêt domaniale. Une
zone immense qui attire 13 millions de visiteurs par an venus se
balader, découvrir des paysages divers et originaux, et bien sûr, un
biotope à nul autre pareil, avec ces alignements de rochers
biscornus séparés par des vallées de sable d'une finesse inouïe. Si
en son centre se trouvent la belle ville de Fontainebleau et son
château de toute splendeur, il est impossible de revenir à
Fontainebleau sans profiter de cette forêt, d'autant que l'on y
accède à partir de nombreux villes et villages, comme Milly-la-Forêt,
Barbizon, Fontainebleau donc, Bourron-Marlotte, Orsay... Quelques
pistes de choses à faire, de lieux à voir, à « Bleau », accompagnés
des bonnes personnes.
Escalader, bien sûr ! « Bleau » (pour les affranchis) est un
parcours d'initiation à l'alpinisme, (depuis 1874, le Club alpin français
a repéré le massif comme lieu d'entrainement), l'escalade, la
varappe, la grimpette, selon le niveau et le style que l'on affiche.
Depuis 1947 des circuits balisés (et soigneusement entretenus) ont
été établis pour aller de rocher de grès numéroté en rocher de grès
numéroté et colorisé par palier de difficulté : blanc (enfant), jaune
(facile), orange (assez difficile), bleu (difficile), rouge (très difficile),
noir ou blanc (extrêmement difficile). On y vient à minima avec des
chaussures d'escalade (il y a des camions de locations de matos
pour les oublieux à l'entrée des sites connus, comme au Trois
pignons), son « pof » (sac de magnésie pour mieux adhérer à la
roche), un tapis (chiffon rêche, morceau de moquette, ou petit
paillasson) pour s'essuyer les pieds avant de gravir un rocher et se
protéger des glissades comme protéger le grès fragile et parfois trop
poli par les grimpeurs pour être honnête. Les beaux week-ends, il y
a foule sur certains sites, et l'on voit beaucoup de grimpeurs
accompagnés de leur « crash pad », littéralement un matelas pour
éviter de s'écraser lorsque l'on tombe de haut, ce qui n'exclue pas
de se mettre en retenu derrière un grimpeur pour lui éviter chute et
traumatisme.
Des groupes d'initiés et une mine de renseignements pour ne pas
grimper idiot ou dangereux sur : http://bleau.info ;
www.grimporama.com ; http://circuitdes25bosses.fr
Pratiquer l'écotourisme, évidemment ! Depuis mai 2011,
l'agence de développement touristique de Seine-et-Marne a ouvert
le premier centre d'écotourisme d'Ile-de-France sur le site de
Franchard. L'on y informe les visiteurs afin de prévenir les impacts
humains trop importants sur le site. Le centre organise des
expositions, des animations, des journées « Bien-être » autour
d'activités naturalistes originales mêlant découverte du biotope à des
ateliers saveurs, photos, contes ou yoga... (Entre 35 € et 60 € pour
une journée).
De mars à mi-novembre les mercredis, samedis, dimanches et jours
fériés de 11h à 18h30. De mi-novembre à mars : activités et
animations sur réservation. (tél) 01 60 71 11 08. En dehors des
horaires d'ouverture, Seine-et-Marne Tourisme (tél) 01 60 39 60 39.
E-mail : franchard@tourisme77.fr
Arracher le Phytolaque ! Le phytolaque, ou raisin d'Amérique, est
classé comme peste végétale par l'UICN (Union internationale pour
la conservation de la nature), car lorsque cette plante se multiplie
par la diffusion de ses fruits par les oiseaux, plus rien ne pousse à
ses pieds. Attention aux enfants, ces fruits sont toxiques ! Des
campagnes d'arrachage sont organisées, avec informations,
et mesures de précautions (ne pas manger, porter des gants).
Si les bras et le cœur vous en dit : http://phytolaque.wifeo.com
Cueillir des champignons. La mycologie est une activité géniale
pour s'éduquer en se promenant (en famille) et se régaler de sa
propre cueillette. Mais attention : le champignon, ça s'apprend avec
des pros, comme ceux des sociétés mycologiques du département
qui proposent des cueillettes pédagogiques :
www.mycodb.fr/societe.php ? dep=IDF
Découvrir la faune, la flore et la géologie du massif.
1 331 hectares de réserves biologiques classées site Natura 2000.
Un nombre impressionnant d'espèces d'oiseaux, de reptiles,
d'insectes, de papillons, d'amphibiens et de végétaux parfois rares
et protégés... Fontainebleau est une source de recherche et
d'émerveillement continus pour les naturalistes. Éveillez-vous ou
formez-vous aux sciences naturelles, avec :
- l'association des naturalistes de la vallée du Loing et du massif de
Fontainebleau (ANVL) qui organise tout au long de l'année des
sorties naturalistes ornithologiques (oiseaux), lichénologiques
(lichens), botaniques, entomologiques (insectes), archéologiques,
mycologiques (champignons) géologiques... sur le massif de
Fontainebleau. Renseignements, adhésion et calendrier sur le site
http://anvl.fr
- Le Centre d'initiation à la forêt de Fontainebleau de l'ONF (Office
national des forêts) qui propose des activités toute l'année pour
scolaires, étudiants, adultes (comités d'entreprises) : Informations et
réservation ONF – Centre d'initiation à la forêt (tél) 01 64 22 72 59.
E-mail : info.foret-fontainebleau@onf.fr
- Le Club de Nature et Découvertes :
www.natureetdecouvertes.com/nos-activites-en-ile-de-france
Randonner. A pied, en marche nordique, à cheval, en vélo, en
rollers... En solo, duo, famille, poussette, handi, etc. Il y a plein de
façons de randonner à Fontainebleau où passent plusieurs GR
(sentiers de grandes randonnées®), au fil de 1 600 km de routes
forestières dont 300 km de sentiers balisés. L'office de tourisme
vous donnera quelques idées de couplage de visites en ville et
parcours santé en pleine nature.
Paresser. Après des balades avec les enfants ou quelques sentiers
d'escalade avec les juniors de plus de six ans, on va de bon cœur à
la caverne des Brigands (par Barbizon), au bord des mares (à Piat,
aux fées, aux évées...), se prélasser et piqueniquer les doigts dans
le sable ultra fin près de Milly-la-Forêt ou Barbizon, ou encore
gambader et jouer au ballon au lieu-dit du Cabaret-Masson à
proximité de l'hippodrome de la Solle (entre Melun et Fontainebleau)
sur la D606. Mais à Fontainebleau tout est beau et bon, à condition
de bien se documenter avant et prendre une carte, comme celle de
l'IGN Top 25 Forêt de Fontainebleau.
FORÊT DE FONTAINEBLEAU - La forêt de Fontainebleau
© Razvan – iStockphoto.com
PARC ET JARDINS DU CHÂTEAU DE FONTAINEBLEAU
✆ 01 60 71 50 70
www.chateaudefontainebleau.fr/Cours-et-jardins
reservation@chateaudefontainebleau.fr
Au cœur de la forêt de Fontainebleau, le château, entouré de jardins
somptueux et variés fut la demeure privilégiée de François Ier. Épris
du lieu, le souverain entreprit sa rénovation dès 1528 et fit appel aux
plus grands artistes italiens – dont Le Primatice – pour en façonner
les jardins. S'ils conservent encore les grandes lignes que leur a
dessinées la Renaissance, les jardins de Fontainebleau ont évolué
au fil du temps et illustrent aujourd'hui trois siècles d'art paysager en
France.
Le Grand Parterre. Au sud du château, Le Nôtre réalisa son plus
vaste parterre. Sous Napoléon Ier, les terrasses qui l'entourent
furent plantées de tilleuls et le bassin central – longtemps orné d'une
fontaine en forme de rocher, appelée le Pot bouillant – accueille
aujourd'hui une large vasque. Le Grand Parterre embrasse une
partie du château et offre un point de vue sur le parc de plus de
80 hectares, constitué sous Henri IV. Celui-ci est traversé par le
grand canal, long de près de 1 200 mètres.
Le jardin de Diane et le jardin anglais. Créé sous le règne de
François Ier, le jardin de Diane a acquis son aspect actuel lors de
travaux – entrepris sous Napoléon Ier et Louis-Philippe – qui lui
confèrent un aspect plus romantique. La fontaine de Diane – qui
donna son nom au jardin – fut édifiée par Francini en 1603 et la
statue de la déesse que l'on admire aujourd'hui vient de Marly. De
1810 à 1812, Maximilien-Joseph Hurtault aménagea ce qui fut le
jardin des Pins de François Ier en jardin anglais. Parmi les épicéas,
les cyprès chauves, les tulipiers de Virginie ou encore les sophoras
du Japon – plantés à l'époque de Napoléon – des allées sinueuses
offrent d'agréables promenades ombragées. Une rivière artificielle et
différentes sculptures procurent elles aussi des moments de charme
au promeneur. Au creux d'un bosquet, vers le fond du jardin, se
cache un bassin marquant l'emplacement de la fontaine Belle Eau,
qui donna son nom au château.

PARC ET JARDINS DU CHÂTEAU DE FONTAINEBLEAU -


Château de Fontainebleau.
© FMR/Château de Fontainebleau

Un peu de culture
LIBRAIRIE DU MARCHÉ – LIBRAIRIE FONTAINEBLEAU
17-19, rue de la paroisse
✆ 01 60 74 58 84
www.lalibrairiefontainebleau.fr
lalibrairie@wanadoo.fr
Les libraires qui veulent perdurer dans le métier ont bien compris
qu'il leur était primordial d'allier diversification des produits proposés
et qualité des conseils donnés aux clients. Une telle politique passe
donc par la mise en vente d'articles éclectiques (livres en tous
genres, bandes dessinées, etc.), un dynamisme maximal dans
l'approche du genre littéraire à travers notamment des rencontres
entre le public et les auteurs, et bien entendu une compétence totale
pour conseiller l'acheteur désireux de trouver la perle rare, et pas
seulement parmi les ouvrages les plus connus. La Librairie du
Marché répond avec efficacité à toutes ces attentes. Avant d'aller y
faire un tour, n'hésitez pas à regarder son site web afin de savoir si
une séance de dédicace est programmée.
LIBRAIRIE MICHEL
15, rue de la Paroisse
✆ 01 64 22 27 21
sarlchantoiseau@wanadoo.fr
Toujours la même qualité de conseils et d’échanges qui tient très à
cœur au propriétaire des lieux, Antoine. Quatre belles tables d’office
présentent les dernières nouveautés, et les rayons littérature,
philosophie, histoire, arts, guides en tous genres, un espace
concours développé ainsi qu’un nouvel espace jeunesse avec des
BD choisies et quelques mangas, histoire de vivre avec son temps.
A noter que la librairie propose les œuvres de la collection La
Pléiade qui réunit quelques uns des plus grands auteurs de l'histoire.
PLEIN CIEL LA LIBRAIRIE
17-19, rue de la Paroisse
✆ 01 60 74 58 80
lalibrairiefontainebleau.fr
lalibrairie@wanadoo.fr
De l'espace pour les mots. Voilà l'un des atouts de cette boutique.
Vous pouvez y circuler et profiter des premières lignes de votre futur
livre en toute tranquillité. Il y en a pour tous les goûts. Livres, BD,
mangas, DVD, CD, la culture se diffuse par différents médias, la
boutique vous la propose en l'état. Il faut souligner la mise en avant
des ouvrages traitant plus particulièrement de l'Ile-de-France et de
Fontainebleau notamment.

GAILLON
Entre Seine et Eure, Gaillon, propriété des archevêques de Rouen
est connue pour son superbe château Renaissance, qui a rouvert
ses portes au public en 2011, après de nombreuses années de
fermeture. Celui-ci domine le centre ville groupé autour de l'église
Saint-Ouen dévoile de belles façades à pans de bois. Mais Gaillon
est aussi aujourd'hui une petite ville active, bien placée entre l'axe
routier Vernon-Rouen et la vallée de la Seine.
Les bonnes infos
OFFICE DE TOURISME DE GAILLON
4, place Aristide-Briand
✆ 02 32 53 08 25
www.cc-euremadrieseine.fr/office-de-tourisme-eure-madrie-seine/
office-tourisme@ccems.fr
Cet office de tourisme vous fera découvrir le centre-ville de cette
belle petite cité de Gaillon, dominée par son superbe château. Après
un accueil chaleureux et souriant, l'hôtesse vous invitera à parcourir
les villages environnants de Clef Vallée d’Eure et des Trois Lacs,
autant de petits bourgs charmants et chargés d'histoire qui ne vous
laisseront pas indifférents. L'office propose toute la documentation
sur les hébergements et la restauration des alentours, avec
notamment un choix de 6 sentiers qui permettent de découvrir les
vallées de Seine et d’Eure, des circuits patrimoine pour les petits
marcheurs et des balades ludiques pour les détectives en herbe.
N'hésitez donc pas à en pousser la porte.

Visite
CHÂTEAU DE GAILLON
Allée de l'Ermitage
✆ 02 32 53 86 40
www.arc-gaillon.fr
chateaudegaillon@ville-gaillon.fr
Surplombant la ville, le château de Gaillon a rouvert au public en
2011, après de longues années de fermeture. L'occasion de
découvrir l'un des premiers joyaux de la Renaissance française,
construit par l'archevêque de Rouen, le cardinal Georges d'Amboise,
en parallèle de ceux édifiés dans la vallée de la Loire. Démantelé à
la Révolution, transformé en centre pénitentiaire jusqu'en 1946, le
château de Gaillon est finalement racheté par l’État en 1975. Depuis
cette date, une longue campagne de restauration est à l’œuvre.
Visites guidées, visites théâtralisées ou encore expositions animent
le site pendant la saison et permettent de découvrir toutes les
richesses de cet édifice, resté trop longtemps inaccessible.

GERBEROY

Gerberoy - Gerberoy.
© Aurorecar – Fotolia
Depuis une trentaine d'années, Gerberoy, le village des roses, est
classé parmi les Plus Beaux Villages de France (c'est le seul du
département à bénéficier de cette distinction). Une récompense
méritée pour cette commune de l'Oise normande, avec sa
soixantaine de pimpantes maisons traditionnelles des XVIIe et
XVIIIe siècles, la collégiale Saint-Pierre, ses charmantes rues
pavées et fleuries, ses galeries d'art, ses jardins remarquables, ses
fossés transformés en promenades ombragées et enfin sa
splendide collégiale. L'histoire de Gerberoy est pourtant bien plus
mouvementée que ce tableau idyllique ne le laisse paraître.
Culminant à 188 m, la cité représentait un point stratégique au
carrefour du domaine des Capétiens et de la Normandie. Une
situation qui lui valut d'être pillée, démantelée et reconstruite à pas
moins cinq reprises entre 1079 et 1437 !
Aujourd'hui, le village est très paisible, propice à la détente et à la
flânerie. La circulation y est limitée à 20 km/h et les parkings pour
les non résidents sont situés aux entrées de la commune (ils sont
obligatoires et si l'idée vous venait de tenter de stationner dans le
village, vous aurez bien peu de chance de trouver une place).

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME
20, rue du Logis-du-Roy
✆ 03 44 46 32 20
ot.picardieverte@wanadoo.fr
La nouvelle configuration est réussie : plus de bureau à Marseille-
en-Beauvaisis ni de simple point infos à Gerberoy, mais un seul vrai
office de tourisme adapté dans le cœur du village de Gerberoy !
Charmant extérieurement à l'image du village, il est bien aménagé.
Le personnel souriant est efficace et s'efforce de vous offrir des
conseils adaptés. Attention toutefois, le village est victime de son
succès avec 100 000 visiteurs par an, alors il peut y avoir de
l'affluence et de l'attente dans cette petite structure qui bénéficie
d'une jolie cour à l'arrière. Dans cet office de tourisme, vous
trouverez un plan qui peut vous être utile, même s'il est bon de
flâner et de se perdre un peu dans ce très beau village.

Visite
COLLÉGIALE SAINT-PIERRE
5, ruelle Saint-Amant
assoc-collegiale-saint-pierre-de-gerberoy.fr
collegiale.gerberoy@orange.fr
Passer sous une porte voûtée (appelée la Tour Porte) qui était le
seul accès à l'ancien château fort aujourd'hui entièrement détruit.
Construite au XIe siècle, la collégiale a été très endommagée à
plusieurs reprises. Reconstruite au XVe siècle, après avoir été
incendiée par les ennemis anglais, la collégiale Saint-Pierre s'inscrit
bien dans le style normand, avec son chœur de pierre et sa nef
voûtée en bois et en forme de carène de bateau. L’abbatiale
renferme également de très belles stalles aux miséricordes
sculptées datant du XVe siècle, deux retables du XVIIe et trois
belles tapisseries d’Aubusson. L'intérêt principal du lieu reste sans
doute la salle du chapitre la sacristie, où les amateurs apprécient un
chapier du XVIIIe siècle. La collégiale est classée aux Monuments
historiques depuis 1984.
LE JARDIN DES IFS
3, impasse du Vidamé
✆ 07 66 20 51 41
www.lejardindesifs.com
C'est un endroit délicieux que vous pouvez découvrir depuis le
printemps 2015. La famille qui possède ce superbe site a pris
l'excellente décision d'ouvrir ce jardin historique du XVIIe siècle.
Celui qui en fut l'inspiration n'est pas moins qu'Olivier de Serres,
précurseur des jardins à la française ! Vous retrouvez des ifs géants,
parfaitement taillés et dotés de volumes impressionnants.
Expérience étonnante et immanquable, vous pouvez passer à
travers un arbre et vous asseoir à l'intérieur. Cet if est classé « arbre
remarquable » et il a même été élu « arbre de l'année 2017 » lors
d'un concours organisé par le magazine Terre sauvage. Il a
également été récompensé par le Prix de l'Art Topiaire (European
Boxwood &amp ; Topiary Society) en 2018 ! La visite du jardin peut
être rapide, mais qu'il est bon de prendre le temps d'apprécier
l'endroit tellement apaisant. On s'attable donc facilement en
terrasse. Les propriétaires ont en effet eu le très bon goût d'ouvrir
aussi un restaurant et un salon de thé. On vous les conseille aussi
vivement ! Dans ce grand domaine familial, Delphine s'occupe du
jardin et son frère Pierre de la cuisine, avec dans les deux cas talent
et passion.
JARDINS HENRI-LE-SIDANER
7, rue Henri-le-Sidaner
✆ 03 44 82 30 94
www.lesjardinshenrilesidaner.fr
lesjardinshenrilesidaner@yahoo.fr
Illustre peintre post-impressionniste, Henri Le Sidaner se rend à
Gerberoy en 1901. Cette commune correspond à son envie de
s'installer dans un cadre rural propice à son inspiration, suivant ainsi
l'exemple de son ami Claude Monet à Giverny. En 1904, il achète
une propriété dans le village pour constituer son propre décor de
peinture. Le peintre aménage dans les ruines d'un ancien château
fort un superbe jardin à l'italienne sur trois niveaux de terrasses. Les
rosiers y sont légion et il fait construire un temple d'Amour, à l'image
de celui du parc du Palais de Versailles. Le peintre y aménage
également un atelier dans une ancienne grange et dessine le jardin,
le pavillon, les arceaux et les girouettes. Il s'oriente vers des jardins
monochromes : blanc, rose et rouge, bleu et jaune. Depuis plusieurs
années, grâce aux efforts d’Etienne Le Sidaner, petit-fils du peintre,
les jardins renaissent et permettent de redécouvrir le superbe
univers de l'artiste. Si vous n'avez pas le temps d'entrer dans le
jardin, montez par l'escalier sur la butte en face pour en avoir un
aperçu et profiter de la vue sur la campagne environnante.
JARDINS HENRI-LE-SIDANER - Le Jardin Blanc avec le buste du
peintre Henri Le Sidaner, Camille son épouse et Céres.
© Jardins Henri Le Sidaner

GIVERNY
Retrouvez la couleur de vos jours chez Claude Monet.
Entre Paris et Rouen, s'étire paresseusement le petit village de
Giverny. Juste deux rues à flanc de colline sur la rive droite de la
Seine, à son confluent avec l'un des deux bras de l'Epte, la
charmante, bordée de saules pensifs et de fiers et bruissants
peupliers. L'église est romane, adorable et dédiée à sainte
Radegonde que l'on invoque contre la gale. C'est tout ? Oh il y a
encore de jolies petites maisons, crépies de vert et de rose, se
blottissant sous la vigne ou embaumant la glycine. Oui, mais
encore ? Le train n'y passe plus. Hum... Oui, mais à quelques
kilomètre de là est la gare de Verdon-Giverny. Bon, et bien ? Ah, oui,
aussi deux belles allées qui coupent le village, l'une a pour nom la
route Claude Monet et l'autre, côté Epte, : le chemin du Roy. Vous
avez bien dit Claude Monet ? L'impressionniste ? Le vieux sage au
chapeau qui peignit les nénuphars de son étang, sous le célèbre
pont japonais, des dizaines, des centaines de fois, avec passion,
saisissant la lumière du jour et la couleur du temps avec
obstination ? Le pape des impressionnistes, en somme ? Oui, enfin,
il ne faudrait pas oublier les autres tout de même, et pas des
moindres, Renoir, Cézanne, Manet, Degas, j'en passe des illustres,
mais il est vrai que c'est là que vécu longtemps, près d'un demi-
siècle, dans une ferme transformée en un magnifique domaine, dont
il fit une œuvre, le merveilleux Claude Monet. Un domicile adoré où il
finit par se nicher, s'y consacrer, avec sa femme et leurs nombreux
enfants et parentèle. Depuis que Monet y a laissé ses paysages,
son aura, sa demeure et son atelier, les peintres affluent, et les
touristes plus encore, émerveillés par ce domaine où la fondation
Monet a su conserver la quintessence de l'esprit d'une époque, d'un
village, d'un homme et d'une famille, sans mièvrerie, et augmenter
la valeur du lieu par des soins et scénographies de qualité. Car
Giverny est devenu tout simplement « le » temple mémoriel de
l'impressionnisme, cette école de peinture française tant estimée de
part le monde, pour sa sensibilité, sa fraîcheur, ses magnifiques
paysages et portraits « réels », plus vrai que nature, c'est-à-dire
montrant les impressions des peintres face aux visages, aux
éléments, lorsqu'ils troublent, font et défont nos émotions, nos vies.
Visiter ce village, ce domaine incontournable, c'est pénétrer dans
une famille aisée et artiste de la fin du XIXe siècle, voir naître la
modernité, la curiosité du monde, du jardin à l'étang avec pont
Japonais, de l'atelier à la collection d'estampes du pays du soleil
levant de Claude. C'est vibrer dans un intérieur « bleu comme un
orange » aurait dit Paul Eluard, ou plutôt bleu et jaune comme une
brassée de tournesols dans un ciel pur. Aller à la fondation, c'est
parcourir le jardin d'eau où s'épanouissent toujours, bien
évidemment, des nymphéas. C'est être transporté à la belle saison
par la riche et odoriférante flore des jardins du Clos Normand que le
maître plantait comme il peignait, en une inlassable composition.
Venir à Giverny, c'est profiter de restaurants, de chambres d'hôtes
tous plus charmants les uns que les autres, dans un paysage qui
rappelle les toiles du maître, entre reflets sur l'eau ou la neige,
champs de blé murs ou coteaux baignés d'ombre et de lumière, et
revenir repus de couleurs, d'émotions et d'un sentiment de belle et
bonne vie, joyeuse et créatrice, comme Monet savait en produire
par la magie de ses impressions colorées.

Visite
FONDATION CLAUDE MONET
84, rue Claude-Monet
✆ 02 32 51 28 21
https://fondation-monet.com
contact@fondation-monet.com
Léguée en 1966 à l’Académie des Beaux-Arts par le fils du peintre,
la maison au crépi rose a subi d’importants travaux de rénovation.
Admirez, dans la demeure de l’artiste, la célèbre collection
d’estampes japonaises et immergez-vous dans le quotidien de
Monet au fil des pièces. Dans le jardin, laissez-vous emporter par
les senteurs et les couleurs des différentes variétés florales au gré
des allées. En parcourant les roseraies et en passant sous terre,
vous tomberez sur le Jardin d’eau formé par un pont japonais, des
glycines et des azalées. Ce lieu a donné naissance à l'oeuvre
célèbre Les Nymphéas. Finissez votre visite par l’atelier de l’artiste
qui abrite désormais une boutique. La Fondation accueille également
les groupes et les scolaires. Ce temple de l’impressionnisme est le
deuxième site normand le plus visité. À juste titre !
FONDATION CLAUDE MONET - Fondation Claude Monet.
© Fondation Claude Monet, Giverny – copyrights

GOURNAY-EN-BRAY
Gournay est depuis toujours une ville de frontières. Dès 911, le traité
de Saint-Clair-sur-Epte fixe dans cette ville la limite du duché
normand. Aujourd'hui, inscrite dans le pays de Bray, elle jouxte
pourtant le Beauvaisis, l’Oise, l’Eure et le Vexin. De quoi s'ouvrir aux
autres ! Détruite quasi totalement en 1940, à l'exception de l'église,
Gournay est une ville nouvelle. Un hippodrome existe au cœur de
cette petite ville, entourée de charmants petits villages authentiques
qui offrent aux visiteurs de nombreuses randonnées pédestres ou
équestres.
Visite
COLLÉGIALE SAINT-HILDEVERT
C’est au XIe siècle que fut édifiée cette collégiale dédiée à saint
Étienne, où l'on peut voir un tympan au-dessus de la porte droite qui
montre la lapidation du saint. Mais c’est au XIIIe siècle, lors de la
venue de trois clercs de Meaux qui transportaient de ville en ville les
reliques de saint Hildevert (évêque de cette ville), que remonte la
dédicace de la collégiale. La porte gauche est surmontée d’un autre
tympan montrant saint Hildevert bénissant un enfant. Admirez juste
en face la plus ancienne maison de Gournay (sa façade à
encorbellement est datée de 1467) ; elle faisait partie d’une
dépendance qui entourait le cloître. En 2011, la collégiale a fait
l'objet d'importantes réhabilitations, notamment la mise aux normes
pour les visiteurs à mobilité réduite ou encore la restauration totale
de la voûte. Le bâtiment est classé monument historique depuis
1840.
HALLE AU BEURRE – LE KURSAAL
Place Nationale
Bâtie en 1821 à la place d’une auberge, la halle au beurre faisait
déjà la réputation des produits fermiers locaux et l'on y vendait du
beurre évidemment, mais aussi des volailles, des œufs et du bétail.
Un peu plus tard, le lieu sera reconverti en salle de spectacle en
1927, le Kursaal, puis transformé en cinéma en 1976. La façade,
très découpée, montre bien les tendances architecturales en vogue
au début du XXe siècle. Sur la même place, ne ratez pas la fontaine
monumentale du XVIIIe siècle, flanquée de quatre gueules de
bronze.
PORTE DE PARIS
Place de la Libération
Rue Legrand-Baudu
A quelques pas de la mairie se trouvent les deux pavillons
symétriques, accolés de piliers et surmontés d’une vasque de style
rococo, qui forment cette porte. Ils furent élevés de 1778 à 1780,
aux armes du duc et de la duchesse de Montmorency, mais les
insignes de ces nobles personnages furent effacées à la Révolution.
Quant aux piliers, ils furent déplacés en 1960 afin d’élargir la route.
Bref, il vous faudra un peu d'imagination pour retrouver leur beauté
d'antan, mais elles valent toujours le coup d'œil !

HOUDAN

Houdan - Façade à colombages, Houdan.


© PackShot – stock.adobe.com

C'est son passé médiéval qui assura la renommée de la ville de


Houdan, encore fièrement représenté par son donjon ainsi que par
quelques vestiges de l'ancienne enceinte. Dès le XIe siècle, la ville
fut le territoire des seigneurs de Montfort, puis fut rattachée au
domaine royal de Louis XII à la fin du XVe siècle. Louis XIV s'en
sépara au profit de la famille des ducs de Luynes, qui restèrent les
propriétaires des terres houdanaises jusqu'à la Révolution. Une
balade dans le centre-ville sera l'occasion de découvrir ses ruelles
pavées, ses belles maisons à colombages datant des XVe et XVIe
siècles, et d'autres curiosités comme le magnifique hôtel de ville,
ancienne demeure de notable du XIIe siècle. La petite ville
dynamique et prospère, située dans un riche domaine agricole, bien
reliée à la capitale (comptez une quarantaine de minutes en voiture
lorsque la circulation est bonne, ce qui est rare, mais aussi une ligne
de train, plus fiable) a donné son nom à l’une des meilleures races
de poules françaises, à la chair délicate encore produite et cuisinée
localement. Au-delà, passer une journée à Houdan, c'est le
dépaysement garanti !

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DU PAYS HOUDANAIS
4, place de la Tour
✆ 01 30 59 53 86
www.tourisme-pays-houdanais.fr
contact@tourismepayshoudanais.fr
L'office de tourisme du pays houdanais accueille les visiteurs en
quête d'informations et de conseils sur les activités et les points
d'intérêt de la région, porte de l'Ile-de-France, riches d'intérêts
patrimoniaux et naturels. On trouve là une mine de renseignements
sur le patrimoine local, les balades, les sorties... Vous profiterez sur
place de tous les documents et brochures touristiques nécessaires
au bon déroulement de votre séjour à Houdan et ses environs.

Visite
DONJON
Place de la Tour
A l’ouest de la ville de Houdan, sur un plateau surplombant la vallée
de l'Opton, se dressent les vestiges du fameux donjon. Cette tour
cylindrique de près de 30 m de hauteur et d’environ 15 m de
diamètre est tout ce qu'il reste de la forteresse érigée au début du
XIIe siècle par Amaury III de Montfort, en vue de surveiller les
incursions anglaises. Du XVIe siècle à la Révolution, l'édifice servit
de prison, avant d’appartenir à plusieurs propriétaires privés et
d’être finalement légué à la ville en 1903. Il a été classé Monument
historique en 1889. Le donjon, dont les murs font près de 3 m
d'épaisseur, est flanqué, aux quatre points cardinaux, de quatre
petites tourelles semi-circulaires.

DONJON - Le donjon médiéval de Houdan


© Morane – Fotolia

ÉGLISE SAINT-JACQUES-SAINT-CHRISTOPHE
6, place Bitche
Au XIe siècle, la première église bâtie à cet emplacement portait le
nom de Saint-Jacques-le-Majeur. Elle fut reconstruite au début du
XVIe siècle grâce aux dons des habitants, et reçut en 1510 le
deuxième nom de Saint-Christophe. La nef est encore de style
gothique flamboyante, comme le manifestent les vitraux au
remplage en forme de flammes, tandis que le chevet et l'abside
manifeste déjà les caractéristiques du style Renaissance. Les
travaux ne s'achevèrent qu'au XVIIIe siècle. Classée Monument
historique dès 1840, l’église possède une magnifique fresque murale
datant de 1582, représentant le pèlerinage des Houdanais partis
invoquer la Vierge à Notre-Dame de Montserrat (Espagne) lors
d'une épidémie de peste. L’orgue de l’édifice, l’un des rares de
France à avoir conservé sa facture d’origine, est une des fiertés de
Houdan. Fabriqué par Louis-Alexandre Clicquot en 1734, il comporte
21 jeux sur trois claviers et un pédalier « à la française » de deux
octaves. Classé Monument historique en 1927, il est mondialement
reconnu comme étant l'un des témoins de l’orgue classique français.

ÉGLISE SAINT-JACQUES-SAINT-CHRISTOPHE - Intérieur de


l'église Saint-Jacques-Saint-Christophe.
© PackShot – stock.adobe.com
IVRY-LA-BATAILLE
Drôle de nom pour un village ! Ivry-la-Bataille fait référence aux
guerres de religion et à la célèbre bataille que remporta Henri IV, le
14 mars 1590, sur les catholiques de la Ligue de Paris commandée
par le duc de Mayenne. Aujourd’hui, cette petite ville est surtout
connue pour les fouilles archéologiques, reprises en 2007, dans le
château fort, dont les vestiges dominent la cité, et qui est une des
plus anciennes forteresses normandes en pierre, construite au Xe
siècle et l'une des plus puissantes de son époque. Pour l'histoire,
l'architecte Lanfred eut la tête coupée par Alberède qui craignait une
pareille construction ailleurs. Notons que la tour de Londres fut
finalement édifiée sur des plans similaires. Ivry est par nature une
ville frontière, entre la Normandie, la région Centre et l'Île-de-
France, et se situe à distance presque égale d’Évreux et Dreux.
C'est d'ailleurs à l'office de tourisme d'Anet, en Eure-et-Loir, que
vous trouverez l'essentiel des informations touristiques sur la
commune. À quelques kilomètres de là, à Anet justement, ne
manquez pas de visiter le superbe château Renaissance de Diane
de Poitiers, construit par l'architecte (et abbé de l'abbaye d'Ivry)
Philibert Delorme.

Visite
MAISON DE L’ANGE
Rue de Garennes
Le vieux centre d'Ivry offre un dédale de belles maisons à
colombage. Située au sommet de la rue Henri IV, celle dite de l’Ange
est une bâtisse à pans de bois sculpté datant du XVIe siècle. On
peut y voir, sur la console centrale, une statuette de saint Martin.
Une autre sculpture est visible sur la console de droite (celle de
gauche a disparu). La légende raconte qu’Henri IV aurait couché
dans cette maison le soir de la bataille d’Ivry… Certains la nomme
donc la maison d'Henri IV, ou maison de l'Ange.
PORTAIL DE L’ANCIENNE ABBAYE
Expression première du style gothique en Normandie, ce portail,
hélas très mutilé à la Révolution, est le seul vestige apparent de
l’Abbaye Notre-Dame du XIIe siècle. Il a sans aucun doute été
sculpté par l’Equipe du Portail Royal de la Cathédrale de Chartres.
On y retrouve, sur les claveaux encore lisibles, le thème de
l’Apocalypse, ainsi que des statues colonnes, dont une seule est
encore en place. On sait que le tympan (détruit) montrait un Christ
en Majesté, entouré des quatre Evangélistes. Quelques traces de
polychromie sont encore visibles.
VESTIGES DU CHÂTEAU D’IVRY
✆ 02 32 36 40 19
ivry-lesvieillespierres.fr/
Prenez de la hauteur pour découvrir un site chargé d'histoire !
Quelques années avant l'an 1000, Raoul, frère du duc de
Normandie et premier seigneur d'Ivry, fit construire une puissante
forteresse pour défendre le site et la frontière normande. Il s'agit
aujourd'hui de la plus ancienne forteresse du monde occidental, un
vrai trésor d'histoire qui possède aussi une dimension naturelle. Le
site est en effet bâti sur un promontoire crayeux qui domine la vallée
de l’Eure. De beaux panoramas pour des promenades dans les bois
environnants... N'hésitez pas à vous rapprocher de l'association Les
Vieilles Pierres qui gère la sauvegarde et la promotion du site.

JOUARRE
La vallée du Petit Morin s’articule autour de Jouarre et son passé
historique, l’abbaye, les cryptes mérovingiennes, de la Ferté-sous-
Jouarre située au confluent de la Marne et du Petit Morin et de
Saint-Cyr-sur-Morin, son musée des Pays de Seine-et-Marne, le
reflet de la campagne française des siècles passés et la maison de
Pierre Mac Orlan, autre témoin de la vie seine-et-marnaise…
Autour, tout un monde d’artisans et de producteurs des produits du
terroir… Dans ce petit village briard, au confluent de la Marne et du
Petit Morin, à 8 kilomètres de la Ferté-sous-Jouarre, on découvre un
très bel ensemble abbatial avec l’abbaye Notre-Dame et sa tour du
XIIe siècle, les superbes cryptes mérovingiennes merveilleusement
préservées, l’église Saint-Paul ou bien encore le Musée briard. Le
territoire communal est très étendu, la forêt domaniale de la
Choqueuse – environ 600 ha – abrite de belles promenades
ombragées et une centaine de kilomètres de chemins de
randonnée, petits et grands. Marché campagnard chaque deuxième
dimanche du mois place de l’Hôtel-de-Ville à La Ferté-sous-Jouarre.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DU PAYS FERTOIS
5, Grande-Place
✆ 01 60 22 64 54
https://tourismepaysfertois.fr
info@tourisme-pays-fertois.fr
Un passage à l'office de tourisme s'impose pour connaître le détail
des monuments à découvrir, les dates et les horaires des visites, les
meilleures adresses pour préparer son séjour sur place, etc. Parmi
les prestations offertes en haute saison (à compter du 1er mai), la
découverte entre autres de l'abbaye, son artisanat monastique, ses
magnifiques tombeaux, la visite de la crypte, etc., à Jouarre et à la
Ferté-sous-Jouarre. Pour la visite de la crypte, la réservation est
généralement obligatoire. Cette visite a lieu à 15h en basse saison
et plus périodiquement en haute saison (11h, 15h et 16h30). Au
moment où nous rédigeons ces lignes le site Web de l'office est en
cours de restructuration et devrait fusionner avec celui du pays de
Coulommiers (adresse non encore connue).

Visite
ABBAYE BÉNÉDICTINE NOTRE-DAME DE JOUARRE
6, rue Montmorin
✆ 01 60 22 84 18
www.abbayejouarre.org
hotes@abbayejouarre.org, communaute@abbayejouarre.org
Fondée par Adon vers 630, sous le règne de Dagobert, cette
abbaye a été l’une des premières de France dans le mouvement de
saint Colomban, fondateur de l’abbaye de Luxeuil. À l’époque, s’y
implante une communauté de bénédictines. Aujourd’hui encore, plus
de quarante moniales accueillent les individuels adeptes des
retraites religieuses. La communauté ouvre une partie de son site
pour partager avec les visiteurs une partie de son histoire et de sa
vie… Qu’est-ce qui fait vivre les communautés religieuses depuis
toujours ? Comment ont-elles vécu dans notre région ? Comment y
vivent-elles aujourd’hui ? Les réponses sont ici dans cet ensemble
de bâtiments. Ici, tous les jours, les offices sont chantés en
grégorien car l’abbaye possède une excellente acoustique. La crypte
est le lieu où reposent les tombeaux des abbesses et ceux de
certains membres de leur famille. Les sœurs fabriquent de petits
santons en argile, des objets en grès – cultuels et profanes –, des
statues cultuelles, des plaques émaillées, des confitures et des
pâtes de fruits. Accueil de groupes en week-end.
CRYPTE MÉROVINGIENNE SAINT PAUL
Place Saint-Paul
✆ 01 64 08 88 09
www.coulommierspaysdebrie-tourisme.fr/
jouarre@cpb-tourisme.fr
Au XVIIIe siècle, une chapelle fut construite au-dessus de cet
ensemble funéraire exceptionnel dont on ne connaît que deux
autres exemples en Europe. Jusqu’au VIIe siècle existait
vraisemblablement là un ensemble funéraire important renfermant
les tombes des moines et des moniales. C’est la famille
aristocratique d’Authaire qui fit ériger les cryptes pour les membres
de sa famille, dont les premières abbesses de Jouarre. Les cryptes
étaient plongées dans l’obscurité, ce qui explique leur parfait état de
conservation. Outre les tombeaux, les cryptes Saint-Paul et Saint-
Ebrégésile abritent de superbes chapiteaux sculptés dans les
années 660 en marbre blanc des Pyrénées où l’on retrouve une
forte influence corinthienne. Les murs présentent un bel exemple
des motifs réticulés de l’époque mérovingienne avec leur disposition
en tomettes. Sur les cénotaphes des tombeaux, on trouve des
épitaphes et des motifs merveilleusement conservés comme les
coquilles sur le tombeau de sainte Telchilde, la première abbesse de
Jouarre. Enfin, le sarcophage de saint Agilbert est décoré d’un
magnifique tétramorphe qu’on admire de l’extérieur. Un véritable
joyau du patrimoine !

CRYPTE MÉROVINGIENNE SAINT PAUL - Crypte mérovingienne


St Paul
© Alamer – Iconotec
L’EGLISE SAINT-PIERRE-ET-SAINT-PAUL
Place Saint-Paul
L'ancienne église Saint-Paul de Jouarre ayant brûlé durant la guerre
de Cent Ans, il fallut la reconstruire. Le chantier débuta vers 1440,
mais ne fut achevé qu'au début du XVIe siècle. L'architecture
générale de l'édifice est particulièrement révélatrice du style de cette
période de transition entre gothique et Renaissance. Le monument
fut plusieurs fois remanié, notamment par Madeleine d'Orléans,
abbesse de Jouarre et demi-soeur de François Ier. Cette bienfaitrice
figure d'ailleurs sur un panneau d'albâtre situé dans une chapelle
collatérale. L'église Saint-Pierre et Saint-Paul fut également
restaurée en 1869, et c'est à cette occasion que l'on construisit l'une
des tourelles d'angle de la façade. Le clocher, endommagé en 1960,
fut alors remis à neuf. Il accueille cinq cloches : Jeanne, Anna,
Albertine, Louise, et une ancienne cloche provenant de Sept-
Sort. Elle vaut surtout pour sa riche décoration interieure,
comprenant notamment une piétà du XVe siècle, une imposante
mise au tombeau du XVIe siècle ainsi que deux impressionnantes
châsses datant du Moyen Age et encore utilisées aujourd'hui lors
des processions de la Pentecôte ou de l'Assomption.

Produits gourmands
FROMAGERIE GANOT
4, rue Cécile-Dumez
✆ 01 60 22 06 09
www.fermes-brie.fr
contact@fermes-brie.fr
Depuis 125 ans, de père en fils, les fromages frais de la ferme sont
affinés dans ces caves pendant cinq semaines. C’est le dernier
affinage de brie fermier en France selon la méthode artisanale.
Autrement dit, le lait ne subit aucune transformation et garde tous
ses arômes. Le matin, la vente se fait sur les marchés, l’après-midi
est consacré aux visites des caves d’affinage. Il y a également une
boutique sur place. Une adresse incontournable pour tous les
amateurs de bon fromage. Brie de Meaux fermier, brie de Melun
fermier, brie noir, coulommiers, petits cœurs à l’ancienne, triple-
crème…

LA FERTÉ-MILON
Envie d’une douce balade dans l’Aisne ? Direction La Ferté-Milon,
patrie natale de Jean Racine, où le Seigneur Milon écrivit au VIIIe
siècle les premières lignes de l'histoire de la ville en y aménageant
une forteresse. Situé à 75 kilomètres de Paris, cet îlot de
2 123 âmes est étagé sur les bords verdoyants de l’Ourcq. On y
observe les dédales de pierres traditionnelles et les havres de
verdures qui se marient à merveille. En toile de fond, l’imposante
façade du château classée par les Monuments historiques et ses
quatre tours qui distillent leur majesté sur les ruelles du vieux Ferté.
À observer à quelques encablures : l’église Notre-Dame, édifice du
XIIIe siècle où Jean Racine aurait été enfant de chœur. Bastion
mémoire du célèbre dramaturge, l’ancienne maison de Marie
Desmoulins, la grand-mère paternelle qui a élevé Racine, jeune
orphelin, conserve quelques pièces rares de l’enfant du pays. Après
une promenade sur le chemin de halage au bord de l’Ourcq
scintillant, dans les ruelles où la vieille pierre côtoie sans fausse note
les quelques marches de modernité, une seule envie demeure : y
retourner.

Visite
CHÂTEAU DE LOUIS DUC D'ORLÉANS
Rue du Vieux-Château
Un édifice au destin funeste et une construction qui ne fut jamais
terminée ! Possession de Milon, le château devient celui du duc
Louis d’Orléans qui n'en profite que peu de temps puisqu’il est
assassiné en 1407 sur ordre de Jean sans Peur, duc de Bourgogne.
Henri IV le fait démanteler en 1594 au moment des guerres de
religion, alors que la forteresse n’a jamais été achevée. Ne subsiste
aujourd’hui que son imposante façade qui se dresse sur 102 mètres
de longueur et 28 mètres de hauteur. Les tours de la courtine sont
au même niveau. Leur chemin de ronde est sur mâchicoulis.
S’ouvrant entre les deux tours du milieu, la haute porte est
surmontée d’un grand relief sculpté représentant le couronnement
de la Vierge. De l’esplanade, le visiteur domine la ville et la vallée de
l’Ourcq. Au loin s’étend la forêt de Retz qui, via Villers-Cotterêts,
rejoint celle de Compiègne.
L'EGLISE NOTRE-DAME
Dans cette église a été baptisé en 1639 Jean Racine. C'est
également ici qu'en 1647, Jean de La Fontaine se maria avec Marie
Héricart, la cousine de Jean Racine. La riche histoire du monument
a débuté au XIIIe siècle. De cette époque, ne reste aujourd'hui que
son portail à six colonnes. L'immense tour de l'église, flanquée de
quatre tourelles de guet, a été construite par Catherine de Médicis
en 1563. On peut observer à l'intérieur trois nefs, et un orgue du
XVIIe siècle classé.
L'EGLISE SAINT-NICOLAS
Située dans la ville basse, l’église Saint-Nicolas est moins connue
que sa consœur, malgré ses verrières du XVIe siècle tout à fait
remarquables qui représentent des scènes de la vie du Christ ainsi
qu’une vision de l’Apocalypse particulièrement admirée par Paul
Claudel. L’église Saint-Nicolas ne nous est pourtant pas étrangère
pour être apparue sur les anciens billets de 50 F, à l’arrière-plan de
l’effigie de Racine.

LA ROCHE-GUYON
La Roche-Guyon - Les bords de Seine
© Marie BERTIER
Traditionnellement prénommés Guy, les seigneurs de La Roche ont
donné leur nom au lieu. L'itinéraire de choix pour se rendre au
village est celui de la route des Crêtes, aérienne, qui surplombe la
Seine au sommet du coteau. Niché au creux de la falaise trouée
d'habitats troglodytiques, le château remonte aux incursions vikings,
au début du Xe siècle. Il est couronné d'un donjon du XIIe siècle ; de
son sommet, la vue à couper le souffle révèle une position
stratégique, à la frontière franco-normande. Le potager à la
française, la mairie-halle, la forêt et son arboretum sont également
des détours à ne pas manquer. Aujourd'hui paisible commune
d'environ 500 habitants, à la frontière avec la Normandie, la Roche-
Guyon est labellisée « Plus Beaux Villages de France » et le mérite
bien.
Visite
CHÂTEAU DE LA ROCHE-GUYON
1, rue de l'Audience
✆ 01 34 79 74 42
www.chateaudelarocheguyon.fr
information@chateaudelarocheguyon.fr
Nous transportant des invasions normandes jusqu'à la Seconde
Guerre mondiale, l'édifice qu'on peut admirer aujourd'hui est le fruit
d'une riche histoire. À l'origine construction troglodyte invisible, le
château protégeait des incursions normandes. Le traité de Saint-
Clair-sur-Epte en 911 accorda la Normandie aux Vikings. Jusqu'à la
fin de la guerre de Cent Ans (1453), La Roche-Guyon devint la base
avant de défense du royaume français. Il se dota au XIIe siècle du
donjon toujours debout, depuis lequel on a une vue féerique (il est
malheureusement fermé pour travaux jusque fin 2019/début 2020).
On accède à son sommet par un vertigineux escalier creusé dans la
roche. Les familles de Silly puis de La Rochefoucauld le
transformèrent ensuite en lieu de villégiature, qui connut son apogée
au XVIIIe siècle. Commandant le Mur de l'Atlantique, Rommel y
établit un impressionnant quartier général troglodytique. Le village et
le château seront gravement endommagés par les bombes lors du
débarquement. Séduit par l'ambiance qui émane du lieu, Edgard P.
Jacobs le choisit en 1960 pour théâtre d'un Blake et et Mortimer à
part : Le Piège diabolique : à lire avant ou après la visite !
CHÂTEAU DE LA ROCHE-GUYON - Le château de La Roche-
Guyon
© Philophoto – Fotolia
ÉGLISE SAINT-SAMSON
Célèbre pour son château, La Roche-Guyon est aussi
historiquement un lieu sacré : on retrouve la trace, dans les cavités
troglodytiques du château, d’un très ancien lieu de culte (IIIe siècle).
Il abrita d’après la tradition les saints Nicaise et Pience aux premiers
temps du christianisme. En 1404, la construction d'une église
paroissiale hors de l'enceinte du château fut autorisée. La guerre de
Cent Ans interrompit les travaux, qui reprirent vers 1520. La majeure
partie de l'édifice est ainsi d'un style gothique flamboyant très sobre.
On retrouve quelques traces de la Renaissance dans le dessin des
baies de la façade et du clocher. Seuls éléments dissymétriques,
des chapelles furent ouvertes au nord de l’édifice au XVIIIe siècle.
L'intérieur de l'église fut couvert au XIXe de fresques néogothiques.
LES ANDELYS

Les Andelys - Les Andelys.


© Crobard – iStockphoto
C'est le fier Château-Gaillard, l'une des plus célèbres forteresses
médiévales normandes, qui fait la renommée de la ville des Andelys.
Une place stratégique souvent disputée par les armées anglaises et
françaises. Au bord de la Seine, entre deux coteaux, elle est divisée
en deux parties, le Grand et le Petit Andely. Ses monuments et ses
paysages magnifiques valent largement le détour. Sur les hauteurs,
sur un éperon rocheux, découvrez les ruines de Château-Gaillard
qui fut entre autres propriété de Richard Cœur de Lion et Philippe
Auguste. Le long du fleuve, en contrebas, le Petit Andely vous
enchantera avec son port de plaisance, ses vieilles maisons à pans
de bois et ses quais fleuris. L’histoire du Grand Andely est
intimement liée au passé du duché de Normandie. Avec son musée,
sa collégiale Notre-Dame, son beffroi et sa fontaine miraculeuse,
traces du passé, le Grand Andely compte également des demeures
bourgeoises du XIXe siècle. Découvrez cette commune et ses
richesses insoupçonnées.

Visite
CHÂTEAU GAILLARD
Chemin de Château-Gaillard
✆ 02 32 21 31 29
www.cape-tourisme.fr
information@tourisme.sna27.fr
Surplombant la Seine, les ruines de Château-Gaillard témoignent du
passé de l'une des plus célèbres forteresse de la région et offrent un
point de vue à 360 degré sur la Seine, le Petit-Andely et les falaises
de craie. Construit rapidement par Richard Cœur de Lion, roi
d'Angleterre et duc de Normandie, entre 1196 et 1198, le château a
ses légendes. Réputée invincible, la forteresse tombe aux mains des
Français en 1204, prise, non par les latrines, comme on l'a
longtemps cru, mais par les fenêtres de la chapelle. À la fin du
Moyen Âge, il perd toute fonction militaire et sert de carrière de
pierres pour construire deux couvents aux Andelys, les Capucins et
les Pénitents. Classé Monument historique depuis 1862, répertorié
comme grand site national, Château Gaillard a maintes fois inspiré
les peintres, les poètes et autres écrivains contemporains. En août,
des jeux médiévaux et des camps reconstitués y sont organisés le
week-end, ainsi que des ateliers pour les enfants. Billet groupé avec
le musée Nicolas Poussin, tarif réduit sur présentation d'un billet du
musée des Impressionnismes de Giverny.
COLLÉGIALE NOTRE-DAME
Rue Louis-Pasteur
✆ 02 32 21 31 29
www.cape-tourisme.fr/
information@tourisme.sna27.fr
La collégiale, joyau de la ville, fut construite au XIIIe siècle sur le site
de l'ancienne abbaye Sainte-Clotilde, et remaniée au XVIe siècle. Il
aura fallu quatre siècles pour parvenir à l'édifice actuel. Très
ouvragé et imposant, la collégiale est située à proximité du centre
des Andelys, dans le quartier du Grand-Andely. Il constitue
un véritable livre d’histoire de l’architecture, du gothique classique
aux dentelles du flamboyant, de l’ordonnance Renaissance aux
pastiches du XIXe siècle, tout s’y imbrique dans l’harmonie des
lignes et des formes. À l’intérieur, quelques merveilles : le buffet
d’orgue Renaissance, des statues du XVIe siècle, des toiles du
XVIIe attribuées à Quentin Varin et Jacques Stella, ainsi que de
riches vitraux de grands maîtres verriers du XVIe siècle relatant
l’histoire de sainte Clotilde et d'autres saints, d'apôtres et de
martyrs. À proximité, la fontaine Sainte-Clotilde, connue pour sa
source miraculeuse, est un lieu de pèlerinage. Un site somptueux,
source de recueillement.
ÉGLISE SAINT-SAUVEUR
Place Saint-Sauveur
✆ 02 32 21 31 29
www.cape-tourisme.fr/
information@tourisme.sna27.fr
Après une promenade sur les berges de la Seine, découvrez, dans
le quartier du Petit-Andely, la majestueuse église Saint-Sauveur. De
style gothique, elle fut édifiée en 1202 sur la belle place ombragée
de grands tilleuls. À la Révolution, elle fut transformée en entrepôt
de stockage. Sur le trumeau du portail, on peut admirer la statue de
saint Sauveur tenant un globe terrestre. Des paroissiens du Petit-
Andely perpétuent la tradition viticole du village, très ancienne, en
accrochant sur ce globe une grappe de raisin durant la période des
vendanges. A l'intérieur, ne manquez pas le retable venant de
l'abbaye voisine de Mortemer, ainsi que le plus ancien orgue de
France encore en fonctionnement, celui de Robert Ingoult, qui date
de 1674.

LOUVIERS
Cité drapière dès le XIIIe siècle, construite au bord de l’Eure,
Louviers comptait à cette époque près de mille maîtres drapiers !
Prise par les Anglais durant la guerre de Cent Ans, la ville sera
libérée en 1440 par ses propres habitants ; ils en seront
récompensés sous forme de privilèges par Charles VII. L’industrie
du drap y fut prospère, et se spécialisa dans la fabrique de draps
fins. L'activité prit un nouvel essor grâce à l’industrialisation : la ville
vit naître la première filature mécanique de laine et se mit à produire
du textile pour l’armée, des sous-vêtements de flanelle et des draps.
Aujourd’hui, la cité conserve de belles maisons à pans de bois rue
Terneaux, rue des Grands-Carreaux, rue du Polhomet, en dépit des
dommages subis au cours des bombardements de 1940. Quant à la
bonne odeur de chocolat qui flotte régulièrement sur la ville, on la
doit à la chocolaterie Barry Callebaut, située dans la commune.
Malheureusement, cette chocolaterie qui embaume ne se visite pas.
Plus de 10 % de la production mondiale de fèves de cacao y sont
torréfiés, avant de partir soit vers des chocolatiers artisanaux, soit
vers des groupes agroalimentaires mondiaux. La ville compte
aujourd'hui environ 19 000 habitants.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME SEINE-EURE
10, rue du Maréchal-Foch
✆ 02 32 40 04 41
www.tourisme-seine-eure.com
info@tourisme-seine-eure.com
L’office de tourisme, dédié à l'ensemble de l'agglomération Seine-
Eure, est installé dans la maison dite du Fou du Roy superbement
restaurée, avec ses colombages peints en rouge, qui fut l'ancienne
demeure de Guillaume Marchand, maître-apothicaire devenu
« Bouffon du Roi Henri IV » après avoir été capturé par l’armée
protestante. Cet office organise des visites guidées de la ville, des
visites contées, ainsi que des expositions d'art ou sur le patrimoine
local. Pour vous promener seul, procurez-vous le dépliant
« Louviers, cité drapière », qui associe plan et descriptif d'un
itinéraire très intéressant ponctué de 21 haltes informatives. Le point
de départ idéal pour découvrir ce secteur plein de charme !
N'hésitez pas à préparer votre voyage en amont grâce au site
Internet qui fourmille de bons plans, notamment grâce à sa carte
interactive.

Visite
CLOÎTRE DES PÉNITENTS
1, rue des Pénitents
à l'angle de la rue de l’Île
✆ 02 32 40 04 41
www.tourisme-seine-eure.com
info@tourisme-seine-eure.com
Au détour d'une rue, à quelques pas de la collégiale, légèrement
excentré par rapport au centre-ville, on découvre un endroit unique :
seul cloître d'Europe bâti sur l'eau, le cloître des Pénitents a été
construit en 1646 et connut des utilisations diverses. Couvent de
l'ordre Saint-François, école de garçons, maison d'arrêt, il abrite
désormais le conservatoire de musique. Il ne se visite pas, mais on
en découvre un beau point de vue depuis la rue, et aux horaires
d'ouverture du conservatoire, il est possible, avec un peu de chance,
de demander à y accéder. Depuis 2012, il est paré d'une
surprenante architecture contemporaine, la façade chromée de la
nouvelle salle de concerts de l'école de musique. Un très bel endroit
à découvrir grâce au "circuit découverte de Louviers" réalisé par l'OT
de la ville, avant de poursuivre sur les berges de l'Eure...
ÉGLISE NOTRE-DAME
1, rue Pierre-Mendès-France
✆ 02 32 40 04 41
www.tourisme-seine-eure.com
Découvrez ce magnifique édifice, son porche royal, ses sculptures,
son mobilier et ses vitraux. Un chef-d'œuvre architectural mêlant
plusieurs styles, qui s'échelonnent du XIIIe siècle à la Renaissance.
La construction de l'église Notre-Dame de Louviers a débuté en
1197, lorsque l'archevêque de Rouen devint seigneur de la ville, un
statut qui explique les proportions imposantes de l'édifice. C'est l'un
des plus beaux exemples d'architecture flamboyante du
département de l'Eure, dont la plus grande partie date
principalement des XVe et XVIe siècles. Le portail sud-est le plus
remarquable, c'est d'ailleurs le porche « royal », vous y découvrirez,
dans le foisonnement de ses sculptures, le « maqueu d'soupe », le
petit personnage emblématique de la ville qui rappelle la prise de la
cité par les troupes de Henri IV, encore protestant, en 1592. À
l'intérieur, ne manquez pas l'ensemble de magnifiques vitraux,
conçus aux XVe et XVIe siècles, notamment celui dit des trois
Marie, ainsi que deux très beaux groupes sculptés : une Mise au
tombeau du XIVe siècle, et deux statues en bois du XIVe, dont le
Centurion, superbe représentation de l'équipement militaire de
l'époque. Un dépliant de visite très bien fait est disponible à l'office
de tourisme, vous pouvez également le télécharger sur le site
www.tourisme-seine-eure.com, un circuit pour découvrir toute
l'église.
MAISON DU PARLEMENT
41, rue aux Huiliers
✆ 02 32 40 04 41
http://tourisme-seine-eure.com
info@tourisme-seine-eure.com
Au cœur du vieux Louviers, laissez-vous surprendre par le charme
de cette maison à pans de bois du XVe siècle, ainsi baptisée car elle
aurait abrité le Parlement de Normandie au moment de la prise de
Rouen par les protestants en 1562. Au premier étage, une salle a
conservé ses boiseries peintes. Bien que les curieux n'aient pas
accès à l'intérieur du bâtiment, sa façade à encorbellement et
poutres sculptées vaut le détour. On trouve également de belles
maisons anciennes, rescapées des bombardements de la Seconde
Guerre mondiale, dans la rue des Grands-Carreaux. La maison fait
partie du circuit de découverte de Louviers, téléchargeable sur le
site de l'OT, ou à réaliser en visite guidée de groupe.

Un peu de culture
LIBRAIRIE QUAI DES MOTS
16, rue du Matrey
✆ 02 32 40 28 84
www.librairie-quaidesmots.com/
contact@librairie-quaidesmots.com
Au revoir Le Quai des Mômes, bonjour le Quai des Mots ! Après
moult rebondissements et une campagne de financement
participatif, l'heureux et courageux libraire de Louviers, Stéphane
Lemaître, a pu ouvrir sa nouvelle boutique dans un très bel espace
du centre-ville. Sur deux étages il peut ainsi proposer toutes les
nouveautés pour adultes et enfants : littérature générale, essais
français et étrangers, livres de voyages, livres d'art, bandes
dessinées... Vous trouverez également un joli rayon de jeux et petits
jouets, ainsi qu'un rayon papeterie. N'hésitez pas à demander des
conseils, ils vous seront donnés avec plaisir et vous serez bien
guidés notamment lors des opulentes rentrées littéraires. Le lieu est
animé par des rencontres et dédicaces... Une belle adresse donc.

Produits gourmands
MAISON CLET
4-8, rue Pierre-Mendès-France
✆ 02 32 40 06 72
www.cletduvin.com
contact@cletduvin.com
Depuis 1957 qu'elle est implantée à Louviers, la Maison Clet n'a
cessé de voir plus grand. Hier au 7 de la rue Pierre-Mendès-France,
elle prend ses aises depuis peu en face. On la retrouve aux
numéros 4 à 8 de la même rue, dans un espace somptueux et
généreux qui permet d'offrir un large éventail de vins et spiritueux et
tout le meilleur de l'épicerie fine. En plus du millier de vins proposés,
vous trouverez près de quatre cents whiskies, des rhums, cognacs
et des calvados déclinés pour tous les goûts, ainsi qu'un beau choix
de foies gras, truffes, chocolats, confitures, thés... Les produits
normands sont mis à l'honneur naturellement, et un rayon arts de la
table vous permettra d'acheter carafes, tire-bouchon, pompes à vin
ou fûts à bière... Les plus ? Un bel espace comptoir, un caveau
dégustation, et des cours, ateliers et dégustations thématiques,
autour du whisky ou du vin. N'hésitez donc pas à pousser la porte
de cette très belle boutique incontournable.
PÂTISSERIE CHOCOLATERIE MORIN
12, rue du Matrey
✆ 02 32 40 03 13
Depuis plus de trois décennies, le maître pâtissier Morin offre ses
pépites aux habitants de Louviers. A deux pas de la nouvelle librairie
de la même rue du Matrey, vous trouverez là de quoi chatouiller vos
papilles à l'heure du goûter : macarons, chocolats, confiserie,
gâteaux fourrés maison, petits fours... Une adresse idéale aussi
pour un gâteau d'anniversaire ou les grandes occasions, les œufs
de Pâques ou les bûches de Noël, bref, toutes les douceurs sont là !
Bientôt, un coin sera aménagé pour prendre un café ou un thé... on
a hâte !

LYONS-LA-FORÊT
Lyons-la-Forêt - Maison de séjour de Ravel
© ML Vittori

Petit bourg de 800 habitants, niché au cœur d'une des plus belles
hêtraies d'Europe (10 000 hectares), Lyons est l'une des plus
séduisantes destinations du département : la place principale et ses
spectaculaires halles du XVIIIe siècle, ses maisons à colombages de
la fin du XVIe siècle, celles en brique des XVIIe et XVIIIe siècles,
ses petites rues tranquilles et fleuries, justifient amplement son
classement parmi les plus beaux villages de France. Particularité :
sa forme circulaire reste l'un des derniers vestiges de l'enceinte du
château d'Henri Ier Beauclerc, duc de Normandie et roi d'Angleterre,
à qui l'on doit le développement du village. Centre administratif
jusqu'au XVIIIe siècle, Lyons vit aujourd'hui essentiellement du
tourisme. Illustration de l'architecture traditionnelle normande et
médiévale, ses rues ont servi de décor de cinéma à plusieurs
reprises, pour des adaptations du roman de Flaubert, Madame
Bovary : en 1933 (Jean Renoir), en 1977 pour un téléfilm italien et
en 1991 (Claude Chabrol). N'hésitez pas à visiter les cachots et la
salle du tribunal dans l'hôtel de ville. Aux alentours, de nombreux
sites exceptionnels sont à découvrir comme les abbayes de
Mortemer et Notre-Dame de Fontaine-Guérard ou encore le château
de Vascoeuil.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME LYONS ANDELLE
25 bis, place Benserade
✆ 02 32 49 31 65
www.lyons-andelle-tourisme.com
info@lyons-andelle-tourisme.com
Une mine d'information et de documentation ! Vous y trouverez des
dépliants gratuits fort bien faits pour découvrir le patrimoine de
Lyons-la-Forêt ou celui du pays de Lyons à travers plusieurs routes :
route des Abbayes, route des Châteaux, route des Parcs et des
jardins, route des Musées... Et tout sur la belle forêt domaniale :
sentiers de randonnées, sentiers thématiques et même un jeu de
découverte de la forêt à destination des enfants. Sans compter les
bons plans pour découvrir et profiter des produits du terroir, des
artisans, des marchés...
© M. Mortecrette

Visite
ARBORETUM DE LYONS – JARDIN FORESTIER DES BORDINS
Route de Belle Face
✆ 02 32 49 31 65
www.paysdelyons.com
En sortant de Lyons-la-Forêt, emprunter la D6 en direction de La
Neuve-Grange, ce sera la deuxième route sur votre gauche.
C'est au beau milieu de la hêtraie, à 5 km de Lyons-la-Forêt,
que l'Arboretum a été aménagé sur près de 8 hectares, depuis plus
de vingt ans maintenant. Visitez-le et offrez-vous un véritable tour
du monde des arbres ! Cette ancienne pépinière forestière
reconvertie est constituée d'une centaine d'essences, classées en
fonction des continents et des régions du monde : Amérique, Asie,
Europe, pourtour méditerranéen... Depuis peu, le site peut être
découvert à travers des parcours d'orientation. Le premier, destiné
aux adultes, propose soixante espèces différentes, sur 1,7 km, pour
une exploration d'une heure et quart environ. Deux autres parcours
sont destinés aux enfants, avec une soixantaine d'espèces à
découvrir par thématiques : « De la Gaule à l'Oural », sur 380 m, et
« À la conquête de l'Ouest », sur 410 m. Choisissez votre visite en
fonction de vos envies, et téléchargez les parcours sur le site
www.paysdelyons.com pour naviguer tranquillement en famille.
LA FORÊT DE LYONS
✆ 02 32 49 31 65
www.lyons-andelle-tourisme.com/
info@lyons-andelle-tourisme.com
À Lyons-la-Forêt, les anciens affirment que quiconque aperçoit la
« dame blanche » au cours d'une balade dans la forêt... meurt dans
l'année. Heureusement, les légendes de la Forêt de Lyons
conservent leur statut de mythes et vous devriez pouvoir vous
promener ici tranquillement, sans avoir à vous soucier d'un
quelconque esprit. On dit de la Forêt de Lyons que c'est un véritable
chef-d'œuvre de la nature, l'une des plus vastes et des plus belles
hêtraies de toute la région. Levez la tête et observez ces
géants émerger de terre à souvent plus de 30 mètres de hauteur.
Autour des frondaisons, plusieurs vestiges historiques viennent
agrémenter la promenade, notamment le château de Vascoeuil, le
château de Fleury-la-Forêt, et l'incontournable abbaye de Mortemer.
Le site internet de l'OT permet de télécharger des circuits, longs de
3 à 20 km, tels que le sentier du Four-à-Chaux, la boucle du Gros
Chêne ou encore le chemin des Écoliers.
LES HALLES
rue de l'Hôtel-de-Ville
✆ 02 32 49 31 65
www.lyons-andelle-tourisme.com/
info@lyons-andelle-tourisme.com
Véritable emblème de la petite commune normande, on ne peut pas
manquer les halles, avec leurs piliers et leur charpente en bois,
d’autant qu’elles trônent au milieu de la place, bordées de maisons
anciennes en briques roses et à colombages. Construites au XVIIIe
siècle, elles présentent un remarquable travail de charpente. Et si le
lieu vous semble familier, c'est peut-être un souvenir de cinéma qui
vous revient : Jean Renoir, en 1932, et Claude Chabrol, en 1990, y
ont tous deux tourné des scènes de leurs adaptations de Madame
Bovary, tant cette place a conservé son cachet ancien. Une visite
virtuelle à 360 degrés permet de découvrir la place sur le site de
l'office de tourisme. Vous y profiterez d'un marché le jeudi, samedi
et dimanche matin.

MAINTENON
Au cœur de la vallée de l’Eure, Maintenon est une ville verdoyante
dont les paysages alentour sont formés de coteaux, de vallons, de
bois et de plaines. Le bourg de Maintenon doit sa renommée à
Françoise d’Aubigné – Mme de Maintenon – qui allait devenir
l’épouse de Louis XIV.

Visite
CHÂTEAU DE MAINTENON
Place Aristide-Briand
✆ 02 37 23 00 09
www.chateaudemaintenon.fr
chateau.maintenon@eurelien.fr
Au cœur de la vallée des favorites ! Après une visite au château de
Diane de Poitiers à Anet, direction la demeure de Madame de
Maintenon, offerte par son royal époux Louis XIV. La visite est un
véritable voyage dans le temps à partir des ors des appartements
royaux du XVIIe siècle jusqu'aux aménagements du XIXe siècle,
quand Louis-Philippe voulait retrouver le luxe de Versailles. Les
jardins à la française et la découverte de l'aqueduc de Maintenon
achèveront la balade. A noter qu'un livret ludique, pour les enfants
et les familles, est proposé pour mener ses enquêtes dans le
château et découvrir ce monument et son histoire.

CHÂTEAU DE MAINTENON - Château de Maintenon


© JEAN LUC BOHIN – FOTOLIA
MILLY-LA-FORÊT
Le domaine de Milly apparaît dans les sources au VIIe siècle : il était
alors placé sous la dépendance de Fulbert, un officier du roi
Dagobert. Le village quitta le domaine de la Couronne en 1287. Au
XVe siècle, l'amiral de Graville rebâtit la ville, détruite au cours de la
guerre de Cent Ans. La belle halle charpentée date de cette époque
(1479). Milly fut au XVIe siècle la seigneurie d'Henri de
Montmorency. Plus récemment, parmi les artistes qui conférèrent sa
célébrité aux lieux, on compte Jean Cocteau, qui y meurt en 1963,
ou encore Niki de Saint Phalle. Paradis de nature, Milly est le
berceau de la menthe poivrée. L'écrin de verdure que forment les
forêts de Milly et des Trois Pignons fait le bonheur de ses presque
4 700 habitants et des randonneurs de passage. Un peu à l'écart
des grands axes, la ville est un lieu particulièrement tranquille,
calme, un peu hors du temps.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DE MILLY-LA-FORÊT, VALLEE DE
L'ECOLE, VALLEE DE L'ESSONNE
47, rue Langlois
✆ 01 64 98 83 17
www.millylaforet-tourisme.com
info@millylaforet-tourisme.com
L'office de tourisme de Milly-la-Forêt, qui couvre géographiquement,
comme son nom l'indique, les vallées de l'Ecole et de l'Essonne, et
vous propose de très nombreux circuits audio, mais aussi, bien
évidemment, toutes les informations nécessaires concernant les
curiosités des lieux, qu'il s'agisse du château de Courances, de la
verrerie d'art de Soisy-sous-Ecole ou du moulin de Claude François !
Enfin, évidemment, tous les renseignements relatifs aux
hébergements et aux meilleurs endroits de restauration vous sont
clairement et quasi exhaustivement fournis.
Visite
CHAPELLE SAINT-BLAISE-DES-SIMPLES
rue de l'Amiral de Graville
✆ 01 64 98 84 94
www.chapelle-saint-blaise.org
chapellesaintblaise-milly@orange.fr
Unique vestige d'une ancienne maladrerie, cette construction du
XIIe siècle est entourée d'un jardin botanique abritant près de
200 espèces de plantes médicinales ou « simples » : on y cultive la
fameuse menthe poivrée, mais aussi la valériane, l'eupatoire
pourpre ou encore la bétoine. À l'écart du village, la maladrerie
accueillit jusqu'au XVIe siècle les lépreux ; saint Blaise, à qui elle est
consacrée, était en effet considéré comme un guérisseur. En 1959,
Jean Cocteau (1889-1963), qui repose à l'intérieur de la chapelle (la
pierre tombale porte un sobre « Je veille avec vous »), a décoré les
murs intérieurs sur le thème des simples. Le commentaire audio qui
est diffusé en boucle est interprété par Jean Marais. Remarquez le
« M » correspondant à Milly et à « menthe » qui figure au-dessus de
la porte. Notez enfin que le lieu est le cadre de nombreuses
animations. Après une folle chasse aux œufs à Pâques, ce sont des
conférences, à l'image de celle d'Angélique Lermele sur les plantes
médicinales, ou d'autres événements, comme un atelier
scrapbooking ou des promenades contées, seront à l'affiche !
LE CYCLOP
Lieu dit « Le bois des pauvres »
✆ 01 64 98 95 18
www.lecyclop.com
association@lecyclop.com
Le Cyclop se trouve dans le prolongement du 66 rue Pasteur (côté
bois).
Le Cyclop est une œuvre monumentale du XXe siècle,
particulièrement originale et impressionnante. C'est probablement la
plus grande création du sculpteur suisse Jean Tinguely, disparu en
1991. Se dressant au cœur même de la forêt, tel un totem insolite,
ce monstre mécanique (23 m de hauteur, 300 t de ferrailles) a été
construit dans le plus grand des secrets sur une période de 25 ans.
Niki de Saint Phalle, César, Arman, Spoerri, ainsi qu'une dizaine
d'autres artistes ont collaboré au projet. À l'extérieur on peut voir
des éléments anthropomorphiques : une oreille de géant, un œil
mobile, incrusté comme un diamant au milieu du front. De la bouche
du Cyclop jaillit de l'eau qui ruisselle sur une langue. La visite de
l'intérieur révèle une machinerie formidable dont les engrenages de
ferraille hétéroclites tournent et s'entrechoquent : le spectacle est
fascinant. Attention : les moins de 9 ans ne sont pas autorisés à
pénétrer dans la sculpture, même accompagnés. Ici également, de
nombreuses manifestations culturelles sont organisées.
MAISON DE JEAN COCTEAU
15, rue du Lau
✆ 01 64 98 11 50
www.maisoncocteau.net
contact@maisoncocteau.net
L'attachement de Jean Cocteau à Milly est chose bien connue, et
c'est la demeure où il poussa son dernier soupir, en 1963, qui est
ouverte au public. Impressionnante, la superbe bâtisse blanche aux
volets bleus, ancienne dépendance de château, célèbre le souvenir
de ce touche-à-tout, regroupant environ 500 œuvres, exposées de
manière temporaire ou permanente. Et c'est peu de dire que l'on ne
sait plus où donner de la tête : peintures, dessins, correspondances
avec d'illustres personnages, il y a ici de quoi plonger pendant des
heures dans un univers incroyable, que peu soupçonnaient aussi
riche, en dépit de l'immense aura de Cocteau. Lieu de mémoire, la
maison a également laissé trois pièces dans l'état exact où elle se
trouvait lors de la mort de l'académicien. Rénovée, d'où l'ouverture
un peu tardive pour la saison 2016, cette maison propose également
des expositions temporaires, à l'image de celle actuellement en
cours, appelée « Jean Cocteau, le mythologue » et axée sur les
rapports entretenus entre le grand homme et la poésie.
PARC NATUREL RÉGIONAL DU GÂTINAIS FRANÇAIS
20, boulevard du Maréchal-Lyautey
✆ 01 64 98 73 93
www.parc-gatinais-francais.fr
info@parc-gatinais-francais.fr
Plusieurs accès au parc par le RER D.
Ce parc s’insère entre Hurepoix et Gâtinais du Loiret, entre les
forêts de Rambouillet et de Fontainebleau. Administrativement, il
s’étend sur les départements de l’Essonne et de la Seine-et-Marne,
englobant 69 communes (36 en Essonne et 33 en Seine-et-Marne)
et la bagatelle de huit communautés de commune sur 75,6 km2.
Ses habitants ont le loisir d’admirer de nombreuses constructions,
aussi diverses que des moulins, des châteaux, des églises et des
chapelles qui jalonnent des paysages étendus autour des vallées de
l’Essonne et de l’École. Des platières de grès, des zones humides,
des terrains sablonneux et des forêts forment des paysages
contrastés, entrecoupés localement de clairières, de vallées sèches
ou de landes entre La Ferté-Alais et Milly-la-Forêt : le parc est
surnommé « le Pays des mille clairières et du grès ». L’agriculture
est quant à elle présente sur les plateaux situés à l’ouest de la vallée
de l’École, ouverts vers le Hurepoix et la Beauce. Le logo du parc
comporte une abeille et des brins d’orge afin de rappeler
l'importance de l'apiculture et de l'agriculture sur ce territoire. Ici, de
nombreuses conférences sont organisées, ainsi que des ateliers,
comme concernant l'utilisant du chanvre dans son bâti ! Malin !

Produits gourmands
BOULANGERIE-PATISSERIE LE PAVÉ DE LA HALLE
4, place du Marché
✆ 01 64 98 81 55
En voiture : autoroute A6, sortie n° 13.
Entrez dans cette boulangerie et vous découvrirez une spécialité
pâtissière locale : le pavé des halles. Il s'agit d'un quatre-quarts
enrichi d'écorces d'orange et de cerises bigarreau confites, parfumé
au cherry et recouvert de pâte d'amande. On ne vous dit que ça :
un délice ! Vous y trouverez aussi un large choix de pains spéciaux,
notamment des seigles feuilletés, ainsi que des pâtes de fruits
maison...
MILLYMENTHE
35, place du Marché
✆ 01 64 98 80 87
Cette boutique parfumée, créée en 1934 et ayant changé de
propriétaire en 2010, est un emblème de la ville. Spécialiste en
plantes aromatiques et médicinales, Millymenthe vous permet de
découvrir et d'acquérir des centaines de références, que vous
cherchiez relaxation, soin ou tout simplement bien-être. Mais ce
n'est pas tout ! Des miels du Gâtinais, d’acacia, de châtaignier, des
huiles essentielles, du thé… sans oublier les confiseries à la menthe
de Milly, mais aussi au miel, à l’anis, à la citronnelle, à la bergamote
et à la verveine. On trouve, ici, certains produits à la menthe :
savons, gels douche, bains moussants, laits de corps… tout pour
les soins du corps. Bref, le lieu immanquable dans la cité.

MONTARGIS
Montargis - Montargis.
© Amandine45 - iStockphoto

Montargis a beaucoup changé ces dernières années, tout en


conservant son charme. D'abord, il y a sa situation, à une centaine
de kilomètres au sud de Paris (et tout juste une heure de train
depuis la gare de Paris-Bercy) : un atout pour passer un week-end.
Parcourues de nombreux cours d'eau : le Loing, le Puiseaux, le
Vernisson, elles abritent aussi des rues sur l'eau, autrefois quartiers
pauvres, désormais réhabilités. Ont-elles seulement un équivalent ?
Les maisons s'y caractérisent par une façade sur rue tandis que
l'autre donne sur l'eau du Puiseaux ou sur des bras de décharge du
canal, avec souvent un petit lavoir individuel. Elles sont pour
beaucoup dans l'identité de cette ville et le quartier de la Pêcherie,
très agréable quartier piéton, vous en donnera un aperçu.
Les ponts constituent une autre part de l'identité de la Venise du
Gâtinais : on en dénombre à présent 131. Certains sont invisibles
car ils servent de soubassement aux maisons. Une signalétique
indique clairement le nom de quelques-uns de ces ponts et l'histoire
qui y est liée. Vous pouvez d'ailleurs vous procurer le circuit des
ponts à l'office de tourisme.
Et puis il y a aussi le canal de Briare, conçu à l'époque d'Henri IV
par Hugues Crosnier, ingénieur en hydraulique. Une construction
d'avant-garde car le canal inspira Pierre-Paul Riquet, un demi-siècle
plus tard, dans sa conception du canal du Midi. Le canal de Briare
passe d'ailleurs pour le prototype des canaux modernes. Mais, au-
delà de ces considérations techniques, prenez le temps de longer le
chemin de halage qui passe par le cœur de ville, ou installez-vous
sur un pont pour guetter le passage des péniches et autres bateaux
de plaisance. Car le canal de Briare est navigable : c'est tout un art
de vivre qui s'y exprime. Vous pourrez retrouver un peu de cette
atmosphère derrière l'ancien hôpital, dans l'un des deux ports de
plaisance de la ville : en été, sous une lumière orangée, venez
écouter le clapotis sur les coques des bateaux qui y sont amarrés.
Certains battent pavillon britannique. On y croise aussi bon nombre
de Hollandais, navigateurs nés. Montargis est une halte prisée car le
port, tout en étant au calme, se situe en pleine ville, ce qui met
toutes les commodités à porter de main des plaisanciers.
On pourrait aussi vous parler du musée Girodet, fermé pour
extension et rénovation : un espace d'expositions temporaires
d'accès gratuit et régulièrement renouvelé est ouvert au n°35 de la
rue Dorée. On pourrait aussi vous parler du château, dont la salle de
bal était la plus grande d'Europe : il fut démantelé par la cupidité
d'un entrepreneur qui en a vendu chaque pierre. Une association a
entrepris de redonner vie à ce qui pouvait être restauré, à
commencer par les remparts et les jardins, dans leur plan du XVIe
siècle, tels que les connut Renée de France, la belle-sœur de
François Ier et dame de Montargis. En fait, cette ville recèle nombre
d'histoires et d'anecdotes passionnantes, du patrimoine caché que
la mairie a décidé de mettre en valeur et partager par le biais d'un
livre qu'elle édite (Montargis à pas... contés). Composé à parts
égales de textes et de photos, cet ouvrage vous livrera un certain
regard sur Montargis. Vous le trouverez à l'office de tourisme ainsi
que dans les librairies de la ville (29 €).
Les bonnes infos
OFFICE DE TOURISME
35, rue Renée-de-France
✆ 02 38 98 00 87
www.tourisme-montargis.fr
contact@tourisme-montargis.fr
Parmi les activités proposées ici, vous pourrez vous lancer dans
deux parcours de découverte de la ville. Le circuit des ponts vous
fera découvrir 17 ponts et passerelles à travers leur architecture et
leur histoire : la brochure correspondante est disponible
gratuitement à l'office de tourisme ou téléchargeable sur le site
Internet. Quant au parcours ludique, il ravira les petits comme les
grands (de 5 à 12 ans) : au programme, découverte amusante de la
ville et de ses jardins. Des livrets-jeux sont en vente à l'office de
tourisme.

Visite
LES ARCADES DE LORRIS
Côté cour de l'hôtel Durzy (musée Girodet)
Certains ne manqueront pas de s'interroger sur la présence de ce
mur orné dans ce jardin public qui entoure le musée Girodet, tant
son style et son placement sont inattendus. La raison est simple : il
s'agit de vestiges d'un édifice disparu et provenant de Lorris, petite
ville héritière d'une forte histoire médiévale, située à une vingtaine
de kilomètres. On peut y voir réminiscence du style anglo-chinois, à
la mode à la fin du XVIIIe siècle et qui peut avoir inspiré les
fondateurs de ce jardin, au milieu du XIXe siècle, époque où
régnaient les parcs à l'anglaise. En effet, le style anglo-chinois se
caractérisait pas la présence de « fabriques de jardins », petits
édifices d'ornement. Prêtez attention à ce vestige du passé et
profitez-en pour observer les essences d'arbres alentours, à
commencer par le magnolia grandiflora qui occupe la position
centrale de cette cour d'honneur de l'hôtel Durzy, lui aussi édifié au
milieu du XIXe siècle.
LE CANAL DE BRIARE
Le canal de Briare fait beaucoup au charme de Montargis. Le ballet
des bateaux qui l'empruntent et passent les écluses situées en
pleine ville, est le sujet de divertissement numéro 1 pour les enfants
en promenade avec leurs parents au bord de l'eau. Construit au
XVIIe siècle, cet ouvrage d'art faisait appel à une technique très
audacieuse pour l'époque. Elle inspira d'ailleurs Pierre-Paul Riquet
pour son canal du Midi. Et pourtant, le nom d'Hugues Cosnier,
ingénieur en hydraulique auquel nous devons le canal de Briare, a
sombré dans l'oubli... A hauteur du musée Girodet, à l'angle de la
rue de Loing et du Boulevard Durzy, vous remarquerez une borne
assez haute gravée d'inscriptions latines : elle marquait autrefois le
terminus du canal de Briare. Il fut ensuite prolongé vers Chalette où
il rejoint le canal d'Orléans pour devenir le canal du Loing, au lieu-dit
des Trois canaux.
CHÂTEAU DE MONTARGIS
Rue du château
✆ 02 38 98 00 87
www.tourismeloiret.com
info@tourismeloiret.com
L'unique relief dominant la ville était un lieu idéal pour la présence
d'un château fort. Déjà à la fin du Ve siècle, Clovis, roi des Francs,
fit ériger une tour dont il ne reste rien, les premières fortifications
étant en bois. Au XIIe siècle, l'un des fils du roi Louis VI le Gros,
Pierre de France, épouse Elisabeth, la fille du comte Renaud de
Courtenay, et obtient le domaine de Montargis. Une construction se
développe. En 1184, le roi Philippe Auguste réunit le château à la
couronne royale. Au XIVe siècle, sous le règne de Charles V, le
château devient une véritable forteresse avec sa vingtaine de tours,
son énorme donjon et sa grande salle flanquée elle-même de quatre
tours et portant une des rares horloges existant à l'époque. Pendant
la guerre de Cent Ans, les Anglais échouèrent au cours de l'été
1427 dans le siège du château. Au XVIe siècle, Renée de France,
fille de Louis XII et d’Anne de Bretagne, le reçoit en apanage et crée
un jardin en forme de couronne autour du château représenté par
Jacques Androuet du Cerceau. Le château retourna à la couronne
sous Louis XIII qui le donna en apanage à son frère Gaston, puis
Louis XIV fit de même pour son frère Philippe qui l’embellit et le
meubla à l’image de Saint-Cloud. En 1785, toujours apanagé, le duc
d'Orléans (futur Philippe Egalité) y installe deux filatures. En 1791, il
devient la propriété de l’amiral de La Touche-Tréville. Son héritière le
vend en 1809. Acquis par la Bande noire, il devint une minière de
pierres et autres. En 1845 il ne restait quasiment rien sauf l’écurie,
la tour carrée et le Gouvernement. Aujourd'hui, les lieux sont
occupés par une école hôtelière.
EGLISE SAINTE-MADELEINE
Rue Triqueti
✆ 02 38 85 27 43
Caractérisée par son chevet plat, cette église est placée sous le
patronage de sainte Madeleine, représentée sept fois dans ce
remarquable programme de vitraux. La majorité a été réalisée par
l'atelier Lobin de Tours – entre 1860 et 1878. Cet ensemble présente
une grande unité de style. Le nombre de verrières et de vitraux est
tout à fait considérable et tous, bien sûr, sont porteurs d'une histoire.
Visitez cette église en compagnie du président de l'association des
Amis de l'église Sainte-Madeleine : spécialiste du patrimoine
religieux, il rend cette balade entre les alcôves et les chapelles
absolument passionnante ! Il vous décryptera chaque vitrail,
notamment celui dit « des Japonais », réputé sans équivalent à ce
jour, mais aussi les peintures murales, dont un ex-voto évoquant
une épidémie de peste. Dans l'une des chapelles, une urne funéraire
contient le cœur du peintre Anne-Louis Girodet (à qui la ville a
également consacré un musée, actuellement en travaux), tandis que
le grand christ est la maquette sculptée par Triqueti, pour son christ
des Invalides. La flèche du clocher a été restaurée par un élève de
Violet le Duc. L'église a subi une importante campagne de travaux
intérieurs et extérieurs afin de lui faire retrouver sa splendeur
d'antan.
JARDIN DURZY
2, rue du Faubourg-de-la-Chaussée
www.tourisme-montargis.fr
contact@tourisme-montargis.fr
Même accès que pour le musée Girodet.
Au moment de sa création, au milieu du XIXe siècle, ce jardin a
bénéficié de la proximité immédiate de l'arboretum des Barres, situé
à Nogent-sur-Vernisson, à une vingtaine de kilomètres de là. Cet
arboretum appartenait à la famille de Vilmorin, qui permit la
présence d'arbres remarquables à la fois pour leur essence et pour
leur développement. Outre le Magnolia grandiflora, d'une taille peu
commune au nord de la Loire, ce parc à l'anglaise – typique de sa
période de création – abrite de très vieux sapins d'Espagne, un
Gleditsia majestueux et plusieurs séquoias, qu'on trouvait à l'époque
couramment dans les demeures bourgeoises de la région. A côté du
musée, caché dans la végétation, on découvre un savonnier dont la
naturelle discrétion ne laisserait jamais deviner qu'il est considéré
comme l'un des plus beaux de France. Il ne se fait remarquer qu'en
juillet – et encore, si le temps lui a convenu – par une floraison jaune
en grappes tombantes. Tout aussi discret, le cercidiphyllum (ou
arbre caramel), originaire du Japon, possède des feuilles qui,
lorsqu'elles sont desséchées à l'automne, dégagent un parfum de
caramel si on les écrase dans la main. Et pourtant, dans ce parc qui
n'est finalement pas très grand, ces sujets passent inaperçus pour
les yeux non avertis…
JARDINS DE LA COLLERETTE
Château de Montargis
www.tourisme-montargis.fr
contact@tourisme-montargis.fr
Accès par l'arrière du château.
Les jardins qui entouraient autrefois le château de Montargis font
l'objet d'un ambitieux programme de restauration. La première
tranche a déjà été accomplie et s'ouvre au public, de façon
ponctuelle, lors de manifestations annuelles ou sur demande. Ce
parc témoigne d'un moment intermédiaire dans l'histoire des jardins,
à mi-chemin entre le Moyen Âge et les jardins « à la française »,
portés à leur apogée par Louis XIV. Ici, la perspective n'a pas
encore fait tomber toutes les haies qui caractérisaient les chambres
de verdure des jardins médiévaux. Les Jardins de la Collerette,
perchés sur les hauteurs de la ville, ont été recréés selon les
dessins de Jacques Androuet du Cerceau dans le but de
reconstituer les jardins d'agrément de la première couronne du
château royal de Montargis. Aujourd'hui, on s'attache à restituer le
labyrinthe de charmille. Jacques Androuet du Cerceau, fameux
architecte et graveur, avait trouvé refuge dans ce château durant les
guerres de religion auprès de Renée de France, dame de Montargis.
Quelques années seront encore nécessaires pour mesurer
l'épanouissement du labyrinthe. Mais la première tranche, qui oscille
entre jardin d'agrément et jardin fruitier, a déjà de l'allure. A l'avenir,
ces jardins sont destinés à s'ouvrir pleinement au public de façon
continue.
LE KIOSQUE À MUSIQUE
Jardin du Pâtis
A côté de la Poste
Très en vogue au XIXe siècle, ces kiosques constituaient la
principale attraction de divertissement. Montargis a conservé le sien,
tandis que les kiosques de Pithiviers ou d'Orléans ont, eux, disparu.
Admirablement restauré au début des années 2000, ce kiosque à
musique, initialement construit en 1896, est donc le dernier existant
dans le Loiret. Une très belle réalisation... à en faire pâlir celui du
jardin du Luxembourg. Régulièrement, des concerts y sont
proposés, faisant résonner dans le jardin des œuvres classiques
mais aussi des musiques contemporaines. Des moments qui
perpétuent la vie d'un monument défiant le temps.

MONTCHAUVET
Montchauvet - L'Eglise du village de Montchauvet.
© PackShot
Archétype de ces petits villages ruraux de France au cachet
incontestable, véritable bijou médiéval, Montchauvet, qui dénombre
aujourd'hui environ 300 âmes, reste le témoin d’un riche passé et
séduit les visiteurs par son charme et son authenticité. Perchée à
81 m d’altitude, à flanc de coteau, la commune est installée sur un
promontoire calcaire dont elle tire probablement son nom. Le village
est entouré de deux cours d’eau (la Vaucouleurs et son affluent le
Ru d’Houville) et reste empreint de ses racines médiévales. C’est
vers le début de XIIe siècle que son histoire débute avec une terre
concédée par l’abbé de Saint-Germain-des-Prés à Louis VI le Gros
et le comte Amaury III de Montfort, pour y construire un château de
défense, lequel fut par la suite démantelé par Charles V. Ville
fortifiée située à la frontière normande, Montchauvet joua un rôle
important durant la guerre de Cent Ans et de sanglants combats y
furent menés. Au fil des siècles, la commune perdit son intérêt
stratégique et connut un rapide déclin au XVIe siècle, notamment
après qu’Henri IV eut fait raser l’enceinte et disparaître les dernières
fortifications. On peut encore y admirer quelques vestiges du
passé : le donjon en ruines, l'église Sainte-Marie-Madeleine, la porte
de Bretagne, ancienne porte fortifiée et le pont de l'Arche : un
agréable voayge dans le passé ! Il vous sera possible de déambulez
tranquillement à pied à travers les petites rues qui sont pour la
plupart piétonnes.

Visite
ÉGLISE SAINTE MARIE-MADELEINE
Place de l'Église
Construite à partir du XIIe siècle, l'église était dédiée primitivement à
saint Fiacre. Le clocher fut abîmé par une tempête en 1909 et le
maire le fit dynamiter en 1910. Sa chute causa de nombreux
dommages à l'édifice et aux habitations voisines. La tour et le
clocher furent reconstruits en 1912, et la nef fut démolie quelques
années plus tard. Aujourd'hui, on peut y admirer le portail de style
roman qui donnait sur le côté sud de l'ancienne nef. L'église est
inscrite aux Monuments historiques.
PORTE DE BRETAGNE
La porte de Bretagne appartient à un ancien corps de murailles qui
enveloppait le village. C'est la seule des trois portes de l’ancienne
place forte médiévale de Montchauvet à être encore visible. Située
près des ruines du donjon probablement quadrilobé de l’ancien
château, son arc en ogive primitive serait daté du XIIe siècle. On
peut également apercevoir, dans l’angle, les rainures de la herse,
parfaitement conservées.

MONTEREAU-FAULT-YONNE
Montereau-Fault-Yonne - Le Parc des Noues à Montereau-Fault-
Yonne
© Pixarno – Fotolia
L’ancienne ville antique – Urbs antica Condate Senonum – des
Romains, la Condate des Celtes, a bénéficié, au fil des siècles, de
son emplacement privilégié au confluent de l’Yonne et de la Seine.
Fondé au VIe siècle à l’endroit où l’Yonne – fault – tombe dans la
Seine, un petit monastère – monasteriolum – dédié à saint Martin lui
donne son nom. Montereau est surtout connue pour ses faïences et
ses gisements de sable. La pierre et argile ont fait naître des
activités : les poteries, les tuileries, les briqueteries et les fours qui
permettront la création de manufactures. Une activité qui s’est
perdue dans les années 1950 et que le musée de la Faïence
présente. Cependant, deux faits historiques ont marqué l’histoire de
la ville : l’assassinat, le 10 septembre 1419, par les troupes du
dauphin, de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, sur le pont de
l’Yonne, et la bataille que livra Napoléon Ier aux armées coalisées le
18 février 1814, ultime victoire de l’empereur. Montereau reste une
ville préservée en sa ville basse où l’on peut admirer les rues
piétonnes bordées de vieilles maisons à pans de bois, le logis du
« Grand Cerf » – rue des Granges –, l’ancien grenier à sel – rue de
la Poterie –, la maison de la charité – rue du Petit Chaudron –, la
maison au cadran solaire – rue Casanova –, et les murs peints en
trompe-l’œil qui, chaque année, se font un peu plus nombreux, celui
du musée de la Faïence, celui de la bibliothèque municipale et
d’autres le long du trajet vers le belvédère de Surville. Quant à
l’ancien château, situé au confluent de la Seine et de l’Yonne,
plusieurs hypothèses sont envisagées pour son utilisation future.
Chaque année, Montereau s’anime lors de son festival Confluence
en juin.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DU PAYS DE MONTEREAU
29, avenue du Général de Gaulle
✆ 01 60 73 44 00
www.paysdemontereau.fr/actualites-tourisme
tourisme@paysdemontereau.fr
Cet office de tourisme dorénavant installé dans le joli bâtiment de la
Communauté de communes est incontournable pour traquer les
adresses atypiques et inédites qui peuvent échapper à la
bienveillance du visiteur. En plus des classiques renseignements sur
le patrimoine de la ville et de la région, ou sur les hébergements et
les restaurants conseillés, on pense bien sûr et surtout aux
actualités culturelles ponctuelles rassemblées ici avec efficacité
(concerts, fêtes, rassemblements, etc.).

Visite
LA COLLÉGIALE NOTRE-DAME-ET-SAINT-LOUP
Cet édifice fondé en 1195 par l’archevêque de Sens, Michel de
Corbeil, allie les styles gothique flamboyant et Renaissance.
Achevée au XVIe siècle, la collégiale renferme l’épée de Jean sans
Peur suspendue dans la nef. Cette collégiale est classée aux
monuments historiques depuis 1908.

NEMOURS
La jolie cité bâtie de chaque côté des rives du Loing et le long de
son canal a gardé de nombreux témoignages de son passé
médiéval. Outre le château ouvert au public et l’église Saint-Jean-
Baptiste, on peut admirer dans le vieux centre de nombreuses
maisons à colombages des XVe et XVIIIe siècles autour de la place
de la République ou dans les rues proches. De l’autre côté du Grand
Pont, les jardins des vieilles maisons étroites descendent jusqu’à la
rivière. La ville trouve l’origine de son nom avec le dieu gaulois
Nemausus et les fontaines qui lui étaient consacrées. D’ailleurs,
l’histoire atteste l’existence le long du Loing d’importantes sources
sur lesquelles avaient poussé les premières cabanes. Elle doit son
essor à Gauthier de Villebéon, chambellan de Louis VII, bâtisseur,
vers 1160, de la citadelle ayant la fonction de frontière entre le
royaume de France et le comté de Champagne. Conjointement à
son passé médiéval, Nemours a pris une place de premier rang
dans le domaine de la préhistoire et la création, en 1981, du plus
grand musée francilien. L’économie de la ville est basée sur les
sablières, les carrières, l’apiculture, la coopérative agricole, et la
fabrication de bonbons au coquelicot. En été, bercée par le Loing
sur lequel naviguent barques des pêcheurs et les bateaux de loisirs,
Nemours offre à ses habitants son centre aquatique niché à l’orée
de la forêt, dans un écrin de verdure.

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DU PAYS DE NEMOURS
28, rue Gautier-1er
✆ 01 64 28 03 95
www.tourisme-paysdenemours.fr
info@tourisme-paysdenemours.fr
Cet office de tourisme est situé en centre-ville. Son équipe vous
informe, certes, mais aussi vous propose sorties, activités et
animations variées : visites guidées thématiques, location de
barques et de vélos, spectacles, etc. Boutique avec cartes postales,
livres, cartes I.G.N., topo-guides, produits du terroir, bières,
bonbons, miels, gadgets, etc.

OFFICE DE TOURISME DU PAYS DE NEMOURS - Château-


Musée de Nemours au bord du Loing
© OFFICE DE TOURISME DU PAYS DE NEMOURS

Visite
ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE
Victor Hugo l'évoqua comme « une de ces magnifiques églises de
campagne ». Construite à partir de 1170 pour abriter une relique de
saint Jean-Baptiste, cet édifice gothique possède un porche
surmonté d’un clocher du XVIe siècle à la flèche culminant à
soixante mètres. Le chœur Renaissance commencé, semble-t-il, à
l’initiative de Gaston de Foix, duc de Nemours, comporte trois
chapelles rayonnantes. Au-dessus du maître-autel, un vitrail
représente Gauthier Ier remettant la relique du saint à l’archevêque
de Sens. Derrière l’autel, on découvre la pieta de Sanson.

ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE - L'église Saint-Jean-Baptiste à


Nemours
© Nimbus – Fotolia

Un peu de culture
FNAC
Rue Joseph-Marie Jacquard
CCommercial Les Coquelicots ZAC des Hauteurs du Loing
✆ 01 72 22 00 71
Situé dans le centre commercial « Les Coquelicots », ce magasin
Fnac offre un large choix de produits culturels. On y retrouve tous
les univers habituels de l'enseigne : disques, DVD, informatique,
jeux vidéo, téléphonie, son, photo et vidéo... mais également un
beau rayon livres où vous trouverez romans, BD, livres pratiques et
une large sélection de guides de voyage entre autres. Le magasin
dispose aussi d'un point billetterie pour que vous puissiez acheter
facilement vos places de spectacles.

NOGENT-SUR-SEINE

Nogent-sur-Seine - Nogent-sur-Seine
© Kodachrome25 - iStockphoto
Plus connues pour ses tours nucléaires, visibles de loin, ce chef-lieu
de canton et sous-préfecture du département compte environ
6 100 habitants. Dans l'âme, Nogent, c'est Camille, la pierre, la
tourmente. Le musée de Camille Claudel tant rêvé et tant promis est
une des raisons des multiples touristes venus du monde entier. Mais
pas que... S’il aime la littérature, il parcourra, livre en main, les sites
qui sont décrits par Gustave Flaubert dans l’Éducation
sentimentale : l’église Saint-Laurent, l’Auberge du Cygne de la Croix,
la Maison de la Turque, les jardins de l’île Olive près du déversoir…
S’il préfère l’art, il se laissera séduire par tout un florilège de
bâtiments, par les vieilles maisons du passage du Chat-qui-Pêche.
Le musée Paul-Dubois-Alfred-Boucher, riche de collections
remarquables de peintures, sculptures et d’archéologie s’avère pour
l’amateur d’art un passage obligé. Dame Nature n’est pas en reste.
Elle propose quelques lieux propices à la promenade : les chemins
de halage du canal, le parc de la maison Boeswillwald, les bords de
Seine ombragés… Les bonnes raisons ne manquent donc pas de
parcourir ces rues pittoresques. L’office de tourisme propose des
visites guidées de la ville sur différents thèmes au choix (visite
générale, église Saint-Laurent, Camille Claudel/Alfred Boucher,
Gustave Flaubert, sur les pas de Napoléon et le crépuscule de
l’Empire, Nogent médiéval, la Seine nogentaise...).

Les bonnes infos


OFFICE DE TOURISME DU NOGENTAIS ET DE LA VALLÉE DE
LA SEINE
53, rue des Fossés
✆ 03 25 39 42 07
www.tourisme-nogentais.fr
contact@tourisme-nogentais.fr
Depuis mars 2017 et la création du musée Camille Claudel, Nogent-
sur-Seine est une ville convoitée. Les hôtesses de l’office de
tourisme le savent, et conseillent les visiteurs en connaissance de
cause. Maintes activités sont proposées, à des prix sages, selon la
durée de votre séjour : de la centrale nucléaire à visiter (à partir de
26,70 € et sur conditions) à une journée qui conjugue vie de château
et évasion picturale au Musée Claudel (à partir de 37,90 €), il est
sage de réserver votre gîte. En deux mois, ce sont 18 000 visiteurs
qui se sont pressés pour profiter de ce musée. Une association, les
Amis de Nogent, met également tout en œuvre pour dynamiser la
commune.

Visite
ÉGLISE SAINT-LAURENT
Ici, d’où que l’on vienne, le regard est immédiatement attiré par la
tour ; en 1650, Louis XIV lui-même surnomma Nogent-sur-Seine
« Nogent-la-Belle-Tour ». Il est vrai que, du haut de ses 37 m, elle
en impose, surmontée d’un campanile servant de piédestal à une
statue colossale de Saint-Laurent. Néanmoins, il serait réducteur de
s’arrêter à cette seule tour. L’église Saint-Laurent renferme d’autres
trésors, dont des tableaux classés, des œuvres de sculpteurs
nogentais – Ramus, Dubois et Boucher – et surtout, ce magnifique
mobilier d’orgue du XVIe siècle, classé aux Monuments historiques.
Somptueux ! L'office de tourisme vous donnera tous les documents
nécessaires pour profiter de ce lieu. La statue de la Vierge, qui date
du XVIe, a été restaurée et le clocher est joliment mis en valeur par
les illuminations. La rénovation est d'ailleurs toujours en cours, et les
alentours sont donc parfois encombrés.
FLAUBERT À NOGENT-SUR-SEINE
Vous pouvez aussi flâner librement au cœur de Nogent-sur-Seine
grâce au parcours urbain dans les pas de Frédéric Moreau, héros
du roman L'Éducation sentimentale de Gustave Flaubert. Il situe une
grande partie de son roman à Nogent-sur-Seine, et y décrit
notamment la Seine, les nymphéas, les saules et les pièges à loup !
Comme quoi les célèbres prédateurs survivent encore au XIXe !
Une vingtaine de plaques apposées sur les monuments ponctuent le
parcours dans la ville et l'école porte le nom de l'écrivain. Un
dépliant d'aide à la visite est disponible à l'office de tourisme. Et
même les restaurants illustrent le titre de leur plat en souvenir de cet
écrivain réaliste.
GRANDS MOULINS
Ils sont visibles du pont sur la droite.
Les grands moulins remontent au début du siècle dernier, ils
fournissaient la farine aux habitants de la ville comme à ceux de la
région. Les Nogentais venaient y faire moudre le grain contre le
paiement du droit de moute. Malheureusement, ce moulin
hydraulique qui détenait cinq vannages fut touché par un incendie en
1907. Huit mois plus tard s’élevèrent au-dessus du fleuve de
nouveaux moulins comprenant un système intégré de sécurité (une
citerne d’eau cachée dans une tour), conçus par l'architecte romillon
Arthur-Charles Clément. En 1994, le groupe Soufflet, premier
malteur français, racheta les moulins au groupe Bouygues pour y
installer des laboratoires et une halle de recherche. Désormais, on
peut toujours apercevoir les gigantesques roues dentées au rez-de-
chaussée. Un superbe aperçu du patrimoine industriel,
impressionnant !
HALLE
Inaugurée en 1851, restaurée en 1987, avec sa superbe
architecture, elle s’intègre parfaitement au centre de la place qui,
désormais, porte son nom, près du port et des grands moulins. A
ses débuts, c'était un théâtre, et elle était ainsi établie sur la place
de la Comédie. Plus tard, les marchands installaient leurs produits à
même le pavé, tout au long de la Grande-Rue Saint-Laurent, ce qui
ne manquait pas de créer de nombreux encombrements. Sous la
pression croissante de l’opinion publique, le conseil municipal décida
la construction d’un bâtiment : la halle, avec ses briques et son
étage à hublots qui fait parfois office de salle d'exposition. Depuis,
les traditions sont restées puisque chaque mercredi et le samedi
matin, la halle est le lieu de rencontre des Nogentais à l’occasion du
marché qui se tient sur la place. Et cette fois, le stationnement est
facilité !
HÔTEL DE VALVILLE
27, Grande-Rue Saint-Laurent
✆ 03 25 39 42 00
L’Hôtel de Valville datant du XVIIIe siècle abrite l’hôtel de ville depuis
1828. Il a été restauré en 1996.
L'ÎLE OLIVE
Rue de l'Ile Olive
Claude-Joseph Vernet (1764) illustra cette vue de Nogent-sur-Seine
avec l’église Saint-Laurent, des pêcheurs rangeant leur filet, et une
jeune fille portant son linge dans le paysage. L’île Olive, aux allures
d'île Saint-Louis, tire sa renommée de sa présence dans L’Éducation
sentimentale de Flaubert, et son nom du docteur éponyme, maire
en 1884, qui en fit don à la ville en l'échange de l'entretien des
tombes de sa famille. Elle s'appelait alors île Collet ou île des
Grandes Écluses, avec comme condition sine qua non l'absence de
commerce, de vente, de cabine des bains... Aujourd’hui comme hier,
ce bout de nature est l’endroit idéal pour une promenade sereine et
romantique, d’autant que la mise en place d’un pont mobile. Les
allées du parc ont été retracées et gravillonnées, et l’île dans son
ensemble, avec trois hectares, a été remodelée grâce à un élagage
des arbres. Un arboretum vous accueille et vous accompagne à
l'aide d'une vingtaine de panneaux qui vous décrivent les différentes
essences locales.
MAISON DE LA TURQUE
Nogent regorge de trésors à visiter, en sus du fabuleux musée
Camille Claudel. En descendant la rue Saint-Epoing, peu avant les
quais de la Seine, arrêtez-vous devant cette maison remarquable
qui se distingue par ses colombages, ses vitraux, ses meneaux et
son porche sculpté. Datant du XVIe, elle aussi fut reprise par
Gustave Flaubert dans L’Education sentimentale. « C’est là ce que
nous avons eu de meilleur » s’accordèrent à dire Frédéric et
Deslauriers... La tenancière du lieu, Zoraïde Turc, lui légua son
surnom. Sa restauration – l'une des premières en béton de chanvre
– a permis à cette bâtisse d’être intégrée dans le patrimoine
architectural et historique nogentais. Ses colombages alambiqués et
soignés constituent une vraie dentelle de bois.
MONUMENTS MÉGALITHIQUES
L'Aube concentre de nombreux mégalithes principalement
rassemblés dans la partie nord-ouest du département, le
Nogentais ; menhirs, dolmens et polissoirs, autant de pierres qui
témoignent d'un passé bien lointain, le Néolithique Final (2500 à
2000 avant J.-C.). Les hommes de cette époque ont puisé dans les
ressources locales, avec un matériau abondant sur le territoire, le
grès cuisien formé à l'Eocène Inférieur (53 millions d'années avant
J.-C.), ce qui explique la présence du mégalithisme sur notre
territoire. À ce jour nous comptons 13 dolmens, 7 menhirs et
16 polissoirs. Partez à la rencontre de ces pierres mystérieuses en
suivant le parcours des mégalithes disponible à l'office de tourisme !
PAVILLON HENRI IV
Ancienne route de Villenauxe
✆ 03 25 24 61 54
La flânerie dans les rues de la ville mérite sans conteste un crochet
vers cette superbe bâtisse anguleuse à colombages poudrés du
XVIe siècle qui abrite notamment de nombreuses expositions. Parmi
les quelques vieilles demeures, celle du Pavillon Henri IV est la plus
mystérieuse. La légende dit que c’est au sein de celle-ci que le Vert
galant aimait à retrouver sa maîtresse, la belle Gabrielle d’Estrées.
Les murs ont toujours préservé le secret… Programme disponible à
l’office de tourisme du Nogentais et de la Vallée de la Seine (✆
03 25 39 42 07). De multiples expositions ponctuent la vie de ce lieu
depuis 2001 : Philippe Tykoczinski, peintre dans la veine des
Combas l'an passé, des artistes locaux récemment...
RALLYE ENFANTS
53, rue des Fossés
✆ 03 25 39 42 07
« Mène l'enquête dans les rues de Nogent-sur-Seine » : Des
énigmes à résoudre pour faire découvrir le patrimoine nogentais aux
enfants. On confie à l'enfant un véritable livret de détective afin qu'il
mène l'enquête dans les rues et ruelles de la ville, des remparts du
château aux moulins. Un petit cadeau est réservé aux détectives en
herbe s'ils parviennent à résoudre l'énigme finale. Ces livrets
existent sous deux formes : un pour les enfants de 4 à 7 ans et
l'autre pour les enfants de 8 à 12 ans. L'ensemble prend d'une
heure à une heure trente. Disponible aussi pour les classes de
primaire.
REMPARTS DU CHÂTEAU-FORT
Le berceau de la ville se situe où s’élève actuellement le musée
municipal. Cet espace fut habité pendant la période celtique. Les
Romains édifièrent sur cette position défensive un camp fortifié. La
cité se développa et une citadelle fut aménagée, qui constitua
l’ébauche du futur château-fort. Au XIIe siècle, des bâtiments
l’entourèrent et l’ensemble fut protégé par de hautes murailles dont
le tracé suivait les rues de la Pêcherie, Saint-Epoing, de l’Auditoire
et du Gué-de-la-Loge. Charles VI autorisa ensuite de nouvelles
fortifications dès 1401.

NOYON
Noyon - La cathédrale Notre-Dame
© CT

Cité de saint Eloi, des sacres de Charlemagne et Hugues Capet,


cette ville ecclésiastique fut aussi le berceau de Jean Calvin.
Personne ne peut demeurer insensible aux charmes de Noyon tant
ses patrimoines historiques et architecturaux sont exceptionnels.
Débutons par une page d’histoire de France. On trouve trace pour la
première fois de Noyon sous le nom de Noviomagus (ou « le
nouveau marché ») en l’an III après Jésus-Christ. Le bourg est alors
une station sur la route Reims-Amiens. Peu à peu, la petite cité
s’entoure de fortifications. A cette époque, la place forte n’enserre
que 2,5 hectares. Mais c’est deux siècles plus tard que le poste
militaire prend de l’importance avec le transfert du siège épiscopale
de Vermand par saint Médard, qui à l’instar de saint Eloi (conseiller
du roi et thaumaturge) joue un rôle de premier plan dans la vie
politique et administrative du royaume mérovingien. Saint Eloi
devient évêque de Noyon en 640 (parmi les premiers évêques de la
ville, cinq seront élevés au rang de saint). En 768, Charlemagne est
sacré roi des Francs dans la cathédrale de la ville. Hugues Capet,
comte de Paris, est proclamé roi à Senlis et couronné à Noyon en