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DROIT PATRIMONIAL DE LA FAMILLE

Master 1 - Année 2010/2011


Cours de Camille Bourdaire-Mignot

INTRODUCTION
1.Les composantes de la matière
– Régime matrimonial
– Droit des successions
– Droit des libéralités
2.Le patrimoine et la famille : ens des dts et oblig d'1pers (actif et passif)
3.L’interdépendance du droit du patrimoine et du droit de la famille : dt bien et dt
fam. Code civil 1804 : lien par le sg uniquement. Aujourd'hui : lien d'alliance et de
parenté.

Partie I. Le patrimoine du couple marié et pacsé statut,


lien d'affection, liberté d'organisation patrimoniale

Chapitre I. Le régime primaire impératif du couple marié


ou pacsé Règle d'ordre public. Epoux : Art 212 à 226. Pacsés : 515-
4

Section I. La solidarité

§ I. La solidarité des époux ou des partenaires entre eux : 212 et 214


A. La contribution des époux aux charges du mariage : 214
Dépenses qui assurent train de vie du M exclus dépenses d'invest
1. Les charges du mariage : dépenses/devoir de secours/
obligations alimentaires strict mini vitale
2. La contribution : 214 Argent ou nature. Obligation à la dette :
Qui est obligé à la dette ? Contribution à la dette : Comment se répartit la
dette ?
B. L’aide matérielle réciproque des partenaires pacsés : Aide
mutuelle et matérielle 515-4

§ II. La solidarité des époux ou des partenaires à l’égard des tiers : 220
et 515-4 : Solidaire pour le paiement des dettes ménagères
A. La solidarité ménagère des époux : Dure tant que le M dure. La
solidarité ne se présume pas : légale ou conventionnelle
1. Fondement et nature de la solidarité ménagère : entretien du
ménage et éducation des enfants
2. Domaine des dettes ménagères solidaires : Notion plus
restreinte que les charges du M
a. L’objet et la nature de la dette : 220 al 1 : ppe dettes
quotidiennes, entretien, loyer
b. L’exception de l’article 220 alinéa 2 du code civil : caractère
manifestement excessif de la dette : pouvoir souverain du juge de
fds. Pas de solidarité pour dépenses excessives au regard du train
de vie.
c. L’exception de l’article 220 alinéa 3 du code civil : l’exclusion de la solidarité
pour les achats à tempérament, et pour les emprunt ménagers non modestes et non nécessaires aux
besoins de la vie courante : Si époux accord achat à tempérament et emprunt = solidarité.

B. La solidarité ménagère des partenaires : 515-4 al 2 Pas de solidarité.


Dettes contractés pour les besoins de la vie courante. Concernant les
emprunts : rien dans les textes.

Section II. L’autonomie des membres du couple marié ou pacsé : Epoux : pleine
capacité de dts : 216
§ I. L’autonomie courante des époux et des partenaires : bancaire et
mobilière
A. Les opérations bancaires
1. Le cas des époux Arrêt 3/01/2001 : Art 221 : règle de
pouvoir exclusif. Chacun peut se faire ouvrir un compte bancaire sans le
consentement de l'autre.
Rég légal : Présomption de communauté.
Séparation de biens : Présomption d'indivision
2. Le cas des partenaires Pas de texte : Présomption
d'indivision. 515-5 al 3 : Présomption de pouvoir en matière mobilière. Peut
utiliser ce texte pour preuve
B. Les opérations mobilières : Présomption que bien meuble soit
détenu individuellement. Epoux : 222 Pacsés : 515-5 al 3 protège meubles
meublants.

§ II. L’autonomie dans la gestion des biens personnels : pouvoir exclusif


de gérer, d'engager sur les biens personnels.
Epoux : 225
Pacsés : 515-5 al 1 : règle supplétive, on peut en disposer autrement.
Rég légale :1428. Séparation de biens : 1538

§ III. L’autonomie professionnelle : Liberté d'exo prof, liberté de percevoir


des gains et salaires et d'en disposer. Epoux 223. Pas de texte pour Pacsés
A. Liberté d’exercice de la profession : 223 Epoux peut s'opposer à la
liberté d'exo prof : Art 220-1
B. Liberté de perception des gains et salaires : Tous les revenus d'un
travail. Monopole dans la perception et disposer des salaires et gains : garantie
autonomie de chacuns des époux.
Reg légal : Salaires communs.
Pacsés : salaires biens propres.
C. Liberté de disposition des gains et salaires : 1 seule condition :
s'être acquitté des charges du M càd des dépenses courantes.

Section III- La protection de la famille : uniquement époux dans rég primaire.

§ I. La protection du logement de la famille : 215 al 3 : consentement des 2


époux pour faire des actes de dispositions des droits par lesquels est assuré le
logement (quel que soit la nature du dt qu'on a sur le logt bail, prêt, usufruit..., on ne
peut en disposer. Le logement est indisponible mais saisissable par les créanciers.
A. L'objet de la protection : résidence ppale. Protection : temps du M,
même pour séparés de fait. Difficulté qd épx vivent plus ens : ct identifier le logt
familial.
Le texte vise aussi les meubles meublants (art 504). 225 dble emploi avec 1751 :
dt au bail qui sert à l'habitation des 2 épx et réputé appartenir aux 2 épx : texte de co-
titularité de bail.
B. Les modalités de la protection : Empêcher un épx de faire seul des
actes qui entrainerait la disparition du logt fam. Texte ne liste pas d'actes interdits ms
JP précise les actes soumis au csentement du conjt (résiliation bail, vente, donation
que si donne nue-pté au tiers et conserve usufruit au conjt). Nullité relative.
Prescription : 1 an à compter du jour où le conjt a eu connaissance de l'acte. Arrêt
3/03/2010.
C. Les limites de la protection : Art 215 al 3 protège pas la fam contre
des tiers (créanciers par ex). Juste protection inter couple. Possible de rendre son logt
insaisissable par art L.526-1 du C Com pour favoriser l'entrepreneur individuel et
pose une séparation entre vie fami et prof.

§ 2. Les mesures de crises : protection de la famille


A. Les hypothèses envisagées par les textes
1. L'empêchement d'un époux : 217 et 219 épx empêcher de
manifester sa volonté (handicap, emp physique..).
2. L'obstination d'un époux : 217 en cas de refus non-justifié par
l'intêret de la famille.
3. La défaillance d'un époux : 220-1 : épx manque gravement à
ses devoirs et met en péril les intêrets de la famille (alcoolisme, jeu..). Depuis ref
2004, 220-1 al 3 : violences conjugales et JAF peut statuer sur la séparation du
domicile conjugal.
B. Les mesures de protection : prescription de 3 ans
1. L'autorisation : 217 autorisation spéciale obtenue par acte qd
besoin consentement du conjt qui est empêché et refusé. Arrêt 22/11/2005.
2. La représentation judiciaire : 219 juge habilite un épx à
représenter l'autre, ponctuelle ou période fixée par le juge.
3. Les interdictions 220-1

CONCLUSION REGIME PRIMAIRE :


Parfaite égalité entre les époux depuis 23 décembre 1985 avec 3 idées :
Solidarité, indépendance et protection de la famille.
Pour les partenaires pacsés, il y a un régime impératif qui reprend les
mêmes idées sf les mesures de protection de logement de la famille.

Chapitre II. Le régime des biens du couple marié ou pacsé


Epx : rég légal et rég conv
Rég légal : reg de la Cté réduite aux acquêts, s'applique à déft du C de M.
Rég conv : rég de la séparation des biens, reg de la participation aux acquêts,
rég de la Cté universelle.
Partenaires pacsés : rég légal et rég conv
Rég légal : équivalent séparation de biens si pas autres choix.
Rég conv : rég d'indivision aux acquêts.

Section I. La question de l’association patrimoniale des membres du couple

§ I. Le degré de participation
Epoux : Règ légal = seul les biens acquis après le M st Cns. Rég conv =
seul reg Cté universelle , les biens sont Cns.
Partenaires : Règ indivision aux acquêts = biens acquis après pacs sont
indivis. Rég légal = aucun bien indivis.

§ II. Le mode de l’association patrimoniale


A. Association ou participation en nature ou/soit en valeur
Epoux : Assoc en nature : les 2 époux sont proprio des biens Cns.
Assoc en valeur : droit personnel de créance = créance de participation
--- rég de la participation aux acquêts. Cas de D : pas biens acquis mais
seulement de l'argent.
Partenaires : nécessairement en nature, les 2 sont proprio des biens.
Selon le mode choisi :
– Csq pour les règles de pouvoir : Assoc en nature = les 2 épx ont un
pouvoir concurrent ( n'importe quel des époux peut passer un acte sur un bien)
et un pouvoir de cogestion (il ft l'accord des 2 pour passer un acte).
– Incidence sur les dettes : participation en nature s'accompagne d'une
asso aux dettes. Pas en valeur.
L'EIRL 15 juin 2010 L521-1 et svts du Ccom permet de scinder son
patrimoine prof et perso.
B. Association volontaire ou association impérative : participation de
l'autre est automatique : reg Cté et particip aux aquêts. Participation à
l'enrichissement de l'autre peut-être volontaire ou involontaire.

Section II. L’association patrimoniale en nature

Sous-Section I. Le régime de la communauté légale : régime supplétif 1387. Peut-être


écarté qd C de M.

§ 1. L’actif communautaire : Ds rég réduit aux acquêts : ce qui est Cn ce


st les acquêts.
A. Les biens communs 1400 et svts. Déf Acquêts 1401 dble
critère : temporel = biens acquis pdt le M et cumulatif = mode d'acquisition à titre
onéreux.
La Cté s'enrichit des revenus des époux + biens acquis avec ses revenus.
1. Les revenus : 2 types
a. Les revenus professionnels : R Cns dès le début du M. Indemnité
réparant un préjudice n'entre pas ds la Cté.
b. Les fruits et revenus de biens propres ex : appart acquis avt M (propre)
et fruits de la loc sont Cns.
2. Le capital : acquit grâce à ses revenus sont Cns
Tout ce qui n'est pas propre est commun.
B. Les biens propres : Biens acquis avt le M, biens acquis à titre
gratuit même pendt le M 1401
1. Les biens propres par leur origine 1405
2. Les biens propres par nature 1404 biens acquis pdt le M qualifiés de
biens propres par nature : vêtements, linge, action en réparation d'un dommage,
Créances d'un dommage corporel : atteinte à la personne. Indemnité
perçu en indemnité. Distinction entre substitut de salaire : commun et réparation
préjudice : propre.
Pensions incessibles : pension alimentaire, invalidité. Revenus découlant
d'une pension sont communs. Seul l'épx titulaire de la pension a le pouvoir de gestion.
Le titre social : qualité d'associé est propre par nature et la valeur de la
part sociale est commune.
1404 al 2 : sont visés les biens qui présentent une utilité prof pour l'un
des épx, sf récompense : un dt à récompense pour la Cté.
3. Les biens propres par accession ou subrogation 1406
a. les biens propres par accession 1406 al 1 article étend la théorie de
l'accession aux valeurs nouvelles : actions et plus-value sont des biens propres.
b. Les biens propres par subrogation réelle 1406 al 2
Subrogation : Opération par laquelle une personne (subrogation
personnelle) ou une chose(subrogation réelle) est substituée à une autre. Est
dénommée subrogation réelle, quand la subrogation est destinée au remplacement de
la valeur d'un bien meuble ou immeuble. Sub auto : pour les créances et indemnités
qui remplace les propres. Sub non auto : dans le cas où les 2 époux acquiert un bien
avec des fds propres.
§ II. Les pouvoirs des époux : Depuis réf 23/12/85 : identiques pr chaque
époux pr les biens Cns et symétriques pr les propres = égalité parfaite.
A. Les pouvoirs concurrents = pouvoir de ppe pr les biens Cns.
1421 : chacun des épx a le pvoir d'adm seuls les biens Cns et d'en disposer sf à
répondre des fautes. C'est un pvoir personnel :ne repose pas sur le méca de la
représentation (pas de rep du conjt) dc si agit seul : seul à engager sa resp, permet
d'assurer une pleine égalité des épx car les pvoirs sur les biens Cns ne dépendent pas
de l'origine de l'acquêt. Difficulté : éviter actes en doublon et actes contradictoires =
information mutuelle des actes entrepris, aucun texte mais JP : Arrêt 16/03/1999.
Protection mvaise gestion et intention nuisible : 219, 220 et svts ou saisi du JAF par
le biais de l'art 1426 afin d'obtenir le retrait de pvoir et lui être substitué.
B. Le pouvoir exclusif : pvoir ppe pour biens propres et
exceptionnel pr beins Cns.
1. Le pouvoir exclusif sur les biens propres : chaq épx pvr exclusif d'adm,
de jouissance et de disposition sur les biens propres 1428 : assure l'indépdce des épx.
L'épx qui agit ne peut pas par ses actes mettre en péril les intérêts de la
famille en laissant dépérir ses propres 1429 : peut être déssaisi de ses pvoirs à de la
dde de son conjt auprès du JAF. Sanction d'un acte commis par un épx sur les biens
propres de son conjt : sanction prévue par le dépassement des pvoirs en posant la
nullité relative de l'acte 1429 Vente de la chose d'autrui : acquéreur bonne foi dde
nullité de l'acte (récup le prix et D/I).
2. Le pouvoir exclusif sur les biens communs : 1421 al 2 : 1ère exception
pr les actes nécessaires à la profession séparée d'un épx. Evite l'immixtion du conjt
dans l'activité pro de l'autre : indépdce pro. Salaires et gains 223 : règle du pvoir
exclusif. Revenus propres 225.
C. La cogestion +++: constement des 2 épx pour des actes
dangereux.
1. L’article 1422 du code civil : vise ts les actes de dispo entre vifs à
titre gratuit, donation portant sur des biens Cns. Prime sur 1421 et pas sur 223 car
règle impératif.
2. L’article 1424 du code civil : double constement (acte lui-même et
constement). Texte modifié en 2008, vigueur février 2009 en raison de la fiducie.
3. L’article 1425 du code civil : s'applique pour les biens Cns et
concerne les biens propres. 215 : les épx dvt donner leur accord pr les actes de dispo
des dts par lesquels est assuré le bail de la famille. Qd logement de la famille est un
bien Cn art 215 est lié avec l'art 1424 impose la cogestion.
4. La sanction de la co-gestion : 1427 nullité relative protège celui qui
n'a pas donné son cstement, il est titulaire de l'action. Délai pr agir : 2 ans à cpter
date découverte. 215 : délai 1 an. Présomption de Cté est une règle de preuve 1402
+ règle de fond, les épx sont un pvoir concurrent sur les biens Cns.

§ III. Le passif provisoire : Régit le sort des dettes des épx


A. Les règles générales de répartition du passif provisoire : interet
du créancier que son gage soit le plus étendu possible
B. Le passif propre
1. Notion de dette propre 1410 dettes antérieures au M et dettes
attachées à un héritage (actifs/passifs), legs : ces dettes son personnelles.
2. Le gage des créanciers pour les dettes propres 1411-1 Créanciers d'un
des épx ne pvt pas saisir ts les biens et notamment les acquêts (acquisition fte pdt M).
Ils pvt saisir les revenus de l'épx débiteur dc une partie des biens Cns et de ses
propres. Ppe de la règle entre la corrélation du passif et du pvoir : gage effectué sur
l'ens des biens. 1411-2 atténue la rigueur de cette règle concernant les meubles
présumés Cns.
C. Le passif commun : toutes dettes souscrites ou nés pdt le M =
dettes entrées en Cté du chef d'un épx ou du chef des 2 épx. Dettes Cnes = engagent
biens Cns
1. Le principe : 1413 dettes nés pdt M engagent biens Cns. Ttes dettes qq
soit leurs causes. JP : dettes exigibles après M même si dettes souscrites pdt le M.
1418 : cas dettes entrées ds Cté du chef d'un des épx. Biens propres engagés.
Si dette est solidaire : dettes entrées en Cté du chef des 2 épx, soit sur les
biens propres soit sur les biens Cns.
Si dette conjointe : engagement de moitié sur les propres et totalité sur les
biens Cns.
2. Les exceptions à l’article 1413 du code civil : pose limite à la fraude
d'un des épx avec le créancier : prouver mvse foi du créancier.
a. La première exception : l’article 1414 du code civil
Pr dettes Cnes : salaires et gains épx pas saisi par les créanciers de son
conjt, présever l'indépdce de ce dernier. Qd verser sur cpte courant ou dépôt : décret
de 1992 précisant que qd créancier saisit le cpte doit laisser 1 mois de gains et
salaires.
b. La seconde exception : l’article 1415 du code civil déroge 1414 pour
emprunts et cautionnement souscrits pdt M : actes estimés dangereux, protection de
la famille.
3 hypothèses :
– 1 épx emprunte seul ou se porte caution seul pdt M, sans le
cstement de son conjt, n'engage que ses propres et revenus.
– Si 1 épx emprunte ou se porte caution, seul mais avec le
cstement express du conjt, il engage ses propres , ses biens Cns sf gains et salaires du
conjoint.
– Les épx se portent ts les 2 cautions ou emprunteurs ts les biens st
engagés.
JP étendu ce texte à d'autres C aux découverts de cpte courant : 6/07/1989

§ IV. La liquidation du régime 1441 la dissolution du régime est inéluctable


parle DC, l'abs conjt pdt 10 ans, le D, la séparation de corps (dissout Cté et non le M)
et la séparation de biens judiciaires ou chgt de régime mat. Date d'effets de la
dissolution différentes selon causes : Cas DC = moment DC, D à l'égard des tiers =
date où observations st portées en marge de l'acte de naissance, D entre épx =
jugement de non-conciliation ou au moment de l'homologation du D. 1442.
Dissolution emporte liquidation de la Cté. Biens Cns et revenus de ces biens
deviennent indivis : indivision post-Ctaire.
A. Le passif définitif : qui contribue à la dette ? La dette dt elle ê
supportée par les biens propres ou biens Cns ? 1409
1. Les dettes d’aliments et les dettes ménagères : ces dettes incombent
tjs à la Cté sans qu'elles puissent ê rboursées d'aucune façon. Dettes ménagères 220
ms JP précise que les dettes ménagères ps solidaires st aussi concernées.
2. Les autres dettes nées pendant la communauté :
Dettes souscrites dans l'interêt perso d'un épx 1416 acquisition, dette
perso, amélioration bien propre. Dépenses d'entretien des biens propres st supportés
par Cté et donne pas lieu à récompense.
Dettes souscrites en violation devoir du M 1417.
Dettes délictuelles et quasi-délictuelles 1417 al 1.
3. Les dettes présentes : Dettes existt avt M et incombent à titre définitif
au patrimoine propre de l'épx qui l'avait souscrite.
B. Les récompenses et les créances entre époux : permettent de
corriger les transferts de valeur qui ont pu avoir lieu entre les biens propres et Cns
uniquement lieu pdt le M. Pas de récompenses entre biens propres du mari et de la
femme : créance entre époux.
1. Les récompenses : compte de récomp établit à la dissolution du rég mat
pr chaque épx. Si Cté doit récomp à l'épx : prélève son du avt le partage. Si épx dt
recomp à la Cté : apport de l'épx dans la Cté puis ensuite partage.
a. L’existence du droit à récompense 1433 et 1437 déf les cas de
récomp. La Cté dt récomp à l'épx proprio chaque fois qu'elle a tiré profit de ses biens
propres.
b. La preuve du droit à récompense 1315 : celui qui invoque le dt à
récomp à la charge de la preuve. Prouver la nature des deniers utilisés pour la
dépense et le transfert de ces deniers vers l'autre masse.
c. Le calcul du montant du droit à récompense : système de dette de
valeur 1469
2. Les créances entre époux : corriger les transferts de valeur entre 2
masses de biens propres. Les épx ne sont pas tenus la dissolution du rég pour liquider
leurs créances. Extension du méca de la dette de valeur aux créances entre épx qui
ont permis une conservation, amélioration ou acquisition d'un beien sf conv contraire
1479 al 2.

C. Le partage
Actif = ts les biens Cns au moment de la dissolution. Evaluation au jour le
plus proche du partage = égalité des copartageants. Actif + solde des récompense qui
st du à la Cté (car créance de la Cté).
Passif = retranche le solde des récompenses dues à la Cté et dues au tiers
et devenues exigibles.
Comte d'indivision : prend en cpte les tranferts des valeurs entre les biens
indivis et les personnels d'un épx 815 et svts.
Si actif pas suffisant pr payer les dettes, le passif subsiste.
1. L’égalité dans le partage peut ê rompu à titre de sanction d'un
copartage : recel de la Cté.
a. Le principe d’égalité dans le partage Chaque épx dt se voir attribuer un
lot de valeur égale à sa part dans l'indivision. Cas DC : le partage se ft entre épx
survivant et héritiers . Lot de nature équivalente : biens difficilement partageable,
technique de la préférence d'attribution, exception au partage en nature, évite le
morcellement de l'héritage. Partage en valeur 826 al 1.
Répartition des biens : si épx désaccords : règle de priorité des biens de
nature pro 831 et 831-2 règles attribution préférentielle départ juste pour
exploitation agricole familial mais depuis ref 2006 englobe ttes formes de société.
Pr logement, dissolution par DC, l'attribution préférentielle est de dt pr le
conjt survivant à condition qu'il occupe les lieux avt le DC.
b. La rupture de l’égalité : le cas du recel 1477 tte fraude commise
sciemment par un épx en vue de repdre l'égalité ds le partage. Sanction : bien recélé
est attribué en nature au conjt victime ou héritiers en cas de DC sinon somme égale à
la valeur du bien recélé : peine privée. Le receleur est privé de sa part dans le partage
du bien recélé mais pas des autres.
2. L’effet déclaratif du partage rétroactif 843 l'épx est censé être proprio
de son lot depuis le départ. L'effet de la date du bien remonte à la dissolution.
D. Le passif après la dissolution de la communauté 1482 à 1490 les
créanciers ne pvt pas saisir les biens indivis mais pvt dder le partage de l'indivision
conformément à l'art 815-17 en saisissant le juge. Difficulté sur le passif Cn : dette né
pdt la Cté mais non payé moment de la dissolution.
1. l’obligation à la dette après la dissolution de la communauté : l'épx a
l'initiative de la dette est tenu pr la totalité des dettes existtes 1482. Le conjt est tenu
que pr la moitié des dettes entré en Cté du chef de l'autre 1483. Pb : pas de
distinction si créancier agit avt ou après le partage.
2. La contribution à la dette après la dissolution de la communauté : dettes
à titre définitif (dettes ménagères) 1485 : chacun des épx dt contribuer pr moitié. Les
dettes pr lesquelles il y a récomp 1485 al 2 seul l'épx à l'origine de la dette dt
supporte au titre de la contribution.
3. Le sort des dettes professionnelles après le divorce : Loi 2/08/2005 art
1381-1 charge exclusive des dettes consenties dans la gestion d'une entreprise à celu
qui conserve le patrimoine pro.
Sous-section II. Les communautés conventionnelles
§ I. Les clauses relatives à la réparation des biens
A. La clause de meubles et acquêts
B. La communauté universelle
§ II. Les clauses relatives à la répartition des pouvoirs : l’administration
conjointe
§ III. Les clauses relatives au partage
A. La clause de prélèvement moyennant indemnité
B. Le préciput
C. La stipulation de parts inégales
1. Attribution d’une quotité différente à chacun des époux
2. Attribution intégrale de la communauté à un époux
Sous-Section III. L’indivision d’acquêts
§ I. L’actif
A. Les acquêts indivis
B. Les biens personnels des partenaires
C. Le degré d’association
§ II. La gestion des acquêts indivis
A. Les règles supplétives de gestion
B. Les stipulations relative à la gestion
§ III. Le passif
A. L’obligation à la dette
B. La contribution à la dette
§ IV. La dissolution du Pacs
A. La réparation de l’actif
B. La réparation du passif
C. Les sanctions patrimoniales en cas de violation des devoirs nés du Pacs
Section III. L’association en valeur : la participation aux acquêts
§ I. Le fonctionnement du régime pendant le mariage
A. Le principe de séparation
1. La séparation quant à l’actif et au passif
a. La séparation quant à l’actif
b. La séparation quant au passif
2. Les limites au principe de la séparation
§ II. La dissolution du régime
A. Les causes de la dissolution
B. La détermination de la créance de participation
1. La détermination du patrimoine originaire
a. Ce qui est inclus dans le patrimoine originaire
b. Ce qui est exclu du patrimoine originaire
2. La détermination du patrimoine final
C. Le règlement de la créance de participation
1. Le principe : règlement de la créance en argent
2. L’exception : règlement en nature
Section IV. L’absence d’association patrimoniale : le régime conventionnel de la
séparation de biens des époux et le régime légal des partenaires pacsés
§ I. Association personnelle sans association patrimoniale
A. L’absence d’association patrimoniale du couple
1. Le cas du Pacs
2. Le cas du mariage
B. Régime matrimonial sans association patrimoniale
§ II. La séparation des patrimoines
A. La séparation quant à l’actif
1. Le principe
2. Les tempéraments
a. Existence de biens indivis
b. Enrichissement sans cause
c. Acquisition, par un époux, d’un bien financé par son conjoint
B. La séparation quant au passif
1. Le principe
2. L’exception
C. Les questions de preuve de la propriété des biens
§ III. La gestion des biens
A. L’autonomie de gestion
B. L’intervention exceptionnelle du juge dans la gestion des biens d’un
époux
§ IV. La liquidation du régime
A. Créances entre époux ou partenaires
B. Le partage des biens indivis
§ V. L’adjonction d’une société d’acquêts à la séparation de biens

Partie II. La transmission du patrimoine à la famille : présentation des


grands principe du droit des successions et des libéralités
Chapitre I. La dévolution légale
Section I. La transmission du patrimoine aux parents du défunt
§ I. Les conditions pour succéder
A. La condition de survie au décès du de cujus
1. L’émergence de la vie
2. La disparition de la vie
a. L’absent
b. L’hypothèse des co-mourants
B. La condition de dignité
§ II. Les principes directeurs de la dévolution légale
A. Les principes de hiérarchie
1. Un classement selon l’ordre
a. Le premier ordre : l’ordre des descendants
b. Le deuxième ordre : l’ordre mixte des ascendants privilégiés et des
collatéraux privilégiés
c. Le troisième ordre : l’ordre des ascendants ordinaires
d. Le quatrième ordre : l’ordre des collatéraux ordinaires
2. Un classement selon le degré
B. Les correctifs aux principes de hiérarchie : la division par branche
1. La division par branche et la représentation successorale
a. La fente principale
b. La fente spéciale
2. La représentation successorale
Section II. La transmission du patrimoine au conjoint survivant (dit successible)
§ I. Les éléments déterminants des choix du législateur
§ II. Les droits du conjoint successible
A. Les droits du conjoint en qualité d’héritier
1. Les conditions de la vocation successorale du conjoint survivant
2. La vocation successorale du conjoint survivant
a. Le conjoint en présence de descendants
b. Le conjoint en présence du père et/ou de la mère du défunt
c. Le conjoint en présence d’ascendants ordinaires et/ou de collatéraux
du conjoint
B. Les droits du conjoint en qualité de créancier de la succession
C. Les droits du conjoint sur le logement de la famille
1. Les droits locatifs du conjoint survivant
a. Le remboursement d’un an de loyers au profit du conjoint survivant
b. Le transfert du droit au bail au conjoint survivant
c. L’attribution d’un droit d’usage sur le mobilier garnissant le logement
loué
2. Les droits réels du conjoint survivant sur le logement conjugal
a. La jouissance gratuite du logement pendant une année
b. Le droit viager d’usage et d’habitation
3. L’attribution préférentielle
Chapitre II. La dévolution successorale volontaire
Section I. Les principes de la dévolution volontaire
§ I. La réserve héréditaire
A. Le fondement de la réserve
B. Les bénéficiaires de la réserve
1. La réserve des descendants
2. L’ancienne réserve des ascendants
3. La réserve exceptionnelle du conjoint et la quotité disponible spéciale
entre époux
C. Le calcul de la réserve
1. La masse de calcul
2. Imputation des libéralités
3. La réduction des libéralités excessives
a. Les bénéficiaires de l’action en réduction et la renonciation à l’action
b. L’ordre des réductions
c. Les modalités de réduction
§ II. La prohibition de la dévolution contractuelle
Section II. Les manifestations de la dévolution volontaire
§ I. La donation
§ II. Le testament