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PLAN Q7  : «  La formation est le moyen privilégié pour résoudre les problèmes de

pénurie de main d’œuvre  » Que pensez-vous de cette affirmation  ? Argumentez votre


point de vue.

1. Il y a une recherche d’adéquation entre emploi et formation. La formation initiale est


tournée vers plus de professionnalisation afin d’orienter les trajectoires professionnelle
des jeunes.
2. Sur le marché de l’emploi, au niveau macro, il ne s’agit pas que d’offres et de demandes en
termes de quantité, mais bien en termes de caractéristiques (attentes, exigences).
3. Le problème de pénurie est relié à un manque de flexibilité sur les salaires et une offre
de travail élastique. Les personnes compétentes souhaitent un salaire qui correspond à la
fonction et aux responsabilités attenantes, si ce n’est pas le cas, elles préfèrent ne pas
faire bénéficier l’entreprise de leurs qualifications. Le discours de pénurie peut aussi
être amené par les employeurs, pour encourager les formations et ensuite pouvoir
diminuer les salaires des employés. Ce qui est rare est cher, donc s’il y a peu de candidats
pour un métier donné, il faut proposer un salaire élevé. Une solution est donc de mettre la
pression sur les pouvoirs publics pour qu’ils forment plus de candidats. Cette
démonstration est une possibilité, mais peut-être qu’il n’en est rien et que le problème est
ailleurs
4. Pour les métiers critiques (pénurie), la formation initiale peut prendre du temps, ce n’est,
dans ce cas, plus forcément un problème lié au salaire.
5. Dans certains métiers (infirmière pex), il est important de revisiter les mesures
complémentaires d’amélioration des conditions de travail, l’augmentation salariale ne sera
pas suffisante.
 La solution salariale n’est pas évidente, le patron n’est pas un philanthrope, il doit être
prudent.

Tableau page 3 (+ explications pages 6 à 8) :

- Causes exogènes : Structurelles :


o Qualification : les gens ne sont pas assez compétents, donc il faut les former.
o Géographique : Plusieurs facteurs peuvent entrer en compte, pex une distance trop
importante entre job et domicile.
- Causes exogènes : Conjoncturelles :
o Cycle conjoncturel : rapport V/U (congestion vs externalité positive) : Il faut voir si
l’économie est bonne. Si la conjoncture est bonne, les entreprises vont bien et il peut
y avoir un décalage entre les attentes des employeurs et les compétences des
demandeurs.
- Causes endogènes : frictionnelles : disfonctionnement du marché de l’emploi mais qui peut se
résoudre de façon assez rapide.
o Diffusion de l’information : améliorer les politiques de visibilités (ex : un emploi
ouvert à Mons mais non signalé à La Louvière qui n’est pas trop loin, manque de
publicité ou manque de transparence du Forem qui ne fait pas bien son boulot de
diffusion de l’offre).
o La sélectivité/discrimination des employeurs : Une demande de qualification
excessive selon le type d’emploi (pex : un fraiseur à qui on demande la connaissance
de 4 langues avec une justification de fournisseurs, de clients, de modes d’emploi en
langues différentes, alors qu’il ne sera en contact ni avec les fournisseurs ni avec la
clientèle).
o Comportement de recherche d’emploi des DEI : Problème de ciblage, de démarchage…
les demandeurs n’ont peut-être pas les compétences pour la recherche d’emploi (l’aide
à la réalisation d’un cv, …)
- Causes endogènes : Structurelles :
o Inadéquation liée à la flexibilité quantitative (spécificité et expérience) : l’offre et la
demande ne sont pas au même niveau. -> Capacité de l’offre ou de la demande de se
mettre au niveau de l’autre.
o Rigidité institutionnelle : structure allocations sociales/salaire ; normes salariales ;
compensation salariale liée à la pénibilité.

 Les problèmes liés au structurel sont souvent plus profond que du conjoncturel qui est lié
à des changements plus fréquents.

En économie/marché du travail, on parlera de « force de travail », c’est-à-dire la capacité du


travailleur à réaliser un travail. L’entreprise a besoin de la capacité du travailleur. On parle donc
de l’offre du travailleur et de la demande de l’employeur.
En termes d’emploi, le tout-venant parle plutôt d’offre des entreprises et de demande des
employés.
 Il y a donc inversion dans la présentation des choses, alors qu’au final tout le monde parle de
la même chose.