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Inde

Population PIB
1140M 1217490M$

Note @rating Note environnement


pays des affaires

PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES


2007 2008 2009(p) 2010(p)

Croissance économique (%) 9,0 6,7 7,4 8,5

Solde Public/PIB (%) -4,5 -10,4 -10,5 -8,7

Solde Courant/PIB (%) -1,4 -2,5 -2,1 -1,7

Dette/PIB (%) 19,2% 19,9% 19,3% 20,1%

Réserves en mois d’importation 10,9 7,7 8,9 8,6

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS POINTS FAIBLES

Moteurs de la croissance diversifiés Manque d’infrastructures et déficience du système éducatif


Fondamentaux solides : taux d’épargne et d’investissement Hausse des salaires de la main d’œuvre qualifiée risquant
élevés d’éroder l’avantage comparatif
Secteur privé performant dans l’industrie et les services Montée de l’endettement des entreprises privées
Dette extérieure modérée et réserves de change confortables Situation des finances publiques fragile
Incertitudes persistantes sur la question du Cachemire

APPRECIATION DU RISQUE

Résilience à la crise et croissance forte attendue en 2010


L'économie indienne a affiché une bonne capacité de résistance à la crise en 2009/10, grâce à sa faible ouverture et au rebond de
l'investissement soutenu par des politiques monétaire et budgétaire expansionnistes. Du côté de l'offre, l'agriculture a pâti des mauvaises pluies
de la mousson tandis que les secteurs secondaire et tertiaire sont restés dynamiques, les entreprises privées indiennes bénéficiant d'avantages
comparatifs dans les services (informatique, outsourcing) et l'industrie (pharmacie, automobile, textile).

Malgré le resserrement de la politique monétaire engagé dès octobre 2009, la croissance a atteint 8,6% en glissement annuel au 4ème trimestre
de l'année fiscale 2009/2010 et 8,8% au 1er trimestre de l'année 2010/2011. Sur le reste de l'année 2010/2011, cette reprise devrait se
confirmer. En effet, l'activité repose sur de bons fondamentaux : large marché domestique, taux d'épargne et d'investissements élevés,
production diversifiée et performante, évolution démographique favorable, croissance équilibrée, portée à la fois par les investissements, les
exportations et le développement rapide de la consommation de la classe moyenne. Néanmoins, les lacunes du pays en termes d'éducation et
d'infrastructures constituent des goulots d'étranglement pour les perspectives de croissance.

Dans ce contexte, l'expérience de paiement Coface est restée satisfaisante. Toutefois, le manque de transparence des résultats financiers des
entreprises de taille moyenne et l'absence de bilans consolidés des groupes restent problématique. En outre, la rapide progression de
l'endettement extérieur du secteur privé associée à une raréfaction prolongée du crédit sur les marchés financiers internationaux pourraient
affecter les entreprises indiennes : en cas de nouvelle crise de défiance, les retards de paiements pourraient alors augmenter.

La situation des finances publiques reste la principale fragilité du pays


Depuis 2008, le déficit budgétaire s'est creusé en raison du plan de relance mis en place. Il devrait rester substantiel en 2010/11. La dette
publique demeurera donc élevée en 2010/11. De plus, le lourd service de la dette devrait continuer de pénaliser les investissements publics en
capital (notamment en infrastructures) pourtant nécessaire à une accélération de la croissance.

En revanche, la situation financière extérieure du pays reste solide. Le déficit courant devrait légèrement se réduire. En outre, le besoin de
financement restera largement couvert par les IDE. Ainsi, les ratios d'endettement extérieurs resteront modérés. Par ailleurs, la forte volatilité
des investissements de portefeuille observée en 2008/09 devrait se réduire en raison de la moindre aversion au risque et des bonnes
performances affichées par l'économie indienne. Enfin, les réserves de change resteront élevées conférant au pays une bonne capacité de
résistance face à des retraits brutaux de capitaux.

Accélération des réformes structurelles après les élections législatives de mai 2009

Sur le plan politique, les élections de mai 2009 ont été marquées par une large victoire du Parti du Congrès qui n'a désormais plus besoin des
communistes pour gouverner. Le processus des réformes structurelles devrait donc s'accélérer.

COURBE DES INCIDENTS DE PAIEMENT

ANALYSE SECTORIELLE

TEXTILE

En Inde, le secteur textile contribue à 14% de la production industrielle, 12% des exportations et constitue la deuxième source d'emploi après
l'agriculture. Le secteur a été particulièrement affecté par la crise puisque plus d'un tiers de sa production est exporté vers les Etats-Unis, le
Japon, l'Italie et le Royaume-Uni. En 2009, les exportations textile vers les Etats-Unis ont chuté de 8% tandis que la production s'est contractée
de 20%.

En outre, le secteur a pâti d'une spécialisation trop importante dans les textiles en coton par rapport aux fibres synthétiques. Cette spécialisation
est encouragée par les autorités, puisque 6 millions d'agriculteurs produisent du coton. En outre, avec 9 million d'hectares, l'Inde représente la
surface la plus importante au monde de culture de coton (soit 25% de la production mondiale). Toutefois, selon le Ministère du Textile, la
productivité indienne est de 591 kilogrammes par hectare (kg/ha), bien derrière la moyenne mondiale (766 kg/ha), les Etats-Unis (912 kg/ha) ou
la Chine (1251 kg/ha). Cette faible productivité s'explique principalement par le manque de système d'irrigations, ce qui rend les récoltes de
coton dépendantes de la pluviométrie. Or, en 2009, les faibles pluies ont engendré de moins bonnes récoltes et une hausse du prix du coton.

Par ailleurs, l'Inde pâtit de coûts du travail plus élevés que ses concurrents et d'une productivité horaire plus faible. Avec 51 US cents par heure,
le coût du travail est en effet plus élevé qu'au Bangladesh (22 cents), qu'au Sri Lanka (43 cents), qu'au Vietnam (38 cents). En outre, les coûts
de transaction (coûts relatifs à l'électricité, aux transport et au système d'imposition) sont relativement plus élevés en Inde.
Enfin, l'industrie indienne reste fragmentée et peu mécanisée. Les lois relatives au travail expliquent en partie la multiplicité de petits acteurs,
puisqu'elles exigent une autorisation administrative pour les entreprises employant plus de 100 personnes. Les chefs d'entreprises préfèrent
donc créer plusieurs petites unités plutôt que d'agrandir les unités déjà existantes. Cette loi contribue donc à limiter les économies d'échelle. De
plus, les autorités tendent à encourager le travail à la main, en raison des nombreux emplois qu'il génère par rapport à la mécanisation du
secteur.

Dans ce contexte de faible compétitivité, les perspectives pour 2010 restent sombres.

CHIMIE

Industrie très fragmentée, le secteur de la chimie indien reste un acteur marginal sur le marché mondial. Il a été particulièrement affecté par la
crise en raison de la baisse des prix et de la chute des exportations. En 2010, le secteur devrait rester peu dynamique en raison de la nouvelle
législation adoptée par l'Union Européenne pour réglementer l'utilisation des produits chimiques et des capacités de production croissante au
Moyen-Orient, qui bénéficie de technologies performantes et de matières premières bon marché.

PHARMACIE

La crise n'a pas affecté le secteur en raison de sa forte compétitivité prix, l'Inde produisant essentiellement des génériques. En 2010, la
croissance du secteur devrait être élevée en raison de la forte croissance démographique, du vieillissement de la population dans plusieurs
pays industrialisés et émergents et des gains de part de marché à l'étranger.

AUTOMOBILE

Après avoir ralenti fin 2008, le secteur a rebondi dès début 2009 (+10% sur l'ensemble de l'année). La hausse des ventes a été portée par la
suppression des droits d'importations et des taxes à l'achat, par la baisse des taux d'intérêt par la Banque centrale facilitant l'accès au crédit et
par des rabais commerciaux importants. En 2010, l'industrie automobile devrait continuer d'afficher une croissance positive en raison du faible
taux de pénétration.

ACIER

Même si l'Inde consomme moins d'acier que les autres économies asiatiques, l'industrie sidérurgique indienne est la 5ème du monde. En 2009,
le secteur a été soutenu par la bonne résistance de l'automobile et les dépenses publiques accrues dans la construction. Les perspectives du
secteur pour 2010 sont favorables en raison du maintien du dynamisme des industries automobile et de la construction. Ainsi, la demande de
produits sidérurgiques devrait encore augmenter de 10%. Plusieurs grands groupes internationaux semblent d'ailleurs intéressés par ce marché
à fort potentiel.

VENTE DE DETAIL

Le marché des ventes de détail, 5ème au monde, représente 12% du PIB indien. Après avoir bien résisté à la crise en 2009, la consommation
des ménages devrait encore être dynamique en 2010. La croissance du secteur sera portée par la hausse du revenu par habitant et par les
gains de productivité.

TELECOM

L'industrie télécom indienne est la 2ème au monde et a affiché un fort dynamisme en 2009. La concurrence sévit entre les 11 opérateurs
présents sur le marché. Si les volumes continuent de croître fortement, les marges se réduisent sous l'effet d'une érosion forte des prix. L'Inde
affiche en effet le prix le plus faible à la minute dans le monde. En 2010, la demande devrait continuer d'être dynamique en raison du faible taux
de pénétration (40%). Une progression de l'ordre de 10 millions de nouveaux abonnés à la téléphonie mobile par mois est attendue.

INFORMATIQUE

Le secteur informatique a relativement bien résisté à la crise, comme en a témoigné la hausse des ventes d'ordinateurs de bureau et de
portables. En 2010, des fondamentaux solides devraient permettre au secteur d'afficher un fort dynamisme : développement de la sous-
traitance industrielle, demande forte pour le matériel informatique et les logiciels, faible taux de pénétration de l'informatique, revenus en
hausse, baisse des prix des ordinateurs et soutien des autorités qui souhaitent encourager l'accès à l'informatique aux zones rurales.