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INTRODUCTION

Rapport de suivi des coulages sur le transport des produits finis par voie maritime du port de Cape
Limboh vers le port de Douala durant le premier semestre de l’an 2014

Le service Contrôle de performance a périodiquement effectué des visites d’inspection du transport


des produits finis par voie maritime du port de Cape Limboh vers le quai numéro 1 du port de
Douala.

Le but de cette mission est de vérifier que le transport de ces produits finis se fait de façon à
minimiser les coulages.

METHODOLOGIE

Il est question d’effectuer une surveillance des opérations liées au transport sur les sites où elles se
déroulent.

Les sites d’inspection :

-la zone de pomperie 2

Nous nous y assurons que toutes les lignes connectées aux bacs de chargement du navires sont
isolées et que seule la ligne d’expédition est disposée.

-Le port de Cape Limboh

Nous inspectons la ligne de chargement pour vérifier qu’elle est étanche et isolé et pleine.

-Le Navire Cape Limboh

Nous y participons aux ullages pour comptabiliser la quantité de produits chargés au départ et celle
qu’on retrouve dans le navire au terme du voyage. Nous y vérifions l’état des sccéllés et enfin nous y
vérifions la vaccuité des cuves au départ et à l’arrivée.

-Le port de Douala

Nous y vérifions l’état de la ligne du port vers les Dépôts.

-Les Dépôts de SCDP (Bessengué et Mboppi).

Nous y participons aux reconnaissances des bacs avant et après déchargement des produits finis.

RESULTATS

Il y a eu trente-neuf (39) expéditions de 406337,709 tonnes de produits finis par voie maritime du
port de Cape Limboh vers le port de Douala.

Les coulages associés à chaque expédition constituent la différence entre la quantité sortie des bacs
de SONARA et celle reçue dans les bacs de SCDP. Le coulage est jugé excessif lorsqu’il excède 0,2% de
la quantité transportée.

Le seuil de 0,2% est fixé par la norme API MPMS chapitre 12.
Environ 44% des expéditions ont connu un coulage excessif. La masse totale du coulage est de
864,432 tonnes

LES CAUSES DES COULAGES

-Les barèmes.

Certains barèmes sont obsolètes car leurs dates de validités sont dépassées et par conséquent les
volumes qu’ils contiennent ne reflètent plus fidèlement la géométrie des bacs. Ils s’agit ici des bacs
de SONARA et de SCDP.

-Les bacs désamorcés

Il arrive que la SCDP exploite ses bacs jusqu’en dessous des côtes minimales, de sorte que la quantité
de produits qui sert à remplir le bac jusqu’à la côte minimale n’est pas précisément mesurée et
contribue au coulage.

-Les lignes vides

Lorsque le niveau des bacs de réception au dépôt SCDP se trouve en dessous des côtes minimales, les
lignes de connections entre le port et le dépôt se vident. Ces vides contribuent aux coulages durant
les déchargements de produits.

-L’erreur humaine de mesure (niveau, température, densité) et de calcul (vcf)

La non fiabilité du système de téléjeauge des bacs qui devrait être une moyen sùr de vérification des
quantités transférées par la mesure des niveaux, pieds d’eaux, températures et densités.

-L’étanchéité des lignes

Les fuites sur les bras de chargement au Port de Cape Limboh contribuent aux coulages.

LES RECOMMENDATIONS

-Formation (SONARA)

Les agents SONARA en charge du contrôle des opération des mesurage et de transfert des produits
pétroliers doivent suivre toutes les formations liées à cette activité ainsi que des stage de
compagnonnage sur d’autres sites d’activités similaires où les coulages sont mieux maitrisés.

-Maintenance (SONARA, Banc de comptage)

Il serait profitable à la sécurisation des opérations de transfert d’éliminer les fuites sur les vannes, les
fuites sur les bras de chargement, de réhabiliter la station de comptage des produits transféré par le
port, de fiabiliser le système de téléjeauge avec archivage des données.

-Mises à jour et respect des procédures (SCDP et SONARA)


-Planification optimale des déchargements (SCDP)

Le plan de déchargement des produits est souvent si morcelé qu’une partie importante de Super et
de Jet est déclassée en Kérosène et/ où Gazole.

-Modernisation du port de Douala (une ligne par produit)

Le déchargement de chaque produit par une ligne dédiée permettrait de limiter le déclassement des
produits les plus nobles et limiterait les coulages.

-La société d’inspection HYDRAC devrait davantage défendre les intérêts de la SONARA en
n’autorisant pas le déchargement des produits sur une ligne vide et en entreprenant la démarche de
compensation des pertes causées à la SONARA les caboteurs et SCDP.