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Généralité sur les fours

Les fours industriels

1-fonctions d’un four :


Un four est un outil utiliser pour élever la température d’un produit.il peut être
soit :

-un équipement destine uniquement au chauffage (exemple : réchauffage de l’acier


avant déformation plastique, réchauffage de pétrole brut avant distillation).

-un véritable réacteur dans lequel on élabore les produits (exemple : four de fusion
de verre, four de vapocraquage de pétrochimie).

Il s’intègre généralement dans un linge de production complexe dont il est un des


éléments.

On trouve des fours dans très grand nombre d’activités industriels, ce qui rend une
approche globale assez délicate.

2-classification
Toute classification est arbitraire, elle est toutefois utile dans la mesure où elle permet
de retrouver des caractéristiques communes a des équipements, a première vue, très différent.

Nous proposons ici quatre classifications, en fonction :

 De la manutention du produit : fours continus ou discontinus.


 Du procède de chauffage : direct ou indirect.
 Du niveau de température.
 Du combustible.

2.1-Fours continus et fours discontinus :


C’est la manutention et la circulation du produit qui est ici le critère.

Dans un four continu, le produit a chauffer entre a une des extrémités et en ressort a l’autre.

C’est le cas :

-des fours de réchauffage de semi-produits (fours a longerons et fours a poussant) de la


sidérurgie.

-des fours de l’industrie chimique et du raffinage.

-des fours rotatifs de l’industrie cimentée.


Dans un four discontinu, le produit a chauffer est immobile dans le four : il est chargé et
décharge (enfourne et défourne) au même endroit c’est le cas :

-des four a sole mobile des forge.

-des fours a sole fixes de traitement thermique.

-des fours a cloches mobiles et élévateurs.

2.2- Chauffage direct et chauffage indirect :


Le critère est ici le contact entre le produit et le gaz issus de la combustion.

a-Four a chauffage direct :

il y a un contact entre les gaz issus de la combustion et les produits a chauffer. Du point de
vue thermique, cela entraine qu’une partie de transfert de chaleur s’effectue par convection.
Cette dernière provoque des phénomènes a la surface du produit qui peut lui être
préjudiciable.

b-Four a chauffage indirect :

L’interaction entre les gaz de combustion et les produits n’existe plus, par contre, il
s’introduit une résistance supplémentaire au transfert de chaleur qui doit se faire par
conduction au travers de la paroi protectrice, puis par rayonnement et éventuellement
convection vers la charge. Le problème technologique est alors la tenue de cette paroi qui est
portée a haute température et est au contact de la flamme et/ou des gaz a haute température.

2.3-Four a haute et fours a basse température :


La classification est ici plus arbitraire car une même température peut être considérée
comme haute dans un type d’activité et basse dans un autre.

Exemple : température de 700 ᴼC sera considérée comme haute dans l’industrie chimique et
basse en sidérurgie ou dans l’industrie de verre.

2.4-Combustible :

On peut également classer les fours en fonction de l’énergie utilisée. Le type d’énergie
disponible et utilise a en effet, un impact important sur la conception, l’utilisation et
l’exploitation des fours.

On trouve dans le domaine des fours industriels, avec plus au moins d’importance selon les
activités, toutes les formes d’énergie :

-des fours électriques : il s’agit des fours à résistance (effet joule, à arcs, à induction, à
électrode submergées, etc.).
-des fours à gaz : ils utilisent le gaz naturel, mais aussi le gaz de cokerie, le gaz de raffinerie,
le gaz de haute-fourneau, etc.

-des fours à combustible liquides : ils utilisent le fuel lourd, mais aussi le gazole, le naphta,
etc.

-des fours a combustibles solides : ils utilisent les charbons ou le coke de pétrole
(généralement sous forme pulvérisée), mais aussi des déchets divers

. 3-Structure des fours

En général, un four est constitué :


- d’une partie inférieure, la sole, qui est la partie réfractaire horizontale sur laquelle on place
les produits à cuire. Elle est en quelque sorte le « plancher » du four et peut être parfois
inclinée ;

- d’une partie supérieure, la voûte qui peut avoir des formes diverses : plate, cintrée, avec des
rampants, suspendue. La voûte est en contact avec les produits de combustion et souvent avec
la flamme. Elle joue un rôle essentiel dans le transfert de chaleur en renvoyant, par
rayonnement sur les produits, l’énergie qu’elle reçoit de la flamme ;

- de murs verticaux comportant en général plusieurs épaisseurs de nature différente et faisant


la liaison entre la voûte et la sole ;
- d’un système de chauffage (brûleurs ou résistances électriques) généralement accroché aux
parois mais dans certains cas, à la voûte ou à la sole.

Les matériaux constituants les parois, la sole et la voûte sont choisis en fonction de leur
faible conductivité thermique, mais également en fonction de leur résistance mécanique. Ils
sont également choisis pour leur compatibilité avec l’atmosphère de l’enceinte et avec le
produit traité. Comme il est difficile de trouver des matériaux satisfaisant à toutes ses
conditions, des parois composées de plusieurs couches sont souvent utilisées. L'utilisation de
la brique réfractaire permet de rendre le four plus efficace énergétiquement, et de mieux
contrôler et de lisser les variations de sa température interne.

4-Composants des fours


Les composants annexes du four sont essentiellement les brûleurs, la cheminée (conduit de
récupération des fumées), la tuyauterie, les systèmes de récupération de chaleur.

4.1- Les brûleurs

Les brûleurs sont les organes qui assurent la libération de l’énergie de combustion et la
distribution des flux thermiques dans le four, par la mise en contact du combustible et du
comburant. Ils permettent de déterminer les zones de préchauffe, de chauffe et d’égalisation
grâce à la distribution de leur puissance dans chaque zone.
Le brûleur a pour rôle primordial dans la conception, la construction et le fonctionnement des
fours de :
 fournir l’énergie thermique au four et à la charge ;
 préparer la mise en contact du combustible et du comburant dans les proportions
choisies ;
 réaliser la combustion de ce mélange dans les conditions optimales ;
 provoquer la circulation des combustibles brûlés favorisant l’égalisation des
températures dans l’enceinte ;
 créer une liaison entre le casing extérieur du four et les parois en réfractaire qu’il
traverse, et entraîne de ce fait, un point délicat dans la construction.

Il a donc un rôle déterminant dans la qualité de la combustion, et par suite dans l'émission de
polluants ou d'imbrûlés en plus ou moins grande quantité dans les fumées.
Le choix des brûleurs est un compromis entre les contraintes d’implantation, les flux de
chaleur, les variations de ces flux pour les divers cas de production envisagés et les coûts
d’installation et de maintenance.
Il existe de nombreux types de brûleurs, certains spécifiques à un seul type de four ou/et à un
seul combustible, d’autres à vocation plus large.

Suivant son emplacement, on distingue :


 Les brûleurs frontaux orientés vers l’enfournement ou vers le défournement (flammes
inversées). Leur impulsion est adaptée dans le but d’obtenir une recirculation
maximale de fumées ;
 Les brûleurs latéraux (de type conventionnels ou de type à flux modulable) utilisés de
part et d’autres de la charge ;
 Les brûleurs à flamme plate ou brûleurs de voûte.

Selon le mélange des réactifs, les brûleurs sont classés en deux types à savoir :
 Les brûleurs à pré-mélange où le mélange entre le combustible et le comburant se fait
avant son introduction dans le four ;

 Les brûleurs à flamme de diffusion où le mélange entre réactifs se fait au nez (sortie)
du brûleur.

Suivant le type de combustible, on distingue les brûleurs à solide, les brûleurs à liquide et les
brûleurs à gaz.
4.2-Les systèmes de récupération de chaleur
Le préchauffage de l’air est indispensable afin d’augmenter la température de
combustion et générer ainsi un transfert de chaleur suffisant vers la charge. Pour préchauffer
l’air, l’énergie des fumées sortant du four est récupérée.

5-Principe de fonctionnement général des fours


Le principe de fonctionnement du four est simple : l'objet à cuire y est enfermé pour
être soumis à la chaleur interne du four. Cette chaleur provient d'une source de chaleur
externe aux parois internes du four. La chaleur à l'intérieur du four peut être répartie par
forçage de la circulation de l'air, ou par convection naturelle.

6- Avantages et inconvénients des fours à gaz


Un four gaz nécessite d'être souvent présent ponctuellement pendant la cuisson pour
régler la montée en température. Il fonctionne cheminée ouverte, ce qui engendre forcément
des pertes de chaleur. Par contre, il est le seul à permettre une cuisson en atmosphère
oxydante, réductrice, ou neutre, en fonction du pourcentage d'oxygène incorporé par le
réglage des brûleurs, et l'ouverture du registre de cheminée. Avec ce procédé, on obtient des
couleurs d'émaillage incomparables.

Chapitre 2 généralités sur les combustibles utilisés dans les fours

1- Les combustibles

1.1- Définition
Un combustible est une matière qui, en présence d'oxygène et d'énergie, peut se
combiner à l'oxygène (qui sert de comburant) dans une réaction chimique générant de la
chaleur.
Les corps combustibles industriels contiennent toujours du carbone (C), presque
toujours de l’hydrogène (H2) et parfois du soufre (S). Ils peuvent également renfermer
d’autres éléments ou composés chimiques (l’oxygène (O2), l’azote (N2), l’eau (H2O), etc.) et
des matières non combustibles (cendres) qui ne participent pas directement aux réactions
chimiques de combustion.

1.2- Les différents types de combustibles


D’une manière générale, on distingue les combustibles solides, les combustibles
liquides et les combustibles gazeux. Du fait que ce travail porte sur le pétrole et le gaz, la
notion de combustibles solides ne sera pas développée ici.

1.2.1- Les combustibles liquides


Les deux combustibles liquides les plus courants sont le fioul domestique (ou gazole)
et le fioul lourd. Le pétrole est le combustible fossile liquide incontesté.
Composition chimique de quelques combustibles liquides
1.2.2- Les combustibles gazeux

Les combustibles gazeux courants sont des hydrocarbures légers, composés de carbone
et d'hydrogène. Leur combustion complète produit du gaz carbonique (CO2) et de l'eau
(H2O). En défaut d'air, la combustion peut aussi produire du carbone (C), du monoxyde de
carbone (CO). Les combustibles gazeux les plus couramment utilisés sont :
- le gaz naturel (composé entre 81 et 97% de méthane) ;
- le propane (C3H8) ;
- le butane (C4H10).
2.2- Le pétrole
2.2.1-Définition

Le pétrole est une roche liquide carbonée, ou huile minérale. Énergie fossile, son
exploitation est l’un des piliers de l’économie industrielle contemporaine, car il fournit la
quasi-totalité des carburants liquides. Le pétrole est aussi souvent appelé « or noir » en
référence à sa couleur et à son coût élevé. Le pétrole lampant est l’une des dérivées du pétrole.

2.2.2- Le pétrole lampant

2.2.2.1-Définition
En raffinerie, le pétrole lampant ou kérosène est issu de la distillation atmosphérique
du pétrole brut. Le pétrole lampant est constitué d’un ensemble d’hydrocarbures contenant des
alcanes (CnH2n+2) de formule chimique allant de C10H22 à C14H30.
Le pétrole lampant, également connu sous les dénominations « pétrole blanc », est
aussi très utilisé comme combustible pour des poêles à pétrole. Il est aussi très fréquemment
utilisé comme combustible pour cuisinières et, dans certaines régions d’Afrique, d’Amérique
du sud et d’Asie, il est le combustible le plus utilisé après le bois.

2.2.2.2- Propriétés physico-chimiques

Les pétroles lampants sont des liquides de faible viscosité ou légèrement jaunes, pratiquement
insoluble dans l’eau, mais miscible à un grand nombre de solvants usuels.
Les principales caractéristiques physiques du pétrole lampant sont les suivantes :
- intervalle de distillation : entre 140 et 300°C ;
- densité : 0,77 à 0,84 ;
- densité de vapeur (air = 1) : ≥ 5 ;
- point éclair : ≥ 38°C ;
- température d’auto-inflammation : > 220°C ; C'est la température minimale pour laquelle les
pétroles lampants, de pression et de composition données, s'enflamment spontanément sans
contact avec une flamme;
- température fusion :-48 à -26 °C ;
- température d’ébullition: 150 à 300 °C
- masse volumique: 0,8 g·cm-3 à 15 °C
- Pouvoir Calorifique Inférieur (PCI) : 43105 kJ/kg.

2.2.3-Le butane

2.2.3.1- Définition
Le butane est un hydrocarbure saturé de la famille des alcanes de formule brute C4H10.
Il existe sous 2 formes isomères, le butane ou n-butane et le 2-méthylpropane ou isobutane.
Le butane est très inflammable, incolore et facilement liquéfiable. Le nom « butane » vient de
la racine but- (de l’acide butyrique) et du suffixe –ane.
Le n-butane est obtenu par distillation sous pression du G.P.L (gaz de pétrole liquéfié)
ainsi que par la purification du gaz naturel.

2.2.3.2- Propriétés physico-chimiques

Le butane est soluble dans l'alcool et l'éther, mais peu soluble dans l'eau. Peu réactif, il
nécessite un catalyseur pour participer à des réactions chimiques, sauf bien sûr pour la
réaction de combustion avec le dioxygène.
Les caractéristiques du butane sont les suivantes :
- masse molaire : 58,12 g /mol ;
- masse volumique : 2,48 kg /m3, à l’état gazeux (15° C, 1 atm) et 600°C kg /m3 à l’état
liquide (0°C, 1 atm) ;
- point de fusion : -138,4°C ;
- point d’ébullition : -0,5°C
- solubilité dans l’eau : 6,1mg/100ml (20°C) ;
- Pouvoir Calorifique Inférieur : 29585 kcal/Nm³ ;
- Pouvoir Calorifique Supérieur : 32075 kcal/Nm³ ;
- point éclair : -60°C ;
- température d’auto-inflammation : 500°C ;
- limites explosives : 1,8 – 8,4%.

Une application de la combustion du pétrole lampant sera donnée en annexe de ce


document.