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Mesure de Débit

Débitmètres à organes déprimogènes

Les différents types

Le débitmètre à pression différentielle est constitué de deux dispositifs mécaniques


réunis par des tubes de liaison :

 un organe déprimogène ou élément primaire, créant la différence de pression


 un appareil de mesure ou élément secondaire, pour mesurer en permanence cette
différence de pression et pour donner automatiquement la valeur du débit
instantanée.

Les principaux organes déprimogènes sont :

 le tube de Pitot
 le tube de Venturi
 le diaphragme
 la tuyère
La mesure des pressions statique et totale permet de connaître la vitesse du fluide.

2. Tube de
Venturi

On crée un étranglement dans la canalisation et on mesure les deux pressions


statiques. On en déduit alors la mesure la vitesse et le débit.
Le théorème de Bernoulli pour un écoulement sans frottement s'écrit :

D'après l'équation de continuité, VBSB=VASA=qV et VB>VA donc pA>pB


La différence de pression aux bornes du tube de Venturi est proportionnelle au carré
du débit. De l’équation précédente on déduire le débit volumique :
Débitmètres électromagnétiques

Principe de fonctionnement

Le principe est basé sur la loi d’induction électromagnétique de Faraday. Le fluide qui
traverse le débitmètre constitue un élément conducteur qui génère une tension induite
par le champ magnétique produit par deux bobines d’induction alimentées en courant
alternatif. Cette tension est linéairement proportionnelle à la vitesse du passage du
fluide.

U = K* V * D * B
Avec :
U : tension induite ( Volt )
B : champs magnétique ( Torr )
D : diamètre de la conduite (m)
V : vitesse du fluide
K : constante du capteur.
L’induction magnétique B ( 10-3 à 10-2 Torr ) est produite par deux bobines placées de
part et d’autre de la conduite de mesure. Celle-ci est réalisée en matériau amagnétique
et elle est revêtue sur sa surface intérieure d’une couche isolante. Le signal de tension
induite est capté par deux électrodes en contact conductif avec le fluide, soit par
système capacitif, sans contact. Un convertisseur de mesure amplifie le signal et le
transforme en un signal conventionnel (4-20 mA).

Avantages

 La mesure ne dépend pas des caractéristiques physiques du fluides (pression ,


température, densité, viscosité, conductivité électrique, encrassement des
électrodes…) ce qui permet de mesurer les débits des liquides chargés en
particules solides de pulpes, de pâtes ou de boues dans presque tous les secteurs
industriels. La seule condition pour leur mise oeuvre est que le produit à mesurer
présente une certaine conductivité électrique minimale de l'ordre de quelques
µS/cm;
 La mesure indépendante de la répartition des vitesses dans la canalisation (donc
on peut le placer en cas de coude, vanne …) ;
 Pas de perte de charge ;
 Absence de pièces mobiles ;
 Grande précision et répétabilité;
 Résistance à la corrosion.

Débimètre mécanique

Principe de fonctionnement

Un corps d’épreuve placé dans la conduite de mesure est mis soit en rotation (rotor de
turbine) soit en déplacement (flotteur de rotamètre, palette) sous l’effet de la vitesse
du fluide. Un capteur approprié, tachymètrique dans le premier cas, de position dans
le second cas, délivre un signal électrique qui est proportionnel au débit.

1- Débitmètre à turbine

L’écoulement du fluide entraîne la mise en rotation d’une turbine placée dans l’axe de
la conduite de mesure. Sa vitesse de rotation qui est mesurée par un tachymètre, est
proportionnelle à la vitesse d’écoulement du fluide. La vitesse de rotation de la turbine
peut être mesurée par l’intermédiaire d’un capteur inductif. Le passage de chaque pale
devant le capteur influe sur le champ magnétique, la variation de flux dans la bobine
réceptrice engendre une impulsion à chaque passage. Le nombre d’impulsion par
unités de temps (fréquence) est proportionnel au débit instantané :
Avec :
qv : débit (m3/h)
f : impulsion par seconde (fréquence)
K : coefficient d’étalonnage.

2- Rotamètre

Un rotamètre est constitué d’un petit flotteur placé dans une conduite verticale
conique. Le flotteur est en équilibre sous l’action des forces suivantes :
- poussée d’Archimède : ρ . V .g
- poids du flotteur : ρo . V .g = M .g
- force de traînée : ρ . So .Cx .U² / 2

avec :
g : accélération de la pesanteur
ρ : masse volumique du fluide
ρo : masse volumique du flotteur
V : volume du flotteur
Cx : coefficient de traînée
M : masse du flotteur
U : vitesse du fluide
Condition d’équilibre :

ρ . V .g + ρ . So .Cx .U² / 2 = ρo . V .g

On peut montrer que le débit est proportionnel au déplacement du flotteur.

3- Débitmètre à palettes

La palette est soumise à la force exercée par l’écoulement du fluide, à son poids et
éventuellement à l’action d’un ressort de rappel.
La position d’équilibre de la palette est fonction du débit et peut être converti en
signal électrique à l’aide d’un potentiomètre dont l’axe est fixé à celui de la palette.
Débitmètres ultrasoniques

Un émetteur ultrasonique émet des ondes sonores, la mesure du temps mis par le
signal pour parcourir la distance L nous permet de connaître la vitesse du fluide.(
Fig.IV.10 )
Le temps mis par l’onde ultrasonore pour aller de l’émetteur vers le récepteur est :

C : vitesse de propagation du son dans le fluide au repos


U : vitesse du fluide
α : angle formé par la direction de l’écoulement et la direction définie par le couple
émetteur/récepteur.
La connaissance du temps t permet alors de déterminer la vitesse U, et par suite le
débit Q connaissant la section de la conduite.

Débitmètre de masse thermosensible

L’appareil comporte :

 Un tube métallique à paroi mince horizontal dans lequel circule fluide


 Deux résistances de chauffe à fort coefficient de température disposées
symétriquement. Ces résistances sont parcourues par un courant stabilisé.
 Un récepteur type pont de Wheatstone mesure le déséquilibre des résistances
proportionnel à l’écart de température amont - aval.

S’il y a un mouvement de fluide, la résistance amont se refroidit et celle de l’aval


s’échauffe ; l’écart est proportionnel au débit.