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Université SAAD DAHLEB :Blida-1

Faculté des sciences de la nature et de la vie


Département de biologie et physiologie cellulaire (BPC)

Cours 2: Physiologie cellulaire

Composition des membranes

Master 1- Microbiologie

CC: EDDAIKRA A
Planche1
Planche2
SCHÉMA DE L’ORGANISATION GÉNÉRALE DE LA MEMBRANE PLASMIQUE
LES ACIDES GRAS : ont un caractère structural commun, ils sont tous constitués:
A-D’un groupement carboxyle –COOH, responsable du caractère polaire et acide au pH de la
cellule
B-D’une chaine hydrocarbonée de 4 à 36 atomes de carbone à caractère hydrophobe.
La chaine hydrocarbonée peut être saturée ou insaturée . Parfois, la chaine est hydroxylée, un ou
plusieurs atomes d’hydrogène sont remplacés par des groupement hydroxyles –OH :
Les acides gras
CONFIGURATION DES DOUBLES LIAISONS DES ACIDES GRAS

Chaque double liaison cis


provoque une courbure de
la chaine d’un angle de 30°
et un raccourcissement de
cis
la distance entre les atomes
de carbone.

Avec le double liaison trans la


chaine reste rectiligne et le
raccourcissement est
moindre. Cette liaison se
trouve essentiellement dans trans
les métabolites intermédiaires
LES ACIDES GRAS (AG)
AG saturés
- Pas de double liaison
formule: CH3-(CH2)n-COOH
souvent la chaine possède un nombre paire de carbones

Les AG les plus fréquents:


Ac palmetique 16C (16:0)
Ac stéarique 18C (18:0)

À nombre paire impaire sont très rares


Ac valérique 5:0
Ac pelargonique9:0

Il existe des AG à 15 et17 atomes de carbone


La chaine hydrocarbonée des AG saturés est en zigzag, rectiligne dans
l’ensemble mais pas rigide. Elle peut avoir une flexibilité subite car les
groupes CH2 peuvent tourner librement autour de toutes les liaisons C-C
LES ACIDES GRAS (AG)
AG insaturés
- Plusieurs doubles liaisons entre deux atomes de carbones successive
-CH=CH-
Exemple : Acide oléique
18 carbones ayant une double liaison entre 9 et10
(C9 et C10)= s’écrit 18:1Δ9
Les AG polyinsaturés:
-CH=CH-CH=CH-
-CH=CH-CH2-CH2-CH=CH-
Les liaisons doubles - jamais conjuguées
Les liaisons simples et doubles sont séparées toujours par des groupements
méthyles
Quelques acides gras incorporés aux lipides membranaires
STRUCTURE D'UN TRIACYLGLYCÉROL

Les trois fonctions alcool portées par les atomes de carbone Cl, C2 et C3 du glycérol sont
esténfiées chacune par un acide gras, la molécule d'acide gras ainsi intégrée est un acyl gras. R1 =
acide palmitique. R2 = acide oléique insaturé, R3 = acide stéarique.
Le triacylglycérol de la figure est le 1-palmitoyl 2-oléyl 3-stéaryl glycérol. Dans le cas où les acides
gras est estériés en C1 et C2 sont différents, comme ci-dessus, un centre d'asymétrie apparaît au
niveau du carbone 2, on peut avoir les isomères I et II. La majorité des triacylglycérols naturels sont
des Isomères
LES PHOSPHOLIPIDES
lipides les plus abondants dans toutes les membranes biologiques,
 sont des lipides polaires qui dérivent tous des acides phosphatidiques

Les acides phosphatidiques


existent en petite quantité à l'état libre,
ils sont les intermédiaires métaboliques dans la biosynthèse de tous les phospholipides.
Une molécule d'acide phosphatidique est constituée d'un glycérol dont les groupes
hydroxyle des carbones 1 et 2 sont estérifiés par les groupes carboxyle de deux acides gras
différents (RI et R2) et l'hydroxyle du carbone 3 par l'acide phosphorique.
Les acides gras ont souvent de 16 à 20 carbones, et en position R2 l'acide gras est
toujours insaturé.
L'ensemble de la molécule d'acide phosphatidique peut être présenté comme ayant
deux queues hydrophobes (les deux acides gras) et une tête polaire hydrophile, l'acide
phosphorique.
L'acide phosphatidique et la structure d'un phospholipide

L'acide phosphatidique est composé


d'un glycérol dont les alcools en C1 et C2 sont esténfiés par deux acides gras R1 et
R2 qui constituent la partie hydrophobe,
l'alcool en C3 est estérifié par l'acide phosphorique et forme une tête polaire
hydrophile
Dans les phospholipides, le phosphate est engagé dans une seconde liaison ester
avec un alcool
Le X peut être une sérine , une choline ou une éthanolamine
Structure de la phosphatidylcholine

Le glycérol est estérifié en C1 par l'acide


stéarique (18:0) et en C2 par l'acide
oléique mono-insaturé dont la chaîne est
coudée. Cet ensemble constitue la partie
hydrophobe de la molécule.

Le carbone C3 est estérifié par l'acide


phosphorique, lui-même lié à un alcool
aminé, la choline.

La molécule présente un pôle hydrophile


par les groupements polaires, et un pôle
hydrophobe par les deux acides gras.
Classification des lipides membranaires

LIPIDES MEMBRANAIRES

Phospholipides Glycolipides Stérols


(diacyl phosphoglycérides) (diacyl glycoglycérides)
DAG DGG

Glycéro-phospholipides (GPL) Glycéroglycol


Cholesterol (CT)
Sphingolipides (SL) Sphingoglycol
STRUCTURE DES PRINCIPAUX LIPIDES MEMBRANAIRES
STRUCTURE DES PRINCIPAUX LIPIDES MEMBRANAIRES
STRUCTURE DES PRINCIPAUX LIPIDES MEMBRANAIRES
Figure Structure des caveolae. Quatorze à seize monomères de cavéoline
1 s’assemblent en oligomères qui s’assemblent en homo-oligomères compacts et créent
une invagination interne de la membrane d’un diamètre de 50-70 nm. La cavéoline est
une protéine essentiellement intramembranaire substituée avec trois palmitates. Elle lie
le cholestérol et se localise dans des radeaux membranaires. Par simplification, seuls
quelques monomères de cavéoline sont représentés. Les lipides et protéines sont
représentés selon le même code que dans la figure 1. Les feuillets externes et internes
n’ont pas la même composition lipidique et cette différence est marquée par un fond
gris ayant un motif différent
Figure . Coupe schématique de la membrane plasmique montrant l’organisation d’un microdomaine ou radeau
membranaire caractérisé par sa richesse en (glyco)sphingolipides et cholestérol auxquels sont associées, de manière
préférentielle, certaines protéines de surface cellulaire. La plus grande épaisseur membranaire au niveau du radeau
reflète la plus grande rigidité des chaînes aliphatiques essentiellement saturées des lipides constitutifs des couches
internes et externes du microdomaine, les lipides étant représentés seulement par leur tête polaire et leurs sucres
associés. La limite entre les zones « radeau » et « hors radeau » est progressive et sujette à des échanges
permanents. Les feuillets externes et internes n’ont pas la même composition lipidique et cette différence est
marquée par un fond gris ayant un motif différent.
Les radeaux (ou microdomaines) membranaires : données
biochimiques et morphologiques majeures
BICOUCHE LIPIDIQUE

Caractéristiques moléculaires

les phospholipides, plongés dans une solution aqueuse, forment une structure dans
laquelle les têtes hydrophiles entrent en contact avec l'eau, tandis que les parties
hydrophobes se disposent vers l'intérieur, s'isolant du milieu aqueux.

Un modèle de membrane cellulaire a été


proposé par Danielli et Davson (1935),
dans lequel les phospholipides
s'organisent sous forme d'une bicouche.
Membrane naturelle
=> Isolation se fait par un procédé de lyse osmotique
=> Le globule rouge éclate
Une simple centrifugation permet d'éliminer l'hémoglobine du
GR

On obtient alors des stromas, ou fantômes percés (en anglais


ghosts); Constitués uniquement des membranes lipidiques et de
leurs protéines intrinsèques, ainsi que du cytosquelette

=> Et après leurs reconstitutions on obtient deux types de


vésicules :
• Des vésicules scellées à polarité inversée (VPI)
• Des vésicules scellées à polarité conservée (VSC)
Membranes artificielles
1-Les monocouches
Se sont des agrégats situées à la limite, entre l'aire et l'eau
On citera comme exemple les expériences suivantes:
Exemple 1 : Formation d'une monocouche lipidique: Exemple 2: insertion d'une protéine dans une
-On dépose une goutte d'une solution lipidique dissoute monocouche:
dans un solvant organique. -Si on injecte une protéine ou un peptide dans la phase
- il se formera durant Pévaporation du solvant une aqueuse l'interaction et l'insertion de ces protéines dans
monocouche (film mono moléculaire) de lipides à l'interface la
air/eau qui occupe toute la surface monocouche s'accompagne soit :
disponible. a- d'une augmentation de la pression de surface (la
- Avec une partie polaire hydrophile en contacte avec l'eau surface est constante).
et une partie apolaire hydrophobe en contacte avec l'air. b- d'une augmentation de surface (pression constante).

Fig : Monocouche lipidique: interaction lipides/protéines