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MODULE III : EDUCATION A L’ENVIRONNEMENT ET AU DEVELOPPEMENT

DURABLE

SEQUENCE 1 : UTILISATION DES ROCHES SEDIMENTAIRES


Famille des situations : gestion durable des ressources géologiques
Exemples de situations : gestion des ressources pétrographiques.
Catégorie d’action : utilisation des roches sédimentaires
Actions :
- Faire parler les roches sédimentaires ou lire et traduire les informations qu’elles contiennent
- Utiliser les roches sédimentaires
- Respecter la législation en matière d’exploitation géologique et minière.

SEANCE 1 : ORIGINE ET FORMATION DES ROCHES SEDIMENTAIRES

Introduction
Une roche sédimentaire est une roche   formée par accumulation puis solidification de matériaux
provenant de la dégradation d’autres roches, des restes d’animaux ou de végétaux ou par précipitation
des éléments chimiques. Les roches sédimentaires se forment à la surface de la terre, on les appelle pour
cela des roches exogènes.
Quelle est l’origine des roches sédimentaires ? Quelles sont les étapes de formation des roches
sédimentaires ? Quels sont des exemples de roches sédimentaires ?
I- Étapes ou conditions de formation des roches sédimentaires
Les roches sédimentaires se forment à partir des matériaux provenant de la destruction des anciennes
roches. Ces matériaux sont appelés les sédiments.
La formation d’une roche sédimentaire se fait en cinq étapes qui sont : l’altération, l’érosion, le
transport, le dépôt ou sédimentation et la diagenèse.

Fig 1

I.1- L’altération
L’altération est la dégradation d’une roche sous l’action des facteurs atmosphériques et biologiques.
On distingue 2 types d’altération : l’altération mécanique ou altération physique (ou désagrégation) et
l’altération chimique.
1- L’altération mécanique
C’est la fragmentation ou l’éclatement de la roche sans modification de sa composition chimique.
Les agents de l’altération mécanique sont : les variations de température, le gel et le dégel, le vent
chargé de particules, les racines des arbres, l’eau de ruissellement...
2- L’altération chimique
C’est la décomposition d’une roche sous l’action des substances chimiques contenues dans l’eau. Elle
s’accompagne d’un changement de composition chimique de la roche.
Les agents de l’altération chimique sont : l’eau chargée de gaz carbonique, les substances chimiques
produites par les racines des plantes...
I.2- L’érosion
L’érosion est l’ensemble des processus conduisant au départ des produits issus de l’altération.
Les agents de l’érosion sont : l’eau sous toutes ses formes (liquide, solide), le vent, la gravité, les êtres
vivants.
I.3- Le transport
Après l’altération, les produits de la dégradation de la roche sont transportés. Les agents de transport
sont : l’eau, le vent, les glaciers, la gravité.
L’efficacité du transport dépend du relief, de la vitesse de l’agent de transport et de la taille de l’élément
à transporter.
I.4- Le dépôt ou sédimentation
La sédimentation est le dépôt des particules solides et solubles (ou dissoutes) transportées. Le dépôt des
particules solides s’effectue lorsque la vitesse de l’agent de transport diminue alors que celui des
particules dissoutes ou solubles s’effectue lorsqu’elles précipitent (ou deviennent insolubles). Les
particules déposées sont appelées les sédiments.
Un sédiment est une particule plus ou moins grosse issue de l’érosion, transportée et déposée.
En fonction du lieu de dépôt des sédiments on distingue plusieurs types de sédimentations :
- la sédimentation continentale. Elle a lieu à l’intérieur du continent dans les cours d’eau, les lacs,
les marécages et les fossés d’effondrement ;
- la sédimentation intermédiaire. Elle a lieu dans les lagunes (étendue d’eau de mer fermée par un
cordon littoral), les estuaires et les deltas ;
- la sédimentation marine. Elle a lieu dans la mer.
Dans les zones de sédimentation, on observe un granoclassement c’est-à-dire que les particules se
déposent en fonction de leur taille, des plus grosses (plus lourdes) aux plus fines (plus légères).

Fig 2

I.5- La diagenèse
C’est la transformation des sédiments en roches sédimentaires cohérentes. Les facteurs qui interviennent
dans cette transformation sont la pression et la température.
La diagenèse s’effectue en plusieurs étapes qui sont :
- La compaction : elle est due à l’accumulation des sédiments les uns sur les autres ce qui génère
une pression qui comprime les sédiments situés plus bas en profondeur ;
- La déshydratation : sous l’effet de la pression, les sédiments perdent de l’eau ;
- La cimentation : sous l’effet de la pression, les substances chimiques présentes dans l’eau
contenues dans les sédiments précipitent et forment un ciment qui lie les grains de sédiments
libres pour former une roche compacte.
- La recristallisation : c’est la formation de nouveaux minéraux dans la roche formée.

Fig 3

II- Quelques roches sédimentaires


Sur le terrain, les roches sédimentaires se présentent en couches superposées appelées les strates. Selon
l’origine des sédiments, on distingue trois grands types de roches sédimentaires:
1- Les roches sédimentaires d’origine détritique
Ce sont des roches qui se forment à partir des particules solides issues de l’altération et de l’érosion des
roches préexistantes.
Exemples : les sables, les argiles, les grès, kaolin, les conglomérats, marnes, schistes, ardoise, marbre,
latérite, bauxite...
2- Les roches sédimentaires d’origine chimique
Ce sont des roches qui se forment par précipitation des substances chimiques dissoutes dans l’eau.
Exemples : le sel gemme (halite), le gypse, le silex, les évaporites, la calcite, les travertins...
3- Les roches sédimentaires d’origine organique ou biologique ou biochimique
Ce sont des roches qui proviennent de l’accumulation et de la transformation des débris d’animaux
(coquilles et tests) et de végétaux à l’abri de l’air par les bactéries. On les appelle aussi les roches
carbonées ou combustibles.
Exemples : le pétrole, la houille, le lignite, la tourbe, la craie, les diatomites...
NB : Les roches sédimentaires peuvent contenir des restes d’animaux ou de végétaux appelés fossiles.
SEANCE 2 : INTERET DES ROCHES SEDIMENTAIRES

Introduction
Les roches sédimentaires sont disposées en couches superposées appelées strates. A l’intérieur des
strates, on rencontre parfois des restes d’êtres vivants anciens ou fossiles qui fournissent des informations
sur l’âge, les conditions de mise en place et le milieu de formation de la roche sédimentaire.
Comment les roches sédimentaires sont-elles utilisées pour la reconstitution de l’histoire géologique ?
Sous quelles formes l’Homme exploite-t-il certaines roches sédimentaires ?

I- La reconstitution des milieux sédimentaires anciens


I.1- Les informations apportées par les fossiles
Les fossiles sont les restes d’êtres vivants anciens ou les traces de leur activité conservés dans les roches.
La science qui étudie les fossiles est appelée la paléontologie.
On distingue deux grands groupes de fossiles : les fossiles stratigraphiques et les fossiles de faciès.
1- Les fossiles stratigraphiques 
Ils permettent de dater les couches de terrain c’est-à-dire de déterminer l’époque de leur formation.
Exemples :
- les trilobites, les fusulines, les graptolites caractérisent l’ère primaire ;
- les ammonites, les bélemnites, les dinosaures caractérisent l’ère secondaire ;
- les nummulites, les gastéropodes, les lamellibranches caractérisent l’ère tertiaire.

2- Les fossiles de faciès 


Ils permettent de reconstituer le climat et le milieu dans lequel s’est formée la roche.
Exemples :
- les fossiles de mammouths, de rennes, indiquent un climat glacial ou très froid;
- les petits gastéropodes à coquilles minces indiquent un ancien milieu lacustre (lac) ou
marécageux ;
- les coraux indiquent une ancienne mer peu profonde aux eaux chaudes et très agitées.
I.2- Les informations apportées par la stratigraphie
La stratigraphie est l’étude des couches de terrain. Elle permet de dater les couches de terrain les unes
une par rapport aux autres. On établit ainsi une chronologie relative c’est-à-dire qu’on détermine lequel
entre deux corps géologiques est le plus jeune ou le plus ancien.
En stratigraphie, la chronologie relative se base sur quatre principaux principes :
- Le principe de superposition : dans une série sédimentaire non déformée, une couche
sédimentaire est plus récente que celle qu’elle recouvre et plus ancienne que celle qui la recouvre.

Fig 4

- Le principe de continuité : une couche sédimentaire a le même âge en tout point de son étendue.

Fig 5
- Le principe de recoupement : lorsque des formations géologiques se coupent, la plus récente
coupe la plus ancienne.

Fig 6

- Le principe d’identité paléontologique : deux strates contenant les mêmes fossiles


stratigraphiques ont le même âge.

Fig 7

I.3- la paléogéographie et la paléoécologie


L’étude des roches sédimentaires permet de réaliser la paléogéographie et la paléoécologie.
1- Notion de paléogéographie
La paléogéographie est la reconstitution de la position et des caractères des continents au cours des
temps géologiques. Elle permet de connaitre la répartition des faunes et des flores fossiles et s’intéresse
aussi à l’extension des surfaces marines.
2- Notion de paléoécologie
La paléoécologie est la reconstitution des environnements passés et des relations existant entre les
différentes espèces et leur milieu. Elle est basée sur l’exploitation des fossiles de faciès.
II- Relation entre les propriétés des roches sédimentaires et leur utilisation
En fonction de leurs propriétés, certaines roches sédimentaires sont exploitées par l’homme directement
ou après transformation.
II.1- L’argile
Les argiles possèdent des propriétés remarquables qui sont à l’origine de leur utilisation très ancienne :
elles sont tendres, peuvent prendre toutes les formes (facilement malléables), sont imperméables et ne
font pas effervescence avec les acides.
L’argile est utilisée pour la fabrication de la porcelaine, des poteries, des briques et des tuiles. Mélangée à
du sable, l’argile est résistante à la chaleur d’où son utilisation dans le revêtement des hauts-fourneaux,
des fours de boulangerie et des chaudières d’usine.
L’argile verte possède des vertus thérapeutiques, elle est utilisée dans le traitement des maladies de la
peau.
II.2- Le sable
Le sable est une roche dure car il raie le verre et l’acier. Le sable laisse passer de l’eau : c’est une roche
poreuse et perméable.
Dans la construction, le sable entre dans la composition du mortier ou du béton. Le sable pur est employé
dans la fabrication du verre, dans le moulage des pièces de fonderies, dans le nettoyage des aciers par
projection à l’air comprimé, pour poncer les meubles et les surfaces (papier de verre). Il peut aussi être
utilisé pour filtrer les liquides.
II.3- Le gypse
Le gypse est une roche sédimentaire saline, tendre, plus ou moins soluble dans l’eau et qui ne fait pas
effervescence avec les acides. Le gypse déshydraté forme une poudre blanche appelée plâtre. Le médecin
utilise le plâtre pour immobiliser les fractures.
La craie des écoles est un mélange de plâtre et de gélatine. Les bouchons des bonbonnes sont scellés au
plâtre. Le plâtre est surtout utilisé dans le revêtement des plafonds et des murs des habitations.
II.4- Les schistes
Ce sont des roches argileuses durcies d’aspect feuilleté. Ils se clivent en minces feuillets. Les schistes qui
se débitent en plaquettes minces et résistantes sont appelés ardoises.
Les ardoises sont imperméables et utilisées pour la construction des toitures.
II.5- Le pétrole
C’est une roche sédimentaire liquide utilisée comme combustible et dans la fabrication des plastiques et
du bitume ou goudron.
II.6- Les roches calcaires
Ce sont des roches d’origine chimique. Elles sont utilisées pour cela sous différentes formes chimiques :
calcaires (CaCO3), chaux vive (CaO), chaux hydratée ou éteinte (Ca(OH)2).
Les calcaires servent à la fabrication du ciment, des pierres de construction, du bicarbonate de soude, à la
production du CO2, de la craie...
En métallurgie et en verrerie, les roches calcaires entrent dans la fabrication des verres, des hauts
fourneaux, des fibres et laine de roche, et dans les fonderies.
Elles entrent également dans la fabrication du papier, des peintures, des colles, des plastiques et autres
caoutchoucs. Les calcaires interviennent dans le traitement des eaux, des boues, des fumées et des déchets
ménagers.
Dans l’alimentation, les calcaires interviennent dans les sucreries, les confiseries, les brasseries, les
laiteries, et dans l’industrie pharmaceutique.
SEQUENCE 2 : PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT
Famille des situations : gestion durable des écosystèmes
Exemples de situations : Rupture des équilibres écologiques
Catégorie d’action : Protection des écosystèmes
Actions :
- Sensibiliser
- Gérer écologiquement un écosystème
- Respecter la législation en matière de chasse, de pêche et d’exploitation forestière
- Créer et gérer les réserves faunistiques et floristiques ;

SEANCE 1 : ÉTUDE D’UN ECOSYSTEME : LA FORET

Introduction
Un écosystème est l’ensemble formé par un biotope (milieu physique) et sa biocénose (ensemble des êtres
vivants). Exemples : la savane, le désert, la forêt, un lac...
La forêt est une formation végétale caractérisée par la présence de grands arbres.
Quelle est la biodiversité d’une forêt ? Quelles sont les activités humaines qui détruisent la biodiversité ?
Comment peut-on restaurer et conserver la biodiversité d’une forêt ?
I- Biodiversité dans une forêt
Le terme biodiversité (ou diversité biologique) désigne la variété et la diversité des êtres vivants d’un
milieu. La biodiversité d’une forêt est constituée par sa biocénose (= ensemble des êtres vivants qu’on
retrouve dans un milieu). Cette biocénose est constituée d’une phytocénose (ou ensemble des plantes) et
d’une zoocénose (ou ensemble des animaux).
I.1- La biodiversité végétale
Dans la forêt, les végétaux sont disposés en couches verticales ou strates. Du bas vers le haut on
distingue plusieurs strates :
- La strate hypogée : elle se retrouve dans le sol. Elle est constituée des bactéries et décomposeurs,
des organes souterrains des végétaux (racines, bulbes, rhizomes) et du mycélium des champignons.
- La strate muscinale et fongique : elle est constituée des mousses et des champignons.
- La strate herbacée : elle est constituée d’herbes.
- La strate arbustive : elle est constituée de jeunes arbres ou arbustes de 1 à 7 mètres de haut.
- La strate arborescente : elle est constituée d’arbres de taille moyenne (7 et 30 mètres).
- La strate arborée : elle est constituée des plus grands arbres de la forêt (plus de 30 mètres). Leurs
cimes sont jointives et forment une sorte de toit appelé la canopée.
Les lianes, plantes grimpantes et rampantes appartiennent à toutes les strates.

Fig 8
I.2- La biodiversité animale
Les animaux de la forêt sont organisés selon leur mode de déplacement et de nutrition. On distingue
ainsi :
- La strate hypogée : elle est constituée des animaux souterrains tels que les vers de terre, les
termites, les fourmis, les rats, les taupes...
- La strate des animaux rampeurs : elle est constituée des escargots, des reptiles (serpents,
lézards, tortues...), des iules et de nombreux invertébrés.
- La strate des animaux marcheurs : ce sont les animaux qui marchent grâce à leurs membres sur
le sol. Exemples : les antilopes, les phacochères, les sangliers, les lièvres...
- La strate des animaux grimpeurs : ce sont les animaux qui se déplacent à travers les arbres tels
que les singes, les écureuils, les gorilles...
- La strate des animaux ailés : elle est constituée des oiseaux, des chauves-souris, des roussettes,
des invertébrés ailés.

Fig 9

II- Interdépendance dans une forêt


Dans un écosystème comme la forêt, aucun être vivant ne vit seul ; ils entretiennent diverses relations leur
permettant de dépendre les uns des autres. Une de ces relations est la dépendance les uns les autres pour
l’alimentation.
II.1- Les relations trophiques ou alimentaires
II.1.1- Les chaines alimentaires
Une chaine alimentaire est une suite ordonnée d’individus dans laquelle chacun mange celui qui le
précède avant d’être lui même mangé par celui qui le suit.
Dans une chaine alimentaire, chaque être vivant constitue un maillon de la chaine, et la position qu’il
occupe dans la chaine est appelée le niveau trophique. Il existe trois niveaux trophiques dans une chaine
alimentaire :
- Les producteurs primaires (P) : ce sont des organismes autotrophes c’est-à-dire des organismes
qui sont capables de fabriquer leurs propres matières organiques à partir des substances
uniquement minérales ; ce sont les plantes vertes.
- Les consommateurs (C) ou producteurs secondaires : ce sont des organismes hétérotrophes car
ils sont incapables de fabriquer eux-mêmes leur propre matière organique à partir des substances
uniquement minérales. On distingue les consommateurs de 1er ordre qui sont les herbivores, les
consommateurs de 2ème et de 3ème ordre qui sont des carnivores.
- Les décomposeurs : ce sont des microorganismes qui ont pour rôle de décomposer et de
minéraliser la matière organique morte (cadavres, excréments, les débris végétaux, plantes...).

Fig 10

II.1.2- Les réseaux trophiques


Dans un écosystème, un même être vivant peut appartenir à plusieurs chaines alimentaires et occuper
différents niveaux trophiques. Un réseau trophique ou réseau alimentaire est donc l’ensemble des
relations alimentaires dans un écosystème. Il est constitué de plusieurs chaines alimentaires.

Fig 11

II.2- Autres relations entre les êtres vivants de la forêt


Au sein de la biocénose, différents types de relations peuvent s’établir entre les individus d’espèces
différentes ou entre les individus de la même espèce.
1- Les relations interspécifiques
Ce sont des relations qui s’établissent entre des individus d’espèces différentes. On peut citer :
- La symbiose : c’est une relation obligatoire à bénéfice réciproque.
Exemple : l’association entre une algue et un champignon formant le lichen.
- Le mutualisme : association non obligatoire à bénéfices réciproques.
Exemple : dans la moule vit souvent un petit crabe à qui elle fournit protection et nourriture. En retour, le
crabe nettoie l’intérieur de la moule. Cependant, ces deux animaux peuvent vivre séparés.
- Le commensalisme : association dont un seul tire profit sans pour autant nuire à l’autre.
Exemple : le héron garde bœuf et le troupeau de bœuf
- Le parasitisme : association à bénéfice unilatérale dans laquelle un individu vit aux dépens de
l’autre en lui causant des troubles.
Exemple : le gui d’Afrique et le cacaoyer
- La compétition : c’est une concurrence entre deux espèces qui recherchent la même ressource
dans le même milieu.
Exemple : la compétition des plantes pour la lumière en milieu forestier
- L’épiphytisme : association entre deux individus dans laquelle l’un sert de support à l’autre.
Exemple : la fougère qui utilise le palmier à huile comme support.
2- Les relations intraspécifiques
Ces sont des relations qui s’établissent entre les individus de la même espèce. Ce sont :
- La compétition : concurrence qui s’établit entre les individus pour une même source de matière
lorsque la demande est en excès sur les disponibilités.
- l’effet de masse : c’est une modification du comportement qui se produit au sein d’une population
lorsque le milieu est surpeuplé. Il produit des effets néfastes sur l’espèce.
- l’effet de groupe : c’est une modification qui intervient lorsque les individus de la même espèce
vivent en groupe. L’action directe du groupe sur chacun de ses membres modifie leur physiologie
et leur comportement, avec des conséquences bénéfiques.

III- Activités humaines détruisant la biodiversité


La biodiversité est fortement menacée par les activités humaines. La biodiversité de la forêt est sollicitée
par l’homme pour répondre à ses besoins économiques, alimentaires et de logement. L’homme détruit
ainsi la biodiversité par plusieurs actions :
- La destruction des habitats des espèces lors de la déforestation et des feux de brousse ;
- La chasse aveugle et non règlementée de la biodiversité animale marquée par le braconnage et
l’utilisation des pesticides pour tuer même les espèces animales qui ne sont pourtant pas
recherchées et ciblées ;
- La surexploitation des ressources animales et végétales pour l’alimentation ou pour produire de
l’énergie ;
- Le rasage de grandes superficies de forêts pour la réalisation des grands projets.
- La pollution chimique qui intoxique la plupart des êtres vivants ;
- Le réchauffement climatique qui modifie les conditions de vie des espèces ;
- L’introduction d’espèces invasives ou envahissante.
Une espèce invasive ou envahissante est une espèce introduite dans un milieu qui n’est pas son milieu
d’origine, et donc le développement va nuire aux espèces et à la biodiversité locale.
IV- Restauration et conservation de la biodiversité d’une forêt
Pour préserver la biodiversité il faut protéger les espèces et conserver les espaces dans lesquels ils vivent.
Pour protéger les espèces il faut :
IV.1- La restauration de la biodiversité forestière
Les espèces animales et végétales totalement détruites par l’Homme doivent être restaurées ou restituées.
Pour cela différents moyens peuvent être utilisés :
- Créer des espaces et les isoler pour permettre une régénération ;
- Importer et introduire les espèces totalement détruites ;
- Enrichir les biotopes devenus stériles par des bio-fertilisants naturels
- La surveillance des sites et l’adoption des mesures de leur protection ;
IV.2- La conservation de la biodiversité forestière
Pour conserver la biodiversité forestière il faut :
- Lutter contre le braconnage ;
- Interdire ou limiter la chasse, la pêche, les prélèvements et la surexploitation de certaines espèces ;
- Lutter contre la déforestation, la pollution, les espèces envahissantes ;
- Créer les espaces interdits à l’exploitation tels que les parcs, les jardins zoologiques et botaniques ;
- Conserver et faciliter la reproduction des espèces en dehors de leur milieu de vie dans les jardins
zoologiques pour les animaux et les jardins botaniques pour les végétaux ;
- Remplacer immédiatement les espèces extraites de la forêt par de jeunes pousses et réglementer
cette exploitation ;
- Abandonner les pratiques néfastes à la régénération de la biodiversité et de son biotope telles que
le brulis, le braconnage, le surpâturage, l’abattage de jeunes essences, la surexploitation des
PFAB ;
- Utiliser les produits de synthèse à la place des espèces forestières ;
- Accroitre les technique de recyclage des matériaux usés pour palier à l’exploitation abusive des
forêts ;
- Mettre en place des plans de sauvegarde des races ou des variétés domestiques locales.