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CHAPITRE 03.

SCHEMA ELECTRIQUE

PARTIE 1. GENERALITE SUR LE SCHEMA ELECTRIQUE.

3.1 INTRODUCTION.

En électronique, deux types de diagrammes sont utilisés pour représenter un circuit

électrique : le schéma bloc et le schéma électrique. Les deux diagrammes fonctionnent

ensemble pour comprendre le circuit (dispositif) électronique. Ils communiquent les idées

entre les personnes qui veulent utiliser le circuit que ce soit dans le but de le concevoir

ou de le réparer. Ils permettent de comprendre le flux du signal et les interactions entre

les différentes parties du circuit.

En effet, ces deux types de diagrammes utilisent certaines normes internationales tel que

les normes IEEE Std 91 et IEEE Std 315. Ses normes présentent règles de bonne

pratique.

Ce chapitre est consacré pour discuter ces deux types de diagrammes ainsi la bonne

pratique pour. Il est aussi consacré pour l’étude de différents composants électroniques.

Rappelons que le but ici n’est pas l’aspect théorique mais plutôt l’aspect pratique.

En effet, le présent chapitre comporte trois parties :

 Partie 1 : Généralité sur le schéma électrique.

 Partie 2 : Composants passifs

 Partie : Composants actifs.


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3.1. SCHEMA BLOC

Un schéma bloc décrit la construction générale d’un dispositif électronique. Il permet

d'expliquer les dispositifs complexes de manière simple.

Un schéma bloc permet de comprendre le fonctionnement du dispositif complet en le

décomposant en petits blocs. Chaque bloc remplit une fonction particulière. Il offre une

explication simpliste du fonctionnement du dispositif. C’est la raison pour laquelle le

schéma bloc est aussi appelé schéma fonctionnel.

Les schémas fonctionnels sont faciles à dessiner et ne requièrent généralement qu’un

instrument de marquage, du papier et une règle ou un programme informatique graphique

et vectoriel.

Chaque bloc est représenté par un rectangle (ou une autre forme en fonction de

l'application). Les lignes d’interconnexion (parfois avec des flèches) à l'une ou aux deux

extrémités, révèlent les relations entre les blocs. Les flèches indiquent le flux

d'information entre les étapes (Blocs). Les blocs sont ordonnés en fonction de l'ordre

fonctionnel.

Une fois tracé, le schéma montre comment chaque étape interagit avec les autres. Il est

extrêmement utile comme première approche pour l'évaluation et le diagnostic des

défaillances.

La figure 3.1 montre le schéma bloc d’un électrocardiographe moderne.


Détection de Alimentation
Restauration de
défaillance des isolée
ligne de base
électrodes

Etage
Le capteur d’amplification Etage de filtrage Isolation du signal

Affichage

Figure 3.1. Schéma bloc d’un électrocardiographe moderne

Le premier bloc est le capteur. Dans le cas du signal ECG le capteur est un ensemble

des électrodes. Le rôle des électrodes est de mesurer la (les) différence de potentiel entre

les différentes dérivations. Puise qu’il s’agit d’un signal de nature électrique (electro-

physiologique), nous n’avons pas besoin d’un transducteur pour faire la conversion de la

mesurande à une grandeur électrique. Par contre, un étage d’amplification est


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incontournable puisque le signal ECG est un signal de faible amplitude. En effet,

l'amplitude du signal ECG se situe dans la plage des micros volts. L’amplification doit

fournir un gain approprié au signal ECG. Le signal doit être affiché après avoir été amplifié

et, par conséquent, un bon gain est nécessaire. Cet étage est très important afin de

rendre le signal ECG lisible.

Un autre bloc important est celui de filtrage. Ce bloc est conçu pour éliminer les autres

signaux indésirables (dits bruits). Ces bruits sont de différentes natures : mouvement de

patient, le 50 Hz du secteur, les équipements radiofréquences adjacents…etc.

L’isolation électrique assure une protection du patient contre les tensions élevées ou de

décharge électrique mortelle. Les normes exigent que seuls des courants inferieurs à 10

μA puissent être appliqués au patient. De ce fait, l’étage d’isolement semble

incontournable afin d’assurer une isolation galvanique entre les signaux d’entrée et ceux

de sortie.

Un électrocardiographe moderne contient aussi un étage de restauration de la ligne de

base. La ligne de base correspond à la ligne isoélectrique du cœur. Elle correspond

à l’intervalle T-P et au segment PR. Les mouvements du patient modifient les positions

relatives des électrodes, ce qui produit une ondulation de la ligne de base. Ces

fluctuations peuvent être aussi dues à la respiration et aux changements de l’impédance

peau-électrode. Ceci peut fausser l’interprétation du tracé ECG puisque cette ligne est

toujours prise comme référence pour étudier la forme et l’amplitude des différentes ondes

constituant le signal ECG.


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Figure 3.2. Fluctuation de la ligne de base.

Il est donc impératif de prévoir un bloc pour rétablir la ligne de base. Il faut aussi prévoir

un bloc pour détecter le mauvais contact des électrodes. Ce bloc sert pour avertir

l’utilisateur que les électrodes sont débranchées, cassées ou que le gel utilisé est séché.

Du point de vue sécurité, ces blocs doivent être alimentés par une alimentation isolée et

que le patient ne soit pas en contact direct avec la terre. Il est d’importance de prévoir

une alimentation isolée et un circuit de pied droit.


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D’après la description du schéma bloc d’un électrocardiographe moderne, on peut

constater que aucune présentation des composants est utilisée dans un schéma bloc,

seule les entrées et les sorties sont montrées. Autrement dit, les schémas fonctionnels

omettent tous les détails d'un circuit électrique, et n’ont aucune relation avec le type et la

disposition des composants. Ceci est dû à l’effet qu’un schéma bloc s’avère très utile

lorsque vous n’avez pas besoin de connaître les fonctions des composants individuels :

les composants individuels et le câblage du circuit ne sont pas décrits. C’est la vue

conceptuelle la plus générale, analogue à une carte indiquant les villes et les numéros

d’itinéraires des principales autoroutes, mais pas les détails au niveau de la rue.

3.2. SCHEMA ELECTRIQUE.

Un schéma électrique est une représentation graphique du circuit électrique sur laquelle

les composants électroniques sont représentés par leurs symboles standards et

normalisés, et les connexions électriques sont illustrées par des fils virtuels (lignes).

Les symboles doivent être conformes aux normes internationales. La figure 3.3 montre

les symboles de certains composants électroniques.

Ces symboles n'expriment pas l'apparence des composants, mais leur fonctionnement.

Autrement dit, un schéma met plus l'accent sur les connexions entre les composants

plutôt que sur l’arrangement physique de ces composants.

Les schémas sont souvent lus de gauche à droite, comme un livre, avec des entrées à

gauche et des sorties à droite. Mais, ceci n’est pas une pratique universelle.
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Figure 3.3 symboles normalisés.

Les composants sont identifiés à l'aide de lettres telles que C, R ou IC (pour

condensateur, résistance ou circuit intégré) avec un nombre, de sorte qu'un tableau de

valeurs peut être utilisé pour trouver des valeurs de composant.

La figure 3.4 montre le schéma électrique d’un circuit dédié à l’acquisition du signal ECG.

La détection du signal ECG implique l’enregistrement des différences de potentiels de

l’ordre de 1 mV, ce qui nécessite des électrodes relativement sensibles, de bonne

conductivité, un amplificateur d’instrumentation de haute qualité et un filtre.

L’amplificateur d’instrumentation est conçu en utilisant l’amplificateur opérationnel 𝜇𝐴741.

L’amplificateur d’instrumentation présente également certaines fonctionnalités utiles

telles qu'une faible tension d’offset, un taux de réjection de mode commun élevé (TRMC)
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élevé, une impédance d'entrée élevée, un gain élevé et parfois réglable, etc.

l’amplificateur réalisé a un gain de 12.

Figure 3.4. Schéma électrique d’’un ECG.

Deux filtres de type Sallen-Key de deuxième ordre (un filtre passe-haut et un filtre passe-
bas) ont été appliqués pour filtrer le signal ECG. Les deux filtres fonctionnent ensemble
en tant qu’un filtre passe-bande. Sa bande fréquentielle est de 0.2 Hz à 100 MHz.
Un autre étage d’amplification est réalisé afin d’amplifié le signal issu du filtre passe bas.
Le gain de cet étage est 11. Un filtre double T est utilisé pour éliminer tout bruit éventuel
causé par le réseau électrique (50/60 Hz).
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D’après la description du circuit électrique de la figure 3.4, on peut constater qu’établir un


schéma électrique nécessite certains prérequis en électronique, contrairement à un à
schéma bloc.
Lors de la fabrication des circuits, les schémas peuvent également être utilisés pour la
documentation, l'archivage et la génération automatique d'une nomenclature.
Un schéma électrique peut être tracé sur une seule page ou sur plusieurs pages, souvent
reliées en spirale. Lorsqu'un schéma électrique, en raison de sa taille et de sa complexité,
remplit plusieurs pages, chaque page comporte des terminaisons indiquant les
interconnexions. Cela peut sembler être une source de confusion, mais il est en fait
relativement convivial, car chaque page contient des informations relatives à des
fonctions spécifiques.

3.3 CONSEDIRATIONS TECHNIQUES.

3.3.1 Symboles des composants.

Les symboles schématiques sont de toutes tailles et formes. Ils peuvent être aussi
simples ou compliqués, mais ils ont tous quelques caractéristiques communes :
1. Chaque symbole contient un graphique ou un dessin représentant le composant
ou sa fonction. Le graphique est généralement appelé le « corps de composant ».
Sur la figure 3.5, les graphiques montrent une résistance, un condensateur, une
diode et un circuit intégré.
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Figure 3.5. Composants électroniques


2. Chaque symbole doit avoir un nom auquel on peut faire référence. Ce nom est
généralement appelé « nom de composant ».
3. Le corps du composant contient également des lignes appelées « broches »
représentant les connexions à la pièce elle-même.
4. Chaque broche a un numéro de broche unique qui lui est attribué. Il ne devrait pas
y avoir dupliqué les numéros de broches sur un seul composant.
5. Un nom peut être attribué à chaque broche. Chaque nom doit être unique pour le
symbole en question. Le LM317 montré ci-dessus a des noms associés à chaque
broche.
6. Un code de référence est attribué à chaque symbole afin de l'identifier de manière
unique par rapport aux autres symboles du schéma. Les exemples de codes de
référence illustrés sont R1, C1, D1 et U1. Ces lettres sont plus ou moins standard.
Normalement, ce code est une lettre (ou des lettres) suivie d'un chiffre. Les codes
de références en double ne doivent pas être utilisés dans le même schéma.
Autrement dit, Même si plusieurs composants ont la même valeur, ils doivent
néanmoins avoir des numéros distincts. Les références sont souvent imprimées
sur une carte de circuit imprimé « sérigraphie » pour facilement repérer les
composants. Les références doivent être situées à côté du composant auquel elles
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sont associées. La Figure 3.6 montre des exemples de positions correctes ou


incorrectes des codes de références.

Figure 3.6. Position correcte et incorrecte du code de référence.

7. Il faut faire attention aux symboles des composants polarisés (Figure 3.7). C’est
le cas des condensateurs électrolytiques. Les condensateurs polarisés
(électrolytiques en aluminium ou en tantale) sont endommagés par une
polarisation inverse. Les dommages feront en sorte que le condensateur finira
par tomber en panne. Ces défaillances peuvent être dramatiques : fumée, feu ou
explosion.
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Figure 3.7. Symbole d’un condensateur électrolytique.


8. Un bon schéma électrique souvent contient des commentaires afin de faciliter sa
lecture et par conséquence sa réalisation.
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3.3.2 Les connexions.

Les symboles sont interconnectés avec des lignes qui représentent les connexions
électriques réelles. Distinguer quels conducteurs se connectent et quels conducteurs se
croisent sans qu’il n’y ait une liaison électrique est essentiel. La « convention de points »
a été développée pour clarifier les connexions (Figure 3.8). Les conducteurs reliés
électriquement le seront par un point noir.

Figure 3.8. Connexion avec ou sans liaison.

Pour avoir un schéma électrique lisible et fiable, il est indispensable d’utiliser un minimum
de câblage point à point. Bien sûr, tracer une ligne de connexion directe n'est pas toujours
possible ni raisonnable. Sur un schéma électrique, la longueur de conducteur n’est pas
importante, cependant, lors de la conception de circuit physique, on doit la minimiser.

Il est toujours préférable d’utiliser « un connecteur global » pour minimiser


l'encombrement. C’est le cas par exemple des alimentations +𝑉𝑐𝑐 , −𝑉𝑐𝑐 et la masse.
Dessiner un schéma avec un seul symbole de masse et des fils de connexions allant
partout rend le schéma illisible (bien que cette approche marche pour les petits circuits).
Comparons les deux schémas illustrés sur la figure 3.9.
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Figure 3.9 comparaison entre deux schémas

La différence entre les deux schémas réside dans le fait que le schéma de droite utilise
des connecteurs globaux supplémentaires pour déplacer les composants moins
importants, les condensateurs de dérivation afin de réduire l'encombrement. Bien que,
dans cet exemple simple, cela ne fasse pas une grande différence, imaginons un schéma
avec quelques centaines de circuits intégrés. Les connecteurs globaux réduisent
l'encombrement. A noter ici que les condensateurs de dérivation sont sans doute parmi
les composants les plus importants d’une conception, mais, comme ils sont
omniprésents, ils sont souvent placés séparément avec des instructions sur la façon de
les associer physiquement avec circuit intégré.

3.3.3. ORIENTATION DES COMPOSANTS

La façon avec laquelle les composants sont orientés déterminera la facilité de lecture et
de conception du schéma électrique notamment la phase d’assemblage. Il existe une
règle générale consistant à positionner les composants dans l'ordre de base suivant :
connecteurs, circuits d'alimentation, circuits de précision, circuits critiques, etc. Les
composants similaires soient orientés dans la même direction car cela permettra un
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soudage efficace et sans erreur (Figure 3.10 et 3.11). En plus, si on utilise une CAO, il
est conseillé de positionner tous les composants montés en surface (SMT) sur le même
côté de la carte et de positionner tous les composants traversant (TH) sur la partie
supérieure de la carte afin réduire au minimum le nombre d'étapes d'assemblage.

Figure 3.10. Bonne orientation des composants

Figure 3.10. Mauvaise orientation des composants


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Il est aussi conseillé de séparer les parties analogiques des parties numériques (Figure
3.12)

Figure 3.12. Séparation des blocs analogiques de blocs numériques

4. LES COMPOSANTS PASSIFS

4.1 Les résistances.

4.1.1 Définition.

La résistance est un composant de base utilisé dans tous les circuits électroniques. C’est

est un composant électronique passif à deux bornes, utilisé pour opposer ou limiter le

courant. Ainsi, il ne laisse passer qu’une certaine quantité de courant. Le courant restant

est converti en chaleur.

En effet, la résistance d’un matériau dépond de quatre facteurs fondamentaux (Fig. 3.13).


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La nature de conducteur.


La longueur du conducteur.
La section du conducteur.
La température.

A une température donnée, les trois premiers facteurs sont liés par la relation suivante :

𝐿
𝑅=𝜌
𝑆

Avec :

𝜌 𝑙𝑎 𝑟é𝑠𝑖𝑠𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡é 𝑚𝑒𝑠𝑢𝑟é𝑒 𝑒𝑛 Ω𝑙𝑚


{ 𝐿 𝑙𝑎 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑒𝑢𝑟 𝑚𝑒𝑠𝑢𝑟é𝑒 𝑒𝑛 𝑚
𝑆 𝑙𝑒 𝑠𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑚𝑒𝑠𝑢𝑟é𝑒 𝑒𝑛 𝑚2

Un autre facteur influant sur la résistance d’un matériau est la température. Cette

variation de résistance en fonction de la température est souvent linéaire. En effet, elle

dépond d’un coefficient, dit coefficient de température. Ce coefficient change d’un

matériau à un autre.

4.1.2 Caractéristiques de construction.

La valeur de la résistance n’est pas la seule caractéristique importante à prendre en

compte. Il y a certaines caractéristiques importantes à considérer. Ces caractéristiques


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sont fournies par le constructeur et elles sont mentionnées sur la fiche technique du

composant.

 La valeur nominale : c’est la valeur indiquée sur le corps de la résistance.

 Coefficient de température : Il exprime la variation de la valeur de la résistance

par degré d’élévation de température. Le changement de résistance dû à un

changement de température est normalement assez faible sur une plage de

température particulière. En effet, les fabricants choisissent un matériau ayant une

résistivité peu influencée par la température. Les résistances ont donc un

coefficient de température faible. En d'autres termes, il n'y a qu'un petit

changement de valeur par ° C. Ce changement de valeur est normalement indiqué

en parties par million (ppm). Un Coefficient de température : 50ppm/° C signifie

que le changement de valeur dû à un changement de température de 1 ° C ne

sera pas supérieur à 50Ω pour chaque 1MΩ.

Pour les résistances courantes, le coefficient de température est compris entre 50

ppm/°C et 100 ppm/°C.

 Puissance nominale : La puissance nominale de la résistance peut être définie

comme la puissance maximale qu'une résistance peut dissiper en toute sécurité


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sans aucun dommage.

Considérez un circuit constitué d’une source de tension de 12 V, une résistance de 800

une diode avec une tension source de 12v et une résistance de 800 Ω ohms et une

diode. La puissance dissipée par la résistance est donc :

𝑃 = 𝑉. 𝐼

𝑉2
𝑃=
𝑅
Ce qui donne une puissance de0.18 𝑊. Par conséquent, une résistance de 1/4 watt doit

être utilisée ici. L'utilisation d'une résistance de 1/8 watts endommagera le circuit.

Les puissances standard vont de 1 / 16ème de watt à 300 watts.

Comme une bonne pratique, il faut commencer par le calcul de la puissance et ensuite,

choisir une résistance avec deux à quatre fois cette la valeur obtenue.
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Généralement, il ne faut jamais dépasser 50% de la puissance nominale pour les

résistances de précision et 70% pour les résistances à usage courant.

Les résistances ayant une puissance nominale d'au moins 5 W sont appelées

résistances de puissance. Elles sont fabriquées avec un matériau de haute

conductivité thermique. Elles viennent souvent avec un dissipateur de chaleur, ce

qui les aide à dissiper la chaleur.

 Tension maximale : c’est la tension aux bornes de la résistance à ne pas

dépasser.

 La tolérance : La tolérance est exprimée l'écart de résistance par rapport à la

valeur nominale, à 25 ° C sans charge. Supposons qu’une résistance de 100 Ohm

a une tolérance de 10%. La valeur réelle de cette résistance peut être aussi basse

que 90 ohms ou aussi élevée que 110 ohms. Ce choix peut causer problème de

taille, comme il ne peut causer aucun problème, tout dépond du circuit.

Il existe d’autres caractéristiques, tels que le coefficient de tension, la stabilité, la tension

de bruit et la réponse en fréquence.

Prendre en considération ces caractéristiques, peut nous épargner des heures de

résolution des pannes, car la valeur d’une résistance donnée n’est pas conforme aux

spécifications ou ne fonctionne pas correctement.

Avant de concevoir un circuit électrique, il faut savoir quelle tolérance est acceptable,

quelle puissance sera dissipé, quelles les fréquences traitées, et quels sont les autres
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facteurs environnementaux tels que la température et l'humidité qui peuvent influencer

sur la résistance.

4.1.3. Types de résistances.

A. les résistances fixes.

Les résistances fixes sont celles dont la valeur de résistance est fixe. Le fabricant lui attribue une

valeur fixe. Idéalement, les résistances fixes devraient fonctionner indépendamment des

changements de température, de tension et de fréquence. pratiquement , ceci est impossible

puiseque tous les matériaux de résistance ont un coefficient de température qui entraîne une

dépendance à la température. En plus, la capacité parasite présente dans toutes les résistances

entraînera une impédance et par conséquent, la résistance réelle sera différente de celle attendue.

Les résistances fixes sont disponibles en différentes tailles et formes. Une résistance fixe peut

étre :

 Résistance en Carbone.

 Résistances à film.

 Résistance à fil enroulé.

La figure montre le model d’un résistor en carbone. Le résistor est principalement constitué d’une

couverture isolante, du carbone et deux supports qui servent pour lier le résistor au reste du circuit.

Le rapport entre la matière isolante et le carbone détermine la valeur de la résistance du résistor.

Plus le résistor contient du carbone plus sa résistance est faible. Elles peuvent être fabriquées dans

une large plage de valeurs allant de 1Ω à 22 MΩ.


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Le principal avantage de la résistance à composition de carbone est sa capacité à résister aux

impulsions à haute énergie. Le coût de la résistance en carbone est faible.

Malheureusement, elles sont facilement affectées par l'humidité et leurs tolérances n'ont que de

5%. Ils ont également une puissance nominale moyenne. Mais la faible stabilité reste le principal

inconvénient de la résistance en composition de carbone. Leurs valeurs changent rapidement même

si elles sont utilisées pour une courte durée. En plus, Elles génèrent un bruit élevé

Les résistances en carbone sont appropriées pour résister à des impulsions de haute énergie. Pour

cette raison, la résistance en carbone est encore utilisée dans de nombreuses applications modernes.

Les applications incluent la protection des circuits contre les surtensions ou les décharges, la

limitation de courant, les alimentations haute tension, l'éclairage haute puissance.


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Un défibrillateur médical est un bon exemple d'application de ce type de résistance dans le domaine

médical. Les appareils de mesure sensibles fixés au patient doivent être protégés contre les

impulsions à haute énergie d’environ 30 Joules. Ce type de résistance peut être utilisé comme

limiteur de courant. C’est le cas du capteur utilisé dans un photopléthysmographe (Fig. 3.).

Le circuit présenté sur la figure permet de commander l’émission de la lumière rouge /infrarouge

de la LED. Il permet aussi de protéger le phototransistor. La LED a besoin d’un courant d’environ

40 mA et elle est alimentée par une tension de 5V. C’est la raison pour laquelle, une résistance de

120Ω a été utilisée. De même, la résistance 𝑅2 est utilisée pour empêcher la saturation du
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phototransistor. Le phototransistor reçoit un courant environ de 150𝜇𝐴. Ceci implique qu’on

besoin d’une résistance de 33 KΩ.

Les résistances à film métallique sont utilisées pour des usages professionnels, où sont exigés : la

précision (tolérances inférieures ou égales à 0,1 %), le coefficient de température voisin de ± 25

ppm/° C, une grande stabilité et un faible bruit. Les résistances à film métallique ont une couche

métallique mince en tant qu'élément résistif sur un corps non conducteur.

La valeur résistive est contrôlée ou maintenue en contrôlant l'épaisseur du film déposé. On

distingue deux types de résistances à film : les résistances à film épais et les résistances à film

mince. Pour une résistance à film mince, l'épaisseur de ce dernier est égale ou inférieure à 0,1

micromètre. Dans les résistances à couche épaisse, l'épaisseur de la couche résistive est près de

1000 fois supérieure à celle des résistances à couche mince. La principale différence entre les

résistances à couche épaisse et à couche mince réside dans la procédure de fabrication de la couche

L'apparence des résistances à film métallique est similaire à celle des résistances en carbone, mais

leurs propriétés en termes de stabilité, de précision et de fiabilité sont considérablement meilleures.


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Une résistance à fil enroulé (bobiné) est une résistance dans laquelle un fil ayant une résistivité

élevée est enroulé autour d'un noyau isolant pour fournir la résistance. La valeur de la résistance

dépend de la résistivité du fil, de la section et de la longueur. Étant donné que ces paramètres

peuvent être contrôlés avec précision, une haute précision peut être obtenue. Pour les exigences de

tolérance élevée, la valeur de résistance est mesurée afin de déterminer exactement la longueur du

fil. Pour créer une résistance élevée, le fil doit être long et son diamètre doit être très petit. Par

conséquent, les résistances bobinées sont principalement produites pour des valeurs de résistance

inférieures.

B. les résistances variables

Pour ce type de resistors, la valeur de la résistance est réglable par le manipulateur. Il existe deus

types de résistors variables : le rhéostat et le potentiomètre.

Un potentiomètre est une résistance électromécanique à trois bornes. C’est la résistance variable

la plus couramment utilisée. Les deux terminaux à chaque extrémité fourniront une résistance

constante qui est la résistance formelle.


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Le terminal au centre est mobile et s'appelle balai coulissant (cursuer). Ce balai coulissant

maintient le contact avec la surface résistive.

La résistance entre la première borne et le balai coulissant, plus la résistance entre le balai

coulissant et la seconde borne est égale à la résistance totale du potentiomètre.

Le nom de potentiomètre est attribué à cet appareil car il ajuste la tension selon le principe du

diviseur de tension.

Le potentiomètre existe dans des formes diverses. En effet,il existe plusieur types de

potentiomètre. Un potentiommètre peut étre linéaire ou algorithique selon la variation de la

résistance entre ses limites et le curesuer. Pour un potentiomètre linéaire, la variation de la

résitance est progressive : lorsque le curseur se trouve au centre de la piste, la résistance ohmique

qu'on peut mesurer entre le curseur et une extrémité est la même que celle qu'on peut mesurer entre

le curseur et l'autre extrémité . Lorsque le curseur est à 60 % de sa course (plus vers l'extrémité

haute), Ra = 40 % de la résistance totale et Rb = 60 %de la résistance totale.

Recémment, un nouveau type de potentiomètres linéaire a été conçu : le potentiomètre à menbrane.


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« Un potentiomètre à membrane utilise une membrane conductrice qui est déformée par un élément

coulissant pour entrer en contact avec un diviseur de tension de résistance. La linéarité peut varier

de 0,5% à 5% selon le matériau, la conception et le processus de fabrication. La précision de

répétition est généralement comprise entre 0,1 mm et 1,0 mm avec une résolution théoriquement

infinie. Fondamentalement, un potentiomètre à membrane se compose d’un trajet résistif imprimé

sur une base de membrane et d’un collecteur avec un trajet de court-circuit imprimé qui est

appliqué sur cette base. Les deux trajectoires sont séparées par une entretoise circonférentielle.

Lorsque la pression est appliquée à la feuille collectrice, un contact électrique est simultanément

appliqué à la trajectoire résistive et une tension peut être sollicitée en mouvement par

l’intermédiaire de la feuille collectrice. Une fois que la pression appliquée à la feuille de collecteur

cesse, la tension ne peut plus être prise. Cette caractéristique doit être prise en compte lors de

l’utilisation manuelle du potentiomètre à membrane. Cependant, lorsqu’un essuie-glace ou un

aimant est utilisé, la tension reste constante »1.

1
Définition prise du site : https://med.ofcafe.com/4210/quest-ce-quun-potentiometre-a-membrane.html
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Dans le cas d’un potentiomètre logarithmique la variation de la valeur de la résistance entre le

curseur et une extrémité répond à une fonction logarithmique. Lorsque le curseur se trouve au

centre de la piste, la résistance ohmique qu'on peut mesurer entre le curseur et une extrémité n'est

pas la même que celle qu'on peut mesurer entre le curseur et l'autre extrémité . Pour avoir la même

résitance entre le curseur et lesdeux extrimité le curseur doit étre à 90 % de sa course totale. En

effet, la variation est lente lorsque le curseur se déplace vers une extrémité, et est particulièrement

rapide lorsque le curseur arrive sur l'autre extrémité.


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Le potentiomètre numérique est un homologue au potentiel analogique. Il est commercialisé sous

forme des circuits intégrés.


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La résistance d'un potentiomètre numérique est déterminée par une

entrée logique présentée à l'appareil. Cette résistance ne change de

valeur que par étapes. Ils sont utilisés dans les boucles de rétroaction

des amplificateurs opérationnels pour contrôler le gain de l'ampli

opérationnel, et dans d'autres applications similaires afin de gérer une

faible quantité du courant.


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Le potentiomètre numérique est constitué d’une série de résistances égales montées en

série. Entre chaque deux résistances, il y a un interrupteur, qui est relié au curseur. Les

interrupteurs sont commandés numériquement à l’aide d’un décodeur de N bits. Le code

choisit de façon unique lequel des huit interrupteurs doit être en fonction.

L’autre type de résistance variable est le rhéostat. Un rhéostat est une résistance variable à deux

bornes . Le principe de fonctionnement d’un rhéostat se base sur la loi d’ohm. Comme le

courant et la résistance sont inversement proportionnels, si une diminution du courant est

nécessaire, nous augmenterons la résistance du rhéostat. De même, si une augmentation de

courant est nécessaire, nous diminuerions simplement la résistance du rhéostat.

La différence entre un rhéostat et un potentimètre réside dans l’effet que le rhéostat est utilisé pour

contrôler un courant électrique alors que le potentiomètre sert pour ajuster une tension électrique.

C. les thermistances.
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Les thermistances sont des résistances sensibles à la temperature. Il existe deux types de

thermistances : CTN et le CTP. Les CTN sont des thermistances dont la résistance diminue de

façon uniforme avec la température. Les CTP sont des thermistances dont la résistance augmente

fortement avec la température dans une plage de température limitée (typiquement

entre 0 °C et 100 °C), mais diminue en dehors de cette zone.

La sensibilité et l'interchangeabilité des thermistances sont les caractéristiques nécessaires pour

surveiller la température du patient. La température du patient est mesurée à l'aide de thermistances

conditionnées dans diverses sondes telles que la peau (surface) rectale, l'œsophage et le cathéter

pour les applications sous-cutanées.

Les thermistances NTC sont également utilisées pour mesurer le débit dans les appareils insérés.

Une paire de thermistances appariées peut être fixée à la pointe d'un cathéter, laquelle peut être

guidée vers différents endroits du cœur pour mesurer le flux sanguin. Soit ils peuvent être chauffés

par une bobine de rinçage avec une solution saline froide pour mesurer les débits sanguins. .

Lorsqu'il est rincé avec une solution saline froide, le premier capteur est refroidi plus que le second
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car le flux sanguin réchauffe la solution saline qui atteint le second capteur. . Puisque les deux

capteurs de thermistance sont séparés par une distance connue et que la température et le volume

de solution saline sont contrôlés, le débit sanguin peut être calculé en lisant les sorties des deux

capteurs. Lorsqu'une solution saline froide est utilisée, ces thermistances ne nécessitent pas

d'alimentation externe.

Les standards exigent que les caractéristiques de la thermistance soient "compatibles série 400",

avec des valeurs de résistance particulières de 2252 ohms à 25 ° C, de 1354 ohms à 37 ° C et d'une

tolérance de température de ± 0,1 ° C dans la plage de 32 ° C à 44 ° C.

D. Les varistances.

La varistance est un composant électronique avec des caractéristiques de tension de courant non

linéaires. La résistance dans la varistance change en fonction de la variation de tension entre ces

bornes .

La résistance d’une varistance est très élevée dans des conditions de fonctionnement normales.

Mais elle diminue considérablement lorsque la tension augmente au-delà de sa valeur nominale.

Les varistances à oxyde métallique sont le type le plus courant de varistances. Des grains d'oxyde

de zinc sont utilisés car ils fournissent les caractéristiques de la diode P-N. Par conséquent, il est

utilisé pour protéger les circuits électroniques et électriques des surtensions.


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4.1.4. les résistances montées en surface.

Les résitances de montage en surface sont produits à l'aide d'une technique appelée Technologie

de montage en surface (SMT). Le développement de la technologie de montage en surface et des

dispositifs de montage en surface est le résultat de la demande de composants plus petits, plus

rapides, moins chers et plus efficaces par les fabricants de circuits imprimés.

4.1.5. Marquage des valeurs des résistances.

A. les résistances classiques.


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B. Les résistances montées en surface.

Il existe un système de codage séparé dans le système de marquage EIA E96. Ce

système utilise trois chiffres pour le marquage. Les deux premiers sont des chiffres

indiquant les trois chiffres significatifs de la valeur de la résistance. Le troisième chiffre

est une lettre utilisée pour indiquer le multiplicateur.


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Pour les résistances inférieures à 100 Ω, R est utilisé pour indiquer la position du point

décimal.

4.2 Les condensateurs.

4.2.1 Définition.

C'est l'un des composants passifs comme une résistance. Le condensateur est

généralement utilisé pour stocker la charge sous forme de «champ électrique». Les
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condensateurs jouent un rôle majeur dans de nombreux circuits électriques et

électroniques. Généralement, un condensateur a deux plaques métalliques parallèles

qui ne sont pas connectées l'une à l'autre. Les deux plaques du condensateur sont

séparées par un milieu non conducteur (milieu isolant). Ce milieu est communément

appelé diélectrique.

L’unité de la capacité est le Farad.

4.2.2 Les caractéristiques d’un condensateur.

 La valeur nominale : L'une des caractéristiques les plus importantes des

condensateurs est la capacité nominale (C) d'un condensateur. Cette valeur est

généralement mesurée en pico-farads (pF), nano-farads (nF) ou micro-farads

(uF), et cette valeur est indiquée par des couleurs, des chiffres ou des lettres sur

le corps d'un condensateur. Cette valeur de capacité nominale, imprimée sur le

côté d'un corps de condensateur, n'est pas nécessaire pour être égale à sa valeur

réelle.

La valeur de la capacité nominale peut varier avec la température de

fonctionnement et avec la fréquence du circuit. Ces valeurs nominales sont aussi

basses qu'un pico-farad (1pF) pour les condensateurs céramiques et aussi

élevées qu'un farad (1F) pour les condensateurs électrolytiques. Tous les

condensateurs ont une tolérance allant de -20% à + 80%.

 La tension maximale : la tension maximale est aussi appelée tension de

fonctionnement. Elle est une caractéristique supplémentaire de toutes les


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caractéristiques du condensateur. La tension maximale appliquée à un

condensateur sans défaillance pendant sa durée de vie .Cette tension de

fonctionnement est exprimée en termes de tension continue et est également

imprimée sur le corps d'un condensateur.

Généralement, la tension maximale qui est imprimée sur le corps d’un

condensateur fait référence à sa tension continue mais pas à sa tension.

La tension de fonctionnement en courant continu spécifiée d'un condensateur n'est

valide que dans une certaine plage de températures, telle que -300 ° C à + 700 °

C. Si vous appliquez une tension continue ou alternative supérieure à la tension

de fonctionnement d'un condensateur, celui-ci peut être endommagé.

Les tensions de travail couramment imprimées sur le corps d'un condensateur

sont 10V, 16V, 25V, 35V, 50V, 63V, 100V, 160V, 160V, 250V, 400V et 1000V.

Tous les condensateurs auront une durée de vie plus longue s'ils ont fonctionné

dans les limites de leur tension nominale et dans un environnement froid.

 Polarité : Généralement, la polarisation du condensateur appartient aux

condensateurs de type électrolytique, tels que les condensateurs de type

aluminium et de type tantale.

La couche d'oxyde à l'intérieur du condensateur peut se rompre en raison d'une

polarisation incorrecte, ce qui entraînerait la circulation de courants forts dans

l'appareil. Par conséquent, les dommages causés par le condensateur sont

mentionnés plus haut. Pour éviter une polarisation incorrecte, la plupart des
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condensateurs électrolytiques ont des flèches ou des bandes noires sur un côté

de leur corps pour indiquer leurs bornes négatives, comme indiqué dans la figure

ci-dessous.

Les condensateurs polarisés ont des courants de fuite importants si leur tension

d'alimentation est inversée. Le courant de fuite dans les condensateurs polarisés

déforme le signal, surchauffe le condensateur et finalement le détruit. La raison

fondamentale pour utiliser des condensateurs polarisés est leur coût inférieur à

celui des condensateurs non polarisés de même tension nominale et de même

valeur de capacité. Fondamentalement, les condensateurs polarisés sont

disponibles dans les unités de micro-farads, telles que 1uF, 10uF, etc.

Ces facteurs déterminent comment et dans quelles applications un type particulier de

condensateur peut être utilisé. Par exemple, la tension nominale d'un condensateur
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électrolytique est supérieure à celle d'un condensateur céramique dans une plage de

capacités similaire.

4.2.3. Types des condensateurs.

Il existe différents types de condensateurs disponibles sur le marché. Le facteur clé

permettant de distinguer différents types de condensateurs est le diélectrique utilisé dans

sa construction. Certains types de condensateurs courants sont les céramiques, les

électrolytiques (notamment les condensateurs en aluminium, les condensateurs au

tantale et les condensateurs au niobium), les films plastiques, le papier et le mica.


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A. Capacité en céramique

Les condensateurs en céramique sont les condensateurs les plus utilisés dans

l'industrie électronique. Ce sont également les condensateurs les plus produits

avec plus de 1000 milliards d’unités produites chaque année. Le nom vient du

matériau céramique qui est le diélectrique utilisé dans sa construction.

Les condensateurs en céramique sont des condensateurs de type à capacité fixe

et ils sont généralement très petits (en termes de dimensions physiques et de

capacité). La capacité des condensateurs en céramique se situe généralement

dans la gamme des picofarads à quelques micro-farads (moins de 10 µF). Ce sont

des condensateurs de type non polarisés et peuvent donc être utilisés aussi bien

dans les circuits à courant continu que dans les circuits à courant alternatif.

Les condensateurs en céramique sont disponibles dans des structures normales

à deux trous traversant et à montage en surface (SMT).


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Les condensateurs en céramique ont normalement un numéro à 3 chiffres codé

sur leur corps pour identifier la valeur de la capacité généralement en picofarads

(pF). Les deux premiers chiffres servent à indiquer la valeur de la capacité et le

troisième chiffre indique le nombre de zéros à ajouter. Par exemple, un

condensateur en céramique portant les repères 153 indiquerait 15 et 3 zéros en

picofarads, ce qui équivaut à 15 000 pF ou 15nF.

B. Condensateur à film.

Les condensateurs à film sont les types de condensateurs les plus couramment

utilisés parmi tous les types de condensateurs qui ont des propriétés diélectriques

différentes. Les condensateurs à film sont les condensateurs avec un film

plastique isolant comme diélectrique et ce sont des condensateurs non polarisés.

Les matériaux diélectriques pour ces condensateurs se présentent sous forme

d'une couche mince munie d'électrodes métalliques et enroulée dans un

enroulement cylindrique. Les deux électrodes peuvent être en zinc ou en

aluminium métallisé.

L'avantage principal de ces condensateurs est la connexion directe entre sa

construction interne et ses électrodes aux deux extrémités de l'enroulement. Ce

contact direct avec les électrodes a pour effet de garder tous les chemins de

courant courts. ce type de condensateurs entraîne de faibles pertes ohmiques et

de faibles inductances parasites.

Les condensateurs à film ont une valeur de capacité allant de 5 pF à 100 uF.
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C. Les condensateurs électrolytiques

Les condensateurs électrolytiques sont généralement utilisés dans les

applications où de très grandes valeurs de capacité sont requises. Les

condensateurs électrolytiques ont une anode métallique recouverte d'une couche

oxydée généralement utilisée comme diélectrique. Une autre électrode d'un

condensateur est un électrolyte non solide ou solide.

La plupart des condensateurs électrolytiques sont polarisés. Ces condensateurs

sont classés en fonction de leur matériau diélectrique. Celles-ci sont

principalement classées dans trois classes, elles sont données comme


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 Condensateurs électrolytiques en aluminium : ici, l’aluminium joue le rôle

de diélectrique. Les condensateurs électrolytiques en aluminium couvrent

la plage de capacités allant de 1uF à 47000uF et une tolérance élevée de

20%. Les tensions nominales de fonctionnement vont jusqu'à 500V. Celles-

ci sont moins chères et facilement disponibles sur le marché. Les valeurs

de capacité et de tension sont imprimées en uF ou codées par une lettre

suivie de trois chiffres. Ces trois chiffres représentent la valeur de la

capacité en pF, les deux premiers chiffres représentant le nombre et le

troisième le chiffre du multiplicateur.

 Condensateurs électrolytiques au tantale : Le pentoxyde de tantale joue le

rôle de son diélectrique. Ils ont des capacités allant de 47nF à 470uF et une

tension maximale allant jusqu’à 50V. Celles-ci sont plus coûteuses que les

électrolytes d’aluminium.

 Condensateurs électrolytiques au niobium : le pentoxyde de niobium joue

le rôle de son diélectrique

Combinés aux résistances, les condensateurs sont souvent utilisés comme élément

principal des filtres sélectifs en fréquence. Les conceptions et les topologies de filtre

disponibles sont nombreuses et peuvent être adaptées à la fréquence et aux

performances en sélectionnant les valeurs et la qualité de composant appropriées.


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Certains des types de conception de filtre incluent : filtre passe bas, filtre passe haut,

coupe bande, passe bande.

Parce que les dispositifs médicaux implantables, tels qu’ils sont caractérisés par des

stimulateurs cardiaques, doivent être incorporés dans le corps, un problème clé est de

réduire l’impact sur le corps humain en produisant des dispositifs plus petits (ou peu

invasif). Ainsi, ces dernières années, il est devenu de plus en plus nécessaire de rendre

ces appareils plus compacts. Les condensateurs céramiques multicouches de qualité

médicale dotés d’une taille compacte, d’une grande capacité et d’une grande fiabilité sont

dédiés aux dispositifs médicaux implantables. Cela a permis la conception à haute

densité de dispositifs médicaux implantables qui a contribué à rendre les dispositifs

encore plus compacts.

4.3 Les inductances

4.3.1 Définition.

L’inductance est constituée d’un fil métallique enroulé autour d’un noyau en ferrite

comportant un entrefer. L’inductance stocke l'énergie sous la forme du champ

magnétique. L’inducteur a de nombreuses propriétés électriques lorsqu'il est soumis à un

champ magnétique. Une des propriétés importantes de cet inducteur est que, chaque fois

que le courant traverse le fil, il crée le champ magnétique qui l’entoure. Si nous enroulons

le fil, le champ magnétique est plus fort. Lorsque le courant électrique traverse la bobine,

le flux magnétique augmente de façon exponentielle et se stabilise à un point donné, puis

stocke l'énergie électrique sous la forme d'énergie magnétique. Lorsque l'alimentation


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électrique s'arrête, l'énergie magnétique diminue de manière exponentielle et redevient

de l'énergie électrique. Par ceci, nous pouvons dire qu'il va stocker temporairement

l'énergie. Plus le changement dans le champ magnétique est rapide, plus la force

électromotrice induite ou la tension induite sont grandes.

4.3.2 Types d’inductance.

A. Inducteur à noyau d'air

Les inducteurs à noyau en céramique sont appelés «inducteurs à noyau à air». La

céramique est le matériau le plus couramment utilisé pour les noyaux inducteurs.

Le coefficient de dilatation thermique de la céramique est très faible. Ainsi, même

dans une plage de températures de fonctionnement, la résistance de l’inductance

de l’inducteur est élevée. Comme la céramique n’a pas de propriétés magnétiques,

il n’y a pas d’augmentation de la valeur de perméabilité due au matériau du noyau.

Les principaux avantages de ces inducteurs sont les pertes de noyau très faibles

et le facteur de qualité élevé. Celles-ci sont principalement utilisées dans les

applications haute fréquence où des valeurs d'inductance faibles sont requises.

B. Inducteur à noyau de fer.


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Ces inductances ont une puissance et une valeur d'inductance élevées. Ceux-ci

sont applicables dans les équipements audio. Comparés à d'autres indicateurs

de base, ceux-ci ont des applications très limitées.

C. Inducteur de noyau de ferrite

La ferrite est également appelée matériau ferromagnétique. Ils présentent des

propriétés magnétiques. Ils se composent d'oxydes métalliques mixtes de fer et

d'autres éléments pour former des structures cristallines.

Un inducteur à noyau de ferrite contribuera à améliorer les performances de

l'inducteur en augmentant la perméabilité de la bobine, ce qui conduit à

augmenter la valeur de l'inductance. Le niveau de perméabilité du noyau de

ferrite utilisé dans les inductances dépendra du matériau de ferrite. Ce niveau

de perméabilité varie de 20 à 15 000 selon le matériau de ferrite. Ainsi,

l'inductance avec le noyau en ferrite est très élevée par rapport à l'inducteur

avec le noyau en air.


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4.3.3 Code de marquage

Le code de marquage normalisé des bobines est donné ci-dessous :

R10 = 0,1 µH

1R0 = 1 µH

152 J = 1500 µH à ± 5 % (La lettre J indique la tolérance voir le tableau ci-dessous)

332 M = 3300 µH à ± 20 % La tolérance est indiquée par une lettre (pas toujours

mentionnée)
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Certains inducteurs sont constitués de points de couleur sur la surface du dispositif au

lieu de bandes et sont de très petite taille. Celles-ci sont généralement codées en

fonction du point coloré en haut de la surface. A partir de ce point supérieur, nous

devons calculer la valeur de l'inductance dans le sens des aiguilles d'une montre. Ces

points n'indiqueront pas la polarité. Ce type d’inducteurs est mesuré dans les

nanotechnologies.
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Si un seul point est représenté, les spécifications de la bobine doivent être référées à

partir de la fiche technique.

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