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FA049156 ISSN 0335-3931

norme européenne NF EN 13383-2


Juin 2003

Indice de classement : P 18-661-2

ICS : 91.100.15

Enrochements
Partie 2 : Méthodes d'essai

E : Armourstone — Part 2: Test methods


D : Wasserbausteine — Teil 2: Prüfverfahren

Norme française homologuée


© AFNOR 2003 — Tous droits réservés

par décision du Directeur Général d'AFNOR le 5 mai 2003 pour prendre effet
le 5 juin 2003.

Correspondance La Norme européenne EN 13383-2:2002 a le statut d’une norme française.

Analyse Le présent document décrit les méthodes d’essai pour les granulats naturels,
artificiels et recyclés destinés à être utilisés comme enrochement au moment de la
livraison.

Descripteurs Thésaurus International Technique : granulat, installation hydraulique, essai,


échantillonnage, détermination, granulométrie, masse volumique, essai d'absorption
d'eau, résistance au gel-dégel, rayonnement solaire, désintégration, laitier.

Modifications

Corrections

Éditée et diffusée par l’Association Française de Normalisation (AFNOR) — 11, avenue Francis de Pressensé — 93571 Saint-Denis La Plaine Cedex
Tél. : + 33 (0)1 41 62 80 00 — Fax : + 33 (0)1 49 17 90 00 — www.afnor.fr

© AFNOR 2003 AFNOR 2003 1er tirage 2002-06-F


Granulats BNSR

Membres de la commission de normalisation


Président : M ROUDIER
Secrétariat : M DESCANTES — LCPC

M AUSSEDAT UNPG
M BARCIET SNCF
M BENABEN LRPC
M BRESSON CERIB
M CAMPAIN CARRIERES DEGAN SA
M COQUILLAT CEBTP
MME DECREUSE ATCG
M DELALANDE LRPC
M DELORME LRPC
M DELORT ATILH
M DESCANTES LCPC
M DESMOULIN SCREG EST
M DUPONT SETRA
M DUPRAY LRPC
M GAND LAFARGES GRANULATS
M GONNON MEAC
M GOOSSENS UNPG
M GROSJEAN UNM
M HAGER SNCF
M HAWTHORN ARENA
M HESLING AFNOR
M HUVELIN RMC
M IMBERT SNCF
M IRASTORZA USIRF
M JEANPIERRE EDF
M MIERSMAN SURSCHISTE
M MISHELLANY LRPC
M MORIN SNCF
M PASQUIER EUROVIA
M PEREME CTPL
M PIKETTY PIKETTY FRERES
M PIMIENTA CSTB
M POINEAU SETRA
M RELLIER EUROVIA
M ROUDIER LCPC
M ROUSSEL LRPC
M SOURZAT LAFARGE GRANULATS
M VERHEE USIRF
—3— NF EN 13383-2:2003

Avant-propos national

Références aux normes françaises


La correspondance entre les normes mentionnées à l'article «Références normatives» et les normes françaises
identiques est la suivante :
EN 932-1 : NF EN 932-1 (indice de classement : P 18 621-1)
EN 932-5 : NF EN 932-5 (indice de classement : P 18 621-5)
EN 933-1 : NF EN 933-1 (indice de classement : P 18 622-1)
EN 933-2 : NF EN 933-2 (indice de classement : P 18 622-2)
EN 1097-5 : NF EN 1097-5 (indice de classement : P 18 650-5)
EN 13383-1 : NF EN 13383-1 (indice de classement : P 18 661-1) 1)
ISO 3310-2 : NF ISO 3310-2 (indice de classement : X 11 505)

AVERTISSEMENT :
Le règlement de Comité Européen de Normalisation (CEN) impose que les normes européennes ratifiées
soient reprises dans les collections nationales au plus tard dans les 6 mois suivants leur ratification et
que les normes nationales en contradiction soient annulées.
La norme européenne reprise dans le présent document ratifiée le 30 décembre 2001 fait partie d’un
ensemble de normes interdépendantes dont certaines sont encore en cours d’élaboration.
Le Comité Européen de Normalisation a donc fixé une période transition nécessaire à l’achèvement de cet
ensemble de normes européennes, période durant laquelle les membres du CEN ont l’autorisation de
maintenir leurs propres normes nationales ultérieurement adoptées.

1) En préparation.
NORME EUROPÉENNE EN 13383-2
EUROPÄISCHE NORM
EUROPEAN STANDARD Avril 2002

ICS : 91.100.15

Version française

Enrochements —
Partie 2 : Méthodes d'essai

Wasserbausteine — Armourstone —
Teil 2: Prüfverfahren Part 2: Test methods

La présente norme européenne a été adoptée par le CEN le 30 décembre 2001.

Les membres du CEN sont tenus de se soumettre au Règlement Intérieur du CEN/CENELEC qui définit les
conditions dans lesquelles doit être attribué, sans modification, le statut de norme nationale à la norme
européenne.

Les listes mises à jour et les références bibliographiques relatives à ces normes nationales peuvent être obtenues
auprès du Secrétariat Central ou auprès des membres du CEN.

La présente norme européenne existe en trois versions officielles (allemand, anglais, français). Une version faite
dans une autre langue par traduction sous la responsabilité d'un membre du CEN dans sa langue nationale, et
notifiée au Secrétariat Central, a le même statut que les versions officielles.

Les membres du CEN sont les organismes nationaux de normalisation des pays suivants : Allemagne, Autriche,
Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Malte, Norvège,
Pays-Bas, Portugal, République Tchèque, Royaume-Uni, Suède et Suisse.

CEN
COMITÉ EUROPÉEN DE NORMALISATION

Europäisches Komitee für Normung


European Committee for Standardization

Secrétariat Central : rue de Stassart 36, B-1050 Bruxelles

© CEN 2002 Tous droits d’exploitation sous quelque forme et de quelque manière que ce soit réservés dans le monde
entier aux membres nationaux du CEN.
Réf. n° EN 13383-2:2002 F
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EN 13383-2:2001

Sommaire
Page

Avant-propos ...................................................................................................................................................... 3

1 Domaine d’application ...................................................................................................................... 4

2 Références normatives .................................................................................................................... 4

3 Termes et définitions ........................................................................................................................ 4

4 Méthodes d’échantillonnage ............................................................................................................ 6

5 Détermination de la distribution granulométrique pour la classe granulaire


«petit enrochement» ....................................................................................................................... 14

6 Détermination de la blocométrie les classes granulaires «enrochement moyen»


et «gros enrochements» ................................................................................................................ 16

7 Détermination du pourcentage de blocs d’enrochement dont le rapport de la longueur


à l’épaisseur est supérieur à 3 ....................................................................................................... 19

8 Détermination de la masse volumique réelle et de l’absorption d’eau ...................................... 22

9 Détermination de la résistance au gel et dégel ............................................................................ 24

10 Détermination de la présence de signes de «coup de soleil» et de la désintégration


des laitiers d’aciérie ........................................................................................................................ 28

Annexe A (informative) Exemple de rapport d’échantillonnage ................................................................... 31

Annexe B (informative) Exemple de distribution granulométrique d’un «petit enrochement» .................. 32

Annexe C (informative) Exemple de blocométrie (méthode de référence) ..................................................... 33

Annexe D (informative) Exemple de blocométrie (méthode de substitution) .................................................. 34

Annexe E (informative) Masse volumique de l’eau ........................................................................................ 35

Annexe F (informative) Précision pour la détermination de la masse volumique réelle


et de l’absorption d’eau (voir article 8) — Répétabilité r et reproductibilité R ........................... 36

Annexe G (informative) Recommandation pour les prélèvements à fin d'essais ....................................... 37


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EN 13383-2:2001

Avant-propos

Le présent document EN 13383-2:2002 a été élaboré par le Comité Technique CEN/TC 154 «Granulats», dont le
secrétariat est tenu par BSI.
La présente norme doit obtenir le statut de norme Française au plus tard en octobre 2002 soit par publication d’un
texte identique soit par approbation du texte Anglais et les normes nationales en conflit doivent être retirées au
plus tard en juin 2004.
La présente Norme européenne fait partie d’une série de normes concernant les enrochements, dont la première
partie est :
— EN 13-383-1, Enrochements — Partie 1 : Spécifications.
Les méthodes d’essais pour d’autres propriétés des granulats sont couvertes par les parties des Normes euro-
péennes suivantes :
— EN 932, Essais pour déterminer les propriétés générales des granulats ;
— EN 933, Essais pour déterminer les caractéristiques géométriques des granulats ;
— EN 1097, Essais pour déterminer les caractéristiques mécaniques et physiques des granulats ;
— EN 1367, Essais pour déterminer les propriétés thermiques et l’altérabilité des granulats ;
— EN 1744, Essais pour déterminer les propriétés chimiques des granulats ;
— EN 13179, Essais pour les fillers utilisés dans les mélanges bitumineux.
Les annexes A, B, C, D, E, F et G sont informatives.
Conformément aux règles internes du CEN/CENELEC, les organismes nationaux de normalisation des pays sui-
vants doivent mettre en application la présente norme : Autriche, Belgique, République Tchèque, Danemark, Fin-
lande, France, Allemagne, Grèce, Islande, Irlande, Italie, Luxembourg, Malte, Hollande, Norvège, Portugal,
Espagne, Suède, Suisse et le Royaume Uni.
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EN 13383-2:2001

1 Domaine d’application
La présente Norme européenne spécifie des méthodes d’essai pour les granulats naturels, artificiels et recyclés
destinés à être utilisés comme enrochement au moment de la livraison.

2 Références normatives
Cette Norme européenne comporte par référence datée ou non datée des dispositions d'autres publications. Ces
références normatives sont citées aux endroits appropriés dans le texte et les publications sont énumérées ci-
après. Pour les références datées, les amendements ou révisions ultérieurs de l'une quelconque de ces publica-
tions ne s'appliquent à cette Norme européenne que s'ils y ont été incorporés par amendement ou révision. Pour
les références non datées, la dernière édition s'applique (y compris les amendements).

EN 932-1:1996, Essais pour déterminer les propriétés générales des granulats — Partie 1 : Méthodes
d’échantillonnage.

EN 932-5, Essais pour déterminer les propriétés générales des granulats — Partie 5 : Équipement commun et
étalonnage.

EN 933-1, Essais pour déterminer les caractéristiques géométriques des granulats — Partie 1 : Détermination de
la granularité — Analyse granulométrique par tamisage.

EN 933-2, Essais pour déterminer les caractéristiques géométriques des granulats — Partie 2 : Détermination de
la granularité — Tamis de contrôle, dimensions nominales des ouvertures.

EN 1097-5, Essais de détermination des caractéristiques mécaniques et physiques des granulats — Partie 5 :
Détermination de la teneur en eau par séchage en étuve ventilée.

EN 13383-1:2002, Enrochements — Partie 1 : Spécification.

ISO 3310-2, Tamis de contrôle — Exigences techniques et vérifications — Partie 2 : Tamis de contrôle en tôles
métalliques perforées.

3 Termes et définitions
Pour les besoins de la présente Norme européenne, les termes et définitions suivants s'appliquent.

3.1
classe granulaire de l’enrochement
désignation d’enrochement en termes de limite nominale supérieure et de limite nominale inférieure
NOTE La classe granulaire admet la présence de blocs d'enrochement déclassés, supérieurs ou inférieurs.

3.2
limite nominale inférieure
dans une classe granulaire, masse ou dimension au-dessous de laquelle les blocs d'enrochement blocs sont
considérés comme déclassés inférieurs

3.3
limite supérieure nominale
dans une classe granulaire, masse ou dimension au-dessus de laquelle les blocs d'enrochement blocs sont
considérés comme déclassés supérieurs

3.4
petit enrochement
classe granulaire de limite nominale supérieure définie par des ouvertures de tamis comprise entre 125 mm,
250 mm inclus
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EN 13383-2:2001

3.5
enrochement moyen
classe granulaire de limite nominale supérieure définie par une masse comprise entre 25 kg et 500 kg inclus

3.6
gros enrochement
classe granulaire caractérisée par une limite nominale supérieure définie par une masse supérieure à 500 kg

3.7
fragment
blocs d'enrochement blocs appartenant à la fraction la plus fine de la classe granulaire «petit enrochement» ou à
la fraction la plus légère de la classe granulaire «enrochement moyen» et «gros enrochements» pour lesquels les
exigences concernant la distribution granulométrique ou la blocométrie s’appliquent
NOTE Pour plus d’informations sur les classes granulaires, voir l’annexe A de NF EN 13383-1.

3.8
lot
quantité de production, quantité de livraison totale ou partielle (charge d’un wagon, charge d’un camion, cargaison
d’un navire) ou dépôt en tas, produits en une fois dans des conditions considérées comme identiques
NOTE Dans le cas d’une production en continu, la quantité produite pendant une période de temps spécifique doit être
traitée comme un lot.

3.9
plan d’échantillonnage
procédure de sélection, de prélèvement et de préparation d’un ou de plusieurs échantillons d’un matériau, desti-
nés à fournir les informations recherchées

3.10
prélèvement
quantité de matériau prélevée dans un lot en une seule opération de l’appareillage d’échantillonnage

3.11
échantillon global
totalité des prélèvements de matériau

3.12
échantillon représentatif
échantillon constitué par des prélèvements de matériau effectués suivant le plan d’échantillonnage, ce qui permet
de considérer que la qualité de cet échantillon correspond à celle du lot

3.13
sous échantillon
échantillon obtenu à partir de prélèvements de matériau ou d’un échantillon global, par une procédure de réduc-
tion de l’échantillon

3.14
opérateur d’échantillonnage
personne ou groupe de personnes travaillant en équipe ou organisme, prélevant des échantillons de manière
habituelle

3.15
longueur L
dimension maximale d’un bloc d’enrochement définie comme la plus grande distance entre deux plans parallèles
tangents à la surface du bloc

3.16
épaisseur E
dimension minimale d’un bloc d’enrochement définie par la plus petite distance entre deux plans parallèles tan-
gents à la surface du bloc
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3.17
masse constante
masse ne variant pas de plus 0,1 %, lors de pesées successives effectuées après séchage d'au moins 24 h
NOTE Dans de nombreux cas, la masse constante peut être obtenue après le séchage de la prise d’essai pendant un
temps prédéterminé dans une étuve spécifiée à (110 ± 5) °C. Les laboratoires d’essai peuvent déterminer le temps néces-
saire pour obtenir la masse constante, avec des échantillons de type et de taille spécifiques, en fonction des capacités de
séchage de l’étuve utilisée.

4 Méthodes d’échantillonnage

4.1 Généralités
Le présent article décrit les méthodes permettant de prélever des échantillons d’enrochement dans les installa-
tions de préparation et de traitement, y compris les stocks, les silos, les tas au sol et les livraisons.
Le but de l’échantillonnage est d’obtenir des échantillons qui soient représentatifs des propriétés moyennes du lot.
Les méthodes décrites conviennent également pour effectuer des prélèvements de matériau destinés à être
testés séparément.
Les méthodes de réduction de l’échantillon qui doivent être utilisées sont décrites en 4.6.

4.2 Prélèvements
Le soin apporté à la réalisation d’un échantillonnage approprié et au transport des échantillons est une condition
préalable a ce que les résultats de l’analyse soient fiables. L’utilisation correcte de l’appareillage et des méthodes
spécifiées contribue à éviter de fausser l’échantillonnage, y compris le risque d’introduire une erreur humaine par
une sélection visuelle.
Les écarts d’échantillonnage dus à l’hétérogénéité du lot doivent être réduits à un niveau acceptable en effectuant
un nombre suffisant de prélèvements.
NOTE Se reporter à l'annexe G pour des recommandations sur le nombre et la taille des prélèvements pour mener les
essais comme spécifié dans NF EN 13383-1:2002.

Les prélèvements doivent être effectués au hasard dans toutes les parties du lot que les échantillons doivent
représenter. L’enrochement dans lequel aucun prélèvement ne peut être pas effectué (car il n’est pas accessible
ou pour une autre raison pratique) ne doit pas être considéré comme faisant partie du lot représenté par les échan-
tillons. Par exemple, si les prélèvements sont effectués sur un enrochement déchargé d’un silo, les échantillons
représentent l’enrochement qui a été déchargé, mais pas celui qui reste dans le silo.
L’opérateur d’échantillonnage doit être informé du but de l’échantillonnage.

4.3 Plan d’échantillonnage


Un plan d’échantillonnage doit être préparé, avant l’opération d’échantillonnage, en tenant compte du type de la
classe granulaire, de la nature et de la taille du lot, de la situation locale et du but de l’échantillonnage. Il doit
inclure :
— le type d’enrochement ;
— le but de l’échantillonnage, y compris la liste des propriétés à déterminer ;
— l’identification des points d’échantillonnage ;
— la masse du prélèvement ou le nombre de blocs dans le prélèvement ;
— le nombre de prélèvements ;
— l’appareillage à utiliser pour l’échantillonnage ;
— la méthode d’échantillonnage et de réduction de l’échantillon, avec référence aux clauses de la présente norme ;
— le marquage, l’emballage et l’expédition appropriés des échantillons.
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4.4 Appareillage
4.4.1 Généralités
Tout appareillage, sauf indication contraire, doit être conforme aux spécifications générales de EN 932-5.

4.4.2 Appareillage d’échantillonnage

4.4.2.1 Benne preneuse montée sur une grue ou une machine hydraulique.

4.4.2.2 Godet ou fourche montée sur une chargeuse à roues ou une machine hydraulique.

4.4.2.3 Camion, pour recevoir et/ou transporter les échantillons.

4.4.2.4 Matériel et accessoires de levage, pour les blocs qui ne peuvent pas être déplacés manuellement.

4.4.3 Appareillage de réduction de l’échantillon et de transport

4.4.3.1 Aire de travail, sur laquelle les échantillons peuvent être déposés et testés. La surface doit être suffi-
samment propre et avoir une texture suffisamment serrée pour permettre de distinguer et de récupérer le matériau
de l’échantillon du sol.

4.4.3.2 Pelles.

4.4.3.3 Bacs d’échantillonnage rectangulaires, de contenance suffisante et d’une largeur au moins égale à trois
fois la limite supérieure nominale de la classe granulaire.

4.4.3.4 Plaques et fils appropriés pour la réduction de l’échantillon.

4.4.3.5 Contenants pour le transport, tels que sacs, bacs ou autres conteneurs appropriés.

4.5 Méthodes d’échantillonnage


4.5.1 Généralités
Les prélèvements pour la détermination de la granulométrie ou de la distribution de masse doivent être préféra-
blement réalisés immédiatement avant ou pendant le chargement pour le transport ou pendant le déchargement.
La réglementation en vigueur en matière d’ergonomie et de sécurité doit être appliquée.
NOTE 1 Certaines méthodes d’échantillonnage impliquent inévitablement que les opérateurs d’échantillonnage tra-
vaillent à proximité de l’installation de traitement et des véhicules en mouvement. Il est essentiel que les personnes parti-
cipant à la planification et à l’exécution de l’échantillonnage travaillent en étroite relation avec la direction opérationnelle de
cette installation pour garantir le respect des règles de sécurité dans les pratiques de travail.

NOTE 2 Les matériaux calibrés mécaniquement doivent être échantillonnés de préférence sur une courroie transpor-
teuse stationnaire ou dans un flux de matériau. Les prélèvements doivent être effectués à intervalles réguliers pendant tout
le temps que le lot est en mouvement. Les granulométries pour lesquelles les blocs sont manipulés individuellement doi-
vent être échantillonnées à l'endroit le plus approprié.

NOTE 3 L’échantillonnage à partir de lots statiques doit être évité chaque fois que possible, car il est difficile dans ce cas
de satisfaire au principe qui consiste à effectuer des prélèvements au hasard dans toutes les parties du lot et, par consé-
quent, la ségrégation risque de fausser les résultats obtenus avec ces échantillons.

Pendant l’échantillonnage, les bennes ou tout autre équipement doivent être au minimum remplis, de telle sorte
que le degré de remplissage n’affecte pas la représentativité de l’échantillon ou du sous-échantillon.

4.5.2 Échantillonnage pour déterminer la distribution granulométrique, la blocométrie et les


caractéristiques de forme

4.5.2.1 Échantillonnage du matériau avec des élévateurs à godets, des chargeuses à godets ou des
bennes preneuses
Chaque prélèvement de matériau doit être constitué du contenu entier de la benne preneuse ou du godet.
NOTE Si les prélèvements sont trop volumineux, ils doivent être réduits par l’une des méthodes spécifiées en 4.6.
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4.5.2.2 Échantillonnage au point de déversement des courroies transporteuses ou des trémies


La période de temps prévue pour réaliser l’échantillonnage doit être divisée en un nombre d’intervalles égaux et
un prélèvement doit être effectué au milieu de chaque intervalle.
Chaque prélèvement doit être effectué en recueillant le matériau déversé par la courroie transporteuse ou par la
trémie dans le godet d’une chargeuse, en s’assurant que toute la section du flux de matériau est prélevée. Au
début et à la fin du prélèvement, le bord du godet doit traverser la section transversale du flux de matériau aussi
vite que possible.
NOTE 1 Dans certains cas, il convient de laisser fonctionner l’installation avant de commencer l’échantillonnage, pour
éviter qu’une éventuelle irrégularité du flot de matériau ne produise pas des échantillons non représentatifs.

NOTE 2 Des échantillons peuvent être également prélevés par la même méthode à la sortie d’un crible.

4.5.2.3 Échantillonnage sur des courroies transporteuses stationnaires


Tous les prélèvements doivent être effectués au même point d’échantillonnage. A chaque prélèvement, tout le
matériau compris entre deux sections transversales doit être prélevé. La distance entre les sections transversales
doit être déterminée par la quantité requise de matériau que le prélèvement doit contenir.
NOTE Dans certains cas, il convient de laisser fonctionner l’installation avant de commencer l’échantillonnage, pour évi-
ter qu’une éventuelle irrégularité du flot de matériau ne produise pas des échantillons non représentatifs.

4.5.2.4 Échantillonnage à la sortie d’un silo


L’échantillonnage à la sortie d’un silo doit être effectué conformément à 4.5.2.2.
NOTE Lors du remplissage d’un silo, une ségrégation se produit dans le matériau. Il en résulte que les éléments les plus
fins tendent à se trouver au centre du silo, tandis que les éléments les plus grossiers se trouvent le long des parois. Les
chargements et déchargements successifs créent un système complexe de ségrégation qui entraîne des variations de la
distribution granulométrique. Le nombre de prélèvements doit être relation avec cette variation.

4.5.2.5 Échantillonnage dans des dépôts en tas


Pour l’échantillonnage d’un tas ségrégé en cours déchargement, les prélèvements doivent être effectués sur le
matériau en mouvement. A cet effet, on doit prélever le contenu d’un ou plusieurs godets de chargeuse, bennes
preneuses ou camions ou de tout autre moyen de manutention ou de transport. La période de temps prévue pour
réaliser l’échantillonnage doit être divisée en un nombre d’intervalles égaux et un prélèvement doit être effectué
au milieu de chaque intervalle.
Si l’échantillonnage est effectué sur un tas ségrégé alors qu’aucun mouvement de matériau n’est en cours, le
chargement de matériau doit être simulé. On veillera à ne pas fausser la représentativité du prélèvement par les
effets de ségrégation lies au début du chargement. Les prélèvements doivent être effectués au hasard ou à des
points équidistants autour du tas ou de la partie du tas à échantillonner.
Pour l’échantillonnage dans un dépôt en tas non ségrégé, les prélèvements doivent être effectués de la même
manière que pour un stock ségrégé ou en prenant une quantité de matériau en un point choisi au hasard, facile-
ment accessible avec l’équipement disponible.

4.5.2.6 Échantillonnage sur un équipement flottant


Pour l’échantillonnage d’un lot ségrégé avant son déchargement, les prélèvements doivent être effectués à la sur-
face du chargement, aux points indiqués à la Figure 1, à l’aide de l’équipement de déchargement.
Pour l’échantillonnage dans une charge non ségrégée, les prélèvements doivent être effectués de la même
manière que pour une charge ségrégée ou en prenant une quantité de matériau en des points choisis au hasard
ou régulièrement répartis à la surface du chargement à l’aide de l’équipement de déchargement, comme montré
à la Figure 2.
Pour l’échantillonnage pendant le déchargement, les prélèvements doivent être effectués à l’aide de l’équipement
de déchargement. Les prélèvements doivent être effectués à intervalles approximativement égaux, durant la tota-
lité du déchargement..
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Les dimensions sont approximatives

Légende
1 Échantillon

Figure 1 — Points d’échantillonnage dans une charge ségrégée


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Les dimensions sont approximatives

Légende
1 Échantillon

Figure 2 — Points d’échantillonnage dans une charge non ségrégée


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EN 13383-2:2001

Les dimensions sont approximatives

Légende
1 Zone de ségrégation potentielle

Figure 3 — Points d’échantillonnage dans une charge déchargée par épandage

4.5.2.7 Échantillonnage dans la charge d’un véhicule à roues


Décharger, partiellement ou complètement, le contenu du véhicule pour que le matériau déchargé forme un tas
longitudinal, régulièrement réparti. Les prélèvements doivent être effectués dans la largeur du tas, en prenant les
quantités de matériau appropriées, au hasard ou à des points régulièrement répartis, en évitant les zones où le
matériau peut être ségrégé comme au début et à la fin du tas (voir Figure 3. Prélever le matériau par bandes entières
couvrant toute la largeur du tas ou par demi-bandes, en nombre égal à gauche et à droite de l’axe médian du tas.
Lorsqu’un un lot à échantillonner est constitué de plusieurs chargements, les prélèvements doivent être effectués
dans des chargements choisis au hasard, en utilisant la méthode décrite ci-dessus ou en considérant chaque
chargement sélectionné comme le prélèvement lui-même.
Lorsqu’un chargement ne contient pas suffisamment de matériau pour effectuer un prélèvement, plusieurs doivent
être prises.

4.5.3 Échantillonnage pour déterminer les propriétés physiques, chimiques, la durabilité et autres
propriétés
Pour la détermination des propriétés physiques, chimiques, de la durabilité et des autres propriétés, les sous-
échantillons doivent être constitués de blocs individuels d’enrochement (à l’exclusion de fragments), pris au
hasard pour former ensemble l’échantillon global. En ce qui concerne les propriétés pour lesquelles les méthodes
d'essais pour granulats sont permises, l'échantillonnage doit être effectué en accord avec la norme EN 932-1.
Ces sous-échantillons (qui sont des blocs individuels), doivent être prélevés dans le matériau utilisé pour la déter-
mination de la distribution granulométrique et de la blocométrie. Lorsque ces échantillons ne sont pas disponibles,
les prélèvements doivent être effectués dans le lot à tester.
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EN 13383-2:2001

Les sous-échantillons doivent être réalisés par l’une des méthodes suivantes :
a) prélèvement effectué selon un nombre au hasard (voir annexe D de EN 932-1:1996) ;
b) prélèvement de blocs en une série points prédéterminés, à partir d’un point de départ choisi au hasard dans
un lot statique ;
c) prélèvement de blocs dans des fractions granulométriques aléatoires, ou dans des parties de ces fractions,
pendant ou après la détermination de la distribution granulométrique, en utilisant deux opérateurs d’échan-
tillonnage, l’un d’eux sélectionnant en aveugle et l’autre effectuant les prélèvements ;
d) prélèvement de blocs à des intervalles de temps ou de nombres, lorsque le matériau à échantillonner est en
mouvement comme par exemple lors de la détermination de la blocométrie.
NOTE Si les blocs individuels dépassent de beaucoup la taille ou la masse minimale nécessaire pour les essais, un bloc
de taille ou de masse appropriée peut être obtenu en cassant un bloc représentatif. (l'objectif est d'obtenir des échantillons
de laboratoire à tester, représentatifs du lot, mais aussi d'avoir réduit la taille de l'échantillon à la source afin de minimiser
les coûts de transport et de minimiser la réduction dans le laboratoire d'essais).

4.6 Réduction de l’échantillon


4.6.1 Généralités
Chaque fois que possible, les échantillons globaux doivent être réduits sur le lieu d’échantillonnage pour produire
des échantillons de laboratoire de taille appropriée.
Pour la classe granulaire «petit enrochement», si un prélèvement est trop important comme prise d'essai, les pro-
cédures spécifiées en 4.6.1.1 et 4.6.1.2 pour réduire le prélèvement doivent être utilisée.
Pour la classe granulaire «enrochement moyen», si un prélèvement est trop important pour permettre de préparer
l’échantillon global, la procédure spécifiée en 4.6.1.2 pour réduire le prélèvement doit être utilisée.

4.6.1.1 Réduction à l’aide de bacs


Décharger l’échantillon au-dessus d’un ou plusieurs bacs.
Lors du déchargement d’un échantillon du godet d’une chargeuse, disposer le(s) bac(s) de réception afin de
recueillir tout le matériau correspondant à un segment transversal ou à demi godet de la chargeuse (d’un cote du
plan imaginaire séparant le godet en de parties).
Lors du déchargement d’un échantillon prélevé par une benne preneuse, recueillir tout le matériau correspondant
à un quart ou à une moitié symétrique du contenu de la benne, dans un ou plusieurs bacs.
Si une réduction supplémentaire est nécessaire, vider le(s) bac(s) contenant l’échantillon réduit dans deux bacs
contigus et rebuter le contenu d’un des bacs. Refaire la procédure jusqu’à l’obtention de la taille requise pour
l’échantillon de laboratoire ou la prise d’essai.

4.6.1.2 Réduction à l’aide de plaques et de fils


Décharger l’échantillon au-dessus d’une ou deux plaques parallèles, placées en position verticale. La distance
entre les deux plaques parallèles doit être au moins égale à trois fois la dimension de la limite supérieure nominale
de la classe granulaire.
Lors du déchargement d’un échantillon prélevé par le godet d’une chargeuse, recueillir tout le matériau corres-
pondant à un segment transversal ou à un côté d’un plan imaginaire passant au centre du godet, dans la partie
du matériau tombant entre les deux plaques parallèles verticales ou d’un côté de la plaque unique verticale.
Lors du déchargement d’un échantillon prélevé par une benne preneuse, recueillir tout le matériau correspondant
à un quart ou à une moitié symétrique du contenu de la benne, dans la partie du matériau tombant entre les deux
plaques parallèles verticales ou d’un côté de la plaque unique verticale.
Pour réduire un échantillon déjà déchargé (4.4.3.1), utiliser des fils représentant des plans de séparation
imaginaires.
Pour réduire un échantillon de la moitié environ, tendre un fil comme ligne de séparation au-dessus l’échantillon.
Lorsqu’une ségrégation est présente dans un sens de l’échantillon, placer le fil dans le même sens (voir Figure 4)
et prélever le sous échantillon en retirant tout l’enrochement ou la plus grande partie de l’enrochement, situé d’un
côté du plan vertical imaginaire projeté par le fil.
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Figure 4 — Division d’un échantillon Figure 5 — Division d’un échantillon


avec un plan de séparation avec deux plans de séparation
Pour réduire un échantillon de plus de la moitié, tendre deux fils parallèles comme lignes de séparation au-dessus
de l’échantillon, pour que l’échantillon désiré se trouve entre les deux lignes. Lorsqu’une ségrégation est présente
dans un sens de l’échantillon déposé, placer les fils dans le même sens (voir Figure 5) et prélever le sous échantillon
en retirant tous les blocs ou la plus grande partie située entre les plans verticaux imaginaires projetés par les fils.
NOTE 1 Pour réduire facilement un échantillon à l’aide de fils, il convient de l’étaler le matériau pour obtenir une couche
dont l’épaisseur ne doit pas être supérieure à deux fois la limite nominale supérieure de la classe granulaire du matériau.

NOTE 2 En l’absence de ségrégation dans le matériau, le sous échantillon peut être limité à la moitié de la bande séparée.

4.7 Marquage, emballage et expédition des échantillons


Les échantillons de laboratoire ou les contenants qui les transportent doivent être clairement et durablement
marqués.
Le marquage doit inclure :
a) un code unique ; ou
b) l’identification des échantillons de laboratoire, le lieu et la date d’échantillonnage, et la désignation du matériau.
Les échantillons de laboratoire doivent être transportés de sorte que les blocs ne se cassent pas pendant le
transport.

4.8 Rapport d’échantillonnage


L’opérateur d’échantillonnage doit rédiger un rapport d’échantillonnage pour chaque échantillon de laboratoire ou
chaque groupe d’échantillons de laboratoire provenant d’une même source.
Le rapport d’échantillonnage doit faire référence à cette partie de la présente norme et contenir :
a) l’identification du rapport d’échantillonnage (numéro de série) ;
b) la (les) marque(s) d’identification de l’échantillon de laboratoire ;
c) la date et le lieu d’échantillonnage ;
d) la classe granulaire et la taille du lot ;
e) le point d’échantillonnage ou l’identification du lot échantillonné ;
f) la référence du plan d’échantillonnage préparé conformément à 4.3 ;
g) le nom de l’opérateur d’échantillonnage ;
h) tout autre information pertinente.
NOTE Un exemple de rapport d’échantillonnage est fourni en annexe A.
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5 Détermination de la distribution granulométrique pour la classe granulaire «petit


enrochement»

5.1 Principe
L’essai consiste à diviser et à séparer un matériau en plusieurs fractions granulométriques, au moyen d’une série
de tamis. L’ouverture des tamis et le nombre de tamis doivent être adaptés à la nature de l’échantillon et à la pré-
cision requise.
La masse cumulée des blocs d’enrochement passant à travers chaque tamis doit être exprimée en pourcentage
de la masse totale du matériau.

5.2 Appareillage
5.2.1 Sauf indications contraires, tout l’appareillage doit être conforme aux exigences générales du prEN 932-5.

5.2.2 Tamis à barres d’acier, à ouvertures carrées de 250 mm, 180 mm, 125 mm, 90 mm et 63 mm, montés
sur des bacs, et un tamis à ouverture unique, de 360 mm.
Ces tamis doivent être constitués de barres rondes en acier de 12 mm de diamètre soudées entre elles à angle
droit, pour former des ouvertures carrées de dimensions égales aux dimensions nominales des grains, avec une
tolérance de ± 2,0 mm pour les tamis de 360 mm, 250 mm, 180 mm et 125 mm, et de ± 1,0 mm pour les tamis
de 90 mm et de 63 mm. Le tamis de 63 mm doit être utilisé dans tous les cas.

5.2.3 Tamis de contrôle, avec des ouvertures de maille conformes à ISO 3310-2 et inférieures à 63 mm.

5.2.4 Bacs de réception, d’un volume de 0,1 m3 au minimum, sur lesquels les tamis à barres d’acier sont montés.

5.2.5 Matériel de pesée, d’une capacité de 150 kg, au minimum, avec une précision de 0,5 kg.

5.2.6 Pelles et brosses.

5.2.7 Aire de travail, sur laquelle les échantillons peuvent être déposés et testés. La surface doit être suffisam-
ment propre et avoir une texture suffisamment serrée pour permettre de distinguer et de récupérer le matériau de
l’échantillon du sol.

5.3 Préparation de la prise d’essai


L’échantillon doit être prélevé et réduit, si nécessaire, conformément aux exigences de l’article 4 pour obtenir la
prise d’essai requise.
La masse de la prise d’essai, en kilogrammes, doit être au moins égale à deux fois la limite nominale supérieure
de la classe granulaire en millimètres.

5.4 Mode opératoire


5.4.1 Tamisage par voie sèche
Placer les tamis à barres d’acier sur les bacs de réception.
Passer l’échantillon en portions successives aux différents tamis, dans l’ordre croissant des ouvertures de maille,
en commençant avec le tamis de 63 mm, pour finir avec le tamis de 250 mm. Passer le refus le refus du tamis
de 250 mm au tamis de 360 mm.
Brosser l’enrochement, si nécessaire, pour éliminer les particules adhérentes et recueillir le matériau fin dans le
bac de réception placé sous le tamis de 63 mm.
NOTE Vérifier que toutes les pierres qui peuvent passer à travers le tamis, dans un sens quelconque, sont bien passées,
avant de passer le refus au tamis suivant.

Retirer et peser la fraction qui passe le tamis de 63 mm pour déterminer sa masse (m1).
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Si la masse est supérieure à 80 kg, diviser la fraction, en prélevant une partie représentative qui doit peser au
moins 40 kg (m2) au minimum. Pour réaliser la division, décharger le matériau homogénéisé au-dessus de deux
bacs contigus, en évitant toute perte de matériau.
Tamiser la fraction ou la partie représentative de la fraction, qui passe le tamis de 63 mm conformément à
l’EN 933-1.
Peser le refus de chaque tamis séparément (Mi) et peser la fraction qui passe le tamis ouverture la plus faible
(m3), à ± 0,5 kg près.

5.4.2 Tamisage par voie humide


On doit utiliser le tamisage par voie humide lorsque des particules fines adhèrent à la surface de l’enrochement
ou lorsque des particules fines sont présentes sous forme de mottes plus grosses que l’ouverture la plus faible de
tamis.

 
Peser l’échantillon pour déterminer sa masse 
 ∑ M1 + m3 à ± 0,5 kg près.

Effectuer le tamisage conformément à la procédure de 5.4.1, avec les modifications suivantes :


a) pendant le tamisage, arroser au jet d’eau et brosser l’échantillon de manière à supprimer de l’effet d’adhérence
entre les particules fines et la surface de l’enrochement ;
b) tamiser toute la fraction passant à travers le tamis de 63 mm ;
c) laisser s’égoutter le refus du tamis de 63 mm et peser le refus de chaque tamis séparément pour déterminer
sa masse (Mi) à ± 0,5 kg près ;
d) rebuter la fraction qui passe le tamis d’ouverture la plus faible.

5.5 Calcul et expression des résultats


Enregistrer les différentes masses dans la fiche d’essai (voir l’annexe B).
Si la fraction qui est passée à travers le tamis de 63 mm a été divisée avant d’être de nouveau tamisée, déterminer
les valeurs de Mi et m3 pour les tamis de contrôle de l’EN ISO 3310-2, en multipliant les masses fractionnelles
individuelles par m1/m2.
Calculer en pourcentage la masse (ri) du refus de chaque tamis, arrondi à 0,1 % près, à l’aide de l’équation
suivante :
Mi
r i = ---------------------------- × 100
∑ Mi + m3

où :
Mi est la masse du refus d’un tamis, en kilogrammes ;

∑ Mi est la masse cumulée du refus de tous les tamis, en kilogrammes ;


m3 est la masse du passant du tamis d’ouverture la plus faible, en kilogrammes.
Calculer en pourcentage la masse cumulée du refus (Ri) de chaque tamis, arrondi 0,1 % près.
Calculer en pourcentage la masse cumulée du passant (Pi) de chaque tamis, arrondi à 0,1 % près, à l’aide de
l’équation suivante :
P i = 100 – R i

Enregistrer le résultat, arrondi au nombre entier près.


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5.6 Rapport d’essai


5.6.1 Informations requises
Le rapport d’essai doit contenir les informations suivantes :
a) la référence de la présente Norme européenne ;
b) l’identité du laboratoire ;
c) l’identification de l’échantillon ;
d) la masse de la prise d’essai ;
e) la méthode d’analyse (tamisage par voie sèche ou humide) ;
f) le pourcentage cumulé des masses passant à travers chaque tamis, arrondi au nombre entier près ;
g) la date de l'essai.

5.6.2 Informations facultatives


Le rapport d’essai peut contenir les informations suivantes :
a) le nom et le lieu de la source de l’échantillon ;
b) la description du matériau et de la procédure d’échantillonnage de réduction ;
c) la présentation graphique des résultats.

6 Détermination de la blocométrie les classes granulaires «enrochement moyen» et


«gros enrochements»
6.1 Principe
L’essai consiste à diviser un matériau en plusieurs fractions par pesée de blocs individuels d’enrochement et
pesée globale. La masse moyenne des blocs d’enrochement est obtenue en divisant la masse totale, à l’exclusion
des fragments, par le nombre de blocs d’enrochement.
La méthode de référence (6.4.1) et une méthode de substitution (6.4.2) sont spécifiées.
NOTE La méthode de substitution est plus rapide et nécessite un nombre moins important de pesées, mais elle est
moins précise. En cas de litige, il convient d’utiliser la méthode spécifiée de référence.

6.2 Appareillage
6.2.1 tous les appareilles de pesée, sauf indication contraire, doivent être conformes aux exigences
de EN 932-5.

6.2.2 Matériel de pesée, d’une précision égale à 2 % de la limite inférieure nominale de la classe granulaire à
tester.
NOTE Pour l’essai de substitution spécifié en 6.4.2, la précision du matériel de pesée doit être égale à 1 % de la masse
de la prise d’essai ou des parties de cette dernière, lorsque la prise d’essai est pesée en plusieurs parties.

6.2.3 Matériel et accessoires de levage, pour l’enrochement qui ne peut pas être déplacé manuellement.
6.2.4 Aire de travail, sur laquelle la prise d’essai peut être déposée et testée. La surface doit être propre et avoir
texture suffisamment serrée pour permettre de distinguer et de récupérer le matériau de la prise d’essai sur la
surface.

6.3 Préparation de la prise d’essai


L’échantillon doit être prélevé et réduit, si nécessaire, conformément aux exigences de l’article 4 pour obtenir la
prise d’essai requise.
Le nombre de blocs d’enrochement, plus lourds que des fragments, contenus dans la prise d’essai de la classe
granulaire «enrochement moyen» ou «gros enrochements» doit être celui qui est spécifié dans le Tableau 1.
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Tableau 1 — Nombre de blocs d’enrochement


dans les prises d’essai pour déterminer la blocométrie

Nombre minimal
Classe granulaire
de blocs d’enrochement
(kg)
plus lourds que les fragments

«gros enrochement» : 10 000 à 15 000 25

«gros enrochement» : 6 000 à 10 000 30

«gros enrochement» : 3 000 à 6 000 60

«gros enrochement» : 1 000 à 3 000 90

«gros enrochement» : 300 à 1 000 140

«enrochement moyen» 200

6.4 Mode opératoire


6.4.1 Méthode de référence
Peser séparément chaque bloc d’enrochement plus lourd qu’un fragment (Mi), à ± 2 % près de la limite inférieure
nominale de la classe granulaire.
Peser tous les fragments ensemble (Mf), à ± 2 % près de la limite inférieure nominale de la classe granulaire.
Compter et enregistrer le nombre total de blocs d’enrochement plus lourds qu’un fragment (n).

6.4.2 Méthode de substitution


Peser la prise d’essai totale (Mb) à ± 1 % près.
Peser séparément chaque bloc d’enrochement plus lourd qu’un fragment, à l’exception des blocs appartenant à
la fraction dont la masse se situe entre deux masses limites consécutives pour lesquelles des exigences sont défi-
nies. Cette fraction doit être la fraction contenant le plus grand nombre présumé de blocs d’enrochement. Peser
chaque bloc d’enrochement (Mi), à ± 2 % près de la limite nominale inférieure de la classe granulaire.
Peser tous les fragments (Mf), à ± 2 % près de la limite nominale inférieure de la classe granulaire.
Compter et enregistrer le nombre total de blocs d’enrochement plus lourds qu’un fragment (n).

NOTE 1 Lorsqu’on utilise cette méthode, on peut, par exemple, peser l’échantillon complet, si nécessaire en plusieurs
parties, sur un pont à bascule, soit dans le godet d’une chargeuse à roues, soit sur un camion. Elle constitue une méthode
attrayante pour les classes granulaires supérieures à 10 kg – 60 kg, pour les classes granulaires qui ont un nombre limité
d’exigences concernant la blocométrie et lorsqu’un nombre limité d’exigences sur la blocométrie est requis.

NOTE 2 Pour obtenir la masse moyenne de l’enrochement, il n’est pas nécessaire de peser tous les blocs individuelle-
ment. La méthode exige un mode opératoire rigoureux pour le comptage des blocs d’enrochement et l’évaluation visuelle
des blocs qui ne sont pas pesés individuellement. Il convient de contrôler l’évaluation visuelle par une pesée de vérification.
Cette méthode peut s’avérer utile pour le contrôle de production en usine.
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6.5 Calcul et expression des résultats


6.5.1 Méthode de référence
Enregistrer les différentes masses dans la fiche d’essai (voir exemple dans l’annexe C).
Calculer la masse cumulée des blocs d’enrochement, y compris les fragments (Mn) qui ont une masse inférieure
à chaque masse spécifiée dans la blocométrie.
Calculer le pourcentage cumulé des blocs d’enrochement (Pn) qui ont une masse inférieure à chaque masse spé-
cifiée dans la blocométrie, arrondi au nombre entier près, à l’aide de l’équation suivante :
Mn
P n = --------------------------- × 100
∑ Mi + mf

où :
Mn est la masse cumulée des blocs d’enrochement, y compris les fragments, qui ont une masse inférieure à
chaque masse spécifiée dans la blocométrie, en kilogrammes ;

∑ Mi est la masse cumulée de tous les blocs d’enrochement plus grands qu’un fragment, en kilogrammes ;
Mf est la masse des fragments, en kilogrammes.
Calculer la masse moyenne des blocs d’enrochement plus lourds qu’un fragment (M), en kilogrammes, arrondie
à 1 kg près, à l’aide de l’équation suivante :

∑ Mi
M = --------------
n
où :

∑ Mi est la masse cumulée de tous les blocs d’enrochement plus grands qu’un fragment, en kilogrammes ;
n est le nombre de blocs d’enrochement plus lourds qu’un fragment.

6.5.2 Méthode de substitution


Enregistrer les différentes masses dans la fiche d’essai (voir annexe D).
Calculer la masse totale des blocs d’enrochement qui n’ont pas été pesés individuellement (Mc), à l’aide de l’équa-
tion suivante :

Mc = Mb – Mf – ∑ Mi
où :
Mb est la masse de la prise d’essai, en kilogrammes ;
Mf est la masse des fragments, en kilogrammes ;

∑ Mi est la masse cumulée des blocs d’enrochement pesés individuellement plus gros qu’un fragment, en
kilogrammes.
Calculer la masse cumulée des blocs d’enrochement (Mn) qui ont une masse inférieure à chaque masse spécifiée
dans la blocométrie, en prenant les masses des blocs d’enrochement pesés individuellement (Mi), la masse des
fragments (Mf) et la masse des blocs d’enrochement qui n’ont pas été pesés individuellement (Mc).
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Calculer le pourcentage cumulé des blocs d’enrochement (Pn) qui ont une masse inférieure à chaque masse spé-
cifiée dans la blocométrie, arrondi au nombre entier près, à l’aide de l’équation suivante :
Mn
P n = ------- × 100
Mb
où :
Mb est la masse de la prise d’essai, en kilogrammes ;
Mn est la masse cumulée des blocs d’enrochement qui ont une masse inférieure à chaque masse spécifiée
dans la blocométrie, en kilogrammes.
Calculer la masse moyenne des blocs d’enrochement plus lourds qu’un fragment (M), en kilogrammes, arrondie
à 1 kg près, à l’aide de l’équation suivante :
Mb – Mf
M = -------------------
-
n
où :
Mb est la masse de la prise d’essai, en kilogrammes ;
Mf est la masse des fragments, en kilogrammes ;
n est le nombre de blocs d’enrochement plus lourds qu’un fragment.

6.6 Rapport d’essai


6.6.1 Informations requises
Le rapport d’essai doit contenir les informations suivantes :
a) la référence de la présente Norme européenne ;
b) l’identité du laboratoire ;
c) l’identification de l’échantillon ;
d) le nombre de blocs plus lourds que des fragments dans la prise d’essai ;
e) la méthode d’essai (méthode de référence ou méthode de substitution) ;
f) le pourcentage cumulé des blocs d’enrochement qui ont une masse inférieure à chaque masse spécifiée dans
la blocométrie ;
g) la masse moyenne des blocs d’enrochement plus lourds qu’un fragment ;
h) la date de l'essai.

6.6.2 Informations facultatives


Le rapport d’essai peut contenir les informations suivantes :
a) le nom et le lieu de la source de l’échantillon ;
b) la description du matériau et de la procédure d’échantillonnage ;
c) la représentation graphique de la blocométrie pour la méthode de référence ;
NOTE Pour ce faire, il convient de représenter graphiquement les masses cumulées inférieures ou égales à chaque
masse mesurée d’un enrochement, exprimée en pourcentage.
d) la date d’essai.

7 Détermination du pourcentage de blocs d’enrochement dont le rapport de la


longueur à l’épaisseur est supérieur à 3
7.1 Principe
Les blocs d’enrochement individuels doivent être classés en fonction de leur longueur L et de leur épaisseur E,
déterminées par un contrôle visuel ou à l’aide de lattes «de dressage» et d’une règle de charpentier ou d’un mètre
ruban ou à l’aide d’un pied à coulisse.
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7.2 Appareillage
7.2.1 Sauf indication contraire, tout l’appareillage doit être conforme aux exigences générales de EN 932-5.

7.2.2 Deux lattes «de dressage», d’une longueur supérieure à la plus grande épaisseur de l’enrochement à tester.

7.2.3 Règle de charpentier ou mètre ruban, lisibles avec une précision égale à ± 3 % de la plus grande dimen-
sion (L) de l’enrochement à tester.

7.2.4 Pied à coulisse, comme indiqué à la Figure 6.

7.2.5 Matériel de pesée, d’une précision égale à 2 % des masses à peser.

Légende
1 Mètre à ruban
2 Acier

Figure 6 — Pied à coulisse

7.3 Préparation de la prise d’essai


L’échantillon doit être prélevé et réduit, si nécessaire, conformément aux exigences de l’article 4 pour obtenir la
prise d’essai requise. Les fragments doivent être rebutés.
Le nombre de blocs d’enrochement contenus dans une prise d’essai doit être conforme au Tableau 2.

Tableau 2 — Nombre de blocs d’enrochement dans les prises d’essai


pour déterminer les caractéristiques de forme

Classe granulaire Nombre minimal


(kg) de blocs d’enrochement

«gros enrochement» : 10 000 à 15 000 25


«gros enrochement» : 6 000 à 10 000 30
«gros enrochement» : 3 000 à 6 000 60
«gros enrochement» : 1 000 à 3 000 90
«gros enrochement» : 300 à 1 000 140
«petit enrochement» et «enrochement moyen» 200

NOTE 1 Pour cet essai, on peut utiliser les prises d’essai préparées pour la détermination
de la blocométrie (article 6) de l’enrochement moyen ou gros.
NOTE 2 Pour la classe granulaire « petit enrochement », on peut effectuer l’essai sur une
partie représentative de la prises d’essai préparée pour la détermination de la distribution
granulométrique (article 5), si elle contient un nombre suffisant de blocs d’enrochement.
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7.4 Mode opératoire


7.4.1 Mesurage des pierres
S'il est impossible d’évaluer avec certitude par un contrôle visuel que le rapport L/E d’un bloc d’enrochement est
supérieur à 3, placer le bloc d’enrochement de manière que ses deux extrémités soient en contact avec deux lat-
tes « de dressage » parallèles entre elles et formant un angle droit avec la dimension la plus grande (longueur L).
Mesurer la longueur L à angle droit des lattes, à l’aide de la règle de charpentier ou du mètre ruban. Pour mesurer
l’épaisseur E, placer les deux lattes de dressage de manière qu’elles soient parallèles entre elles et tangentes à
la plus petite dimension (épaisseur E). Mesurer l’épaisseur E à angle droit avec les lattes, à l’aide de la règle de
charpentier ou du mètre ruban.
Mesurer les dimensions L et E à ± 3 % près. Si cette précision ne peut pas être obtenue par la procédure ci-des-
sus, on doit utiliser le pied à coulisse (7.2.4).

7.4.2 Classe granulaire «gros enrochement»


Pour la classe granulaire «gros enrochement», compter le nombre de blocs (N1) dont le rapport L/E est supérieur
à 3 et le nombre total de blocs d’enrochement testé (N2).

7.4.3 Classe granulaire «enrochement moyen»


Pour la classe granulaire «enrochement moyen», peser la masse totale des blocs (M1) dont le rapport L/E est
supérieur à 3 et la masse totale de l’enrochement testé (M2).

7.4.4 Classe granulaire «petit enrochement»


Pour la classe granulaire «petit enrochement», peser la masse totale d'enrochement (MSi) dont le rapport L/E est
supérieur à 3 dans chaque fraction granulométrique et la masse totale de l’enrochement testé (Mti) dans chaque
fraction granulométrique.

7.5 Calcul et expression des résultats


7.5.1 Classe granulaire «gros enrochement»
Calculer le pourcentage de blocs dont le rapport longueur à épaisseur est supérieur à 3, à l’aide de l’équation
suivante :
N 1 ⁄ N 2 × 100

où :
N1 est le nombre de blocs d’enrochement dont le rapport L/E est supérieur à 3 ;
N2 est le nombre total de blocs d’enrochement testés.
Enregistrer le pourcentage arrondi au nombre entier près.

7.5.2 Classe granulaire «enrochement moyen»


Calculer le pourcentage de blocs dont le rapport longueur à épaisseur est supérieur à 3, à l’aide de l’équation
suivante :
M 1 ⁄ M 2 × 100

où :
M1 est la masse totale des pierres dont le rapport L/E est supérieur à 3, en kilogrammes ;
M2 est la masse totale de l’enrochement testé, en kilogrammes.
Enregistrer le pourcentage arrondi au nombre entier près.
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7.5.3 Classe granulaire «petit enrochement»


Calculer le pourcentage de pierres dont le rapport longueur/épaisseur est supérieur à 3, à l’aide de l’équation
suivante :
M si M si M s2 M sn
∑i =1 -------
n
-V = --------V + ---------- V + ..... ---------- V n
M ti i M ti 1 M t2 2 M tn

où :
Msi est la masse des blocs d’enrochement dont le rapport L/E est supérieur à 3 dans chaque fraction granulo-
métrique ;
Mti est la masse de l’enrochement testé dans chaque fraction granulométrique ;
Vi est le pourcentage en masse de la fraction granulométrique i dans la prise d’essai (obtenu à partir de la
détermination de la distribution granulométrique spécifiée dans l’article 5).
Enregistrer la pourcentage au nombre entier près.

7.6 Rapport d’essai


7.6.1 Informations requises
Le rapport d’essai doit contenir les informations suivantes :
a) la référence de la présente Norme européenne ;
b) l’identité du laboratoire ;
c) l’identification du ou des échantillon(s) ;
d) le nombre de blocs d’enrochement testés ;
e) le pourcentage en nombre, pour la classe granulaire «gros enrochement», et le pourcentage en masse, pour
les classes granulaires «petit enrochement» et «enrochement moyen», de blocs dont le rapport L/E est supé-
rieur à 3 ;
f) la date de l'essai.

7.6.2 Informations facultatives


Le rapport d’essai peut contenir les informations suivantes :
a) le nom et le lieu de la source du ou des échantillon(s) ;
b) pour la classe granulaire «petit enrochement», les résultats d’essai par fraction granulométrique individuelle
étudiée ;
c) la description du matériau et de la procédure de réduction de l’échantillon.

8 Détermination de la masse volumique réelle et de l’absorption d’eau

8.1 Principe
La masse volumique réelle est calculée à partir du rapport de la masse au volume d'un bloc d'enrochement ou
d'une partie de celui-ci. L'absorption d'eau est déterminée par pesée de la prise d’essai à l’état saturé et séché en
surface, puis à l’état séché à l’étuve. Le volume, pour différents états de saturation, est déterminé à partir de la
masse de l’eau déplacée, par réduction de poids dans un panier en fil métallique.
NOTE On peut tester plusieurs blocs d’enrochement en même temps, mais chacun d’eux doit être considéré comme une
prise d’essai séparée.
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8.2 Appareillage
8.2.1 Sauf indication contraire, tout l’appareillage doit être conforme au EN 932-5.

8.2.2 Étuve ventilée, régulée thermostatiquement pour maintenir une température de (110 ± 5) °C.

8.2.3 Balance, d’une précision égale à ± 0,5 % de la masse de la prise d’essai. La balance doit avoir une capa-
cité permettant de suspendre et de peser dans l’eau le panier métallique contenant l’échantillon.

8.2.4 Thermomètre, d’une précision de 1 °C.

8.2.5 Panier en fil métallique ou contenant perforé, d’une taille adaptée permettant de le suspendre sur la
balance.

8.2.6 Cuve étanche, remplie d’eau à (22 ± 3) °C, dans laquelle le panier peut être librement suspendu avec un
jeu minimum de 50 mm entre le panier et les côtés de la cuve.

8.2.7 Conteneur d’une capacité identique à celle du panier métallique pour conserver l’échantillon dans l’eau.

8.2.8 Scie mécanique carotteuse.

8.2.9 Matériel de lavage et brosse.

8.2.10 Peau de chamois.

8.3 Matériaux
8.3.1 Eau, bouillie et refroidie immédiatement avant usage.
NOTE L’eau doit être exempte de toute impureté susceptible d’affecter de manière significative la masse volumique.

8.4 Préparation de la prise d’essai


Si nécessaire L’échantillon doit être réduit conformément aux exigences de l’article 4 pour obtenir la prise d’essai
requise.
La prise d’essai doit être constituée d’un seul bloc ou morceau de bloc d’enrochement d’une masse supérieure
à 150 g. Pour déterminer l’absorption d’eau, la masse de la prise d’essai ne doit pas dépasser 450 g.
Retirer les fragments détachés et laver la prise d’essai sous l’eau courante pour éliminer les particules fines
adhérentes.

8.5 Mode opératoire


Placer la prise d’essai préparée dans le conteneur en la maintenant complètement immergée dans l’eau, jusqu’à
la masse constante. Placer la prise d’essai dans le panier en fil métallique suspendu à la balance et immerger
l’ensemble dans la cuve remplie de l’eau, de manière que le haut du panier soit recouvert de 50 mm d’eau au
minimum. Déterminer la masse apparente de la prise d’essai dans l’eau (M2) et mesurer la température de l’eau
du conteneur, à 1 °C près.
Retirer la prise d’essai de l’eau et essuyer immédiatement sa surface à l’aide d’une peau de chamois humide,
jusqu’à ce que la surface devienne terne et ne soit plus mouillée ni luisante. Peser ensuite la prise d’essai (M1).
Sécher la prise d’essai dans une étuve à une température de (110 ± 5) °C, jusqu’à la masse constante (M3).
Enregistrer toutes les pesées avec une précision égale à 0,05 % de la masse de la prise d’essai ou mieux.
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8.6 Calcul et expression des résultats


Calculer la masse volumique réelle q à l’aide de l’équation suivante :
M3 × qw
- Mg/m3
q = --------------------
M1 – M2
où :
M1 est la masse de la prise d’essai saturée et séchée en surface (en grammes) ;
M2 est la masse apparente dans l’eau de la prise d’essai saturée (en grammes) ;
M3 est la masse de la prise d’essai séchée à l’étuve (en grammes) ;
qw est la masse volumique de l’eau à la température enregistrée au moment de la détermination de M2, voir
l’annexe E (en méga grammes par mètre cube).
Calculer l’absorption d’eau Was (comme pourcentage de la masse sèche) à l’aide de l’équation suivante :
M1 – M3
W as = --------------------- × 100
M3
où :
M1 est la masse de la prise d’essai saturée et séchée en surface (en grammes) ;
M3 est la masse de la prise d’essai séchée à l’étuve (en grammes).
Exprimer les valeurs de la masse volumique réelle à 0,01 Mg/m3 près et l’absorption d’eau à 0,1 % près.
NOTE Une indication de la précision est donnée dans l’annexe F.

8.7 Rapport d’essai


8.7.1 Informations requises
Le rapport d’essai doit contenir les informations suivantes :
a) la référence de la présente Norme européenne ;
b) l’identité du laboratoire
c) l’identification de l’échantillon ;
d) la classe granulaire nominale de l’enrochement dans lequel l’échantillon est prélevé ;
e) la masse de l’échantillon sec testé ;
f) les résultats d’essai ;
g) la date d’essai.

8.7.2 Informations facultatives


Le rapport d’essai peut contenir les informations suivantes :
a) le nom et le lieu de la source de l’échantillon ;
b) la description de la procédure d’échantillonnage.

9 Détermination de la résistance au gel et dégel


9.1 Principe
La procédure consiste à tester une prise d’essai composée d’un seul bloc d’enrochement, mais il est permis de
tester plusieurs prises d’essai en même temps et d’utiliser la même étuve et enceinte de congélation.
Après avoir laissé tremper la prise d’essai d’enrochement dans l’eau à la pression ambiante, elle est enveloppée
dans une feuille de plastique pour éviter qu’elle ne sèche pendant la phase gel. Ensuite, elle est soumise
à 25 cycles de gel-dégel. Chaque cycle implique une congélation jusqu’à – 17,5 °C à l’air, suivie d’un dégel dans
un bain d’eau. A la fin du cycle gel-dégel, la prise d’essai est examinée pour déceler d’éventuelles modifications,
comme l’apparition de fissures et/ou une perte de masse.
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9.2 Appareillage
9.2.1 Sauf indication contraire, tout l’appareillage doit être conforme au EN 932-5.

9.2.2 Étuve ventilée, à circulation forcée, d’une capacité adéquate et permettant une régulation thermostatique
à (110 ± 5) °C.

9.2.3 Balance, d’une précision égale à ± 0,1 % de la masse mesurée.

9.2.4 Enceinte de congélation, (verticale ou coffre) à circulation d’air. On peut utiliser une méthode de régula-
tion manuelle, à condition que la courbe de congélation correcte, montrée à la Figure 7, soit respectée. En cas de
litige, on doit utiliser le mode de régulation automatique.

9.2.5 Conteneurs, en métal inoxydable ou en matière plastique, avec des parois d’épaisseur satisfaisante. Leur
capacité nominale doit être de six fois le volume de la prise d’essai.

9.2.6 Pot, en métal étiré avec ou sans soudure, résistant à la corrosion. Il doit avoir une épaisseur de paroi
de 0,6 mm environ, une capacité nominale de 2000 ml, un diamètre intérieur de 120 mm à 140 mm, une hauteur
intérieure de 170 mm à 200 mm, et un couvercle approprié.

9.2.7 Scie mécanique ou carotteuse appropriée.

9.2.8 Feuille en matière plastique, d’une d’épaisseur de 0,05 mm.

9.2.9 Brosse appropriée.

9.3 Matériaux
9.3.1 Eau, bouillie et refroidie avant usage.

9.4 Prises d’essai


9.4.1 Généralités
L’échantillon doit prélevé, et réduit si nécessaire, conformément aux exigences de l’article 4 pour obtenir la prise
d’essai requise dans le Tableau 3. La prise d’essai doit être constituée d’un seul bloc d’enrochement ne présentant
aucune fissure ouverte visible.
NOTE Pour l’enrochement, l’échantillonnage et la préparation dépendent dans une certaine mesure de la masse du bloc
sélectionné pour l’essai. Trois groupes sont définis, voir le Tableau 3.

Tableau 3 — Masse des échantillons de laboratoire et des prises d’essai

Échantillon Prise d’essai Prise d’essai


Bloc d’enrochement
de laboratoire Absorption d’eau Gel — dégel

> 20 kg > 10 kg 150g à 450 g 10 kg à 20 kg

450 g à 20 kg 450 g à 20 kg 150 g à 450 g 450 g à 10 kg

150 g à 450 g 150 g à 450 g 150 g à 450 g 150 g à 450 g

9.4.1.1 Pour obtenir la prise d'essai (10 à 20 kg), on doit extraire par fendage ou sciage à partir d'un bloc d'au
moins 20 kg un morceau de plus de 10 kg. Un échantillon de laboratoire de 150 g à 450 g est ensuite extrait par
sciage ou carottage pour la détermination de l'absorption d'eau.

9.4.1.2 Pour obtenir la prise d’essai de 450 g à 10 kg, on doit prendre comme échantillon d’essai un bloc d’enro-
chement de 450 g à 20 kg dont une éprouvette de 150 g à 450 g est prélevée par sciage ou carottage, pour l’essai
d’absorption.
Lorsque la prise d’essai destinée à l’essai d’absorption d’eau est plus grande que la partie restante de l’échantillon
de laboratoire, elle doit être utilisée comme prise d’essai pour l’essai de gel-dégel.
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9.4.1.3 La prise d’essai de 150 g à 450 g correspond au bloc d’enrochement à tester et elle est également uti-
lisée pour l’essai d’absorption d’eau.
NOTE L’essai d’absorption d’eau constitue la première étape de la détermination de la résistance de l’enrochement au
gel-dégel.

9.4.2 Préparation des prises d’essai


Laver et brosser la prise d’essai pour éliminer les particules adhérentes. Sécher à (110 ± 5) °C, comme spécifié
dans EN 1097-5 ou jusqu’à la masse constante, puis peser (M1).
La pesée doit être effectuée avec une précision de 0,1 %.

9.5 Mode opératoire


9.5.1 Trempage à la pression ambiante
La prise d’essai préparée conformément à 9.4.1 doit être conservée pendant (24 ± 1) h, à la pression ambiante,
dans le conteneur (voir 9.2.5) rempli d’eau distillée ou déminéralisée entre 20 °C et 25 °C. La prise d’essai doit
être recouverte de 10 mm d’eau au minimum pendant la totalité des 24 h de la période de trempage.

9.5.2 Exposition au gel et dégel


Après le trempage, retirer la prise d’essai du conteneur et envelopper celle-ci dans une feuille de plastique en évi-
tant de piéger de l’air à l’intérieur. Placer la, ensuite, dans l’enceinte de gel. Veiller à ce que l’extraction de chaleur
soit aussi uniforme que possible de tous les côtés de la prise d’essai. Pour y parvenir, il peut être nécessaire de
repositionner la prise d’essai après chaque cycle de gel-dégel. La distance entre la prise d’essai et les parois laté-
rales de l’enceinte ne doit pas être inférieure à 50 mm. Si on teste plusieurs prises d’essai en même temps, celles-
ci ne doivent pas se toucher.
Réguler la température de l’enceinte de telle sorte qu’elle suive la courbe de congélation et reste à l’intérieur de
limites définies, comme montré à la Figure 7. Utiliser comme point de mesure de référence la température au cen-
tre d’un pot couvert rempli de granulats de 8/16 mm et d’eau et placé au centre de la zone de congélation.
Soumettre l’échantillon placé dans l’enceinte de congélation à 25 cycles de gel-dégel de la manière suivante :
a) faire chuter la température de (20 ± 3) °C à 0 °C en (150 ± 30) min et maintenir la température à 0 °C pendant
(210 ± 30) min ;
b) faire chuter la température de 0 °C à (– 17,5 ± 2,5) °C en (180 ± 30) min et maintenir la température
à (17,5 ± 2,5) °C pendant 240 min au minimum ;
NOTE Si on doit interrompre l’essai pendant le cycle de gel ou en mode de régulation manuelle (en fin de semaine, par
exemple), il convient de conserver les prises d'essai à (– 17,5 ± 2,5) °C. Une interruption totale jusqu'à 72 h est autorisée.

a) à aucun stade, la température de l’air ne doit descendre au-dessous de – 22 °C ;


b) à la fin de chaque phase de gel, enlever la feuille de plastique et dégeler les prises d'essai par immersion dans
de l’eau 20 °C environ. On doit considérer le dégel comme terminé lorsque la température a atteint (20 ± 3) °C ;
c) à la fin de chaque phase de dégel, maintenir les prises d'essai dans l’eau à (20 ± 3) °C pendant 10 h au maxi-
mum. Chaque cycle de gel-dégel doit être réalisé en moins de 24 h, à l'exception des interruptions prévues
dans la note en b.

9.6 Examen visuel et pesée


9.6.1 À la fin des 25 cycles, retirer la prise d’essai du conteneur et sécher celle-ci à (110 ± 5) °C. Laisser refroi-
dir la prise d’essai à température ambiante avant de la peser comme spécifié en 9.4.2 (M2).
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Abscisse : Température – degrés C


Ordonnée : Temps – heures
Légende
1 Limite inférieure
2 Régulation
3 Limite supérieure

Figure 7 — Courbe de température au centre du pot rempli


(point de mesurage de référence), placé au milieu de l’enceinte de congélation

9.6.2 Examiner visuellement la prise d’essai et noter la présence éventuelle de fissures ouvertes ou de signes
de désagrégation.
NOTE La formation de fissures ouvertes ou l'ouverture de fissures existantes peut être déterminée plus objectivement
en mesurant la vitesse de propagation d'ondes acoustiques avant et après les cycles de gel/dégel (se rapporter à
l'annexe C du prEN 13383-1:2002).
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9.7 Calcul et expression des résultats


Calculer le résultat de l’essai de gel-dégel, arrondi à 0,1 % près, à l’aide de l’équation suivante :
M1 – M2
F = --------------------- × 100
M1
où :
M1 est la masse sèche initiale de la prise d’essai, en grammes ;
M2 est la masse sèche finale de la prise d’essai, en grammes ;
F est la perte de masse, en pourcentage, de la prise d’essai après les cycles de gel-dégel.

9.8 Rapport d’essai


9.8.1 Informations requises
Le rapport d’essai doit inclure les informations suivantes :
a) la référence de la présente Norme européenne ;
b) l’identité du laboratoire ;
c) l’identification de l'échantillon ;
d) la classe granulaire d'où l'échantillon a été extrait ;
e) la description de l’aspect visuel de la prise d’essai, y compris la présence éventuelle de fissures ouvertes et
d’une désagrégation inhabituelle ;
f) le résultat F de l’essai de gel-dégel, exprimé à 0,1 % près en masse ;
g) la date de l'essai.

9.8.2 informations facultatives


Le rapport d’essai doit contenir les informations suivantes :
a) le nom et localisation de la source ;
b) l’origine des échantillons et la méthode d’échantillonnage.

10 Détermination de la présence de signes de «coup de soleil» et de la désintégration


des laitiers d’aciérie

10.1 Principe
Des blocs d’enrochement individuels (à l’exclusion des fragments) sont soumis à un examen visuel pour déceler
des signes éventuels de «coup de soleil» et des échantillons de laitier d’aciérie sont testés (à l’exclusion des
fragments) pour déterminer le pourcentage de perte de masse. La méthode d'essai est basée sur l'essai d'un bloc
entier ou d'un morceau, mais il est permis de tester plusieurs prises en même temps en les faisant bouillir
simultanément.
NOTE 1 Le coup de soleil est un type de dégradation des roches qui peut se rencontrer sur certains basaltes et qui se
manifeste sous l'action des agents climatiques. Le phénomène commence par l'apparition de tâches grise/blanches en
forme d'étoile. En général, des fissures filiformes apparaissent en étoile autour de la tâche, se reliant entre elles. Ceci réduit
la résistance de la structure de la roche et, en conséquence, le bloc se désagrége en petites particules. En fonction du
gisement, ce phénomène peut se produire dans les mois qui suivent l'extraction ou attendre plusieurs dizaines d'années.
Dans les cas d'altération particulièrement rapide, on peut observer l'apparition de fissures ouvertes et la rupture de blocs.

NOTE 2 Les laitiers d’aciérie peuvent contenir des oxydes de calcium ou de magnésium qui, en présence d'eau, peuvent
s'hydrater sous forme d'hydroxydes et produire une augmentation de volume. Cette réaction peut entraîner, après un cer-
tain temps, l'apparition de fissures et/ou la rupture en blocs plus petits avec une diminution de la résistance mécanique et
de la durabilité.
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10.2 Appareillage
10.2.1 Sauf indication contraire, tout l’appareillage doit être conforme à prEN 932-5.
10.2.2 Scie mécanique.
10.2.3 Pot en acier, muni d’un couvercle refroidi à eau ou d’un couvercle pourvu d’un petit évent.
10.2.4 Source de chaleur, capable de faire bouillir le récipient et son contenu.
10.2.5 Chiffon humide.
10.2.6 Tamis de contrôle, conformes à EN 933-2.
10.2.7 Balance, d’une précision égale à ± 0,1 % de la masse de la prise d‘essai.
10.2.8 Étuve ventilée, à circulation forcée, de capacité adéquate et permettant une régulation thermostatique
à (110 ± 5) °C.
10.2.9 une brosse adaptée.

10.3 Matériaux
10.3.1 Eau, bouillie et refroidie avant usage.

10.4 Préparation des prises d’essai


10.4.1 Prise d’essai pour détermination visuelle de signes de «coup de soleil»
Pour déterminer la présence éventuelle de signes de «coup de soleil», l’échantillon de laboratoire doit être prélevé
dans une pile de blocs en carrière conformément à la clause 4. Il doit être constitué d’un seul bloc d’enrochement,
suffisamment grand pour fournir une surface sciée supérieure ou égale à 0,005 m2.
Scier l’enrochement pour obtenir deux prises d’essai et marquer chacune d’elle pour permettre de les identifier.
Laver et brosser chaque prise d’essai pour éliminer les particules adhérentes.

10.4.2 Prise d’essai pour déterminer la perte de masse de l’enrochement après ébullition
La prise d'essai doit être prélevée conformément à la clause 4 et réduite si nécessaire, conformément à 4.6., en
rejetant tout élément visiblement fissuré.
Laver et brosser la prise d'essai pour retirer toutes les particules adhérentes. Sécher la, jusqu’à la masse constante.
Laisser refroidir la prise d’essai jusqu’à température ambiante et peser la (m0). La pesée doit être réalisée avec
une précision de 0,1 %.
Marquer l'échantillon pour l'identifier.

10.5 Mode opératoire


10.5.1 Détermination visuelle de la présence de signes de «coup de soleil» dans un bloc d’enrochement
Placer l’une des deux prises d’essai dans le pot en acier et remplir d’eau distillée ou déminéralisée, de manière
que la prise d’essai reste recouverte pendant temps d’ébullition, puis installer le couvercle. Porter le récipient et
son contenu à ébullition et laisser bouillir pendant (36 ± 1) h.
Retirer la prise d’essai chaude du récipient et laisser sécher sa surface.
Mouiller légèrement la surface sciée à l’aide d’un chiffon humide et, pendant qu’elle sèche de nouveau, examiner
la surface sciée pour déceler la présence éventuelle des anomalies suivantes et enregistrer les observations :
a) formation de points gris/blancs en forme d’étoile ou de fissures filiformes rayonnantes ;
b) formation de fissures plus grandes ;
c) fragmentation de la prise d’essai.
NOTE On peut comparer la prise d’essai testée avec la prise d’essai qui n’a pas bouilli.
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10.5.2 Détermination du pourcentage de perte de masse des laitiers d’aciérie après ébullition
Placer la prise d’essai dans le pot en acier et remplir d’eau distillée ou déminéralisée, de manière que la prise
d’essai reste recouverte pendant l’ébullition, puis installer le couvercle.
Porter le pot et son contenu à ébullition en moins de 0,5 h et laisser bouillir pendant (8 ± 1) h.
Laisser refroidir le pot et son contenu à température ambiante pendant au moins 8 h.
Retirer et sécher la prise d’essai à (110 ± 5) °C jusqu’à la masse constante. Peser et enregistrer la masse comme
m1 (en grammes)
Observer et noter l'apparition de fissures.
NOTE Si le bloc s'est brisé durant l'essai, peser le plus gros élément restant.

10.6 Calcul et expression des résultats


10.6.1 Détermination en pourcentage de la perte de masse de l’enrochement après ébullition
Calculer la perte de masse en pourcentage, arrondi à 0,1 % près, à l’aide de l’équation suivante :
m0 – m1
M 1 = --------------------- × 100 (avec une précision de l'ordre de 0,1 %)
m0

où :
M1 est la perte de masse en pourcentage ;
m0 est la masse de la prise d’essai avant ébullition, en grammes ;
m1 est la masse de la prise d'essai ou du plus gros élément en grammes.

10.7 Rapport d’essai


10.7.1 Informations requises
Le rapport d’essai doit contenir les informations suivantes :
a) la référence de la présente Norme européenne ;
b) l'identité du laboratoire d'essai ;
c) l’identification des échantillons ;
d) la classe granulaire d'où a été extrait l'échantillon ;
e) les observations visuelles faites sur la prise d’essai sciée, y compris la présence éventuelle d’une désagréga-
tion inhabituelle et, plus particulièrement, de signes de «coups de soleil» ;
f) le résultat de l’essai d’ébullition de l’enrochement comprenant l’apparition de fissures et la perte de masse
exprimée à 0,1 % ;
g) date de l'essai.

10.7.2 Informations facultatives


Le rapport d'essais peut contenir les informations suivantes :
a) le nom et localisation du gisement ;
b) la description du matériau et de la procédure d'échantillonnage.
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Annexe A
(informative)
Exemple de rapport d’échantillonnage
Init numérotation des tableaux d’annexe [A]!!!
Init numérotation des figures d’annexe [A]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [A]!!!
Init numérotation des tableaux d’annexe [B]!!!

Identification du rapport d’échantillonnage (numéro de série) :

Marque d’identification de l’échantillon de laboratoire : Nombre de paquets :

Description de l’enrochement échantillonné

Nom de la carrière ou du centre de production :

Nom du producteur :

Type : roche de carrière / laitier / gravier / ............................ terrestre / marin .................

Classe granulaire :

Nature du lot : Dépôt en tas / silo / cargaison de navire / charge de camion / ...................

Utilisation à laquelle l’enrochement est destiné :

Emplacement des points d’échantillonnage :

Identification du lot :

Taille du lot :

Autres commentaires (exemple : avertissements, le cas échéant) :

Description de la méthode d’échantillonnage

Référence de la norme utilisée :

Date et heure de l’échantillonnage :

Référence du plan d’échantillonnage utilisé :

Conditions atmosphériques lors de l’échantillonnage :

Méthode d’échantillonnage utilisée (voir article 4) :

Appareillage utilisé : chargeuse à roues / benne preneuse / ............................................

Masse des blocs :

Nombre de blocs :

Autres commentaires :

Méthode de réduction de l’échantillon :

Expédition des échantillons :

Opérateur d’échantillonnage : (inscrire le nom)

Renseignements concernant le contrat

Identification du contrat :

Nom et adresse du demandeur de l’échantillonnage :

Nom(s) des personnes présentes lors de l’échantillonnage :

Signature(s) de (des) opérateur(s) d’échantillonnage :


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Annexe B
(informative)
Exemple de distribution granulométrique d’un «petit enrochement»

Init numérotation des tableaux d’annexe [C]!!!


Init numérotation des figures d’annexe [B]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [B]!!!

DISTRIBUTION GRANULOMÉTRIQUE

Laboratoire :

Date :

Opérateur :

Identification de l’échantillon : 45/125 mm

Méthode utilisée : tamisage par voie sèche ou humide

Masse de la fraction passante du tamis de 63 mm : m1 = 90,0 kg


Masse de la partie tamisée de m1 : m2 = 42,6 kg
m1/m2 = 2,11
Masse de la fraction passante du tamis qui a la plus faible ouverture : m3 = 2,8 × 2,11 = 5,9 kg

Masse totale :
∑ M1 + m3 = 267,3 kg

Masse du refus Pourcentage Pourcentage


Taille Masse du refus Pourcentage
des tamis du refus du passant
granulométrique de tous les tamis du refus
de contrôle cumulé cumulé

ISO 3310-2 Mi ri Ri Pi

(mm) (kg) (kg) (%)

180 mm — 0,0 0,0 0,0 100

125 mm — 9,1 3,4 3,4 97

90 mm — 45,0 16,8 20,2 80

63 mm — 123,1 46,1 66,3 34

45 mm 32,4 68,4 25,6 91,9 8

31,5 mm 7,5 15,8 5,9 97,8 2

∑ M1 = 261,4 kg

Remarques :
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Annexe C
(informative)
Exemple de blocométrie (méthode de référence)
Init numérotation des tableaux d’annexe [D]!!!
Init numérotation des figures d’annexe [C]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [C]!!!

BLOCOMÉTRIE

Laboratoire : Date :
Opérateur : Échantillon : 10 kg à 60 kg
Méthode utilisée : EN 13383-2, article 6.5.1 (méthode de référence)

Bloc Masse Mi Masse Masse Masse


n° kg ≥ 2 ; < 10 kg ≥ 60 ; < 120 kg ≥ 120 kg

1 22,9 — — —
2 36,6 — — —
3 8,1 8,1 — —
4 67,2 67,2 —
5 4,2 4,2 — —
6 126,1 — — 126,1
7 13,8 — — —
8 44,6 — — —
9 14,9 — — —
10 32,5 — — —
11 7,2 7,2 — —
12 23,6 — — —
13 60,0 — 60,0 —
— — — — —
— — — — —
— — — — —
197 6,5 6,5 — —
198 18,9 — —
199 24,5 — —
200 22,3 — —
201 33,3 — —
n = 202 17,8 — —
TOTAUX ∑ Mi = 5 292,4 a = 204,0 b = 981,6 c = 126,1

∑ Mi + Mf = 5 350,6 kg
< 2 kg (Mf) = 58,2 kg =1%
< 10 kg (Mf + a) = 262,2 kg =5%
< 60 kg ( ∑ M i + Mf – b – c) = 4 242,9 kg = 79 %

< 120 kg ( ∑ M i + Mf – c) = 5 224,5 kg = 98 %

∑ Mi = 5292,4 kg
n = 202
M = ∑ Mi /n = 26 kg

Remarques :
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Annexe D
(informative)
Exemple de blocométrie (méthode de substitution)
Init numérotation des tableaux d’annexe [E]!!!
Init numérotation des figures d’annexe [D]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [D]!!!

BLOCOMÉTRIE

Laboratoire : Date :
Opérateur : Identification de l’échantillon : 40 kg à 200 kg
Méthode utilisée : EN 13383-2, article 6.5.2 (méthode de substitution)

Bloc Masse Mi Masse Masse Masse


n° kg ≥ 15 < 40 kg ≥ 200 < 300 kg ≥ 300 kg

1 18 18 — —
2 26 26 —
3 208 — 208 —
4 320 — — 320
5 39 39 — —
6 15 15 — —
7 22 22 — —
8 17 17 — —
9 285 285 —
10 32 32 — —
11 33 33 — —
12 16 16 — —
13 21 21 — —
— — — —
— — — —
— — — —
— — — — —
— — — — —
36 — — — —
37 38 38 — —
38 19 19 — —
39 213 — 213 —
40 16 16 — —
n = 204 229 — 229 —
TOTAUX ∑ Mi = 4 104 a = 879 b = 2905 c = 320

Mb = 17 967 kg

∑ Mi = 4 104 kg

Mc = Mb – Mf – SMi = 13 481 kg
< 15 kg (Mf) = 382 kg =2%
< 40 kg (Mf + a) = 1 261 kg =7%
< 200 kg (Mb – b – c) = 14 742 kg = 82 %
< 300 kg (Mb – c) = 17 647 kg = 98 %
Mb – M f = 17 585 kg
Nombre de blocs n = 204
M= (Mb – Mf)/n = 86 kg

Remarques : Les blocs dont la masse est comprise entre 40 kg et 200 kg n’ont pas été pesé individuellement.
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Annexe E
(informative)
Masse volumique de l’eau

Init numérotation des tableaux d’annexe [F]!!!


Init numérotation des figures d’annexe [E]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [E]!!!

Température Masse volumique


°C Mg/m3

5 1,000 0

6 0,999 9

7 0,999 9

8 0,999 8

9 0,999 8

10 0,999 7

11 0,999 6

12 0,999 5

13 0,999 4

14 0,999 2

15 0,999 1

16 0,998 9

17 0,998 8

18 0,998 6

19 0,998 4

20 0,998 2

21 0,998 0

22 0,997 8

23 0,997 5

24 0,997 3

25 0,997 0

26 0,996 8

27 0,996 5

28 0,996 2

29 0,995 9

30 0,995 6
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EN 13383-2:2001

Annexe F
(informative)
Précision pour la détermination de la masse
volumique réelle et de l’absorption d’eau (voir article 8) —
Répétabilité r et reproductibilité R

Init numérotation des tableaux d’annexe [G]!!!


Init numérotation des figures d’annexe [F]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [F]!!!

Les indications de précision données ci-dessous sont extraites de normes nationales. La méthode utilisée peut
s’écarter légèrement de la présente Norme européenne.

Masse volumique Absorption d’eau

Répétabilité r Reproductibilité R Répétabilité r Reproductibilité R


Mg/m3 Mg/m 3
Mg/m 3
Mg/m3

0,004 à 0,019 0,005 à 0,020 0,15 0,20

NOTE La répétabilité et la reproductibilité pour les valeurs de la masse volumique réelle et de l’absorption
d’eau dépendent de l’état de surface du matériau, tel que la rugosité.
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EN 13383-2:2001

Annexe G
(informative)
Recommandation pour les prélèvements à fin d'essais

Init numérotation des tableaux d’annexe [H]!!!


Init numérotation des figures d’annexe [G]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [G]!!!

Cette annexe, bien que non normative, fournit une liste des exigences normatives générales pour tester les enro-
chements, tel qu'indiqué dans les spécifications.
Lors de l'utilisation du tableau G.1, les possibilités suivantes peuvent être prises en compte pour tester plusieurs
propriétés avec les mêmes échantillons :
— les échantillons utilisés pour la détermination de la granulométrie ou la blocométrie (essais n° 2 et 3) peuvent
être réutilisés pour déterminer des propriétés manquantes
— la prise d'essai utilisée pour la détermination de l'absorption d'eau (essai n° 11) peut être utilisée pour l'essai n° 7 ;
— si du sciage ou du carottage sont réalisés pour la détermination de l'absorption d'eau (essai n° 11), ces prises
d'essais peuvent être réutilisés pour l'essai n° 8 ;
— l'échantillon utilisé pour les essais n° 9 et 13 peut être extrait de celui utilisés pour l'essai n°1 2 pourvu que sa
masse soit supérieure à 20 kg ;
— les prises d'essais pour les essais n° 9 et 13 peuvent aussi être préparées à partir de granulats si du granulat
représentatif des matériaux constitutifs des enrochements est disponible.
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Tableau G.1 — Échantillons et prises d'essais pour essais sur enrochements — Propriétés générales

Prise d'essai
Essai Nombre Résultat(s)
Propriété Spécification Échantillonnage Essai
numéro d'échantillons d'essai
Préparation Nature Nombre

7.3, 7.4
Description 4.5
1 (Annexe B) voir EN 932-3 voir EN 932-3 EN 932-3 Description
pétrographique ou matériau brut
9.1

Réduction a) M kg
2 Granulométrie 4.2.1 4.5.2 3 ou 6 3 ou 6 Clause 5 moyenne
(voir 4.6) d'enrochement

4.2.2 N blocs
3 Blocométrie 4.5.2 3 ou 6 Regroupement 1 Clause 6 1
4.2.3 (voir clause 6.3)

Forme
Réduction
4 «petit 4.3.1 4.5.2 3 ou 6 ≥ 200 blocs 1 Clause 7 1
(voir 4.6)
enrochement»

Forme 4.3.2 N blocs


5 «enrochement 4.5.3 3 ou 6 Regroupement (voir clause 7 1 Clause 7 1
moyen ou gros» 4.3.3 Table 2)

Masse Par prise, la moyenne


7 5.2 4.5.3 10 + 30 b) c) Nettoyage ≥ 150 g 10 + 30 c) Clause 8
volumique réelle et la valeur à 90 %

Résistance Sciage et/ou Carottes ou cubes EN 1926:1999, Par prise, moyenne (n = 9),
8 5.3 4.5.3 10 b) 10
à la rupture carottage, saturation de 50 ou 70 mm Annexe A valeur limite (n = 2)

18 Impuretés 6.3 Visuel Description

a) Si nécessaire.
b) Blocs d’enrochements ou morceaux de bloc.
c) Le deuxième nombre dépend du résultat d’essai sur le premier nombre. Le deuxième lot peut directement être prélevé avec le premier lot ou peut être prélevés, ou envoyé au
laboratoire d’essai seulement si les résultats du premier lot le nécessite.
Tableau G.2 — Échantillons et prises d'essais pour essais sur enrochements — Propriétés pour un usage spécifique

Prise d'essai
Essai Nombre Résultat(s)
Propriété Spécification Échantillonnage Essai
numéro d'échantillons d'essai
Préparation Nature Nombre

Voir essais 4 et 5 Voir essais 4 et 5 Voir tests 4 et 5


6 Surface cassée 4.4 4.5.2 1 Visuel 1
dans le tableau G.1 dans le tableau G.1 dans le tableau G.1

Résistance ≥ 6 a) Concassage, tamisage, 500 g


9 5.4 4.5.3 2 EN 1097-1 Moyenne
à l’usure Total ≥ 6 kg composition fraction 10/14 mm

10 Impuretés (sol) 5.5 Visuel Description

Carottage ou sciage 10 + 10 c)
10 + 10 a) b) (voir 12) Absorption
11 Absorption d’eau 7.2 4.5.3 à partir des échantillons 150-450 g (voir 12) Clause 8
10 (voir essai 13) par portion
de 12 d) et 13, nettoyage 10 (voir 13)

Résistance Fendage ou sciage Perte


12 7.3 4.5.3 10 + 10 b) c) 150 g-20 kg e) n1 + n2 f) Clause 9
au gel-dégel (voir aussi essai 11) de masse

Résistance
≥ 6 a) Concassage 500 g
13 à la cristallisation 7.4 4.5.3 2 EN 1367-2 Moyenne
Total ≥ 6 kg et tamisage fraction 10/14 mm
des sels

a) Blocs d'enrochements ou morceaux de bloc.


b) Le deuxième nombre dépend du résultat d’essai sur le premier nombre. Le deuxième lot peut directement être prélevé avec le premier lot ou peut être prélevés, ou envoyé au
laboratoire d’essai seulement si les résultats du premier lot le nécessite.
c) Blocs de 150 g à 20 kg morceau de 10 kg à 20 kg de blocs plus gros.
d) À l'exclusion des blocs de 150 g à 450 g.
e) Morceau restant de ce qui a été prélevé pour la détermination de l'absorption d'eau ou prise d'essai utilisée pour la détermination de l'absorption d'eau si celle-ci est plus grande.

EN 13383-2:2001
f) À partir d'échantillon dont l'absorption d'eau est supérieure à 0,5 % en masse.

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EN 13383-2:2001
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Tableau G.3 — Échantillons et prises d'essais pour essais sur enrochements — Propriétés liées à des gisements particuliers

Prise d'essai
Essai Nombre Résultat(s)
Propriété Spécification Échantillonnage Essai
numéro d'échantillons d'essai
Préparation Nature Nombre

Surface sciée
14 Coup de soleil 7.5 4.5.3 10 + 20 a) Sciage 20 + 20 a) Clause 10 Par portion
≥ 0,005 m2

Désintégration Fendage
15 6.2.1 4.5.3 1 30 blocs 1 EN 1744-1 1
du C2S et nettoyage

Désintégration
16 6.2.2 4.5.3 1 — 30 blocs 1 EN 1744-1 1
du fer

Désintégration Nettoyage
17 6.2.3 4.5.3 20 + 20 a) 1 bloc 20 + 20 a) Clause 10 Par portion
des laitiers d’aciérie et séchage

a) Le deuxième nombre dépend du résultat d’essai sur le premier nombre. Le deuxième lot peut directement être prélevé avec le premier lot ou peut être prélevés, ou envoyé
au laboratoire d’essai seulement si les résultats du premier lot le nécessite.