Vous êtes sur la page 1sur 63

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de l’Enseignement supérieure et de la recherche scientifique


Université des sciences et technologies houari Boumediene

Faculté de Génie mécanique et Génie des Procédés

En vue l’obtention du diplôme

MASRER

En Génie des procédés

Option

Ingénierie et Gestion des eaux

Thème

Elimination d’un colorant Bleu de Méthylène (BM) par adsorption sur le


CAP

Proposé par : Présenté par :

Mme. DJEDOUANI DJAMILA Mlle. MERBOUCHE AMINA

Mlle. BELARBI WISSEM

Soutenu le Mardi 15 Septembre 2020 devant le jury composé de :

Mlle. WAFI NESRINE Présidente MCB USTHB

Mme. BRAHEMI LAMIA Examinatrice MAB USTHB

Mme. DJEDOUANI DJAMILA Promotrice MCB USTHB

Promotion 2019/2020
Tout d’abord, nous remercions le Dieu, de nous avoir donné la force, la Volonté et le courage
afin d’accomplir ce modeste travail.

Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude et nos vifs remerciements les plus
reconnaissants à notre encadreur, Mme Djedouani pour ses orientations, ses conseils
avisent, sa générosité, à ses connaissances et nous le remercions aussi pour le temps qu’il
nous a consacré.

Nous voudrions remercier Mlle.N.WAFI qui nous a fait le grand honneur d'accepter la
présidence de notre jury de mémoire dans cette période sensible et dure.
Nous tenons aussi à remercier Mme.L.BRAHEMI pour avoir accepté d'examiner ce travail
et de faire partie du jury.

Merci également à tous ceux qui ont participé de loin ou de prés à la réalisation de ce travail,
et à mes enseignants qui nous ont suivies tout au long de notre cursus universitaire, qu’ils
trouvent ici notre profonde reconnaissance.

Finalement, nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à nos familles et nos amis(es)
qui ont toujours nous encourager, nous aider et nous supporter tout au long des années.
Dédicaces
La vie n’est qu’un rêve tout commence puis s’achève, il y’a toujours
un salut pour faire un début, il ya aussi une fin pour finir notre
chemin et on doit se quitter pour se voir demain.

C’est avec un grand plaisir que je dédie ce modeste travail :


A celle qui a été toujours à mes cotés et à la personne la plus chère au
monde : à
toi ma mère. A celui qui a combattu toute sa vie pour procurer tout ce
dont
j’avais besoin, celui qui m’a soutenu tout au long de mon parcours : à
toi mon père.
J’espère toujours rester fidèle aux valeurs morales que
vous m’avez apprises.
« Que Dieu vous gardes et vous accordes longue vie »

A mes très chères soeurs : Asma, khadidja, Assia, Hiba et mon petit
frère adoré Abderaouf.

A mon fiancé Abdelkader, qui a su me réconforter, me redonner du


Courage et m’épauler lors des moments difficiles.

A mes milleures copines : Selma, Nesrine, Djihen, Zineb, Yasmine,


Soumia, Hiba,
Hanane, Asma, Nedjma, Wafaa.
Aux les quelles je souhaite la réussite et le bonheur dans lavenir.

A tous ceux qui sont proches de mon coeur et dont je n’ai pas cité le
nom
A mon binôme Wissem et sa famille.

A.MERBOUCHE
Dédicaces
Tout d’abord et avant toute chose je remercie ALLAH de m’avoir
donné le courage d’entamer et de finir ce mémoire dans cette
condition, fruit de mes années de dur labeur.

Je dédie ce modeste travail à :

La lumière qui me montre le chemin quand je me sens perdue, Ma très


chère mère ; Puisse DIEU la garder.

A mon cher père qui m’a beaucoup soutenu ; Puisse DIEU le garder.

A mes deux chers frères : Alla Eddine et Walid qui m’ont toujours
encouragé et qui étaient toujours présents pour moi.

A m’a chère sœur : Soumia qui m’a beaucoup encouragée.

A mon soutien moral, ma chère sœur et copine : Yasmine.

A mes chères copines.

A m’a chère binôme : Amina et sa famille.

A tous ceux qui sont proches de mon cœur.

A Tous ceux qui m’ont soutenue de près ou de loin.

W.BELARBI
SOMMAIRE

Liste des abréviations


Liste des figures
Liste des tableaux

Introduction générale……………………………………………………………………….. 1

Chapitre I : Pollution des eaux


I.1 Introduction ………………………………………………………………………………3
I.2 Définition ………………………………………………………………………………... 3
I.3 Les sources de pollution………………………………………………………………….. 4
I.4 Les type de pollution……………………………………………………………………... 4
I.5 Impacts de la contamination ……………………………………………………………... 5
I.6 Les procédés de traitement ………………………………………………………………..6
I.7 Conclusion ………………………………………………………………………………. 7

Chapitre II : pollution des eaux par les colorants textiles et procédés de traitement

II.1 Introduction …………………………………………………………………………… 8


II.2 Rejets de l’industrie textile……………………………………………………………. . 8
II.3 Les colorants textiles .......................................................................................…. 8
II.4 Bleu de méthylène dans l’industrie textile ……………………………………………10
II.5 Statistiques de l’industrie textile en Algérie …………………………………………….11
II.6 Nécessité de traitement des effluents textiles …………………………………………..12
II.7 Législation relatives aux rejets d’effluents textiles ……………………………………..12
II.8 Procédés de traitement des rejets textiles ……………………………………………….13
II.9 Conclusion ……………………………………………………………………………..15

Chapitre III : Le procédé d’adsorption

III.1 Introduction ……………………………………………………………………………..16


III.2 Définition de l’adsorption……………………………………………………………….16
III.3 Type d’adsorption……………………………………………………………………… 16
III.4 L’adsorption sur charbon actif………………………………………………………..17
III.5 Cinétique d’adsorption………………………………………………………………..17
III.6 Le mécanisme d'adsorption d’un colorant……………………………………………17
III.7 Modélisation des cinétiques d’adsorption……………………………………….……18
III.8 Etude d’équilibre d’adsorption…………………………………………………..……20
III.9 Conclusion……………………………………………………………………………..23

Chapitre IV : Matériels et méthodes

IV.1 Introduction.....................................................................................................................24
IV.2 Adsorbant commerciale……………….....…................................................................. 24
IV.3 Colorant d’étude…………………..………… .............................................................. 24
IV.4 Protocole analytique ….................................................................................................. 25
IV.5 Obtention des cinétiques ….............................................................................................29
IV.6 Etude paramétrique……………..………………………………………………………30
IV.7 Les isothermes d’adsorption.......................................................................................... 30
IV.8 Modélisation………..………………………………………………………………….30
IV.9 Conclusion…................................................................................................................ 31

Chapitre V : Résultats et discussion

V .1 Introduction .....................................................................................................................32
V.2 Essai préliminaire….........................................................................................................32
V.3 Etude paramétrique…………………………………………………………………....33
V.4 Etude des mécanismes cinétique de l’adsorption ……………………………………...36
V.5 Etude d’équilibre…………………………………………………………………….....43

Conclusion Générale …………………………………….………………………………….45

Références bibliographiques

Annexes

Résumé
Liste des abréviations

Liste des abréviations

OMS : Organisation mondiale de la santé

DCO: Demande chimique en oxygène

DBO: Demande biologique en oxygène

BM : Bleu de méthylène

CA : Charbon Actif

PH : Potentiel d'Hydrogène

A : Absorbance de la lumière (nm)

g: Gramme

K: Kelvin

Kg: Kilogramme

L : Litre

m: Masse

mg : Milligramme

min : Minute

ml : Millilitre

mol : Mole

POA : Procédé d’Oxydation Avancée

T : Température

UV : Ultra-violet

V : Vitesse cinétique de dégradation

μm: micromètre

v : Volume

°C : Degré Celcius

C16H18N3SCI : Bleu de méthylène

H2O2 : peroxyde d’hydrogène


Liste des abréviations

T.U.C* : Taux d’Utilisation des Capacités de production


L: Langmuir

H : Haute affinité

qe: quantité du soluté adsorbée par unité de masse de l’adsorbant à l’équilibre

kf: constante de Freundlich associée à la capacité d’adsorption

n: paramètre énergétique de Freundlich, c-à-d l’affinité du soluté vis-à-vis de l’adsorbant

Ce: concentration de l’adsorbat à l’équilibre dans la phase liquide (mg/l)

qm : représente la capacité maximale d’adsorption

kl: constante d'équilibre de Langmuir (L/g)

ε: la porosité

q: La quantité adsorbée (mg/g)

C0: La concentration initiale de la solution de Bleu de méthylène (mg/L)

V: Le volume de la solution (L)

m: La masse de l’adsorbant (g)

qe: la quantité adsorbée à l'équilibre (mg/g)

qt: la quantité adsorbée au temps (mg/g)

k1: constant de vitesse d'adsorption de pseudo-premier ordre

k2: constant de vitesse d'adsorption de pseudo-second ordre

qm: Quantité de substance adsorbée au maximum par unité de poids de l'adsorbant

kf et 1/n: constantes de Freundlich

DR : Dubinin- Redushkevich
C.A.S.7440.: charbon actif commerciale
Liste des figures

Liste des Figures

Chapitre II : pollution des eaux par les colorants textiles et procédés de traitement

Figure II.1: Structure chimique du bleu de méthylène 10

Chapitre III : Le procédé d’adsorption


18
Figure III.1 : Le mécanisme d’adsorption

Chapitre IV : Matériels et méthodes

Figure IV.1 : Charbon actif en poudre C.A.S.7440 24


Figure IV.2 : Flacon de BM 25
Figure IV.3 : Structure chimique de BM 25
Figure IV.4 : Spectrophotomètre UV-Visible 26
Figure IV.5: Balayage spéctrophotométrique UV-Visisble de BM 27
Figure IV.6 : Courbe d’étalonnage de BM 28
Figure IV.7 : La centrifugeuse 29
Figure IV.8 : Les échantillons prélevés au cours du temps pour une cinétique 29
d’adsorption de BM sur charbon actif

Chapitre V : Résultats et discussion

Figure V.1: Résultats de l’essai préliminaire 32

Figure V.2: Aspect visuelle des solutions de BM après adsorption sur le C.A.S.7440 33

Figure V.3: Influence de la concentration initiale sur l’adsorption de BM par CA 34

Figure V.4: Influence de la masse d’adsorbant sur l’adsorption de BM sur CA 35

Figure V.5: Vérification des mécanismes diffusionnèlles : modèle de diffusion interne 36


C0=2,5mg/l
Figure V.6: Vérification des mécanismes diffusionnèlles : modèle de diffusion interne 37
C=13mg/l
Figure V.7: Vérification des mécanismes diffusionnèlles : modèle de diffusion interne 37
C=500mg/l
Figure V.8: Vérification des mécanismes diffusionnèlles : modèle de diffusion 38
externe C=2,5mg/l
Figure V.9: Vérification des mécanismes diffusionnèlles : modèle de diffusion 38
externe C=13mg/l
FigureV.10: Vérification des mécanismes diffusionnèlles : modèle de diffusion 39
externe C=500mg/l
Figure V.11: Mise en évidence des mécanismes chimiques : modèle de pseudo 40
premier ordre pour C0=2,5mg/l
Liste des figures

Figure V.12: Mise en évidence des mécanismes chimiques : modèle de pseudo 40


premier ordre pour C0=13mg/l
Figure V.13: Mise en évidence des mécanismes chimiques : modèle de pseudo 40
premier ordre pour C0=500mg/l
Figure V.14: Mise en évidence des mécanismes chimiques : modèle de pseudo 41
second ordre pour C0=2,5mg/l
Figure V.15: Mise en évidence des mécanismes chimiques : modèle de pseudo 42
second ordre pour C0=13mg/l
Figure V.16: Mise en évidence des mécanismes chimiques : modèle de pseudo 42
second ordre pour C0=500mg/l
Figure V.17: isotherme d’adsorption de BM 43
Figure V.18: Modèle de Langmuir 44
Figure V.19: Modèle de Freundlich 44
Liste des tableaux

Liste des tableaux

Chapitre II : pollution des eaux par les colorants textiles et procédés de traitement

Tableau II.2 : Principaux groupements chromophores et auxochromes, classés par 8


intensité croissante

Tableau II.1 : Présentation des différentes activités d’une entreprise textile et les 9
effluents associés

Tableau II.3 : Classification des colorants 10

Tableau II.4 : Evolution de l’Indice de la production industrielle des textiles, bonneterie 11


confection

Tableau II.5 : Valeurs limites du quelques paramètres pour les effluents textile 13

Chapitre IV : Matériels et méthodes

Tableau IV.1: Propriétés physiques de C.A.S 7440 24

Tableau IV.2 : Propriétés physicochimique de BM ………………………………………...25

Chapitre V : Résultats et discussion

Tableau V.1 : Effet du temps de contact sur les cinétiques d’adsorption de BM 33

Tableau V.2 : Effet de la masse sur la cinétique de fixation (C0=3mg/l) 36


Tableau V.3 : Résultats de l’ajustement des données cinétiques au modèle de diffusion 37
interne

Tableau V.4 : Résultats de l’ajustement des données cinétiques au modèle de diffusion 39


externe

Tableau V.5 : Résultats de l’ajustement des données cinétiques au modèle de pseudo 41


premier ordre

Tableau V.6 : Résultats de l’ajustement des données cinétiques au modèle de pseudo 42


second ordre

Tableau V.7: Modélisation d’isotherme d’équilibre 44


Introduction Générale

En Algérie, la croissance de la demande en eau à été multipliée par quatre en


quarante ans, notamment dans le Nord du pays et dans les zones urbaine [1].De gros moyens
ont été mis en œuvre pour mobiliser de nouvelles ressources en eau conventionnelles et non
conventionnelles et pour un bon développement de l’infrastructure hydraulique : barrages,
transferts, stations de dessalement d’eau de mer, stations d’épuration etc.
Suite à cette demande progressive, Il est indispensable de protéger l'eau, de pouvoir
fournir la quantité nécessaire à la consommation domestique et industrielle, de recycler le plus
possible les eaux usées et de limiter les rejets polluants dans le milieu naturel. Toutes ces
préoccupations majeures ont incité les autorités algériennes à établir une réglementation
stricte à cet effet.
Selon la législation algérienne des prescriptions techniques relatives aux rejets
d’effluents liquides industriels, Toutes les installations générant des rejets d’effluents
liquides industriels doivent être conçues, construites et exploitées de manière à ce que leurs
rejets d’effluents liquides industriels ne dépassent pas à la sortie de l’installation les valeurs
limites des rejets et doivent être dotées d’un dispositif de traitement approprié de manière à
limiter la charge de pollution rejetée [2].
L’industrie textile est directement concernée par cette réglementation, Ainsi, elle
contribue aux problèmes de pollution liés à la génération d’une quantité considérable d’eau
usée contenant des colorants résiduels.
Actuellement, dû au faible éventail de technologies de traitement in situ disponibles
pour le traitement d'effluents textiles contenant entre 1 et 10 g/L de DCO, une grande quantité
d'industries textiles ne peuvent traiter les eaux usées correctement. Des solutions simples et
peu coûteuses sont alors fortement exigées pour que ces dernières puissent remplir les
conditions exigées [3].
Il existe plusieurs méthodes physique, chimique et biologique pour traiter et décolorer
des effluents pollué tel que la coagulation, la floculation, la biodégradation, la filtration
membranaire, l’oxydation chimique, l’ozonation, l’échange d’ions, les méthodes
électrochimiques et l’adsorption [4].
La technique de l’adsorption est la méthode la plus favorable pour l’élimination des
colorants, l’adsorption c’est une méthode analytique de choix, très efficace et simple dans son
utilisation [5].

Les charbons actifs, grâce à leur porosité développée et une surface interne élevée,
sont couramment utilisés dans le traitement de l’eau potable, dans le cadre d’opérations de

Introduction générale Page 1


Introduction Générale

purification ou de séparation. L'adsorption sur charbon actif est reconnue comme l'une des
meilleures techniques de traitement des eaux.

Cette étude s’inscrit donc dans le cadre la décoloration, des eaux chargées en colorants
textiles, par l’application du procédé d’adsorption sur charbon actif comme un traitement en
amont dans une industrie textiles afin de limiter les rejets polluants dans le milieu naturel.
Le manuscrit est divisé en une introduction générale, cinq chapitres et une conclusion
générale:

Nous décrivons donc, dans le premier chapitre un constat détaillé sur la


problématique de la pollution des eaux et particulièrement par les colorants textiles,

Le deuxième chapitre expose les procédés de traitement dans le domaine de


dépollution des eaux contaminées par les colorants textiles.

Dans le troisième chapitre de ce mémoire, un concept de base de l’adsorption est


présenté, ainsi que les mécanismes mis en jeu avec une présentation et une description de
différentes formes d’équations des modèles utilisables.
Le quatrième chapitre donne un aperçu sur le colorant étudié, les méthodes et les
démarches expérimentales.
Le cinquième chapitre expose les résultats des manipulations ainsi que
l’interprétation et la discussion.

En conclusion, une synthèse des résultats obtenus est présentée, en insistant sur les
points les plus pertinents rencontrés lors de cette étude, ainsi que les perspectives scientifiques
proposées.

Introduction générale Page 2


Chapitre I : pollution des eaux par les colorants et procédés de traitement

I.1. Introduction
La dégradation des ressources en eau, sous l’effet des rejets d’eaux polluées, peut non
seulement détériorer gravement l’environnement mais aussi entrainer des risques de pénurie,
d’où la nécessité de traiter ces eaux usées avant de les rejeter dans le milieu récepteur [6].

I.2. Définition
Un cours d’eau est considéré comme pollué lorsque la composition ou l’état de ses
eaux sont modifiés dans une mesure telle que celles-ci se prêtent moins facilement à toutes les
utilisations aux quelles elles pourraient servir à leur état naturel ou à certaines d’entre elles.
Toute pollution est une altérations ou modification dans un sens défavorable, d’une ou
plusieurs caractéristique chimique, physique ou biologique de la qualité de cette eau
provoquée par le rejet de produit liquide, solide ou gazeux qui a un effet nocif sur l’Homme et
l’environnement [7].

I.3. Les sources de pollution


Suivant l’origine des substances polluantes, on peut distingués quatre sources de
pollution [7] :
I.3.1. La pollution domestique : Provenant des habitations, elle est en général véhiculée par
le réseau d’assainissement jusqu'à la station d’épuration (si elle existe). La pollution
domestique se caractérise par des germes fécaux, de fortes teneurs en matières organiques, des
sels minéraux (azote, phosphore) et des détergents.

I.3.2. Pollution industrielle : Elles sont très différentes des eaux usées domestiques. Leurs
caractéristiques varient d’une industrie à l’autre. En plus des matières organiques, azotées ou
phosphorées, elles sont chargées en différentes substances chimiques organiques et
métalliques. Selon leur origine industrielle, les effluents provenant des industries textiles et
des tanneries, elles peuvent également contenir: Des acides et des bases et divers produits
chimiques. Avant d’être rejetées dans les réseaux de collecte, les eaux usées industrielles doivent
faire l’objet d’un traitement. Elles ne sont mélangées aux eaux domestiques que lorsqu’elles ne
présentèrent plus de danger pour les réseaux de collecte et ne perturbent pas les fonctionnements des
stations d’épurations [8].

I.3.3. Pollution agricole : L’agriculture est une source de pollution des eaux non négligeable
car elle apporte les engrais et les pesticides. Elle est la cause essentielle des pollutions

Chapitre I Page 3
Chapitre I : pollution des eaux par les colorants et procédés de traitement

diffuses. Les eaux agricoles issues de terres cultivées chargés d’engrais nitratés et phosphatés,
sous une forme ionique ou en quantité telle, qu’ils ne seraient pas finalement retenus par les
sol et assimilés par les plantes, conduisent par ruissellement à un enrichissement en matières
azotées ou phosphorées des nappes les plus superficielles et des eaux des cours d’eau ou des
retenues [6].

I.3.4. Phénomènes naturels : Certains auteurs considèrent que divers phénomènes naturels
sont aussi à l’origine de pollution : par exemple, une éruption volcanique, un épanchement
sous-marin d’hydrocarbures, le contact avec des filons géologiques (métaux lourd), une
source thermominérale …..etc [9].

I.4. Les types de la pollution

I.4.1. Pollution physique : peut être classée en trois types

 pollution mécanique : Elle résulte des décharges de déchets et de particules solides


apportés par les eaux résiduaires industrielles, ainsi que les eaux de ruissellement. Ces
polluants sont soit les éléments grossiers soit du sable ou bien les matières en
suspension [10].
 Pollution thermique : Les eaux rejetées par les usines utilisant un circuit de
refroidissement de certaines installations (centrales thermiques, nucléaires, raffineries,
aciéries..); l'élévation de température qu'elle induit diminue la teneur en oxygène
dissous. Elle accélère la biodégradation et la prolifération des germes. Il se trouve qu'à
charge égale, un accroissement de température favorise les effets néfastes de la
pollution [10].
 Pollution radioactive : La pollution des eaux par des substances radioactive pose un
problème de plus en plus grave, a un effet direct sur les peuplements aquatiques en
raison de la toxicité propre de ses éléments et des propriétés cancérigènes et
mutagènes de ses rayonnements.

I.4.2. Pollution chimique : Elle résulte des rejets chimiques, essentiellement d'origine
industrielle, domestique et agricole. La pollution chimique des eaux est regroupée dans deux
catégories: Organique (hydrocarbures, pesticides, détergents..), Minérale (métaux lourds,
cyanure, azote, phosphore...).
 Pollution organique : C'est les effluents chargés de matières organiques
fermentescibles (biodégradables), fournis par les industries alimentaires et
agroalimentaires (laiteries, abattoirs, sucreries...), et par les effluents domestique

Chapitre I Page 4
Chapitre I : pollution des eaux par les colorants et procédés de traitement

(graisses,...etc.). Les principaux polluants organiques sont les détergents, les pesticides
et les hydrocarbures.
 Pollution minérale : La pollution minérale des eaux peut provoquer le dérèglement
de la croissance végétale ou trouble physiologique chez les animaux. Les principaux
polluants minéraux sont les métaux lourds et les éléments minéraux nutritifs [11].

I.4.3. Pollution microbiologique : Les eaux usées contiennent tous les microorganismes
excrétés avec les matières fécales. Cette flore entérique normale est accompagnée
d'organismes pathogènes. L'ensemble de ces organismes peut être classé en quatre grands
groupes, par ordre croissant de taille: les virus, les bactéries, les protozoaires et les helminthes
[12].

I.5. Impacts de la contamination :

Peuvent être classés comme suit:

I.5.1. Risque sur la santé humaine : Les eaux usées peuvent contenir des pesticides, des
micro-organismes pathogènes (virus, bactéries, parasites), et des éléments toxiques. Ils sont
dangereux pour la santé humaine. L’organisation mondiale de la santé (OMS) considère que
80% des maladies qui affectent la population mondiale sont directement véhiculées par l’eau:
des dizaines, voire des centaines de millions de personnes sont atteintes en permanence de
gastro-entérites, 160 millions de paludisme et 30 millions d’onchocercose [13].

I.5.2. Risque sur l’environnement


 Impacts sur le sol : Ces impacts sont d’importance particulière pour les agriculteurs
puisqu’ils peuvent réduire la productivité, la fertilité et le rendement de leurs terres. Le
sol doit rester à un bon niveau de fertilité, afin de permettre une utilisation durable à
long terme et une agriculture rentable. Les problèmes présents au niveau du sol sont:
la salinisation, l’alcalinité et la réduction de la perméabilité du sol, l’accumulation
d’éléments potentiellement toxiques et l’accumulation de nutriments [14].
 Impacts sur les eaux superficielles : Il arrive que ces déchets soient déversés
directement dans le milieu naturel. La présence excessive de phosphates, favorise le
phénomène d’eutrophisation, c’est-à-dire la prolifération d’algues qui diminue la
qualité d’oxygène contenue dans l’eau et peut provoquer à terme la mort des poissons
et des autres organismes aquatiques qui y vivent. Les métaux lourds comme le
mercure, le chrome et l’arsenic peuvent avoir des effets sur les espèces aquatiques les

Chapitre I Page 5
Chapitre I : pollution des eaux par les colorants et procédés de traitement

plus fragiles. Sous certaines conditions physico-chimiques, certains métaux lourds tels
que le mercure peuvent s’accumuler le long de la chaîne trophique et avoir un impact
sur l’homme. Actuellement, il n’existe pas de filière de valorisation pour les boues
issues de l’assainissement, ainsi que les matières de vidanges de fosses septiques [15].
 Impacts sur les eaux souterraines : Dans certaines conditions, les effets sur les eaux
souterraines sont plus importants que les effets sur le sol. La pollution des eaux
souterraines avec des constitutions de l’eau usée est possible par l’infiltration des ces
dernières [14].

I.6. Les procédés de traitement


I.6.1 Définition de l’épuration
En assainissement, l'épuration constitue le processus visant à rendre aux eaux
résiduaires rejetées la qualité répondant aux exigences du milieu récepteur il s’agit donc
d’éviter une pollution de l’Environnement et non de produire de l'eau potable [16].

I.6.2 Paramètres essentiels pour le choix d'une technologie de traitement des eaux Usées
Les paramètres essentiels qui doivent être pris en compte pour le choix d'une
technologie de traitement doivent tenir compte:
 Des exigences du milieu récepteur.

 Des caractéristiques des eaux usées, (demande biochimique en oxygène, demande


chimique en oxygène, matières en suspension...etc.).

 Des conditions climatiques (température, évaporation, vent, etc.).

 De la disponibilité du site.

 Des conditions économiques (coût de réalisation et d'exploitation).


 Des facilités d'exploitations, de gestion et d'entretien [17].

1.6.3. Types de procédés de traitement

Il existe donc plusieurs procédés différents pouvant être classés en quatre catégories :
traitements physiques, thermiques, biologiques et chimiques. Le plus souvent, un même rejet
est soumis à plusieurs de ces traitements en série [18]. Le détail des procédés est donné en
chapitre 3 où en décrivant spécialement les procédés de traitement des rejets textiles.

Chapitre I Page 6
Chapitre I : pollution des eaux par les colorants et procédés de traitement

I.7. Conclusion
Les résultats de la littérature, présentée dans ce chapitre, montrent que la pollution des
eaux cause une grande perturbation à la chaine alimentaire et représentent surtout un grand
danger pour la santé des êtres humains. En revanche, Les effluents doivent subir un traitement
approprié pour minimiser au maximum l’effet néfaste de ce type de pollution.

Chapitre I Page 7
Chapitre II : Pollution des eaux par les colorants et procédés de traitement

II.1. Introduction

Les colorants sont utilisés dans de nombreux secteurs industriels tels que les teintures du
textile, du papier, du cuir et dans les industries alimentaires et cosmétiques [19]. Les colorants
ont la réputation d’être des substances toxiques et persistantes dans l’environnement [20]; ils
nécessitent des techniques physico-chimiques pour les dégrader.

II.2. Rejets de l’industrie textiles

Les eaux usées industrielles issues de la fabrication des textiles sont généralement
alcalines et ont des charges en DBO et DCO très élevées. Les polluants présents dans les
effluents de l’industrie textile englobent des solides en suspension, des huiles minérales (des
agents anti moussants, de la graisse, des huiles d’ensimage) et des composés organiques. Ainsi
les flots d’effluents produits par les processus de teinture sont généralement chauds, colorés et
peuvent renfermer des concentrations importantes de métaux lourds et des produits toxiques [21].
Les différentes étapes d’une entreprise textile et les effluents associés sont résumés dans le
tableau II.1.

II.3. Les colorants textiles

II.3.1.Définition

Un colorant est défini comme étant un produit capable de teindre une substance d’une
manière durable. Il possède des groupements qui lui confèrent la couleur: appelés chromophores
et des groupements qui permettent sa fixation: auxochromes [22], ces groupements sont
récapitulés dans le tableau II.2.

Tableau II.2 : Principaux groupements chromophores et auxochromes, classés par intensité


croissante [23].
Groupements chromophores Groupements auxochromes
Azo (-N=N-) Amino (-NH2)

Nitroso (-NO ou –N-OH) Méthylamino (-NHCH3)

Carbonyl (=C=O)
Diméthylamino (-N(CH3)2
Vinyl (-C=C-) Hydroxyl (-HO)

Alkoxyl (-OR)
Nitro (-NO2 ou =NO-OH)
Sulphure (>C=S) Groupements donneurs d’électron

Chapitre II Page 8
Chapitre II : Pollution des eaux par les colorants et procédés de traitement

Tableau II.1 : Présentation des différentes activités d’une entreprise textile et les effluents
associés [21].

Activités Rejets associés


Préparation de la laine. Rejets liquides fortement chargés en matières en suspension et matières
organiques
Filature. Aucun rejet liquide (exception pour la filature du lin : rejets équivalents à
ceux provenant de la préparation de la laine).
Tissage/Tricotage. Faible consommation en eau, activité considérée comme peu polluante.

Ennoblissement: Rejets contenant des huiles, des cires, de la soude, des détergents et des
produits auxiliaires.
Prétraitement (désencollage, désensimage,
Les prétraitements représentent 50% de la pollution organique liée à
débouillissage, mercerisage) l’ennoblissement (surtout au niveau du désencollage).
7% du volume des effluents liés à l’ennoblissement

Le blanchiment Eaux de blanchiment (présence d’organochlorés).


69% du volume des effluents liés à l’ennoblissement.
Teinture Essentiellement constitués d’eau, de colorants non fixés (colorants utilisés
souvent insolubles dans l’eau).
12% du volume des effluents liés à l’ennoblissement.
Impression Eaux d’impression : colorants (même type qu’en teinture mais en
concentrations plus importantes), liants, adjuvants (fixation des colorants),
épaississant (pour éviter le coulage de la couleur).
10% du volume des effluents liés à l’ennoblissement.
Apprêts chimiques Eaux de vidange et de nettoyage des machines (produits chimique).
2% du volume des effluents liés à l’ennoblissement. Rejets gazeux.

Chapitre II Page 9
Chapitre II : Pollution des eaux par les colorants et procédés de traitement

II.3.2. Types des colorants


Les colorants peuvent être classés selon une classification chimique ou une classification
tinctoriale. La classification chimique est fonction de la structure chimique du colorant, plus
précisément de la nature de son groupe chromophore [24]. La classification tinctoriale est basée
sur le mode d’utilisation et d’application de la couleur qui dépend à son tour du groupe
auxochrome. Le tableau II.3 regroupe les colorants selon les deux types de classification [25].

Tableau II.3 : Classification des colorants [25].


Classification chimique Classification tinctoriale
-Les colorants anthraquinoniques -Les colorants acides ou anioniques
- Les colorants indigoïdes - Les colorants basiques ou cationiques
- Les colorants xanthènes - Les colorants de cuve
- Les phtalocyanines - Les colorants directs
- Les colorants nitrés et nitrosés - Les colorants à mordants
- Colorants triphénylméthanes - Les colorants réactifs
- Colorant thiazine - Les colorants développés ou azoïques
- Les colorants dispersés

II.4. Bleu de méthylène dans l’industrie textile


Le colorant bleu de méthylène (BM) est un colorant cationique d’indice CI 52015, sa
formule est C16H18N3SCl et sa masse molaire est de 319,85 mol/g. C’est une molécule
organique appartenant à la famille des Xanthines [26]. Ce colorant est choisi comme modèle
représentatif des polluants organiques de taille moyenne. Sa structure chimique est donnée par la
figure II.1.

Figure II.1: Structure chimique du bleu de méthylène

Chapitre II Page 10
Chapitre II : Pollution des eaux par les colorants et procédés de traitement

Il est couramment utilisé comme modèle de contaminant organique en raison de sa structure


moléculaire stable. Dans la réaction de réduction, le B.M se transforme en leuco méthylène
incolore, due à la perte du doublet libre de l’azote et introduction d’un atome d’hydrogène. Le
B.M sous sa forme incolore est :

BMH + 1/2 O2 ⇔ BM+ + OH-

Le bleu de méthylène est le colorant le plus couramment utilisé dans la teinture du coton,
du bois et de la soie. Il peut provoquer des brûlures oculaires responsables de blessures
permanentes aux yeux de l’homme et des animaux. Son inhalation peut donner lieu à des
difficultés respiratoires, entrainer des cas d’anémie après une absorption prolongée et son
ingestion par la bouche produit une sensation de brûlure, provoque des nausées, des
vomissements, transpiration et sueurs froides abondantes [27].
Il est aussi toxique pour les algues et les petits crustacés à partir des concentrations de 0,1
mg/l et 2 mg/l respectivement [28].

II.5. Statistiques de l’industrie textiles en Algérie [29].


Après un fléchissement, quoique modéré, de 0,3% enregistré en 2014, l’industrie du
textile et de la confection s’est remarquablement redressée pour afficher une augmentation
substantielle de 10,6% en 2015. Les biens intermédiaires observent un relèvement de 13,3% par
rapport à l’année 2014 qui s’est caractérisée par une baisse de 10,4%.

Tableau II.4 : Evolution de l’Indice de la production industrielle des textiles, bonneterie et


confection
Indices Variations T.U.C.*
Code Intitulé / 2013 2014 2015 2013/ 2014/ 2015/ 2013 2014 2015
Nomencl Agrégation 2012 2013 2014
NSA 11 Ind. Text. 12.7 12.6 14 4.3 -0.3 10.6 35.9 33.4 36.1
Bonn.Confection
NAPR Fab. Biens 12.4 11.1 12.6 6.2 -10.4 13.3 57.2 50.4 56.7
64 Interm. En
Textile
NAPR Fab. Biens Cons. 13.6 17.4 18.4 -0.8 28.6 5.4 17.1 18.2 21.4
65 en Textile

Chapitre II Page 11
Chapitre II : Pollution des eaux par les colorants et procédés de traitement

Par ailleurs des taux remarquables sont relevés pour les quatre trimestres de l’année avec
une variation record de +28,8% au deuxième trimestre.
La fabrication des biens de consommation affiche également une croissance de 5,4%,
néanmoins, de moindre ampleur que celle enregistrée en 2014 (+28,6%). Des évolutions
substantielles marquent les deux premiers trimestres avec des taux respectifs de +23,3% et
+44,0%. En revanche, les deux derniers se caractérisent par des baisses assez sensibles,
respectivement -15,6% et -13,4%. Le taux d’utilisation des capacités de production dans
l’industrie textile et de la confection observe un gain de 2,7 points. Ce dernier passe de 33,4% en
2014 à 36,1% en 2015. Celui-ci touche autant les biens intermédiaires et passe respectivement de
50,4% à 56,7%, enregistrant un gain de 6,3 points que les biens de consommations passant de
18,2% à 21,4% avec un gain de 3,2 points.

II.6.Nécessité de traitement des effluents textiles :

Au cours des différentes étapes de teinture, des quantités plus ou moins Importantes de
colorants sont perdues par manque d’affinité avec les surfaces à teindre ou à colorer. Ces rejets
organiques sont toxiques et nécessitent une technique de dépollution adaptée [30].L’affinité entre
le textile et les colorants varie selon la structure chimique des colorants et le type des fibres sur
lesquelles ils sont appliqués.
Le traitement des rejets textiles, compte tenu de leur hétérogénéité de composition,
conduira toujours à la conception d’une chaîne de traitement assurant l’élimination des différents
polluants par étapes successives [30].

II.7.Législation relatives aux rejets d’effluents textiles :


Vus le grand danger que pose l’industrie textile et l’utilisation des colorants dans notre vie
quotidienne sur l’environnement et notre santé, l’Algérie est comme tous les pays européens a
mis une réglementation stricte N°06-141 sur les rejets des effluents textiles dans le milieu
hydrique (Tableau II.5) [31].

Chapitre II Page 12
Chapitre II : Pollution des eaux par les colorants et procédés de traitement

Tableau II.5 : Valeurs limites du quelques paramètres pour les effluents textile [31].
Paramètres Valeur limite
T (C°) 30
pH 6.5-8.5
DBO5 (mg/l) 150
DCO (mg/l) 250
Matières décantables (mg/l) 0.4
Matières non dissoutes (mg/l) 30
Oxydabilité (mg/l) 100
Permanganate (mg/l) 20

II.8. Procédés de traitement des rejets textiles :


Le traitement des rejets textiles, compte tenu de leur hétérogénéité de composition,
conduira toujours à la conception d'une chaîne de traitement assurant l'élimination des différents
polluants par étapes successives. La première étape consiste à éliminer la pollution insoluble par
l'intermédiaire de prétraitements (dégrillage, dessablage, déshuilage…etc.) et/ou de traitements
physiques ou physico-chimiques assurant une séparation solide -liquide [32]. Les techniques de
dépollution intervenant le plus couramment en deuxième étape dans les industries textiles se
divisent en deux catégories [33]:

II.8.1. Traitement Physicochimique : qui comprend [33] :


 Les méthodes de précipitation (coagulation, floculation, sédimentation),
 L'adsorption,
 L'osmose inverse, filtration,
 L'incinération.
 L’oxydation classique (oxygène, ozone, oxydants tels que NaOCl, H2O2),
 La réduction par (Na2S2O4),
 La méthode complexons-métrique,
 L’échangeuse d’ions,
 Les procédés d’oxydation avancée (POA) (H2O2/UV, O3/UV, TiO2/UV, H2O2/Fe2+).

II.8.1.1.Adsorption sur charbon actif et autres matériaux :

L’adsorption est un procédé d’élimination des polluants organiques tels que les colorants
textiles présents dans des effluents liquides des rejets textiles. Plusieurs modèles théoriques ont
été élaborés pour décrire les mécanismes de ces phénomènes. Par ce procédé, le polluant est

Chapitre II Page 13
Chapitre II : Pollution des eaux par les colorants et procédés de traitement

transféré de la phase fluide vers la surface du solide. Même avec le charbon actif considéré
comme l’un des adsorbants les plus efficaces, ce mode de traitement reste très limité pour
l’élimination de tous les colorants du fait de la cherté du charbon actif. Seuls les cationiques,
colorant à mordant, dispersés ou dits de cuve et réactifs sont éliminés par cette technique [30].

II.8.1.2.Filtration sur membrane :


Dans ce procédé, les polluants sont retenus par une membrane semi-perméable dont le
diamètre des pores est inférieur à celui des molécules à éliminer. Cette technique est largement
utilisée dans le dessalement de l’eau de mer. Selon la qualité de l’eau désirée, on distingue la
microfiltration, l’ultrafiltration ou la nano-filtration ou encore l’osmose inverse [30].
La nano-filtration s’applique surtout au traitement des bains de teinture de colorants
réactifs en agissant comme un filtre moléculaire tandis que la microfiltration retient les matériaux
colloïdaux tels que les colorants dispersés ou de cuve grâce à une «membrane écran».
L’ultrafiltration ne s’applique qu’à la réduction de la DCO et des solides en suspension, et ne se
montre réellement efficace qu’en combinaison avec la coagulation/floculation [34].

II.8.1.3. Coagulation–Floculation :

Sous le terme de coagulation floculation, on entend tous les processus physicochimiques


par les quels des particules colloïdales ou des solides en fine suspension sont transformés par des
floculant chimiques en espèces plus visibles et séparables (les flocs). Les flocs formés sont
ensuite séparés par décantation et filtration puis évacués. Les coagulants inorganiques tels que
l’alun (sulfate d’Aluminium) donnent les résultats les plus satisfaisants pour la décoloration des
effluents textiles contenant des colorants dispersés, de cuve et soufrés, mais sont totalement
inefficaces pour les colorants réactifs, azoïques, acides et basiques. Par ailleurs, la coagulation –
floculation ne peut être utilisée pour les colorants fortement solubles dans l’eau et d’importantes
quantités de boue sont formées avec ce procédé: leur régénération ou réutilisation reste la seule
issue mais demande des investissements supplémentaires [34]. Plusieurs travaux relatifs au
traitement des rejets liquides des teintureries textiles contenant des colorants azoïques sulfonés
ont été publiés. Les procédés employés pour leur élimination font généralement appel aux
techniques de floculation, coagulation [30].

II.8.1.4.Oxydation chimique :
Les techniques d’oxydation chimiques sont généralement appliquées pour le traitement
des composés organiques dangereux présents en faibles concentrations, en prétraitement avant les
procédés biologiques pour diminuer la charge polluante, pour le traitement d’eaux usées chargées

Chapitre II Page 14
Chapitre II : Pollution des eaux par les colorants et procédés de traitement

de constituants résistants aux méthodes de biodégradation, en post-traitement pour réduire la


toxicité aquatique. Les deux réactifs les plus souvent cités pour ce type de traitement sont l’eau
oxygéné H2O2 et le Chlore.
Le peroxyde d’hydrogène est un oxydant fort et son application pour le traitement des
polluants organiques et inorganiques est bien établie. Mais l’oxydation seule par H2O2 n’est pas
suffisamment efficace pour de fortes concentrations en colorant [30].

II.8.2. Traitement biologique : Et qui compte [32]:

 Le traitement aérobie,
 Le traitement anaérobie.

La présence dans les eaux ou dans le sol, de polluants organiques a toujours existé, leur
élimination par des microorganismes constitue le moyen biologique que la nature utilisé pour
l’épuration des milieux naturels. Ces procédés biologiques se produisent selon deux modes:
traitements en aérobie (ils sont effectués en présence de l’oxygène) et traitement en anaérobie
(dans ce cas les microorganismes dégradent la matière organique en absence de l’oxygène) [30].

II.9. Conclusion :
Dans ce chapitre, nous avons essayé de faire une synthèse bibliographique sur les
colorants, les méthodes de traitement des eaux chargées par des polluants organiques et plus
précisément, les colorants de textile. Ces données bibliographiques mettent en évidence la
nécessité de la dépollution de ces eaux usées. Et plus précisément l’adsorption sur charbon actif
qui grâce à son grand pouvoir adsorbant est considéré un moyen très efficace en ce qui concerne
le traitement des eaux colorées. Un constat détaillé sur le procédé d’adsorption est donné en
chapitre suivant.

Chapitre II Page 15
Chapitre III : Le procédé d’adsorption

III.1. Introduction

Aujourd'hui, le phénomène d'adsorption est devenu un outil incontournable pour la


purification et la séparation des substances indésirables. Le terme adsorption a été proposé
pour la première fois par Kayser en 1881 pour différencier entre une condensation de gaz à la
surface et une adsorption de gaz, processus dans lequel les molécules de gaz pénètrent dans la
masse [35].

III.2. Définition de l’adsorption


Le procédé d'adsorption, un phénomène de surface, est l’une des méthodes les plus
largement utilisées pour l’élimination des polluants. Simple, peu coûteux (par rapport à
d'autres procédés de séparation), et sans formation de boue, ce procédé fournit une alternative
intéressante pour le traitement des eaux contaminées [36]. D'une manière générale,
l'adsorption est un procédé de séparation par lequel certains composants d'une phase liquide
sont fixés à la surface d'un adsorbant solide par des liaisons chimiques ou physiques.
L’adsorption peut être classée comme physique ou chimique en fonction de la nature des
forces mises en jeu [37].

III.3. Type d’adsorption

III.3.1 L’adsorption chimique (ou chimio-sorption)

La chimie-sorption est un phénomène d’adsorption qui met en jeu une ou plusieurs


liaisons Chimiques covalentes ou ioniques entre l’adsorbat et l’adsorbant. La chimie-sorption
est généralement irréversible, produisant une modification des molécules adsorbées. Ces
dernières ne peuvent pas être accumulées sur plus d’une monocouche. Par ce type
d’adsorption, les molécules sont directement liées au solide [38]. La chaleur d’adsorption
relativement élevée est comprise entre 20 et 200 Kcal/mol [39].

III.3.2 L’adsorption physique (ou physio-sorption)

L’adsorption physique se produit à des températures basses. Les molécules


s’adsorbent sur plusieurs couches (multicouches) avec des chaleurs d’adsorption souvent
inférieures à 20 kcal/mol [38]. Les interactions entre les molécules du soluté (adsorbat) et la
surface du solide (adsorbant) sont assurées par des forces électrostatiques type dipôles, liaison
hydrogène ou Van der Waals (La liaison physique est plus faible) [40]. La physisorption est
rapide et réversible.

Chapitre III Page 16


Chapitre III : Le procédé d’adsorption

III.4. L’adsorption sur charbon actif


Les charbons actifs qui sont employés comme adsorbants, ne sont pas utilisé pour
enlever seulement les différents types de colorants [41,42,37,43,44, 45] mais sont également
employé pour enlever d'autres polluants organiques et inorganiques tels que les ions en métal
[46,47, 48], les phénols [43,44, 45], les hydrocarbures chlorés [49], les substances humiques
[50], les composés organiques qui causent le goût et l'odeur [51,52]…etc.
Il est bien connu que l'adsorption par le charbon actif est une méthode efficace et
commercialement applicable pour enlever la couleur et d'autres polluants des pertes de
textile.

III.5. Cinétique d’adsorption

Afin de déterminer le temps nécessaire pour atteindre l’équilibre d’adsorption, l’étude


cinétique est indispensable [53]. L’étude de la cinétique d’adsorption repose sur la
détermination des concentrations des substances étudiées dans une phase liquide en fonction
du temps. L’étude cinétique des processus d’adsorption fournit des informations relatives au
mécanisme d’adsorption et sur le mode de transfert des solutés de la phase liquide à la phase
solide. A l’instar des équilibres d’adsorption, la cinétique d’adsorption d’un matériau peut être
modélisée. A cet effet, la littérature rapporte un certain nombre de modèles cinétiques
d’adsorption.

III.6. Le mécanisme d'adsorption d’un colorant


L’adsorption est un processus, largement répondu pour l’élimination d’un colorant a
également une applicabilité large dans le traitement des eaux résiduaires [41,42]. La
séparation par adsorption est basée sur une adsorption sélective (thermodynamique et /ou
cinétique) des polluants (appelés adsorbat) par un adsorbant, grâce à des interactions
spécifiques entre la surface du matériau et les produits adsorbés : c’est un simple transfert de
masse à partir de la phase liquide vers la surface du solide, ce processus s’opère en plusieurs
étapes (figure II.1):

 Diffusion externe (étape 1): correspond au transfert du soluté (un colorant) du sein de
la solution à la surface externe des grains. Le transfert de la matière externe dépend
des conditions hydrodynamiques de l’écoulement d’un fluide dans un lit adsorbant.
 Diffusion interne (étape 2) : les particules de fluide pénètrent à l’intérieur des pores.
Elle dépend de gradient de concentration du soluté. Diffusion de la surface au contact
des sites actifs, elle correspond à la fixation des molécules sur la surface des pores.

Chapitre III Page 17


Chapitre III : Le procédé d’adsorption

 L’adsorption (étape 3): et la désorption entre l'adsorbat et les sites actifs, c'est-à-dire
l'action de masse.

Figure III. 1.Le mécanisme d’adsorption [54].

III.7.Modélisation des cinétiques d’adsorption

Dans les dernières décennies, plusieurs modèles mathématiques ont été proposés pour
décrire les données d'adsorption :
III.7.1.Modèles des mécanismes physique
 Modèle de diffusion dans le film liquide : L'équation est donnée dans [55] par

Ln (1-F) = - Kfd t (Eq III.1)


F : la fraction partiel à l'équilibre F = (qt/qe)
kfd: la constante de vitesse.
kfd est obtenu en traçant −ln (1−F) en fonction de t, si la courbe est une droite le
processus d'adsorption est commandé par diffusion dans le film liquide.

 Modèle de Weber et Morris : L'équation de Weber et Morris [56] permet la


détermination de la vitesse de diffusion dans les pores en utilisant l'équation suivante :

q = kd . t½ + Cd (Eq III.2)

Chapitre III Page 18


Chapitre III : Le procédé d’adsorption

Avec
Kd : Constante de vitesse de diffusion dans les pores (mg/g min 1/2)
Cd : ordonné à l’origine (mg/g)
Si q = f (t½) est une droite, la pente de cette droite sera égale à Kd.

III.7.2.Modèles des mécanismes chimiques


 Modèle de Lagergren
L’équation de Lagergren [57] est une expression de pseudo-premier ordre pour l’adsorption
dans un système liquide-solide. Elle est représentée de la manière suivante :

k1(qe-q) (Eq III.3)

L’intégration de l’équation (III.1) pour les conditions aux limites q = 0 à t = 0 donne :

Ln =k1.t (Eq III.4)


k1 : constante de vitesse d'adsorption (1/min)
q : quantité adsorbée à l’instant t (mg/g)
qe: quantité adsorbée à l’équilibre (mg/g)
t : temps (min).
En traçant ln [(qe-q)/qe] en fonction du temps t, on peut déterminer la constante de
vitesse d’adsorption k1.

 Modèle de Blanchard
La cinétique de sorption peut être analysée par l'expression de Blanchard [58] (de pseudo-
second ordre) linéarisée par Ho [59] :

t/q= 1/k2 qe2 + t/qe (Eq III.5)

K2 : constante de vitesse de pseudo second ordre (g /mg min).

La constante de vitesse de pseudo-second ordre est utilisée pour calculer la vitesse


initiale de sorption h (mg/g min) en utilisant l’équation suivante :

h = k2 qe2 (Eq III.6)

Chapitre III Page 19


Chapitre III : Le procédé d’adsorption

III.8.Etude d’équilibre d’adsorption

III.8.1.Isothermes d’adsorption

Tous les systèmes adsorbant/adsorbât ne se comportent pas de la même manière. Les


phénomènes d’adsorption sont souvent abordés par leur comportement isotherme. Les courbes
isothermes décrivent la relation existante à l’équilibre d’adsorption entre la quantité adsorbée
et la concentration en soluté dans un solvant donné à une température constante [60].

III.8.2.Modélisation des isothermes d’adsorption

Dans un système solide-liquide, l'adsorption est le résultat d'un déplacement (un


transfert) des molécules de solutés présentes dans la solution, suivi de leur accumulation à la
surface du solide [61].La masse de soluté adsorbé se mesure par la relation: [62]

X = (C0 – Ce) V (III.7)

X:masse de soluté adsorbée (mg).

C0:concentration initiale en soluté dans la solution (mg/l).


Ce: concentration à l’équilibre (finale) dans la solution (mg/l).
V:volume de solution (l).
La quantité adsorbée (qe: mg/g) est donnée par la relation suivante :


qe = V (III.8)

Avec : m est la masse d’adsorbant (g).

Il existe une multitude de modèles dans la littérature, citons par exemple, le modèle de
Langmuir, de Freundlich, Dubinin- Redushkevich(DR) et Timkin.

 Le modèle de Langmuir : Le physicien américain Irving Langmuir (1881-1957)


élabore un modèle d’isotherme basé sur quatre hypothèses:

● L’adsorption est réversible, donc essentiellement physique, et conduit à un


équilibre dynamique entre l’espèce libre et les sites occupés.
● Tous les sites d’adsorption sont équivalents.
● L’aptitude d’une molécule à s’adsorber sur un site donné est indépendante de
l’occupation des sites voisins.

Chapitre III Page 20


Chapitre III : Le procédé d’adsorption

● La surface du solide est uniforme, c’est-à-dire parfaitement plate à l’échelle


microscopique [62,63].

D’après Langmuir, Le phénomène d’adsorption est considéré comme un processus


dynamique. Il résulte de l’équilibre entre deux phénomènes inverses : l’adsorption et la
désorption du soluté.

L’équation de Langmuir est donnée par [64].

(III.9)

Avec : qe : quantité de soluté adsorbée par unité de masse d’adsorbant à l’équilibre


(mg/g ou m mol/g).
x: masse adsorbée à l’équilibre (mg).
m: masse d’adsorbant (g).
qm: quantité nécessaire pour couvrir la surface d’un gramme d’adsorbant d’une couche
mon moléculaires de soluté ou c’est la capacité théorique maximale d’adsorption
(mg/g).

b = constante de Langmuir et b= (III.10)

 Modèle de Freundlich : L’isotherme de Freundlich est donnée par l’équation :

qe = Kf. (Ce) 1/n (III.11)

Tel que:
Kf et n : constantes caractéristiques. Kf (mg/g) : peut être prise comme capacité
relative d’adsorption. 1/n : indique l’intensité de la réaction ou l’hétérogénéité de la
surface.
Selon Freundlich, cette équation admet les hypothèses suivantes:
● Adsorption en multicouche.
● Site d’adsorption énergétiquement hétérogène.
● Pas de capacité maximale d’adsorption.
● Interaction adsorbant- adsorbat prise en compte.
● Limitation en milieu dilué; le modèle n’est utilisable que dans le domaine des
faibles concentrations.

Chapitre III Page 21


Chapitre III : Le procédé d’adsorption

● Les sites d’absorption les plus forts vont être occupés les premiers et la force
de liaison diminue avec l’augmentation du degré d’occupation de sites.

La forme de l’isotherme dépendra de la valeur de 1/n qui représente l’intensité


d’adsorption et pourra donner des informations capitales quant aux mécanismes
régissant l’adsorption du composé sur l’adsorbant. Selon la valeur de 1/n, on distingue
les différents cas suivants :
● 1/n=1 l’isotherme est linéaire de type C.
● 1/n >1 l’isotherme est convexe de type S.
● 1/n<1 l’isotherme est concave de type L. (ou de type H pour des valeurs
plus faibles, H est un cas extrême du type L) [65].

 Modèle de Dubinin-Redushkevich (DR) : Les données d'adsorption en phase liquide


peuvent également être analysées par l'équation de Dubinin-Radushkevich (D-R), En
dérivant cette équation pour l'adsorption en phase liquide, la quantité adsorbée
correspondant à la concentration en adsorbant est supposée obéir à une fonction
gaussienne du potentiel de Polanyi ε [63] L'isotherme de D-R est plus générale que
l'isotherme de Langmuir, car elle ne suppose pas une surface homogène ou un
potentiel constant d’adsorption. L’équation de D-R est donnée par [64]:
qe = qm. exp(-βε² ) (III.12)

Avec ε =RT ln (1+ ) (III.13)

Tels que : qm (mg. g-1) est la quantité maximale adsorbée par unité de masse de
l'adsorbant, ε potentiel de polanyi, R: constante des gaz parfaits (8.314 J. mol-1.k-1), T:
température (°K) absolue et β: est le coefficient d’affinité, c’est une constante liée à
l’énergie d’adsorption par la relation:

E= (III.14)

L’énergie d’adsorption c’est l’énergie nécessaire pour transférer une mole d’adsorbat
d’un point infini dans la solution vers la surface de solide [66]. L’énergie d’adsorption
est largement utilisée pour l’estimation du type d’adsorption.

Chapitre III Page 22


Chapitre III : Le procédé d’adsorption

Une énergie d’adsorption inférieure à < 8 kJ.mol-1 signifie que l’adsorption est de type
physique. Une énergie comprise entre 8 et16 kJ.mol-1 indique un échange chimique
d’ion. Si cette énergie d’activation est supérieure à 40 kJ.mol-1, l’adsorption est
chimique [64].

 Modèle de Temkin : L’isotherme de Temkin suppose que la décroissance de la


chaleur d’adsorption avec le taux de recouvrement est linéaire plutôt que
logarithmique (comme dans l'équation de Freundlich). [64,61]. L’équation de Temkin
est donnée comme suit:

qₑ = ln(A.Cₑ) (III.15)

Le modèle d'isotherme de Temkin est généralement appliqué sous la forme :

qₑ = B lnA+B lnCₑ (III.16)

Tel que B= (III.17)

qₑ(mg /g) et Ce (mg/l) sont respectivement la quantité adsorbée à l'équilibre et la


concentration d'équilibre. En outre, T est la température absolue en °K et R la
constante des gaz parfaits:(8.314 j.mol-1. K-1). La constante B est lié à la chaleur
d'adsorption. b (j/mol) est la constante de l’isotherme de Temkin, elle représente la
variation de l’énergie d’adsorption. A est l’absorbance de la solution à la longueur
d’onde.

III.9. Conclusion

Au cours de ce chapitre, il nous a été possible de définir l’adsorption comme étant


essentiellement une réaction de surface et de différencier entre la physisorption et la
chimisorption. Parmi les adsorbants les plus répandus, on trouve les charbons actifs, Leur
propriété adsorbante et leur capacité d’échange de cations sont reconnues depuis longtemps.

Chapitre III Page 23


Chapitre IV : matériels et méthodes

IV.1.Introduction

Au cours de ce chapitre, nous exposons comme adsorbant le charbon actif, comme


adsorbat le bleu de méthylène et leurs propriétés physico-chimiques.

IV.2. Adsorbant commerciale : C.A.S.7440


L’adsorbant utilisé est du charbon actif C.A.S.7440 commercialisé par la société
BIOCHEM Chemopharma sous forme de poudre pur (figure IV.1). Les principales grandeurs
caractérisant le C.A.S.7440 sont regroupées dans le tableau IV.1.

Figure IV.1. Charbon actif en poudre C.A.S.7440.

Tableau IV.1: Propriétés physiques de C.A.S 7440

pH 6,20
Solubilité dans H20 1,04
Diamètre des grains % 75
Indice d’iode 750-800 mg/g
Masse molaire 12,01

IV.3 .L’adsorbat : Colorant d’étude


Le bleu de méthyléne ou chlorure de méthylthioninium, C'est un solide cristallisé inodore
soluble dans l'eau (figure IV.2) et, dans une moindre mesure, dans l'éthanol. Le tableau IV.2
regroupe les principales caractéristiques de ce colorant et la figure IV.3 illustre ca structure
chimique [67]:

Chapitre IV Page 24
Chapitre IV : matériels et méthodes

Tableau IV.2 : Propriétés physicochimique de BM

Bleu de méthyléne Caractéristiques


Formule brute C16H18ClN3S
Masse molaire 319,85 g/mol
Solibilité à 20˚ 40 g·L-1
T˚ de fusion se décompose par chauffage au-delà de 190 °C
Aspect Poudre de couleur vert foncé
PH 5,28-5,34

Figure IV.2.Flacon de BM Figure IV.3.Structure chimique de BM

IV.4.Protocole analytique
IV.4.1. La spectrophotométrie UV-visible [68]

La spectrophotométrie UV-visible est une méthode de caractérisation basée sur la


mesure de la densité optique d’un milieu à une longueur d’onde donnée. Un spectre
d’absorption est obtenu lorsque les variations de la densité optique sont représentées en
fonction des longueurs d’onde. Les mesures sont effectuées par un spectrophotomètre .
La technique de spectrophotométrie permet de réaliser des dosages grâce à la loi de
Beer-Lambert qui montre une relation de proportionnalité entre l'absorbance et la
concentration donnée par l’équation (Eq IV.1) :

(Eq IV.1)

Chapitre IV Page 25
Chapitre IV : matériels et méthodes

Cette loi relie l’absorption (A) à une longueur d’onde donnée λ, à la concentration C
des molécules qui absorbent. Avec :

 A : absorbance (sans unité).


 I : intensité de la lumière transmise.
 I0 : intensité de la lumière incidente.
 L : épaisseur de la cuve (généralement égale à 1cm).
 ε : coefficient d’extinction molaire (l/mol/cm).
 C : concentration molaire (mol/l).

Le dosage de BM est effectué par spectrophotométrie à l’aide d’un spectrophotomètre


UV-visible de marque UV 6305(JENWAY) à la longueur d’onde 664nm figure (figure IV.4).

Figure IV.4.Spectrophotomètre UV-Visible

IV.4.2.Balayage de BM par la spectrophotométrie UV-visible

Les deux grandeurs caractéristiques d'une molécule en spectroscopie UV-visible


sont : (i) sa longueur d'onde d'absorption maximale (λmax) et son coefficient d'absorption (f).

La longueur d’onde maximale a été déterminée suite à un balayage spectral de


l’échantillon. Elle correspond à l’absorbance maximale. Les résultats du balayage sont donnés
sur la Figure IV.5.

Chapitre IV Page 26
Chapitre IV : matériels et méthodes

Figure IV.5. Balayage spéctrophotométrique UV-Visisble de BM

D’après ce balayage on remarque que la longueur d’onde maximale de bleu de méthylène qui
correspondait au pic le plus élevé est λ=664nm.

IV.4.3.La courbe d’étalonnage :

La courbe d’étalonnage, illustrée par la figure IV.6, a été préalablement réalisée dans
le but de convertir les absorbances obtenues en concentrations et de pouvoir ainsi faire le
suivi cinétique de la dégradation du polluant étudié le Blue de Méthylène. Cela par mesure de
l’absorbance de différentes solutions préparées à des concentrations de 0,5ppm, 1ppm,
1,8ppm, 2,5ppm, et 3ppm.

Les faibles concentrations en BM (≤10-3 mol.l-1) font que la loi de Beer-Lambert est
vérifiée avec un coefficient de régression élevé (R²=0.993), ce qui permet de relier la
concentration de la BM à son absorbance. La quantification de cette dernière est alors
représentée par l’équation IV.1.
Par identification des résultats obtenus avec la loi de Beer-Lambert, la valeur du
coefficient d’extinction relatif à ce polluant est de 0,496 (l/mg.cm).

Chapitre IV Page 27
Chapitre IV : matériels et méthodes

3,5
Concentration
3 (mg/l)

2,5

2 y = 2,016x
R² = 0,993
1,5

0,5
Absorbance
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6

Figure IV.6.Courbe d’étalonnage de BM

IV.4.3.1.Cas de fortes concentrations :

Pour les concentrations de la solution à doser dépassant les 5ppm, la lecture de


l’absorbance devient impossible, il est donc nécessaire d’effectuer une dilution.
La concentration sera alors exprimée en fonction d’un facteur de dilution selon l’équation
suivante :

(Eq IV.2)

Où :
A : Absorbance (sans unité).
C : Concentration massique (mg/l).
ε : Coefficient d’extinction massique (l/mg/cm).
l: Epaisseur de la cuve (généralement égale à 1cm).
F : Facteur de dilution.

IV.4.4.La centrifugeuse
La centrifugation que nous avons utilisée est un procédé de séparation des composés d'un
mélange en fonction de leur différence de densité en les soumettant à une force centrifuge.
L'appareil utilisé est une machine tournante à grande vitesse appelée centrifugeuse, les
solutions sont centrifugé à vitesse de 3000 RPM (figure IV.7).

Chapitre IV Page 28
Chapitre IV : matériels et méthodes

Figure IV.7.La centrifugeuse

IV.5.Obtention des cinétiques


Toutes les cinétiques d’adsorption sont réalisées suivant un même protocole expérimental.
Dans un bécher disposé sur un agitateur statique, on introduit un litre d’eau distillé contenant
le bleu de méthylène à une température de 20°C, à une concentration connue puis on ajoute la
dose optimal de l’adsorbant C.A.S 7440 à t=0 à la solution de BM. Les prélèvements
effectués au cours du temps sont centrifugés pendant 4 minutes (temps optimisé après
plusieurs essais de centrifugation) et analysés par spectrophotométrie figure (IV.7).

Figure IV.8 : Les échantillons prélevés au cours du temps pour une cinétique
d’adsorption de BM sur charbon actif.

Le temps d’agitation nécessaire pour obtenir l’équilibre est inférieur ou égal à 2 heures
dans le cas des fortes concentrations de BM, la capacité de fixation est calculée en fonction du
temps en appliquant la relation suivante :
qt = (C0 – Ct) * (V/m) (Eq IV.3)

Chapitre IV Page 29
Chapitre IV : matériels et méthodes

Avec :
C0 et Ct : sont les concentrations résiduelles en BM initiale et instantanée respectivement ;
V : est le volume de la solution et
m : est la dose en adsorbant C.A.S 7440.

IV.6.Etude paramétrique

L’étude des cinétiques d’adsorption de BM sur C.A.S 7440 nous permet de déterminer
la quantité adsorbée de BM à différents temps de contact. L'influence de certaines conditions
opératoires, qui peuvent intervenir dans le phénomène de la rétention, a été examinée. Les
paramètres étudiés sont :

 La masse de l’adsorbant.
 La concentration initiale de la solution.
 Le temps de contact.

IV.7.Obtention d’isothermes d’adsorption


Tracer une isotherme d’adsorption d’un liquide sur un solide, nécessite la détermination
de la quantité de soluté adsorbé en fonction de la concentration du soluté dans la solution à
l’équilibre à une température donnée.
Les essais d’isotherme d’équilibre sont réalisés en réacteur batch dans une série
d’erlens de 200ml de volume à une température ambiante pour des concentrations en BM
allant de 2 à 13 mg/l. Ses erlens sont mis sous agitation de 400tr/min sur une plaque
multiposte de marque (STEM.Stirrer) durant un temps de contact suffisant pour atteindre
l’équilibre. Le rapport solide/liquide est fixé pour l’ensemble des expériences à 1g/L. les
concentrations résiduelles en équilibre sont déterminées après centrifugation, par la méthode
spectrophotométrique.

IV.8.Modélisation :
IV.8.1.Modélisation des cinétiques d’adsorption
Plusieurs modèles sont utilisés pour analyser les cinétiques d’adsorption. Nous avons
adopté quatre modèles de cinétique :

 Modèle de pseudo premier ordre.


 Modèle de la cinétique du deuxième ordre.
 Modèle de Weber  Morris.
 Modèle de Sphan  Schlunder.

Chapitre IV Page 30
Chapitre IV : matériels et méthodes

IV.8.2.Modélisation de l’isotherme d’adsorption


L’exploitation de l’isotherme d’adsorption est décrite par les lois de Freundlich et de
Langmuir.

 Isotherme de Freundlich :
qe = Kf . Ce n (Eq IV.4)
Avec :
qe : quantité du soluté adsorbée par unité de masse de l’adsorbant à l’équilibre.
Kf : constante de Freundlich associée à la capacité d’adsorption.
n : paramètre énergétique de Freundlich, c-à-d l’affinité du soluté vis-à-vis de l’adsorbant.
Ce : concentration de l’adsorbat à l’équilibre dans la phase liquide.

 Isotherme de Langmuir :

(Eq IV.5)

Avec :
qm : représente la capacité maximale d’adsorption.
KL : constante d’équilibre, égale au rapport des vitesses d’adsorption et de désorption.

IV.9.Conclusion
Ce chapitre nous a permis d’exposer les principales méthodes analytiques adoptées au
cours de notre travail. Les caractéristiques du bleu de méthylène testé, De même, nous avons
présenté les principales caractéristiques du charbon actif.
Les diverses méthodes de dosage du bleu de méthylène apparaissent également dans ce
Chapitre.

Chapitre IV Page 31
Chapitre V : résultats et discussion

V.1. Introduction

Dans le présent chapitre, sont présentées les cinétiques d’adsorption de BM sur le


charbon actif commerciale C.A.S.7440. L’influence de quelques paramètres opératoire sur les
cinétiques d’adsorption est examinée. L’étude des mécanismes est mise en jeu également via
une modélisation.

V .2. Essai préliminaire

L’essai préliminaire à pour but de mettre en évidence l’efficacité du charbon pour une
éventuelle élimination de soluté BM d’une solution aqueuse et la détermination du temps
d’équilibre.
Pour cela deux solutions en BM à une concentration de 2,5 et 13mg/l sont mise en
contact avec une masse de 1g de charbon actif, l’ensemble est soumis à une agitation pour un
temps suffisant jusqu’au atteindre l’équilibre. Les résultats de l’essai sont illustrés par la
figure (V.1).

Figure V.1.Résultats de l’essai préliminaire

Nous remarquons une diminution de la concentration résiduelle en solution au cours


de l’adsorption jusqu’à l’élimination totale. Le charbon actif C.A.S.7440 possède un bon
pouvoir adsorbant pour l’élimination de BM d’une solution aqueuse.
L’analyse visuelles (figure V.2) des solutions prélevées et en comparaison avec la
solution mère montre une nette décoloration de la solution après environs 15 min
d’adsorption. L’adsorbant C.A.S.7440est efficace pour une élimination forte et rapide du BM
en solution aqueuse.

Chapitre V Page 32
Chapitre V : résultats et discussion

Figure V.2.Aspect visuelle des solutions de BM après adsorption sur le C.A.S.7440

V .3. Etude paramétrique


V .3.1. Effet de temps de contact

L’étude de l’influence du temps de contact sur l’adsorption (tableau V.1) s’est


effectuée pour deux concentrations extrêmes (2,5mg/L et 500mg/L). Une dose de 0,1g/L est
introduite aux solutions et mise en suspension par un agitateur magnétique à une température
ambiante et PH=5,24
Tableau V.1 : Effet du temps de contact sur les cinétiques d’adsorption de BM

C0 (mg/l) Ceq (mg/l) teq (min) qeq (mg/g) R(%)


2,5 0,133 15 2,47 98,84
500 110,47 55 380,62 77,50

Les données cinétiques (tableau V.1) indiquent que Pour une concentration faible, le
temps d'équilibre est atteint tardivement par rapport à une concentration initiale forte et les
rendements d’éliminations sont de l’ordre de 98% et 77% pour les deux concentrations
étudiées. Les résultats de la figure V.1 ainsi que celles du tableau V.1 montrent des cinétiques
de fixation rapides. Le temps de contact optimal commun pour toutes les cinétiques est fixé à
60 min.
Les cinétiques d’adsorption se sont déroulées en deux étapes. La première étape est
rapide et correspond au transfert de la masse externe, la deuxième étape est lente et
correspond à la phase de diffusion de BM dans la porosité du charbon.

Chapitre V Page 33
Chapitre V : résultats et discussion

V .3.2. Effet de la concentration initiale

Pour mettre en évidence l’effet de ce paramètre, nous avons préparé différentes


solutions à des concentrations variant de 2,5mg/l à 500mg/l, les autres paramètres sont
maintenus constants. Les résultats sont illustrés par la Figure V.3.

Figure V.3.Influence de la concentration initiale sur l’adsorption de BM par CA.

Cette étude a mis en évidence la grande capacité du charbon actif à éliminer le Bleu de
Méthylène, à deux faibles et une forte concentration, d’une solution aqueuse avec des
cinétiques fortes et rapides. Toutefois, l’étude d’adsorption du BM sur le CA a d’autres fortes

Chapitre V Page 34
Chapitre V : résultats et discussion

concentrations est indispensable, lors de cette étude ça n’était pas faisable à cause de la
pandémie COVID 19.

V .3.3. Effet de la masse


Dans le but d’examiner l’influence de la quantité de la masse de l’adsorbant cette
dernière est variée de 0,02 à 1 g/l avec un volume de la solution constant 500 ml pendant 60
min. Les autres paramètres sont maintenus constants. Les résultats sont illustrés par la figure
V.4 et regroupés dans le tableau V.2.

Figure V.4.Influence de la masse d’adsorbant sur l’adsorption de BM sur CA.

Chapitre V Page 35
Chapitre V : résultats et discussion

Tableau V.2 : Effet de la masse sur la cinétique de fixation (C0=3mg/l)


Dose de
0,02 0,1 0,2 1
CA (g/l)
Concentration à l’ 'équilibre
1,66 0,243 0,044 0,030
Ce (mg/l)

R(%) 43,94 98,35 98,84


98,30
A partir d’une concentration en adsorbant de 0,1 g/L, nous remarquons le
commencement de la formation d'un palier horizontal où le rendement d’élimination n'évolue
plus avec la masse. L’augmentation de la concentration en adsorbant au delà de la valeur 0,1
g/L ne présente aucun avantage pour l’adsorption.

V .4. Etude des mécanismes cinétique de l’adsorption


Une approche des mécanismes chimiques ou physiques via une modélisation a été
réalisées où les différentes cinétiques illustrées seront ajustées aux différents modèles
proposés pour les réactions en surface (modèle de pseudo-premier ordre et modèle de pseudo-
second-ordre) et celles proposés pour les phénomènes di fusionnelles (modèle de diffusion
interne et de diffusion externe).

V.4.1. Etude des mécanismes physiques


V.4.1.1.Modèle de diffusion interne:

Le coefficient de diffusion intra-particulaire est déterminé par le modèle de Weber et


Morris. Ils établissent expérimentalement que lorsque la rétention est contrôlée par la
diffusion intra-particulaire, la fraction de soluté adsorbée varie proportionnellement avec la
racine carré du temps t^1/2.

Chapitre V Page 36
Chapitre V : résultats et discussion

Figure V.5.Vérification des mécanismes diffusionnèlles : modèle de diffusion interne


C0=2,5mg/l.

Figure V.6.Vérification des mécanismes diffusionnèlles : modèle de diffusion interne


C=13mg/l

Figure V.7.Vérification des mécanismes diffusionnèlles : modèle de diffusion interne


C=500mg/l

Tableau V.3 : Résultats de l’ajustement des données cinétiques au modèle de diffusion


interne

C0 R2 Kint

2,5mg/l 0,743 0,368


13mg/l 0,700 3,634
500mg/l 0.954 8.733

Chapitre V Page 37
Chapitre V : résultats et discussion

La représentation des cinétiques, par les modèles de la diffusion interne est médiocre
témoignant les faibles valeurs des coefficients de corrélation R2 qui sont inférieur à 96%. Ceci
indique que le taux de rétention n’est pas contrôlé par les phénomènes de diffusion.
V.4.1.2.Modèle de diffusion externe:

Les résultats de l’ajustement et les paramètres obtenus sont regroupés dans le tableau
V.4 et illustrées par les figures (V.8, V.9, V.10). Les coefficients de la régression linéaire
renseignent sur la validité de modèle.

Figure V.8.Vérification des mécanismes diffusionnèlles : modèle de diffusion externe


C=2,5mg/l.

Figure V.9.Vérification des mécanismes diffusionnèlles : modèle de diffusion externe


C=13mg/l.

Chapitre V Page 38
Chapitre V : résultats et discussion

Figure V.10.Vérification des mécanismes diffusionnèlles : modèle de diffusion externe


C=500mg/l.

Tableau V.4 : Résultats de l’ajustement des données cinétiques au modèle de diffusion


externe

C0 R2 Kest

2,5mg/l 0.807
10.64
13 mg/l 0.667
0.364
500mg/l 0.9255
1.990

Dans le but d’évaluer l’importance de l’étape de diffusion externe, l'équation de


Spahn et Schlunder a été appliqué. D'après les valeurs du coefficient de corrélation R 2 et du
coefficient Kext, l’adsorption de BM sur CA n’est pas contrôler par diffusion externe.

V .4.2. Etude des Mécanismes chimiques

V.4.2.1.Modèle de réaction pseudo premier ordre :

L’application du modèle de pseudo premier ordre aux cinétiques d’adsorption de BM


sur CA est illustrée par les figures (V.11, V.12, V.13). Les paramètres cinétiques de modèle
appliqué sont regroupés dans le tableau V.5.

Chapitre V Page 39
Chapitre V : résultats et discussion

Figure V.11. Mise en évidence des mécanismes chimiques : modèle de pseudo premier
ordre pour C0=2,5mg/l.

Figure V.12. Mise en évidence des mécanismes chimiques : modèle de pseudo premier
ordre pour C0=13mg/l.

Figure V.13. Mise en évidence des mécanismes chimiques : modèle de pseudo premier
ordre pour C0=500mg/l.

Chapitre V Page 40
Chapitre V : résultats et discussion

Tableau V.5 : Résultats de l’ajustement des données cinétiques au modèle de pseudo


premier ordre
Qe théorique Qe exp
C0 R2 K1
(mg/g) (mg/g)

2,5mg/l 0.682 -0.082 2.47 0.383

13 mg/l 0.569 -2.561 13.58 1.148

500mg/l 0.689 -0.0046 41.56 1.095

A la seule lecture des cinétiques de fixation, la variation de C en fonction du temps n’est pas
linéaire, ce qui élimine l’ordre zéro. De plus, en se basant sur les coefficients de corrélation R2
(Tableau V.5) nous constatons que le modèle du pseudo premier ordre ne donne pas une
bonne représentativité des cinétiques de fixation.

V.4.2.2.Modèle de réaction pseudo second ordre :

L’application du modèle de pseudo second ordre aux cinétiques d’adsorption de BM sur CA


est illustrée par les figures (V.14, V.15, V.16). Les paramètres cinétiques de modèle appliqué
sont regroupés dans le tableau V.6.

18
16
14
y = 0,385x + 0,196
12 R² = 0,999
10
t/qt

8
6
4 T(minute)
2
0
0 10 20 30 40 50

Figure V.14. Mise en évidence des mécanismes chimiques : modèle de pseudo second
ordre pour C0=2,5mg/l.

Chapitre V Page 41
Chapitre V : résultats et discussion

0,8
0,7
0,6 y = 0,072x + 0,003
R² = 0,999
0,5
t/qt

0,4
0,3
0,2
0,1
Temps(minute)
0
0 2 4 6 8 10 12 14

Figure V.15. Mise en évidence des mécanismes chimiques : modèle de pseudo second
ordre pour C0=13mg/l.
0,25
t/qt

0,2
y = 0,001x + 0,069
R² = 0,944
0,15

0,1

0,05

temps(min)
0
0 20 40 60 80 100

Figure V.16. Mise en évidence des mécanismes chimiques : modèle de pseudo second
ordre pour C0=500mg/l.

Tableau V.6 : Résultats de l’ajustement des données cinétiques au modèle de pseudo


second ordre
Qe
Qe exp
C0 R2 K2 théorique
(mg/g)
(mg/g)

2,5mg/l 0.999 0,7562 2.58 2,597


13mg/l 0.999 1,728 13.79 13.88
500mg/l 0.944 1,449*10-5 380,62 1000

Le modèle de pseudo second ordre donne une meilleure adéquation avec les résultats
expérimentaux. Les valeurs de coefficient de régression linéaire R2 (> 99%) indiquent que la

Chapitre V Page 42
Chapitre V : résultats et discussion

fixation de BM par le charbon actif est d’ordre deux. Les résultats (tableau V.6) indiquent que
la rétention du Bleu de Méthylène par la CA est régie par des phénomènes surfaciques.

V .5. Etude d’équilibre


V .5.1. Isotherme d’équilibre
L’isotherme d’adsorption a été établie à différentes dose d’adsorbant. L’isotherme est
réalisée avec une gamme de concentrations de CA allant de 10 à 120mg/l, et une
concentration en BM égale à 3mg/l. Les échantillons sont placés sous agitation pendant le
temps nécessaire pour atteindre l’équilibre pour l’ensemble des solutions.

Qe(mg/g)

Ce (mg/l)

Figure V.17.Isotherme d’adsorption de BM.


Une augmentation rapide de la capacité de fixation suivie d’une formation d’un palier
horizontal, caractérisant la saturation du charbon. Selon la classification de Giles et
Smith(1974), l’isotherme est de la forme HA où la capacité d’adsorption du soluté est très
forte, celle du solvant est faible, le soluté est entièrement adsorbé en solution diluée. Cette
isotherme observée quand la surface adsorbante possède une grande affinité pour la molécule
adsorbée.

V .5.2. Modélisation de l’isotherme d’adsorption


La modélisation de l’isothermes d'adsorption, à différents masse d’adsorbant, a permis
de décrire les caractéristiques des systèmes CA/BM et à l'acquisition des paramètres
d'équilibre. Deux modèles sont testés, Langmuir et Freundlich.
En s’appuyant sur les valeurs de R2 obtenues par la régression linéaire, et parmi les
deux modèles testés, l’équation de Langmuir est celle qui simule le mieux l’isotherme
d’équilibre.

Chapitre V Page 43
Chapitre V : résultats et discussion

Figure V.18. Modèle de Langmuir

Figure V.19. Modèle de Freundlich


Dans le tableau (V.7) sont regroupés les différents paramètres des deux modèles.
Tableau V.7 : Modélisation des isothermes d’équilibre à divers mads
Langmuir Freundlich

b (l/g) Qo(mg/g) R2 Kf (mgg-1(mgL-1)- 1/n R2


0.008 41.56 0.963 1.566 0.449 0.712

D’après le tableau (V.7) la capacité d’adsorption obtenue ou capacité apparente, est


supérieur à la valeur réelle. En conclusion, l’isotherme de Langmuir indique que l’adsorption
de BM sur le CA est localisée, c’est à dire que la molécule adsorbée est située sur un site bien
défini du matériau adsorbant. L’énergie d’adsorption de tous les sites est donc identique et
indépendante de la présence de molécules adsorbées sur les sites voisins.

Chapitre V Page 44
Conclusion générale

L’industrie textile est directement contribue aux problèmes de pollution liés à la


génération d’une quantité considérable d’eau usée contenant des colorants résiduels.

La technique de l’adsorption est la méthode la plus favorable pour l’élimination des


colorants, l’adsorption c’est une méthode analytique de choix, très efficace et simple dans son
utilisation.

Cette étude s’inscrit donc dans le cadre la décoloration, des eaux chargées en colorants
textiles, par l’application du procédé d’adsorption sur charbon actif comme un traitement en
amont dans une industrie textiles afin de limiter les rejets polluants dans le milieu naturel.

Les conclusions scientifiques principales de cette étude d’élimination de Bleu de


méthylène sur le charbon actif commerciale sont les suivantes :

Les cinétiques d’adsorption se sont déroulées en deux étapes. La première étape est
rapide et correspond au transfert de la masse externe, la deuxième étape est lente et
correspond à la phase de diffusion de l’BM dans la porosité du charbon.

L’étude de l’influence de la dose d’adsorbant a montré qu’une augmentation de la


concentration en adsorbant au delà de la valeur 0,1 g/L ne présente aucun avantage pour
l’adsorption.

L’étude des mécanismes à révélé que le modèle de pseudo second ordre donne une meilleur
adéquation avec les données expérimentales. Les valeurs de coefficient de régression linéaire
R2 (> 99%) indiquent que la fixation de BM par le charbon actif est d’ordre deux. Les
résultats indiquent que la rétention du Bleu de Méthylène par la CA est régie par des
phénomènes surfaciques.

En s’appuyant sur les valeurs de R2 obtenues par la régression linéaire, et parmi les
deux modèles testés, l’équation de Langmuir est celle qui simule le mieux les isothermes
d’équilibre.

Page 45
Références bibliographiques :

[1] État des lieux du secteur de l’eau en Algérie, Morgan Mozas & Alexis Ghosn, IPMED
2013.

[2] JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N° 26, 24 Rabie El Aouel


1427, Décret exécutif n° 06-141 du 20 Rabie El Aouel 1427 correspondant au 19 avril 2006
définissant les valeurs limites des rejets d’effluents liquides industriels.

[3] Samiha Hammami. Étude de dégradation des colorants de textile par les procédés
d’oxydation avancée. Application à la dépollution des rejets industriels. Sciences de
l’environnement. Université de Marne la Vallée, 2008. Français. tel-00740155

[4] S. Rangabhashiyam, N. Anu, N. Selvaraju. Sequestration of dye from textile industry


wastewater using agricultural waste products as adsorbents. J. of Envir. Chem. Engin. 1
(2013) 629-641.

[5] M.J. Ahmed, S.K. Dhedan. Equilibrium isotherms and Kinetics modeling of methylene
blue adsorption on agricultural Wastes-based activated carbons. Flui. Phas. Equil. 317 (2012)
9-14.

[6] Benali Abdeljabar., et Thamer Oussama., Diagnostic de Fonctionnement de la station


D'épuration de Kouinine: Solutions Proposées, 2019.

[7] séminaire d’experts européens a proposé une définition en 1961.

[8] Bachi O.EK, 2010: Diagnostique sur la valorisation de quelques plantes du jardin
d’épuration de station du vieux Ksar Témacin. Ouargla. Mémoire de Magister. Université
d’Ouargla
.
[9] Gaujous Didier, 1995: La pollution des milieux aquatique, aide mémoire, Edition
technique et documentation Lavoisier.

[10] Galaf F et S. Ghanna M, (2003). « Contribution à l'élaboration d'un manuel et d'un


siteWebsur la pollution du milieu marin ». Mémoire d'ingénieur d'état. Université.

[11] Mayet J., (1994), « La pratique de l'eau, Traitements aux points d'utilisation, le Moniteur
» 2ème Edition, p382, Paris.

[12] Baumont S, Camard J-P, Lefranc A, Franconie A, (2004), Réutilisation des eaux usées:
risques sanitaires et faisabilité en Île-de-France. Rapport ORS, 220p.

[13] OMS, Etude parasitologie médicale, 2005: technique de base pour le laboratoire.

[14] FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations), 2003: Etude de
L’irrigation avec des eaux usées traitées: Manuel d’utilisation FAO irrigation and drainage
papier.
[15].Sahnoun Mohamed ElAmine, 2015: Epuration des eaux usées du centre culturel
islamique –Sidi Okba- par un filtre de macrophyte. Mémoire de Master en Hydraulique,
option, Hydraulique Urbaine. Université Mohamed Khider. Bisekra.

[16] SAGGAI M, (2004), Contribution à l'étude d'un System d'épuration à plantes macrophtes
pour les eaux usées de la ville de Ouargla. Mem. Mgister. Univ. Ouargla.64p.

[17] BEKKOUCHE M., ZIDANE F, (2004), Conception d'une station d'épuration des eaux
usées de la ville d'Ouargla par lagunage. Mem. Ing. Hydraulique saharienne. Univ.
D'Ouargla.67p.

[18] Thermal Wastewater Treatment Plant, AES, http://www.aesarabia.com/thermal-


wastewater-treatment-plan t/, consulté le 30juin2020.

[19] Batzias F.A. et D.K. Sidiras, (2007). Dye adsorption by prehydrolysed beech sawdust in
batch and fixed-bed systems. Bioresour. Technol., 98, 1208- 1217.

[20] Ghosh D. et K.G. Bhattach aryya (2002). Adsorption of methylene blue on kaolinite.
Appl. Clay Sci., 20, 295- 300.

[21] Alem Salim : Etude comparative entre coagulation-floculation et


électrocoagulationélectroflottaton, mémoire de master, Université Abderrahmane mira de
Bejaia, (2015/2016).

[22] Lamri Naidja : Elimination du colorant orange ii en solution aqueuse, par voie
photochimique et par adsorption, Mémoire de magister en chimie, Universite Mentouri de
Constantine, (2010).

[23] Samiha Hammami: Étude de dégradation des colorants de textile par les procédés
d’oxydation avancée : application à la dépollution des rejets industriels, thèse doctorat,
Université Paris-Est Institut Francilien des Sciences Appliquées, Université Tunis El
Manar Faculté des Sciences de Tunis, (2008).

[24] E.Zawlotzki Guivacrch.; Traitement des polluants organiques en milieux aqueux par
procédé électrochimique d’oxydation avancée "Electro-Fenton" : application à la
minéralisation des colorants synthétiques ; Thèse de doctorat ; Université de Marne-la-
Vallée; (2004).
[25] K.Hunger ; (Editor) ; Industrial Dyes Chemistry ; Properties ; Applications ;
WILEYVCH Verlag GmbH & Co. KGaA ; Weinheim ; (2003).

[26] L.Zhenwang, L.Zhenluc, L.jranjan. The pt dye molecular structure and its
chromophoric lumnescences mechanisme. 15th word conference on non-destructive testing
15-21 October 2000, rome

[27] Ghosh, D., Bhattacharyya, K.G., (2002). Adsorption of methylene blue on kaolinite.
Appl. Clay Sci. Vol.20. Page: 300.

[28] Ounissa, K., (1996). Biodégradabilité, adsorption et échange ionique de quelques


colorants cationiques présents dans les effluents liquides de la teinturerie de l’unité Couvertex
d’Ain.Djasser (Thèse doctorat). University Mentouri Constantine. Page: 103.

[29] Activité industrielle 2005-2015 / Office National des Statistiques. Page : 13.
.
[30] Lemlikchi Wahiba .Elimination de la pollution des eaux industrielles par différents
procèdes d’oxydation et de Co-precipitation, thèse de doctorat, Université Mouloud
Mammeri Tizi Ouzou, (2012).

[31] Salmi Djaafar et Slimani Kahina .Application de l’électro flottation électro coagulation
pour l’élimination d’un colorant textile Cas du Bleu d’indanthrène RS,
mémoire de master, Université A. Mira-Bejaia, (2014).

[32] Ala Abdessemed .Etude de l'élimination de l’éthyle violet par adsorption sur la
kaolinite et le charbon actif et par des méthodes photochimiques en milieu aqueux,
Mémoire de magister, Université Mentouri-Constantine, (2009)

[33] Benaissa Asma. Etude de la faisabilité d’élimination de certains colorants textile par
certain matériaux déchet d’origine naturelle, mémoire de Master en Université Abou Bakr
Balkaid, Tlemcen-Algérie, (2012).

[34] Nait Merzoug Nesrine. Application des tiges de dattes dans l’adsorption de
polluants organiques, mémoire de magister, Université Mohamed Cherif Massaadia Souk-
Ahras (2013-2014).

[35] S.E.Chitour, 1992 «Physico chimie des surfaces», Edition OPU

[36] S. Kushwaha H. Soni, V. Ageetha et P. Padmaja 2013 «An Insight into the production,
characterization, and mechanisms of action of low-cost adsorbents for removal of organics
from aqueous solution», critical Reviews in Environmental Science and Technology, 43, pp
443–549

[37] K.Y. Foo et B. H. Hameed, 2010 «An overview of dye removal via activated carbon
adsorption process» Desalination and Water Treatment 19, pp: 255-274

[38] R. Calvet, M. Terce, J.C. Arvieu, Ann. Agron 31 (1980) 385-427.

[39] M.A. Ferro-Garcia, J. Rivera-Utrilla, I. Bantista-Teledd, A.C. Moreno-Castilla, Langmuir


14 (1998) 1880-1886.

[40] N. Senesi, Y. Chen, z. Gerstl, Y. Chen, U. Mingelgrin, B. Yaron, Editors, springer-


Verlag, Berlin, (1989) p. 37-90.

[41] M.D.G. de Luna, E.D. Edgar, D.A.F. Genuino, C.M. Futalan, M-W Wan. Adsorption of
Eriochrome Black T (EBT) dye using activated carbon prepared from waste rice hulls
optimisation, isotherm and kinetic studies. Journal of the Taiwan Institute of Chimical
Engineers 44 (2013) 646-653.

[42] L. Yu, Y-M Luo. The adsorption mechanism of anionic and cationic dyes by Jerusalem
artichoke stalk-based mesoporous activated carbon. J. of Environmental chemical
Engineering 2 (2014) 220-229

[43] R.W. Kuennen, R.M. Taylor, K. Van Dyke, K. Groenevelt. Removing lead from drinking
water with a point-of-use GAC fixed-bed adsorber. J. Am. Water Works Assoc. 84 (1992)
91–101.

[44] P.J.M. Carrott, M.M.L. Ribeiro Carrott, J.M.V. Nabais. Influence of surface ionization
on the adsorption of aqueous mercury chlorocomplexes by activated carbons. Carbon 36
(1998) 11–17.

[45] C. Gabaldon, P. Marzal, A. Seco, J.A. Gonzalez. Cadmium and copper removal by a
granular activated carbon in laboratory column systems. Sep. Sci. Technol. 35 (2000) 1039–
1053

[46] K. Urano, E. Yamamoto, M. Tonegawa, K. Fujie. Adsorption of chlorinated organic


compounds on activated carbon from water. Water Res. 25 (1991) 1459–1464.

[47] M.C. Lee, J.C. Crittenden, V.L. Snoeyink, M. Ari. Design of carbon beds to remove
humic substances. J. Environ. Eng. ASCE 109 (1983) 631–645.

[48] M.E. Flentje, D.G. Hager. Reevaluation of granular-carbon filters for taste and odor
control. J. Am. Water Works Assoc. 56 (1964) 191.
[49] S. Lalezary, M. Pirbazari, M.J. McGuire. Evaluating activated carbons for removing low
concentrations of taste-and odor-producing organics. J. Am.
Water Works Assoc. 78 (1986) 76–82.

[50] F.A. DiGiano, A.S. Natter. Disperse dye-carrier interactions on activatedcarbon. J. Water
Pollut. Control Fed. 49 (1977) 235–244.

[51] G.M. Walker, L.R. Weatherley. Kinetics of acid dye adsorption on GAC. Water Res. 33
(1999) 1895–1899.

[52] Y. Al-Degs, M.A.M. Khraisheh, S.J. Allen, M.N.A. Ahmad. Sorption behavior of
cationic and anionic dyes from aqueous solution on different types of activated carbons. Sep.
Sci. Technol. 36 (2001) 91–102.

[53] T.Akar, I.Tosun, Z.Kaynak, E.Ozkara, O.Yeni, E.N.Sahin et S.T.Akar., 2009 «An
attractive agro-industrial by-product in environmental cleanup: Dye biosorption potential of
untreated olive pomace», Journal of Hazardous Materials 166, p: 1217–1225

[54] N.Yahiaoui, 2012 « Etude de l’adsorption des composés phénoliques des margines
d’olive sur carbonate de calcium hydroxyapatite et charbon actif », mémoire de magister,
université de Tizi Ouzou.

[55] Boyd G.E., Adamson A.E., Meyers L.S. J. Am. Chem. Soc. 69, 2836-2848, 1947.

[56] Weber J. Jr. Adsorption in physicochemical process for water quality control, Ed. By
Metcalf R L. et Pitts J N, Weley interscience, N Y, Chap. 5, 199-259, 1972.

[57] Lagergren S., Zur theorie der sogenannten adsorption gel oster stoffe, K sven.
Vetenskapsak. Handl. 24, 1-39, 1898.

[58] Blanchard G., Maunaye M., Martin G. Removal of heavy metals from waters by means
of natural zeolites. Water Res. 18, 1501-1507, 1984.

[59] Ho Y.S., McKay G. The kinetics of sorption of basic dyes from aqueous solution by
sphagnum moss peat. Can. J. Chem. Eng 76, 822-827, 1998.

[60] F. Benamraoui 2014 Elimination des colorants cationiques par des charbons actifs
synthétisés à partir des résidus de l’agriculture, mémoire de magister.

[61] N.NAIT MERZOUG, 2014 «Application des tiges de dattes dans l4adsorption de
polluants organiques», mémoire de magister, université de Souk-Ahras.

[62] C.Cordot, 1999 «le traitement des eaux», Edition Ellipses

[63] Claude Friedli, « Chimie générale pour ingénieur », presses polytechniques et


universitaires ROMANDES.
[64] M.A.P.Cechinel,, S.M. de Souza, A.A de Souza,2013 «Study of lead (II) adsorption onto
activated carbon originating from cow bone», Journal of Cleaner Production,p1-8

[65] N. BOUCHELKIA Etude de l4élimination du Plomb, du Zinc et du cadmium par


adsorption sur un charbon actif préparé à base des noyaux de jujube mémoire de magister.

[66] K.Bellir, M.B. Lehocine et A-H Meniai., 2013 «Zinc removal from aqueous solutions by
adsorption onto bentonite», Desalination and Water Treatment, p5035-5048.

[67] https://www.google.com/search?q=structure+chimique+de+bleu&safe=active&client.

[68] Fatima Zahra SAIDI, Mémoire de MAGISTER, Université Abou Bakr Belkaid,
TLEMCEN, « Elimination du bleu de méthylène par des procédés d’oxydation Avancée »,
p37.2013
‫ملخص‬
‫ فعبنت نهغبيت َبسيطت في‬، ‫ َاالمخضاص ٌُ طشيمت ححهيهيت مفضهت‬، ‫حمىيت االمخضاص ٌي انطشيمت األكثش حفضيالً إلصانت األصببغ‬
‫ مه خالل حطبيك عمهيت االمخضاص عهى‬، ‫ نزنك حعذ ٌزي انذساست خض ًءا مه حبييض انميبي انمحمهت بأصببغ انىسيح‬.‫اسخخذامٍب‬
‫ حذثج حشكيت‬. .‫انكشبُن انمىشظ كمعبندت أ َنيت في صىبعت انىسيح مه أخم انحذ مه انخصشيفبث انمهُثت نهبيئت انطبيعيت‬
‫ َانخطُة انثبويت بطيئت َحخُافك مع مشحهت‬، ‫ انخطُة األَنى سشيعت َحخُافك مع ومم انكخهت انخبسخيت‬.‫االمخضاص عهى مشحهخيه‬
‫ كشفج دساست اآلنيبث أن ومُرج انذسخت انثبويت انضائف يعطي حُافمًب أفضم مع انبيبوبث‬.‫ في مسبميت انكشبُن‬BM ‫اوخشبس‬
.‫ ببنكشبُن انمىشظ ٌُ مه انذسخت انثبويت‬BM ‫) إنى أن اسحببط‬٪99 >( R2 ‫ حشيش ليم معبمم االوحذاس انخطي‬.‫انخدشيبيت‬
.‫انسطحية‬ ‫ ححكمً انظُاٌش‬CA ‫حشيش انىخبئح إنى أن االحخفبظ ببنميثيهيه األصسق بُاسطت‬
Abstract

The adsorption technique is the most favorable method for the removal of dyes, adsorption is
an analytical method of choice, very efficient and simple in its use. This study is therefore
part of the bleaching of water loaded with textile dyes, by the application of the adsorption
process on activated carbon as an upstream treatment in a textile industry in order to limit
polluting discharges into the natural environment. . The adsorption kinetics took place in two
stages. The first step is fast and corresponds to the transfer of the external mass, the second
step is slow and corresponds to the phase of diffusion of BM in the porosity of the carbon.
The study of the mechanisms revealed that the pseudo-second-order model gives a better fit
with the experimental data. The linear regression coefficient R2 values (> 99%) indicate that
the binding of BM by activated carbon is of the order of two. The results indicate that the
retention of Methylene Blue by CA is governed by surface phenomena.

Résumé

La technique de l’adsorption est la méthode la plus favorable pour l’élimination des colorants,
l’adsorption c’est une méthode analytique de choix, très efficace et simple dans son
utilisation. Cette étude s’inscrit donc dans le cadre la décoloration, des eaux chargées en
colorants textiles, par l’application du procédé d’adsorption sur charbon actif comme un
traitement en amont dans une industrie textiles afin de limiter les rejets polluants dans le
milieu naturel. Les cinétiques d’adsorption se sont déroulées en deux étapes. La première
étape est rapide et correspond au transfert de la masse externe, la deuxième étape est lente et
correspond à la phase de diffusion de l’BM dans la porosité du charbon. L’étude des
mécanismes à révélé que le modèle de pseudo second ordre donne une meilleur adéquation
avec les données expérimentales. Les valeurs de coefficient de régression linéaire R 2 (> 99%)
indiquent que la fixation de BM par le charbon actif est d’ordre deux. Les résultats indiquent
que la rétention du Bleu de Méthylène par la CA est régie par des phénomènes surfaciques.

Vous aimerez peut-être aussi