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COURS DE DEVELOPPEMENT PERSONNEL OU

CROISSANCE PERSONNELLE
Par Thomas NDELO, Expert-Consultant Formateur en Management

CONTENU MODULE 1

GENERALITES SUR LE DEVELOPPEMENT PERSONNEL

I Essai de définition du développement personnel

II Les principaux courants théoriques du DP

III Des origines du DP et les précurseurs du DP

IV Les domaines d’application du DP

V Critiques du DP

VI Les ouvrages de références du DP

I ESSAI DE DEFINITION DU DEVELOPPEMENT PERSONNEL

On peut définir le DP comme une démarche visant à développer les capacités


personnelles des individus en partant du postulat que tout individu recèle un
immense potentiel inexploré qu’il laisse latent ou en sommeil. Aussi faut-il donner à
ces personnes l’opportunité d’acquérir non seulement des compétences, mais aussi
de développer leur savoir-être par la prise d’initiatives pour se transcender et
atteindre leur plein épanouissement personnel, social et financier. Pour ce faire les
personnes ciblées auront besoin d’un coaching leur permettant d’explorer les
différentes possibilités qui leur sont offertes grâce à leur potentiel, leur
autostimulation, leur liberté de choix et leur imagination créatrice.

Pour Cameron et Spreitzer «Le développement personnel est un


ensemble hétérogène de pratiques, appartenant à divers courants de pensées
qui ont pour objectif l'amélioration de la connaissance de soi, la valorisation
des talents et potentiels, l'amélioration de la qualité de vie personnelle, la
réalisation de ses aspirations et de ses rêves, savoir communiquer, aptitude à
motiver ou à mobiliser ». Contrairement à ce que l’opinion pense, Le
développement personnel n'est toutefois pas une sorte de psychothérapie.

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Il est question dans la pratique du DP, de donner à des personnes ciblées,
l’opportunité d’acquérir non seulement des compétences, mais aussi de développer
leur savoir-être par la prise d’initiatives pour se transcender et atteindre leur plein
épanouissement personnel, social et financier. D’après la Revue des Sciences
Humaines « les techniques de développement personnel visent à la
transformation de soi : soit pour se défaire de certains aspects pathologiques
(phobie, anxiété, déprime, timidité), soit pour améliorer ses performances
(mieux communiquer, gérer son temps, s'affirmer) ».

La démarche consiste en fait à détruire la mauvaise perception de soi et à


booster ce qu’il y a de meilleur en chacun. Comment organiser ses facultés mentales
et mieux appréhender les faits et les évènements pour mieux cerner le réel ? Telle
est la démarche intelligente et intelligible qu’offre le DP.

Howard Gardner (1999) relève en effet que l’intelligence est multiforme et


regrette que certaines formes d’intelligence soient privilégiées au détriment d’autres.
Aussi énonce-t-il une liste non exhaustive des formes d’intelligences au nombre
desquelles :

1. L’intelligence linguistique

2. L’intelligence musicale

3. L’intelligence logico- mathématique

4. L’intelligence visio-spatiale

5. L’intelligence corporelle kinesthésique

6. L’intelligence interpersonnelle

7. L’intelligence intrapersonnelle

8. L’intelligence naturaliste (aptitude à distinguer des schémas dans le milieu naturel


– par ex. Pr Fujita)

9. L’intelligence spirituelle – reconnaissance du spirituel

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10. L’intelligence existentialiste – qui concerne le questionnement sur le sens et
l’origine des choses

Cette approche nous amène à comprendre que la nature nous dote d’infinies
possibilités et qu’il ne revient qu’à nous de saisir les multiples opportunités qui
s’offrent à nous.

II LES PRINCIPAUX COURANTS THEORIQUES DU DP

Le DP est issu de courants de pensées divers et variés au nombre desquels :

 La psychologie (volontarisme et ontologie optimiste) ;


 La philosophie (pragmatisme, existentialisme, personnalisme, marxisme, etc) ;
 La diététique
 La pratique du sport
 Voire les pratiques religieuses comme le soufisme, l’ésotérisme (loi de
l’attraction, pensée positive).

III DES ORIGINES DU DP ET LES PRECURSEURS DU DP

Même si les termes de Développement Personnel ou de Croissance


Personnelle ne sont pas nommément utilisés, il apparaît au regard des théories
développées par un certain nombre d’auteurs qu’il existe des germes ou de profonds
relents de cette méthode d’approche. S’il est difficile de faire un inventaire exhaustif
des penseurs ayant élaboré des réflexions sur ce sujet, nous nous focaliserons sur
quelques-uns triés sur le volet pour nous permettre de comprendre que cette
question n’est pas nouvelle sous le soleil, mais qu’elle a fait l’objet d’analyses
profondes, mais peut-être plus savantes et plus hermétiques pour le commun des
mortels. Les auteurs qui en ont fait l’expérience sont entre autres : Emmanuel
Mounier et son concept de personnalisme, Karl marx et le marxisme, Emmanuel
Kant et sa fameuse Théorie de la Raison Pratique, Jean-Paul Sartre et son
existentialisme qu’il considère comme un humanisme… D’autres courants de
pensées comme le soufisme (« courant ascétique et mystique musulman très
important, apparu au Xème siècle, dans lequel les initiés cherchent, sous la direction

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d’un maître, à parvenir à l’union spirituelle avec Dieu et la connaissance de la vérité
divine1 »), ont également bien longtemps avant abordé et développé ces questions.

Le développement personnel s'enracine aux USA dans une tradition


protestante qui doit remonter au XVIII ème siècle à Benjamin Flanklin avec ses livres
de recettes de conseil sur le comment réussir dans la vie et dans les affaires ? parmi
lesquels le livre intitulé « Le Chemin de la fortune »

1. Emmanuel Mounier et le personnalisme (1905_1950)

Mounier est le promoteur du personnalisme avec son ouvrage Qu’est- Ce


Que Le Personnalisme ? dont la démarche consistait à trouver une troisième voie
entre le libéralisme et les fascismes sous l’ancrage de la revue Esprit. Le terme
Personnalisme créé par Charles Renouvier en 1903 situe au-dessus de toute
considération (matérielle, économique ou institutionnelle…) la valeur intrinsèque
de la personne humaine. Il tire son fondement philosophique d’Emmanuel Kant qui
privilégie le respect de la personne humaine.

Naviguant à contre-courant de la métaphysique, Mounier estime que les


problèmes humains et sociaux sont bien plus importants que les questions
métaphysiques sans verser dans le marxisme qui réduit l’homme à la fonction
d’état. Par sa valorisation de la liberté individuelle et l’intimité du sujet, le
Personnalisme se place dans la mouvance de l’existentialisme chrétien cher à Soren
Kierkegaard.

2. Karl Marx et le marxisme (1818_1883)

Karl Marx qui se veut athée et matérialiste expose d’entrée de jeu son hostilité
à l’endroit d’une société stratifiée en trois classes issues elles-mêmes de trois
catégories de revenus dont celui de la Rente Foncière (Propriétaires), les revenus
de Capital qui génèrent le profit (Entrepreneurs) et les revenus dit salaires qui
découlent du Travail (Salariés).

Karl Marx estime que les travailleurs plus nombreux constitués « d’armée de
prolétaires », doivent être les acteurs de leur propre émancipation personnelle en
s’engageant dans le combat contre la bourgeoisie en vue de l’émergence d’une

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société sans où chaque individu va pleinement s’épanouir « suivant ses
besoins » et « suivant ses capacités ». Il indexe dans sa démarche les auteurs de
« l’exploitation de l’homme par l’homme » que sont les détenteurs de moyens de
production et pose déjà les jalons de la croissance personnelle. Ses ouvrages de
références sont Le Capital et le Manifeste du Parti Communiste (co-publié avec
Friedrich Engels).

3. Emmanuel Kant et le kantisme (1724_1804)

La philosophie pratique de Kant développée dans Les Fondements de la


Métaphysique des Mœurs et dans la Critique de la Raison Pratique est un
agrégat des philosophies Morale, Politique et du Droit opposées à sa théorie
exposée dans sa Critique de la Raison Pure. La quintessence de la Critique de la
Raison Pratique se résume à deux attentes : 1. « Que dois-je faire ? » 2. « Que
puis-je espérer ? »

Dans une démarche d’hymne du moi qui ne noie pas ce dernier dans le
vouloir de la masse, Kant résume par trois formules sa démarche de promotion du
soi :

1. « Agis comme si la maxime de ton action devait par ta volonté être


érigée en loi de la nature ».
2. « Agis de façon à traiter l’humanité aussi bien dans ta personne que
dans la personne des autres, toujours en même temps comme une
fin, et jamais simplement comme un moyen ».
3. « La législation universelle de la conduite, c’est la volonté de l’être
raisonnable qui doit être la législatrice ».

Le Saint Graal de la pensée kantienne se situe dans le choix de la liberté


comme non seulement une part du libre-arbitre pouvant aller contre la loi
morale qu’elle transcende mais aussi comme postulat de la Raison Pratique
débouchant sur le souverain bien.

4. L’existentialisme de Jean-Paul Sartre (1905_1980)

La philosophie existentialiste fondée sur la liberté humaine placée au centre


de tout a pour promoteurs Soren Kierkegaard et Jean-Paul Sartre dont la formule

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choc suivante est restée célèbre : « l’existence précède l’essence » qui veut dire en
termes prosaïques qu’on existe avant d’être. Ainsi l’existentialisme se définit
comme une doctrine qui promeut la valeur humaine et œuvre pour
l’épanouissement personnel de l’homme.

En dépit de son athéisme et de ses sympathies communistes, Jean-Paul


Sartre a été l’auteur français le plus apprécié aux Etats-Unis (temple et bastion du
capitalisme et de l’évangélisme chrétien) et a fortement contribué par sa philosophie
de l’existentialisme à développer de nombreuses « industries du bonheur » chez
l’uncle Sam dont le centre d’intérêt est le vaste marché de la Croissance
Personnelle.

La pensée sartrienne se résume dans deux ouvrages phares : L’Etre et le


Néant et L’Existentialisme est un Humanisme.

5. Le pragmatisme de William James (1842_1910)

Perçu comme un des illustres fondateurs du Pragmatisme dans la même


mouvance qu’Henri Bergson (1859_1941), l’Américain William James est aussi perçu
comme un des grands maîtres de la philosophie analytique. Ce penseur place la
théorie de la signification au centre de ses préoccupations. Orientant ses
réflexions sur la religion et partant la croyance, William James balaie la doctrine,
quelle qu’en soit la nature.

Un autre centre d’intérêt de William James est la question des


‘’tempéraments’’. L’auteur révèle que les personnes douces sont plus orientées
vers l’idéalisme et celles au tempérament plus fort ont une propension vers le
matérialisme. Les pragmatiques se situant à la croisée des chemins entre ces
deux tendances.

Sortant des sentiers battus d’une philosophie purement abstraite, William


James suggère un débat pratique et concret sur l’usage ou les caractéristiques d’une
table plutôt que sur l’essence de celle-ci. Résumant bien la philosophie de William
James, Paul Henle s’inspirant du débat sur l’existence de Dieu qu’on ne peut pas
prouver mais dont les effets en la croyance sont probants, fructueux et
profitables, démontre qu’un énoncé a une signification si les effets sont

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expérimentables ou si la croyance en un tel énoncé a des effets positifs même si
l’énoncé n’a pas des conséquences expérimentables.

Les psychologues semblent bien résumer la théorie de la signification fondée


sur la croyance de William James lorsqu’ils affirment que ‘’ quel que soit l’objet de
ta foi, les résultats obtenus sont les mêmes’’. Le pragmatisme en ce sens
apparaît comme une piste intéressante où puisent abondamment (sans le dire) les
adeptes du Développement Personnel.

Au nombre des ouvrages phares de William James sur le pragmatisme, nous


pouvons citer :

 L’Expérience Religieuse
 Le Pragmatisme
 A pluralist Universe
 The Principles of Psychology
 The Ethics of Belief
 The Meaning of Truth
 Popular Philosophy.

6. Emile Coué (1857_1926) et La Méthode Coué

Le pharmacien et psychologue français a mis au point une méthode qui porte


aujourd’hui son nom, centrée sur l’autosuggestion et l’autohypnose. Cette approche
supposée avoir des vertus curatives et préventives consiste à s’auto-motiver en
répétant des prophéties auto-stimulantes positives.

Cette démarche trouve un terreau fertile aux Etats-Unis où existait déjà la


mind cure (potion mentale) et sera supplantée par la psychanalyse de Freud.
L’incursion de la pensée positive et de la psychologie positive va régénérer la
méthode.

La méthode Coué se fonde simplement sur le fait que dans la compétition


entre la volonté (le conscient) et l’imagination (l’inconscient), c’est incontestablement
cette dernière qui l’emporte.

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La « méthode Coué », qui consiste à atteindre à un équilibre de l'organisme et
du psychisme grâce à l'autosuggestion repose sur les principes suivants :

1. Quand la volonté et l’imagination sont en lutte c'est toujours l'imagination qui


l'emporte sans aucune exception (loi de l'effort inverse)

2. Dans le conflit entre la volonté et l'imagination, la force de l'imagination est en


raison directe du carré de la volonté

3. Quand la volonté et l'imagination sont d'accord, l'une ne s'ajoute pas à l'autre,


mais l'une se multiplie par l'autre

4. L’imagination peut être conduite par l’autosuggestion consciente.

La critique formulée à l’endroit de la méthode Coué est que si elle réussit


chez les personnes qui ont une image positive d’elles-mêmes, elle se révèle
être néanmoins un désastre pour les personnes ayant une perception négative
d’elles-mêmes alors qu’elles sont les plus nécessiteuses de la thérapie.

7. La Psychologie Positive

Si la psychologie positive a des origines lointaines, sa date de création est


beaucoup plus récente (1998). Il faut relever que la psychologie positive n’a rien à
voir avec la pensée positive ou des philosophies de bazar comme la Méthode Coué
basée sur l’autosuggestion.

La psychologie positive qui s’oppose aux psychopathologies a pour centre


d’intérêt la SANTE et le BIEN-ETRE de l’homme. Autrement dit, comment générer le
bonheur et l’optimisme autour de l’homme et en lui-même en le rendant plus
résilient et résistant aux chocs physiques et psychologiques. La psychologie
positive « étudie ce qui donne sens à la vie » selon son créateur Martin E.P
Seligman.

La psychologie positive se fonde sur la dynamique personnelle humaine, sur


la capacité de l’homme à optimiser son soi pour son bien-être et son
épanouissement personnel. Elle s’inspire de l’expérience positive de certains
individus et animaux qui ont brisé la loi d’airain pour se reconstruire.

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A une distance ténue de la philosophie humaine et humaniste, la psychologie
positive use abondamment des outils de la psychologie, des neurosciences et des
sciences humaines.

Les deux reproches majeurs faits à la psychologie positive sont d’une part la
réappropriation des outils de la psychologie et des sciences humaines (donc
sans valeur ajoutée appréciable) à l’avancement de la science en termes d’outils
expérimentaux) et la dichotomie entre le « positif » et le « négatif » ou le « bien »
et le « mal » dont la césure est préjudiciable à l’évolution de la science.

8. Alfred Adler (1870-1937) et de Carl Gustav Jung (1875-1961) et


l’exploration de l’inconscient

À l’origine, ce concept découle des travaux d’Alfred Adler et de Carl Gustav


Jung. Leurs travaux ont été associés au développement personnel, qui n'existait
cependant pas encore à leur époque.

 Carl Gustav Jung (1921)

Psychiatre suisse, plusieurs de ses concepts ont été récupérés par les théories
modernes du développement personnel, tels la synchronicité, les archétypes,
l’inconscient collectif, sa vision du rêve et surtout le concept central dans sa théorie,
d’«individuation » L'individuation traduit le processus par lequel un individu devient
une totalité, suivant l'archétype du soi. Pour Carl Gustav Jung, l’individuation est un
processus de différenciation psychologique, destiné à harmoniser les rapports du
conscient avec l'inconscient et ayant pour but le développement de la personnalité de
l’individu.

Les apports de Jung ont nourri en premier lieu les psychothérapies d’inspiration
psychanalytiques (P.I.P) puis les théories managériales (surtout ses types
psychologiques) conduisant au développement personnel. Selon le sociologue Luc
Mazen « l’impact de la pensée de Jung sur la dynamique d’émergence du New Age
est fondamental ».

 Alfred Adler (1930)

Alfred Adler refusa de limiter la psychologie à son rôle thérapeutique en


insistant sur l’idée que les aspirations humaines sont tournées vers l’avenir et pas

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seulement le fruit de moteurs inconscients ou d’expériences infantiles. Fondateur de
la psychologie individuelle, il est aussi à l’origine du concept de « style de vie », qu’il
définit comme une approche personnelle de la vie, où chacun se forge une image de
soi et à sa manière de faire face aux problèmes.

 Dale Carnegie (1888–1955)

Dale Carnegie a publié plusieurs manuels de développement personnel qu'il a


vendus à quarante millions d'exemplaires. Les méthodes mises au point par
Carnegie ont surtout été mises en œuvre dans le cadre de la formation ou du
perfectionnement des vendeurs et des managers pour démarcher les clients et les
prospects.

9. Psychologie humaniste (1943)


La Psychologie humaniste est représentée par Abraham Maslow et Carl
Rogers. Abraham Maslow, dès 1943, s'est intéressé aux besoins de l'homme, dont le
plus élevé, selon sa théorie, est le désir de réalisation de soi (en anglais, self-
actualisation). « Ce qu'un homme peut être, il doit l'être. On peut appeler ce besoin
auto-actualisation. What a man can be, he must be. This need we may call self-
actualization », dit Maslow.

10. Eric Berne (vers 1960) et l’Analyse transactionnelle


Créateur de l’Analyse transactionnelle, Eric Berne distingue trois « états du
moi » : le parent (la conscience morale), l'enfant (l'affectivité), et l'adulte (l'attitude
neutre et rationnelle). Ces postures s'expriment dans les interactions (transactions)
entretenues avec autrui.

11. La Pensée positive (1952)


Le pionner de ce courant théorique est Emile Coué. Encore appelé l’art de
créer des attitudes positives en s’aidant de nos émotions négatives, Il s’agit
d’inverser ses pensées pour anticiper son bonheur, sa réussite, ses joies. Elle
permet d’attirer vers soi ce qui fait du bien. Ce n’est pas un concept inné, il nécessite
une certaine pratique.

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La pensée positive établit que : « Avant toute chose, tentez de décrypter dans
chaque situation, même difficile, la part d’éléments positifs existants. Car dans toute
chose, se cache du bon. Il faut savoir prendre un peu de recul pour pouvoir les
identifier clairement ». Bien plus qu’un concept. C’est une philosophie de vie.

12. L’Analyse transactionnelle


Le pionner de ce courant théorique est Eric Berne. Elle permet d’avoir une
meilleure compréhension de ce qui se passe, ici et maintenant, dans les échanges
entre personnes.
L’analyse transactionnelle part de l’hypothèse que « Toute personne est
foncièrement bonne, mais les croyances ancrées en nous depuis notre plus tendre
enfance influent sur nos décisions ». À l’aide d’outils et d’exercices spécifiques, elle
permet d’améliorer nos relations en travaillant principalement sur la prise de parole
et l’expression de ses besoins.

13. La Programmation neurolinguistique ou PNL (1973)


La Programmation neurolinguistique est une démarche pragmatique en
psychologie appliquée élaborée au milieu des années 1970 par les Américains
Richard Bandler et John Grinder. Elle renvoie au comportement suivant : « Mieux se
connaître, entrer en relation, exprimer ce que l’on souhaite »

La PNL s’intéresse à notre faculté de capter des informations dans notre


quotidien et aux traitements de celles-ci. Il s’agit d’observer des faits et de les
relier entre eux. En pratique, on étudie les comportements (visuel, auditif,
kinesthésique, du dialogue intérieur), les connaissances, les systèmes, pour entrer
facilement en relation, exprimer ce que l’on veut, être authentique pour être efficace
ou encore pour changer nos problèmes en solutions. Elle cherche à modéliser les
« savoir-faire » (compétences) et les « savoir-être » (attitudes, convictions, valeurs,
estime de soi) des gens de talents dans leur domaine pour les retransmettre à ceux
qui en ont besoin.

14. La Psychosociologie des stades de vie (1978)


Le concept des stades de vie a été développé dans les années 1970 par le
chercheur Daniel Levinson (en) (1920-1994) dans une perspective

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psychosociologique. Bien que les sociologues aient dû réviser les stades décrits par
Levinson, sa contribution principale pour la recherche en développement personnel
est l’influence des aspirations dans le parcours du jeune adulte, ce qu’il appela le
« Rêve »: « Quelle que soit la nature de son Rêve, le jeune homme a la tâche de le
développer en lui donnant plus de clarté et en trouvant des moyens pour le vivre. Il y
a une grande différence dans son développement entre une structure de vie
imprégnée et conforme à ce Rêve ou bien en contradiction avec lui. Si le Rêve reste
déconnecté de sa vie, il peut simplement disparaître et avec lui la sensation de vivre
et d’avoir un but. »
15. La Notion de ‘’leader vertueux’’ (1995)
Pour Alexandre Havard, ancien avocat qui a publié plusieurs livres sur sa
méthode de développement personnel et créé plusieurs instituts de perfectionnement
des managers, les hommes d'affaires et les cadres d'entreprise sont des leaders (ce
mot américain correspond à chef ou dirigeant en français, et à führer en allemand)
qui doivent être vertueux au sens donné par Aristote dans son Ethique à Nicomaque.

16. La psychologie des stades de vie


Développée par Sigmund Freud, Jean Piaget et Henri Wallon, c’est une
approche plus communément appelé la psychologie du développement. Elle est
plus théorique mêlant les aspects cognitifs, affectifs, sociaux et du langage. Elle se
base sur l’évolution de l’être humain, de sa conception à sa mort. Notre enfance
influençant profondément notre vie d’adulte.

17. Le coaching (vers 1970)


Développé par Tim Gallway et John Whitmore, le coaching est ‘’un
accompagnement personnalisé cherchant à améliorer les compétences et la
performance d’un ou plusieurs individus.”
Souvent confondu avec du conseil, le coaching se concentre uniquement sur la
personne, le conseil se basant plus sur les méthodes.
Un coach doit être capable de diagnostiquer des sources de problème
dans le présent et de mettre en place des plans d’actions motivants. Le plus

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souvent, il est sollicité pour améliorer le cadre de vie, augmenter des performances
sportives, gérer une situation amoureuse ou encore en entreprise.
« Dans le domaine sportif, le coach, c'est l'entraîneur : celui qui accompagne
un athlète (ou une équipe) ; il enseigne, conseille, motive, encourage, stimule. Issu
du monde sportif, le coaching a fait son entrée dans le domaine de l'entreprise,
pour, d'abord, assister les dirigeants, puis, récemment, s'étendre aux personnels
d'encadrement. Le coaching tend à se généraliser à de nombreux secteurs de la vie
privée : de l'éducation au conseil alimentaire. ».

18. La Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC)


Développée par Ivan Pavlov et John Watson, c’est une thérapie qui
consiste à solutionner des problèmes rencontrés maintenant, et à comprendre leur
relation et origine avec le passé. Elle tend à vouloir remplacer les pensées
négatives (approche cognitive) par de nouveaux comportements (approche
comportementale) pour être en phase avec la réalité. Les patients traités souffrent
principalement de phobies, d’anxiété, de stress post-traumatique ou encore
d’hyperactivité.

19. La Psychologie humaniste


Développé par Carl Rogers et Abraham Maslow, c’est un Procédé basé sur
la théorie de la motivation et du besoin. Il suffit de libérer les tendances positives
se trouvant en nous pour voir le changement venir. Une fois nos besoins
fondamentaux satisfaits (survie, sécurité, amour), il est temps de se consacrer au
développement de son plein potentiel, de s’accomplir en tant qu’être humain.
(Confère la pyramide des besoins)
20. La sophrologie
Développée par Alfonso Caycedo , Il s’agit de créer un équilibre entre nos
émotions, nos cognitions et nos comportements.
A travers des exercices de relaxation et de méditation, elle permet de traiter
un symptôme (stress, d’anxiété, …), d’en détecter les signes d’apparition afin d’être
en mesure de les contrôler. Son objectif est de transformer angoisses et phobies,
en pensées positives.
21. L’hypnose

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Développée par Milton Erickson, L’hypnose est un état modifié de
conscience où l’on peut se connecter avec ce qui est vraiment important et
trouver rapidement des solutions. Cet état est mesurable (ECG) et localisable
(IRM). À l’aide de suggestion ou d’autosuggestion, l’inconscient peut être atteint et
modifié. Mettre un terme à des comportements réflexes néfastes devient alors
possible. Un apprentissage et une utilisation régulière permettent d’entrer, avec de
plus en plus de rapidité et d’aisance, en soi.

22. L’ennéagramme
Développé par Georges Gurdjieff , l’ennéagramme est un système d’étude
de la personnalité. Il s’agit de permettre de mieux se connaître et de mieux
comprendre l’autre. En grandissant, on se façonne. Certains comportements
deviennent proéminents et nous caractérisent. L’ennéagramme met en lumière les
limites inconscientes qui gèrent nos peurs et qui nous poussent à réagir de manière
différente, d’un individu à l’autre. Réussir à identifier nos aptitudes innées et nos
capacités, nous aide à dépasser nos peurs, nos croyances limitantes, les pièges
de notre inconscient pour vivre pleinement et en parfaite harmonie avec le
monde.

23. La communication non violente (CNV)


Développée par Marshall B. Rosenberg, la CNV est une méthode qui vise à
créer des relations humaines plus saines. C’est un outil de communication pour
résoudre les conflits sociaux et qui permet de comprendre ses besoins pour plus
facilement s’accepter et venir en aide aux autres. Cette méthode peut être
appliquée dans sa vie quotidienne personnelle et professionnelle, mais aussi dans
tous types de structures.
La CNV consiste à observer, identifier ses sentiments et ses besoins, formuler
des demandes. Cette méthode n’est pas aisée et nécessite beaucoup de pratique.

24. Le Yoga
Née dans les pratiques philosophiques indiennes, C’est une discipline, plus
ou moins complexe, qui se pratique à l’aide de mouvements corporels,
accompagnés d’exercice de respiration.

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La conscience de la respiration apporte aux muscles, aux tendons et aux
articulations en mouvement, l’oxygène nécessaire pour une détente et une capacité
à gagner en flexibilité, en souplesse.
Cette pratique est accessible à n’importe qui, quel que soit son âge, sa
condition physique ou ses croyances.

25. La méditation
Développée dans l’hindouisme et la philosophie indienne, C’est avant tout une
pratique et une expérience à assimiler. La méditation est le couple parfait d’une
posture, d’une prise de conscience et d’un lâcher pris au rythme de ses respirations.
C’est l’art d’être simplement présent. Le but de la méditation est d’apprendre, avec le
temps, à contrôler son corps et son esprit. On devient alors plus attentif aux choses
qui nous entourent et qui nous font du bien.

26. Le rêve éveillé


Développé par Robert Desoille , l’expérience du rêve éveillé permet
d’amener une personne à observer un endroit, une chose, et à exprimer ce qu’elle
voit ou ressent à ce moment précis. D’un point de vue, visuel, sensoriel et/ou
émotionnel. Cette pratique a pour but de résoudre des blocages psychologiques.
Tout en analysant l’état de conscience modifiée dans lequel nous sommes pendant
le rêve éveillé, il est possible de mettre en lumière, des problèmes spécifiques et d’en
donner un sens, pour ainsi exploiter et développer le potentiel nécessaire pour s’en
débarrasser.

27. L’art thérapie


Développé par Marcel Reja, l’art thérapie s’adresse plus particulièrement aux
personnes souffrant de pathologies dues au vieillissement ou de troubles mentaux.
Cependant, elle reste accessible à tout le monde. Ce procédé consiste à utiliser la
création artistique, sans s’attarder sur la qualité ou l’apparence, pour laisser libre
court à son imagination, ses émotions, ses pensées. Cette approche est une des
ressources de la motivation d’innovation. Elle permet de gagner en confiance et
d’éprouver un certain plaisir lorsque nous nous laissons aller à nos aptitudes
créatrices.

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IV LES DOMAINES D’APPLICATION DU DP

Les domaines d’applications du DP sont multiples et variés. On peut entre autres


citer :

 La connaissance de soi en s’intéressant aux objectifs, aux valeurs, aux


passions, à la raison d’être, etc.
 Spiritualité et psychologie : méditation, travail sur l’inconscient, paix
spirituelle, etc.
 Culture physique : bonne nutrition, sommeil et relaxation pour l’équilibre
corporel ;
 Activités professionnelles : études, gestion d’une entreprise, management
des finances ;
 Communication : améliorer l’expression, affirmation de soi et développement
de liens sociaux.
Voici présentés quelques domaines d’application allant du management aux
activités en passant par le coaching et la vie personnelle.

a) En management
Le premier à avoir introduit le développement personnel dans la sphère
professionnelle est Abraham Maslow (1908-1970). Il a proposé une hiérarchie des
besoins sous forme de pyramide, avec, au sommet, l’accomplissement de soi,
défini comme le désir de devenir de plus en plus ce qu’on est et de devenir
totalement ce qu’on est en mesure de devenir. Maslow était persuadé que
seulement une infime proportion des hommes atteignait ce seuil d’auto-
accomplissement – il estima le chiffre à 1 %. Sa vision d’une hiérarchie des besoins
a eu pour fâcheuse conséquence que le stade « supérieur » du développement
personnel a été considéré comme réservé à ceux qui étaient en haut de la pyramide
de l’organisation, tandis que les besoins de la masse d'employés semblaient ne pas
dépasser le stade de la sécurité d'emploi et des bonnes conditions de travail.

Puis, alors que les organisations et les marchés du travail se globalisaient, la


responsabilité de développement des personnes glisse progressivement de
l’entreprise vers l’individu. Ainsi, en 1999, le penseur manager Peter Drucker
constate dans le Harvard Business Review : « Nous vivons un âge d’opportunités

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sans précédent : si vous avez l’ambition et l’intelligence, vous pouvez monter au
sommet du métier que vous avez choisi quel que soit votre point de départ. Mais
avec cette opportunité vient la responsabilité. Les entreprises, aujourd’hui, ne gèrent
plus les carrières de leurs employés ; les travailleurs du savoir doivent effectivement
devenir leur propre Pdg. C’est à vous de vous tailler une place, de savoir quand il est
temps de changer de trajectoire, et de rester engagé et productif pendant une vie de
travail qui dure une cinquantaine d’années. »

Les professeurs en management , Sumatra Ghesha, de la London Business


School, et Christopher Barlett, de la Harvard Business School écrivent de leur côté,
en 1997, que les entreprises doivent manager leurs employés individuellement et
ainsi établir un nouveau contrat de travail. - D'un côté, l’entreprise doit admettre
que le développement personnel crée de la valeur : « la performance du marché ne
découle pas de la sagesse omnipotente des dirigeants mais de l’initiative, de la
créativité et des compétences de tous les employés. »
- D’autre part, les employés doivent reconnaître que leur travail inclut à part entière
cette notion de développement personnel et ainsi « embrasse la force vive de
l’apprentissage continu et du développement personnel. »

b) En coaching (vers 1970)

« Dans le domaine sportif, le coach, c'est l'entraîneur : celui qui accompagne


un athlète (ou une équipe) ; il enseigne, conseille, motive, encourage, stimule. Issu
du monde sportif, le coaching a fait son entrée dans le domaine de l'entreprise, pour,
d'abord, assister les dirigeants, puis, récemment, s'étendre aux personnels
d'encadrement. Le coaching tend à se généraliser à de nombreux secteurs de la vie
privée : de l'éducation au conseil alimentaire. ».

c) Dans la vie personnelle (Méthodes « New Age » et dérives mystiques)

Sur le plan thérapeutique ou spirituel, des méthodes classées sous l'étiquette


« New Age » ont inspiré de nombreuses ramifications du mouvement du
développement personnel. L'inspiration remonte aux années 1920 auprès de la
théosophie (Helena Petrovna Blavatsky), De nombreuses méthodes à vocation

17
mystique ou thérapeutique ont proliféré à partir de cette base, certaines ayant dérivé
vers le sectarisme.

Pour développer sa personnalité, les différentes incarnations du mouvement


New Age ont livré au public, discrètement à travers des groupuscules puis à travers
un marché rémunérateur du développement personnel grand public, une panoplie de
techniques multiples parfois attribuées à l'« Orient » ou à diverses culture
occidentales prémodernes, traitant du corps et/ou de l'esprit comme médiateur de la
maîtrise de soi. De cette nébuleuse sont sorties différentes méthodes qui se
partagent un marché lucratif, le plus souvent en dehors de tout cadre régulateur et
sans la moindre preuve d’efficacité.

Le développement personnel s'applique également au logement avec le


courant du Home organising qui regroupe des techniques de rangement et de tri
des objets pour améliorer son bien-être. Le Home organizing est représenté par la
personnalité populaire Marie Kondo, japonaise experte en rangement.

d) Le développement personnel comme activité


Les pratiques de Développement Personnel (DP) sont couramment sollicitées
dans le management, par exemple, dans la formation initiale et continue des
managers, dans le développement des capacités de management et de leadership
(Hée, 2006 ; Whetten & Cameron, 2011) ainsi que dans les accompagnements
professionnels tels que le coaching (Persson, Rappin & Richez, 2011).
Le développement personnel est une activité économique qui se déploie selon
deux axes : le service aux particuliers et le service aux institutions.

 Le service aux particuliers


Il recouvre la production de livres spécialisés, les séminaires de motivation, les
programmes de formation en ligne, les ateliers, l’assistance individuelle, le coaching
et des techniques comme le yoga, les arts martiaux, la méditation ou encore les
programmes de fitness. Sans pouvoir mesurer ce marché complexe, il semble être
en croissance.

 Le marché du service aux institutions

18
Il est ouvert à des dizaines de millions d’étudiants dans l’éducation supérieure
et des centaines de millions d’employés dans les entreprises, sous la forme de tests
psychologiques, de formations, de programmes de développement des salariés, de
bilans de carrière et de compétences, d’auto-évaluations, de feedbacks, de
coaching, de parrainage, de « mentoring ». Quelques entreprises de conseil se sont
spécialisées dans le développement personnel, mais les entreprises généralistes des
ressources humaines, de recrutement et de stratégie organisationnelle sont
récemment entrées dans ce marché florissant ; sans oublier un grand nombre
d’organismes plus modestes et de professionnels indépendants qui fournissent du
conseil, de la formation et du coaching.

V CRITIQUES DU DP

Il n’existe vraiment pas de définition institutionnelle du DP, d’où le risque de


dérives allant du :

 Charlatanisme sur fond de jeu de poker menteur avec les émotions


personnelles ;
 La manipulation spirituelle et mentale ;
 L’escroquerie intellectuelle ;
 La tentation de verser au sectarisme

a) Le manque de base scientifique


En 2005, Steve Salerno fit un portrait du mouvement de développement
personnel américain qui le montre non seulement comme sans efficacité pour
atteindre ses buts, mais aussi dangereux socialement. Salerno dit que 80 % des
clients du développement personnel sont des clients répétés qui continuent à y
revenir, que le programme les ait aidés ou pas. D'autres, de manière similaire,
soulignent qu'avec les livres consacrés au développement personnel, l’« offre fait
augmenter la demande ». Plus les gens les lisent, plus ils pensent qu'ils en ont
besoin, plus comme une addiction que comme une alliance. Les auteurs de livres de
développement personnel ont été décrits comme travaillant dans le domaine
idéologique, imaginaire, le narratif, bien qu'un vernis de science recouvre parfois leur
travail ; on y trouve aussi régulièrement une armature moralisatrice, normative et
culpabilisante.

19
Les sociologues Edgar Cabanas et Eva Illouz, auteurs de Happycratie :
Comment l'industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies mettent ainsi en garde
contre cette prétendue « science du bonheur » décrite par tant de best-sellers et
d'applications web, et qui n'est qu'une pseudoscience forgée par le marketing. Or,
cette obsession d'un bonheur quantifiable et proclamé par des auteurs douteux mène
bien souvent à des comportements anti-sociaux, au narcissisme et à de nouvelles
frustrations. Dans Smile or Die (2009), l’autrice américaine Barbara Ehrenreich
mettait en garde contre l’intériorisation à outrance des problèmes de vie que
proposent la psychologie positive et le développement personnel : « Si la
psychologie positive dit vrai, à quoi bon plaider en faveur de meilleurs métiers, de
meilleures écoles, de quartiers sûrs ou d’une couverture santé universelle ? ».

b) L’absence de régulation
Le « développement personnel » n'a aucune définition institutionnelle, n'est
encadré par aucune autorité en France ou à l'échelle européenne, et la profession de
« coach en développement personnel » n'est régulée par aucune autorité
professionnelle, même si de petits centres et instituts privés proposent des
formations « diplômantes », délivrant des attestations sans aucune valeur
professionnelle réelle. En conséquence, n'importe qui peut prendre le titre de coach
ou conseiller en développement personnel. La spécialiste Julia de Funès s'étonne
ainsi de l'écart entre les promesses spectaculaires du développement personnel et
l'absence totale de qualification de ses praticiens : « C'est fou qu'on ne demande pas
d'expertise ! Ça ne viendrait à l'idée à personne de se faire opérer du genou par un
type qui a fait 18 mois d'études ; on préfère un chirurgien qui a fait 12 ans. Pour
l'esprit, apparemment, on est plus laxiste. Pourquoi ? » Dr. Julia de Funès.
« Certains praticiens intervenant dans le champ de la psychologie, du bien-
être, de la relation d’aide, de la « réénergisation » et de nombreuses autres
méthodes non éprouvées usent, afin de contourner [la] réglementation, de titres tels
que : psy praticien, thérapeute, praticien en..., psycho praticien certifé... naturopathe.
Il convient donc d’être vigilant quant à ces nouvelles appellations. »
c) Les dérives sectaires
Le développement personnel n'ayant pas de définition institutionnelle, un
grand nombre de pratiques sans lien entre elles peuvent être proposées par des
individus sous cette bannière. En conséquence, cette nébuleuse est régulièrement

20
pointée du doigt par les organisations ou commissions de lutte contre les dérives
sectaires.
Des universitaires, des médias et des pouvoirs publics jugent que certaines
des méthodes utilisées sous le couvert de développement personnel peuvent être
nébuleuses ou même dangereuses, s'inspirant des spiritualités, psychologies « New
Age » et pseudosciences sans base scientifique. Ses promesses de bonheur
seraient susceptibles d'abuser la vulnérabilité de certaines personnes pour présenter
un danger pour la santé et certains groupes sectaires comme la scientologie ont été
accusés de se servir des formations au développement personnel pour recruter de
nouveaux adeptes. Le développement personnel s'est ainsi vu cantonné à la vente
par correspondance pendant plusieurs décennies, par exemple avec les Éditions
Godefroy, Marabout, ou les Éditions Reuille en Suisse, mais depuis les années 2000
l'essor spectaculaire des rayons sur ce thème dans les librairies grand public en fait
un acteur économique puissant, avec de nombreux best-sellers dont la recette
principale est souvent accusée de reposer principalement sur la flatterie narcissique
du lectorat, voire la manipulation grossière de sa naïveté.
Le médecin et criminologue Jean-Marie Abgrall est l'auteur de plusieurs
enquêtes sur le sujet (comme La mécanique des sectes en 1996 ou Les Charlatans
de la santé en 1998). Il décrit ainsi le phénomène :
« Profitant de l’attirance grandissante du public pour les thérapies alternatives
et les médecines douces, les groupes les plus divers investissent, depuis plusieurs
décennies mais plus encore aujourd’hui dans des proportions inquiétantes, le
domaine de la santé et du bien-être par une multitude d’offres de soins et
d’accompagnement au développement personnel, assorties de promesses de
guérison et de vie harmonieuse ici-bas et même au-delà.
Ce succès génère des risques divers, depuis l’escroquerie pure et simple
jusqu’à la dérive « thérapeutique », voire sectaire au sens des critères retenus par
les pouvoirs publics. »
Selon la fiche de la commission de lutte contre les dérives sectaires,
intitulées« Comment reconnaître un charlatan ou un pseudo thérapeute
sectaire ? », parmi les principaux traits récurrents qui définissent un charlatan, la
mission note les promesses miraculeuses, la mise en valeur de bienfaits impossibles
à évaluer ou mesurer (en termes de karma, d'aura, d'énergétique, etc.), la promesse
d'une prise en charge globale (prétention holiste) agissant autant sur le corps que

21
l'esprit voire l'âme, et l'utilisation d'un vocabulaire technique opaque (« ondes
cosmiques, cycles lunaires, dimension vibratoire, purification, énergies, cosmos,
conscience... »). D'ailleurs cette commission affirme également qu'entre 10 et 20 %
des signalements qu'elle reçoit sont liés au « coachs de développement personnel »

VI QUELQUES OUVRAGES DE REFERENCES DU DP

1. Norman Vincent PEALE The Power of Positive Thinking (Comment


Transformer les émotions négatives en attitudes positives) ;
2. Dale Carnegie : Triomphez de vos soucis : vivez que diable (1949) ;
3. Dale Carnegie : comment se faire des amis
4. Richard Bandler et John Grinder : La Programmation Neuro-Linguistique
(1970)
5. Robert Kiyosaki et Sharon L. Lechter : Père Riche Père Pauvre (Devenir riche
ne s’apprend pas à l’école), Les Editions Un Monde Différent, 1947.
6. Napoleon Hill, Réfléchissez et devenez riche

22
MODULE 2

LE DEVELOPPEMENT PERSONNEL ET PROFESSIONNEL


CONSEILS POUR RENFORCER ET MAINTENIR UNE HAUTE ESTIME DE SOI

Adopter consciemment des attitudes et un comportement positifs peut non seulement


influencer votre estime personnelle mais avoir un impact sur votre entourage qui
reconnaîtra systématiquement cette approche et imitera souvent votre
comportement.
1. Gardez à l’esprit que vous êtes un être humain unique doté d’une valeur unique.

2. Considérez vos erreurs (et celles que font les autres!) comme des opportunités
qui vous permettront d’apprendre et de grandir.

3. Utilisez des affirmations positives comme levier pour rehausser votre propre
estime. Essayez de programmer votre esprit pour penser et formuler des
affirmations positives en ce qui vous concerne. Servez-vous en pour méditer, et
chaque jour, n’hésitez pas à les répéter. Des exemples d’affirmations positives
sont proposés ci-dessous.

4. Acceptez les compliments avec reconnaissance. Les écarter ou les ignorer ne fait
que renforcer le sentiment que vous ne les méritez pas ou que vous n’êtes pas
digne de recevoir des éloges.

5. Nouez des relations avec des gens positifs qui vont vous soutenir. Les personnes
que nous fréquentons ont une grande influence sur nos pensées, nos actions et
notre comportement. Il n’est pas nécessaire de passer du temps avec des
personnes qui n’encouragent pas votre valeur positive. Pour faire grandir l’estime
de soi, il est crucial d’avoir une part active dans le choix de ses relations et
d’éviter les personnes qui véhiculent des sentiments négatifs, et vous entourer de
personnes qui, par leurs attitudes positives et leur soutien, vous valorisent.

6. Reconnaissez vos qualités positives et vos compétences. Apprenez à identifier et


à affirmer vos nombreux atouts de façon régulière.

7. Apportez une contribution positive aux autres. En faisant cela, vous éprouverez
vous-même un sentiment de valorisation, ce qui participera à accroître votre
propre valeur et rehausser votre estime de soi.

23
8. Participez à des activités et des travaux que vous aimez. Très souvent, les
individus qui ont une faible estime de soi abandonnent les activités qu’ils aiment
le plus.

QUESTIONS
1° Résumez ce texte en 60 mots (tolérance 10%)
2° Expliquez et commentez les deux citations suivantes : “Avant de pouvoir se
lier d’amitié avec quelqu’un d’autre, il faut être ami avec soi-même.” (Eleanor
Roosevelt)
“Apprendre à s’aimer, c’est le plus grand des amours” (Whitney Houston)
3° Pensez-vous au jugement que suscite votre comportement et comment il peut
influencer les personnes pour qui vous servez de modèle?
4° Quel potentiel souhaitez-vous développer dans le cadre de votre éducation ou
votre carrière? Dans le cadre de votre vie privée/de famille? Dans le cadre d’une
autre activité de loisirs?
5° Pouvez-vous facilement reconnaître vos propres qualités de leadership? Est-ce
plus facile de déceler les qualités de leadership chez les autres? Merci de donner
des exemples qui confirmeront vos idées.

MODULE 3

LE DEVELOPPEMENT PERSONNEL ET PROFESSIONNEL


LA GESTION DU TEMPS
La vitesse s’impose comme seul paradigme de gestion et le risque du modèle unique
augmente à proportion. Bien que l’astrophysique moderne ait introduit le concept
d’espace/temps pour rendre compte de la relativité du temps, nous continuons à le vivre
comme un écoulement irréversible. Dans la vie professionnelle, nous le pensons comme une
valeur constante et identique pour tous. Le gain de productivité est un tyran exigeant. Avec
l’électronique, nous avons gagné du temps sur le temps. Le temps réel devient celui des
puces informatiques, des machines à communiquer et les transactions vont à la vitesse de la
lumière.

24
Derrière le culte de l’urgence se cache des contenus de temps très hétérogène … La
gestion du temps ne répond pas à un modèle universel. Les Asiatiques sont réputés être
capables de s’investir sur le long terme ; les Américains seraient au contraire d’incorrigibles «
courtermistes » … Pour être bons, certains managers ont besoin de s’y prendre à l’avance,
d’organiser leur espace et leur temps ; d’autres en revanche aiment subir une contrainte,
une urgence qui les aiguillonne et les force à réagir, à se dépasser.

1° Les maladies de la gestion du temps


Les managers souffrent de diverses maladies dont l’origine est à rechercher dans leur
rapport au temps.

Le manque de temps
1 – N’accomplissez-vous qu’en fin de journée ce que vous aviez prévu de faire le matin ?
2 – Vous arrive-t-il de ne pas réaliser vos priorités à cause des nombreux imprévus ou
urgences ?
3 – Trouvez-vous du temps pour les tâches importantes mais non urgentes ?
4 – Terminez-vous au fur et à mesure les tâches ou dossiers commencés ?
5 – Rangez-vous votre bureau ; mettez-vous de l’ordre dans vos documents papier ou
électroniques, améliorez-vous votre système de classement ?

Le fait de manquer continuellement de temps ! La liste des priorités s’allonge sans cesse. Les
tâches prennent plus de temps que prévu. Les objectifs à réaliser ne sont jamais clairs. Les
projets ont tendance à se compliquer en cours de route. On souffre d’attendre, de passer
après les autres. On éprouve de la difficulté à obtenir à temps les informations ou le travail
promis, ce qui met tout le monde en retard. Les journées ne sont pas assez longues !

Les causes probables


Elles ont souvent trait à la difficulté de bien évaluer la durée des projets, les étapes à
prévoir et les échéances à respecter. La personne qui dit manquer de temps a souvent une
difficulté à évaluer sa charge de travail quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle. Il y a
vraisemblablement une difficulté à évaluer l’ampleur et la complexité des objectifs à réaliser.
L’agenda est souvent bousculé par des changements de dernière minute.

Comment lutter contre le manque de temps


1 – Définir les priorités.

25
2 – Prévoir une durée réaliste (et non magique…) pour les tâches à accomplir.
3 – Intégrer les échéanciers dès la formulation des projets.
4 – Intégrer une marge de sécurité qui prévoit les imprévus et les urgences.
5 – Visualiser à l’avance les emplois du temps hebdomadaire et mensuel.
6 – Synchroniser systématiquement les priorités et les disponibilités avec celles des autres
membres de l’entreprise concernés et éventuellement avec les partenaires extérieurs.

Le manager qui souffre de manque de temps doit souvent faire des heures
supplémentaires, quitter le bureau le dernier. Le weekend, il apporte des dossiers à la
maison. Son aspect physique est celui d’une personne qui dort peu, se sent surchargée,
fatiguée et pense constamment à ses futures vacances.

Les symptômes
Le sujet est constamment dans l’urgence. À cause de nombreux imprévus et
urgences en fin de journée, il se plaint de n’avoir pu réaliser ses priorités. Il a tendance à
entreprendre à la dernière minute une tâche importante, parce qu’il reporte à plus tard les
tâches dont l’échéance est éloignée.

Les causes probables


La propension à aimer agir sous tension et à ne pouvoir jamais s’arrêter tant le
sentiment de danger et d’urgence agit comme une véritable drogue. Ce type de manager a
le culte de l’action et la planification lui paraît une activité subalterne. Dès lors, puisque seule
l’activité compte, tout est priorité confondue avec l’urgence, elle-même confondue avec
l’importance.

Les conséquences
Le manager atteint de cette pathologie est un pompier pyromane : il éteint les feux
qu’il allume lui-même. Il perd beaucoup de temps (ou en fait perdre aux autres) à traquer
les informations dont il a besoin dans les dossiers qui encombrent son bureau.

Les remèdes à l’urgence


1 – Définir ses priorités en fonction de sa fonction.
2 – Déléguer les autres tâches en utilisant un système de compte-rendu et de contrôle.
3 – Se limiter à quelques dossiers importants et urgents et les traiter complètement.

26
Les constantes interruptions
Les symptômes
Le manager se plaint d’être constamment interrompu dans son travail par des
collègues, des visiteurs, des patrons qui entrent en coup de vent dans son bureau pour lui
demander des informations urgentes, parler des dernières rumeurs internes ou commenter
les résultats du match de football. Il est aussi dérangé par le téléphone, les mails et les
portables qui émettent leurs sonneries personnalisées. Le sujet se plaint que l’environnement
de travail soit peu propice à la concentration : bureaux paysagers, portes ouvertes,
conversations bruyantes, réunions de couloir…

1° On constate que l’on est fréquemment interrompu par le téléphone ?


2° On constate que l’on est fréquemment dérangé par des collègues, des subordonnés, des
visiteurs non attendus ou son patron.
3° On constate que l’on est submergé par le volume de messages électroniques reçus.
4°On constate qu’on ne peut faire respecter par les autres des règles de fonctionnement et
des comportements agréables et productifs.

Les causes probables


L’information nécessaire à la réalisation du travail peut être imprécise ou non
disponible. Tout le monde informe sur tout et tout le monde se réunit au moindre problème
et donne son avis sur tout.

Les conséquences
Les pertes de concentration, les interruptions fréquentes sont cause d’erreurs. Le
manager a le sentiment d’être persécuté et se plaint de ne pouvoir commencer à travailler
que lorsque les autres s’arrêtent de le faire !

Les remèdes aux interruptions


1 – Savoir imposer une réorganisation de la manière de travailler.
2 – Fermer sa porte et ne l’ouvrir qu’à des heures fixes.
3 – Gérer les files d’attente.
4 – Bloquer des tranches horaires pour effectuer les tâches récurrentes : messages, coups
de fil, entretiens…
5 – Ne participer qu’aux réunions que l’on juge importantes.

27
Ne pas savoir dire non

Les symptômes
Le manager a peur de refuser. Les urgences de dernière minute, les échéances
irréalistes, les attentes disproportionnées par rapport aux ressources disponibles, surtout si
elles viennent de clients ou de supérieurs, sont acceptées. Il fait toujours passer les besoins
des autres avant les siens.

Les causes probables


Le manager manque de confiance en lui. Il recherche une valorisation dans le regard
de l’autre dans la mesure où il a une réelle difficulté à s’affirmer, à négocier, à affronter les
réactions d’hostilité. Il y a à la fois une survalorisation de sa propre personne et une peur
irraisonnée de déplaire, de paraître incompétent, de donner l’impression de ne pas vouloir
collaborer.

1° Éprouvez-vous une réelle difficulté à refuser des demandes irréalistes ou à tenir des
échéanciers trop serrés ?
2° Éprouvez-vous une réelle difficulté à renégocier avec votre supérieur hiérarchique une
charge de travail trop élevée ?
3° Éprouvez-vous une réelle difficulté à faire accepter par les clients (internes ou externes)
que l’on ne peut les servir tous en même temps, ni à la dernière minute ?
4° Éprouvez-vous une réelle difficulté à ne pas toujours faire passer les demandes et les
priorités des autres avant les vôtres ?
5° Éprouvez-vous une réelle difficulté à équilibrer votre temps professionnel et personnel.

Conséquences
Il s’agit d’une réelle difficulté à vivre qui ne peut se traiter par une simple réorganisation de
la gestion du temps. Il faut engager un travail sur soi en profondeur.

Remèdes pour savoir dire non


Les remèdes sont à la hauteur du mal :
- Savoir dire non et s’entraîner à le dire une, deux, trois, quatre fois par jour.
- S’entourer de relations contractuelles formelles qui obligent tous les contractants.

28
- Prévoir longtemps à l’avance les formes d’un management de projet qui impliquent
des étapes et des évaluations formelles avec compte-rendu et répartition des tâches.

Les règles de la gestion du temps (cf Matrice d’Eisenhower)


En matière de gestion du temps, les recettes miracles n’existent pas parce que chacun
cultive son propre rapport au temps. D’une certaine façon, bien gérer son temps c’est
accepter qu’on n’ait pas le temps de tout faire, connaître ses limites et, partant, établir des
priorités. Donner du temps à chaque priorité, c’est accepter une certaine lenteur.

Questions
1° Résumez ce texte en 100 mots (tolérance 10%)
2° Quels sont les voleurs de temps et comment faire pour les juguler ?
3° Comment expliquer que nous avons tous 24 heures par jour mais certains
réussissent plus que d’autres ?
4° Les réunions de travail peuvent-elles être considérées comme des voleuses de
temps ? Comment faire pour résoudre ce problème ?
5° Quel est le canevas d’organisation et de gestion d’une réunion saine et peu ou
pas chronophage ?
6° Expliquer le principe de la Matrice d’Eisenhower et justifier sa pertinence.

AUTRES THEMES SUGGERES

 La gestion du stress
 Parler en public
 Affirmer son leadership
 Conduire l’entretien d’évaluation
 Evaluer la compétence
 Evaluer la performance
 Détecter le potentiel
 Conduire le changement
 Le coaching
 Développer l’intelligence économique
 Partager l’intention stratégique
 Décider
 Contrôler l’action.

29
TRAVAUX DIRIGES 1

1° Quel nom donne-t-on à la figure ci-dessus ? En quoi est-elle utile ou importante en


management ? 3 Pts

2° Expliquez et commentez ce qu’un manager doit faire dans chacun des quatre cas de
figure présentés dans le schéma ci-dessus. 4 Pts

3° Identifiez quatre tâches en entreprise correspondant chacune à un de ces encadrés. 3


Pts

30
4° Expliquez et commentez les deux citations suivantes : “Avant de pouvoir se lier d’amitié
avec quelqu’un d’autre, il faut être ami avec soi-même.” (Eleanor Roosevelt)
“Apprendre à s’aimer, c’est le plus grand des amours” (Whitney Houston).
Quelles connivences ces réflexions ont-elles avec le développement personnel
et professionnel ? 5 Pts

5° Identifiez cinq voleurs de temps et dites comment faire pour les juguler. 5
Pts

N° Les voleurs de temps Comment les juguler


1
2
3
4
5

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

TRAVAUX DIRIGES 2

1° Expliquez le quadrant du cashflow de Kiyosaki ci-dessus

31
2° Comment peut-on caractériser les personnes situées à gauche du quadrant ? Comment
peut-on caractériser les personnes situées à droite du quadrant ?

3° Dans quel état d’esprit peuvent-être les personnes situées à gauche du quadrant
lorsqu’elles basculent à gauche ? A l’examen de ce quadrant du cashflow comment
comptez-vous vous organiser après votre formation pour obtenir votre indépendance
financière à défaut d’être riche ?

4° Alphonse Karr affirme que « si on veut gagner sa vie, il suffit de travailler. Si on veut être
riche, il faut faire autre chose ». Que vous inspire cette pensée à l’examen du quadrant du
cashflow ?

5° Jacques Salomé affirme que « la pire pauvreté n’est pas dans ce qui nous manque mais
dans l’ignorance de ce que nous avons ». Dans la même mouvance A. Onassis estime que
« la pauvreté est une maladie mentale » Dites ce que vous en pensez à l’examen de vos
connaissances en développement personnel et professionnel.

BIBLIOGRAPHIE

 Edgar Cabanas et Eva Illouz (trad. de l'anglais), Happycratie : Comment


l'industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies, Paris, Premier Parallèle,
2018, 260 p.
 Laurent Bertrel, Le petit dictionnaire des thérapies : Les méthodes essentielles
pour une vie épanouie, Asnières, Le Temps Présent, 2011
 Bob Aubrey, L'entreprise de soi, Flammarion, 2000
 Christophe André, « Développement personnel. À la recherche du bonheur »,
Sciences Humaines, numéro spécial no 7, septembre-octobre 2008, p. 72-73
 Lionel Bellenger et Philippe Pigallet (dir.), Dictionnaire de la formation et du
développement personnel, ESF, 1996, 335 p.
 Valérie Brunel, Les managers de l'âme. Le développement personnel en
entreprise, nouvelle pratique de pouvoir ?, La Découverte, 2004, 192 p.
 Jean-Christophe Durieux et Hannah Besser, Développement personnel et
professionnel : pour s'épanouir au jour le jour, 2006, 223 p.
 Robert Ebguy, Je hais le développement personnel, Eyrolles, 2008, 209 p.
Michel Lacroix, Le développement personnel (préface de Christophe André),
Flammarion, 2004, 158 p.
 Edmond Marc, Guide pratique des psychothérapies : approche, techniques,
fondateurs, lieux, Paris, 2000 (1re éd. 1981) ; nouvelle édition 2008
 Pierre Philippot, « Les voies du changement personnel », Sciences Humaines,
Hors-série no 40, mars-avril-mai 2003
 Romilla Ready, Kate Burton, Rob Wilson et Rhena Branch, Le Développement
personnel pour les Nuls, First, 2008, 649 p.
 Christian Godefroy, La Dynamique Mentale ou comment développer vos
facultés paranormales, Robert Laffont 1976

32
 Nicolas Marquis, Alain Ehrenberg, Du bien-être au marché du malaise - La
société du développement personnel, Presses universitaires de France, 2014,
212 p.
 Catherine Thibaux, Les clefs d'un mentoring réussi, éditions Studyrama, 2019,
227 p.
 Julia de Funès, Développement (im)personnel : Le succès d'une imposture,
Paris, Editions de L’observatoire, 2019, 176 p..

33