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Avant d’analyser le positionnement du Maroc sur le marché del’Afrique

subsaharienne, il est bon et utile d’analyser lepositionnement général des


principaux partenaires internationaux de l’Afrique. Nous n’allons pas nous
attarder sur ce point qui est assez développé en première partie de ce mémoire.
Brièvement, cette analyse montre que la Chine est devenue le principal
partenaire commercial. Elle a dépassé la France dont la part en 2000 était plus
de deux fois supérieure à celle de la Chine. En 2010, la
Chine représentait 15,1% des importations totales de l’Afrique subsaharienne,
contre 4% seulement en 2000. Ses exportations vers cette région ont
connu, en effet, un accroissement important puisqu’elles ont été
multipliées par 12 passant de 3,6 milliards de dollars en 2000 à 44,2
milliards en 2010.D’autres pays de l’Union Européenne ont vu également
leur part baisser, comme l’Allemagne et le Royaume Uni (5% et 3,7%
respectivement en 2010, après 7% et 6% en 2000). De même, les importations
en provenance des Etats Unis et du Japon ne représentent plus que 5,2% et 3%
respectivement en 2010, après 7,4% et 4,8% en 2000.
S’agissant du Maroc, bien que sa part au niveau du marché de l’Afrique
subsaharienne ait progressé entre 2000 et 2010, passant de 0,14% à 0,26%(voir
la figure 17), son poids commercial demeure encore très faible dans cette
région. Néanmoins, malgré ce faible poids, il se positionne relativement
mieux comparativement à d’autres pays de l’Afrique du Nord, notamment,
l’Algérie et la Tunisie .Actuellement, le Maroc se positionne en deuxième
position après l’Afrique du Sud au niveau des investissements avec une part
variant de 5% à 7% du marché africain.

Sur le plan sectoriel, le Maroc a amélioré son positionnement sur le


marché des produits alimentaires. Sa part est passée en effet de 0,5% en2000 à
0,9% en 2010. De Performance commerciale du Maroc en Afrique: Bilan et
perspectives 102même, sa part sur le marché des produits chimiques a
progressé de 0,1% à près de 0,5% sur la même période. En revanche, celle des
produits manufacturés est demeurée quasi-stable autour de 0,1%.