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« Aurore de l'Être, lumière du monde, sans pause sans relâche,

Ton Jour surgit malgré la tristesse entrope & la consume. »

Adresse de l’Office d’onticité à Fabrice Robert, Président du Bloc identitaire


Nouvelle-Angoulême, le Jeudi 27 Janvier 2011

Objet : Essai de critique constructive de la ligne Identitaire 

Résumé : Trois constatations principales, dont une est traitée en deux parties, servent d’éléments
moteurs et directeurs à la discussion. I. La neutralité religieuse observée au sein du mouvement
Identitaire ; qui pourrait un jour laisser subtilement place à une option plus substantielle et
décisive, en prenant pour appui une interprétation originale de la laïcité. II. A. La réserve
observée par le mouvement Identitaire au sujet du conflit du Proche-Orient ; qui appelle une
proposition d’interprétation globale et stratégique de ce conflit, et de certaines choses qu’il
révèle. II. B. Cette même réserve, toujours, mais cette fois en tant surtout qu’elle a trait à nos
affaires domestiques, en particulier à la question juive. III. Un certain penchant anti-capitalistique
du mouvement Identitaire ; que nous tenons pour problématique, peut-être même dirimant eu
égard aux meilleures possibilités de croissance du mouvement. 
Adresse de l’Office d’onticité à Fabrice Robert, Président du Bloc identitaire

ESSAI DE CRITIQUE CONSTRUCTIVE DE LA LIGNE IDENTITAIRE

I. De la neutralité religieuse

Il serait certes selon toute probabilité néfaste de privilégier sur les autres un des partis
religieux résiduels existants (je ne connais pas vraiment ta conception du religieux, mais le moins
qu’on puisse dire est qu’aussi bien le christianisme, que l’athéisme, que le polythéisme archaïque
ou antique ont connu des périodes plus fastes – du moins en France et en Europe ; et
l’agnosticisme, s’il se porte bien, n’est pas un parti actif mais une position pour la moins
attentiste, en retrait, une position par défaut). Le champ est profondément divisé, et aucun de ces
partis ne semble en mesure de prendre l’ascendant sur les autres dans les bornes de notre horizon
historique. L’islam, sans même entrer dans la question de ses tares, n’étant pas envisageable, car
étant évidemment une dimension cruciale de l’ennemi nécessaire à la fédération et au salut des
nôtres. Pour autant, comme je l’ai induit dans une communication précédente, il me semble clair
que nous ne pouvons nous permettre l’économie d’une inscription religieuse, si nous désirons
vraiment opérer une transformation importante, à même de retourner la tendance actuellement
porteuse de notre extinction aussi bien génique que civilisationnelle. Ainsi, se contenter de
ménager la chèvre catholique, le choux athée, et le puceron polythéiste ne suffit pas, et il
convient d’élaborer un dispositif assertif alternatif ; une religion qui n’a d’ailleurs pas
nécessairement besoin de se présenter initialement comme telle. A cet effet, plutôt que de se
faire laïcs au sens faible du terme, au sens d’une tolérance de tous les cultes privatisés, on peut
envisager une interprétation de la laïcité qui ferait d’elle non pas une séparation du divin et du
mondain, mais inversement une mise à terme de celle-ci. Séparation dont l’institution dérive
d’ailleurs du mouvement mosaïque et de son idée d’un Dieu tout-extérieur au monde – idée où
on trouve aussi l’origine de l’athéisme, puisqu’une fois le divin extirpé du monde en présence, il
n’y a plus loin au sentiment et à la déduction que le divin a disparu, qu’il n’est pas. C'est-à-dire, si
on pousse la logique de la chose à son terme, que le royaume du réel n’a pas de consistance, de
raison, de cohérence… La laïcité serait alors un éloignement de cela, une introduction au fait de
chasser le mouvement mosaïque de notre terre en tant que corps de fausses religions ayant
introduit un divorce ontologique morbide. Elle serait un retour à l’affirmation d’une unité de
l’être, amendée et enrichie d’acquis de l’expérience des siècles. Laïc signifie originellement
mondain, après tout, et une conception moniste du réel implique l’identité des principes du
monde et du divin, comme en témoigne l’équation stoïcienne : theos = cosmos = logos. La
laïcité pourrait alors tenir lieu de pont donnant sur la voie d’une nouvelle religion, dont l’Être
serait le maître-mot. Une telle opération permettrait de surcroît de fournir un socle efficace à
une démarche tantôt de symbiose et tantôt de synthèse de divers aspects plus ou moins saillants
des partis religieux résiduels existants, à même de permettre d’en récupérer une grande part des
effectifs, tout en offrant au public en général une option profondément actualisée de l’inscription
humaine dans le réel. Un remède à la crise postmoderne du rôle et du sens.
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II. A. De la réserve proche-orientale, au niveau mondial et stratégique

Au sujet de ce que j’appellerai la dispute cananéenne – connue sous le nom de conflit


israélo-palestinien, ou proche-oriental – se pose d’abord la question de sa nature, de son sens.
Ceci ne serait-ce qu’afin d’avoir quelque chose à en dire, car qui n’a rien à dire sur les sujets les
plus mentionnés par la foule a peu de chances de jamais vraiment percer en démocratie. Je
propose que cette nature de la dispute cananéenne ait deux faces. D’un côté, il s’agit d’une
rivalité ethnique et religieuse entre judaïsme et arabo-islamisme. A cet égard, plutôt superficiel, il
est éminemment naturel que cette confrontation ait lieu, et qu’elle ait lieu là. C’est une guerre
civile, entre sémites et entre religions parentes, autour de leur site matriciel. D’un autre côté,
plus fondamentalement, cette dispute est un conflit entre une dynamique de ré-enracinement
d’une population ayant rejeté la vie en tant que minorités éparpillées, et une dynamique
impérialiste visant l’hégémonie et l’homogénéisation universelles. En effet, force est de constater
que les arabophones musulmans de Canaan ont peu de crédibilité à se réclamer de quelque anti-
colonialisme que ce soit, puisque les deux piliers de leur identité sans cesse affirmée, l’arabisme
et l’islam, sont foncièrement hystériquement expansionnistes et aliénants depuis leur avènement,
et ce jusqu’à ce jour. L’islam a même été largement spécifiquement conçu en tant que vecteur de
domination – sociale, économique, culturelle, sexuelle... – impériale arabe. Il pourrait aller sans
dire que le mouvement de ré-enracinement bénéficie de mes faveurs. Sinon, pour nous
Européens, la tension au Proche-Orient a des incidences intéressantes. D’un côté, elle active le
sentiment identitaire juif au sein de la diaspora, et contribue à « dé-diasporiser » et à plus ou
moins « sioniser » nombre de ses membres. Voir le déplacement des dits néo-conservateurs juifs
aux USAs, passés du messianisme trotskyste au libéral-conservatisme certes encore impérial, mais
qui pourrait, espérons, se poursuivre jusqu’à un sionisme abouti. Ou également le déplacement
des dits néo-réactionnaires juifs en France, passés eux aussi souvent du trotskysme ou du maoïsme
à des positions nettement plus en phase avec la libre souveraineté des peuples du monde. Je
reviendrai sur la question des juifs en Europe dans la note suivante. D’un autre côté, la tension
autour de Canaan attise les flammes d’un « conflit de civilisations » dont la définition nette des
protagonistes (c’est-à-dire des bornes des civilisations en question) reste à accomplir, mais qui en
tout cas est une opportunité inouïe de secouer le Français, l’Européen, et de lui faire reprendre
conscience, de le sauver in extremis de son agonie présente. Plus avant, on peut même dire
qu’est à l’œuvre la croissance au sein d’une frange importante de la population résidente en notre
heimat d’une idéologie droit-de-l’hommo-tiers-mondiste, dans laquelle l’islam joue un rôle
important. Non seulement une telle idéologie se développe effectivement, mais elle pourrait nous
être fort utile, en tant qu’agression plus terrible encore qu’une agression strictement
civilisationnelle, contre laquelle le Français, l’Européen, pourrait se relever. Cette nouvelle
idéologie procède, comme de coutume, d’une récapitulation partiellement amendée et
transcendée des idéologies d’essence mosaïque, ou mieux encore entropique (entropie signifiant
retournement sur soi, avec une connotation scientifique de désordre et de perte) précédentes,
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dont voici les principales : judaïsme, christianisme, islam, jacobinisme, communisme, nazisme.
L’unité profonde de ces diverses idéologies et de leurs mouvements respectifs se reconnaît aux
éléments qu’ils ont tous, à des degrés et selon des focalisations diverses, en commun :
conspirationnisme paranoïaque, mégalomanie prophétique et messianisme catastrophiste,
égalitarisme interne et suprématisme externe, pacifisme réprimant la violence naturelle et
aboutissant à une manie génocidaire, sado-masochisme, haine iconoclaste de la culture, mépris et
diabolisation du monde tel qu’il est… J’ajoute qu’alors que tous ces mouvements sont
littéralement immondes, certains d’entre eux sont un peu plus éloignés du noyau essentiel de
cette révolution contre l’Être que les autres. Je pense par exemple au christianisme, parce que le
principe d’Incarnation, et l’Eucharistie ainsi que la vénération des icônes qui en découlent, sont
opposées au rejet entropique du sacré hors du monde ; elles attestent de la possibilité d’une
consubstantialité du divin et du mondain, du sens et de la matière. La Trinité, aussi, induit la
possibilité d’une unité de la variété des choses, et fait ainsi office de rempart relatif contre
l’aliénation inévitablement produite par l’idée que le principe de toute chose serait tout-étranger,
sans hypostases intermédiaires le reliant à l’économie de notre séjour, ainsi qu’à nous-mêmes.
Mais ceci dit, la maladie ne survit et ne se répand que sur le dos de la vie qu’elle exploite et
détruit, et ces aspects intéressants du christianisme sont plus que compensés par le masochisme et
le misérabilisme chrétiens, par son éloge de la foi la plus insensée (« je crois parce que c’est
absurde »), par son prêche en faveur de l’amour de l’ennemi, par sa dévalorisation de la vie sur
Terre, par sa diabolisation de la prospérité, et cetera. Pour revenir à ce que je disais, une nouvelle
idéologie subversive, révolutionnaire, totalitaire… est donc en devenir, et elle combine guerre
de civilisation, guerre de race, guerre de religion, guerre de classe, guerre de culture, guerre de
sexe, guerre de genre … Selon elle, la personne européenne, blanche, adhérant à une forme
aboutie du principe d’Incarnation, travailleuse de droite et/ou du secteur privé, mâle, cultivée,
hétérosexuelle et fertile… est un monstre d’iniquité, tyran et boucher universel, parasite des
ressources du globe entier, occupant et esclavagiste, idolâtre et menteur corrupteur des âmes, et
j’en passe. Et c’est de son écrasement, de son humiliation, de sa dépossession, et finalement de
son exécution que procédera le règlement final de tous les maux de l’humanité, la libération et la
béatitude des opprimés – un règne idyllique de 1000 ans sur Terre, en somme… Les prêtres
chrétiens ainsi que leurs émules plus ou moins sécularisés sont loin d’être les derniers à soutenir
ceci ; ils veulent faire d’Europe un Jésus sur sa croix ! Par ailleurs, hélas, beaucoup de
manifestations de la mise à mort de l’Européen sont clairement déjà là : avortement autochtone
massifié, invasion démographique étrangère, spoliations et atrocités de la milice racailleuse sur
fond sonore de sa radio mille-collines, la sous-culture rap, débilitation économique… Mais,
encore une fois, il y a fort à parier que le cadre d’une opposition à ce mouvement fournisse la
grande occasion de notre régénération. Idéalement, il faudrait pousser ce processus ignoble à un
stade d’exaspération où il serait suffisamment ostentatoire et menaçant pour permettre de
mobiliser et d’organiser efficacement les masses autochtones contre lui, tout en restant trop faible
pour pouvoir jamais espérer prendre le dessus. Enfin – revenons à Canaan – pour le droit-de-
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l’hommo-tiers-mondisme, le sionisme est de fait un symbole, un décalque, un simulacre de


l’Europe encore debout. Les reproches faits aux sionistes sont les mêmes que ceux pour lesquels
ceux qui les profèrent exigent – et pour le moment obtiennent – l’abaissement, les richesses, et
le châtiment de l’Européen : nationalisme, colonialisme, racisme, capitalisme, idolâtrie… En
termes d’ensemble, le conflit cananéen me semble donc plutôt positif, et prendre parti en faveur
du sionisme me semble adéquat.

II. B. De la réserve proche-orientale, au niveau domestique

D’ailleurs, pour ce qui est de la question juive à l’intérieur de la France et de l’Europe, je


tiens l’évolution Identitaire actuelle consistant en un rapprochement avec le sionisme pour
vertueuse. J’espère d’ailleurs ne pas me tromper en disant qu’une telle évolution a lieu, ce qui
malgré divers signes allant dans ce sens n’est pas forcément évident, dans la mesure où la
neutralité originelle « ni keffieh ni kippa » reste à ma connaissance position officielle. Je me
permets de suggérer qu’un tel rapprochement, s’il a bien déjà lieu, ferait bien de se poursuivre,
et même de faire l’objet d’une justification théorique explicite. Une telle justification pourrait
s’élaborer sur la base de la prise en compte d’une division des juifs en trois groupes. (i.) Le
premier est celui des juifs de diaspora dont, globalement, l’influence est très néfaste chez nous,
dans la mesure où leur état structurel de minorité éparpillée pérenne les pousse à agir pour
minimiser la souveraineté, la puissance, la liberté de pensée et d’expression… de la majorité
environnante. Ceci pour la simple raison que cette dernière est toujours potentiellement
menaçante à leur égard, car étrangère à eux, plus nombreuse, plus forte au moins collectivement,
et cetera. Comme chacun sait, ces juifs diasporiques œuvrent typiquement à la subversion de
l’Europe par le soutien à la colonisation démographique tiers-mondiste ; par la propagande et
l’ingénierie sociale cosmopolitiques/métisseuses ; tantôt par un soutien à la laïcité au sens faible
principalement hostile aux religions autres que le judaïsme, tantôt par un soutien aux avancées de
la religion extra-européenne la plus dynamique, l’islam… (ii.) Le deuxième groupe de juifs est
celui des sionistes. J’entends par sionisme réel, pur, idéal-typique (sûrement situé quelque part à
la jonction de Herzl, Heilperin, et Jabotinsky) : une (re)transformation du mouvement
révolutionnaire juif en peuple authentique de Canaan. Il s’agit donc d’une mise à terme de la
diaspora et, à cet égard, les vrais sionistes sont soit déjà en terre de Canaan, soit en train
d’œuvrer ailleurs à ce qu’un maximum d’autres des leurs s’y installent, ou au moins se préparent
– fût-ce à moyen/long terme – à s’y installer. Je ne vois pas vraiment d’inconvénients à ce
groupe. On peut même considérer le sionisme comme un identitarisme. La valorisation extrême
par les sionistes de la survie de ce qu’ils conçoivent comme leur peuple, de l’enracinement et de
la martialité comme facteurs essentiels de légitimité, de l’homogénéité ethnique et culturelle…
est analogue à la notre. Qui plus est, cette disposition d’esprit est largement en opposition avec
l’essence du mouvement juif. S’il fallait résumer tout l’Ancien Testament, toute la Mishna, tout
le Talmud... en une phrase, elle pourrait en effet être de l’ordre de : « toi, juif, tu ne seras pas
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comme les autres ». Ceci alors que le sionisme, depuis sa prime origine hertzlienne, pourrait au
contraire être résumé dans la phrase : « il faut faire des juifs un peuple comme les autres ».
Certes, l’orthodoxie juive s’est largement ralliée au sionisme (quoi qu’il convient de rappeler
qu’elle était quasi-totalement radicalement contre avant la seconde guerre mondiale, et que le
gros de ces juifs antisionistes d’avant-guerre ont été liquidés) mais il ne faut pas oublier que 70%
des Israéliens ne sont pas croyants/pratiquants, et que de plus, ce ralliement orthodoxe au
sionisme implique vraisemblablement une modification, une réorientation de la conscience
religieuse de nombre de personnes se considérant juives (notamment sous la forme d’un « retour
» à l’éthique plausiblement plus classique et héroïque que subversive de la période mythique de
Josué, David, Salomon…). Tout ça pour dire qu’il n’est pas nécessaire de promouvoir quelque «
philosémitisme » pour être pro-sioniste, ce qui est à même de réduire les réticences de certains.
(iii.) Le troisième groupe de juifs est le plus problématique, en ce qu’il brouille la carte, et nuit le
plus à la résolution du problème. Il s’agit des personnes qui veulent le beurre du sionisme et
l’argent du beurre de la diaspora. Cette position, qui sacrifie sur le moyen/long terme les intérêts
et du sionisme et de la diaspora, est avantageuse sur le court terme pour ceux qui s’en font les
agents. Ils bénéficient ainsi et des fruits de la souveraineté juive en Canaan, et des fruits des
subversions diasporiques ailleurs. Seulement, et certains s’en rendent sans doute compte, cette
attitude produit massivement du ressentiment contre les juifs en général ; elle crée massivement
ce qu’il est convenu d’appeler antisémitisme. Déjà que les subversions diasporiques sont
hautement nuisibles aux peuples hôtes, les « diasporo-sionistes » (pour faire usage d’un oxymore)
font preuve d’une telle impudence, d’une telle hypocrisie, d’une telle rapacité… que
l’indignation de masses de personnes s’en retrouve élargie et décuplée. En effet, ils refusent à
leurs hôtes ce qu’ils revendiquent pour eux-mêmes et ce dont ils jouissent – en particulier le
droit à la souveraineté ethnique et culturelle, aussi bien d’ailleurs en tant que communauté
népotique chez nous qu’en tant qu’Etat-nation constitué en Canaan. Leur intempérance est telle
qu’aux yeux du commun des gens, les diasporiques sincères (qui sont condamnables et
combattables pour autant, leur nuisance découlant de leur condition impropre) et les sionistes
sincères (qui eux ne le sont pas, condamnables, leur condition étant a priori vertueuse) sont des
dissimulateurs, des manipulateurs, des comploteurs tyranniques ; et les juifs dans leur ensemble
prennent une allure diabolique, qui appelle les tentatives de destruction. Ces trois catégories
principales étant établies (je fais abstraction des juifs à peu près assimilés, car les juifs sont peu
assimilables, et ceux qui sont bien assimilés se comportent à peu près comme des Français,
comme des Européens) il s’agit maintenant de voir comment les aborder. Il me semble d’emblée
qu’il y a trois manières fondamentales d’espérer pouvoir traiter la question juive. La première est
un soutien au status quo ; la deuxième est un soutien à l’expulsion des juifs – tout
particulièrement les plus nuisibles – hors de notre espace public au moins, hors de notre terre au
mieux ; et la dernière est un soutien à une extermination des juifs. Je considère, et ça me semble
difficilement contestable, que la meilleure de ces trois options est la seconde. Meilleure car
offrant une solution, contrairement à la première ; et meilleure car relativement praticable,
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contrairement à la dernière. A partir de là, se pose la question de la meilleure tactique pour


parvenir à ses fins dans ce cadre. Mon avis, comme je l’ai déjà laissé entendre, est que s’impose
une alliance avec les sionistes authentiques, dont l’intérêt fondamental est identique au notre au
moins à cet égard : ils souhaitent nous délivrer de la diaspora juive, pour que ses effectifs valident
et renforcent leur Etat-nation. (A contrario, les allogènes antisionistes n’ont manifesté à ma
connaissance aucune volonté de quitter notre sol, pour tout leur anti-colonialisme professé...) De
plus, les sionistes sont idéalement placés pour être en mesure d’obtenir des avancées sur cette
voie. Un partenariat avec eux pourrait consister en de l’aide mutuelle contre les juifs
diasporiques, contre leurs associés gauchistes autochtones, et contre le lumpenprolétariat
occupant, racailleux, islamo-tiers-mondiste. Tous ceux-là étant typiquement simultanément anti-
sionistes et anti-Identitaires. De même, les Identitaires pourraient soutenir la sionisation du
commun des juifs en France et en Europe, et les sionistes pourraient soutenir l’identitarisation du
commun des Français et des Européens. Au-delà de cet accord, on peut envisager une campagne
de sensibilisation auprès de tous les juifs à l’incompatibilité de fond entre diasporisme et sionisme,
ainsi que de sensibilisation à la lourde menace que fait peser sur les deux bords l’attitude des
diasporo-sionistes. En présentant évidemment le sionisme – éventuellement aux côtés de
l’assimilation totale, pour faire raisonnable – comme le meilleur des partis. Je conclurai cette
note en disant que s’il faut être pro-sionistes pour les juifs, il faut aussi se faire les condamnateurs
de toutes les autres diasporas, de la diaspora en soi, aliénée et aliénante ; et les zélateurs de tous
les autres ré-enracinements. Soutenir activement la création de groupes d’allogènes amazighs,
« arabes », noirs-africains, turcs, chinois… proprement identitaires et visant au rapatriement de
leurs communautés exilées dans leurs terres originelles (et pourquoi pas dans une optique de
réforme profonde de leurs pays) serait excellent. Quant aux allogènes hostiles, qui se veulent
envahisseurs et occupants pour toujours, il serait bien sûr bon d’agir pour les diviser tant que faire
se peut. Œuvrer consciencieusement à monter les Noirs contre les Maghrébins, les Magrébins
contre les Turcs, les Amazighs contre les « Arabes », les Noirs christianisés contre les Noirs
islamisés, les musulmans pratiquants contre les musulmans non-pratiquants, les allogènes nés ici
contre les blédards, leurs riches contre leurs pauvres, leurs hommes contre leurs femmes…
Enfin, au bout du bout, combattre les idéologies entropiques s’impose. 

III. D’un penchant anti-capitalistique, et de la place Identitaire sur l’échiquier politique

Je trouve le rapport des Français au capitalisme excessivement malsain. Et il transparaît


hélas dans la ligne économique Identitaire. Ce qui est à même de surprendre, soit dit en passant,
vu à quel point la réussite Identitaire à ce jour découle d’une application des méthodes du
marketing, de la publicité, du web 2.0… Sans oublier la saine émulation encouragée par la
structure décentralisée des sections de jeunesse, et le fait que le combat patriotique et la
compétition capitalistique sont des efforts très similaires. Qu’est-ce que le capitalisme, si ce n’est
l’allocation optimale des ressources vers les fins que l’on désire, quelles qu’elles soient ? Le
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marché distribue les ressources et les biens mis à sa disposition selon le principe de l’offre et de la
demande, c’est-à-dire fixant les prix à leurs niveaux immanents, qui minimisent tout gaspillage.
Ceci permet aux gens d’avoir globalement le plus et le mieux possible de ce qu’ils désirent, pour
un minimum d’argent ; l’argent lui-même n’étant ni plus ni moins qu’un symbole de puissance.
Comment peut-on alors être contre le capitalisme ? Après, se pose par contre, une fois que l’on a
accepté que le capitalisme est intrinsèquement vertueux, la question de quoi en faire, de
comment le gérer... La première des questions à cet égard est celle des bornes du marché ; je suis
personnellement partisan d’un protectionnisme modéré et modulé au niveau des patries géno-
civilisationnelles, par exemple. Ceci non pas dans l’optique illusoire de pouvoir par exemple
empêcher une baisse de la valeur et donc des salaires de la petite main d’œuvre ouvrière, au
moment ou 2 milliards et demi de Chinois et d’Indiens se mettent à travailler 60 heures par
semaine dans ce domaine, pour un salaire de subsistance du tiers-monde. C'est-à-dire se mettent
à fabriquer pour 5 centimes ce qu’on fabriquerait sans eux pour 1 Euro. Mais tout simplement
afin de nous donner le temps de repérer les changements de fond et de nous adapter (en
automatisant plus nos productions les plus basiques, en améliorant drastiquement nos
formations…) sans être pris de vitesse et ruinés secteur par secteur à chaque fois. De même, tant
que nous avons le premier marché mondial, on a intérêt à taxer un peu les importations, même
s’il y aura des mesures de rétorsion. Il est aussi normal de prendre en compte le politique et pas
seulement l’économique, et donc faire acte de néo-mercantilisme, en soutenant la création de
champions dans nos secteurs clés, et en interdisant les prises de contrôle extra-civilisationnelles
sur ceux-ci. Mais toujours est-il qu’à mon sens, rien ne justifie de subventionner massivement des
activités non-stratégiques et non-indépendamment-viables, comme nombre d’Etats européens, au
premier chef desquels la France, le font. Alors quand je vois parler, y compris chez les
Identitaires, de « social » (ce qui veut dire gaspillage massif de puissance en guise de soins palliatifs
de secteurs d’activités caducs, en guise de cadeaux en tous genres aux moins productifs, aux
moins travailleurs, aux moins rigoureux dans leur gestion personnelle… le tout aux frais de tous
les investissements sains et multiplicateurs de richesse qui pourraient autrement être faits, et au
coût aussi d’un endettement massif déplacé sur les générations prochaines) je m’étrangle un peu.
Je m’étrangle aussi un brin quand je vois parler de décroissance ; terme qui désigne concrètement
ce que jusqu’à il y a encore peu on appelait communément récession, voire dépression. Choses
qui peuvent être nécessaires dans le cadre d’une purge assainissante de l’économie, mais dont on
voit mal pourquoi elles seraient désirables en elles-mêmes. Bref, il me semble qu’il y a
incompatibilité radicale entre le projet Identitaire de contribuer à rendre les Européens et
l’Europe en tant que telle puissants de nouveau comme jamais, et un certain penchant anti-
capitaliste constatable. On mesure à quel point l’anti-capitalisme est un frein au mouvement
patriotique, même pour ce qui est opérationnel, quand on observe une aberration comme la
décision de Radio courtoisie de refuser toute publicité pour se financer. Déjà, faire usage de
publicité permettrait à RC de payer ses factures, de se développer, d’avoir une chance de faire
bondir radicalement son nombre d’auditeurs – dans un pays où 90% des médias sont d’extrême-
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gauche et de gauche alors que, malgré cette propagande incessante, une courte majorité de
Français reste de droite. Je signale que toutes les premières émissions politiques de radio aux
USAs sont de droite conséquente, que la première chaîne d’information des USAs est Fox News,
de droite conséquente, que le premier quotidien britannique est un tabloïd, le Sun, généralement
de droite conséquente… Le moins qu’on puisse dire est qu’en France il y a probablement une
forte demande sous-jacente de médias de droite dure, que l’offre actuelle ne satisfait pas du tout.
De plus, si RC se mettait à la publicité, cela aurait potentiellement un autre avantage
inestimable : contribuer à la création d’un marché des biens et des services dont le commerce
serait au moins partiellement dépendant de son attrait auprès d’une clientèle patriotique. RC
pourrait diffuser des publicités de compagnies de gens acquis à notre cause, et inversement
utiliser ses moyens de publicités pour attirer des entrepreneurs à notre cause. Cela veut dire qu’il
y aurait de l’argent, de la puissance, à gagner à monter des entreprises de biens et de services
pour les patriotes. Qui pourraient ensuite réinvestir de façon sympathique à la cause, dans
d’autres entreprises patriotiques, dans des fondations, dans des partis... Refuser de gagner de
l’argent est une forme de suicide volontaire. Il y a des millions de patriotes en France, et ils
passent leur temps à donner de l’argent à des compagnies plus ou moins hostiles, et souvent très
hostiles, à leurs volontés politiques – c’est absurde. Dans un autre registre, notre renaissance, si
elle doit advenir, passera forcément par la fédération des plus doués, des plus sains, des plus
riches, des plus intelligents, des plus travailleurs… Et certainement pas des plus égalitaristes, de
ceux les plus à même d’être choqués par des « injustices sociales »… J’ajoute que la pertinence
d’une station pro-capitaliste est extrême quand on regarde l’offre politique. Tous les partis sont
sur un créneau plus ou moins anti-capitaliste. Même Sarkozy, qui a gagné la dernière
présidentielle en faisant notamment campagne sur le thème d’une indispensable libéralisation
économique de la France, a complètement viré sa cuti, et a mystérieusement repris à son compte
l’interprétation la plus superficielle et de gauche de la crise financière et économique actuelle. Un
mot sur cette crise. Si la financiarisation et sa spéculation (spéculation nécessaire au marché, qui
ne fait d’ordinaire qu’actualiser les prix à leurs niveaux appropriés) ont pas mal contribué à
diffuser des avoirs pourris, les hypothèques insolvables américaines en particulier, un peu partout
et en particulier chez nous en Europe, ils ne sont pas du tout essentiellement à l’origine de la
crise. Cette crise est avant tout une crise de la politique monétaire des banques centrales
américaine et (à un moindre degré) européenne, et de l’étatisme américain. En effet, par
collusion avec les pouvoirs politiques successifs – quels que soient les individus et les partis – ainsi
que sous la pression des milieux économiques, et enfin mus eux-mêmes dès l’origine par une
idéologie néo-keynésienne, les banques centrales ont réagi à la faiblesse économique des zones
dont ils sont en charge en augmentant massivement la masse monétaire en circulation. L’idée
étant qu’en faisant ça, en réduisant drastiquement les taux directeurs qui conditionnent le coût de
l’argent, les entrepreneurs auraient les moyens de relancer leurs activités, d’acheter plus,
d’embaucher plus, et les personnes qu’ils emploient consommeraient plus. Ce qui est le cas, mais
seulement à court terme ; le temps que l’argent se dévalue, la richesse réelle n’ayant pas ou que si
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peu changée. Concrètement, cette pratique est une pratique de la bulle, c’est-à-dire une création
supérieure d’argent à ce que le marché, du fait de l’offre et de la demande, fixerait tout seul. Cela
induit une gigantesque bulle spéculative, qui va ensuite se réfugier là où elle peut, faire des bulles
plus spécifiques, sectorielles. D’où la bulle d’internet jadis, ou encore la bulle de l’immobilier de
nos jours. Quand les taux directeurs sont fixés en dessous d’où ils se placeraient spontanément,
cela fait de l’argent fictif, de l’inflation (viz. l’explosion des prix de l’immobilier dans le cadre de
la bulle ; j’y reviendrai). Et quand une grosse partie de la bulle éclate, et que des milliers de
milliards de dollars partent en fumée, c’est une manifestation de ce qu’ils étaient fictifs, de ce que
la croissance qui a correspondu au développement de la bulle n’était pas de la vraie croissance
économique du tout. Alors, évidemment, soit on accepte cela et on laisse l’économie se remettre
péniblement, soit on cherche à sortir de la crise le plus facilement politiquement possible, en
privilégiant le court terme : en regonflant la bulle. En créant de nouveau des masses d’argent
creux, pour ainsi dire, et en lui cherchant de nouveaux débouchés temporaires qui autrement ne
seraient investis par personne – la bulle écologique semble être la prochaine. C’est donc l’option
qui a hélas été prise au cœur de la crise actuelle. Si bien qu’a priori, si rien ne change, ça va
éclater de nouveau, et bien plus fort, parce qu’il en faut toujours plus pour tenir dans ce cercle
vicieux. Voilà donc la cause fondamentale. Après, quand on observe la bulle immobilière
américaine en particulier, on s’aperçoit vite que ce qui l’a facilité, motivé, organisé à un niveau
plus micro, c’est une grande implication des politiciens, et des juges. Ainsi les politiciens ont fait
en sorte de fournir une garantie étatique tacite aux deux grandes institutions parapubliques en
charge d’intervenir dans le secteur du logement, pour faciliter l’accès à la propriété des masses
américaines : Fannie Mae & Freddy Mac. Si bien que ces institutions ont pu racheter toutes les
hypothèques du pays – avant d’en couper, d’en rempaqueter, puis d’en revendre une bonne part
– même celles qu’un examen un minimum consciencieux aurait immédiatement révélé pourries,
c’est-à-dire représentant les paiements de personnes qui n’en ont pas les moyens, et qui feraient
faillite au premier souci. Le fait que toutes ces hypothèques soient rachetées de façon
indiscriminante a évidemment permis à tout un chacun d’en contracter. Les banques prêtaient à
tour de bras, puisqu’au pire, si tout s’écroulait, il y avait l’Etat en garantie suprême. En plus, la
politique « sociale » et « antiraciste » des politiciens américains avait, entre autres choses du
même acabit, fait interdire, par les juges, aux banques de refuser des prêts selon la pratique dite
du « red-lining », c’est-à-dire en refusant d’emblée de prêter aux résidents de ghettos ethniques,
et autres quartiers pauvres. Des millions et des millions de gens insolvables ont donc, encouragés
par l’Etat et la Fed, au son du slogan de « ownership society » (« société de la propriété »), acquis
des logements qu’ils ne pouvaient pas se permettre. Ceci a évidemment correspondu à une
augmentation de la demande pour les logements, qui a vite fait exploser leurs coûts, et ainsi a
rapporté aux premiers acquéreurs beaucoup d’argent théorique, ou pratique s’ils ont vendu assez
tôt. Si bien que tout le monde a voulu profiter de cette aubaine, achetant des maisons même s’ils
n’en avaient pas les moyens et pas le besoin, seulement histoire d’attendre quelques mois et de les
revendre, en tirant un profit important. Mais évidemment, la bulle est structurellement limitée ;
Adresse de l’Office d’onticité à Fabrice Robert, Président du Bloc identitaire

les acheteurs potentiels, l’argent à investir, tout ça est limité. Et à force de construire, construire,
comme ont fait les promoteurs immobiliers pour satisfaire la demande hypertrophiée, on finit par
amener l’offre à un niveau tel que les prix se mettent à redescendre. A ce moment là, tous ceux
qui étaient complètement dépendants d’une hausse des prix pour se financer, ont commencé à
faire faillite. Et plus ils faisaient faillite, plus ils perdaient leurs logements, et plus les prix
immobiliers tombaient, ce qui entrainait la ruine de toujours plus de gens. L’effet boule de neige
a opéré dans le sens de la descente après avoir opéré dans celui de la montée. A terme, pour ne
pas faire trop long, les Etats-nations ont du reprendre à leur compte pas mal de la perte de
richesse massive correspondant à cette bulle désastreuse, et ils ont simultanément fait tourner la
planche à billet, et relancé la bulle. Tout ça pour dire que la crise actuelle n’est absolument pas
une crise du capitalisme, mais au contraire une crise de l’interventionnisme politique en
économie. Le problème n’est pas que les banques centrales soient indépendantes, le problème est
qu’elles ne le sont pas vraiment, et que de toute façon, ça n’est pas à des économistes de décider
s’il faut augmenter ou réduire les taux, c’est au marché de fixer les taux de façon immanente,
chaque fixation artificielle étant profondément nuisible à l’économie. Evidemment, je parle là en
règle générale, mais il peut y avoir des situations exceptionnelles où la politique doit intervenir, à
très court terme, en cas de besoin impérieux de mobilisation totale des forces productives du fait
d’une guerre imminente, par exemple. Quoi qu’il en soit, c’est bien plus le « soutien de la
politique publique au pouvoir d’achat » que « le capitalisme financiarisé » qui nous a donné cette
crise. Le capitalisme financiarisé ne s’étant développé que du fait de la politique monétaire néo-
keynésienne qui lui a donné des tombereaux d’argent creux à placer ici et là. On voit donc de
nouveau que l’optique anti-capitaliste est profondément erronée ; comme elle l’est
systématiquement. Tiens, prenons la question de l’immigration de main d’œuvre peu ou pas
qualifiée en France depuis la seconde guerre mondiale. En particulier celle venant d’Algérie
depuis un demi-siècle. Et bien l’historien Daniel Lefeuvre a montré comment cela n’a pas du tout
été une importation de la main d’œuvre la moins chère pour répondre à une demande des
patrons. Au contraire, les patrons n’en voulaient pas, et ceci d’ailleurs parce qu’elle n’était pas du
tout bon marché. Les coûts d’installation, de formation, de gestion de ce personnel rendaient
cette main d’œuvre bien plus chère que la main d’œuvre française et européenne, qui était
disponible. Là encore c’est l’Etat, et non pas le capitalisme, qui est la cause de nos malheurs.
L’Etat, dans une optique de planification économique, de néo-colonialisme plus ou moins
« Algérie française », a fait en sorte que ce soit cette main d’œuvre qui soit utilisée, et a pour cela
mis en œuvre toutes sortes de mesures pour que les patrons l’acceptent. Ils ont payé le gros des
logements, ont subventionné les entreprises… Tout ceci est strictement anti-capitalistique,
évidemment. De même aujourd’hui, si des masses de clandestins viennent, c’est parce qu’ils
peuvent bénéficier, et espèrent bénéficier encore plus une fois régularisés, de toutes sortes
d’avantages étatiques ; mais aussi parce que l’intervention étatique dans l’économie (notamment à
travers l’institution d’un salaire minimum, qui interdit aux entreprises d’embaucher des gens
pour effectuer des travaux qui valent moins cher que celui-ci ; et à travers l’institution de
Adresse de l’Office d’onticité à Fabrice Robert, Président du Bloc identitaire

l’allocation chômage, qui fait que de nombreuses personnes sont concrètement salariées à ne rien
faire) maintient des masses d’autochtones dans le chômage, alors que sinon ils effectueraient
toutes sortes d’emplois certes éprouvants et/ou pas forcément très valorisés (le bâtiment,
l’entretien, etc.). On voit mal ce que le capitalisme a à voir la dedans, ou pourquoi les patrons,
dont l’écrasante majorité est à la tête de petites et moyennes entreprises, généralement
profondément attachés à leurs territoires et à leurs employés, et qui plus est plutôt de droite et
opposés à l’immigration, désireraient particulièrement que ce soit des clandestins maliens qui
remplissent de leurs tâches d’entreprise plutôt que des autochtones. Après, évidemment, ils ne
sont pas prêts, ni en mesure, d’offrir des salaires d’ambassadeurs aux personnes chargées de
transporter des brouettes de terre, ou de faire la vaisselle. Le problème, c’est l’étatisme. Il
faudrait abolir le fonctionnariat, réduire drastiquement les dépenses (en particulier d’assistanat)
et les impôts… Et ceci ne doit pas signifier quelque disparition de la politique et de l’action
publique que ce soit. En compensation, on peut imaginer une offre de pouvoir et une
mobilisation continue du peuple. Je propose déjà l’instauration d’une police de conscription, et la
légalisation du port d’arme. Ensuite, réduire l’Etat ne signifie pas forcément de ne pas utiliser de
ses rouages, y compris fiscaux, pour atteindre des fins cardinales. En l’occurrence, je pense à ce
qu’afin de repeupler notre territoire, on peut envisager de remplacer toutes les allocations
familiales et compagnie par la transformation de l’impôt sur le revenu en impôt de soutien
démographique ; c’est-à-dire que chaque nouvel enfant (non-adopté) correspondrait à une
réduction, par exemple de 25%, de cet impôt. Ceci permettrait de promouvoir la natalité des
classes moyennes et supérieures, qui sont principalement autochtones, plutôt que comme c’est le
cas aujourd’hui, surtout la natalité allogène. Une telle mesure est même justifiable en termes de
« justice sociale » dans la mesure où si l’on pousse les pauvres à faire moins d’enfants, ils pourront
mieux s’en occuper et mieux subvenir à leurs besoins, et si les riches ont plus d’enfants, cela
divisera leurs héritages et réduira « l’inégalité ». La mise à terme du monstrueux gaspillage
étatique, après une période difficile d’adaptation, amènera la prospérité. Et la perte de tous les
privilèges du bobo-fonctionnariat et de leurs clientèles les mènera sans doute à une vision plus
réaliste de l’économie. Personne aujourd’hui sur l’échiquier politique n’affirme cette position ;
même le FN, avec Marine, est à fond en sens contraire. C’est forcément un créneau porteur, à
condition qu’il ne se présente pas sous la guise d’un « libéralisme bourgeois » suffisant,
corporatiste, et mollasson. En plus, il n’a pas besoin d’être électoralement aussi porteur que son
rival, dans la mesure où les Identitaires sont plus, il me semble, dans l’optique de la fondation
d’une contre-société régénératrice et assertive, et non pas dans celle de la politique comme sorte
de sondage des affects du moment, où il faudrait refléter plutôt que fabriquer les consciences. Le
but n’est pas d’être majoritaires à court terme, mais d’élever progressivement en qualité, en
justesse, et en puissance la communauté. Aussi il me semble que le placement idéal des
Identitaires serait non pas « ni gauche ni droite » mais au centre de la droite. Je suggère même
qu’ils se fassent les hérauts de l’union de la droite. L’époque sinistrogyre est révolue ; il y a même
des pays européens qui n’ont même plus de partis de gauche. Il faut faire honte à la gauche, la
Adresse de l’Office d’onticité à Fabrice Robert, Président du Bloc identitaire

diaboliser comme elle nous a tant diabolisés. C’est le parti des fonctionnaires les plus planqués,
des immigrés, des chômeurs, des racailles, des laxistes, des déculturants, des gaspilleurs, des
ingrats, des voleurs… C’est le parti aux 100 millions d’assassinés. C’est l’ensemble de ceux qui
vivent sur le dos des travailleurs authentiques, et qui ruinent le pays. S’il doit y avoir un
rapprochement avec une fraction de la gauche, je propose que ça soit avec les libertaires anti-
communistes, sur la base de la réduction drastique de l’Etat. Et je ne tiens pas les vrais libertaires
comme étant de gauche, au contraire. Sinon, proposer l’union de la droite, en plus d’être bon en
tant que tel, aurait l’avantage de faire parler des Identitaires dans les médias, et servirait le
recrutement et compagnie. Cela rendrait les Identitaires sympathiques à tous ceux qui en ont
marre d’une UMP gauchisante ou d’un FN obsidional. En plus, il pourrait être avantageux de se
placer en amont d’un développement plausible de la prochaine présidentielle. Personnellement,
j’envisage le scénario d’un second tour PS-FN, éventuellement Royal-Marine, suivi d’une victoire
du PS, ce qui mettrait une pression énorme sur l’UMP pour s’allier avec le FN aux législatives qui
suivent. Si le FN acceptait, posant comme condition un accord électoral national et non pas des
accords locaux seulement, cela ferait l’union de la droite, et il pourrait y avoir une victoire de
cette union aux législatives, et un gouvernement UMP-FN. S’être présentés comme point de
jonction entre l’UMP et le FN, et avoir appelé à cette union, mettrait peut-être les Identitaires en
situation de s’introduire dans les arcanes du pouvoir, et en tout cas validerait publiquement la
pertinence de son positionnement, et les placerait quelque part à l’origine d’un évènement
politique majeur dans l’histoire du pays. En tout cas, cela me semble nettement plus porteur
qu’une ligne mi-droite mi-gauche mal-identifiable, qui ne ferait qu’aliéner les gens les plus
politisés et les plus mobilisables, qui tendent à choisir un camp ; tout en semblant être une phrase
de personne de droite honteuse ; tout en rappelant d’un côté Bayrou, et de l’autre le fascisme et
le lepénisme, ce qui n’a pas grand intérêt… Non, je pense que quand on y regarde bien, les IDs
sont à la jonction entre UMP et FN, et ont vocation à se déployer depuis ce centre de la droite, et
à débarrasser la France de la gauche. En effet, par exemple, qu’est-ce que la position médiane
entre le mondialisme vaguement européiste de l’UMP et le mini-nationalisme français du FN, si
ce n’est le patriotisme européen ID ? Or, voilà bien là l’essentiel. 

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