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I.

Energie renouvelable

L’énergie est une manifestation de force, de mouvement de chaleur, de transformation


émanant d’une source quelconque et capable de produire un travail ou une action précise et
déterminée. Sur la terre, le soleil est la source fondamentale d’énergie, car toutes les autres
sources en découlent, directement ou indirectement.

Sources renouvelables

Solaire thermique Solaire photovoltaïque Hydraulique Eolien Géothermie Bioénergie


(Photosynthèse)

Sources fossiles
Sources nucléaires

Gaz Pétrole Charbon Fusion (solaire) Fission (centrale nucléaire)

Aujourd’hui, les énergies renouvelables représentent 15% des énergies utilisés dans le monde.
C’est l’hydraulique et la biomasse qui représentent le plus gros potentiel. En termes de
potentiel, 40% des besoins actuels d’énergie dans le monde pourraient être couverts par les
énergies renouvelables. Les énergies renouvelables sont inépuisables à l’échelle de l’homme,
elles sont en permanences disponibles, au contraire des énergies fossiles et de l’énergie
nucléaire dont les réserves sont menacées pour les générations à venir. La production
mondiale d'électricité devrait doubler au cours des 25 prochaines années, selon une
publication de l'Agence internationale de l'énergie (World Energy Outlook 2006). La part de
la production des énergies renouvelables devrait augmenter de 57%. L'efficacité de l'énergie
électrique sera un facteur essentiel du maintien des coûts peu élevés et d'une haute qualité de
services. Il faut savoir que la consommation mondiale par habitant n’a été multipliée que par
quatre. Cela illustre bien les inégalités de la consommation d’énergie dans le monde, ce
qu’on peut constater, les pays du nord sont beaucoup plus consommateurs dit sur-
consommateurs en raison de leur développement en comparaison avec les pays du sud dit
sous-consommateurs en raison de leur sous-développement ou bien ils sont en voie de
développement. Aujourd’hui un quart de la population consomme les trois quarts de l’énergie
produite, il est à noter que deux milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à
l’électricité. Des inégalités apparaissent aussi au niveau des sources d’énergies utilisées.
Actuellement, 80% de la consommation énergétique mondiale est issu de l’énergie fossile. En
raison de la pollution engendrée par les fossiles tels que la pollution des sols et des nappes
phréatiques, pollution des eaux tels que la contamination, les parée noirs et autre, la pollution
atmosphérique tels que les pluies acides, destruction de la couche d’ozone, les différents
épisodes de changement climatique en raison des gaz à effet de serre. Il faut savoir que le
nucléaire n’échappe pas à cette préoccupation d’ordre environnementale comme la
contamination la conservation les risques d’accident et autres des déchets radioactifs. Pour
toutes ces raisons il faudra penser à consommer autrement et plus raisonnablement pour la
survie de notre planète. L'utilisation à grande échelle des énergies renouvelables (ER) est
importante pour l'avenir pour plusieurs raisons: éliminer la dépendance aux combustibles
fossiles, combattre le réchauffement planétaire, et accroître le niveau de vie des personnes
vivant dans les pays en développement. Une grande part des ER constitue un domaine
émergent de la recherche, des technologies et de la fabrication et une nouvelle industrie est en
train de se développer. La normalisation aide ces technologies à devenir commercialisables en
offrant une base aux systèmes de certifications, en promouvant le commerce international de
produits uniformes et de grande qualité et en soutenant le transfert du savoir-faire venant des
systèmes d'énergies traditionnelles. La nature même des technologies liées aux énergies
renouvelables implique que leur normalisation exige un effort particulier pour soutenir le
rythme des développements réalisés dans ces différents domaines. Dans ce contexte, la CEI
(conseil en environnement intérieur) travaille à l'élaboration de Normes internationales qui
serviront la planète dans ce secteur du marché. Notre mission est de fournir des normes
d'aptitude à la fonction et de sécurité dans le domaine des énergies renouvelables, ainsi que
des systèmes de certification partout où ils sont nécessaires, offrant ainsi un outil essentiel à
l'établissement d'un niveau de qualité protégeant les consommateurs dans le monde entier.

Si on doit résumer les avantages et les inconvénients des énergies renouvelables on dira :

Parmi les inconvénients :

Elles sont intermittentes (soleil, pluie, vent, …)

Elles sont inégalement réparties à la surface de la terre

Elles sont diffusent dans leur volume ou leur masse (faible concentration et intensité en un
point donnée)

Ces caractéristiques posent des problèmes quant à leur exploitation :

Une collecte difficile, on ne peut concentrer et récupérer la totalité des énergies. Si l’homme
récupérait toute l’énergie solaire reçue par la terre, il disposerait 15000 fois la production
d’énergie annuelle dans le monde.

Un stockage difficile, en dehors de l’eau stockée dans les barrages, il est impossible ou très
coûteux de mettre en réserve les autres ENR.

D’autre part, les quantités d’énergies produites sont souvent faibles. Les ENR nécessitent
donc un développement technologique pour accroître leur rendement et subvenir à une partie
de nos besoins énergétiques. Les ENR requièrent des investissements élevés qui rendent leur
bilan économiques peu favorable par rapport aux autres sources d’énergies conventionnelles
ne sont pas pris en compte (pollution de l’air, stockage des déchets, marées noires, santé…)

Concernant les avantages de l’utilisation des ENR sont :

On pensant à demain on est amené à changer notre façon de consommer, en raison des
problèmes énergétiques actuels, les états doivent recourir à d’autres types d’énergies tels que
les ENR, qui ont déjà exploitaient par l’homme depuis la nuit des temps, mais de façon
réduite. Elles offrent à bien des égards des solutions durables pour la politique énergétique.

Les ressources fossiles et les ressources uranium voient leurs réservent s’épuiser. En effet, le
rythme de consommation des pays développés est bien supérieur à la capacité de régénération
naturelle de ces combustibles.

I.1. ENERGIE SOLAIRE

L’énergie solaire est non polluante et abondante, bien qu’inégalement répartie dans l’espace
entre 800 et 2500 kW par m2 et par an selon la région du globe et dans le temps (heure du jour
et saison). Deux méthodes d’exploitation existent : l’utilisation de l’énergie solaire par
conversion thermique et par l’effet photovoltaïque.

I.1.1 La conversion thermique solaire

L’énergie solaire est directement convertie en chaleur grâce à des capteurs thermiques
solaires. Ils sont constitués d’une surface absorbante de couleur foncée (l’absorbeur), placée
généralement derrière une vitre. Un matériau résistant à la chaleur et thermique isolant est
placé derrière l’absorbeur pour limiter les pertes calorifiques. La chaleur absorbée par la
surface noire est transmise à fluide caloporteur (eau, air...). Sa température peut atteindre 60 à
80 °C, voir 100°C. Les capteurs à eau et à air sont les plus répondus.

- Les capteurs à eau sont utilisés pour produire de l’eau chaude sanitaire, chauffer les
locaux ou les eaux de piscines en plein air. Dans cette application, dans la plupart du
temps sont dépourvus du vitrage et de l’isolation inférieure.

Les applications :

Le chauffe-eau solaire : il permet une économie d’énergie

Le chauffage par système solaire combiné production d’eau sanitaire et de chauffage de


locaux, cette technique peut couvrir 40% à 70% des besoins thermiques d’une habitation.
La chaleur est dispensée par des émetteurs ou un plancher chauffant à basse température.
Dans ce dernier cas, la chaleur solaire est stockée dans une dalle à forte inertie thermique
dans laquelle circule l’eau chauffée par les capteurs. Le planchée restitue ses calories avec
un décalage pouvant aller jusqu’à quelques heures.

Le chauffage des piscines, on utilise des capteurs solaires non vitrées et bon marché,
capteurs semi-rigides solaire dans lesquels passe en circuit fermé l’eau de la piscine. La
surface des capteurs solaires nécessaires est de 30 % à 60% de la surface du bassin.
L’utilisation de la piscine est prolongée ainsi de plusieurs semaines par an, notamment en
prenant comme précaution de recouvrir le basin d’une couverture isothermique pendant
les périodes d’inoccupation. Son rôle est notamment d’éviter l’évaporation, source de
refroidissement.

Les capteurs à air, ils produisent de l’air chaud utilisé pour le séchage agricole foins et
fruits, et parfois pour le chauffage des locaux.

I.1.2 La conversion photovoltaïque de l’énergie solaire

La lumière du soleil peut être directement convertie en électricité grâce à des cellules
photovoltaïques. L’effet photovoltaïque a été découvert par le physicien Becquerel en 1839.
Les cellules photovoltaïques sont constituées de matériaux dits « semi-conducteurs », tel le
silicium. Les particules de lumière (photons) viennent heurter les électrons de silicium et leur
communiquent leur énergie. Le silicium est traité ou dopé de manière à diriger tous les
électrons dans le même sens. Une tension apparaît alors aux bornes de la cellule. Le
rendement de conversion de ces cellules est de 15% à 26 %. Celles-ci sont mises en série
électrique dans un module photovoltaïque étanche à l’humidité. Les modules commerciaux
ont des puissances unitaires de 10W à 200 W et sont utilisés dans installations de l’ordre de
kilowatt ou de la dizaine de kilowatts, que ce soit pour l’alimentation d’habitations non
connectées au réseau ou de relais de télécommunications. Les applications de 10W sont
légions dans le mobilier urbain, la signalisation, es alarmes…

De nouveaux types d’applications se développent (1kWà 10 kW), les modules


photovoltaïques sont intégrés dans l’architecture des immeubles (vitrages produisant de
l’électricité et débitant dans le réseau, toits des maisons recouverts de tuiles photovoltaïque)

Par sa souplesse et sa facilité d’installation et de maintenance, l’énergie photovoltaïque est


incontestablement une solution technique adaptée, notamment dans les pays en
développement qui n’ont pas les moyens de se doter de réseaux de distribution d’électricité.
Elle représente un enjeu sociologique en apportant de l’électricité dans les zones isolées.
Deux milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à l’électricité.

Hors réseau Jusqu'à présent, les panneaux solaires ont été principalement utilisés comme
systèmes autonomes pour la production d'énergie. Ces systèmes sont actuellement développés
à l'échelle commerciale partout dans les pays industrialisés et en développement. Aujourd'hui,
la demande annuelle en photovoltaïque (PV) sur le marché mondial dépasse USD milliards.
Le marché du PV s'est développé, aussi bien dans les pays industrialisés que dans les pays en
développement, où les services électriques hors réseau ou hybrides sont mis à la disposition
de milliers de villages isolés. Dans les pays en développement, les populations rurales qui ne
sont pas connectées au réseau peuvent bénéficier d'un approvisionnement en électricité grâce
aux systèmes PV autonomes. Les avantages inhérents à ces systèmes sont la modularité et
l'indépendance vis-à-vis des combustibles importés. Connexion au réseau Il est désormais
possible de connecter des panneaux solaires au réseau électrique. Ceux qui les possèdent
peuvent revendre leurs surplus d'énergie à leur compagnie d'électricité. Trois développements
montrent à quel point ce secteur est devenu important: La plus grande centrale électrique
solaire PV au monde, une installation de 10 mégawatt en Bavière, Allemagne, est entièrement
opérationnelle depuis début 2005. La plus grande installation PV au monde en toiture, un
concept de 5 MW parfaitement intégré dans le toit, fonctionne désormais en Hesse du Sud, En
2005 également, un des principaux fabricants américain a débuté la commercialisation d'un
onduleur solaire de 3 kW à usage domestique connecté au réseau. Les systèmes PV connectés
au réseau connaissent une croissance rapide, bénéficiant de programmes soutenus par le
gouvernement en Australie, en Europe, au Japon et aux Etats-Unis. La plupart de ces
installations sont situées sur des résidences privées et dans des locaux publics, commerciaux
et industriels. A l'opposé, les installations de centrales électriques PV à grande échelle,
propriété généralement des compagnies d'électricité, se développent à un rythme très lent. Le
Comité d'études 82 de la CEI élabore des Normes internationales pour les systèmes de
conversion photovoltaïque de l'énergie solaire en énergie électrique, ainsi que pour tous les
éléments constituant l'ensemble du système d'énergie photovoltaïque. Dans ce contexte, on
entend par "système d'énergie photovoltaïque" l'ensemble du domaine, de la réception de la
lumière par la cellule solaire jusqu'à l'interface avec le(s) système(s) électrique(s) alimenté(s)
en énergie. La lumière du soleil peut être transformée en électricité par des panneaux
photovoltaïques. L’électricité produite peut être stockée dans des batteries. Elle constitue une
énergie d’avenir : Pour l’électrification en sites isolés : - solution technique et économique
adaptée pour les pays en voie de développement qui n’ont pas les moyens de se doter de
réseaux de distributions d’électricité. –Enjeu sociologique car contribue à limiter le
phénomène d’exode rural. Dans les pays industrialisés, dotés de réseaux denses de
distribution d’électricité : installations facilement raccordable au réseau : économie en
investissement et en fonctionnement néanmoins la production d’électricité photovoltaïque
reste 5 fois plus chère que l’électricité classique.

Principe de fonctionnement : les photo-piles sont constituées de matériaux qui transforment


directement la lumière du rayonnement solaire en énergie électrique. Coût d’une installation
4000F : 1 panneau, une batterie, un régulateur

I.2.Energie hydrolique

Hydro, mot grec signifiant "eau", s'applique aux cours d'eau et aux océans. La force de l’eau
en mouvement représente une source d’énergie considérable, utilisée depuis 2000 ans par
l’homme. En premier temps, l’exploitation de cette source d’énergie s’appliquait uniquement
à des utilisations mécaniques (moulin, métallurgie, …). Depuis le XIX e siècle, l’énergie
hydraulique est principalement utilisée pour produire de l’électricité. C’est ce que l’on appelle
l’hydroélectricité. Le fonctionnement de cette énergie se fait à travers l’eau, qui est accumulée
dans les barrages ou dérivée par les prises d’eau, apporte une énergie qui permet d’actionner
la roue d’une turbine. Cette turbine entraîne une génératrice qui transforme l’énergie
mécanique en énergie électrique. La production d’une centrale dépend du débit et de la
hauteur de la chute d’eau. On peut classer les centrales hydrauliques selon l’importance des
réserves d’eau qui les alimentent. On distingue :

Les usines de lac situées dans les régions montagneuses, elles sont caractérisées par une
importante réserve d’eau (barrage), une longue période d’accumulation (fonte des neiges) et
une grande hauteur de la chute. Ces usines servent à la régulation saisonnière de la production
et peuvent, à la demande, assurer la production heures de pointes.

Les usines éclusées situées sur les régions de relief adouci, elles se caractérisent par une
réserve d’eau de moyenne importance formée par les eaux de rivières, d’une courte période
d’accumulation et d’une hauteur de chute moyenne. Elles jouent un rôle dans la régulation
hebdomadaire ou journalière de la production.

Les usines au fil de l’eau elles ne disposent pas de réserve d’eau et la hauteur de chute est, en
général, très faible. Leur alimentation est continue et dépend strictement du débit du fleuve ou
de la rivière. Ces usines fournissent une production de base mais ne jouent aucun rôle de
régulation. Certaines de ces usines au fil de l’eau sont des petites centrales hydrauliques
(PCH) leur puissance est inférieur à 10 ou 12 MW.

I.2.1. Intérêt des PCH

Les PCH peuvent devenir une ressource locale de production d’électricité avec un impact
environnemental modéré. Les intérêts sont nombreux :

- Une énergie non polluante et renouvelable


- Un impact écologique généralement faible (au contraire des grands barrages
hydrauliques qui modifient considérablement l’écosystème)
- Une préservation de la qualité de l’eau : au moins 10 % du débit inter- annuel moyen
doit être laissé à la rivière, les propriétés physico-chimiques de l’eau sont conservées
- Une source de revenus pour les entreprises ou les communes : réduction de la facture
énergétique
- Une contribution au développement social et à l’emploi local.

Les travaux de normalisation de la CEI ayant trait aux cours d'eau couvrent aussi bien les
projets à petite qu'à grande échelle, alors que l'énergie des océans est un domaine nouveau où
ils sont entrain de commencer seulement à étudier le potentiel de normalisation (le marché
dans ce domaine est encore largement au stade de la recherche et du développement). Cours
d'eau Quelques-unes des plus grandes centrales hydroélectriques au monde, tant en puissance
brute totale qu'en production moyenne annuelle d'électricité, produisent des millions de
kilowatts et des milliards de kilowatt heures. A l'autre bout de l'échelle se trouvent les petites,
micro et pico centrales hydroélectriques. Pour cette organisations, "petit" signifie une
production jusqu'à 15 MW. Les systèmes micro peuvent produire jusqu'à 500 kW et sont
généralement des installations au fil de l'eau pour des villages. Les systèmes pico ont une
puissance allant de 50 W à 5 kW et sont généralement destinés à l'usage particulier ou à des
groupes d'habitations. Les deux principaux moteurs des travaux du CE 4 sont, d'une part, de
nouveaux projets à grande échelle de centrales hydroélectriques au fil de l'eau en Asie, en
Fédération de Russie et en Amérique du Sud, et d'autre part, la rénovation et l'augmentation
de la puissance nominale de centrales existantes en Amérique du Nord et en Europe. Dans ce
but, le programme de travail se concentre sur les roues de turbines et de pompes, les essais de
réception des turbines hydrauliques, les essais des systèmes de contrôle, l'évaluation de
l'érosion de cavitation et les méthodes de mesures de décharges, ainsi que sur l'efficacité, les
vibrations, la stabilité, l'augmentation de la puissance nominale et la remise en état des
turbines hydrauliques. L'érosion des particules fait partie des travaux potentiels futurs du CE
4. Océans Les équipements producteurs d'énergie marine fonctionnent avec les marées ou
avec les vagues, mais les courants océaniques sont une autre source potentielle d'énergie. Ces
équipements sont flottants ou fixes, ils oscillent ou tournent pour produire de l'électricité. Il
semble que les recherches aient débuté au Japon dans les années 1940. La technologie existe
depuis les années 1970 et des unités de fonctionnement, principalement des prototypes, ont
été installés dans plusieurs pays dans les années 1990. En 2007, la CEI a créé le Comité
d'études 114: Energie marine – convertisseurs d'énergie des vagues et des marées, destiné à
élaborer des normes dans ce domaine technologique émergent. Le CE 114 traite de l'énergie
marine qui comprend les vagues, les marées et toute autre source d'eau capable de convertir
l'énergie des courants en énergie électrique, à l'exception des barrages d'usines marémotrices
qui sont du ressort du CE 4. Les normes produites par le CE 114 vont aborder les thèmes
suivants: Définition des systèmes; Mesures de la performance des convertisseurs d'énergie des
vagues, des courants de marées et de l'eau; Exigences de l'évaluation des ressources,
conception et capacité de survie; Exigences sécuritaires; Qualité de l'énergie; Fabrication et
mise en service industrielle; Evaluation et atténuation de l'impact environnemental.

I.3. ENERGIE EOLIENNE

L’énergie éolienne est sans conteste la plus ancienne énergie que l’Homme a su exploiter,
pour moudre le blé (moulins) ou naviguer à la voile. Une éolienne permet de valoriser
l’énergie cinétique du vent en énergie mécanique et électrique, dans des lieux suffisamment
ventés.

I.3.1. Energie éolienne mécanique

Dérivées des moulins à vent, les éoliennes mécaniques servent le plus souvent au pompage de
l’eau. L’hélice entraîne un piston qui remonte l’eau du sous-sol. Cette technique est bien
adaptée pour satisfaire les besoins en eau (agriculture, alimentation, hygiène…) des villages
isolés, notamment dans les pays en développement.

I.3.2. Aérogénérateur

Les aérogénérateurs convertissent l’énergie éolienne en énergie mécanique puis en énergie


électrique. Une éolienne comprend un rotor généralement constitué de trois pales fixées sur
un moyeu. Les pales tournent à une vitesse maximum de l’ordre de 30 tours par minute. La
génératrice électrique transforme l’énergie mécanique du rotor en électricité, comme une
dynamo ou un alternateur de voiture. Un moteur électrique commandé par une girouette
permet d’orienter l’éolienne face au vent. Les éoliennes produisent un maximum d’énergie
pour des vents de force moyenne fréquemment rencontrés. Elles atteignent leur puissance
nominale pour une vitesse de vent de 50 km/h (14m/s). Sin les vents si les vents sont plus
violents, l’éolienne est freinée grâce à un système de régulation électronique pour conserver
sa puissance maximale. Au-delà de 90 km/h de vent (25 m/s), la régulation ne suffit plus et la
machine est arrêtée pour lui éviter de subir des contraintes trop importantes.
I.3.3. Application

Dans un dernier temps, les éoliennes servaient principalement à la signalisation maritime, au


dessalement et au pompage de l’eau, à l’usage domestique et aux télécommunications ainsi
qu’à la radiodiffusion. Actuellement, les éoliennes sont regroupées en parc de plusieurs
dizaines de machines. On trouve aussi ces fermes en pleine mer (offshore) où les conditions
de vent sont souvent meilleures. En plus, leur éloignement des côtes réduit les éventuelles
nuisances sonores et visuelles.

I.3.4. Intérêts et contraintes

L’énergie éolienne est inépuisable. La production d’électricité par des aérogénérateurs


n’engendre pas de pollution, efflues ou déchets. Elle induit une économie d’utilisation des
énergies fossiles et, à ce titre, contribue à la préservation de l’environnement. Elle représente
aussi une diversification des ressources énergétiques et limite donc la dépendance énergétique
d’une région ou d’un pays. L’énergie éolienne est inégalement distribuée dans l’espace. Les
zones les plus favorables à l’exploitation du vent sont, en général, les étendues marines, les
zones côtières, certaines plaines dégagées et quelques régions montagneuses.

D’autre part, le vent est discontinu, irrégulier et aléatoire (saison). L’électricité éolienne est
donc une source d’énergie complémentaire, non garantie, puisque le vent ne souffle pas de
façon constante ; les périodes de production probables (jours venteux d’hiver) correspondent
aux jours où la demande en électricité est la plus forte sur les réseaux. On notera cependant
que dans de nombreux pays, les périodes les plus ventées sont généralement l’hiver où la
demande en électricité est la plus forte.

Un article du Journal de recherche géophysique (Journal of Geophysical Research) estime à


72 millions de gigawatts la capacité à terme de l'énergie éolienne à travers le monde, soit cinq
fois la consommation mondiale d'énergie de tous type en 2002. La Chine, qui est déjà leader
mondial dans l'utilisation généralisée des chauffe-eau solaires, est également sur le point de
devenir numéro un en matière d'éoliennes, faisant déjà baisser le prix des éoliennes. Une des
tendances principales du développement des turbines est l'augmentation de la taille et du
rendement des installations offshore; les autres tendances sont le fonctionnement à vitesse
variable et l'utilisation de générateurs à action directe. Les principaux domaines de
développement associés sont: L'évaluation des ressources (mesures du vent, modélisation).
Les normes et la certification. L'amélioration de l'efficacité aérodynamique. La réduction des
coûts (méthodes d'analyse de la valeur, développement des composants). Le développement
avancé des turbines (nouveaux concepts). En plus du nombre croissant d'installations de
turbines offshore en Europe, les sites offshore se développent également aux Etats-Unis. Le
Comité d'études 88 élabore des normes qui traitent de la sécurité, des techniques de mesure, et
des procédures d'essais pour les systèmes de générateurs à éoliennes. Il a produit des normes
sur les exigences de conception, les techniques de mesure des bruits acoustiques, la mesure
des charges mécaniques, et sur les communications pour la surveillance et le contrôle des
centrales éoliennes. Son programme de travail comprend aujourd'hui à la fois des normes et
des exigences de conception pour les éoliennes offshore, pour les boîtes de vitesses et pour les
essais de performance énergétique des parcs éoliens.
I.4. La Géothermie 

A mesure que l’on s’enfonce sous terre, la température augmente (de l’ordre de 3°C par
100m). Cette augmentation de la température avec la profondeur témoigne de la présence
d’une quantité de chaleur considérable dans le sous-sol et dont l’origine provient pour
l’essentiel de la radioactivité naturelle des roches constitutives de la croûte terrestre. La
Géothermie peut se définir simplement comme l’exploitation commerciale de cette chaleur
stockée dans le sous-sol.

Le potentiel énergétique, théoriquement disponible, est extrêmement important (1km2de


roches, sur une profondeur de 10km, renferme une moyenne et potentiellement une quantité
d’énergie équivalente à 15 millions de tep). Cependant l’extraction de cette chaleur, n’est
possible que lorsque les formations géologiques constituant le sous-sol contiennent des
aquifères (un aquifère étant une formation géologique dans laquelle circule de l’eau). L’eau
présente, généralement associée à des gaz dissous et à des sels minéraux, peut alors être
captée au moyen de forages. On véhicule ainsi la chaleur emmagasinée, des profondeurs vers
la surface, pour ensuite l’exploiter. La variété des formations géologiques contenant des
aquifères et les profondeurs variables auxquelles elles se situent, conditionnent les
caractéristiques du fluide géothermal extrait (température, composition physico-chimique,…).
Il en résulte donc une multiplicité de techniques et de modes de valorisation. C’est la raison
pour laquelle on distingue plusieurs de Géothermie.

I.4.1. La Géothermie très basse énergie

Celle-ci s’intéresse aux aquifères peu profond (profondeur inférieur à 100 m) et à faible
niveau de température (moins de 30°C). Le fluide géothermal extrait est utilisé généralement
pour assurer le chauffage et/ou la climatisation de locaux après élévation de sa température au
moyen de pompe à chaleur.

I.4.2. La Géothermie basse énergie

Celle-ci exploite des aquifères renfermant des ressources dont la température est comprise
entre 30°C et 100°C. De telles ressources se rencontrent dans des formations sédimentaires à
des profondeurs comprises entre 1000 m et 3000 m. La Géothermie basse énergie permet de
couvrir une large gamme d’usages : chauffage urbain, chauffage de serres, utilisation de
chaleur dans des process industriels, thermalisme, balnéothérapie,…

I.4.3. La Géothermie haute et moyenne énergie

Celle-ci correspond à la valorisation des ressources géothermales sous forme de production


d’électricité. La Géothermie moyenne énergie valorise des ressources dont la température est
comprise entre 100°C et 180°C et la Géothermie haute énergie, des ressources dont la
température est supérieure à 180°C. Les ressources géothermales haute énergie se rencontrent
à des profondeurs comprises entre 1000 et 2000 m, dans des zones où existe ou a existé, il y
a quelques milliers d’années, une activité volcanique. Les ressources de moyenne énergie se
rencontrent dans les mêmes zones, mais à des profondeurs moindres (< à 1000 m) ou dans
des formations sédimentaires à des profondeurs supérieures à 3000 m.
I.4.4. La Géothermie profonde des roches peu ou pas perméables

Cette filière correspond à la mise en œuvre d’un concept visant à accroître les possibilités
d’extraction de la chaleur emmagasinée dans la croûte terrestre. Son principe est simple, il
consiste à augmenter à une profondeur permettant d’atteindre des températures intéressantes,
la perméabilité de formations rocheuses par fracturation hydraulique. Ceci, afin de créer un
réseau de fractures suffisamment dense et étendu, puis à injecter de l’eau dans le réseau ainsi
créé, pour qu’elle circule et se réchauffe enfin à récupérer ensuite l’eau réchauffée pour
l’utiliser à des fins de production d’électricité ou de chauffage.

I.4.5. Intérêt et contraintes

Contrairement aux autres énergies renouvelables, la géothermie ne dépend pas des conditions
atmosphériques et climatiques (soleil, pluie, vent…), ni même de la disponibilité d’un substrat
(biomasse). C’est donc une énergie fiable et stable dans le temps. Cependant, même si l’on
dispose de données indiquant la présence éventuelle de ressources géothermales dans le sous-
sol en un endroit donné, on n’est jamais certain de trouver les ressources escomptées. Pour
vérifier réellement la présence de telles ressources, il faut réaliser des forages qui
malheureusement, parfois, peuvent s’avérer improductifs. C’est la principale contrainte
rencontrée en géothermie. Par ailleurs, lorsqu’on utilise des ressources géothermales pour des
besoins thermiques comme le chauffage de bâtiment, il faut s’assurer qu’en surface les
besoins existent car la chaleur n’est pas économiquement transportable sur de longues
distances. Dans ce cas précis, l’énergie géothermique exige donc l’existence simultanée d’une
ressource en sous-sol et d’un besoin en surface. Pour de la production d’électricité, le cas est
différent, puisque l'électricité produite peut être transportée sans trop de pertes sur de longues
distances jusqu’aux points d’utilisation.

I.4.6. Exploitation

Plus de 500 installations de géothermie destinées à de la production d’électricité existent sur


la planète, réparties dans plus d’une vingtaine de pays. Actuellement, la production
d’électricité d’origine géothermale constitue la troisième source d’électricité renouvelable
dans le monde, derrière l’hydraulique et la biomasse. En France métropolitaine, la géothermie
est plutôt utilisée pour des usages thermiques. Une cinquantaine d’exploitations sont en
fonctionnement, les deux tiers étant situées dans le bassin Parisien, le reste dans le bassin
d’Aquitaine. La production géothermique en Europe en 1997 en kilotep importante était
plutôt en Italie avec 2611 kilotep puis la France avec 131 kilotep, le Royaume –Uni et le
Denmark en produisent le moins avec 1 kilotep.

I.5. Les bioénergies

Les végétaux ainsi que les matières organiques d’origine animale constituent la biomasse.
L’énergie produite à partir de la biomasse est appelée bioénergie. Plusieurs sources sont
exploitées :
I.5.1. Les bois-énergies

Par combustion, le bois dégage de la chaleur. Il est utilisé pour le chauffage domestique,
industriel ou urbain. Cette ressource est abondante en France. Le principale consommateur de
bois-énergie (ou bois de feu) est le particulier. Pourtant, le bois-énergie peut prendre d’autres
formes pour satisfaire de plus grands besoins. La combustion en chaufferie de résidus broyés
d’origine forestière ou de déchets (palettes, cigarettes…) peut alimenter des bâtiments
collectifs ou des réseaux de chaleurs urbains, dans des conditions de modernismes et
d’automatisme équivalentes aux autres énergies. La chaleur produite par la chaufferie est
transmise à un fluide par l’intermédiaire d’un échangeur. Le fluide ainsi réchauffé circule
dans un réseau et cède son énergie calorifique aux locaux à chauffer.