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République Algérienne démocratique et populaire

Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique


Université de Badji Mokhtar- Annaba

Faculté des Sciences de l’ingé niorat


Département Génie des Procédées

Licence en Génie des Procédées

Mini projet:

Travaux pratiques de technique d’analyse


« rôle de l’interaction lumière-matière en analyse
chimique»

Présenter par :
Derres bochra
Farrah nadia
Farhi rahma

Groupe : Gp 01b

Enseignant :

Dr. A. Abidi

Année universitaire
2019/2020
 Introduction :
Dans le vide, le rayonnement électrique, quelle que soit sa fréquence (ou sa longueur d’onde),
se propage à vitesse constante. Mais , lorsqu’il doit traverser un milieu matériel, il subit des
interactions de diverses natures qui entrainent des modification à sa propagation telles que :
Atténuation en fonction de la distance traversée : ABSORPTION  ; Modification de sa répartition
spatiale : diffusion ; réfraction, polarisation ; dispersion ; fluorescence ; et autres effets
secondaires.
 Le réfractomètre :
On appelle réfraction le changement de direction que subit un rayon lumineux en passant d’un
milieu optique donné à un autre. Ce changement est dû à une modification de la vitesse de
propagation à partir du point, appelé point d’incidence, où le rayon lumineux incident frappe
l’interface. Par analogie, on peut apparenter le phénomène de réfraction à la chute d’un nageur
dans de l’eau suite à un plongeon. En effet, lors de sa rencontre avec le plan d’eau, sa vitesse
diminue brusquement.
L’indice n d’un milieu caractérise la vitesse de propagation de la lumière dans ce milieu. Plus
précisément, pour une onde monochromatique, de longueur d’onde λ à température et pression
fixées l’indice n d’un milieu est défini par le rapport entre la vitesse de la lumière dans le vide,
notée c et celle mesurée dans ce milieu, notée v : n = c / v.
Pour la lumière visible et les milieux transparents, n est un réel supérieur à 1 et décroît avec un
accroissement de la température ou lorsque la longueur d’onde augmente selon la formule
empirique approchée de Cauchy : n(λ) = A + B / λ² où A et B sont des constantes positives,
spécifiques du milieu. Il s’agit en fait des premiers termes du développement limité de n en
puissances paires de λ.

Principe théorique du réfractomètre


Les réfractomètres les plus largement répandus d’Abbe et de Pulfrich mesurent l’angle de réfraction
i2 d’un rayon lumineux qui est relié à l’angle d’incidence i1 selon les lois de Snell- Descartes. Le
dioptre considéré ici est l’interface formée par la substance S dont on veut déterminer son indice de
réfraction nS et le prisme P qui a un indice de réfraction élevé nP (voir figure 2).
D’après les lois de Snell - Descartes, l’indice de réfraction de la substance est défini ainsi :
nS = nP*(sin(i2) / sin(i1))
Cependant le problème d’obtenir exactement i2 et i1 s’avère considérablement simplifié en prenant
un angle d’incidence égal à 90° (incidence rasante), puisque l’indice de réfraction de la substance S
est plus faible que celui du prisme. En effet, d’après le paragraphe I.4, nous avons mentionné que
lorsque la lumière passe d’un milieu plus réfringent (indice le plus élevé) à un autre moins réfringent,
l’angle d’incidence limite est celui qui correspond à un angle de réfraction de 90°. Selon le principe
du retour inverse de la lumière, il va de soi que lorsque l’on passe d’un milieu moins réfringent,
comme c’est le cas ici ( nS indice le plus faible) à un autre plus réfringent, l’angle de réfraction limite
noté i2 Lim ou parfois appelé l’angle de réfraction critique noté i2c est celui issu d’un angle
d’incidence de 90°.
Sous une incidence rasante (figure 2), il y a donc un rayon réfracté limite tel que
i2 Lim = arcsin (nS/nP) qui s’avère particulièrement facile à observer, car plus aucun rayon n’est
réfracté dans le prisme P pour des angles plus grands que i2 Lim.

 Montage :

matériels réactifs
Réfractomètre Solution H2O/C2H5OH
Papier filtre acétone

Description de l’appareil : l’appareil est constitué :

- D’un prisme mobile (prisme d’éclairage) ;


- D’un prisme fixe (prisme de référence) ;
- De deux oculaires, l’un permet de pointer la limite de séparation des deux plages
éclairée et obscure, l’autre permet la lecture de l’échelle des indices (ils sont munis d’un
système de lentilles dans le réglage permet une vision nette pour chaque utilisateur) ;
-• d’un dispositif d’éclairage de l’échelle des indices (petit volet circulaire muni d’un
miroir) ;
- D’un bouton moleté permettant d’amener la limite de séparation dans le réticulé de
l’oculaire placé le plus bas ;
- D’un bouton moleté qui fait tourner le prisme compensateur permettant de supprimer
les colorations que pourrait présenter la limite de séparation des zones claire et obscure ;
- D’un thermomètre pour repérer la température lors de la mesure de l’indice.
 Mode opératoire :
1. Réglages préliminaires :
 Diriger l’appareil vers la lumière.
 Ouvrir et orienter convenablement le volet d’éclairage de l’échelle des indices.
 Régler le tirage des oculaires pour avoir une vision nette du réticule et de l’échelle de
lecture.
 Repérer la température à l’aide du thermomètre.
 Relever le prisme mobile d’éclairage et nettoyer soigneusement les deux faces de verre
apparentes (papier joseph imprégné d’alcool).

2. Mise en place de la substance :


 Déposer le liquide en quantité suffisante à l’aide d’une pipette (si possible en « matière
plastique ») sur la face horizontale du prisme de référence (de préférence sur la moitié
entre les deux traits de repère). Eviter tout contact entre la pipette (si celle-ci est en
verre) et le prisme pour ne pas rayer ce dernier.
 Rabattre doucement le prisme mobile.
3. Mesure de l’indice de réfraction :
Dans un premier temps, on effectue ces différentes opérations en regardant dans l’oculaire O
(celui du bas) :

 En agissant sur le bouton moleté de droite, amener dans le champ de vision la limite
de séparation des deux zones claire et obscure. Cette ligne de séparation est plus ou moins nette :
Des irisations sont observées lorsque l’on travaille en lumière non monochromatique ;

 En agissant sur le bouton moleté de gauche qui commande la rotation du système compensateur
(série de prismes compensateurs), obtenir un maximum de contraste entre les deux plages et une
ligne de séparation aussi nette que possible, par suppression des irisations. Ce réglage n’est pas à
effectuer en lumière monochromatique.

 Enfin, ajuster cette ligne de séparation à l’intersection du réticule, en agissant à


nouveau sur le bouton moleté de droite.

4. Nettoyage de l’appareil :
Une fois la mesure effectuée, soulever le prisme mobile
et essuyer une première fois, délicatement, les deux
prismes avec du papier propre très doux (papier
Joseph) ou du coton hydrophile propre imbibé
d’alcool ou d’éther de pétrole selon la nature de
l’échantillon, puis sécher avec un papier propre
très doux et sec. Une fois ceci effectué, rabattre
doucement le prisme P’ mobile. Il peut même être souhaitable d’interposer un morceau de papier
Joseph sec entre les deux faces.

 Réponses :

100 80 60 40 20 0
(acétone)
ndi 1.37 1.3655 1.3598 1.3534 1.3423 1.3332

2. le graphe :la courbe d’éthannolage est représenter n=f( )

1.38

1.37

1.36

1.35
n

1.34 n
Linear (n)
1.33

1.32

1.31
0 20 40 60 80 100 120
( )

Le graphe est linaire y=ax+b


2. Déduire la relation n=A ( ) + B
A=tg a= (1.3655-1.3423)/(80-20)=
B=1.3293
n=3.86.10-4( ) + 1.3293
3. la composition de la solution inconnue :
n1=1.3539
( )=(n1-1.3293)/3.86.10-4 = 63.73
n2=1.3627
( )= (n2-1.3293)/3.86.10-4 = 86.52
N3=1.3607
( )= (n3 -1.3293)/3.86.10-4 = 81.34

 Conclusion :
Notre travail nous permet de sortir avec la conclusion suivante :
 L’indice de réfraction d’un milieu liquide est lié à la vitesse de la lumière dans
ce milieu.
 La réfraction molaire est une propriété intimement reliée aux atomes
constitutifs du composé liquide.
 Le pouvoir rotatoire est lié à la présence de sites atomiques dissymétriques au
sein des molécules.
 L’absorption de la lumière par la milieu liquide est étroitement relié à la
présence de groupes chromophores présentes au sein des molécules.
 Le courbe d’éthannolage nous permet de trouver l’indice de réfraction d’un
échantillon inconnue à partir d’un échantillon connue.
 Cette technique d’analyse est parmi les techniques les plus utilisés dans ce
domaine.