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En avril 2009, le parlement européen a approuvé le ‘’troisième paquet énergie’’, marquant une étape

importante vers une concurrence pure et parfaite sur le marché européen de l’énergie. Si les enjeux de
ce projet de l’Union européenne sont clairs depuis longtemps, ce sont les moyens d’y parvenir qui
viennent d’être avalisés par les pays membres.

A. Les enjeux du paquet du troisième paquet énergie

1) Le bénéfice des consommateurs


C’est l’ensemble des droits des consommateurs qui est la préoccupation de Bruxelles, et l’enjeu
principal et la raison d’être du projet visant à libéraliser le marché européen de l’énergie. La
liberté de choix est un élément essentiel : le choix du service rendu, du prestataire, etc. Le
meilleur prix possible est un aussi un élément important: la libre concurrence sans oligopole,
permettrait une réduction systématique des tarifs qui bénéficierait au consommateur, qu’il soit
particulier ou professionnel.
Enfin, le service universel, la protection des consommateurs les plus vulnérables, l’obligation de
service public, doivent être garantis.

2) La sécurité
La dépendance énergétique de l’Europe nécessite la mise en place d’une politique de sécurité
intérieure et extérieure à l’Europe. La sécurité extérieure est nécessaire pour garantir
l’approvisionnement de l’Europe en énergies importées. La sécurité intérieure vise à garantir la
libre circulation de toutes les énergies à l’intérieur du territoire européen, diminuant ainsi la
fragilité de chacun des pays membres en raison de leur dépendance énergétique : une dépendance
économique peut-être, mais pas de dépendance territoriale.

Cependant, les moyens nécessaires à la réalisation de ce projet sont importants, et de différentes


natures.

B. Les moyens de cette politique


1) Les textes législatifs
Ils prévoient de dissocier les activités de production et d’approvisionnement de la gestion des
réseaux, laissant aux états différentes options pour le réaliser.
Ils prévoient également l’amélioration des interconnexions entre les réseaux européens d’électricité
à l’image de l’interconnexion France – Italie.
Ils prévoient enfin la mise en place d’une instance européenne chargée de coordonner les
régulateurs nationaux.
Ces textes ratifiés permettent enfin la mise à disposition de fonds européens pour mettre en œuvre
ces politiques et construire les infrastructures requises. Cependant les infrastructures ne sont pas les
seuls obstacles à ce projet.

2) L’application des textes


La difficulté des opérateurs nationaux à renoncer à leur monopole a été jusqu’à présent un obstacle
majeur à la libéralisation du marché de l’énergie en Europe. Les textes qui ont été ratifiés en avril
2009 ne laissent plus que le choix de la manière dont cette libéralisation se fera. Les 3 options
laissées au choix des états garantissent la séparation des pouvoirs en matières d’énergie, pour
assurer que le gestionnaire du réseau de distribution, ne soit pas l’un des producteurs du marché : le
réseau ne sera plus géré par le producteur.

L’Europe se dote donc des outils nécessaires à améliorer les services d’énergie par l’amélioration des droits
du consommateur, mais aussi à garantir la sécurité énergétique de l’Europe, en réduisant la dépendance
extracommunautaire des états membres. Ce troisième paquet énergie est d’ailleurs, sur ce point en
particulier, à mettre en perspective du paquet énergie-climat, visant, entre autre, à développer les énergies
alternatives en Europe.