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Chapitre I : Actionneurs électriques Unité d’enseignement : UEF 3.2.

1(Actionneurs)

I. Introduction
Dans un système automatisé on est besoin de réaliser des fonctions
mécaniques telles que le déplacement le positionnement des pièces durant
différentes étapes de fabrication, ainsi que des transformation de l’état physique
d’un matériau à travers l’échauffement comme la fusion, l’alliage le
réchauffement….etc.. Ces besoins sont achevés par des actionneurs qui vont
réaliser une conversion d’énergie. Plusieurs technologies existent: on rencontre
des actionneurs électriques, pneumatiques et hydrauliques. Les premiers sont le
plus souvent, où un mécanisme permettant éventuellement de modifier la nature
du mouvement. Ce sont ces machines qui nous intéressent ici.

L’électrification du domaine industriel est considérée comme une


modernisation technologique après le démarrage de la première révolution
industrielle, ce qui permet aux actionneurs électriques de trouver leur
emplacement prioritaire dans l'industrie. Les actionneurs électriques avaient un
bon rendement; ils faisaient moins de bruit, et surtout, ils pouvaient obéir avec
rapidité et souplesse aux ordres venus des systèmes intelligents nés avec les
premiers automates mécaniques, puis électromécaniques, puis électroniques,
enfin informatiques. Les actionneurs électriques étudiés dans ce chapitre sont
illustrées dans le schéma synoptique de la figure I Maintenant on va détailler les
moteurs électriques qui présentent la grande partie des actionneurs électriques.

Actionneurs électriques

Actionneurs électromécaniques
Moteur électriques Actionneurs électrothermiques

Les moteurs Les électroaimants


La résistance La résistance
chauffante à induction

Les moteurs Les moteurs Les moteurs


à courant asynchrones pas à pas
continu

Fig. 1. schéma synoptique des actionneurs électriques

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II. Le moteur à courant continu


Principe

En déplaçant un conducteur fermé dans un champ magnétique, on engendre


un courant (cas de la génératrice). Inversement, ce même conducteur, parcouru
par un courant et placé dans un champ magnétique, est soumis à une force
électromagnétique (cas du moteur). Ces deux principes sont présents dans une
machine à courant continu CC, qui est donc réversible. On a deux parties
principales, séparées par un entrefer :

– un inducteur qui crée le champ magnétique (excitation);

– un induit dont le but est de produire le courant (génératrice), ou


d’alimenter les conducteurs en courant électrique (fonctionnement en moteur).

Constitution. On considère le cas simple d’une machine bipolaire (Fig.


43.1).

– L’inducteur, au stator, est la partie fixe. Parfois c’est un aimant


permanent, pour les petites puissances, mais en général c’est un électroaimant
constitué de deux bobines en série qui, alimentées en courant continu, créent un
pôle nord et un pôle sud (Fig. 43.2). Le champ magnétique dans l’entrefer est
maximal dans l’axe des pôles, et nul dans la direction perpendiculaire à cet axe,
appelée ligne neutre.

– L’induit, au rotor, est la partie tournante. C’est un cylindre


ferromagnétique feuilleté constitué d’encoches dans lesquelles sont répartis des
conducteurs. C’est un enroulement fermé sur lui-même. Calé sur le rotor se
trouve le collecteur, constitué de lamelles conductrices isolées entre elles. Le
courant est acheminé dans le cas du moteur, ou récupéré dans le cas de la
génératrice, grâce à deux balais en carbone frottant sur le collecteur.

Rôle du collecteur. Il change le sens du courant (commutation) dans les


conducteurs lors du franchissement de la ligne neutre, permettant ainsi aux
forces d’agir dans le même sens (Fig. 43.3). Le collecteur est un onduleur de
courant tournant (dans le cas du moteur).

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Fém – Modèle – Couple – Vitesse

Expression de la force électromotrice

L’induit étant en rotation, les conducteurs coupent le flux magnétique


inducteur et sont le siège d’une tension induite alternative. Le collecteur redresse
cette tension ; le nombre d’encoches étant important, la fém E entre les balais est
quasiment continue.

E : fém (V) ; N : nombre de conducteurs actifs de l’induit ; F : flux sous un


pôle de l’inducteur (Wb) ; n et V : vitesse de rotation (n en tr/s, et V en rad/s).

Modèle de l’induit (Fig.5)

U = E + RI
E : fém (V) ;

U : tension d’induit (V) ;

I : courant d’induit (A) ;


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R : résistance d’induit (V) qui tient compte de l’enroulement, du collecteur et des balais.

Moment du couple électromagnétique.

La puissance électromagnétique est convertie en puissance mécanique.

TEm : moment du couple électromagnétique (Nm) ; ϕ: flux sous un pôle de


l’inducteur (Wb) ; I : courant dans l’induit (A).

• Cas d’une machine multipolaire. Une machine à p paires de pôles


comporte p paires de balais. Selon la façon dont l’induit est bobiné, la machine
peut comporter plus de deux voies d’enroulement. Dans ce cas, les expressions
de la fém et du couple deviennent :

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2a : nombre de paires de voies d’enroulements en parallèles (a : entier


positif).

• Expression de la vitesse.

La loi d’Ohm et l’expression de la fém donnent :

Ω : vitesse de rotation de l’induit (rad/s); U: tension d’induit (V) ; I:


courant d’induit (A) ; R : résistance d’induit (V) ; ϕ : flux sous un pôle
d’inducteur (Wb).

Montages série et parallèle (shunt)

En mettant à part les machines à aimants permanents, on peut recenser


deux types de montages très répandus dans les utilisations classiques des
machines à courant continu : le montage « série » et le montage parallèle dit
aussi « shunt ». Ces deux montages consistent à se servir de la source de tension
alimentant l’induit pour alimenter, en série ou parallèle avec ce dernier, le
bobinage inducteur. On représente dans la figure 6 les schémas électriques
correspondants ainsi que les considérations à retenir.

TEm TEm

TEm TEm

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