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Ô Maria.

1. Le voyage de Juan :
 « Je suis revenu de Rome depuis deux mois seulement et j’ai parcouru la moitié de l’Espagne comme
un fou » p.12.
 « Je n’ai pas effectué ce voyage à travers l’Italie, la France et l’Espagne pour éprouver de la
compassion pour d’autres que ma mère ».p.13.
2. Les Morisques :
« Mais les morisques sont-ils encore les miens, moi qui me cache depuis l’adolescence sous ne fausse
identité ? D’ailleurs, est-ce que j’existe encore, si déguisé qu’une partie de mon âme, malade de
méfiance, tait ses secrets à l’autre ? » (p.13).
3. Les Chrétiens :
 «  Les maudits Vieux-chrétiens, fils d’ânes et de rats, qui leur avaient volé leur belle Andalouse ».p.36.
 « Les barbares ont gagné et nous, nous en sommes réduits à nous terrer sans savoir d’où viendra le
prochain coup ».p.37.
4. La maman de l’enfant Juan :
« Personne ne me connaît dans ce terrain vague rejeté aux portes de la riche cité. Cela fait si longtemps
que je n’ai plus revu la femme qui m’a mis au monde. Maintenant, elle est devant moi, à une centaine de
pas, sur l’estrade. Même si je suis noyé dans la multitude des spectateurs, je la vois et l’entends. Elle est
brûlée la dernière à être brûlée. La défroque informe qui la vêt, probablement saupoudrée de soufre pour
impressionner davantage la populace, flambe avec une flamme bleuâtre. Comme ma mère n’a plus de
langue, son cri de souffrance au glapissement assourdi d’une truie qu’on égorge. Sauf qu’ici, on
n’égorge pas, on brûle » (p.14).
5. La scène de mort de la mère :
 « Enveloppée par les volutes, la femme est encore vivante, puisque je perçois ses ingérables
couinements, malgré le craquement du bois qui éclate. Un coup de vent balaie la fumée et dévoile la
suppliciée ; secouée de soubresauts grotesques, elle étire le cou pour éviter la flamme qui la lèche déjà
la base des seins. Je baisse les yeux quand le feu entame la joue droite » (p. 15).
 « La peine me fait délirer. Ou bien la démence : un enfant n’a pas assisté à la mise à mort de celle qui
lui a donné la vie ! Mais est-ce cela a encore de l’importance, ce que je ressens ou ne ressens pas ?
Après le sort subi par ma mère, je ne vaux guère plus qu’une charogne ». (p.18).
6. La mort :
« Notre seule idée, à nous les mort, c’est de nous cramponner à ceux qui nous ont le plus aimés quand
nous étions vivants ». (p.24).
7. Les mots déplacés :
 Catin. p.14.
 La grognasse.p.15.
 Péteux. p.36.
8. La religion musulmane :
 «  On raconte qu’elle était tellement envoûtée qu’elle dormait avec un alcoran entre les cuisses. Et puis,
si Dieu avait voulu, elle n’aurait pas brûlé ! ».p.15.
 « C’est pour ça que nous n’élevons pas de porcs ?… et que nous ne buvons pas de vin… oui… ».p. 41.
 « Si tu es digne, bientôt ton père intercédera auprès de l’alfaqui pour qu’on te montre le Livre. C’est un
grand honneur de voir et peut-être même toucher l’Alcoran ».p.45.
9. Contre Dieu :
«  Seigneur, Toi qui Te flattes, dans Tes Livres sacré, de la grandeur de Ta miséricorde, l’as-Tu donc
abandonnée, cette pauvre femme ? Qu’a-t-elle fait de si répréhensible ? Elle était pourtant belle, elle Te
faisait honneur. Es-tu à ce point rancunier ? Ou collectionnes-Tu les souffrances de Tes sujets sur les
étagères de Ta création, tel un seigneur vaniteux accumulant les trophées de chasse ? ».p.16.
10. Les deux religions : 
« Face à la mort de sa mère, l’enfant dit : « Je m’en vais appeler au secours…le Prophète…Jésus…
N’importe qui… » .p.18.  Juan.
11. Les mots arabes :
 Yemma. p.19.
 Aljama p.30.
 Bouh. p.31.
 Alfaqui.p.45.
12. La langue arabe / le castillan:
«  Sans que mes lèvres bougent, je lui ai parlé dans la langue que je maîtrise le moins, la langue interdite,
l’algarabie– qu’elle refusait d’employer avec moi et dont je n’ai appris quelques bribes que bien plus
tard, à Rome auprès d’un vieil érudit. Mon cœur bat si fort que j’en ai des lueurs blanches derrière les
paupières ».p.19.
13. Le corps du Maria :
«En réalité, la Maria dont la poitrine, par ce matin d’avril, avait d’accord commencé à se gonfler de
bonheur n’était plus une petite fille puisque, la semaine précédant la pleine lune, du sang coulé entre ses
cuisses ». p.29.
14. Isabel : la maman de Maria. p.31.
« Lucia avait fini par lui apprendre que sa sœur, à l’ultime moment, avait décidé de se jeter dans l’abîme
avec sa fille, mais que son ébéniste de père avait réussi à la lui arracher à l’instant où elle enjambait la
muraille ». p. 35.
15. Cordoue :
« La tante grommelait que c’était bien la peine d’avoir dans les veines du sang des califes de Cordoue si
c’était pour s’en servir comme de la pisse de chat ».p.35.
16. L’Andalousie :
« Cette terre d’éden».p.36.
« Paradis sur terre ».p.41.
17. Les gens de Moïse :
«Eux sont des ennemis de Dieu, ils ont tué le Christ ! ».p.36.
18. Le double nom de Maria :
 « Quant tu étais toute petite, ta maman t’appelait Aïcha…T’en souviens-tu ? Non, Bien sûr. Elle avait
bien vite arrêté, de crainte que tu t’imprègnes de ce prénom et que tu ne le répètes à tort et à travers.
Cela aurait pu nous coûter fort cher… ».p.39. (Elle s’appelle Aicha fille de Saadia, fille de Habiba).
 « Tu portes le nom de l’épouse préférée du Prophète et tu as atteint à peu près l’âge qu’elle avait il a
dédaigné la prendre pour compagne ! ».p.45.
 «  Aïcha, la mère des Croyants, était la bien-aimée du meilleur des hommes- que les anges veuillent sur
lui jusqu’au jour de la Résurrection ! Elle avait moins de sept ans quand l’œil du Prophète s’est abaissé
sur elle, la première fois ». p.46.
19. Les deux religions de Maria :
 « Mais j’ai toujours cru en…en… (Elle n’avait osé prononcer le nom de Jésus) Vous y avez-mêmes
veillé ! Et tante Lucia me querellait si je négligeais mes prières ! Et vous m’avez appris à pratiquer le
castillan au lieu de l’algarabie ! Comment pourrais-je croire en...En quelque chose d’autre ? Comment ?
…enfin… ».p.43.
 « Mais je jure sr quoi, maintenant ? Sur quel Dieu ? L’ancien ? mais tu me dis que ce n’est pas bien… !
le nouveau… ? mais je n’y crois pas encore ! ».p.44.
20. Les femmes du Prophète :
« Tu vas blasphémer, on ne commente pas les actes de l’Envoyé ! Oui, onze peut-être, sans compter les
conclusions. Il en avait le droit, Il était le Messager de Dieu. Et puis, le plus souvent, ce n’était pas lui le
demandeur ».p.46.
21. Le père de Maria :
« Aux yeux de tous, je suis Francisco l’ébéniste, fils de Diego, lui-même fils de Jeronimo, honorables
artisans chrétiens convertis depuis deux générations à la nouvelle foi (…) Mais dans le secret de mon
âme, je m’appelle Omar, enfant de Haroun le Grenadin, lui-même fils d’Amine le Cordouan». p.40.
22. Le Prophète et Jésus :
«  Avec un tel troupeau d’épouses, cet individu devait forcément se trouver à l‘orée de la décrépitude.
Au moins l’Autre, le Jésus, n’avait pas eu le temps de s’intéresser aux filles ! , on L’avait crucifié
avant ».p.46.
23. Les deux Satan :
« Maria avait eu soudain très peur des horribles pensées que Satan (celui des Chrétiens ? des
musulmans ? se demandait-elle avec perplexité) venait de lui inspirer. ».p.46.
24. Le prophète Adam :
« D’après sa tante, le Créateur avait montré à Adam toute sa postérité jusqu’à la fin des temps. Le père
des êtres humains, encore tout crotté de glaise, avait examiné en détail l’existence de chacun de ses
innombrables descendants. Il avait pleuré sur beaucoup d’entre eux, souri et même ri à gorge déployée
pour une poignée de ces petits-enfants » p.47.