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ALIM Tassadit

Groupe: 01 SDL
Dissertation :
On entend souvent l’expression : «Les traductions comme les femmes, pour être parfaites doivent être à la fois
fidèles et belles »
La traduction est l’un des modes de communication intellectuelle qui consiste à transporter dans une autre
langue le message d’un texte, comme elle permet à un peuple de dépasser sa culture pour mieux comprendre les
autres.
La traduction est aussi ce pouvoir magique de redire, réécrire, réexprimer les dires, les écrits, les expressions
d’une autre personne dans une autre langue ; c’est cette capacité d’entrer dans son esprit et de comprendre ses
idées afin de les rendre le plus fidèlement possible .En plus, c’est l’art de jouer le double rôle du lecteur et de
l’auteur, c’est dans cette perspective que FERNANDO PESSOA pense qu’une traduction sans réinspiration n’est
que traduire le sens le sens dans une autre langue, autrement dit, est ce qu’un traducteur qui n’a pas ce sens de
réinspiration est en mesure de produire une bonne traduction ?

L’objectif de tout traducteur consiste à réaliser une bonne traduction, comme nous le montre l’allemand WALTER
Benjamin : «  La vraie traduction est transparente, elle ne cache pas l’original ».
D’abord, la réussite d’une bonne traduction nécessite du traducteur une bonne compréhension et une grande
maitrise des deux langues, la langue source et la langue cible ainsi que de vastes connaissances des deux
cultures. D’après R.Jakobson ,le traducteur a le devoir moral de ne pas se dérober ,de trouver des solutions sans
escamoter les passages difficiles, donc avant de traduire, il faut comprendre complètement le sens de l’original en
clarifiant au besoin les points obscurs et établir une identité parfaite entre l’original et la traduction en créant une
nouvelle manière préservant la spécificité ,l’âme et l’esprit de l’original et de conserver les façons de penser, de
parler ,de vivre . . . bref , toutes les réalités des auteurs de textes originaux, notamment la personne qui lit une
traduction ne doit pas se rendre compte que le texte qu’elle lit n’set pas orignal, c’est ce que tenta de faire
CHATEABRIAND pour traduire « Le paradis perdu » de l’anglais Miltan en 1836 .

D’autre part, lors d’une traduction ,le traducteur est en face de nombreuses difficultés telle que la grammaire ainsi
que la culture et le contexte qui sont des aspects importants ,en effet la traduction de l’expression «  Oh mon
dieu » sous-entend la désolation face à une situation dans laquelle on est dépourvu de moyens, littéralement un
gabonais exprime qu’il aimerait que sa maman soit là lorsqu’il est désolé ,abattu  ; par ailleurs, la structure des
langues qui peuvent énormément varier de l’une à l’autre rendant les structures grammaticales impossible de
transcrire dans l’autre langue sans une modification en profondeur du lexique, prenant l’exemple du mariage ;la
femme peut épouser en français ,c’est le verbe actif mais dans les langues africaines ,il n’y a que l’homme qui
épouse ,la femme est épousée.

Enfin ,il sied de comprendre que chaque traducteur va avoir sa sensibilité, sa façon d’interpréter le texte, c’est
exactement comme dans la musique ,ce qui sort de l’esprit lors d’une traduction c’est la manière dont on entend
la musicalité du texte ; il y a des traducteurs qui peuvent parfaitement comprendre le texte de la langue de départ
et qui ont une maîtrise parfaite de la langue d’arrivée mais qui sauront pas restitués la musicalité parce que la
traduction est un travail de création donc, ce qu’il il faut comprendre par là c’est qu’une personne qui traduit est
comme une personne qui fait de la musique.

En guise de conclusion, il convient de souligner que la lecture de cette citation nous fait retenir certaines
expressions comme : “traduction sans réinspiration et paraphraser dans une autre langue “qui traduisent la fidélité
et la noblesse de la traduction ; l’auteur insiste sur le fait que la traduction exige donc du traducteur un solide et
apparemment un grand effort pour réussir une bonne traduction parce que le récepteur n’est pas aussi passif
qu’on le croit, il aborde le texte avec un certain bagage cognitif et surtout avec une attente dont il convient de
tenir compte. En outre, il n’est pas toujours capable ou désireux de fournir un grand effort de compréhension, le
traducteur doit donc lever les obstacles, clarifier, éviter les ambigüités bref, élaborer un texte lisible.