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G R A N D E SA L L E P I E RRE BO U L E Z ­– P H I L H A R MO N I E

Mercredi 16 et jeudi 17 septembre 2020 – 20h30

Orchestre de Paris
Gianandrea Noseda
Les prochains concerts
de l’Orchestre de Paris
ATTE NTIO N ! CHANGE MENT
DE PROGRA
MM E

Mercredi 23 et jeudi 24 Mercredi 30 et jeudi 1er octobre


Septembre

20H30 20H30

Serge Rachmaninoff Piotr Ilitch Tchaïkovski


Concerto pour piano n 3 o Concerto pour violon
Sergueï Prokofiev Claude Debussy
Roméo et Juliette, extraits des Suites La Mer
no 1, 2 & 3 Maurice Ravel
Daphnis et Chloé, Suite no 2
Tugan Sokhiev direction
Lukas Geniušas piano
Paavo Järvi direction
Gil Shaham violon

Deux chefs-d’œuvre de la musique russe ici Paavo Järvi remplace Tugan Sokhiev qui ne
en miroir : d’abord la magnétique musique peut assurer ces concerts en raison des con-
de ballet de Prokofiev pour Roméo et traintes sanitaires pesant sur le trafic aérien.
Juliette, avec ses numéros célébrissimes et le
Concerto no 3 de Rachmaninoff, monument Gil Shaham a choisi de se confronter à
de lyrisme postromantique. La vision russe l'expressivité généreuse et à la virtuosité
de la tragédie élisabéthaine n’est pas sans débridée du Concerto pour violon de
rappeler l’une des caractéristiques de Tchaïkovski.
l’ample Concerto no 3 de Rachmaninoff, l’un Sous le direction de Paavo Järvi,
des plus périlleux du répertoire, qui s’ancre, l'orchestre offrira quant à lui deux œuvres
dès son fameux thème introductif, dans des majeures de la musique française et du
réminiscences du folklore russe et de la répertoire de l'Orchestre de Paris : La Mer
liturgie orthodoxe. de Debussy et la Suite no 2 de Daphnis et
Chloé de Ravel.
TARIFS 62 € I 52 € I 42 € I 32 € I 20 € I 10 € TARIFS 62 € I 52 € I 42 € I 32 € I 20 € I 10 €

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Samedi 3 octobre Mercredi 7 et jeudi 8 octobre
octobre

11H00 20H30
Concert en famille
Histoires et dieux Edward Elgar
de la mer Concerto pour violoncelle

Maurice Ravel Antonín Dvořák


Daphnis et Chloé, Suite no 2 Symphonie no  9 « Du Nouveau
Monde »
Claude Debussy
La Mer
Jakub Hrůša direction
Gautier Capuçon violoncelle
Paavo Järvi direction
Layla Darwiche conteuse

Du voyage d’Ulysse à celui d’Énée, Ce programme célèbre l’imposante


des Tritons aux Sirènes, des tempêtes Neuvième Symphonie de Dvořák, célèbre
ravageuses aux pirates cruels, les mytho- par son caractère héroïco-légendaire et
logies de la mer nourrissent les fables de sa « recréation » de mélodies américaines.
l’Antiquité gréco-latine. La prégnance de En contrepoint, l’archet de Gautier
cet imaginaire dans la première moitié du Capuçon rend hommage à Elgar, autre
XXe siècle trouve une admirable expres- barde national, faisant souffler sur la
sion dans l’art de Ravel et Debussy. Du Bohême un vent d’Angleterre, confidentiel
premier, le ballet Daphnis et Chloé et quintessencié.
évoque le rapt de la jeune fille par
de cruels pirates, quand La Mer, du
second, métamorphose l’orchestre en
poudroiement irisé du soleil sur la crête
des vagues.
TARIFS 10 € (enfants) I 14 € (adultes) TARIFS 52 € I 42 € I 37 € I 27 € I 20 € I 10 €

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Leading positive transformation

Live
Retrouvez ce concert sur

Diffusion en direct le 16 septembre sur France Musique.


Programme
ME RC RE D I 16 E T J EU D I 17 S E P T EMB RE 2020 – 20 H30

Wolfgang Amadeus Mozart


Symphonie concertante

Johannes Brahms
Symphonie no 2

Orchestre de Paris
Gianandrea Noseda, direction
Philippe Aïche, violon (et violon solo)
David Gaillard, alto

EN R AISON DE L A PANDÉMIE DE L A COVID 19, CHRISTOPH VON DOHNÁNYI A ANNULÉ


SA VENUE À PARIS. IL EST REMPL ACÉ PAR GIANANDRE A NOSEDA .

FIN DU CONCERT SANS ENTR ACTE VERS 22H20


Les œuvres
Wolfgang Amadeus
Mozart (1756-1791)
Symphonie concertante pour violon, alto et orchestre
en mi bémol majeur K. 364

I. Allegro maestoso
II. Andantino
III. Presto

Composition : en août 1779.


Effectif : 2 hautbois – 2 cors – cordes.
Durée : environ 27 minutes.

Le 23 septembre 1777, Mozart quitte Salzbourg avec sa mère pour un long périple à
travers l’Allemagne qui le mènera jusqu’à Paris. Ce long voyage, Wolfgang l’a entrepris
dans l’espoir de trouver quelque part un poste à sa mesure. Voyage de formation – il a
vingt ans et pour la première fois il ne subit pas la tutelle de son père et se sent libre – au
cours duquel il cumulera peines et déceptions. Le monde se détourne de l’enfant qu’il
n’est plus, Wolfgang n’obtient rien, sa mère meurt à Paris, la jeune personne dont il tombe
amoureux finalement le délaisse… C’est finalement pour les peines endurées, et non
pour les succès attendus, que ce périple décevant et terrible comptera dans la formation
d’homme et d’artiste de Mozart.

Un an et demi après son départ (janvier 1779), Wolfgang, meurtri, reprend bon gré mal
gré son activité de musicien d’orchestre auprès de son père à Salzbourg. C’est durant cette
année qu’il compose la Symphonie concertante pour violon et alto, l’un de ses grands
chefs-d’œuvre, qu’il a peut-être écrit pour les musiciens du fameux orchestre de Mannheim,
qu’il a côtoyés plusieurs semaines durant au cours de son voyage.

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Si c’est à Salzbourg
que Mozart composa Dans la Symphonie concertante,
l’œuvre, nul doute que la passion de vivre et la
l’idée lui en est venue à souffrance tragique s’avivent
Paris, où le genre de la
symphonie concertante
l’une l’autre sans que l’une
fait alors fureur. Deux s’efface jamais devant l’autre.
œuvres écrites durant le Jean et Brigitte Massin, in Wolfgang Amadeus Mozart,
séjour parisien témoignent Éd. Fayard, 1990
de l’influence du goût
français sur le jeune maître salzbourgeois : le célèbre Concerto pour flûte et harpe
(K. 299) et une première Symphonie concertante (pour hautbois, clarinette, cor et basson K.
297b), écrite pour le Concert Spirituel. La Symphonie concertante K. 364 prouve toutefois
que Mozart s’est entre-temps éloigné du style galant qui marque encore ces œuvres,
n’en conservant que l’éclat et la distinction. Ainsi Mozart parvient-il à fondre ensemble
des qualités qu’il a trouvées séparément (l’emploi expressif des nuances et la virtuosité de
l’École de Mannheim ; la grâce pudique du style français), dans cet éblouissant esprit de
synthèse où son génie ne cessera jamais de fructifier.

Adoptant la coupe en trois mouvements du concerto de soliste, l’œuvre rejette toute tentation
d’exhibition technique au profit d’un caractère chantant qui modère la virtuosité et trouve
tout particulièrement à s’épancher dans le mouvement lent, d’une magnifique ampleur
endolorie. Ajoutant deux hautbois et deux cors au quintette à cordes, l’œuvre conserve
le caractère symphonique exigé par le genre, dont témoigne d’emblée l’introduction
orchestrale qui ouvre le premier mouvement. Dominée par le jeu perpétuel des réponses
en écho, l’écriture soliste tire une émotion perpétuellement reconduite de l’entrelacs ou de
l’alternance du violon et de l’alto, chacune des deux voix semblant le double de l’autre, entre
mélancolie individuelle et sérénité partagée. Pour rapprocher sans doute la sonorité âpre
et sourde de l’alto de celle — claire et brillante — du violon, Mozart a imaginé d’accorder
le premier au demi-ton supérieur. Ainsi les deux âmes vagabondes s’embrassent-elles plus
étroitement encore.
Alain Galliari
Frédéric Sounac

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EN SAVOIR PLUS
– Jean et Brigitte Massin, Wolfgang Amadeus Mozart, Ed. Fayard, 1990
– Alain Galliari, Le grand voyage d’Amadeus, Thte Bookedition, 2017
– Jean-Victor Hocquard, Mozart, Éditions du Seuil, coll. Solfèges, 1961

L'ŒUVRE ET L'ORCHESTRE
La Symphonie concertante K. 364 de Mozart est au répertoire de l’Orchestre de Paris depuis
1969, où elle fut interprétée par Luben Yordanoff (violon) et Roger Lepauw (alto) sous la
direction de Karl Münchinger. Depuis, leur ont succédé Yefim Boïco (violon) et Jean Dupouy
(alto) en 1982 (dir. Daniel Barenboim), Anne-Sophie Mutter (violon) et Bruno Giuranna (alto)
en 1991 (dir. Semyon Bychkov), Philippe Aïche (violon) et Ana Bela Chaves (alto) en 1995 (dir.
Claus Peter Flor), Roland Daugareil (violon) et Jean Dupouy (alto) en 1998 (dir. Christoph von
Dohnányi). Depuis, l’œuvre a été jouée une seule fois, avant ces deux soirées, sous la direction
de Jaap van Zweden en 2012.
.
.

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Johannes Brahms (1833-1897)

Symphonie no 2 en ré majeur, op. 73

I. Allegro non troppo


II.  Adagio non troppo
III. Allegretto grazioso, quasi andantino
IV. Allegro con spirito

Composition : en 1877 à Pörtschach am Wörthersee en Carinthie (Autriche).


Création : le 30 décembre 1877 par l’Orchestre philharmonique de Vienne
dirigé par Hans Richter.
Effectif : 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons – 4 cors, 2 trompettes,
3 trombones, tuba – timbales – cordes.
Durée : environ 47 minutes.

Après la lente maturation Il y a tant de mélodies qui


de la Première symphonie,
volettent ici et là qu’il faut
la gestation de la suivante
par Brahms prend place en faire attention de ne pas
l’espace d’une seule année, marcher dessus.
et sa création à Vienne par
Brahms à Eduard Hanslick
le chef d’orchestre wagnérien alors qu’il compose la Symphonie n° 2 à l’été 1877.
Hans Richter est un succès ;
le troisième mouvement est même bissé. Tous trouvent cette nouvelle symphonie plus
compréhensible, plus lumineuse. Certains, filant la métaphore beethovénienne initiée par Hans
von Bülow à propos de la Symphonie no 1 (« la dixième de Beethoven »), la comparent à la
Symphonie « Pastorale », d’autres évoquent les figures de Mozart ou de Schubert. Brahms
lui-même parlait en plaisantant d’une « suite de valses » et alla jusqu’à présenter l’œuvre
comme « une petite chose tout à fait innocente et joyeuse », ajoutant : « ce n’est d’ailleurs
pas une symphonie mais juste une sinfonietta ». Et l’ami Theodor Billroth de renchérir : « elle
est toute ciel bleu, sources murmurantes, grand soleil, ombre verte et fraîche ».

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La Deuxième symphonie brille Pourtant, à son éditeur
Simrock, Brahms confie :
telle le soleil, réchauffant « La nouvelle symphonie
connaisseurs et profanes ; est si mélancolique que
elle appartient à tous ceux c’en est insupportable.
qui désirent de la bonne musique. Je n’ai encore rien écrit
d’aussi triste, de caractère
Eduard Hanslick (très influent critique musical du XIXe siècle et soutien
aussi mineur : la partition
inconditionnel de Brahms), article dans la Neue freie Presse du 3 janvier 1878.
devrait être éditée avec
un cadre noir » ; et au compositeur Vincenz Lachner qui le questionnait sur la partition,
il écrit : « Je dois pourtant avouer que je suis un homme extrêmement mélancolique, que
continuellement des ailes noires bruissent au-dessus de nous ».

Dans cette œuvre de contrastes intérieurs, donc, où coexistent et se mêlent sérénité d’héritage
classique et tensions nordiques, soleil et nuages, une profonde unité organique se fait sentir.
La cellule originelle présentée à la première mesure par les violoncelles et les contrebasses
semble, plus qu’un matériau, un organisme qui s’étire, se contracte, s’inverse et se glisse
où l’on ne l’attend pas, dans une démarche typiquement brahmsienne dont Schönberg sut
voir la modernité (il s’en explique notamment dans son article « Brahms, le progressiste »
paru dans Le Style et l’Idée). Le premier mouvement, d’un lyrisme majestueux parfois allégé
d’une note presque populaire, montre la capacité de Brahms à jouer et à se jouer des
formes et des rythmes. L’expressivité et l’émotion profondes de l’Adagio non troppo, d’une
grande richesse d’écriture, laissent place à un troisième mouvement plein de fraîcheur, où
le motif principal, un thème de danse accentué sur son troisième temps, est entrecoupé de
deux « trios » rapides et rythmés évoquant parfois l’écriture d’un Mendelssohn. Allegro con
spirito : l’indication évoque les Viennois Mozart et plus encore Haydn, et comme chez ce
dernier, les contrastes y abondent ; son caractère essentiellement souriant se teinte parfois
de couleurs moins vives, mais l’œuvre s’achève en triomphe.
Angèle Leroy

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EN SAVOIR PLUS
– Stéphane Barsacq, Johannes Brahms, préface de Hélène Grimaud, Éd. Actes Sud/Classica,
2008
– Brigitte François-Sappey, De Brahms à Mahler et Strauss : le postromantisme allemand, Éd.
Fayard/Mirare, 2010

L'ŒUVRE ET L'ORCHESTRE
Cette symphonie est au répertoire de l’Orchestre de Paris depuis 1970, où elle fut dirigée par
Erich Leinsdorf. Lui ont succédé depuis, sir Georg Solti en 1973, Daniel Barenboim en 1975,
1976, 1980 et 1983, Paavo Berglund en 1979, James Conlon en 1982, Carlo Maria Giulini
en 1985, Kurt Sanderling en 1990, Semyon Bychkov en 1993, Günther Herbig en 1996,
Christoph von Dohnányi en 1998, Jerzy Semkow en 2002, Christoph Eschenbach en 2005,
2008 et 2016, Paavo Järvi en 2012, Herbert Blomstedt en 2014 et Michael Tilson Thomas
en 2019.

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Le saviez-vous ?
Mozart et le classicisme viennois

Symphonie, concerto, quatuor à cordes… Les grandes formes classiques ont trouvé chez
Mozart un accomplissement que les commentateurs ont unanimement souligné. Le génie
hors norme du compositeur suffit sans doute à expliquer cet épanouissement unique.
Mais la naissance de Mozart au milieu du XVIIIe siècle (1756) l’aura à coup sûr farvorisé.

Né après ceux qui sortirent la musique du Baroque finissant et établirent les bases d’un
nouveau style – les préclassiques viennois aujourd’hui un peu oubliés, les fils de Bach,
Gluck et jusqu’au jeune Haydn –, Mozart n’aura pas à lutter contre l’influence d’un style
vieillissant. Il n’aura pas non plus à élaborer un langage nouveau et à modeler les formes
qui lui conviennent : dès son jeune âge, il hérite de ce style déjà bien établi que les historiens
appelleront « classicisme », eu égard à l’idéal d’équilibre et de clarté que ce style cherche à
atteindre. Formes, langage, expression : lorsqu’il compose ses premières œuvres, Wolfgang
entre donc en possession d’un idiome intégralement formé, qui demande à être fructifié,
affermi, développé. C’est là, dans cette fructification perpétuelle, que l’incroyable richesse
du génie de Mozart trouve à s’exprimer, à travers des déclinaisons qui, étape après étape,
mènent le classicisme viennois aux portes du Romantisme.

Là où tant de beaux talents construisent une œuvre sans défaut mais soumise aux limites
du nouveau style, Mozart tout à la fois incarne et dépasse le modèle de son temps, par
la liberté de son invention, la richesse de la langue qu’il parle avec tant de naturel, et
par la complexité et la profondeur des sentiments que sa musique exprime, – l’inquiétude
côtoyant l’insouciance, la tristesse se mêlant à la joie, la délicatesse n’écartant pas la
trivialité, – l’ombre cédant partout chez lui à la lumière.

Alain Galliari

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Les compositeurs
Wolfgang Amadeus Mozart
Lui-même compositeur, violoniste et pédagogue, Hieronymus von Colloredo, prince-archevêque
Leopold Mozart, le père du petit Wolfgang, de Salzbourg, qui supporte mal ses absences
prend très vite la mesure des dons phénoménaux répétées. Les années suivantes sont ponctuées
de son fils, qui, avant même de savoir lire ou d’œuvres innombrables (notamment les concertos
écrire, joue du clavier avec une parfaite maîtrise pour violon, mais aussi des concertos pour piano,
et compose de petits airs. Le père décide alors dont le Concerto no 9 « Jeunehomme », et des
de compléter sa formation par des leçons de symphonies) mais, ce sont également celles de
violon, d’orgue et de composition, et bientôt, l’insatisfaction, Mozart cherchant sans succès
toute la famille (les parents et la grande sœur, une place ailleurs que dans cette cour où il
Nannerl, elle aussi musicienne) prend la route étouffe. Il s’échappe ainsi à Vienne – où il fait la
afin de produire les deux enfants dans toutes les connaissance de Haydn, auquel l’unira pour le
capitales musicales européennes de l’époque. reste de sa vie une amitié et un profond respect
De 1762 à 1764, Mozart découvre notamment – puis démissionne en 1776 de son poste pour
Munich, Vienne, Mannheim, Bruxelles, Paris, retourner à Munich, à Mannheim et jusqu’à Paris,
Versailles, Londres, La Haye, Amsterdam, Dijon, où sa mère, qui l’avait accompagné, meurt en
Lyon, Genève et Lausanne. Il y croise des têtes juillet 1778. Le voyage s’avère infructueux, et
couronnées, mais aussi des compositeurs de l’immense popularité qui avait accompagné
renom comme Johann Christian Bach, au contact l’enfant, quinze ans auparavant, s’est
desquels il continue de se former. À la suite de singulièrement affadie. Mozart en revient triste et
ses premiers essais dans le domaine de l’opéra, amer ; il retrouve son poste de maître de concert
alors qu’il n’est pas encore adolescent (Apollo à la cour du prince-archevêque et devient
et Hyacinthus, et surtout Bastien et Bastienne et l’organiste de la cathédrale. Après la création
La Finta semplice), il voyage de 1769 à 1773 triomphale d’Idoménée en janvier 1781, à
en Italie avec son père. Ces séjours, qui lui l’Opéra de Munich, une brouille entre le musicien
permettent de découvrir un style musical auquel et son employeur aboutit à son renvoi. Mozart
ses œuvres feront volontiers référence, voient s’établit alors à Vienne, où il donne leçons et
la création à Milan de trois nouveaux opéras : concerts, et où le destin semble lui sourire tant
Mitridate, re di Ponto (1770), Ascanio in Alba dans sa vie personnelle que professionnelle. En
(1771) et Lucio Silla (1772). Au retour d’Italie, effet, il épouse en 1782 Constance Weber, la
Mozart obtient un poste de musicien à la cour de sœur de son ancien amour Aloysia, et compose

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Brahms et la symphonie
pour Joseph II L’Enlèvement au sérail, créé avec plus le compositeur, Prague, à laquelle Mozart
leSchumann, entendant
plus grand succès. Tour àdans
tour, les sonates
les genres dupour
rendpiano
hommagede son
aveccadet des « symphonies
la Symphonie no 38, le fête
déguisées», n’eut de cesse de pousser Brahms vers l’orchestre. Malgré
concerto pour piano (onze œuvres en deux ans) volontiers. Mais ces succès ne suffisent un métierpassûr,
à
acquis notamment au fil d’études poussées des partitions de ses prédécesseurs,
ou du quatuor à cordes (Quatuors « À Haydn ») le mettre à l’abri du besoin. La mort de Joseph le jeune
compositeur rencontra des difficultés à réaliser les espoirs de son aîné, et il confiait
attirent son attention, tandis qu’il est admis dans II, en 1790, fragilise encore sa position, et son
encore en 1872 : « Je ne composerai jamais de symphonie ! Vous n’imaginez pas quel
la franc-maçonnerie. L’année 1786 est celle de opéra La Clémence de Titus, composé pour
courage il faudrait quand on entend toujours derrière soi les pas d’un géant » (Beethoven
la rencontre avec le « poète impérial » Lorenzo le couronnement de Leopold II, déplaît – au
évidemment).
Da Ponte ; de la collaboration avec l’Italien contraire de La Flûte enchantée, créée quelques
naîtront trois des plus grands opéras de Mozart : semaines plus tard. Mozart est de plus en plus
Ainsi, il aborda d’abord le genre symphonique par la bande : Sérénades (1857 et 1859),
Les Noces de Figaro (1786), Don Giovanni désargenté, et la mort le surprend en plein
Concerto pour piano  no 1 (1859), œuvres vocales tel le Requiem allemand (1868),
(1787) et, après notamment la composition des travail sur le Requiem, commande (à l’époque)
Variations sur un thème de Haydn (1873).
trois dernières symphonies (été 1788), Così fan anonyme qui sera achevée par l’un de ses élèves,
tutte (1790). Alorsen
L’achèvement, que1876,
Viennede néglige de plus en
la Première Franz Xaver
Symphonie Süssmayr.
sembla entraîner chez lui une véri-
table libération psychologique, et la Deuxième fut créée en décembre 1877. Suivirent
en 1883 la Troisième Symphonie et en 1885 la Quatrième, toutes partitions qui firent de

Johannes Brahms
Brahms l’un des plus grands symphonistes de la fin du XIXe siècle, aux côtés de Bruckner
et quelques années avant Mahler !

Né à Hambourg en 1833, Brahms doit ses Liszt, et de nouer des relations d’amitié avec
premiers rudiments de musique à son père, deux musiciens qui joueront un rôle primordial
Angèle Leroy
musicien amateur qui pratiquait le cor d’harmonie dans sa vie : le violoniste Joseph Joachim et le
et la contre- basse. Plusieurs professeurs de compositeur Robert Schumann qui devient son
piano prennent ensuite son éducation en main, mentor et l’intronise dans le monde musical par
notamment Eduard Marxsen qui lui donne un article laudateur intitulé « Voies nouvelles ».
une solide technique de clavier et lui enseigne L’époque, qui voit Brahms entretenir avec la
la composition et l’harmonie. Il compose ses pianiste Clara Schumann une relation passionnée
premières œuvres tout en se produisant le soir à la suite de l’internement puis de la mort de son
dans les bars pour subvenir aux besoins de sa mari, est celle d’un travail intense : exercices
famille et découvre la littérature à l’occasion de composition et étude des partitions de ses
d’un séjour à la campagne en 1847. En 1853, prédécesseurs assurent au jeune musicien une
une tournée avec le violoniste Eduard Reményi formation technique sans faille, et les œuvres
lui permet de faire la connaissance de plusieurs pour piano qui s’accumulent (trois sonates,
personnalités musicales allemandes, dont Variations sur un thème de Schumann, quatre

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ballades) témoignent de son don. En 1857, il son temps. C’est également l’époque des Danses
quitte Düsseldorf pour Detmold où il compose ses hongroises dont les premières sont publiées en
premières œuvres pour orchestre, les sérénades 1869. Un temps à la tête de la Société des amis
et le Concerto pour piano op. 15 qu’il crée en de la musique de Vienne, de 1872 à 1875,
soliste en janvier 1859. Il revient à Hambourg Brahms concentre dès 1873 (Variations sur
pour quelques années, y poursuivant notamment un thème de Haydn) ses efforts sur la sphère
ses expériences de direction de chœur, mais, symphonique. L’achèvement, après une très
estimant qu’il n’y est pas reconnu à sa juste longue gestation, et la création triomphale de la
valeur, il finit par repartir. Vienne, où il arrive en Première Symphonie en 1876 ouvre la voie aux
1862, lui présente rapidement d’intéressantes trois symphonies suivantes, composées en moins
opportunités, comme le poste de chef de chœur de dix ans, ainsi qu’au Concerto pour piano no
de la Singakademie, qu’il abandonne cependant 2 (1881) et au Double Concerto (1887). Les
en 1864. De nombreuses tournées de concerts propositions (de poste, notamment, que Brahms
en Europe jalonnent ces années d’intense ac refuse) affluent de tous côtés et le compositeur se
tivité, riches en rencontres, telles celles de voit décerner de nombreuses récompenses. La
chefs qui se dévoueront à sa musique, comme fin de sa vie le trouve plus volontiers porté vers
Hermann Levi (en 1864) et Hans von Bülow (en la musique de chambre (quintettes à cordes,
1870). La renommée du compositeur est alors sonates et trios, puis, à partir de la rencontre
clairement établie et la diffusion de ses œuvres avec Richard Mühlfeld en 1891, œuvres avec
assurée, notamment par l’éditeur Simrock, bien clarinette) et le piano, qu’il retrouve en 1892
qu’il soit considéré par certains comme un après un silence de treize ans, donnant coup
musicien rétrograde, particulièrement depuis sa sur coup quatre recueils (Opus 116 à 119) aussi
malheureuse prise de position contre la « musique personnels que poétiques. Un an après la mort de
de l’avenir » en 1860. En 1868, la création à l’amie bien-aimée Clara Schumann, l’année de
Brême du Requiem allemand, sérieusement la publication de sa dernière œuvre, les Quatre
initié à la mort de sa mère en 1865, achève de Chants sérieux, Brahms s’éteint à Vienne le
le placer au premier rang des compositeurs de 3 avril 1897.

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Les interprètes
Gianandrea Noseda
2007 à 2018, il a été directeur musical du Teatro
Regio de Turin, en faisant une des scènes majeures
au plan international.
Doté d’une discographie de plus de 60
enregistrements, parus sous les labels Chandos
ou Deutsche Grammophon notamment, Noseda
a récemment fait paraître Il prigioniero de
Dallapiccola avec l’Orchestre symphonique national
du Danemark (Chandos) qui a été salué par la
© Steve J. Sherman

critique comme une référence. Avec l’Orchestre


symphonique de Londres (LSO), il a entrepris un
projet au long cours autour des symphonies de
Tchaïkovski et Chostakovitch, dont les premiers
Depuis la saison 2017/2018, Gianandrea enregistrements ont reçu le meilleur accueil critique.
Noseda est directeur musical de l'Orchestre Il est très impliqué dans la transmission aux jeunes
symphonique national de Washington et son contrat musiciens comme directeur musical du Festival de
a été prolongé jusqu’en 2024/2025. Au cours Tsinandali et de l'Orchestre Pan-Caucasien des
de la saison dernière, Gianandrea Nosada et cet Jeunes qui vient de connaître sa première saison,
orchestre se sont produits au Lincoln Center, mais ont mais aussi avec d’autres orchestres de jeunes,
malheureusement dû renoncer à leur grande tournée notamment l’Orchestre des Jeunes de l’Union
au Japon et en Chine en raison de la pandémie de la européenne.
Covid 19, qui a bien sûr affecté le reste de leur saison. Pour ses activités d’ambassadeur de la culture
Il est aussi chef principal invité du London Symphony italienne dans le monde, Gianandrea Noseda
Orchestra et du Philharmonique d’Israël, chef s’est vu décerner le titre de « Commendatore al
principal de l’Orchestre de Cadaqués (Espagne) et Merito della Repubblica Italiana ». En 2015, il a été
directeur artistique du Festival de Stresa (Italie). Dès désigné « chef de l’année » par le magazine Musical
la saison 2021/2022, Gianandrea Noseda sera America et a reçu le Prix du « chef de l’année » lors
directeur général et artistique de l’Opéra de Zurich des International Opera Awards 2016.
où il dirigera La Tétralogie. Rappelons enfin que de gianandreanoseda.com

16
Philippe Aïche
en soliste sous la direction de chefs comme Louis
Langrée, Claus-Peter Flor, Semyon Bychkov,
Yutaka Sado, Paavo Järvi ou Lorin Maazel.
Il a créé en 1997, sous la direction de Semyon
Bychkov, le Deuxième concerto pour violon
d’Éric Tanguy dont il est le dédicataire avec
l’Orchestre de Paris.
La musique de chambre occupe une place
importante dans ses activités, avec des partenaires
© Studio Cabrelli

comme Emmanuel Strosser, André Cazalet, Michel


Arrignon, Pierre-Laurent Aimard, Pascal Moraguès,
Wolfgang Sawallisch ou Christoph Eschenbach… Il
est lauréat des concours internationaux Tibor Varga
Après des études au CNR de Versailles dans la (Sion) et Lipizer (Italie) et des concours de musique
classe d’Antoine Goulard, Philippe Aïche entre de chambre de Florence et de Melbourne avec le
au Conservatoire de Paris – CNSMDP en 1979 Quatuor Kandinsky, dont il a été membre de 1988 à
dans les classes de Christian Ferras puis Devy 2001. Il est membre du Trio Elégiaque depuis 2014.
Erlih (violon) ainsi que Jean Hubeau (musique Il s'est intéressé très tôt à la direction d’orchestre,
de chambre). Il y suit parallèlement les classes abordant un répertoire très diversifié. En 2001,
d’harmonie et de contrepoint de Roger Boutry l’Orchestre de Paris lui a donné la chance de diriger la
et Jean-Paul Holstein. En 1983, il obtient les Neuvième de Beethoven pour la Fête de la musique.
premiers prix de violon et de musique de chambre, Il a également dirigé l’orchestre pour un ciné-concert
avant de suivre le cycle de perfectionnement en 2007 au Théâtre du Châtelet ainsi que pour
avec Michèle Auclair (violon) et Jean Mouillère plusieurs concerts pédagogiques (Swing Lenny).
puis Roland Pidoux (musique de chambre). Philippe Aïche a été assistant de la classe de Régis
Il a également bénéficié des conseils de Salvatore Pasquier au Conservatoire de Paris de 2003 à 2012.
Accardo, Menahem Pressler, des membres du Il est actuellement directeur musical de l’Orchestre
Quatuor Amadeus ou János Starker. des Lauréats des CNSM (OLC).
En 1985, il entre comme violoniste à l’Orchestre Philippe Aïche est Officier dans l’ordre des Arts et des
de Paris où il est actuellement Premier violon Lettres. Il joue un instrument de Bruno Dreux (2012).
solo. Parallèlement, il se produit régulièrement philippe-aiche.com

17
David Gaillard
perfectionnement. Ses maîtres sont Jean Sulem,
Bruno Pasquier, Hatto Beyerle, Veronika Hagen.
Par la suite, David Gaillard entre à l’Orchestre de
Paris au poste de premier alto solo, et prend la
succession de Bruno Pasquier comme professeur
au Conservatoire de Paris – CNSMDP.
Chambriste apprécié, il se produit sur les plus
grandes scènes internationales au côté d’artistes
tels que Menahem Pressler ou Christoph
© Studio Cabrelli

Eschenbach. Il fait également partie du Quatuor


Dissonances avec David Grimal, Stefan Simonca-
Oprita et Xavier Phillips.
Sa discographie comprend les
Fils d’un guitariste rock et d’une conteuse, David Märchenerzählungen de Schumann enregistrés
Gaillard aborde la musique par la transmission avec Philippe Berrod et Hélène Tysman, les quatuors
orale et l’improvisation. Enrichissant ce bagage La Jeune fille et la Mort de Schubert, Lettres intimes
par une formation au Conservatoire de Mulhouse de Janáček et Harmonieuses Dissonances d’Éric
(premiers prix de violon, piano, formation musicale, Montalbetti, dont le Quatuor Dissonances est le
classes d’écriture et de direction d’orchestre), dédicataire. Toujours improvisateur, David Gaillard
il est amené à se produire très tôt sur scène, a également enregistré quatre albums salués par la
indifféremment au sein de formations classique, presse avec le groupe klezmer Sirba Octet dont il
jazz ou rock. a été membre pendant treize ans.
Reçu premier nommé au Conservatoire de Paris – Il fait partie du quartet de Jean-Philippe Viret
CNSMDP, il y remporte le premier prix d’alto ainsi Supplément d’âme, qui s’est notamment produit au
qu’un premier prix d’harmonie et un deuxième Paris Jazz Festival et à Jazz à Marciac.
prix de contrepoint, avant d’intégrer le cycle de

18
Orchestre
Joseph de Paris
Haydn

Héritier
en 1732 dedansla Société
une famille des
modeste,
Concer Haydn
ts du avec
au service
Maria des Annarépertoires
Keller en 1760
des xix(une
e
et union
xxe siècles,
mal-
quitte
Conservatoire
ses parentsfondéetrès jeune,
en 1828,
confié l’Orchestre
dès l’âge dea heureuse),
comme de précèdela création decontemporaine
peu un événement à traversqui
6donné
ans à unsoncousin
concert
de lainaugural
famille. Deux
le 14denovembre
ses frères val’accueil
bouleverser
de compositeurs
la vie de Haydnen résidence,
: son embauche
la créa-
suivront
1967 sous unelatrajectoire
direction desimilaire
Charles
: Johann
Munch.Michael
Herbert comme
tion de vice-maître
nombreusesde œuvres
chapelle
et laauprès
présentation
de l’une de
(né
vonenKarajan,
1737), Sir compositeur,
Georg Solti, et Daniel
JohannBarenboim,
Evangelist des
cycles
plusconsacrés
importantes auxfamilles
figureshongroises,
tutélaires ducelle
xx  siècle
e
des
(1743),
Semyon ténor.
Bychkov,
Rapidement,Christoph
Haydnvondevient
Dohnányi,
choriste princes
(Messiaen,
Esterházy.
Dutilleux,
Engagé
Boulez,
par Paul
etc.).IIDepuis
Anton,sa il sert,
pre-
dans
Christoph
la maîtrise
Eschenbach,
de la cathédrale
Paavo JärviSaint-Étienne
et enfin Danielde après
mièrelatournée
mort deaméricaine
celui-ci l’année
en 1968suivante,
avecNicolas
Charles
Vienne
Harding ; ilse
perfectionne
sont ensuitesa succédé
voix mais
à saaussi
direction.
sa pra-En IerMunch,
Le Magnifique,
l’Orchestre profondément
de Paris est l’invité
mélomane.régulier C’est
des
tique
juin dernier,
du clavecin
KlausetMäkelä
du violon
a étéauprès
nomméde Conseiller
Georg legrandes
début d’une
scèneslongue
musicales
période
et a tissé
particulièrement
des liens privi-
von
musical
Reutter.
de l'Orchestre
La voix du jeunede Paris
homme
pourayant
deux ans mué,et riche
légiésenavec
compositions,
les capitales
écrites
musicales
à l’écarteuropéennes,
du monde
ce
prendra
dernierseslenouvelles
met à la fonctions
porte, et dès
Haydn
la rentrée
se trouve
pro- musical
mais aussiviennois.
avecHaydn
les publics
est en japonais,
effet rattaché coréen
aux
confronté
chaine, avant à dede pressantes
devenir son questions
prochain dedirecteur
subsis- propriétés
et chinois.des princes, Eisenstadt puis, à partir de
tance.
musical,En succédant
1753, il devient
ainsi àsecrétaire
Daniel Harding.
du composi- 1769, le château Esterháza. Nicolas Ier, conscient
teur italien Nicola Porpora, qui lui apprend « les deRenforcé
son génie, parlui
salaisse
position
peuauà peu
centre
plusdudedispositif
liberté,
véritables
Résident fondements
principal de delalaPhilharmonie
composition » de (Haydn
Paris etartistique
Haydn fait et pédagogique
ainsi la connaissance
de la Philharmonie
de Mozart
dixit),
dès sonun ouverture
enseignement en janvier
qu’il complète
2015 après en étudiant
bien des audedébut
Paris, des
l’Orchestre
années a1780,
plus queunejamais
rencontre le jeune
qui
les
migrations
traités de surFux
un demi-siècle
et de Mattheson.
d’histoire,
Il commence
l’Orchestre débouche
public au cœursur une deamitié
ses priorités.
suivie etQueun cetrèssoit
grand
dans
àdeattirer
Parisl’attention
a ouvert du en monde
janvier musical
2019 une à lanouvelle
fin des respect
les différents
mutuel.espaces
Sans empêcher
de la Philharmonie
Haydn de ou se tail-
hors
années
étape de 1760 sa riche
avec histoire
ses premières
en intégrant
œuvres cepour
pôle ler
lespetit
mursà petit
– à Paris
une réputation
ou en banlieue
internationale,
–, il offrecette
une
quatuor
culturel àunique
cordes.auUnmondecourt passage
sous la forme
au service
d’un relative
large palette
solitude,d’activités
couplée destinées
à son accès
aux familles,
permanent aux
du
département
comte von Morzin,
spécifique.
à l’époque
L’orchestre
de est
sondésormais
mariage aux
scolaires
ressources
ou auxd’uncitoyens
ensemble
éloignés
de musiciens,
de la musique lui
au cœur de la programmation de la Philharmonie ou fragilisés.
et dispose d’un lieu adapté et performant pour
perpétuer sa tradition et sa couleur française. Afin de mettre à la disposition du plus grand
nombre le talent de ses musiciens, l’Orchestre
Première formation symphonique française, diversifie sa politique audiovisuelle en nouant des
l’Orchestre de Paris donne avec ses 119 musiciens partenariats avec Radio Classique, Arte et Mezzo.
une centaine de concerts chaque saison à la
Philharmonie ou lors de tournées internationales. orchestredeparis.com
Il inscrit son action dans le droit fil de la tradi-
tion musicale française en jouant un rôle majeur

19
Direction
laisse unegénérale
certaine indépendance. LesCousin
Joëlle œuvres séjours en Angleterre (1791-1792
Béatrice Nachin et 1794-1795),
dans
Laurent le Bayle
style Sturm und Drang (Orage Cécileet Passion),
Gouiran où Haydn compose et crée
Nicolas ses douze dernières
Peyrat
vers 1770,
Directeur cellesde
général delalaCité
période plus légère
Matthieu qui symphonies, les « londoniennes ».
Handtschoewercker Marie PoulangesÀ l’été 1792, de
lui
de fait suite ou–les
la musique grandes œuvresGilles
Philharmonie « classiques »
Henry retour à Vienne, Haydn
Cédriccommence
Robin les leçons avec
des années 1780 témoignent ainsiFlorian
de Paris de laHolbévitalité Beethoven, mais laEstelle
relation entre les deux hommes
Villotte
de l’inspiration du compositeur. Durant AndreïcesIarca
décen- semble assez vite Florian
avoir été plutôt difficile. Au retour
Wallez
nies,
Thibaud il joue un rôledecentral
Malivoire Camasdans l’élaboration
Saori Izumi de de son deuxième séjour anglais, Haydn se tourne
ce qui va général
Directeur devenir adjoint
des genres fondamentaux
Raphaël Jacob Violoncelles
de la vers la musique vocale : il s’acquitte d’une messe par
musique (symphonie, quatuor à cordes). Momoko La mort,
Kato an pour Nicolas IIEmmanuel
Esterházy,Gaugué,
qui a succédé
1er soloà son
Direction
en septembre de l’Orchestre
1790, du prince Nicolas Maya ouvreKoch pour père en 1794, toutÉric en Picard,
se consacrant
1er soloà l’écriture de
de Parisune période de plus grandeAnne-Sophie
Haydn disponibilité ;Le Rolses deux grands oratorios, La Création
François Michel, 2e solo(1798) et
Anton,
Anne-Sophieson fils,Brandalise
laisse le compositeur libre de quit-
Angélique Loyer Les Saisons (1801). Haydn meurt
Alexandre Bernon,en mai 1809, un
3e solo
ter le domaine familial. C’est l’occasion
Directrice Nadiade deux an après sa dernière
Mediouni apparitionBasset
Anne-Sophie en public.
Édouard Fouré Caul-Futy Pascale Meley Delphine Biron
Délégué artistique Phuong-Maï Ngô Thomas Duran

Hector Berlioz
Conseiller musical
Klaus Mäkelä
Nikola Nikolov
Étienne Pfender
Gabriel Richard
Manon Gillardot
Claude Giron
Marie Leclercq
Né à La Côte-Saint-André, BerliozRichard est formé par parisiennes de Hamlet
Schmoucler FlorianetMiller
de Roméo et Juliette en
Premiers
son père,violons
humanistesolos convaincu.ÉliseSes Thibaut
premiers 1827 lui font l’effet d’une Peyrat
Frédéric révélation à la fois litté-
contacts
Philippe Aïcheavec la musique sont assez tardifs,
Anne-Elsa et raire et amoureuse
Trémoulet (il s’éprend
Hikaru Sato à cette occasion
c’est
Roland son installation à Paris qui lui Damien
Daugareil permet d’affir-
Vergez de la comédienne Harriet Smithson, qu’il épouse
mer sa volonté de devenir musicien.Caroline Il y découvre
Vernay en 1833). Secouée Contrebasses
par la Révolution de juillet,
Violons où l’on joue Gluck et Spontini, et le l’année 1830 estVincent
l’Opéra, marquée pour1Berlioz
Pasquier, er
solo par la
Conservatoire,
Eiichi Chijiiwa, 2 où e
il devient
violon Altosl’élève de création de la Symphonie
solo en 1826 fantastique,
Ulysse Vigreux, 1 soloqui renou-
er

Jean-François
Serge Pataud, Lesueur
2e violonensolo
composition
AnaetBelad’Antoine
Chaves,velle profondément
1er solo le genre
Sandrine de la2symphonie
Vautrin, e
solo en
Reicha pour
Nathalie le contrepoint
Lamoureux, 3 solo et la fugue.
e
DavidEn même 1 y solo
Gaillard, er
intégrant les codes de la musique
Benjamin Berlioz à programme,
temps qu’il
Philippe se présente,
Balet, quatre années
2e chef d’attaque de suite,
Nicolas au 2eetsolo
Carles, par son départ Jeanne
pour laBonnet
Villa Médicis suite à son
prix de André
Joseph Rome, il s’adonne à des activités Florian deVoisin,
journa-3e solo
Grand Prix de Rome. Il y rencontre notamment
Igor Boranian
liste, nécessaires
Antonin André-Réquénaà sa survie financière,
Clément et seBatrel-Genin
forge Mendelssohn. DeStanislas
retour en France, Berlioz jouit
Kuchinski
une culture
Maud Ayatsdont son œuvre porteraHervé la trace. C’est d’une solide renommée
Blandinières MathiasetLopez fréquente tout ce que
ainsiBenabdallah
Elsa le cas avec Beethoven et Weber mais aussi
Flore-Anne Paris compte d’artistes
Brosseau Mariedevan premier plan. La décen-
Wynsberge
avec Goethe,
Gaëlle Bisson qui lui inspire les Huit SophieScènesDivinde nie 1830-1840 est une période faste : ses créa-
Faust en
David 1828, et Shakespeare. Les représentations
Braccini Chihoko Kawadations rencontrent plus souvent le succès (Harold

20
Flûtes Bassons Trombones
Vincent Lucas, 1er solo Giorgio Mandolesi, 1er solo Guillaume Cottet-Dumoulin,
Vicens Prats, 1er solo Marc Trénel, 1er solo 1er solo
Bastien Pelat Lionel Bord Jonathan Reith, 1er solo
Florence Souchard-Delépine Yuka Sukeno Nicolas Drabik
Jose Angel Isla Julian
Petite flûte Contrebasson Cédric Vinatier
Anaïs Benoit Amrei Liebold
Tuba
Hautbois Cors Stéphane Labeyrie
Alexandre Gattet, 1er solo André Cazalet, 1er solo
Benoît Leclerc Benoit de Barsony, 1er solo Timbales
Rémi Grouiller Jean-Michel Vinit Camille Baslé, 1er solo
Anne-Sophie Corrion Antonio Javier Azanza Ribes,
Cor anglais Philippe Dalmasso 1er solo
Gildas Prado Jérôme Rouillard
Bernard Schirrer Percussions
Clarinettes Éric Sammut, 1er solo
Philippe Berrod, 1er solo Trompettes Nicolas Martynciow
Pascal Moraguès, 1er solo Frédéric Mellardi, 1er solo Emmanuel Hollebeke
Arnaud Leroy Célestin Guérin, 1er solo
Laurent Bourdon Harpe
Petite clarinette Stéphane Gourvat Marie-Pierre Chavaroche

Licences E.S. 1-1083294, 1-1041550, 2-1041546, 3-1041547 – Imprimeur :BAF


Olivier Derbesse Bruno Tomba

21
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Benoit, Christelle et Francois Bertière, et Didier Deconink,Anne et Jean-Pierre Claire et Richard Combes, Maureen
Agnès et Vincent Cousin, Pierre Fleuriot, Duport, France et Jacques Durand, et Thierry de Choiseul, Véronique Donati,
Nathalie et Bernard Gault, Pascale et Vincent Duret, Philippine et Jean-Michel Nicolas Gayerie et Yves-Michel Ergal,
Eric Giuily, Tuulikki et Claude Janssen, Eudier, S et JC Gasperment, Thomas Claudie et François Essig, Jean-Luc
Brigitte et Jacques Lukasik, Danielle et Govers, Marie-Claude et Jean-Louis Eymery, Claude et Michel Febvre,
Bernard Monassier,Laetitia Perron et Laflute, Michel Lillette, François Lureau, Anne-Marie Gachot, Catherine Ollivier
Jean-Luc Paraire, Eric Rémy, Brigitte et Michèle Maylié, Gisèle et Gérard et Francois Gerin, Benedicte et Marc
Bruno Revellin-Falcoz,Carine et Eric Navarre, Catherine et Jean-Claude Graingeot, Christine et Robert Le Goff,
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. Veron, Eileen et Jean-Pierre Quéré, Martin, Christine Guillouet Piazza et
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(CITÉ DE LA MUSIQUE)
01 4 2 4 9 74 74 - C A F E D E S C O N C E RTS . C O M

PA R K I N G S
Q - PA R K ( P H I L H A R M O N I E )
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Q - PA R K- R E S A . F R

INDIGO (CITÉ DE LA MUSIQUE)


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