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Concours Blanc – Physique-Chimie – Corrigé

D.Malka – MPSI 2018-2019 – Lycée Jeanne d’Albret

09.05.2019

Problème 1 – Élimination du bruit dans une chaîne de mesure d’un signal


Dans ce problème, on aborde divers manières de filtrer le bruit d’un signal.
1. Ondulation parasite du signal d’un capteur.
On considère le filtre RC représenté fig.1. On se place en régime sinusoïdal.

i
R

e C s

Figure 1 – Filtre RC

1
1.1 Impédance du condensateur : Z = . A haute fréquence l’impédance du condensateur tend vers 0

donc il se comporte comme un fil idéal. Il en résulte que s = 0 A basse fréquence, l’impédance du
condensateur tend vers 0 donc il se comporte comme un interrupteur ouvert. Il en résulte que i = 0
et donc s = e. Ce filtre RC a donc le comportement d’un passe-bas.
1.2 Pont diviseur de tension :

ZC
s= e
ZR + ZC

1
jCω
⇔ H=
1
R+
jCω
1
⇔ H=
1 + jRCω

1 1
⇔ H= ω avec ωc =
1+j RC
ωc

1.3 Ce filtre est d’ordre 1.


1.4 Vérifions que le filtre réalise effectivement un filtrage passe-bas.

lim |H| = 1
ω→0

lim |H| = 0
ω→+∞

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1.5 Signal d’entrée : u(t) = E + b(t) avec b(t) = A cos(2πf t). La sortie s’écrit s(t) = S + bs (t) =
S + As cos(2πf t + ϕ) avec :
1.5.1 S = H(ω = 0)E = E
A
1.5.2 As = H(ω = 2πf )A = s  2 ≈ 0,2A
f
1+
fc
1.5.3 ϕ = arg(H(f)) = − arctan(f/fc ) = −1,34 rad

Finalement, le signal de sortie vaut : s(t) = 5 + 0.2A cos(2πf t − 1.34)

2. Filtrage du bruit d’un amplificateur


2.1 Chaîne de mesure classique
Le signal à mesurer est continu donc de fréquence nul. En cela le filtrage passe-bas est adapté.
Cependant, le bruit est maximal à basse fréquence donc le filtrage passe-bas ne convient pas à son
atténuation.
2.2 Chaîne de mesure modulée
2.2.1 D’après l’énoncé, on veut effectuer la mesure dans un domaine de fréquence où l’amplitude du
bruit est minimale. D’après le spectre du bruit, cette zone est voisine de 5 kHz donc on choisit
fm = 5 kHz . Spectre du signal de sortie de l’amplificateur VOUT : fig.2.

X(f)

O 1 2 3 4 5 6 7 f(kHz)

Figure 2 – Le spectre du signal de sortie de l’amplificateur VOUT est la superposition du spectre continu du
bruit et du pic correspondant au spectre du signal utile A cos(ωm t).

2.2.2 On donne, fig.3, le diagramme de Bode en gain du filtre utilisé pour sélectionner le signal utile.
2.2.2.1 La diagramme de Bode montre que le filtre est un passe-bande
2.2.2.2 La signal utile est harmonique de fréquence fm . Pour le sélectionner, il faut donc choisir
f0 = fm = 5 kHz comme fréquence centrale.
2.2.2.3 Graphiquement (voir fig.3), on lit une largeur de bande passante égale à ∆f = f0 (1,6−0,6) = f0
soit ∆f = 5 kHz .

∆f
2.2.3 On sait que pour un filtre passe-bande Q = . A.N. : Q = 1 pour l’exemple de filtre fourni.
f0
2.2.4 On veut améliorer d’un facteur 20 dB le rapport signal sur bruit SN R soit :

SN R0 − SN R = +20 dB

 
 A2 /2  A2 /2
 
⇔ 10 log 
 σ 2  − 10 log
 = +20 dB
b σb2
Q

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��

��


-3dB

��

��� �
��

��

��

��

��
�� ��
�� �� 0.6 �� � 1.6 �� �
�� �

����

Figure 3 – Diagramme de Bode du filtre passe-bande

⇔ 10 log Q = 20 dB

⇔ log Q = 2

⇔ Q = 100

2.3 Détection synchrone


2.3.1 Fréquences contenues dans s1,1 (t) ?

AE AE
s1,1 (t) = A cos(ωm t).p(t) = A cos(ωm t).E cos(ωm t) = AE cos(ωt)2 = + cos(2ωm t)
2 2

Le signal s1,1 (t) contient donc les fréquences f = 0 et f = 2fm = 10 kHz.

2.3.2 Spectre fréquentiel de s1,1 (t) : fig.4

��


����

AE/2


� � �� �� ��
������

AE AE
Figure 4 – Spectre du signal s1,1 = A cos(ωm t).p(t) = + cos(2ωm t)
2 2

2.3.3 On donne, fig.5 l’allure du spectre fréquentielle de s1,2 (t).

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X(f)

O fm f

Figure 5 – Spectre de s1,2 (t)

Le filtre doit conserver essentiellement la valeur moyenne c’est-à-dire la composante continu de


s1,1 (t) et éliminer la composante de fréquence 2fm ainsi qu’atténuer le plus possible dont le bruit
dont on voit qu’il est maximum au voisinage de fm . Il faut donc choisir un filtre passe-bas de
fréquence fc  fm . Par exemple, on peut prendre fc = 1 Hz.

Problème 2 – Piège de Paul pour des ions

1. Préliminaire
1.1 D’un point de vue dimensionnel, on a φ = M T −2 . En déduire la dimension de a et b.
Par homogénéité de l’équation (1) :

[a] = [b] et [φa]L2 = [E]


D’où :

[E] M L2 T −2
[a] = [b] = =
[φ]L 2 M T −2 L2

[a] = [b] = ∅

a et b sont des nombres sans dimension.


1.2 Exemples de forces conservatives :


Poids P = −mg~ez Ep,p = mgz + C

− 1
Tension d’un ressort T = −k(l − l0 )~ex Ep,el = k(l − l0 )2 + C

− q1 q2 2 q q
1 2
Force Coulombienne F = u~r Ep,e = +C
4πε0 r2 4πε0 r
Voir cours pour les démonstrations.
1.3 Le système {masse+ressort} est l’archétype de l’oscillateur harmonique.
2. Étude d’un mouvement unidimensionnel
−−→
Un point matériel M de masse m se déplace le long d’un axe Ox (donc OM = x~ex ), au voisinage du


point O. Pour cette étude, la seule force F à considérer dérive de l’énergie potentielle :

Ep (x) = Kx2
où K est une constante positive ou négative.
2.1 Conditions initiales ? La trajectoire de phase est parcourue dans le sens horaire donc ; d’après la
trajectoire de phase (b), les conditions initiales sont x = 10 et ẋ = −1.
2.2 Voir fig.6.
3. Etude du régime statique appliqué à une particule de mouvement tridimensionnel

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1.0
20
0.5

40 0.0


Ep (x)

60
0.5

1.0
80
1.5
9.86 9.88 9.90 9.92 9.94 9.96 9.98
100
10 5 0
x
5 10 x
(a) Si K < 0, l’énergie potentielle à l’aspect d’une bar- (b) La particule est repoussée par la barrière de potentielle.
rière.

100
15

80 10

5
60
0
Ep (x)

40
5

20 10

15 15 10 5 0 5 10 15
0
10 5 0
x
5 10 x
(c) Si K > 0, l’énergie potentielle à l’aspect d’un puits. (d) La particule est piégée dans le puits. Elle oscille autour de la posi-
tion d’équilibre x = 0

Figure 6 – Trajectoires de phase pour K > 0 et K < 0.


− →

3.1 Exprimons la force F subit par la particule dans le piège. F dérive de l’énergie potentielle :

Ep = φ0 (ax2 + ay 2 + bz 2 )
donc :

− −−→
F = −gradEp

2ax



F = φ0  2ay 
2bz

3.2 Appliquons la relation fondamentale de la dynamique à la particule dans le référentiel d’étude supposé
galiléen :


m~a = F
Par projection sur les vecteurs de la base cartésiennes, on obtient :

2a


 ẍ + x = 0 (1)
 m
2a


ÿ + y = 0 (2)
m
 z̈ + 2b z = 0 (3)




m

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3.3 On admet qu’en conséquence des équations fondamentales de l’électromagnétisme, dans ce cas sta-
tique, a et b doivent vérifier la relation :

2a + b = 0
Dans ce cas, soit :
— a ≥ 0 ⇒ b = −2a ≤ 0. Les solutions des équations (1) et (2) sont alors des fonctions sinusoïdales
donc la particule est r
piégée suivant les
rdirections Ox et Oy. Mais la solution de l’équation (3) est
2b 2b
du type z(t) = A exp t+B exp − t qui diverge avec le temps. La particule n’est pas piégée
m m
suivant Oz et peut s’échapper. Globalement, la particule n’est donc pas piégée par ce piège !
— a ≤ 0 ⇒ b = −2a ≥ 0. Un raisonnement analogue au précédent permet de conclure que la particule
est confinée suivant Oz mais pas suivant Ox et Oy.
Ainsi la particule ne peut pas être piégée de cette façon.
4. Étude du régime dynamique appliqué à une particule de mouvement tridimensionnel
4.1 Par analyse dimensionnelle, déterminons fréquence ω0 caractéristique du piège en fonction φ0 et m.

[φ0 ] = M T −2 et [m] = M
D’où :
"r #
φ0
= T −1
m

r
φ0
Donc on peut proposer ω0 = comme pulsation caractéristique du piège.
m

Dans le cas où Ω  ω0 , on montre que tout se passe, approximativement, comme si la particule


évoluait avec une énergie potentielle effective :

mω04 2
Ep,eff = (x + y 2 + 4z 2 )
16Ω2
4.2 Équations différentielles vérifiées par x, y et z :

ω4
 ẍ + 02 x = 0



 8Ω4
ω0

ÿ + y=0
 8Ω 2

 z̈ + ω0 = 4 z = 0


 2

2Ω2

ω2

ẍ + ωx2 x = 0 (4) ωx = √0


2 2Ω



ω2


ÿ + ωy y = 0 (5) ωy = √0
2

 2 2Ω
ω2

 z̈ + ωz z = 0 (6) ωz = √ 0


 2
2Ω

4.3 Comme ωx , ωy et ωz , les équations (4), (5) et (6) sont des équations d’oscillateurs harmoniques. Les
solutions sinusoïdales et donc bornées : la particule est confinée dans les trois directions de l’espace.
4.4 L’intégration des équations (4), (5) et (6) entre 0 et t conduit à :

 x(t) = Ax cos(ωx t) + Bx sin(ωx t)


y(t) = Ay cos(ωy t) + By sin(ωy t)


z(t) = Az cos(ωz t) + Bz sin(ωz t)

Les conditions initiales sur la positions imposent :

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 x(t = 0) = 0  Ax = 0
 

y(t = 0) = 0 ⇔ Ay = 0
z(t = 0) = 0 Az = 0
 

Les conditions initiales sur la vitesse imposent :



2 2Ω

B x = v0

 ẋ(t = 0) = v0  ωx Bx = v0
  
ω02



ẏ(t = 0) = v0 ⇔ ωy By = 0 ⇔ By = 0 √
ż(t = 0) = 0 ωz Bz = v0 2Ω
  

 B z = v0 2


ω0
D’où les solutions, en posant 2ω = ωz = 2ωx :


2 2Ω

x(t) = v0 sin(ωt)


ω02



y(t) = 0 √
2Ω


 z(t) = v0 2 sin(2ωt)


ω0

4.5 L’allure de la trajectoire de la particule est tracée fig.8.

2 x(t)
y(t)
z(t)

1
Position

2
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
t

Figure 7 – Mouvement de l’ion suivant les trois direction de l’espace.

La période globale du mouvement est la plus grande parmi Tx et Tz . C’est donc Tx = 2Tz . Ainsi sur
une période T , x(t) atteint deux extrema tandis que z(t) en rencontre quatre. Ainsi l’axe horizontal
est Ox et l’axe vertical est Oz.

0
z

34 3 2 1 0 1 2 3 4
x
Figure 8 – Trajectoire de l’ion dans le piège de Paul

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Problème 3 – Dosage d’une solution de peroxyde d’hydrogène (eau oxygénée)


1. Demi-équation électronique du couple H2 O2 /H2 O.

H2 O2 + 2e− + 2H3 O+ = 4H2 O

2. Potentiel du couple peroxyde d’hydrogène / eau.


0, 06 [H2 O2 ][H3 O+ ]2
 
2.1 E(H2 O2 /H2 O) = E 0 (H2 O2 /H2 O) + log
2 (C 0 )3
 
CB
E(H2 O2 /H2 O) = E 0 (H2 O2 /H2 O) − 0, 06pH + 0, 03 log
C0

2.2 Calculons pour CB = 0,040 mol · L−1 la valeur numérique de ce potentiel :

2.2.1 Quand le pH de la solution est égal à 2,0 : E(H2 O2 /H2 O) = 1,61 V

2.2.2 Quand le pH de la solution est égal à ‘8,0 : E(H2 O2 /H2 O) = 1,25 V

2.2.3 La réduction du peroxyde d’oxygène sera d’autant plus aisé que sa force oxydante est grande c’est-
à-dire que son potentiel est élevé dans le milieu réactionnel. Or le potentiel du couple H2 O2 /H2 O
est une fonction décroissante du pH donc il faut se placer en milieu acide.
3. Potentiel du couple diiode / iodure.
3.1 Écrire la demi-équation électronique du couple I2 /I − :

2I − = I2 + 2e−

3.2 Calculons le potentiel du coupleI2 /I − pour une solution aqueuse ayant pour concentrations molaires
[I − ] = 0,030 mol · L−1 et [I2 ] = 0,0010 mol · L−1 .

[I2 ]C 0
 
E(I2 /I ) = E (I2 /I ) + 0, 03 log
− 0 −
[I − ]2

A.N. : E(I2 /I − ) ≈ 0,62 V


4. Complexation du diiode par les ions iodures.
− −
L’équation bilan traduisant cette réaction de complexation est : I2(aq) +I(aq) = I3(aq) . Sa constante d’équi-
libre à 25 °C est K = 750. Le diiode étant peu soluble dans l’eau (solubilité égale à 1,34 × 10−3 mol · L−1

à 25 C) alors que I3− l’est, cette réaction de complexation permet, en présence d’ions I − , d’éviter la for-
mation de diiode solide lors de l’oxydation de I − .
4.1 Calculons la concentration molaire [I3− ] de la solution aqueuse.
− −
K 0 est la constante de l’équilibre I2(aq) + I(aq) = I3(aq) . A l’équilibre, les système vérifie la loi d’action
de masses :

[I3− ]C 0
= K0
[I2 ][I − ]

K0
[I3− ] = [I2 ][I − ]
C0

A.N. : [I3− ] = 2,25 × 10−2 mol · L−1


4.2 Demi-équation électronique du couple I3− /I − :

3I − = I3− + 2e−

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4.3 Calculons le potentiel standard du couple I3− /I − .


Dans le milieu réactionnel coexistent les espèces iodées I − , I2 et I 3− . Nous utilisons l’unicité du
potentiel E du milieu à l’équilibre. D’une part, à l’équilibre, on peut écrire relativement au couple
I2 /I − :

[I2 ]C 0
 
E = E(I2 /I ) = E (I2 /I ) + 0, 03 log
− 0 −
[I − ]2
D’autre part, à l’équilibre, on peut écrire relativement au couple I3− /I − :

[I3− ](C 0 )2
 
E = E(I3− /I − ) = E 0 (I3− /I − ) + 0, 03 log
[I − ]3
On en déduit :

[I2 ]C ◦ [I3− ](C ◦ )2


   
E 0 (I3− /I − ) = E ◦ (I2 /I − ) + 0, 03 log − 0, 03 log
[I − ]2 [I − ]3
[I2 ][I − ]
 
E ◦
(I3− /I − ) = E (I2 /I ) + 0, 03 log
◦ −
[I3− ]C ◦

E ◦ (I3− /I − ) = E ◦ (I2 /I − ) − 0, 03 log K ◦

A.N. : E ◦ (I3− /I − ) = 0,53 V


La complexation du diiode par les ions iodure diminue sa force oxydante.
4.4 En combinant les demi-équations électroniques relatives à chacun des couples mis en jeu, on obtient
l’équation bilan traduisant l’oxydation des ions I − en I3− par le peroxyde d’hydrogène en milieu acide.

− −
H2 O2(aq) + 3I(aq) + 2H3 O(aq)
+
= I3(aq) + 4H2 O(l)
4.5 Constante d’équilibre K3◦ de la réaction ci-dessus :

!
E ◦ (H2 O2 /H2 O) − E ◦ (I3− /I − )
0, 03
K3◦ = 10

A.N. : K3◦ = 2,15 × 1041


5. Dosage par le thiosulfate de sodium
5.1 Demi-équation électronique du couple S4 O62− /S2 O32− .

2S2 O32− = S4 O62− + 2e−


5.2 Équation bilan traduisant la réduction des ions I3− par le thiosulfate.

− −
I3(aq) + 2S2 O3(aq)
2−
= S4 O6(aq)
2−
+ 3I(aq)

5.3 Volume de solution de thiosulfate VT qu’il faut verser pour réduire tous les ions I3− en I − .
A l’équivalence, les réactifs ont été introduit dans les proportions dans les quantités stoechiométriques
donc :
nI − nS2 O2−
3
= 3

1 2
avec nS2 O2− = CT VT et nI − = CB VB d’après les équations chimiques de réduction de l’eau oxygénée
3 3
par I − puis de complexation du I2 en I3− (une mole donne une mole dans les deux cas).
Finalement :

CB VB
VT = 2
CT

A.N. : VT = 16 mL

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Problème 4 – Quelques aspects thermodynamiques de l’atmosphère


1. Équilibre isotherme de l’atmosphère
1.1 On note µ la masse volumique de l’air.
1.1.1
Ma = 0, 8MN2 + 0, 2MO2

A.N. : Ma = 28,8 g · mol− 1


n µ
1.1.2 Équation d’état du gaz parfait : P V = nRT avec µ = = :
V Ma

R
P = µRa T avec Ra =
Ma

A.N. : Ra = 288,7 J · K−1 · kg−1


1.1.3 Système : élément de fluide situé entre z et z + dz et de section transversale S. Sa masse est
dm = µSdz.
A l’équilibre :

−P (z + dz)S + P (z)S − µSdzg = 0

dP (z)
⇒ = −µg
dz

1.2 Modèle de l’atmosphère isotherme : T (z) = T0 = cste.


1.2.1 Champ de pression P (z) et champ de masse volumique µ(z).

dP (z)
⇒ = −µg
dz

⇒ dP (z) = −µgdz

P
⇒ dP (z) = − gdz
Ra T0

dP (z) g
⇒ =− z
dz Ra T0

z
− Ra T0
⇒ P (z) = P0 e H avec H=
g

z
− P0
⇒ µ(z) = µ0 e H avec µ0 =
Ra T0

A.N. : H = 8,82 km.


z

1.2.2 Sur une hauteur h  H, e H = 1 à l’ordre 0 en h/H et on peut donc considérer que P (z) et
µ(z). C’est une bonne approximation sur quelques centaines de mètres.
2. Stabilité de l’atmosphère isotherme

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2.1 Capacités thermiques molaires du gaz parfait :

R γR
Cvm = Cpm =
γ−1 γ−1

Capacité thermique massique à pression constante :

γRa
cp =
γ−1

A.N. : cp = 1,01 J · K−1 · kg−1 .

2.2 Équilibre thermique de la parcelle d’air à l’altitude z0 : T1 = T (z0 ) . Équilibre mécanique de la

parcelle d’air à l’altitude z0 : P1 = P (z0 ) .

2.3 Variation de pression de la parcelle d’air avec l’altitude : δP1 = P (z0 + ε) − P (z0 ).

z0 + ε

⇒ P1 (z0 + ε) = P (z0 )e H

 ε
⇒ P1 (z0 + ε) ≈ P1 (z0 ) 1 −
H
ε
⇒ δP1 ≈ −P1 (z0 )
H

⇒ δP1 ≈ −µ(z0 )gε

δP1
Variation de masse volumique de l’air environnant avec l’altitude : δµ =
Ra T0

µ(z0 )g
δµ = − ε
Ra T0

2.4 Évolution adiabatique réversible d’un échantillon de gaz parfait donc on peut appliquer la loi de
Laplace :

P (z0 )V1 (z0 )γ = P (z0 + ε)V1 (z0 + ε)γ

avec δP1 = P (z0 + ε) − P (z0 ) et δV1 = V1 (z0 + ε) − V (z0 )

⇔ δ(P V1γ ) = 0

⇒ δ(ln (P V1γ )) = 0

δP1 δV1
+γ =0
P (z0 ) V1 (z0 )

D’où :

V1 (z0 )g
δV1 = ε
γRa T0

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2.5 Poussée d’Archimède.



Π a = −µ(z)V (z)~g



Π a = −(µ + δµ)(V1 + δV1 )~g



Π a = −→

g (µV1 + µδV1 + δµV1 + δµδV1 )
En remplaçant δµ et δV1 par leurs expressions, on trouve :

γ−1
 

− m1 g
Π a = −m1~g + ε~g
Ra T0 γ

Résultante des forces.



− − →
→ −
F = P + Πa



avec P = m1~g

γ−1
 

− m1 g
F = ε~g
Ra T0 γ

2.6 Équation du mouvement vertical de la parcelle d’air.

γ−1
 
m1 g
m1 z̈ = − gε
Ra T0 γ

γRa
avec cp =
γ−1

s
d2 ε g2
+ N 2ε = 0 avec N=
dt2 cp T0

[N ] ≡ [T ]− 1 et N > 0, on reconnaît l’équation d’un oscillateur harmonique de période 2π/N ≈ 11,5 s.


Puisque chaque parcelle d’air oscille autour de sa position d’équilibre, on peut dire que l’atmosphère
isotherme est stable. Ce modèle n’est réaliste que dans les zones de l’atmosphère où la température
est à peu près constante.

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