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Introduction : Economie des transports

L’économie des transports est considérée comme une science économique. C’est donc une discipline
scientifique mais c’est une science sociale

→ Ce n’est pas une science exacte, il existe un certain degré d’imprécision dans les lois en la matière,
des marges d’incertitudes et des divergences de points de vue entre les différents économistes,
notamment sur le rôle de l’état et sur son degré d’investissement.

En tant que science économique, l’économie des transports recherche à affecter de façon efficace les
ressources dont on dispose pour répondre à l’ensemble des besoins

2 notions :
• Besoins illimités
• Ressources rares

L'allocation des ressources doit être la meilleure possible.

En principe, le marché doit lui-même amené à une allocation optimale des ressources

=> dans nos sociétés, c'est le marché qui doit garantir l'allocation optimale des ressources

Sinon il faut une intervention de l'état. Dans le secteur des transports, le marché, laissé à lui-même,
ne permet généralement pas une allocation optimale des ressources.

L’intervention de l’état peut alors prendre différentes formes :


• Investissement par les pouvoirs publics
• Subvention
• Règlementations
o Techniques (obligation de certains équipements, ex Extincteur)
o Economiques (fixation d’un prix)
• La fiscalité

Echec du marché (Market Failure)

1. Concurrence

Adam Smith : Principe de la main invisible

Ne pas oublier le contexte de l’époque (18, 19ème siècle): économie basé principalement sur
l’agriculture.

La structure des marchés est principalement basée sur un tissu d’entreprises familiales, très petites
et très nombreuses qui se font concurrence. C’est donc la concurrence qui permet de réguler le
marché.

Une des causes de l’échec du marché est l’imperfection de la concurrence. C'est-à-dire quand une
ou plusieurs entreprises ont le pouvoir d’influencer le marché, d’influencer le prix (Monopole,
Oligopole,…)

Le pouvoir de marché s’oppose au prix fixé comme une donnée.

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Ce qui caractérise un marché concurrentiel est donc que les intervenants prennent le prix du marché
comme une donnée sur laquelle ils n’ont pas d’influence.

Exemple d’oligopole dans le domaine automobile :

• Henry Ford (qui a mis en place le principe du taylorisme dans ses chaines de montage)
• Walter Chrysler
• Alfred Sloan (qui a créé General Motor)

Ce sont les marques asiatiques qui ont permis de remettre de la concurrence sur le marché
automobile.

Avant cela, ces 3 entreprises avaient des ententes implicites et GM jouait le rôle de leader. Quand
GM fixait un prix, les deux autres appliquaient les mêmes variations de prix.

Cette absence de concurrence s’est évidemment faite sur le dos des consommateurs.

2. Externalités

Une deuxième cause d’échec du marché est la présence d’externalité. C'est-à-dire d’effet positif ou
négatif qui vont permettre de générer trop peu ou trop de bien.

Quand il y a des externalités, de mauvaises décisions sont prises ce qui implique l’intervention
publique pour réguler le marché.

3. Asymétrie d’information

L’existence d’asymétrie d’information constitue une troisième source d’échec du marché. Quand il y
a un problème d’asymétrie d’information, c.-à-d. quand un individu détient des informations qu’un
autre ne dispose pas, cela fausse le marché.

Le papier « a market for lemon » explique cette problématique au regard de l’exemple particulier de
la vente de voiture d’occasion.

En Belgique le système carpass permet de certifier que le kilométrage du véhicule est exact. Le
mécanisme mis en place en véhicule oblige en effet qu’à chaque intervention sur le véhicule, le
professionnel doit noter dans un fichier centralisé le numéro de châssis et le kilométrage.

4. Passager clandestin (« Biens publics »)

Un bien publique est un bien pour lequel il y a non rivalité dans la consommation (exemple :
éclairage publique, qu’il y ait 1 10 ou 100 personnes le service sera le même) et non possibilité
d’exclusion.

Pour toutes ces raisons, il est nécessaire que l’état intervienne. L’intervention de l’etat est surtout
apparue au lendemain des premières et secondes guerres mondiales.

Les économistes ont catégorisé les différents types d’interventions publiques et on définit les
fonctions de MUSGRAVE :

• L’état doit permettre d’atteindre l’EFFICACITE dans l’allocation des ressources. (Efficacité
allocative)

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• EQUITE dans la distribution, dans la répartition du revenu réel (pouvoir d’achat) et des
richesses.
Les outils permettant une répartition plus équitable des revenus sont :
o Une fiscalité progressive (le taux d’imposition augmente avec les revenus)
o Les transferts sociaux (pension, allocation familiale, allocation de chômage,…)
o Le contrôle des prix (ce qui empêche indirectement la concurrence la ou un contrôle
de prix est mis en place et est souvent utilisé par les lobbies au détriment des clients
o La fourniture de biens et ou de services à un « prix d’amis », les tarifs « sociaux ».
(exemple : abonnement pour les transports publics pour les étudiants)µ
La culture américaine est fort paternaliste. Par exemple distribution de « food
stamps » au pauvre.
La culture européenne est plus libérale. On va préférer donner une allocation. A
charge de l’individu de l’utiliser au mieux.
On peut donc atteindre le même objectif par divers moyens
• STABILITE. L’intervention de l’etat permet de canaliser les écarts à la hausse et à la baisse. →
Politique macro

Ces missions ne sont pas à confondre avec les missions régaliennes :

INTERIEUR EXTERIEUR
• Pouvoir législatif (Edicter les règles de • Défense
droit) • Diplomatie
• Pouvoir exécutif
• Pouvoir judiciaire
MONNAIE

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QUESTION D'EXAMEN

Définir:

Economie des transports

Expliquez le concept d'externalités en vous servant d'exemples dans les transports

Citer quatre formes d'intervention de l'Etat dans le secteur des transports

- Investissement par les pouvoirs publics


- Subvention
- Règlementations: Techniques (obligation de certains équipements, ex Extincteur) et
Economiques (fixation d’un prix)
- La fiscalité

Citer quatre causes d'échec du marché des transports

- Imperfection de la concurrence
- Externalités
- Asymétrie d’information
- Passager clandestin (« Biens publics »)