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Chapitre introductif

:

Le droit pénal est le droit qui punit. C'est la branche du droit qui est la plus représentée dans les film
puisqu'elle est la plus spectaculaire. Jusqu'en 1981, la peine la plus forte était la peine de mort, mais
depuis, avec l'abolition de la peine de mort, la peine de prison est la peine la plus lourde.
On trouve également la peine d'amende: on verse une somme au trésor public. Il ne faut donc pas
confondre l'amende et les dommages et intérêts qui sont une somme d'argent versée aux victimes.
Les gens confondent souvent les deux, d'autant plus que les deux sont prononcés en même temps.

/!\ Le droit pénal est ici pour punir, contrairement au droit civil qui est là pour réparer. /!\

Il est rare que la peine de prison s'applique: les peines de prison sont souvent avec sursis.
Les hommes d'affaires craignent le droit pénal, car il existe à coté de la prison et de l'amende des
peines complémentaires qui font parfois plus peur encore. Ces dernières sont des peines que le juge
peut prononcer en complément. On trouve parmi celles-ci la peine d'inéligibilité, laquelle peut être
très ennuyeuse pour une carrière politique. On trouve également l'interdiction d'exercer une activité
professionnelle de façon définitive ou temporaire. Autre exemple, on peut avoir une interdiction de
concourir pour obtenir un marché public.
Comme on à l'idée de punition, c'est une branche du droit qui fait très peur aux hommes d'affaire et
aux hommes politiques.

Le droit pénal est un droit qui, en général, existe dès l'organisation d'une société. Dans les sociétés
primitives, on parle de vengeance plutôt que de droit pénal, mais en général, il y a quand même une
règle qui réglemente cela: c'est ce qu'on appelle la règle du talion (= œil pour œil, dent pour dent). Il
y a donc une règle qui impose une certaine proportionnalité.
En France, si on devait dater l'apparition du droit pénal en temps que règle écrite, on se baserait sur
la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789. Avant 1789, dans l'Ancien Régime, des
ordonnances royales avaient prévu l'organisation des juridictions, mais aucun texte écrit ne précisait
les règles du droit pénal. La DDHC, dans son article 8, pose un grand principe qu'on appelle le
principe de légalité criminelle, lequel signifie qu'on ne peut punir quelqu'un sans qu'un texte écrit ne
l'ait prévu à l'avance, mais cela n'existait pas sous l'Ancien Régime. Il y avait un risque de jugement
arbitraire, un risque que les juges fassent n'importe quoi, ou même d'injustice en faveur d'une
catégorie de justiciable.
Ce sont les philosophes des lumières qui ont défendu l'idée qu'avant de punir quelqu'un, il fallait
déjà que la société se mette d'accord sur ce qui est interdit et sur la sanction à appliquer en cas de
violation de ces interdits. A partir de 1789, les juges sont donc plus encadrés et ils doivent respecter
ce qui est écrit. Pour les philosophes des lumières, c'est le peuple qui doit dire à l'avance ce qui est
choquant et ce qui doit être sanctionné, par l'intermédiaire du Parlement, lieu où se trouvent les
représentants du peuple.

Le droit pénal a pour but la punition, mais pour cela, il faut un cadre légal et des textes. Si on a pas
prévu à l'avance que certains actes doivent être sanctionnés, alors ils restent impunis.

On doit donc distinguer le droit pénal de la morale, de l'éthique et de la religion. Il est possible
d'avoir un comportement moralement choquant ou religieusement choquant, mais si ce n'est pas
interdit par le droit pénal, ce n'est pas punissable. Par exemple, pour certaines religions,
l'avortement est choquant et même interdit, cependant, en France, on ne peut pas condamner
pénalement une femme qui se fait avorter: il n'y a pas de punition prévu.

s'ils étaient punis à un moment donné. il existe encore d'autres juridictions. la dépénalisation est accompagnée d'une autre sanction: par exemple. Il se peut aussi que la pénalisation soit augmentée à des fins politiques. Pour les comportements moyennement grave (délits). mais cela a été dépénalisé devant la banalité de cela. la juridiction compétente est le tribunal de police. les juridictions compétentes sont les cours d'assises. la juridiction compétente est le tribunal correctionnel. on parle d'une réforme de la justice pénale. il ne semble plus nécessaire de maintenir la punition. certains comportements sont dépénalisés parce que. mais on peut être interdit bancaire. En réalité. la particularité est qu'il y a neuf jurés. Un projet de réforme. par exemple si il y a une situation d'insécurité. ne sont pas des juges professionnels (ils ont simplement une expérience dans le domaine juridique ou judiciaire) qui ont été désigné par le président de la cour d'appel. . il relève des juridictions pénales. Pour les petites contraventions. une cour d'assises a anticipée la réforme (Saint-Omer) et a acquitté une femme qui était pour suivie pour le meurtre de l'ex-compagne de son mari (défendu par Maître Dupond- Moretti). on peut renforcer la pénalisation. Dans le droit pénal. qui le plus souvent prend ses décisions sans audience. on peut être jugé par un juge de proximité. qui sont différentes en fonction de la gravité du comportement poursuivis. … Cependant. lesquels sont des citoyens français qui ont été tirés au sort à partir des listes électorales et qui ont plus de 21 ans. qui était punissable au début du XXème siècle. Tel est. moins spectaculaires. Ces derniers ont été créés en 2003. En effet. A l'inverse. Dans les cours d'assises. on est obligé d'assister à toutes les audiences et au délibéré pour décider de la culpabilité ou de l'innocence d'un criminel. Lorsque le droit pénal est mis en application. en rendant une ordonnance pénale. Pour les comportements les plus grave qu'on appelle les crimes. Pour les comportements les moins graves (contraventions). pour siéger dans une session d'assise et juger des criminels. le jury doit répondre par oui ou par non aux questions du président. D'après elle. dans laquelle on pourrait imposer aux cours d'assises de motiver leurs décisions. il n'est pas équitable que les justiciables ne sachent pas pourquoi ils ont été condamnés. car elles ne sont pas motivées. Le jury est également composé de 3 magistrats professionnels: il y a un président et deux assesseurs. qui n'est pas encore passé. Attention cependant. par exemple. Quand on compose une jurée d'assise. Le particularisme des décisions rendue par les juges d'assises. la cour européenne des droits de l'Homme a condamné la Belgique en 2010 pour absence de motivation de leurs décisions de cours d'assises. Les juridictions pénales sont des juridictions de l'ordre judiciaire (opposé à l'ordre administratif). alors que le système français est identique. Déjà.Il en résulte que le droit pénal va nécessairement évoluer et s'adapter à la société: par exemple. On dit que la cour d'assises juge selon l'intime conviction. il n'y a plus de condamnation au pénal pour chèque sans provisions. les juges de proximités sont des anciens policiers à la retraite ou des anciens avocats. en France. dans la mesure ou actuellement. il est tout de même possible que les choses évoluent dans les mois à venir. Très souvent. composé d'un seul juge. pourrait entraîner la mise en place de jurés dans les jugements en correctionnelle. le cas de l'adultère. parfois.

Partie 1: Le constat d'une infraction. Partie 2: La détermination d'un responsable. Chapitre 1: Chapitre 2: . Chapitre 1: La notion d'infraction. Chapitre 1: Chapitre 2: Partie 3: L'application d'une sanction. Chapitre 2: Les modalités de constat. 1er degré Tribunal de Police Tribunal correctionnel Cour d'assises ou Juge de proximité (délits) (crime) (contraventions) 2nd degré Cour d'appel ou chambre des appels Cour d'appel Cour d'assises d'appel correctionnels Appel limité (< 250€) Dernier degré Cour de cassation Cour de cassation ou Chambre criminelle Les mineurs sont envoyés devant le tribunal des enfants: il y a des juges professionnels et des éducateurs qui jouent le rôle d'assesseur.