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REPUBLIQUE DU TCHAD UNITE – TRAVAIL – PROGRES

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Demandeur :

Organisations de Développement de la Filière


Riz de la Tandjilé dans la Région du Tchad.

Représentée par : Comité de Gestion du périmètre irrigué de Mandé en abrégé


« CGPIM »

M. ADIL MAURICE: Président de « CGPIM »

Tel : (+235) 66 04 98 43

Personne à contacter : M. DAR GOURANG. Chef de ferme semencier de Malla.

Tel : (+235) 66821429

Juillet 2011

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I) Contexte et justification.
Justification de la démarche des Indications Géographiques de la filière arachide dans la
zone sud du Tchad

Le Tchad dépendant des importations de riz de plus en plus croissantes ces dernières années. Cette
tendance à l’importation s’est maintenue jusqu’à jours ou le niveau d’importation avoisine 26000 tonnes.
En 2005 l’importation des vivres à couter 8,302 milliards F CFA avec 2,87 milliards de FCFA pour le riz
seul.
Depuis une dizaine d’années, on constate un regain d'intérêt, à la fois du Gouvernement et des bailleurs
de fonds pour la filière riz. Parallèlement, on note un grand engouement de la part des producteurs qui
sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à la production du riz.
En termes de potentialités rizicoles le Tchad dispose de plus de 205 000 ha de bas-fonds répartis sur
toute l’étendue du territoire national auxquelles il faudrait ajouter les plaines inondables évaluées à plus
de 120 000 ha. En revanche, une infirme partie seulement de ces potentialités est mise en valeur pour la
production du riz.

II) L’historique et l’aire géographique

La culture du riz sauvage se pratiquait déjà au Tchad avant le XXe siècle par la population riveraine du
fleuve Logone sous forme de variété de riz flottant spontané. Dés 1911 et en 1936, les Allemands ont
introduit respectivement sur la rive gauche et sur la rive droite du fleuve Logone les premiers essais de la
riziculture moderne.

La riziculture a pris son essor au Tchad autour des années 1950 dans la région de la Tandjilé (sud) où la
concrétisation des initiatives privées a incité les populations rurales et les autorités à entreprendre son
développement.

La ferme de Boumo fut créée à cet effet pour le test des variétés et pour la multiplication des semences.

Bien que les premières introductions variétales datent de la fin de la première guerre mondiale, la
recherche rizicole nationale a véritablement démarré au Tchad avec la création en 1974 de l’Office de
mise en valeur de la plaine de Satégui-Déressia (OMVSD) dans la Tandjilé. De 1974 à 1985, l’OMVSD a
introduit une dizaine de variétés améliorées de riz auxquelles les producteurs ont donné d’autres
appellations.

Pendant les dix (10) dernières années, la recherche sur la sélection du riz a été entreprise par la Direction
de la Recherche et de la technologie agricoles (DRTA), devenue Institut Tchadien de Recherche
Agronomique pour le Développement (ITRAD) en 1998 et a hérité des infrastructures rizicoles de
l’OMVSD.

La première approche de sélection adoptée par la DRTA concerne l’introduction des variétés
prometteuses de riz grâce au partenariat avec les institutions internationales de recherche opérant dans
la sous-région telles que l’Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l’Ouest
(ADRAO) et International institute for tropical agriculture (IITA). Ces introductions ont concerné les
différents écosystèmes du Tchad.

III. Objectif global :

Développer la production du riz de la plaine de la Tandjilé en vue de contribuer à la sécurité alimentaire


et à accroitre des revenus paysans en milieu rural

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3.1. Objectifs visés :

- Protéger le riz de la plaine de la Tandjilé, région de la Tandjilé du Tchad en Indications


Géographiques ;
- Améliorer les conditions de vies des populations locales ;

- Garantir et conquérir le marché (local, régional et international) ;

- Lutter contre la pauvreté rurale en s’appuyant sur des activités génératrices de revenus ;

- Transformer et valoriser les produits agro-industriels à base de riz ;


- Créer un produit tchadien labellisé haut de gamme :
- Accroitre à partir de la production de riz, des richesses nationales aux plus défavorisés ;
- Protéger les écosystèmes environnementaux.

3.2. Résultats attendus de la valorisation du produit

- Le riz de la plaine de la Tandjilé est doté des indications géographiques protégées (IGP).

- La filière intégrée de riz est organisée.

- Les conditions de vies des populations locales sont améliorées.

- Le marché (local, régional et international) est garanti et conquis.

- La protection des écosystèmes environnementaux.

- La mise en œuvre d’un label de qualité « riz de plaine-Tandjilé ».

VI. Nom du produit

- Riz ;

- Oriza sativa ;

- Langage coureur Risi, l’ose, ndangha (massa)

- Famille de poacée ou graminée.

V. Caractéristiques physiques /Biologiques

5.1. Variétés :
Les variétés améliorées de riz vulgarisées de 1985 à nos jours sont les suivantes :

1. IR46 : introduite par l’OMVSD en 1985, cette variété s’est bien adaptée aux écologies de
rizicultures irriguée et de bas-fond en immersion profonde à cause de son exigence en eau. De
cycle long et sensible aux maladies cryptogamiques (pyriculariose), cette variété, pourtant très
appréciée des producteurs à cause de ces caractères organoleptiques.
2. TOX728-1 : plus productive que l’IR 46, cette variété a été largement vulgarisée en 1991. De
spectre large, s’adapte bien aux rizicultures de bas-fond et irriguée. Son cycle moyen lui a valu
une adoption rapide par les producteurs.
3. BW348-1 : cette variété a concurrencé fortement la TOX728-1 du point de vue rendement.
Tolérante à la sécheresse, elle est plus cultivée en bas-fond qu’en irriguée.

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4. CT6240-12-2-2-3-6P : cette variété a été vulgarisée la même année que la BW348-1 s’adapte
aux conditions pluviales strictes. Elle est de cycle court et est appréciée pour la qualité de ses
grains au décorticage.
5. FARO20 : Cette variété moins exigeante en engrais s’adapte aux conditions écologiques de bas-
fond.
Les premières variétés améliorées ont été introduites à partir de 1983 par le biais des tests en milieu
paysan qui ont duré 2 ans avant d’être vulgarisées.

5.2. Acteurs impliqués

Partenaires et/ou prestataires de services potentiels : ITRAD/Ferme de Déli, BELACD, ONDR, CFPR,
CHAMBRES de CREDITS AGRICOLES etc

V. Caractéristiques organoleptiques :

Saveur: succulente, doux. Texture: farineuse, galette, liquide blanche, dur/mol à l’état mouillé. Arome:
parfumé.
IV. Caractéristiques chimiques et nutritionnels

Non disponible

IIV) Description des caractéristiques du riz de la plaine de la Tandjilé par rapport aux autres
qualités de riz d’autres régions et pays.
 La typicité du riz de la plaine de la Tandjilé est générée par le milieu, avec des conditions
climatiques, topographiques et édaphiques particulières. En effet, la Tandjilé dispose une plaine
qui passe de végétation à un autre.
 Dans les plaines d’inondation, les sols cultivés en riz sont des beiges inondés assez argileux et
limoneux en surface. Ce sont des sols argilo limoneuses et les sols limono-sableuses envahis des
alluvions.
 Dans les vallées fluviales, le riz est cultivé dans des sols beiges inondés assez limoneux, des sols
argilo-sableux à nodules calcaires assez argileux riches en bases échangeables et en matière
organique.
 Dans tous ces différents type de sol, le riz bénéficie des matières organiques/alluvions par les
ruissellements des eaux pluviales et les débordements des fleuves Logones.
 La culture du riz est pratiquée par des professionnels organisés grâce à un encadrement
technique fourni par l’état tchadien en vulgarisation et recherche de qualité variétale.». Plusieurs
variétés issues de souches locales ou améliorées sont stabilisées chez les paysans.
 Les conditions bio naturel ont permis d’avoir du riz de qualité : succulente, farineuse, molle à
l’état mouillé.

A) Les atouts de la filière riz de la plaine de la Tandjilé.


Les facteurs favorables à la production du riz et au développement de la filière riz, outre les potentialités
ci-dessus citées sont essentiellement :

i) les conditions agro-climatiques favorables à la production du riz, l’existence d’une demande


intérieure non encore totalement satisfaite, l’existence d’un marché sous régional porteur avec
notamment le Nigéria, l’urbanisation grandissante du pays.
ii) Depuis une dizaine d’années, on constate un regain d'intérêt, à la fois du Gouvernement et des
bailleurs de fonds pour la filière riz. Parallèlement, on note un grand engouement de la part des
producteurs qui sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à la production du riz.

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iii) L’existence des centres de recherche qui travaillent pour l’amélioration des rendements et de la
productivité, l’intérêt actuellement porté à la filière, par le Gouvernement et plusieurs bailleurs de
fonds (Banque Mondiale et Union Européenne) à travers le financement des projets, la volonté
des producteurs de faire du riz une activité rentable et capable de contribuer au développement
du pays.
B) Contraintes à la production de riz dans la plaine de la Tandjilé.
Les contraintes au niveau de la production de riz se retrouvent au niveau de tous les mallions de la
filière, de la production à la consommation en passant par la transformation et la commercialisation.

a) Contraintes liées à la production


Les défis liés à la production dépendent des systèmes de production :
- Au niveau du Système pluvial strict, les principales contraintes sont : les sols dégradés et peu fertiles, la
dégénérescence des variétés, la forte nuisance des adventices et la péjoration climatique. L’insuffisance
de l’alimentation en eau et les difficultés d’accès au crédit ne favorisent pas non plus son expansion.
- Au niveau du Système pluvial de bas-fond, les contraintes sont :
La baisse de fertilité des sols d’année en année, le faible niveau de maîtrise de l’eau pour une
intensification de l’exploitation, la forte pression des adventices, des insectes, des termites, et de
certaines autres peste et la péjoration climatique. Comme autres contraintes ici, nous avons : le manque
ou le faible niveau d’encadrement, le manque de crédit de campagne et les difficultés
d’approvisionnement en semences et en engrais.
Lorsque les bas-fonds est aménagé d’autres contraintes sont notées telles que : le manque ou
l’insuffisance de mini-tracteurs/motoculteurs pour exécuter le labour ; le manque de facteurs et moyens
de production (tracteurs, motoculteurs) ; l’ensablement, la dégradation rapide et précoce du réseau de
diguettes de rétention, confectionnées à main d’homme, avec des matériaux inadaptés, prélevés
directement sur place sans arrosage et sans compactage ; le manque d’entretien du réseau
d’infrastructures et les problèmes de gestion des ouvrages d’aménagement et d’amortissement du
matériel.
- Au niveau du Système irrigué : les principales contraintes sont : Les difficultés d’irrigation de certaines
parcelles (parcelles hautes), l’inondation de certains périmètres empêchant la double culture (cas de
périmètre non endigué), le froid excessif de décembre à janvier ou février perturbant la culture de contre
saison (zone du nord) suivi de chaleur excessive en saison sèche (mars-avril), l’inadéquation entre le
système de pompage et les réalités du milieu, la rareté de la main d’œuvre salariée.

De façon générale, on peut noter comme contraintes liées à la production :


- l’utilisation d’outils rudimentaires ou inadéquats ;
- la pénibilité du travail, conséquence d’un manque de préparation du sol ;
- des problèmes lors du suivi des cultures : difficultés de sarclage, attaques des oiseaux et des rongeurs ;
- l’insuffisance des bas-fonds aménagés et l’inadéquation des options d’aménagement proposées avec les
contextes de production ;
- l’inexistence ou insuffisance des crédits de campagne, crédit non adaptés avec des taux d’intérêts
élevés ;
- les difficultés d’approvisionnement en intrants (engrais et semences notamment), en plus des coûts
déjà élevés ;
- la rareté de la main d’œuvre et son coût élevé.
De façon spécifique, au niveau du séchage et du stockage, on constate : l’inexistence ou l’insuffisance
d’aires de séchage appropriées, le manque de structure de stockage, la méconnaissance de structure
adéquate de stockage de riz.

b) Contraintes liées à la transformation


Les principales contraintes sont : i) les difficultés à obtenir du paddy de bonne qualité et en grande
quantité en raison des conditions de récolte et de séchage, ii) l’inexistence et/ ou insuffisance de
machines et de pièces de rechanges la rareté de technicien pour assurer un entretien correct des
machines ainsi que l’inexistence ou difficultés d’accès au crédit équipement, iii) la pénibilité du vannage

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et l’absence d’équipements nécessaires pour réaliser les opérations qui suivent le décorticage, vi) la
majorité du décorticage est réalisée par les moulins polyvalents provenant du Nigeria. Ils ne sont pas
équipés de dispositif de nettoyage et de tamisage. Le riz produit est de faible qualité et n’est pas apprécié
par la population urbaine.

c) Contraintes liées à la commercialisation


On observe comme contraintes ici :
- l’inorganisation de la commercialisation,
- l’éloignement des marchés des sites de production,
- les cas de mévente,
- l’absence d’informations fiables sur les opportunités d’affaires en matière d’investissement dans la filière
riz,
- les prix de vente non rémunérateurs qui ne tiennent pas souvent compte du coût de production.
A ces contraintes s’ajoutent les problèmes liés à la qualité du riz, les coûts de transport, les difficultés
d’approvisionnement dues à l’état des voies.

d) Contraintes liées à la consommation


Il s’agit ici de la propension marquée des Tchadiens à la consommation de riz d’importation, réduisant
ainsi les parts de marché de la production du riz locale
Niveau d’importation et concurrence sur le riz local
Concernant la relation entre la production et la consommation de riz au
Tchad, on retiendra que la demande intérieure n’est pas encore satisfaite par la production locale.

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BIBLIOGRAPHIE

1) DSA, () , "Annuaires des statistiques agricoles". Direction de la Statistique Agricole de


1991 à 2000 ; Doc réneo.

2) DSEED, (1999), "Indices des prix à la consommation. Année 1988-1998"


3) FAO, (), "Documents d’information techniques" 1-15. Sommet Mondial de
l’Alimentation, Volumes 1 ;2 & 3. FAO

4) ITRAD, (),"Rapports annuels, Zone soudanienne Miniagri de 1984 à 1997"


5) MASTERS, W. A. & al., (1996), "Impact économique de la recherche agricole. Un
guide pratique". AGROSOC/GRA Institut du Sahel –CILSS/ Bamako.

6) MASTERS, W. A. & al. (1998), "Impact de la recherche agricole en Afrique et au


Sahel". Synthèse des résultats. 30 avril 1998

7) NUITENS, F., (2000), "La production cotonnière en zone soudanienne : Cartes,


graphiques et tableaux". Rép. Tchad ONDR../ DSN

8) ONDR, (1992), "Les exploitations agricoles de la zone soudanienne, synthèse et


présentation d’une typologie". Résultats de l’enquête, juin 1992

9) ONDR, (),"Rapports annuels, Zones soudanienne et Direction nationale". Ministère de


l’Agriculture ( Années 1980 à 2000)

10) Table ronde de Genève IV, (1999), "Réunion sectorielle de développement rural,
Diagnostic et stratégies". Avril 1999