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Réviser Pour le

bac
(Sections scientifiques+éco)

Nejmeddine Mansour
(Enseignant au lycée secondaire de Sidi El Hani- Sousse)

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Centres d’intérêt

I)-Souvenir et nostalgie :
Le souvenir se définit souvent comme étant ce perpétuel retour au passé, cette revisite
des moments que la mémoire a gardés, défiant ainsi la logique d’un temps fatal qui
condamne à l’usure toutes les expériences vécues par l’homme.
Qui n’a pas de souvenirs ? Qui n’a pas été caressé par cette tentation de fermer les yeux et
de réactualiser ses jours révolus, de survoler l’histoire comme par miracle à la recherche des
sensations, des images et des êtres perdus ?
Quand on se souvient de notre enfance, de nos années d’école, de nos amis d’autrefois,
de nos parents morts, quand on embrasse toujours avec la même soif nos instants perdus,
on se sent forts, on se sent plus forts que le temps. On lutte contre l’oubli, on se moque de la
mort, on donne une nouvelle brillance aux images voilées par la poussière de l’impitoyable
temps.
Par analogie au souvenir, la nostalgie est cette « conscience malheureuse » qui « s’élargit à
la quête d’une unité magique entre le passé et le présent ».
On ressent sa présence surtout chez les écrivains romantiques. On pense même qu’ « à
l’origine de la grande poésie, il y a forcément une grande souffrance nostalgique, un
abandon de jouissances auxquelles on ne cesse de vouloir revenir par les chemins de
l’imagination ».
La nostalgie confère une dimension éternelle à nos souvenirs, elle les rend immortels
comme si elle avait cette baguette magique qui transforme les choses. Ceci est perceptible à
travers ces vers de poésie où Gérard De Nerval évoque sur une tonalité nostalgique la mort
de sa grand-mère
« Moi seul j’y songe, et la pleure souvent ;
Depuis trois ans, par le temps prenant force,
Ainsi qu’un nom gravé dans une écorce,
Son souvenir se creuse plus avant ! ».
Certaines âmes éprouvent continuellement le besoin d’effectuer le retour au passé parce
qu’elles croient y trouver le refuge, l’exil volontaire qui leur permet d’oublier même
provisoirement le malheur qu’ils vivent dans leur réalité présente. Le temps n’est alors qu’un
rideau illusoire, qu’un obstacle transparent qui offre à tous ceux qui ont du mal à accepter
leur réalité la chance d’embrasser au moment où ils le veulent leur bonheur passé, de
retrouver les personnes, les lieux, les objets, les images et même les ombres du passé.
Cette retrouvaille est cependant mêlée à une tonalité triste qui provient son doute d’un
sentiment de faiblesse face à la dictature du temps. L’homme finit toujours par comprendre
que les souvenirs restent enfin une pure imagination, qu’ils n’ont pas d’existence réelle et
que son histoire avec le temps est une vraie tragédie. Admirons ces vers où De Nerval
exprime par des mots mélangés au nectar de l’amertume le désespoir d’un vieil homme à la
vue d’une jeune fille :
«Quand l’hiver aux froides haleines
Des fleurs qui brillent dans nos plaines
Glace le sein épanoui,
Qui peut rendre à la feuille morte

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Ses parfums que la brise emporte
Et son éclat évanoui ! »
A la lumière de ce qui précède, on peut conclure que le souvenir acquiert un charme
différent quand il épouse la nostalgie. On y retrouve une magie étrange : elle émane
certainement de ce paradoxe qui associe la joie du passé à la misère du présent. C’est
l’oxymore qui donne au souvenir son sens distingué.

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II)-Histoires d’amour :

L’amour est sans doute le sentiment humain qui résiste le plus aux tentatives de
définition exacte.
Il échappe à la raison. Il est mystérieux, énigmatique, et il est toujours l’univers des
sensations les plus complexes et contradictoires.
Le verbe ‘’aimer’’ doit être l’un des termes les plus anciens que l’homme ait découverts car
l’amour est ancien comme l’homme .Cependant, son champ sémantique est tellement vaste
que personne n’est capable de lui attribuer une signification définitive.
La prose et la poésie présentent l’amour comme étant une oscillation entre le bonheur et le
malheur, une perpétuelle errance entre le pessimisme et l’optimisme, un continuel va-et-
vient entre le paradis et l’enfer.
Nombreux sont ceux qui n’hésitent pas à le glorifier puisqu’ils le considèrent
l’évènement le plus heureux qu’un homme puisse vivre. Il est dans ce sens un monde
paradisiaque dans lequel l’âme baigne sans contraintes dans l’océan de la joie et du plaisir. Il
nait d’un regard hasardeux, de quelques mots échangés, d’une caresse qui nous fait vibrer et
parfois, pareil à une fleur sauvage dans un cimetière, il nait sans raison.
Le premier émoi est souvent délicieux. Il pénètre le cœur en douceur comme si c’était une
lumière divine, comme si c’était un rêve, comme s’il avait un pouvoir magique à nous
anesthésier, à nous projeter sans violence hors de nous- mêmes. Louis Aragon croit être livré
à un sommeil où l’âme retrouve enfin le port qu’elle cherche depuis jamais pour mettre un
terme à sa navigation infinie entre les îles. Arrêtons-nous devant ces vers où il compare les
mains d’Elsa à un paisible dortoir :
« Donne-moi tes mains que mon cœur y dorme
Que mon cœur y dorme éternellement ! »
En outre, certains évoquent l’expérience de l’amour comme étant un lien sacré, un pacte
signé entre deux êtres qui se jurent fidélité. On parle de deux âmes sœurs qui se rencontrent
et qui éprouvent un attachement réciproque. Le poème ‘’Légende’’ résume à lui seul cet état
d’harmonie où ‘’aimer’’ devient synonyme de ’’fendre dans l’autre’’ à travers l’histoire d’un
couple métamorphosé en arbre :
« La pluie ni le vent ni le gel
Ne pourront pas les séparer
Ils ne forment plus qu’un seul tronc
Dur et veiné comme du marbre
Et sur leurs bouches réunies,
Le chèvrefeuille a fait son nid ».
Ici l’amour est tellement fort, sincère et authentique qu’il dote les amoureux d’une énergie
qui les aide à franchir tous les handicaps qu’ils soient sociaux, matériels où moraux. Leur
chemin n’est pas toujours parsemé de roses, il est parfois épineux. Alors, ils doivent faire
preuve de beaucoup de solidarité, de dévouement et de sacrifice.
On entend les gens souvent parler de deux amours ou plus exactement de deux types
d’amour : l’un est physique, l’autre est platonique. J’ai du mal à comprendre cette
classification catégorique. En effet il n’existe pas de limites entre les deux. Si l’amour
platonique est cette charge spirituelle d’admiration, d’émotion, d’attachement et de fidélité
qui caractérise les âmes amoureuses, l’amour physique n’est autre que cette flamme
allumée par le désir, cette envie que l’on ressent vers l’autre ; car les caresses et les baisers

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sont parfois plus profonds et plus expressifs que tous les mots du monde : n’est-ce pas
l’alchimie de l’amour ?

Cependant, la réalité et la littérature ont souvent tendance à nous peindre des tableaux
d’un amour blessé, d’un amour raté, d’un amour tragique et parfois même d’un amour
impossible.
Aimer n’est pas toujours synonyme de bonheur : les protagonistes des histoires d’amour ne
sont dans ce sens que de pauvres misérables qu’il faut plaindre. Ils goûtent à la souffrance, à
la séparation, au déchirement, ils sont en proie aux sensations les plus douloureuses.
C’est que l’amour est parfois d’un seul côté, parfois contrarié par des contraintes
insurmontables et souvent voué à l’échec.
Dans les cas de ‘’Romeo et Juliette’’, de ’’Paul et Virginie’’, de ‘’Steven et Magdeleine’’ et de
tant d’autres héros de fiction, l’amour apparait comme une expérience de la mort.
Dans les ’’lettres persanes’’ de Montesquieu, ‘’Roxane’’ se suicide au moment où elle
comprend qu’elle souffre un amour impossible.
C’est un sentiment terrible qui nous étouffe, qui nous assassine, qui crucifie non cœurs : on
veille des nuits interminables, on pleure, on se lamente on brûle à l’image d’une bougie
abandonnée au vent, à l’image d’une fleur évanouie. Voici des vers qui traduisent d’une
manière très authentique le désespoir des amoureux :
« Une amoureuse flamme
Consume mes beaux jours ;
Ah ! La paix de mon âme
A donc fui pour toujours !

Son départ, son absence


Sont pour moi le cercueil ;
Et loin de sa présence
Tout me parait en deuil.

Alors ma pauvre tête


Se dérange bientôt ;
Mon faible esprit s’arrête,
Puis se glace aussitôt ».

Ce désespoir est d’une amertume incomparable. Cependant, c’est lui qui fait le charme de
l’amour. Dans le poème ‘’Nuit de Mai’’, la Muse évoque la blessure de l’amour comme étant
‘’une sainte blessure’’. Il s’agit d’une souffrance exceptionnelle car elle fait notre grandeur :
« Rien ne nous rend si grands
Qu’une grande douleur ! ».
Les personnes qui endurent des expériences d’amour pathétiques ont tendance à créer des
œuvres d’art : des poèmes, de la musique, des tableaux, etc. c’est une souffrance féconde,
un arbre fruitier même si ses fruits ont une saveur amère.

Compte tenu de ce qui précède, il convient de conclure que si le sentiment d’amour est
beau, s’il est mystérieux, s’il est magique c’est parce qu’il est l’univers des contradictions les
plus frappantes, c’est parce qu’il à la lisière deux mondes : le paradis et l’enfer.

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Toutefois, une question restera toujours posée : Dans une société humaine où les valeurs
ont disparu, dans une réalité dominée par l’égoïsme, l’opportunisme, et le matérialisme
aveugle, dans un monde où tout devient standardisé, peut- on encore parler du verbe
‘’aimer’’?

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III) Liberté, j’écris ton nom :
La liberté se définit traditionnellement par opposition aux termes : servitude, esclavage,
asservissement, assujettissement, dépendance, captivité, contraintes …
Un homme libre est un homme qui brise les chaines qui le rattachent à l’ordre établi. C’est
un être qui aspire au départ, qui défie les obstacles, qui ne reconnait pas les limites, qui
cherche à s’affranchir, à s’envoler, à embrasser les horizons, à casser les bornes qui lui sont
imposées.
Dans la littérature romantique, la liberté représente l’idéal tant chanté. L’artiste se sent
prisonnier de sa réalité et parfois de soi-même, alors l’acte de la libération devient
synonyme de révolte.
On refuse sa propre situation et on rêve alors d’un monde différent, d’un monde infini, d’un
monde où on n’est soumis ni à des lois ni à des normes ni à des conventions. C’est
certainement pour cette raison que Baudelaire compare l’écriture poétique à une forme
d’émancipation, à un départ, à un libre voyage, à un embarquement éternel :
« La musique souvent me prend comme une mer
Vers ma pâle étoile
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile ! »
Jean Paul Sartre ne fait pas de distance entre la liberté artistique et la liberté politique.
Pour lui, il s’agit d’un même exercice : il n’y a pas d’art sans liberté d’expression et il n y’a
pas d’expression libre sans démocratie.
« La littérature nous jette fatalement dans la bataille pour la liberté » écrit-il.
Un écrivain est dans ce sens un homme « chargé de la plus illustre des responsabilités»
selon l’expression de Victor Hugo : celle de lutter contre toutes les formes d’injustice, de
despotisme et de dictature.
Toutefois, il s’agit d’une mission qui exige beaucoup d’abnégation de dévouement et de
générosité car la liberté n’a jamais été un don : il faut savoir sacrifier pou avoir sa liberté. Il y
a toujours un prix à payer et parfois, il est trop cher.
Dans son poème ‘’Politiques’’, De Nerval décrit sa terrible expérience de prison suite à ses
prises de position contre le pouvoir en place. Il évoque ce lieu comme étant un endroit aride
où tout rappelle la mort au point où il rêve de voir quelque chose de vert :
« Qu’à mes pieds tourbillonne
Une feuille d’automne
Peinte de cent couleurs
Comme les fleurs

Pour que mon âme triste


Sache encore qu’il existe
Une nature, un Dieu
Dehors ce lieu »

La liberté est l’apanage des peuples. Elle est l’une des valeurs les plus chères à l’humanité.
En Afrique la mémoire collective a perpétué l’un des épisodes les plus tragiques de l’histoire
de l’esclavage. Il s’agit des traites des nègres ou ce qu’on appelle la déportation des noirs :
C’est un évènement très douloureux qui témoigne d’une incroyable atteinte au droit des
hommes à la liberté.

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Les peuples africains ont fait preuve de beaucoup de patience, de sacrifice et de
persévérance pour reconquérir leur liberté. Le sénégalais ‘’Diop’’ compare la liberté dans son
poème ‘’Afrique’’ à « un arbre arrosé par le sang et la sueur ».

D’autre part, on ne peut pas prétendre que l’aspiration à la liberté se limite au seul
domaine politique : elle est avant tout une valeur sociale.
En effet, l’une des manifestations de la modernité des sociétés est l’émancipation de la
femme. Cette dernière est désormais considérée comme un partenaire à l’homme. Elle est
affranchie. Elle bénéficie des mêmes droits que lui. Elle assume des fonctions dans les tissus
social, économique et politique.
Au sein de la famille également, on entend de plus en plus parler de la liberté des enfants.
La sociologie contemporaine nous invite à rompre avec les méthodes éducatives
traditionnelles et à accorder des droits supplémentaires aux jeunes : à leur laisser la liberté
de choisir leurs amis, d’exprimer leurs points de vue, de s’habiller à leur manière, de
fréquenter les endroits qu’ils aiment de regarder leurs émissions préférées etc. en effet, on
pense que le contrôle des parents est une forme de frustration qui risque d’enfanter des
générations psychiquement déséquilibrées .

Il résulte de ce qui précède que la liberté est l’essence même de la vie, qu’un homme libre
est un homme digne,fière et confiant. Il est par conséquent un être créatif, un vrai acteur de
prospérité et de progrès.
Cependant, le concept «’’liberté’’ est très délicat. On a souvent du mal à l’assimiler. On croit
à tort que la liberté est absolue, qu’elle n’a pas de limites, que chacun de nous a le droit de
faire ce qu’il veut et on ou oublie qu’ on vit dans une communauté, que notre coexistence
est organisée par des lois et des conventions qu’il faut respecter : l’émancipation de la
femme par exemple ne doit pas se faire au prix de l’équilibre familial ; la liberté d’expression
ne signifie en aucun cas l’atteinte aux valeurs des autres, la liberté des jeunes n’a pas à
marginaliser les normes familiales : car il ne faut jamais confondre liberté et chaos, car la vie
sociale est un contrat où chacun a des droits et des responsabilités.

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IV) Guerre et paix :
L’histoire de l’homme est celle des conflits interminables, des tensions, des
affrontements, de la violence et des guerres. C’est une histoire sanglante qui témoigne des
penchants égocentriques, de l’arrogance et surtout de la barbarie qui font notre nature.
Albert Camus établit une analogie entre la guerre d’Algérie et ‘’la peste’’ : C’est un fléau qui
emporte tout sur son chemin, une épidémie dont le bacille se propage partout dans le
monde.
« Je n’aime pas la guerre, je n’aime aucune sorte de guerre » déclare Jean Giono.
Damilaville annonce son hostilité à la guerre depuis le dix-huitième siècle car il pense que
cette dernière dépeuple les pays en engendrant une multitude de victimes, qu’elle fait
régner le désordre, qu’elle impose aux lois le silence, qu’elle rend incertaines la liberté et la
propriété des hommes,
Qu’elle trouble et fait négliger le commerce, que les terres fécondes deviennent incultes et
abandonnées.
La guerre est aveugle car elle n’épargne personne. Elle ne fait pas de différence entre
hommes et femmes, entre enfants, jeunes et vieux ; elle est absurde. Elle ne reconnait que
le langage du bombardement, des raids, des attaques….Elle sème la mort là où elle passe.
Elle engendre la haine, l’amertume et les rancunes.
La cicatrice de la guerre reste à jamais ouverte, saignante, douloureuse car la mémoire
collective des peuples en gardera l’éternelle trace.

Les écrivains et les artistes de notre siècle ont parfois payé de leurs âmes pour convaincre
le monde que la paix, la fraternité, l’amitié, la solidarité sont les valeurs suprêmes de
l’expérience humaine.
Ils sont tous partisans d’une tolérance sans limites. Ils nous invitent à être indulgents,
généreux et ouverts d’esprit.
En effet, seul le dialogue est capable de résoudre nos problèmes. Les bonnes intentions et le
respect mutuel favorisent un état d’harmonie et de paix durables car la différence est,
selon saint Exupéry, «un facteur de richesse et non de haine ».
Martin Luther King aux états unis, Mandela en Afrique du Sud, Gandhi aux Indes et des
centaines d’autres à travers le monde nous invitent tous : blancs, bruns, noirs, jaunes à
devenir frères.
Beckett, Anouilh, Unesco Brecht, par le théâtre nous exhortent à apprendre à vivre
ensemble dans une communauté universelle qui prône le bonheur de l’homme.
Si la guerre détruit, ravage et anéantit les rapports humains, la paix, elle, rapproche
Et crée des passerelles entre les différentes cultures.
La paix rend paisible la vie des hommes, elle favorise l’essor économique et confère au vécu
humain beaucoup de confort, de progrès et d’optimisme.

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V) L’homme et la science :

La science n’est autre que cette accumulation de connaissances qui résultent de


l’observation et de l’expérience : elle affranchit l’homme des chimères et des illusions qui
ont toujours hanté son esprit.
Depuis l’ère primitive, l’homme a éprouvé un besoin de comprendre les différents
phénomènes qu’il découvrait à chaque fois : les tempêtes, les séismes, les éruptions
volcaniques, la succession des saisons, etc.
Il y avait toujours cette couche de mystères qui enveloppe les événements et qui leur
donnait une dimension métaphysique car l’homme n’arrivait pas à leur trouver une
explication rationnelle. La science est, dans ce sens, l’étude des différents mécanismes
Et lois qui régissent les phénomènes qui nous entourent ; elle rassure l’homme, elle apaise
son inquiétude, elle éteint en lui la flamme de curiosité car elle élucide les énigmes qui
l’intriguent.
Le progrès scientifique acquiert une nouvelle dimension à partir de la révolution industrielle
puisqu’on ne parle plus de science mais plutôt de ‘’technologie’’ : il s’agit de profiter des
connaissances fournies par la science dans le but de rendre plus confortable et aisé le vécu.
L’homme défie par ce nouveau pouvoir les handicaps du temps et de l’espace : en effet,
grâce aux moyens de transport et de communication, il réduit le monde en un ‘’petit
village’’. D’autre part, il se sert de la médecine, pour faire face aux différentes maladies et
épidémies. Par conséquent, son espérance de vie s’améliore d’une manière très nette, il vit
beaucoup plus qu’avant et bénéficie d’une assistance sanitaire de plus en plus évoluée et
performante.
L’homme est de nos jours maitre de la nature, il ne se contente pas désormais de limiter les
dégâts des catastrophes naturelles mais il met en œuvre une technologie de pointe qui lui
permet de prévoir leur déclenchement.

Il est donc indéniable que la technologie a un apport incontestable, que cette dernière
transforme notre vie, qu’elle la rend facile, fluide et agréable. Cependant, certains la
comparent à « une médaille ayant une face lumineuse et un revers obscure ».
En effet, les avantages de la science ne doivent en aucun cas cacher ses inconvénients.
Les organisations mondiales qui s’intéressent à la protection de L’environnement ne cessent
de nous alarmer sur les effets de l’industrie sur la qualité de vie : la flore est endommagée,
les mers sont intoxiquées, la couche d’ozone est usée à un tel point que la température de la
terre augmente engendrant ainsi de sérieux dangers qui menacent l’équilibre planétaire.

Qui est le vrai responsable ? Est-ce la science ? Doit-on arrêter la recherche et fermer les
unités de recherche à défaut de pendre les savants ?
La réponse est sans doute non et ce pour plusieurs raisons. En effet, Rabelais annonce
depuis le seizième siècle «science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».
La recherche doit être associée au sens de la responsabilité. Il faudra par conséquent
respecter les valeurs humaines comme l’intégrité de l’intimité, des normes sociales, des
convictions religieuses et la protection du milieu de vie.
Il faut veiller à ce que la science épouse la morale, à ce qu’elle se conforme aux exigences
d’ordre éthique, à ce qu’elle sache s’arrêter quand il le faut.
La science est une arme à double-tranchant ; c’est à l’homme de choisir entre le bonheur et
le malheur.

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Problématiques relatives au centre d’intérêt (l’homme et la science)

1/ La publicité:
pour ses adeptes et ses partisans elle est devenue le fondement de l’économie
moderne et le conseiller du public. Elle est pour eux l’ingrédient principal d’une nouvelle
culture dite la culture de la publicité qui concerne surtout les jeunes générations qui
voient en elle un moyen d’information et d’orientation. Parmi ses avantages, ils citent :

- Elle est un moyen efficace qui contribue au développement économique de la


société.

- Elle est une incitation à l’achat qui fait réanimer l’économie et qui rend la société
plus prospère

- Les séquences publicitaires ne sont pas banales, en revanche elles renferment


beaucoup de savoir et d’art puisqu’elle sont conçues avec minutie et soin: elles visent à
convaincre son destinataire en un laps de temps très court.

- La publicité évolue et profite du progrès technologique et scientifique: elle n’est


pas conçue arbitrairement car elle se fonde sur une étude sérieuse niveau socio
psychologique du consommateur.

- Elle tire profit de la science et met à sa disposition les moyens influents que celle-
ci invente.

- Elle utilise des outils et des supports différents: elle va d’un simple sigle
jusqu’aux séquences télévisées en passant par les banderoles, les images, les affiches…

- Elle n’est pas employée uniquement dans le domaine commercial puisque elle est
utilisée dans des campagnes de sensibilisation ou de lutte contre des phénomènes
nuisible à la société: lutte contre le tabagisme, l’alcool, la drogue, les MST;
sensibilisation à l’utilité de la réintégration des personnes âgées, à l’importance du
dialogue entre les générations, respect de la nature….

Les adversaires de la publicité la critique en énumérant ses inconvénients, selon


eux:

- La publicité n’informe pas vraiment puisque elle vise à manipuler le


consommateur.

- Les produits auxquels elle fait de la propagande sont le plus souvent médiocres
est d’une performance nulle.

- Elle précipite son public dans un monde illusoire, c’est une forme d’aliénation
elle masque la réalité.

- Elle a pour objectif unique de réaliser le plus de gain même en exploitant les
enfants

- Une preuve que la publicité est un mensonge déguisé réside dans l’utilisation de
la même technique et stratégie pour louer le même produit sous prétexte qu’il vient
d’être amélioré ou perfectionné par contre c’est le même produit qui a les mêmes
caractéristiques.

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2/ L’informatique:
les ordinateurs ont envahi d’une façon prépondérante notre quotidien. Ils ont facilité la
vie sociale et professionnelle. On les trouve dans n’importe quel domaine, ils sont le
premier compagnon de l’homme devenu le centre de tout un réseau informatisé. Grâce à
des cartes magnétiques on peut, de nos jours, effectuer la majorité de nos activités
financières, grâce à l’école virtuelle on peut poursuivre des études, aussi peut-on
communiquer, acheter et vendre…Toutefois cette technologie est redoutée par certains à
l’exemple des ouvriers qui voient en elle une concurrente qui les menace de
licenciement, par les citoyens qui la considèrent comme une violation de la vie privée(
nous sommes quasiment espionnés par le système d’informatique qui contrôle notre vie)
par ses propres adeptes qui craignent ses anomalies imprévisibles et incontrôlables à
l’instar des virus …

3/ Le progrès technologique et scientifique:


salué vivement, certes, pour ses exploits censés aider l’homme à mener une vie plus
confortable et plus heureuse puisqu’il a amélioré l’espérance de vie grâce à un régime
préventif de vaccination, il a aidé l’homme à voyager plus rapidement grâce à un arsenal
de moyens de transport maritimes, ferroviaires et aériens plus rapides, plus sécurisants
et plus confortables…cependant il est contesté en raison de ses répercussions sur
l’équilibre psychologique du citadin d’aujourd’hui devenu plus anxieux, plus perplexe,
plus stressé; en raison aussi de ses effets néfastes et nuisibles à la santé et à
l’environnement: nous vivons dans une nature de plus en plus polluée, dans un climat
d’avidité générale…

4/ La mode:
elle ne représente pas vraiment une caractéristique typique de la vie contemporaine
puisqu’elle a existé même dans les siècles précédents mais lors de cette époque elle est
devenue plus marquante et plus insistante: elle touche surtout les jeunes qui veulent se
montrer « branchés »"chics et élégants ». Par la mode certains veulent se distinguer
d’autres veulent afficher leur raffinement et leur appartenance à la société dite
mondaine…En somme c’est une autre mise au devant de la scène du problème du
paraître et de l’être.

5/ Le statut de la femme
(l’affranchissement de la femme): Cette polémique est traitée par des femmes écrivains
qui contestent la façon par laquelle la femme dite affranchie aborde sa vie sociale et
professionnelle qui en voulant s’imposer et prouver ses capacités tombe dans le piège de
l’imitation de l’homme. En agissant tel elles se sont mutilées car elles ont renoncé à une
part de leur humanité leur identité « leur féminité ». Pour elles, la libération de la
femme dans la société moderne est un nouvel asservissement car celle-ci est traitée
d’une manière avilissante et abaissante. L’image de la femme est mal exploitée car elle
néglige les aspects moraux et se focalise sur les caractéristiques physiques.

6/Les stars et leur impact sur la société:


l’un des aspects propre à la société moderne est la place réservée aux stars qui sont
vénérées et glorifiées. Elles sont assimilées à des figures mythiques et traitées comme
étant des êtres exceptionnels dotés de talent et de beauté. Les stars influent en
particulier sur les adolescents qui font d’eux des idoles. En effet, l’image de la star est

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exploitée dans la publicité car en raison de son magnétisme et de sa célébrité la star
contribue à la commercialisation du produit en question.

7/ L’impact des médias:


on désigne par ce terme les différents moyens de la diffusion de l’information presse,
radio, télévision…qui se sont peu à peu procuré un pouvoir président. Ils s’adressent au
même temps à un public très large pour lui inculquer, à travers l’image, des valeurs
précises qui varient selon le message émis et selon la conjoncture. Les critiques
s’attardent en évoquant cette problématique sur l’uniformisation et la standardisation
des esprits étant donné que les médias sont entrain d’orienter la réflexion du public en le
submergeant par un flot continu d’images qu’il a du mal à saisir et à analyser c’est
pourquoi il leur laisse le soin de l’interprétation et se trouve contraint de subir le
défilement des informations.

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Essais
L’homme et la temporalité ont toujours eu un rapport conflictuel. On estime que c’est
l’irréversibilité du temps qui est à l’origine des douleurs nostalgiques.

Certains ont tendance à croire que la nostalgie des jours passés est un signe de faiblesse et
d’impuissance.

Dans quelle mesure peut-on accepter ce point de vue ?

Il est indéniable que l’évocation des jouissances et agréments du ‘’temps perdu’’ et les
remords stériles accablent l’homme de mélancolie et lui font perdre toute envie de
progresser ou de changer sa situation. Il en va de même pour certains peuples qui se
crispent sur le passé et se trouvent ainsi dépassés par les autres nations. Tel est le cas du
monde arabe qui continue de ruminer les gloires du temps lointain sans songer au train de
la modernité s’éloignant à toute vitesse.

Toutefois, il convient de rappeler que la remontée du temps ou le voyage dans les


sentiers de la mémoire est parfois utile et bénéfique.

Précisons en premier lieu que la méditation sur le passé nous permet de tirer les
enseignements afin de mieux préparer notre avenir en profitant des erreurs commises et en
transformant les échecs les plus amers en performances et succès foudroyants. A ce propos
on entend dire que l’histoire est un « perpétuel recommencement ‘’ ?

Ajoutons à cela que les souvenirs sont un refuge qui nous abrite de la réalité cruelle. C’est
le lieu où nous puisons une bouffée d’espoir pour oublier même provisoirement la
médiocrité du présent. L’exemple le plus probant en est la période de l’enfance qui dégage
des senteurs d’innocence mêlées à l’arome de la nonchalance.

N’oublions pas enfin que le regret du temps passé peut donner naissance aux plus belles
œuvres littéraires. En effet, les écrivains et les poètes expriment leurs sentiments
d’impuissance face à la fuite du temps sous forme de produit artistique où ils dénoncent la
cruauté du présent et cultivent la nostalgie du passé. Ceci est perceptible à travers l’exemple
de la littérature du dix-neuvième siècle qui conteste avec beaucoup d’élégance et de
délicatesse la fatalité du temps qui passe.

Compte tenu de ce qui précède, on conclut que la nostalgie du passé est un instinct inné
qu’il faut satisfaire tout en gardant l’œil sur le présent et l’avenir. Toutefois, une question
restera toujours posée : dans un monde où nous pouvons garder contact avec toutes les
personnes que nous avons connues grâce aux réseaux sociaux peut-on toujours parler de
nostalgie et de souvenirs ?

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Sujet 2 :
Je n’aime pas la guerre, je n’aime aucune sorte de guerre »., déclare Giono.

Quelles mauvaises conséquences la violence armée peut-elle avoir sur les hommes ?

Sommes-nous vraiment capables de mettre fin à ce fléau ?

Depuis un temps immémorial, les hommes se sont entretués sans cesse comme des bêtes
sauvages, les pages sanglantes de l'histoire humaine rendent compte des affreuses
répercussions de ces violences gratuites sur tous les plans.

A ce propos, Jean Giono déclare sur un ton indigné « Je n’aime pas la guerre, je n’aime
aucune sorte de guerre ».

Quels impacts la violence peut-elle avoir sur le présent et l’avenir de l’humanité ?

Comment faire pour freiner cette folie et faire taire à jamais les voix des canons ?

Nul ne peut ignorer les effets pervers des guerres sur la vie des nations puisqu’elles
ravagent des pays, détruisent des villes de fond en comble, réduisent des villages en cendre,
des sociétés, des ateliers, des écoles. Il suffit d’observer l’exemple des guerres civiles et
des génocides modernes pour constater l’ampleur de la catastrophe et ses effets
destructeurs sur l’infrastructure et l’économie des pays touchés freinant toute possibilité de
développement.

Par ailleurs, je resterai toujours convaincu que la guerre est un crime contre l’humanité.
En effet, non seulement elle décime les innocents mais elle condamne les survivants à
l’errance en obligeant les hommes, les femmes et les enfants à l’exode faisant d’eux de
pauvres réfugiés qui vivent dans des conditions lamentables. Damilaville ne fait qu’étayer
cette idée en affirmant ‘’ elle dépeuple les pays en engendrant une multitude de victimes,
fait régner le désordre, impose aux lois le silence et rend incertaines la liberté et la propriété
des hommes’’.

N’oublions pas aussi que la violence nourrit la haine et le désir de vengeance. En fait, les
citoyens en guerre ou les pays qui s’entretuent garderont toujours les traces des atrocités
qu’ils ont vécues et la mémoire collective des peuples perpétue les douloureux souvenirs de
cette expérience, cela complique ultérieurement les tentatives de réconciliation et ravive les
rancunes.

S’il est exact que les dégâts de la guerre sont irréparables, il n’en reste pas moins vrai que
les hommes sont toujours capables d’inventer des méthodes plus pacifiques pour gérer leurs

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différences et empêcher la reproduction des massacres qui jonchent leur histoire depuis la
nuit des temps

La simple raison nous instruit que la diversité des cultures et des croyances est un facteur de
richesse, de progrès et de prospérités. Par conséquent, nous devons briser la sphère de
l’égoïsme et apprendre à vivre ensemble avec nos divergences en regardant tous dans la
même direction : en agissant de la sorte, nous faisons preuve de sagesse, de bons sens et de
civisme. Des écrivains célèbres comme Montesquieu, Rousseau et Voltaire sont partisans
d’une tolérance sans limites. Ils exhortent les hommes à chercher salut dans la lumière de la
raison pour se libérer des ténèbres du fanatisme et embrasser les horizons de la paix et de la
fraternité.

Martin Luther King aux états unis, Mandela en Afrique du Sud, Gandhi en Inde et des
centaines d’autres activistes à travers le monde on consacré leur vie pour défendre le projet
d’une société humaine indulgente, ouverte et épanouie qui trouve sa force dans la diversité
des races, des traditions, des religions...Etc.

Ecoutons alors la voix de la sagesse et de la modération et abandonnons à jamais notre


avidité et notre désir de possession et de dominations car si la guerre promet la ruine et la
mort, la paix, par contre, apaise les tensions et crée des passerelles vers un avenir fastidieux.

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Procédés d’écriture
Il faut avant tout connaître les grandes classes de procédés d'écriture, qui sont au nombre
de 6 :
• Les procédés d'énonciation
• Les procédés lexicaux
• Les procédés syntaxiques et grammaticaux
• Les procédés stylistiques
• Les procédés musicaux
• Les tonalités

Nous allons nous concentrer seulement sur les procédés lexicaux, les procédés syntaxiques
et grammaticaux, les procédés stylistiques et les procédés musicaux.

Les procédés lexicaux


Le vocabulaire mélioratif et péjoratif Le vocabulaire mélioratif indique la perception positive
du locuteur pour le sujet dont il parle alors que le vocabulaire péjoratif révèle une
perception négative. « Il cria avec une voix rauque et furieuse qui ressemblait plutôt à un
aboiement qu’à un cri humain et qui couvrait le bruit des huées : – À boire ! »(Victor Hugo,
Notre-Dame de Paris, 1831)

Il faut être prudent dans l’interprétation du vocabulaire, il faut tenir compte de l’époque, du
contexte culturel et du courant littéraire. Ici, le choix des termes fait du personnage un être
sauvage, presque bestial.

Le champ lexical Série de mots (au moins 3) liés par le sens, dont l’association exprime l’idée
dominante ou un thème important du texte. ‘’Le soleil vif et brillant du matin illuminait la
pièce d’une clarté éblouissante’’.Le champ lexical de la lumière exprime bien l’atmosphère
qui règne dans la pièce.
N.B. Il est nécessaire de nommer le champ lexical lorsqu’on utilise cette notion.

Les procédés stylistiques (ou figures de style)

Figures d’analogie
La comparaison rapproche deux termes ayant un point commun, à l’aide d’un mot
comparatif. ‘La terre est bleue comme une orange» (Paul Éluard, L’amour, la poésie, 1929).
L’interprétation doit se faire en fonction du contexte. Ici, il s’agit d’une comparaison
surréaliste qui produit un effet d’étrangeté.

‘’Et le jour pour moi sera comme la nuit’’ (Hugo, les contemplations) Ici l’analogie entre le
jour et la nuit (l’obscurité) met en relief la douleur et le désespoir. NB : la comparaison peut

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se réaliser à l’aide d’autres expressions : tel, tel que, pareil à, ressemble à, semblable à
…etc..

La métaphore rapproche des termes sans expliciter leur lien de ressemblance ou ’analogie,
et sans mot comparatif.
‘’ Ma femme à la chevelure de feu de bois ‘’ (André Breton, « L’union libre », 1931)

‘’ Le monde entier est une scène ‘’ (Shakespeare, Comme il vous plaira, 1599)

Dans le 2e exemple, le parallèle entre le monde entier et la scène rappelle qu’il n y a pas de
différence entre le monde réel et le théâtre (masques).

NB : La métaphore peut être sans comparant (métaphore in absentia) ‘’ j’adore cet océan
profond’’ (pour caractériser les yeux d’une femme).

La métaphore est dite filée quand elle se développe sur une partie du texte et parfois sur
l’intégralité du texte. On l’identifie à travers les termes et expressions qui renvoient à
l’image.‘’ « Adolphe essaie de cacher l'ennui que lui donne ce torrent de paroles, qui
commence à moitié chemin de son domicile et qui ne trouve pas de mer où se jeter »—
Honoré de Balzac, (Petites misères de la vie conjugale).

Les paroles sont comparées à un torrent (tempête), la métaphores est filée et s’étend sur
toute la phrase (torrent, chemin mer).

La personnification attribue des caractéristiques humaines à des animaux, à des objets ou à


des notions abstraites.’’ Quand elle souriait, les fleurs pâlissaient de jalousie et les feuilles
tombaient des arbres pour embrasser ses pieds. ‘’ (Shan SA, Impératrice, 2004)

Le fait d’attribuer aux fleurs un sentiment de jalousie montre à quel point le sourire du
personnage est beau, puisque la nature même y est sensible.

Figures d’opposition
L’antithèse (rapprochement d’éléments opposés) rapproche, au sein d’une phrase ou d’un
ensemble de phrase, deux réalités opposées..’’ Iseut l’aimait. Elle voulait le haïr ‘’ (Tristan et
Iseut) Effet de contraste marqué entre deux émotions ou deux situations contradictoires.

L’antithèse peut être implicite (sans terme logique d’opposition) ou explicite (à l’aide d’un
terme d’opposition : mais, alors que, tandis que…)

L’oxymore (rapprochement d’éléments opposés) rapproche deux termes opposés pour


désigner une seule réalité.« Une flamme si noire » (Jean Racine, Phèdre, 1677)« Boucherie
héroïque » (Voltaire, Candide, 1759)« Hâte-toi lentement » (Boileau)« Sévère douceur »
(Montaigne) ;« Obscure clarté » (Corneille)Effet choc, crée un contraste saisissant entre deux
mots. L’assemblage des termes redéfinit chacun d’eux de façon subjective.

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L’antiphrase : dire le contraire de ce que l’on pense créant généralement un effet ironique
(parfois tragique, absurde) ‘’madame est d’une beauté incomparable’’ pour décrire une
femme laide.

Figures de substitution
La métonymie remplace un mot par un autre qui entretient avec lui un rapport logique (le
contenant pour le contenu, la partie pour le tout, la cause pour l’effet).’’ Moi, mes souliers
ont beaucoup voyagé ‘’ (Félix Leclerc, « Moi, mes souliers », 1950)- Boire un verre.- Voir le
dernier (Clint Eastwood).

Cette métonymie (partie/tout) met l’accent sur le mouvement, comme si le voyage des
souliers symbolisait l’expérience de vie et la sagesse du locuteur.

La périphrase consiste à remplacer un terme par une expression qui le décrit ou l’évoque.
‘’La ville lumière’’ pour Paris. ‘Le prince des poètes’’ pour Ronsard.
Selon le cas, une périphrase peut-être ironique, critique, humoristique, etc.

L’euphémisme consiste à atténuer une réalité de façon à la rendre plus douce pour
l’énonciataire. ‘’Ce n’est qu’un petit sommeil’’ pour décrire la mort.

‘’Allez ! C’est juste un léger retard’’ pour décrire une absence de 18 ans

Figures d’amplification
L’hyperbole Consiste à exagérer fortement une réalité pour lui donner plus d’impact, plus de
force.- ‘’Avoir le diable au corps’’.- ‘’Être amoureux fou’’.-‘’ Verser des lacs de larmes’’
Témoigne d’une volonté de faire réagir, de critiquer, de convaincre, d’impressionner, de
faire rire, etc.

Les procédés syntaxiques et grammaticaux

Procédés d’insistance et d’amplification


L’accumulation Suite de mots et de groupes de mots qui appartiennent à la même catégorie
grammaticale.’’ Toujours se vautrait par les fanges, se noircissait le nez, se barbouillait le
visage, éculait ses souliers, bâillait souvent aux mouches et courait volontiers après les
papillons, desquels son père tenait l’empire. » (Rabelais, Gargantua, 1534)

L’énumération de verbes péjoratifs accentue la grossièreté du personnage tout en créant un


effet comique.

La gradation accumulation dans laquelle les mots ou groupes de mots sont disposés dans un
ordre de progression croissante ou décroissante. Elle ressentit d’abord le choc, puis pleura,

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cria, hurla, tant sa douleur était forte.(De mon cru !)
La progression croissante fait ressentir la force de l’émotion et son effet violent.

Remarque : certains stylisticiens confondent accumulation et énumération.

La répétition Mot ou groupe de mots répétés plusieurs fois. « Ô triste, triste était mon âme /
À cause, à cause d’une femme » (Verlaine, « Ariettes oubliées », 1862) La répétition crée un
effet d’insistance en soulignant la douleur du poète et en accentuant la cause de cette
souffrance.

L’anaphore Répétition insistante d’un mot ou groupe de mots en tête de phrase, de


paragraphe, de vers ou de strophe.’’ Rome, l’unique objet de mon ressentiment ! / Rome, à
qui vient ton bras d’immoler mon amant ! / Rome qui t’a vue naître, et que ton cœur adore !
/ Rome enfin que je hais parce qu’elle t’adore ! ‘’

L’anaphore crée un effet rythmique, il peut s’agir d’un rythme lent, doux ou d’un attèlement
persuasif, obsessionnel.4 (Corneille, Horace, 1640)

Types et formes de phrases


Les types et formes des phrases d’un texte sont aussi des procédés d’écriture qui mettent en
relief l’attitude de l’énonciateur par rapport au discours.

Le type interrogatif : vraie interrogation ou fausse interrogation (oratoire)

Le type exclamatif : exprime des sensations fortes.

Le type impératif : ordre, prière, conseil, mettre en relief un certain pouvoir, une
autorité...Etc.

Forme négative

Forme passive

Forme emphatique (mise en relief)

Modes et temps verbaux


Le choix du mode et du temps de conjugaison dans un texte peut être parfois un procédé
d’écriture.

Exemples :

L’indicatif imparfait : insister sur la durée d’une action ou situation au passé, une expérience
qui se prolonge dans le temps.

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Le conditionnel : exprime l’hypothèse, l’incertitude, le rêve, l’irréel ….

L’impératif : l’ordre, l’autorité, le pouvoir, la révolte, le malaise, la prière, le conseil …etc.

Les procédés musicaux


Souvent utilisés dans un texte poétique

Les rimes : schéma des rimes (plates aa bb), (embrasseés abba), (croisées abab)

Qualité des rimes (riche, pauvre).

Les allitérations : dans une phrase ou un vers, une allitération est la répétition d'un même son
consonne. Exemple ‘’ Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? ‘’

Dans ce vers, l'allitération en [s] imite le sifflement des serpents.

Les assonances : une assonance est la répétition d'un même son voyelle.

Exemple : ‘’Sous le pont Mirabeau coule la Seine


Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine ‘’.

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Le discours rapporté
Transformez au discours indirect les énoncés suivants :

* « nous avons passé nos plus beaux jours dans cette ville où nous étions en contact avec
des hommes très aimables » ont déclaré les promeneurs.

………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………

* « Demain, je partirai loin d’ici à la recherche du bonheur que j’ai perdu » a affirme le poète
désespéré.

………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………

* «vous serez en Europe la semaine prochaine, vos parents passeront des moments très
difficiles » a expliqué le guide aux jeunes clandestins.

………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………

* « Pourquoi as-tu arrêté de courir ? »demanda l’entraineur à l’athlète.

………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………

* « Qui aura la chance de discuter avec cette ravissante créature ? » se demandait Jean .

………………………………………………………………………………………………………………………………………………

* « Avez-vous vu le livre que j’ai publié le mois dernier ? » a demandé le critique à ses
jeunes lecteurs.

………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………

* « Existe-il un homme qui mérite un tel sacrifice madame ? » a demandé Alfred à Aline.

……………………………………………………………………………………………………………………………………………

* Le policier à la foule : «quittez ce lieu maintenant ! »

………………………………………………………………………………………………………………………………………………

*le médecin au malade : « reviens me voir la semaine prochaine ».

………………………………………………………………………………………………………………………………………………

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* Le professeur à ses élèves : «commencez pas par la question facile»

………………………………………………………………………………………………………………………………………………

* L’accusé au juge : « pardonnez-moi mon crime ».

………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Les règles de transformation

Le passage au discours rapporté engendre des changements qui touchent

les pronoms personnels et possessifs.

les temps de conjugaison : le présent : imparfait ; le futur : conditionnel présent ;


Le passé composé : plus-que-parfait ; l’imparfait : reste imparfait ; le conditionnel
présent : conditionnel passé).

les déictiques de temps : maintenant : à ce moment-là ; aujourd’hui : ce jour-là ; ce


matin : ce matin-là ; demain : le lendemain ; hier : la veille ; la semaine prochaine : la
semaine d’après ; le mois prochain : le mois d’après ; la semaine dernière : la semaine
d’après ; le mois dernier : le mois d’après ………etc.

les déictiques d’espace : ici : là ; cette ville : cette ville-là………..etc.


Les démonstratifs : ce garçon : ce garçon-là …………..etc.

Remarque : cas de l’interrogation.

Quand l’interrogation est totale on rapporte suivant ce modèle : X a demandé à Y si +


ordre normal de la phrase (sans inversion de sujet)

Exemple : l’enfant à son frère :’’ aimes-tu le voyage ?’’ ==== L’enfant a demandé à son
frère s’il aimait le voyage.

Quand l’interrogation est partielle : X a demandé à Y (qui, comment, pourquoi…) + ordre


normal exemple : le voyageur a demandé :’’quand arrivera le train ?’’==le voyageur a
demandé quand le train arriverait

23
Le conditionnel

Comment conjuguer au conditionnel ?

*le conditionnel présent :( rais ; rais ; rait ; rions ; riez ; raient)


*Le conditionnel passé : être ou avoir au conditionnel présent+participe passé /
exemple :
Aurais mangé, aurais mangé ; aurait mangé ; aurions mangé ; auriez mangé ; auraient mangé.
Serais sorti(e) ; serais sorti(e) ; serait sorti(e) ; serions sorti(e)s ; seriez sorti(e)s ; seraient sorti(e)s

A) _ Remplacez le futur par le conditionnel dans cet extrait et dites quel changement de
sens cela introduit :

Dans un conflit nucléaire, ce sera (……………………….) le sort de tous les hommes que de subir
sans comprendre. Ils n’auront (…………………………..) à être ni courageux, ni héroïques ni
intelligents. Des ordinateurs fermeront (……………………………….) des contacts, des fusées
s’élanceront (……………………..), des charges exploseront (………………………..), et tous les
hommes disparaîtront (……………………..), sans qu’aucun ne sache même la cause de ce
suicide définitif. Le temps des vertus guerrières est révolu. Il est urgent d’en célébrer
d’autres.

………………………………………………………………………………………………………………………………………………

B)- Conjuguez au conditionnel présent ou passé les verbes mis entre parenthèses :
*Les avions américains (larguer)………………………….. 6000 tonnes de bombes sur Bagdad.

*On a parlé de 2000 personnes qui (trouver)………………………………la mort.

*L’avion américain (s’écraser)………………………………………………….. aux environs de la ville.

*Tous les soldats qui étaient à bord (périr)…………………………………………….. D’après les


journalistes.

*30000 soldats américains (quitter)……………………………….l’Irak cette année.

*Si j’avais un pouvoir magique, je (faire)………………………………………..régner la paix au monde.

*Le roi (discuter)…………………………………….cet après-midi les conditions de la paix.

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Comment choisir entre le conditionnel présent et le conditionnel passé ?

Si l’action ‘l’évènement ou la situation sur laquelle porte le verbe est finie, on utilise le
conditionnel passé.
exemple :
voyant l’élève sorti de la classe en riant, amine pense qu’il a eu une bonne note mais il
n’est pas sûr alors il dit : Cet élève aurait obtenu une bonne note. (l’évènement est déjà
fini puisque l’élève est sorti mais on est incertain : donc on utilise le conditionnel passé).

Si l’action, l’évènement ou la situation n’est pas encore finie( c'est-à-dire en cours ou pas
encore arrivée) , on utilise le conditionnel présent.
Exemples :

*Plus tard, tu irais en Turquie. (incertitude portant sur un évènement futur donc
cond.présent).
*Pensant à son frère qui est toujours en l’air en route vers La France Sami dit : il devrait
être maintenant entre la Tunisie et la France.
(incertitude portant sur une situation qui a déjà commencé mais qui n’est pas encore
finie donc cond.présent).

C) Conjuguez correctement les verbes mis entre parenthèses :

*La mère imaginant un bel avenir pour son enfant : « tu (être)…………………. Peut-être un
célèbre chirurgien ».

Commentaire : ……………………………………………………………………………………………………………………

*Si les animaux faisaient la loi, les chiens (tenir)…………………………………leurs maitres en laisse.

Commentaire : ……………………………………………………………………………………………………………………

*Si vous refusez, j’ (appeler)………………………………………….à La grève.

Commentaire : ……………………………………………………………………………………………………………………

*S’il était parti à 12 heures, il (arriver)…………………………………..déjà à Rome.

Commentaire : ……………………………………………………………………………………………………………………

*Ma cousine m’a promis qu’elle (venir)………………………………………………………

Commentaire : ……………………………………………………………………………………………………………………

*Nous (prendre)……………………………………………des vacances si nous avions le temps.

25
Commentaire : ……………………………………………………………………………………………………………………

*si j’avais obtenu une bonne note, je (payer)…………………………………………………………….un pot.

Commentaire : …………………………………………………………………………………………………………………

*(avoir)…………- vous la gentillesse de me donner un coup de main ?

Commentaire ……………………………………………………………………………………………………………………

Quand doit-on utiliser le conditonnel ?

Il est appelé ‘’le mode du potentiel’’ c'est-à-dire de l (imaginaire qui va de ‘’l’irréel’’


jusqu’au ‘’probable’’(très possible).
exemples :
La vie sur la planète Mars serait différente. (ici on utilise être au conditionnel présent car
on n’est pas certain de l’existence d’une vie sur Mars ; c’est incertain.

IL y a eu un accident de train depuis quelques minutes : tout le monde aurait trouvé la


mort. (on n’a pas encore vérifié le nombre de morts : c’est une information non vérifiée
donc incertaine)

Mon mari me prendrait au bout du monde, dit la jeune fille.(la fille est encore jeune donc
elle évoque un évènement qu’elle imagine, dont elle rêve).

Si j’étais un oiseau, je volerais.(si+imparfait=conditionnel présent : c’est l’irréel du


présent)

Si vous étiez sortis à 11heures, vous seriez arrivés à 13 heures. (si +plus-que-
parfait=conditionnel présent : c’est l’irréel du passé).

On utilise le conditionnel présent dans une interrogation véhiculant une demande avec
politesse : exp : pourriez-vous répéter la phrase ?

26
Le subjonctif
Comment conjuguer un verbe au subjonctif ?

Le subjonctif présent :

Terminaison : e, es, e, ions, iez, ent.


Les verbes du premier groupe : exemple : que je chante, tu chantes, il chante, nous
chantions, vous chantiez, ils chantent.
Les autres verbes : on obtient le subjonctif présent du verbe’’ prendre’’ de la façon
suivante :
On conjugue le verbe d’abord au présent de l’indicatif avec ‘’ ils’’ :ils prennent, ensuite, on
conjugue au subjonctif à partir de la forme obtenue : que je prenne, que tu prennes, qu’il
prenne, que nous prenions, que vous preniez, qu’ils prennent
On obtient de la même manière le subjonctif présent du verbe’’ dire’’ :
Au présent de l’indicatif, on dit : ils disent. Donc on trouve la conjugaison suivante au
subjonctif présent :
Que je dise, que tu dises, qu’il dise, que nous disions, que vous disiez, qu’ils disent.

Cette technique est applicable à tous les verbes du français sauf les verbes suivants :
Avoir : que j’aie, que tu aies, qu’il ait, que nous ayons, que vous ayez, qu’ils aient.
Être : que je sois, que tu sois, qu’il soit, que nous soyons, que vous soyez, qu’ils soient.
Aller : que j’aille, que tu ailles, qu’il aille, que nous allions, que vous alliez, qu’ils aillent.
Vouloir : que je veuille, que tu veuilles, qu’il veuille, que nous voulions, que vous vouliez,
qu’ils veuillent.
Savoir : que je sache, que tu saches, qu’il sache, que nous sachions, que vous sachiez, qu’ils
sachent.
Faire : que je fasse, que tu fasses, qu’il fasse, que nous fassions, que vous fassiez, qu’ils
fassent.
Pouvoir : que je puisse, que tu puisses, qu’il puisse, que nous puissions, que vous puissiez,
qu’ils puissent.

Le subjonctif passé : ‘’être’’ ou ‘’ avoir’’ au subjonctif présent + participe passé.


Que j’aie écrit, que tu aies écrit, qu’il ait écrit, que nous ayons écrit, que vous ayez écrit,
qu’ils aient écrit.

Que je sois sorti(e), que tu sois sorti(e), qu’il (elle) soit sorti(e), que nous soyons sorti(e)s,
que vous soyez sorti(e)s, qu’ils (elles) soient sorti(e)s.

27
Conjugue les verbes mis entre parenthèses au subjonctif (présent ou passé) puis justifie
l’emploi de ce mode :

*Ma mère ne pense pas que Valérie (vouloir)…………………………………………….. venir demain.

Commentaire : ……………………………………………………………………………………………………………………

*Je doute qu’elle (attendre)…………………………………………..mon retour hier.

Commentaire : ……………………………………………………………………………………………………………………

*Pourvu que tu (avoir)……………………………………………………………..raison.

Commentaire : ……………………………………………………………………………………………………………………

*Voyant qu’il est absent depuis le matin, la femme craint que son fils
(aller)…………………………………………….au stade.

Commentaire : ……………………………………………………………………………………………………………………

*La police souhaite que le témoin (guérir)…………………………………………………..rapidement.

Commentaire : ……………………………………………………………………………………………………………………

*Je trouve ridicule que mon voisin (frapper)……………………………………………………..son fils hier.

Commentaire : ……………………………………………………………………………………………………………………

*Quoique les attentats (être)……………………………………………………………………nombreux l’année


dernière, les touristes viennent en Egypte.

Commentaire : ……………………………………………………………………………………………………………………

*Il est indispensable que tu (apprendre)………………………………………………………… ce poème.

Commentaire : ……………………………………………………………………………………………………………………

*Mon ami Marwan suggère que nous (visiter)…………………………………………….Ain Drahem.

Commentaire : ……………………………………………………………………………………………………………………

*Ali est le seul qui (pouvoir)…………………………………………………..résoudre ce problème.

Commentaire : ……………………………………………………………………………………………………………………

*Croyez-vous vraiment qu’elles (déjà partir)………………………………………………………………………..

Commentaire : ……………………………………………………………………………………………………………………

28
Dans la phrase complexe, le choix du subjonctif dans la subordonnée dépend du sens du
verbe de la principale : (s’il exprime la volonté, le souhait, l’obligation, un sentiment, le
doute, la suggestion ) .
On peut également utiliser le subjonctif dans la subordonnée :
*suite à une tournure impersonnelle (il faut que, il vaut mieux que, il est souhaitable que,
il est obligatoire que, il est impossible que……, ça m’agace que, ça me plait que, ça
m’attriste que, ça m’énerve que….)
*Ou suite à la tournure : je trouve…que…….
exemples :
Je trouve bizarre que…, je trouve normal que…, je trouve extraordinaire que ….

On peut aussi recourir à ce mode (subjonctif) si dans la principale on rencontre un verbe


d’opinion à la forme négative(je ne pense pas que….) ou à la forme interrogative (crois-tu
que…….).

On le rencontre de même suite aux tournures ’’(…..est le seul qui(que)…………….).(il n’ y a


que….qui………)
Exemples :
Ali est le seul qui sache la vérité.
Il n’y a qu’Amine qui puisse résoudre cette équation.

On l’utilise suite à la tournure « s’attendre à ce que.. ».exp : je m’attends à ce que vous


soyez le premier comme d’habitude.
Dans une subordonnée circonstancielle de but : je parle pour que vous me compreniez.

Exercice d’application ( choix des modes et des temps : indicatif, conditionnel,


subjonctif)
Conjuguez les verbes mis entre parenthèses au mode et au temps qui conviennent :

La télévision annonce que le président (se rendre)…………………………….prochainement aux


états unis. On s’attend à ce qu’il (prendre)……………………………………………….. l’initiative de
proposer une paix durable dans la totalité de la région. Pour ma part, je souhaite qu’il
(réussir)………………………………………………..dans une telle mission, mais je ne pense pas qu’il
(savoir) ……………………………………………l’imposer aux pays qui ont longuement souffert de
cette guerre imbécile. Cependant, s’il réussit à bien expliquer les méfaits de la guerre et les
avantages de la paix, il les (persuader) …………………………………………..de signer le cessez-le feu.
De toute façon, c’est la seule solution qui (garantir)…………………………………………………………….la
sécurité et la prospérité des peuples.

29
la forme passive:

Intention de communication
Dans les énoncés suivants, expliquez l’intention de communication véhiculée par la forme
passive :

*L’arbitre au joueur : « à quoi bon discuter ? La décision est prise. ».

……………………………………………………………………………………………………………………………………………

*Je crois que ce livre est écrit par Hugo.

…………………………………………………………………………………………………………………………………………..

* Le match ne sera pas joué.

………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

*Les portes sont fermées, reviens demain !

………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Remarque :

La passivation est une technique d’emphase (mise en relief) qui permet de mettre en relief
une partie de l’énoncé : généralement elle met en exergue l’achèvement de l’action, elle
peut également mettre l’accent le sujet quand le verbe est suivi des prépositions ‘’de’’ ou
‘’par’’.

30
Comment passer de la forme active à la forme passive ?

Pour transformer à la forme passive, on doit suivre les instructions suivantes :


*le complément d’objet direct de le la phrase active devient sujet de la phrase passive.
*on lui ajoute la forme verbale suivante : auxiliaire ‘’être’’+le participe passé du verbe de
l’actif +par(ou de) le sujet de l’actif.
Voici un exemple :
Phrase active : Ali mange la pomme.
Phrase passive : La pomme est mangée par Ali.

Voici maintenant un deuxième exemple :


Phrase active : Tout le monde aime Sami.
Phrase passive : Sami est aimé de tout le monde.

La majorité des verbes sont suivis de PAR : La souris est mangée par le chat.
• Certains verbes sont suivis de DE :
accompagné de..., admiré de..., adoré de..., aimé de..., apprécié de..., bordé de...,
connu de..., couvert de..., décoré de..., détesté de..., entouré de..., équipé de..., estimé
de...,
fatigué de..., haï de..., lassé de..., précédé de..., respecté de..., suivi de... etc.
Le pré est entouré d'arbres.
La route est bordée de peupliers.
Les murs sont décorés de tableaux
Voici maintenant d’autres exemples :
Phrase active : Les gens ont quitté le lieu.
Phrase passive : Le lieu a été quitté par les gens.

vous avez certainement remarqué que l’auxiliaire ‘’être’’ est cette fois conjugué au
passé composé : pourquoi ?
Parce que le verbe de l’actif est conjugué au passé composé ‘’a quitté’’. Donc n’oubliez
pas que le choix du temps de l’auxiliaire ‘’être’’ dépend du temps du verbe de l’actif.
Exemple :
Phrase active : la roche cassera le vase. (Le verbe du principal est conjugué au futur)
Phrase passive : le vase sera cassé par la roche.
Voici d’autres exemples :
Phrase active : Les voisins admirent la beauté de cette femme.
Phrase passive : la beauté de cette femme est admirée des voisins.
Le participe passé ‘’admirée’’ prend ‘’eé’’ à la fin. Il s’accorde au sujet ‘’la beauté de
cette femme’’.
C’est une règle qu’il faut alors appliquer : le participe de la phrase passive s’accorde au
sujet de cette phrase en genre et en nombre.
Exemple;
Actif : le héro attire les filles / Passif : les filles sont attirées par le héro.

31
Exercice d’application
Transformez à la forme passive les énoncés suivants :

*le public verra un grand match.

……………………………………………………………………………………………………………………………………….

*Le virus a touché ses poumons.

…………………………………………………………………………………………………………………………………….

*Ses amis l’avaient toujours aimé.

…………………………………………………………………………………………………………………………………….

*Tout le monde adore cette brave femme.

…………………………………………………………………………………………………………………………………………..

*Qui a détruit la ville de Hiroshima ?

……………………………………………………………………………………………………………………………………..

*Le berger a sorti ses bêtes ce matin.

………………………………………………………………………………………………………………………………………………

32
La forme emphatique
(mise en relief)
Classez les phrases suivantes dans le tableau ci-dessous.

*Hugo a écrit beaucoup de romans.

*C’est Hugo qui a écrit beaucoup de romans.

*Hugo, il a écrit beaucoup de romans

*Hugo, quant à lui, a écrit beaucoup de romans.

Forme neutre Forme emphatique

…………………………………………………………………….. ……………………………………………………………………

…………………………………………………………………….. …………………………………………………………………..

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Un énoncé est dit emphatique quand l’énonciateur met en relief une de ses parties ‘ sujet,
cod, complément circonstanciel…etc.) . Il existe plusieurs procédés de mise en relief. On
en cite :

C’est …..qui (que…) + verbe exemple :

frome neutre : Ali connait le lieu.

Forme emphatique : C’est Ali qui connait le lieu.

La reprise pronominale : Ali, il connait le lieu.

33
Quant à : Ali, quant à lui, connait le lieu.

Transformez les énoncés neutres en énoncés emphatiques en mettant en relief la partie soulignée.

*Jean a fait des efforts pour sauver son chat.

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*Jean et son ami ont fait des efforts pour sauver leur chat.

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*Je respecte ce grand monsieur.

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*J’habite dans une belle région.

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34
Types de phrases et intention de communication

Types de phrases
Tu exprimes des faits. Tu poses des questions. Tu veux inciter à agir. Tu exprimes avec
force des émotions ou des jugements. Cela t'amène à utiliser différents types de phrases
selon l'intention que tu as.

Identifiez le type de la phrase dans chaque énoncé

*Jean habite près de la capitale.

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*Fais donc attention !

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*Sortez maintenant.

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*Ne regardez pas la télé après minuit.

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*Comment vas-tu faire sans lui ?

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*Qui connait la réponse ?

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*Il faisait une chaleur dans cette salle d’opérations !

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*Quelle belle journée !

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*Je suis mort de tristesse !

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Dans la langue française, il y a quatre types de phrases :

La phrase déclarative : elle sert à annoncer quelque chose, un fait, une opinion…etc.

Elle se termine par un point.

Exemple :

Jean affirme qu’il connait le coupable.

La phrase impérative : elle sert à donner un ordre, une interdiction, un conseil…etc.

Elle n’a pas de sujet et peut se terminer par un point ou par un point d’exclamation.

Exemples :

Quittons le lieu.

Ouvre bien les yeux !

La phrase interrogative : elle sert à poser une question et se termine toujours par un point
d’interrogation.

Exemple : Comment s’appelle ce château ?

La phrase exclamative : elle sert à exprimer un sentiment comme la peur, la joie,

la surprise, l’étonnement. Elle se termine par un point d’exclamation.

Exemples :

Je suis très content pour toi !

Jean est parti !

Quel malheur !

36
Intention de communication
Identifiez le type de la phrase soulignée, étudiez en vous référant au contexte l’intention
de communication puis réécrivez la phrase en utilisant le type approprié à cette intention.

1) Rentrant de l’école à midi, l’enfant crie ‘’maman, j’ai faim.’’

2) l’ouvrier viré par ses employeurs :’’ je me demande pour quelle raison ils m’ont viré.’’

3) le commentateur ému : ‘’je suis vraiment surpris par la rapidité de ce athlète.’’

4) La vielle femme incapable de déplacer les valises au jeune homme :’’veux-tu m’aider à
porter ces valises jusqu’à la gare ?’’

5) Déclarant son amour à son mari, Christine :’’je t’aime, oui je t’aime, N’es-tu pas l’homme
de ma vie ?’’

6) Passant devant une boutique de vêtements, Aline s’arrête devant la vitrine et, montrant
du doigt une robe blanche, elle dit à son fiancé : ‘’tu trouves qu’elle est belle ?’’

Intention de Type correspondant à l’intention de

Type de la phrase communication communication

37
L’intention de communication est la performance linguistique (acte de langage) que
l’énonciateur cherche à réaliser à travers le type de phrase choisi.

Cette performance n’est pas toujours conforme au type de la phrase énoncée : c'est-à-dire
qu’un énoncé déclaratif peut exprimer une interrogation, un ordre et vice versa.

38
Les rapports logiques dans la phrase complexe

Les circonstancielles (de cause, de conséquence et de concession)

Les circonstancielles de cause

A) Pour chaque situation d’énonciation exprimez la cause de la façon appropriée :


*Les pays industriels ont détruit la vie sur la planète : ils disent qu’ils veulent lancer
l’économie mondiale.
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Commentaire………………………………………………………………………………………………………………………

*Les américains ont ruiné le monde arabe, ils avancent l’argument suivant : nous défendons
notre sûreté nationale.
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Commentaire………………………………………………………………………………………………………………………

*Ils ont contraint leur très jeune fille au mariage : ils disent qu’ils veulent la sauver de la
délinquance.
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Commentaire………………………………………………………………………………………………………………………

Quand l’énonciateur trouve que la cause présentée ne justifie pas le résultat (c'est-à-dire
qu’elle n’est pas suffisante pour qu’on admette la conséquence) on utilise la tournure
‘’sous prétexte que’’
Exemple :
il a cassé le bras de son fils sous prétexte qu’il veut le punir.
Donc l’énonciateur ne croit pas que la punition soit une justification convaincante pour
casser le bras de l’enfant (résultat).

*Je me sens vraiment attaché à cette merveilleuse créature : ce n’est pas pour sa beauté
mais c’est plutôt parce qu’elle est généreuse.
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Commentaire………………………………………………………………………………………………………………………

39
*Il a affronté le danger sans avoir eu peur : ce n’est pas parce qu’il avait eu un grand
courage mais c’est parce qu’il ‘était un brave homme.
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Commentaire………………………………………………………………………………………………………………………

*Un sourire étrange se dessine sur ses lèvres : il n’a pas vu le paradis mais il ressentait l’émoi
de l’amour.
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Commentaire………………………………………………………………………………………………………………………

Chaque fois que l’énonciateur propose une cause rejetée et une cause admise en même
temps, on utilise la tournure’’ ……..non que…..mais parce que……. ( On appelle cela
l’expression de la cause nuancée)
Attention : ‘’non que’’ + subjonctif, ‘’mais parce que’’ + indicatif
Exemple :
Il adore ces instants de repos que lui offrait la patron non qu’il soit paresseux mais parce
que le travail est fatiguant.

B) Soulignez dans les phrases complexes suivantes la subordonnée circonstancielle de cause


puis transformez les phrases de l’exercice en phrases simples en remplaçant chaque
subordonnée soulignée par un groupe prépositionnel (vous choisirez toujours entre ‘’grâce à
‘’, ‘’pour’’ et ‘’à cause de’’)

*Jean aime la poésie parce qu’elle est belle.


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Commentaire…………………………………………………………………………………………………………………………
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*Les jurys ont choisi le candidat vu qu’il était intelligent.


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Commentaire…………………………………………………………………………………………………………………………
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*Il n’a pas été recruté puisque son expérience est faible.
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40
Commentaire…………………………………………………………………………………………………………………………
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*Jean et Christine détestent les programmes de télé parce qu’ils sont médiocres.
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Commentaire…………………………………………………………………………………………………………………………
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*Il a réussi son examen puisqu’il était bien concentré.


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Commentaire…………………………………………………………………………………………………………………………
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*Ils ont gagné le respect de habitants de la cité parce qu’ils sont très riches.
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Commentaire…………………………………………………………………………………………………………………………
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On peut remplacer une subordonnée circonstancielle par un groupe prépositionnel et


dans ce cas, on ne parle plus d’une phrase complexe mais d’une phrase simple.
On utilise :
*à cause de === quand l’énonciateur estime que la cause engendre un résultat qu’il
n’apprécie pas. Exemple : il perd sa femme à cause de sa jalousie (le résultat est négatif :
perte de la femme ‫ب ﻏ ْﯾ َرﺗ ِﮫ‬ ِ ‫زوﺟ َﺗﮫ ﺑﺳﺑ‬
َ ‫ﺧﺳِ ر ز ْﯾ ٌد‬
*grâce à ==== quand l’énonciateur estime que la cause engendre un résultat positif.
Exemple :
il gagne la course grâce à sa rapidité. (le gain de la course est vu comme un résultat
satisfaisant) ‫ﺳ ْر َﻋﺗِﮫ‬ ُ ‫ﺑﻔﺿ ِل‬
ْ َ
‫ﻓﺎز اﻟﻌدّ ا ُء ﺑﺎﻟﺳﺑﺎق‬
*pour =====lorsque un sujet produit une attitude psychique favorable ou défavorable
chez un récepteur par une qualité qu’il possède .on dit : on aime X pour son courage, on
respecte y pour sa crédibilitéetc.
ُ ‫ِب اﻟ ّﻧ‬
‫ﺎس ﻓﻼﻧﺎً ﻟطِ ﯾ َﺑﺗِﮫ‬ ّ ‫ُﯾﺣ‬

Remarque : à cause de, grâce à, pour + nom ou groupe nominal.

41
les circonstancielles de conséquence

La conséquence simple
Soulignez dans chaque phrase la subordonnée circonstancielle de conséquence.

*Le vent a soufflé durant la nuit de telle façon que tous les arbres étaient déracinés le matin.

*Il a bu de telle manière qu’il a perdu conscience.

*Elle a décoré sa maison de telle sorte qu’elle est devenue agréable à voir.

On peut exprimer la conséquence par le biais d’une subordonnée en utilisant des


locutions conjonctives appropriées comme ‘’de telle façon que, de telle sorte que, de telle
manière que’’

Remarque : dans une subordonnée qui exprime la conséquence, le verbe est conjugué à
l’indicatif à l’xception de « trop pour que’’ et ‘’assez pour que’’ (voir exercice suivant)

Exemple : il prépare ses leçons de telle sorte qu’il a toujours la meilleure note.

La conséquence liée à un degré d’intensité


À partir de chaque deux proposition formez une seule phrase complexe où vous exprimerez
la conséquence en la liant au degré d’intensité dans la principale.

Exemple
*Il va très vite, il est comparé à un lièvre.
Il va tellement vite qu’il est comparé à un lièvre.
Il va si vite qu’il est comparé à un lièvre.

*Jean s’exprime très bien, il a brillamment réussi l’épreuve orale.

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*Les deux frères sont très gourmands, ils dévorent un mouton.

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*Le danger qui les guette est très grand, ils ont décidé d’annuler leur voyage.

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L’expression de la conséquence liée à un degré d’intensité :

……..tellement + (adjectif ou adverbe) que + indicatif

……..si + (adjectif ou adverbe) que + indicatif.

Attention : On n’utilise pas des adverbes qui finissent en ‘’ment’’ avec ‘’tellement’’
(doucement, lentement…..etc.)

La Conséquence négative liée à un degré d’intensité


À partir de chaque deux proposition formez une phrase complexe où vous exprimerez la
conséquence non réalisée liée à un degré d’intensité dans la principale.

Exemple 1
*Sa voix est très faible, on ne l’entend pas (conséquence négative ; on n’entend pas à cause de la
faiblesse de sa voix, la conséquence est négative)
Sa voix est trop baisse pour qu’on l’entende.

Exemple 2

*Il a beaucoup de chance, il ne fait jamais d’accidents. (Conséquence négative puisqu’il n y a pas
d’accidents grâce à sa grande chance, mais conséquence estimée positive par l’énonciateur)
Il a assez de chance pour qu’il fasse des accidents.

*Son raisonnement est très naïf : il ne peut pas donner la bonne réponse.

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……………………………………………………………………………………………………………………………………….

*Elle est tellement gourmande : elle ne peut respecter le régime imposé par son médecin.

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………………………………………………………………………………………………………………………………………. ;

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*Sa condition est très misérable : il n’a plus le désir de vivre.

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……………………………………………………………………………………………………………………………………………

*La vérité est très claire : elle n’est pas facile à cacher.

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*Il travaille beaucoup : il n’a pas le temps de se reposer.

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Conséquence négative (estimée négative) : trop+ (adjectif ou adverbe) pour que+


subjonctif

Conséquence négative (estimée positive) :assez +(adjectif ou adverbe) pour que+


subjonctif

44
Les circonstancielles de concession

La concession simple
Soulignez dans chaque phrase la subordonnée circonstancielle de concession.

*Ils décident de poursuivre leur promenade quoiqu’il fasse froid.

*Bien qu’il n’ait pas assez d’informations, il répond correctement à la question.

*Je n’ai pas oublié mes amis quoiqu’ils soient partis depuis longtemps.

La concession exprime un rapport d’opposition (conséquence inattendue par rapport à la


donnée de la principale).

Dans la phrase complexe, on exprime la concession par le biais d’une subordonnée


circonstancielle de concession en utilisant des locutions conjonctives comme ‘’bien que’’
et ‘’quoique’’

Remarque : ‘’quoique, bien que’’ + subjonctif.

Transformez les phrases complexes en phrases simples en utilisant ‘’malgré ‘’ ou ‘’en dépit
de’’.

*Jean ne résout pas l’équation bien qu’elle soit facile.

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*Il n’arrive pas à réaliser son projet bien qu’il le veuille.

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*les enfants font leurs devoirs à la maison quoiqu’il n y ait pas de courant électrique.

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*Quoiqu’ils soient actifs, ils ne sont pas bien payés.

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Dans la phrase simple on exprime la concession en utilisant :

Malgré, en dépit de + un nom ou un groupe nominal.

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La concession liée à un degré d’intensité
Dans les énoncés suivants établissez un rapport de concession lié au degré d’intensité
exprimé dans la principale.

Exemple
Il va très lentement, pourtant personne n’arrive à le devancer.
Tout lentement qu’il va, personne n’arrive à le devancer.
Quelque lentement qu’il aille, personne n’arrive à le devancer.

*Les dictateurs de la terre sont très puissants mais ils n’ont aucun pouvoir face à la volonté
des peuples.

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*Il fait très noir sur la mer, cependant, je vois mon chemin guidé par la lumière de mon
âme.

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*Christine est très rapide mais elle n’arrive pas à l’heure.

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*Sami a été très fidèle à ses amis, pourtant, il a été abandonné à sa détresse.

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Pour exprimer la concession liée à un degré d’intensité, on peut utiliser :


Tout + adjectif ou adverbe + que + indicatif
Exemple : Tout belle qu’elle est, elle n’est pas encore mariée.
Quelque + adjectif ou adverbe+ subjonctif
Exemple : Quelque belle qu’elle soit, elle n’est pas encore mariée.
Attention : tout est invariable : il ne s’accorde pas.

46
La concession hypothétique liée à un degré d’intensité

Soulignez dans chaque énoncé la subordonnée circonstancielle de concession puis dite si le


fait évoqué dans la principale est réel ou imaginaire en se rapportant au contexte
d’énonciation.

*Même si tu me donnes tous les trésors du monde, je n’accepterai jamais ton amitié.
*Même si vous venez à l’heure, votre directeur sera toujours fâché.

Commentaire…………………………………………………………………………………………………………………………
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Réécrivez les deux énoncés en remplaçant ‘’même si’’ par ‘’quand bien même’’

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On peut envisager un fait dans la principale à base d’une concession hypothétique. Dans
ce cas on utilise :
Même si + indicatif=== futur.
Exemple : Même si sa vie est un paradis, elle sera toujours triste.
Quand bien même + conditionnel =====conditionnel
Exemple : Quand bien même sa vie serait un paradis, elle serait toujours triste.

47
Vocabulaire

La polysémie
Dites si le mot souligné est utilisé au sens propre ou au sens figuré.

* Il porte un manteau de laine.

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*Un manteau de neige recouvre la vallée.

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* Dans le cortège, il marche en tête.

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* En hiver, la nuit tombe de bonne heure.

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* Il a glissé et est tombé.

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* J'aime me promener au cœur de la ville.

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* Il a été opéré du cœur.

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* Il a eu un accident et son cerveau a été atteint.

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*Cet homme est le cerveau de la mafia locale.

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48
*Le professeur a prononcé des paroles dures pour le réprimander.

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*Le diamant est l'une des roches les plus dures.

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Un mot a un sens initial (le sens premier) dit sens propre et d’autres sens appelés sens
figurés qui varient suivant le contexte de l’énonciation.

En vous référant au contexte, remplacez les expressions soulignées par d’autres ayant le
même sens.

*Mettant en relief la dégradation des rapports humains à l’ère contemporaine, le journaliste


constate :’’La chaleur humaine est morte sous l’effet de la modernité.’’

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* se jetant comme un fou dans l’eau d’une fraiche fontaine, jean crie :’’J’étouffe à cause de
la chaleur.’’

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*Expliquant à sa mère la panne survenue, le petit enfant, l’appareil de téléphone à la main,


‘’il n’y a plus de chaleur’’

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*Caressant avec inquiétude le bras de sa fille, la maman dit ‘tu as la peau sèche’’.

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*’’La quantité de pluie est insuffisante : la forêt est déjà sèche.’’, constate l’agriculteur
désespéré.

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* ‘’Je ne comprends pas pourquoi tu me traites avec sècheresse ces derniers jours ?’’

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La nominalisation
A) réécrivez les énoncés ci-dessous en remplaçant les parties soulignées par un nom ou un
groupe nominal :

*Jean a rendu visite à sa famille hier soir, cela réconforte ses parents.

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*J’ai vu dans ses yeux qu’elle était malheureuse.

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*Alice vient de lire un merveilleux roman, cela lui procure un immense plaisir.

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*Les négociations durent longtemps, cela inquiète les salariés.

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B) réécrivez les énoncés ci-dessous en ex primant la cause avec ‘’à cause de’’, ‘’grâce à’’ ou
‘’pour’’.

*On a du mal à l’accepter parmi nous parce qu’il est méchant.

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*C’est un leader aimé de tout le monde car il est vraiment sage.

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*Il sera élu par la majorité : c’est un élément très brillant.

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*On pense qu’il a perdu les élections parce qu’il est raciste.

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50
*l’école romantique glorifie la souffrance parce qu’elle est féconde.

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* « J’ai perdu l’envie de vivre parce qu’elle est indifférente à ma douleur ».

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Adjectivation
Réécrivez les énoncés ci-dessous en remplaçant les noms soulignés par des adjectifs :

*C’est un artiste aimé pour sa créativité.

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*Ses amis veulent le rassurer voyant sa grande inquiétude.

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*Il n’a jamais été pris au sérieux à cause de son bavardage.

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*Ce tyran a été victime d’un coup d’état à cause de son injustice.

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*Mohamed Amine Chermiti aura un bel avenir en Europe grâce à sa rapidité, son
intelligence et sa persévérance.

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