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MANUEL DE BIOSÉCURITE

POUR LES LABORATOIRES DE


NIVEAU DE CONFINEMENT II

Version 1 juin 2011


Préface

Afin d’assurer un milieu de travail et de formation sain et sécuritaire, le comité de


biosécurité doit veiller à ce que les consignes de biosécurité, telles que stipulées par
les agences réglementaires, soient respectées par chacun des membres de la
communauté.

Le manuel de biosécurité instaure les consignes pour encadrer toutes les activités de
recherche se déroulant sur le campus Laval de l’INRS et impliquant l'utilisation
d’agents pathogènes des groupes de risques 2, certaines toxines, ainsi que tout
matériel biologique potentiellement contaminé. Il se veut un outil de formation
complémentaire aux cours offerts, aux autres manuels institutionnels, aux guides et
aux normes réglementaires.

Les consignes de travail normalisées assurent un certain niveau de sécurité pour tout
le personnel dans les laboratoires et les services de soutien.

Nous vous demandons de suivre ces consignes avec rigueur pour établir une culture
de travail sécuritaire et garder un climat de confiance entre tous les intervenants
concernés.

Angela Pearson
Professeure au centre INRS-Institut Armand-Frappier
Présidente du comité de biosécurité

Charles Dozois
Directeur du centre INRS-Institut Armand-Frappier
Membre du comité de biosécurité
Table de matières

1. Introduction 5
1.1 Objectifs du manuel 5
1.2 Demande d’attestation de biosécurité 5
1.3 Permis d’importation 6
1.4 Inventaire d’agents pathogènes et toxines 7
1.5 Formation 8

2. Accidents de travail 9
2.1 Infections contractées au laboratoire 9
2.2 Les différentes voies de contamination 9
2.3 Exposition à des agents pathogènes 10
2.4 Protocol post exposition 10
2.5 Premiers soins 11

3. Groupe de risque des agents pathogènes 12


3.1 Pathogènes humains 12
3.2 Pathogènes affectant les animaux 12

4. Précautions pour certaines activités 13


4.1 Culture cellulaire 13
4.2 ADN recombinant 13
4.3 Liquides biologiques et tissus non fixés 14
4.4 Travail avec les animaux 14
4.5 Manipulation des primates non-humains 15

5. Équipements de protection personnelle 16


5.1 Sarrau et souliers 16
5.2 Lunettes et visière 16
5.3 Gants 16
5.4 Masque 17
5.5 Appareil de protection respiratoire 17

6. Équipement de laboratoire 18
6.1 Enceinte de sécurité biologique 18
6.2 Incubateur 19
6.3 Centrifugeuse 19
6.4 Utilisation des systèmes de pompe à vide 20
6.5 Aiguilles et seringues 20
6.6 Pipettes 20
6.7 Appareil générateur d’aérosol 21
6.8 Microtome et cryostat 21
6.9 Matériel lyophilisé 21
6.10 Réparation d’appareil de laboratoire 22

7. Stérilisation et décontamination 23
7.1 Méthode de décontamination 23
7.2 Choix des désinfectants 25
7.3 Préparation des désinfectants et temps de contact 28
7.4 Préparation du matériel pour stérilisation 28

Manuel de Biosécurité iii


8. Gestion des déchets 29
8.1 Déchets biologiques 29
8.2 Déchets chimiques et radioactifs 30
8.3 Transport des déchets vers l’autoclave 30
8.4 Disposition des déchets biologiques 31

9. Déversement 32
9.1 Kit de déversement 32
9.2 Déversement à l’extérieur d’une enceinte de sécurité 32
9.3 Déversement à l’intérieur d’une enceinte de sécurité 33
9.4 Déversement dans le double fond de l’enceinte 33
9.5 Déversement dans une centrifugeuse 33

10. Entretien des laboratoires 34


10.1 Entretient par le personnel de laboratoire 34
10.2 Entretien par le personnel d’entretien ménager 34
10.3 Désinfection d’un laboratoire 34

11. Transport de matériel biologique 35


11.1 Transport de matériel potentiellement infectieux 35
11.2 Transport d’un édifice à l’autre 35
11.3 Transport des déchets 35
11.4 Transport de contenant d’azote liquide 35
11.5 Transport à l’extérieur du campus 35

12. Circulation 37
12.1 Circulation en dehors de la zone laboratoire
12.2 Circulation dans la zone laboratoire 37
12.3 Circulation vers la laverie 37
12.4 Circulation entre le CBE et les autres édifices 37

13. Références 38

Manuel de Biosécurité iv
1. Introduction

1.1 Objectifs du manuel

Ce manuel s’adresse à toute personne qui manipule ou peut être en contact avec du matériel
potentiellement infectieux. Il décrit les recommandations et les procédures établies à l’INRS
campus Laval pour la manipulation de matériel biologique de niveau de confinement 2.

Ce manuel doit être accessible dans tous les laboratoires. Il est complémentaire et ne remplace
pas les documents suivants :

- Lignes directrices en matière de biosécurité en laboratoire. Troisième édition 2004.


Publié par l’Agence de la Santé Publique du Canada (ASPC)1
- Normes sur le confinement des installations vétérinaires2. Publié par l’Agence
Canadienne d’Inspection des Aliments (ACIA). Disponible en format électronique
seulement à l’adresse suivante :
http://www.inspection.gc.ca/francais/sci/bio/anima/convet/convetf.pdf
- Manuel d’Hygiène, santé et sécurité au travail de l’INRS campus Laval
- Manuel de radioprotection de l’INRS.

Pour les manipulations d’agents pathogènes du groupe de risque 3, il faut se référer au


« Manuel des procédures de fonctionnement et de sécurité pour les installations de NC3»
ou aux procédures développées pour le niveau de confinement 3 du CNBE.

1.2 Demande d’attestation de biosécurité

Le comité de biosécurité collabore avec les chercheurs pour l’évaluation du risque pour chaque
projet de recherche impliquant un risque biologique. Il doit aussi s’assurer que le personnel
travaillant dans les laboratoires de l'INRS campus Laval a reçu la formation et l’information
nécessaire pour exécuter ses tâches en toute sécurité.

Pour ce faire, les chercheurs doivent remplir le formulaire « Demande d’attestation de


biosécurité» avant le début de chaque projet de recherche comportant un risque biologique
potentiel du groupe de risque 2.

Plus spécifiquement, une demande d’attestation doit être remplie pour les projets qui incluent les
manipulations suivantes :

1. Culture ou concentration d’agents pathogènes du groupe de risque 2 et d’autres agents


infectieux nuisibles à l’environnement.

2. Manipulation de spécimens pour diagnostic ou tests analytiques provenant de sources


inconnues ou potentiellement infectieuses.

3. Tout matériel provenant de primates non humains (ex. : tissus, sang, cultures cellulaires
primaires).

4. Tout matériel potentiellement infectieux comme les cultures cellulaires (autre que le
groupe de risque 1), les tissus humains ou d’animaux et les liquides biologiques.

5. Toute manipulation génétique qui peut augmenter le niveau de risque d’un organisme.

Manuel de Biosécurité 5
6. Projet incluant des animaux qui peut représenter un risque d’infection pour l’humain ou
d’autres animaux.

1.3 Permis d’importation

1.3.1 Permis d’importation d’agent anthropopathogènes et de toxines

Les permis d'importation des agents anthropopathogènes et des toxines qui figurent dans
l’annexe 1 de la « Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines3 » sont émis par la
« Direction de la réglementation des agents pathogènes » (DRAP) de l’ASPC. L'obtention d'un
permis est obligatoire pour importer tout agent anthropopathogène, toxine ou lignée cellulaire
nécessitant un niveau de confinement 2.

Pour faire la demande de permis, le responsable du laboratoire doit remplir les deux formulaires
suivants :

- Demande de permis
http://www.phac-aspc.gc.ca/lab-bio/permits/assets/pdf/permit_application.pdf

- Liste de contrôle « Niveau de confinement 2 : Exigences physiques et opérationnelles


conformément aux lignes directrices en matière de biosécurité en laboratoire».
http://www.phac-aspc.gc.ca/lab-bio/permits/imp-permit/index-fra.php

La liste de contrôle NC2 doit être complétée dans les cas suivants :
- si vous voulez faire une demande de permis d’importation
- si votre plus récente liste de contrôle date de plus de deux ans
- si votre laboratoire a déménagé depuis votre dernière demande

Le responsable de la biosécurité doit vérifier et contresigner la liste de contrôle.

La DRAP émet une lettre de conformité et un permis d'importation si elle estime que vos
installations sont conformes aux exigences physiques et opérationnelles décrites dans les
« Lignes directrices en matière de biosécurité en laboratoire, 3ième édition, 2004 ».

La lettre de conformité est valide pour une période de deux ans renouvelable.

Le permis d'importation et la lettre de conformité doivent être joints à la demande d’achat de


toutes matières potentiellement infectieuses du groupe de risque 2.

À la réception du permis et de la lettre de conformité, une copie doit être remise au


responsable de la biosécurité.

Noter que si l’agent pathogène à importer est susceptible d’infecter les animaux, il faut
aussi obtenir un permis d’importation de l’ACIA.

Manuel de Biosécurité 6
1.3.2 Permis d’importation d’agents pathogènes associés aux maladies des animaux

Les permis d’importation des agents zoopathogènes sont émis par l’agence canadienne
d’inspection des aliments (ACIA). Si des agents zoopathogènes sont importés au Canada avec
un permis d'importation restreignant leur distribution, il est nécessaire d'obtenir une approbation
additionnelle de l’ACIA avant de pouvoir les transférer d'un endroit à un autre.

Pour l’obtention d’un tel permis l’ACIA demande que le laboratoire soit conforme aux « Normes
sur le confinement des installations vétérinaires2». Ces exigences s’appliquent à tous les
laboratoires canadiens manipulant des agents pathogènes pouvant infecter les animaux ou des
agents zoopathogènes.

Pour faire une demande de permis, le responsable du laboratoire doit compléter et signer les
formulaires suivants :

- Demande de permis
http://www.inspection.gc.ca/francais/for/pdf/c5083perimpf.pdf

- Certification des installations pour l’importation d’agents zoopathogènes


http://www.inspection.gc.ca/francais/for/pdf/c5083apazf.pdf

- Liste de vérification - Installations manipulant des agents pathogènes d’animaux de


niveau de confinement 2
http://www.inspection.gc.ca/francais/sci/bio/anima/path/inspect/appnivf.pdf

Le responsable de la biosécurité doit vérifier et contresigner la certification des installations et la


liste de contrôle.

L’ACIA émet une lettre de conformité et un permis d'importation si elle estime que vos
installations sont conformes aux normes.

Veuillez noter que l’ACIA certifie les laboratoires pour une période de deux ans renouvelable.

Le permis d'importation et la lettre de conformité doivent être joints à la demande d’achat de


toutes matières potentiellement infectieuses du groupe de risque 2.

À la réception du permis et de la lettre de conformité, une copie doit être remise au


responsable de la biosécurité.

1.4 Inventaire d’agents pathogènes et de toxines

Chaque laboratoire doit garder un inventaire des agents pathogènes manipulés ou entreposés
dans son laboratoire.

Les toxines qui apparaissent dans l’annexe 1 de la « Loi sur les agents pathogènes humains et
les toxines3 » doivent aussi apparaître dans l’inventaire.

L’inventaire doit comprendre au moins l’information suivante :


- le nom du responsable
- un numéro de téléphone en cas d’urgence
- le nom du pathogène ou de la toxine
- la source

Manuel de Biosécurité 7
- le groupe de risque
- l’emplacement du stock

L’inventaire doit être transmis au responsable de la biosécurité annuellement. Il doit aussi être
disponible aux agences réglementaires sur demande lors d’une inspection.

1.5 Formation

1.5.1 Formation de base pour tous les utilisateurs.

Deux cours de formation « Biosécurité avancée» et « SIMDUT - Sécurité en laboratoire » sont


offerts au moins deux fois par année pour tout le personnel de l’INRS campus Laval. Ces cours
sont obligatoires pour tout le personnel manipulant des substances infectieuses ou
potentiellement infectieuses. D’autres formations peuvent être exigées selon les tâches à
accomplir.

Pour le personnel travaillant avec des animaux, des cours de formations obligatoires sont
prévus par le CBE/CNBE.

D’autres formations sont offertes telles que :


- Formation sur les aspects de santé et sécurité et l'utilisation des équipements de
protection personnelle ;

- Formation sur les mesures d'urgence et les premiers soins.

Pour chaque nouvelle étude, nécessitant une demande d’attestation en biosécurité, chaque
personne impliquée dans l’étude doit remplir la « Fiche de reconnaissance de formation et
dossier de vaccination ».

Le responsable du laboratoire doit cosigner pour attester de l’exactitude des informations.

1.5.2 Renouvellement de la formation

Le renouvellement de la formation est nécessaire à tous les 5 ans ou lors de changements


majeurs dans les procédures suivantes:
- Les procédures reliées aux mesures d'urgence
- Les procédures reliées à la santé et sécurité
- Les procédures reliées aux rapports d'incident
- Les procédures de sécurité et le SIMDUT
- Formation en biosécurité

Manuel de Biosécurité 8
2. Accidents de travail

2.1 Infections contractées au laboratoire

Les infections contractées dans le laboratoire interviennent lorsque des agents infectieux sont
inhalés, ingérés, ou introduits dans les tissus par des blessures ou par contact avec les
muqueuses ou une peau non saine (blessure, eczéma etc.).

La cause d’infection dans beaucoup de cas (>80%) d’exposition professionnelle n’a jamais était
établie4-5. Souvent le seul lien établi était le fait de travailler dans un laboratoire avec des agents
infectieux5.

De plus, le mode de transmission des agents infectieux dans le laboratoire peut être différent du
mode de transmission normal pour un pathogène donné, exemple : cas de transmission
aérogène du virus de la rage après un déversement d’une culture dans un laboratoire6 et un cas
de tuberculose dans le pouce suite à un accident avec une aiguille contaminé7.

Pour plus d’information visiter les sites suivants :


http://www.biosafety.be/CU/LAI/Recent_LAI.html et
http://www.cdc.gov/mmwr/publications/index.html

La survie des agents infectieux sur les surfaces inertes peut varier considérablement selon le
milieu où ils sont présents et leur capacité de former des spores8. Certain agents pathogènes
peuvent survivre des semaines et même des mois sur les surfaces d’où l’importance de la
décontamination des surfaces de travail9.

La dose infectieuse est très difficile à prévoir et dépend de la route d’infection. Certains
organismes comme le Mycobactérium tuberculosis ont une dose infectieuse aussi petite que 10
bacilles par inhalation tandis que pour le Salmonella typhi la dose infectieuse est estimée à
100 000 organismes par ingestion10.

Le risque de transmission d’une infection à la suite d’une exposition professionnelle varie en


fonction de l’agent pathogène en cause, de sa pathogénicité, de son tropisme, de la quantité
manipulé et de son mode de transmission11.

Les blessures percutanées (ex : les piqûres d’aiguilles) et les éclaboussures aux muqueuses
semblent représenter la cause la plus importante de transmission des pathogènes
hématogènes12-13, tandis que les aérosols représentent une source d’infection souvent sous-
estimée14-16.

2.2 Les différentes voies de contamination4-5-11

Les muqueuses
La plupart des infections spontanées ont pour point de départ les muqueuses qui présentent de
nombreuses portes d’entrées plus faciles à franchir que la peau.

Voie respiratoire
Certains types de manipulations peuvent créer des aérosols. Les petites particules infectieuses
(<5μm) restent en suspension dans l’air pour une période assez longue et se propagent sur une
grande distance dû au courant d’air et à la ventilation, tandis que les plus grosse particules
(>5μm) se déposent sur les surfaces de travail et sur les mains du manipulateur.

Manuel de Biosécurité 9
Les manipulations qui génèrent le plus souvent des aérosols sont la centrifugation, l’expulsion
de la dernière goutte d’une pipette, la stérilisation des anses de transfert avec une flamme,
l’utilisation d’un homogénéiseurs, agitateurs ou générateurs d’ultrasons. De plus des opérations
simples telles que l’ouverture d’un tube de sang ou d’un tube de matière infectieuse lyophilisée
peuvent aussi générer des aérosols.

Voie cutanée et transcutanée


Le contact direct avec la peau non saine (ex. : eczéma), les blessures non protégées ou les
pénétrations profondes par des aiguilles, des scalpels ou des instruments coupants ou
tranchants, sont à l’origine de la majorité des accidents de travail rapportés.

Voie digestive
L’ingestion des microorganismes est souvent reliée à un contact direct. C’est pourquoi manger,
boire, mâcher de la gomme, mettre les crayons dans la bouche ou mettre les aliments dans le
réfrigérateur du laboratoire sont des pratiques à risque. Le manque de rigueur dans le lavage
des mains après manipulation ou avant de sortir du laboratoire même si on a mis des gants peut
aussi augmenter le risque d’exposition aux microorganismes.

2.3 Exposition à des agents pathogènes

Une "exposition" est définie comme :

a) le contact d’une une muqueuse (yeux, nez, bouche, voie respiratoire) avec du
matériel potentiellement infectieux.

b) le contact de la peau lors d'une plaie, d’une piqûre, d’une coupure etc., ou le
contact d’une peau non saine (plaie, dermatite ou autre) avec du matériel
potentiellement infectieux.

2.4 Protocol post-exposition

2.4.1 Exposition à des pathogènes hématogènes


Dans tous les cas où l’exposition met en cause des liquides biologiques, spécimens ou
pathogènes transmissible par le sang, consulter le bureau de santé immédiatement.

Le bureau de santé peut rejoindre le médecin en tout temps pour une consultation rapide
ou présentez-vous immédiatement à la Polyclinique médicale Concorde ou à l’urgence de
l’hôpital Cité de la santé à Laval et spécifier la nature de votre exposition.

Dans certain cas une prise en charge immédiate avec une prise de médicaments préventif
doit débuter le plutôt possible, préférablement dans les deux heures qui suivent
l’exposition.

2.4.2 Exposition à des liquides biologiques ou tissus de primates non-humains du


genre macaque
Dans tous les cas où l’exposition met en cause des primates non-humains (PNH) et/ou
des spécimens biologiques provenant de primates non-humains du genre macaque,
suivre la procédure d’intervention spécifique à ce genre d’exposition telle que décrite dans
les procédures du CBE.

Manuel de Biosécurité 10
Toutes les personnes qui manipulent des PNH, ou leurs tissus, doivent être au courant de
la procédure spécifique de suivi médical post-exposition du CBE. Cette procédure fait
partie de la formation obligatoire donnée par le CBE pour tout le personnel qui doit
travailler avec les macaques ou manipuler des échantillons provenant de macaque.

En cas d’exposition et selon l’évaluation de l’accident par le médecin, une prise en charge
immédiate pourrait être nécessaire. Dans ce cas, la prise de médicaments préventif doit
débuter le plutôt possible, préférablement dans les deux heures qui suivent l’exposition.

2.5 Premiers soins

Pour assistance et premiers soins immédiats, signaler le 911 (numéro de la sécurité du campus)
pour rejoindre le préposé à la guérite qui communique avec le secouriste ou l’infirmière.

Lors d’une exposition potentielle à un agent pathogène, la mesure la plus importante et la plus
efficace pour réduire le risque d’infection est l’application immédiate et adéquate des premiers
soins par la personne exposée elle-même puis par le secouriste.

Dans le cas de piqûre ou blessure (exposition percutanée) :


- Faire saigner immédiatement la lésion sans traumatiser le pourtour immédiat de la plaie
- Nettoyer la plaie avec de l’eau et du savon
- Ne pas brosser ni utiliser de solutions corrosives ou irritantes (contenant de l’eau de
Javel ou de l’alcool) à cause du risque d’irritation ou de brûlure ayant pour effet
d’augmenter la perméabilité des vaisseaux sanguins des tissus lésés, donc le risque de
transmission
- Faire un rapport d’accident et vous présenter au bureau de santé pour le suivi

Dans le cas d’éclaboussure aux yeux ou au visage :


- Irriguer avec une douche oculaire pendant au moins 15 minutes
- Ouvrir les paupières et s’assurer que tout l’œil est bien lavé
- Faire un rapport d’accident et vous présenter au bureau de santé pour le suivi

Dans le cas d'exposition à des aérosols :


- Quitter la pièce immédiatement en fermant la porte derrière vous
- Interdire l’entrée au laboratoire et aviser le responsable du laboratoire
- Faire un rapport d’accident et vous présenter au bureau de santé pour le suivi

Dans le cas de morsures égratignure par un animal :


- Faire saigner la plaie
- Laver la plaie pendant au moins 15 minutes à l’eau claire avec du savon antiseptique
tel le Baxedin
- Ne pas gratter fortement pour préserver l’intégrité de la peau
- Faire un rapport d’accident et vous présenter au bureau de santé pour le suivi

Manuel de Biosécurité 11
3. Groupe de risque des pathogènes

3.1 Classification des pathogènes humains

Pour vérifier sous quel groupe de risqué un pathogène est classé, consulter les fiches
techniques de santé/sécurité (FTSS) publiées par l’ASPC à l’adresse suivante :

http://www.phac-aspc.gc.ca/msds-ftss/index-fra.php

Les FTSS renferment de l'information sur les risques possibles à la santé tels que les doses
infectieuses, la dissémination, la viabilité (incluant la décontamination), de l'information sur les
aspects médicaux, les dangers pour le personnel de laboratoire, les précautions
recommandées, les renseignements relatifs à la manipulation et la marche à suivre lors de
déversements.

Cependant, l’ASPC nous met en garde que ces renseignements ne sont pas nécessairement à
jour. Il faut vérifier dans la littérature les plus récentes informations sur le pathogène manipulé.

Les FTSS ne sont pas exhaustives. Si un pathogène donné n’est pas listé, contacter le
responsable de la biosécurité qui se chargera de vérifier auprès de l’agence le niveau de
confinement requis.

3.2 Classification des pathogènes pour animaux

Les fiches signalétiques des pathogènes pour les animaux (FSP) ont été préparées par l’ACIA
pour fournir l'information nécessaire afin de minimiser les risques lors de la manipulation et
d'assurer le confinement des pathogènes animaux dans les laboratoires et les établissements
d'animaux.

Pour vérifier sous quel groupe de risque un pathogène est classé, consulter les fiches à
l’adresse suivante :

http://www.inspection.gc.ca/francais/sci/bio/anima/disemala/disemalaf.shtml

Les FSP ne sont pas exhaustives. Si un pathogène donné n’est pas listé, contacter le
responsable de la biosécurité qui se chargera de vérifier auprès de l’agence le niveau de
confinement requis.

NOTE : La classification des agences réglementaires canadiennes ne concorde pas


nécessairement à celle publiée par l’ATCC ou autres organismes non canadiens. Il faut se
conformer à la classification canadienne lors de l’achat et la manipulation d’un
pathogène donné.

Manuel de Biosécurité 12
4. Précautions additionnelles pour certaines activités

4.1 Culture cellulaire

Les cultures de cellules d’origine humaines et/ou de primates non humains présentent un risque
potentiel d’exposition à des pathogènes hématogènes (ex : VHB, VHC, HIV, VIS etc.) et à
d’autres virus (ex : virus herpes ou Cercopithecine Herpes Virus). Elles peuvent aussi être
contaminées par des bactéries, des virus, des prions, des mycoplasmes, etc.

Certaines des cellules immortalisées par des virus (ex : SV-40, EBV, adénovirus) ou contenant
certaines séquences virales présentent aussi des risques au personnel du laboratoire.

Les lignées tumorales humaines ainsi que les lignées humaines de cellules hématopoïétiques,
lymphoïdes et neuronales représentent un risque accru au personnel de laboratoire1.

L’information sur le groupe de risque et le niveau de confinement requis pour la manipulation


d’une lignée cellulaire sont souvent mentionnés lors de l’achat. Cependant, il faut souvent
réviser la littérature pour avoir les informations à jour.

L’ASPC recommande de manipuler les cultures cellulaires suivantes en niveau de


confinement 21 :

- Toutes les lignées cellulaires (primaires et secondaires) d’origine humaine/primate


- Toutes les lignées cellulaires d’origine tumorale ou transformées par un oncogène
virale
- Toutes nouvelles cultures cellulaires jusqu’à l’obtention de la preuve qu’elles sont
exemptes de matériel infectieux
- Toute lignée cellulaire connue pour être infecté avec un agent infectieux

De plus, il faut s’assurer que pour les lignées cellulaires de niveau de confinement 2:

- Le personnel manipule les lignées cellulaires à l’intérieur d’une enceinte de sécurité


biologique (ESB) et que la certification de l’ESB est toujours valide
- Tout le matériel en contact avec la culture cellulaire doit être décontaminé avant
disposition
- L’utilisation des gants est obligatoire s’il y a possibilité de contact avec du matériel
infectieux et le lavage des mains est obligatoire après avoir enlevé les gants.
- Les cultures cellulaires doivent être placées dans des contenants étanches lors de
leur transport d’un laboratoire à l’autre à l’intérieur de l’institution.

4.2 ADN recombinant

L’évaluation du risque associé à l’utilisation d’organisme génétiquement modifié est sous la


responsabilité du professeur chercheur en collaboration avec le comité de biosécurité. Une
« Demande d’attestation de biosécurité » doit être présentée pour toute étude de niveau de
confinement 2.

L’évaluation du niveau de confinement doit être au moins au même niveau que le groupe de
risque le plus élevé connu pour les organismes manipulés. Cependant certains facteurs comme
l’expression d’un gène codant pour un produit dangereux ou la capacité de survie et de
réplication en dehors du laboratoire peuvent augmenter le niveau de confinement exigé.

Manuel de Biosécurité 13
4.3 Liquides biologiques et tissus non fixé.

Il faut assumer que les liquides biologiques et les tissus non fixé provenant d’humain ou de
primate non-humains sont infectieux. Les précautions universelles sont les exigences minimales
requises pour la manipulation de tels échantillons.

La notion de donneur sain ne doit pas être retenue.

4.4 Travail avec les animaux

Avant tout travail avec les animaux le personnel doit avoir complété la formation spécifique
offerte par le CBE. Se référer aux « Procédures normalisées de fonctionnement » du CBE pour
plus d’information sur le site suivant :
http://www.cbe-laval.com/index.html

De plus, le personnel doit se présenter au bureau de santé pour une évaluation et mise à niveau
de son état d’immunisation.

Les précautions à prendre et le niveau de confinement dépendent de l’animal manipulé, du


protocole expérimental et des pathogènes utilisés.

Toujours vérifier l’affichage avant de pénétrer dans une salle d’hébergement. Les indications sur
le niveau de confinement, la protection personnelle et les vaccins requis sont affichés sur la
porte.

Les principaux risques liés au travail avec les animaux sont les zoonoses et les allergies.

4.4.1 Zoonoses
Les zoonoses sont les maladies qui peuvent être transmises de l’animal à
l’humain. En général, la transmission est suite à des morsures, des égratignures,
le contact avec des liquides biologiques, des tissus d’animaux ou l’exposition à
des aérosols lors de la manipulation d’animaux ou de leurs cages.

Plusieurs maladies bactériennes, virales ou protozoaires peuvent être transmises


à l’humain tel que la tuberculose, brucellose, salmonellose,le tétanos, la rage, la
chorioméningite lymphocytaire et la toxoplasmose. Voir la liste complète dans le
« Manuel sur le soin et l’utilisation des animaux d’expérimentation » publié par le
conseil canadien de protection des animaux18.

4.4.2 Allergies
Il est estimé que 10 à 30% du personnel travaillant avec des animaux développe
des allergies. Les allergies se développent suite à l’inhalation d’allergènes
provenant des animaux, de leur fourrure, de leurs déchets, de la litière ou suite au
contact avec les excréments, le poil, la salive, etc.

Les mesures nécessaires pour diminuer les risques de développer des allergies
sont :
- Utiliser des équipements de protection personnelle adéquats
- Changer les cages sous une enceinte de sécurité biologique si possible

Manuel de Biosécurité 14
- Placer les animaux dans des cages avec filtre si possible
- Laver les mains à la fin des manipulations

4.5 Manipulation des primates non-humains

La manipulation de primates non-humains, de leur liquides biologiques, de leurs cellules et de


leurs tissus comporte des risques additionnels liés à l’animal lui-même et aux pathogènes
infectants ces animaux. Avant tout travail avec les PNH le personnel doit avoir complété la
formation spécifique offerte par le CBE.

Tout le personnel manipulant des primates, leurs liquides biologiques ou des tissus non fixés
provenant de primates doit se présenter au bureau de santé pour une évaluation de son état de
santé. Seul le personnel dont l’état de santé satisfait aux exigences établies par le CBE peut
manipuler ces animaux.

Tout accident de travail mettant en cause des primates non-humains, leurs liquides biologiques
ou des tissus non fixés doit faire l’objet d’une évaluation immédiate par le bureau de santé pour
déterminer s’il y a eu exposition et prescrire le traitement adéquat. Un protocole de surveillance
médicale, de traitement post exposition et de suivi médical est disponible au bureau de santé.

L’administration des premiers soins immédiatement (dans les 5 premières minutes) est cruciale
pour diminuer le risque d’infection. La procédure à suivre et le matériel nécessaire sont
disponibles dans l’animalerie. Cette procédure fait partie de la formation obligatoire donnée par
le CBE pour tout le personnel qui doit travailler avec des PNH ou manipuler leurs liquides
biologiques ou leurs tissus.

Les risques les plus courants auxquels s’expose le personnel travaillant avec des primates
sont :
- infection virale (VHA, VIH simien, l’herpès virus simien ou herpès B)
- infection bactérienne (Salmonelle, Shigella, Campylobacter, Tuberculose)
- infection parasitaire (Entamoeba, Blastocystis, Trichomonas)

L’herpès virus B10

L’herpès virus B est le risque le plus critique pour la santé du personnel. Le virus est présent
chez 70% des macaques en captivité. Même si les macaques testent négatif ou qu’ils
proviennent d’une colonie connue négative, il faut assumer que tous les macaques sont positifs.

Le virus est latent et peut être réactivé et sécrété d’une façon asymptomatique chez les
macaques (quoique rarement). Le virus cause une lésion bénigne chez les macaques mais très
grave ou mortel chez l’humain (50 cas documentés 23 décès et des séquelles graves pour les
survivants). Le taux de mortalité peut atteindre 70% en absence de traitement.

La majorité des expositions sont dus à des morsures ou égratignures. Un cas d’infection post-
exposition à des muqueuses sans blessure a aussi était documenté ainsi qu’un cas de
transmission de personne à personne par contact directe avec une plaie21.

Manuel de Biosécurité 15
5. Équipements de protection personnelle (EPP)

Le choix des équipements de protection personnelle peut varier dépendamment du niveau de


confinement, de la tâche à exécuter, de l'évaluation du risque et du pathogène utilisé. Le choix
des EPP doit être fait après l’évaluation du risque en prenant en considération le confort des
travailleurs. En général, l’équipement suivant est requis dans le NC2 :

5.1 Sarrau et souliers

Le port d’un sarrau fermé est obligatoire dans la zone de laboratoire. Tout le personnel et les
visiteurs qui travaillent dans un laboratoire doivent mettre un sarrau.

Il est interdit de circuler avec le sarrau à l’extérieur de la zone laboratoire (ex : bureaux,
bibliothèque, cafétéria, toilettes, etc.)

Ne jamais mettre des aiguilles ou seringues dans les poches du sarrau.

Aucun sarrau contaminé avec un agent pathogène ne doit être envoyé au lavage avant sa
désinfection. Si vous soupçonnez qu’un sarrau est contaminé, le placer dans un sac d’autoclave
et l’envoyer au service de traitement des déchets pour le décontaminer avant de l’envoyer au
lavage.

Les souliers à bouts et talons fermés sont obligatoires dans les laboratoires.

5.2 Lunette de sécurité et visière

Le port des lunettes de sécurité avec écran latéral est recommandé pour protéger les yeux s’il y
a risque d’aérosol, d’éclaboussure ou lors de manipulation de matériel dangereux.

Les visières protègent contre les éclaboussures et les particules. Pour certaines manipulations,
il est recommandé de mettre des lunettes de sécurité sous les visières.

Le port des lentilles cornéennes est toléré dans le laboratoire seulement avec les lunettes de
sécurité. Cependant, le personnel doit mettre ou enlever ses lentilles cornéennes à l'extérieur du
laboratoire.

5.3 Gants

Le port de gants est obligatoire quand on manipule des substances potentiellement


infectieuses ou dangereuses.

Il est interdit d’avoir des gants quand on manipule des équipements communs comme les
téléphones, fax, poignées des portes, etc.

Le choix des gants dépendra des matières manipulées. La technicienne en prévention peut vous
conseiller sur le choix des gants.

En général, les gants de latex sont convenables pour la majorité des manipulations des agents
infectieux, Cependant ils peuvent provoquer des allergies. Il est recommandé de prendre des
gants hypo allergènes et sans poudre.

Manuel de Biosécurité 16
Les gants de nitrile ou de néoprène sont résistants à l’abrasion, aux coupures et aux
perforations. Favoriser ce type de gant si vous utiliser des aiguilles ou des lames.

Les gants souillés doivent être changés souvent et jetés avec le matériel à décontaminer.

Enlever les gants à la fin des manipulations et laver les mains avant de toucher à des surfaces
communes telles que les poignées des portes, les téléphones ou le clavier d’un ordinateur.

5.4 Masques

Le port d’un masque dépend de l’évaluation du risque et des manipulations à effectuer.

Pour bien protéger l'utilisateur, le masque doit être correctement ajusté de façon à former un lien
étanche avec son visage. Cette étanchéité évite que l'air contaminé s'infiltre à l'intérieur du
masque et soit inhalé.

Les essais d’étanchéité et d’ajustement (Fit-test) doivent être faits annuellement par la
technicienne en prévention. Ils doivent être refaits si le modèle du masque testé est changé.

Il est important de noter que lorsque d'autres dispositifs de protection individuelle, notamment
pour les yeux, la figure, la tête et les tympans, s'avèrent obligatoires, ils doivent être portés
pendant les essais d'ajustement de l'appareil de protection respiratoire afin d'assurer leur
compatibilité avec ce dernier et de voir à ce qu'ils ne nuisent pas à l'étanchéité faciale du
masque.

Le masque le plus utilisé est le N95. Le niveau d'efficacité de filtration du masque est de 95 %
contre les particules aérogènes exemptes d'huile lors de mises à l'essai avec des particules de
0,3 microns. Le N95 résiste aux fluides et protège contre les gouttelettes et les éclaboussures
de liquides infectieux.

Le demi-masque avec filtre HEPA (High Efficiency Particulate Air Respirator) et filtre chimique
filtrent l’air inspiré pour le débarrasser des petites particules et des micro-organismes ainsi que
des vapeurs chimiques dépendamment du filtre utilisé.

D’autres types de masques ou d’appareils respiratoires peuvent être utilisés dans certaines
situations et seront fournis au personnel selon le besoin. Le personnel qui doit utiliser ces
appareils doit avoir suivi la formation nécessaire pour l’utilisation et l’entretien du type de
masque choisi.

5.5 Appareil de protection respiratoire à épuration d’air motorisé

En général ce type de masque n’est pas utilisé dans un confinement de niveau 2. Dans le cas
ou l'utilisation d’un tel appareil est nécessaire, un programme de protection respiratoire sera
instauré. Le choix des appareils sera fait selon le type de contaminant et le risque qui y est
associé.

La formation du personnel sur l'utilisation de cet appareil, ainsi que l'entretien et la


décontamination, seront compris dans ce programme.

Manuel de Biosécurité 17
6. Équipement de laboratoire

6.1 Enceinte de sécurité biologique

Il existe trois classes d’enceintes de sécurité biologique : les classes I, II et III. Pour plus de
détail sur les caractéristiques de chaque classe consulter les « Lignes directrices en matière de
biosécurité en laboratoire »2.

La majorité des enceintes de sécurité utilisée dans nos laboratoires sont de classe II. Elles
protègent le travailleur, le produit et l’environnement et sont recommandées pour la manipulation
des microorganismes de niveaux de confinement 2.

Il existe deux types d’enceintes de classe II (A et B). Celles-ci sont fonction de leur construction,
de la vitesse et de la direction des flux d’air ainsi que des systèmes d’évacuation d’air (pour plus
de détail voir référence 2).

Le type A comprend deux variantes : A1 (autrefois appelée type A) et A2 (autrefois appelée type
B3). Le type B comprend les variantes B1 et B2.

Les enceintes de classe II A1 ne doivent pas être utilisées lors de manipulations de produits
chimiques, toxiques ou volatils.

Les enceintes de classe II A2 peuvent être utilisées lors de manipulation de quantités infimes de
produits chimiques, toxiques, ou volatils.

Les enceintes de classe II type B1 et B2 sont reliées au système de ventilation du bâtiment par
des conduits rigides. Elles sont évacuées vers l’extérieur à 70% et 100% respectivement. Elles
peuvent convenir pour des manipulations de produits chimiques ou de radionucléides volatils (le
type B1 pour les petites quantités et B2 pour les plus grandes quantités).

Utilisation de l’enceinte de sécurité biologique

Avant chaque utilisation d’une enceinte, l’utilisateur doit :


- Vérifier la date d’expiration de la certification de l’enceinte. Si elle est atteinte, avertir le
responsable de la biosécurité
- S’assurer que l’enceinte est en marche. Si elle est éteinte, la faire fonctionner pour au
moins 5 minutes avant de l’utiliser
- Éteindre les lumières UV s’il y a lieu
- Vérifier si la pression indiquée par la gauge magnehelic est dans la limite acceptable
- Désinfecter toutes les surfaces intérieures à l'aide d’un désinfectant approprié
- Préparer tout le matériel nécessaire pour les manipulations et les placer vers le fond de
l’enceinte. Ne pas obstruer les grilles
- Le papier absorbant avec fond plastifié peut être utilisé. Le placer à environ 4 pouces
de la grille
- De préférence, placer le matériel à décontaminer dans un contenant approprié dans
l’enceinte et fermer le contenant avant de le sortir. Passer à l’autoclave tout le matériel
à décontaminer
- Lors de l’utilisation d’objets piquants ou tranchants, placer à l’intérieur de l’enceinte un
contenant prévu à cette fin

Manuel de Biosécurité 18
Procédure d’utilisation de l’enceinte de sécurité biologique :
- Le port des gants est obligatoire lors de manipulation de matériel infectieux du groupe
de risque 2 dans l’enceinte
- Minimiser toute circulation du personnel à proximité de l’enceinte pour éviter le
déplacement de l’air
- Minimiser le déplacement du matériel dans l’enceinte
- Ajuster la hauteur du siège de façon à ce que le bas de la vitre soit à la hauteur des
aisselles
- Accéder à l’aire de travail de l’enceinte par des mouvements lents et perpendiculaires
au rideau d’air. Éviter les mouvements latéraux
- Rentrer les bras puis attendre quelques secondes avant de commencer les
manipulations pour laisser le temps au rideau d’air de se rétablir
- Éviter d’accoter les avant-bras sur la grille pour éviter que l’air de la pièce ne soit
directement attiré vers l’intérieur de l’enceinte
- Éviter d’encombrer l’enceinte avec des équipements ou des produits. Il ne faut pas
utiliser l’enceinte pour l’entreposage de matériel
- Ne pas coller les sacs d’autoclave sur le bord de l’enceinte
- Il est interdit de travailler avec une flamme nue dans l’enceinte
- Lors de l’utilisation d’un appareil créant de la turbulence, par exemple un
homogénéisateur, placer celui-ci à au moins 4 pouces de la grille d’aspiration avant
- À la fin de l’utilisation de l’enceinte, laisser fonctionner environ 5 minutes avant de
retirer et désinfecter les objets qui ont été en contact avec du matériel possiblement
infectieux

Procédures à suivre une fois le travail terminé


- Laisser fonctionner l’enceinte 5 minutes après la fin de son utilisation.
- Désinfecter la surface des objets ayant été en contact avec les matières contaminées
avant de les enlever de l’enceinte.
- Nettoyer l’intérieur de l’enceinte avec de l’alcool 70% ou tout autre désinfectant
approprié selon le pathogène utilisé
- Enlever les gants contaminés et s’en débarrasser de façon appropriée. Se laver les
mains.

6.2 Utilisation de l'incubateur

- Désinfecter l'extérieur et l'intérieur de l'incubateur régulièrement selon les


procédures du laboratoire
- Lors du transport de plusieurs récipients ou pétris contenant du matériel infectieux
utiliser un plateau ou un chariot

6.3 Centrifugeuses

L’utilisation de tubes soigneusement fermés pour centrifuger offre une protection satisfaisante
contre les aérosols infectieux et les particules en suspension.
- Consulter le manuel d'utilisation de la centrifugeuse avant de l'utiliser et suivre
minutieusement les recommandations du fabricant
- Utiliser, de préférence, les tubes en plastique épais qui doivent être vissés ou
fermés hermétiquement
- Inspecter les tubes avant de les utiliser pour s'assurer qu'ils ne sont pas craqués ou
fissurés

Manuel de Biosécurité 19
- Ne pas remplir les tubes plus que le 3/4 du volume pour éviter les fuites. Pour les
tubes de l'ultracentrifugeuse remplir selon les recommandations du manufacturier
- Éviter de contaminer la surface extérieure des tubes avant de les placer dans la
centrifugeuse
- Équilibrer les godets ou les pots avec de l'eau distillée
- Inspecter quotidiennement l'intérieur de la centrifugeuse pour s'assurer qu'il n'y a
pas eu de déversement. Toutes traces de souillure doivent être considérées comme
un déversement et doivent être décontaminées en conséquence
- Lors de manipulation d’agents pathogènes du groupe de risque 2, il est préférable
d’utiliser des godets fermés et les ouvrir sous une enceintes de sécurité biologique

6.4 Utilisation des systèmes de pompe à vide

Pour prévenir l’exposition du personnel à des substances infectieuses, les pompes à vide
doivent être munies de cartouche avec filtre HEPA et d’un contenant pouvant contenir le
refoulement de matériel infectieux. Ce contenant doit être de taille suffisante en cas de
refoulement, il doit être placé avant le filtre et contenir un désinfectant approprié.

6.5 Aiguilles, seringues et lames

La manipulation des objets piquants, tranchants ou coupants représente le plus grand risque
d’accidents de travail et d’exposition à du matériel infectieux dans les laboratoires soit par des
piqûres, des coupures ou la production d’aérosol.

Les piqûres et les coupures peuvent être évitées :


- En limitant l’utilisation des lames remplaçables, des seringues et des aiguilles
- En utilisant des dispositifs spéciaux de protection lorsque l’emploi d’une seringue est
nécessaire
- En ne remettant pas l’embout sur l’aiguille
- En privilégiant l’utilisation des bistouris disposables
- En jetant le matériel à usage unique dans des conteneurs spéciaux résistant à la
perforation et munis d’un couvercle
- En remplaçant les pipettes Pasteur en verre par leur équivalent en matière plastique

6.6 Pipettes

Le pipetage à la bouche est strictement interdit. Il faut toujours utiliser un dispositif de pipetage.

- Utiliser de préférence des pipettes cotonnées pour réduire le risque de


contamination du dispositif
- Mélanger doucement la solution contenant du matériel infectieux par aspirations et
refoulements successifs
- Il est préférable de ne pas expulser la dernière goutte pour éviter les aérosols.
Utiliser plutôt les pipettes à deux lignes
- Jeter les pipettes contaminées dans un contenant qui peut être décontaminé à
l’autoclave

Manuel de Biosécurité 20
6.7 Appareil générateur d’aérosol

Il y a un risque accru de dissémination d'aérosol lors de l’utilisation des agitateurs,


homogénéisateurs, mélangeurs et les générateurs d’ultrasons avec du matériel infectieux. Pour
diminuer le risque des aérosols :

- Utiliser seulement des récipients en plastiques robustes avec couvercles lors de la


manipulation de matériel infectieux. Il faut éviter d'utiliser les contenants en verres
pour diminuer les risques d'accidents.
- Examiner les contenants chaque fois avant chaque utilisation, ils doivent être en bon
état, sans défaut ni déformation. Le couvercle doit être parfaitement adapté et le
joint en bon état. L'échappement des aérosols est souvent par le joint entre le
couvercle et le récipient.
- Attendre au moins 30 secondes après l'arrêt de l'appareil avant toute manipulation.

6.8 Microtome et cryostat

Les tissus fixé et dans la paraffine représente un risque moindre concernant le niveau de
confinement requis. On peut les manipuler en niveau de confinement 1.

Les tissus non fixé représentent un plus grand risque. La congélation ne tue pas
nécessairement les pathogènes et l’utilisation de spray pour congeler les tissus crée des
aérosols. Prendre des précautions additionnelles lors de manipulation des tissus non fixés selon
le risque potentiel du matériel biologique manipulé.

Les précautions suivantes doivent être prises lors de l’utilisation de microtomes ou de cryostat.
- Toujours garder le couteau dans son étui lorsqu’il n’est pas monté sur l’appareil
- S’assurer que le couteau est verrouillé lors de la mise en place du bloc
- Utiliser des pinceaux ou une lamelle pour récupérer les coupes

6.9 Utilisation de matériel infectieux lyophilisé

La préparation et la manipulation de matériel lyophilisé comporte un grand risque de production


d'aérosol. Il faut prendre toutes les précautions lors de l'ouverture des ampoules.

Les ampoules doivent toujours être ouvertes dans une enceinte de sécurité biologique.
- Décontaminer l’extérieur de l’ampoule
- Limer l'ampoule sans la casser à peu près au milieu du tampon de coton ou de
cellulose
- Envelopper l’ampoule avec de l’ouate imbibée d’alcool avant de la briser au niveau
du trait de lime
- Retirer délicatement la partie supérieure et traiter comme du matériel contaminé
- Mettre le lyophilisat en suspension en versant lentement le liquide destiné à cet effet
de manière à éviter la formation de mousse

Manuel de Biosécurité 21
6.10 Réparation d’appareil de laboratoire

Avant chaque demande de réparation d’appareil de laboratoire le personnel doit :


- Aviser son supérieur du mal fonctionnement de l’appareil
- Faire une demande de travaux au comptoir multiservices
- Nettoyer et désinfecter l’intérieur et l’extérieur de l’appareil utilisant un
désinfectant approprié pour les pathogènes manipulés dans le laboratoire
- Afficher sur l’appareil « équipement désinfecter » en spécifiant la personne
responsable et la date de la désinfection
- Ne pas utiliser l’appareil jusqu’à la fin des travaux de réparation

Manuel de Biosécurité 22
7. Stérilisation et décontamination

7.1 Méthodes de décontamination

Tout le matériel de laboratoire contaminé doit être décontaminé avant son élimination ou
réutilisation.

Toutes les surfaces de travail et les appareils ou équipements qui sont en contact avec des
pathogènes ou du matériel contaminé ou potentiellement contaminé doivent être décontaminés
à la fin de chaque journée de travail, avant leur réutilisation et après un déversement.

Tous les appareils ou équipements doivent être décontaminés avant toute réparation ou travaux
de maintenance.

Le choix de la méthode de décontamination varie selon le matériel à décontaminer. Les


désinfectants chimiques sont généralement utilisés pour les surfaces de travail, les appareils et
équipements. Le choix du désinfectant doit prendre en considération les pathogènes ou les
substances infectieuses utilisés.

a) Chaleur
La chaleur, humide ou sèche est la méthode la plus efficace de décontamination et de
stérilisation.

L’autoclave (chaleur humide) est la méthode la plus efficace pour la stérilisation et la


décontamination. Seul le personnel autorisé peut faire fonctionner les autoclaves.

Suivre la procédure décrite plus bas pour la préparation du matériel à décontaminer ou à


stériliser.

La chaleur sèche (four pasteur) à 160°C à 170°C pendant les périodes de deux à quatre
heures est appropriée pour la stérilisation du matériel inerte comme le verre et le métal.

L'incinération est une autre utilisation de chaleur pour la disposition des déchets
pathologiques ou anatomiques humains et animaux.

b) Vapeur et gaz

Les enceintes de sécurité biologique doivent être décontaminées avant certains travaux
de maintenance. Cette décontamination est exécutée par une compagnie externe
certifiée sous la responsabilité du service des immeubles et équipements (SIE). Le
personnel du SIE doit aviser le responsable du laboratoire avant chaque
décontamination de ce genre et afficher sur la porte du local une interdiction d’entrée
avant le début des travaux de décontamination.

Tout le personnel doit respecter cet affichage pour ne pas être exposé à des vapeurs
nuisibles à sa santé.

Certains locaux, surtout dans l’animalerie peuvent être décontaminés en utilisant un


appareil de VHP (Vaporized Hydrogen Peroxide). Cette décontamination est pratique
quand les salles d’hébergement sont vides. Aucune personne ou aucun animal ne peut
être présents dans les salles durant leurs décontaminations.

Manuel de Biosécurité 23
c) Décontamination chimique

Les désinfectants suivant sont recommandés pour la désinfection du matériel dans les
laboratoires de niveau de confinement 219 :

Alcool 70% :
Actif contre les bactéries végétatives, les champignons et les virus lipidiques mais n'est
pas actif contre les spores. Peut être mélangé avec du chlore (2 g / litre) pour plus
d'efficacité. Préparer une solution fraîche chaque semaine et la garder dans des
contenants identifiés et bien fermés pour éviter que l'alcool ne s'évapore.

Hypochlorite de sodium 1%:


Efficace contre les bactéries végétatives, les mycobactéries, les champignons, les virus
lipidiques et les spores. Utiliser une solution de 1 g/l pour désinfecter les surfaces de
travail et une solution de 5 g/l lors de déversement ou en présence de grandes quantités
de matières organiques.

Garder les solutions d'hypochlorite de sodium dans des contenants bien identifiés et
fermés pour éviter le dégagement du chlore. Les solutions doivent être fraîchement
préparées chaque semaine.

Le chlore est très corrosif et toxique pour l'humain et pour l'environnement.

Iode et iodophores :
Actif contre les bactéries végétatives, les mycobactéries, les champignons, les virus
lipidiques et les spores. Le temps de contact est relativement court et le produit est non
toxique. Cependant il peut tacher et doit être conservé à 4–10°C pour éviter le
développement de certaines bactéries.
Les solutions doivent être fraîchement préparées chaque semaine, bien identifiées et
réfrigérées.

Dérivés phénoliques
Excellent contre les bactéries végétatives et les virus lipidiques mais sans effet sur les
spores et son activité est variable contre les virus non lipidiques. Les solutions doivent
être fraîchement préparées chaque semaine.

Composés d’ammonium quaternaire :


Activité satisfaisante contre les bactéries végétatives et les virus lipidiques. Cependant la
présence de matières organiques réduit fortement le pouvoir germicide. Plusieurs
composés sont disponibles sur le marché. Préparer et entreposer les solutions selon les
recommandations du manufacturier.

Glutaraldéhyde et Formaldéhyde :
Actif contre les bactéries végétatives, les mycobactéries, les champignons, les virus
lipidiques et les spores. Une solution de 2% de glutaraldéhyde ou de 5% de formol peut
être utilisée pour la désinfection. Cependant ces produits sont très toxiques. Il faut éviter
de les utiliser pour la désinfection des surfaces de travail mais ils peuvent être utilisés
par du personnel qualifié pour la décontamination des pièces et de certains équipements.

Manuel de Biosécurité 24
Mono-persulfate de potassium (Virkon) :
Possède une activité virucide, bactéricide et fongicide, actif contre les mycobactéries et
les spores. Une solution de 0.5% à 1% est efficace pour le nettoyage et une solution de
2% est efficace pour la désinfection. Le Virkon est efficace en présence de matières
organiques et à basse température (4°C / 0°C). Il est irritant pour les yeux et la peau.
Recommandé pour la désinfection des surfaces de travail, les vêtements réutilisables et
les petits équipements par immersion.

7.2 Choix du désinfectant

Le choix du désinfectant doit tenir compte de sa sensibilité aux pathogènes manipulés et de la


nature des surfaces à traitées20.

Consulter le Tableau 1 pour le choix de désinfectant selon le pathogène manipulé et le Tableau


2 pour l'utilisation, les avantages et les désavantages des différents germicides chimiques.

TABLEAU 1

CHOIX DES DÉSINFECTANTS SELON LE PATHOGÈNE UTILISÉ

Agent pathogène Désinfectant

Bactérie Végétative : 2% solution domestique de chlore


75% Éthanol
Composés d’ammonium quaternaire
6% peroxyde d'hydrogène
1% à 2% Virkon

Mycobactérie et champignon 10% solution domestique de chlore


75% Éthanol
Dérivés phénoliques
6% peroxyde d'hydrogène
1% à 2% Virkon

Spores 10% solution domestique de chlore


Glutaraldéhyde
Formaldéhyde
6% peroxyde d'hydrogène
1% à 2% Virkon

Virus Enveloppés 2% solution domestique de chlore


75% Éthanol
Composés d’ammonium quaternaire
6% peroxyde d'hydrogène
1% à 2% Virkon

Virus Non enveloppés 10% solution domestique de chlore


Glutaraldéhyde
Formaldéhyde
6% peroxyde d'hydrogène
1% à 2% Virkon

Manuel de Biosécurité 25
TABLEAU 2

TYPES DE DÉSINFECTANTS CHIMIQUES

Classe Utilisation Spectre d'activité Avantages Désavantages Précautions Temps de


recommandé contact
70% alcool Désinfection de Actif contre les Prix modéré Sans effet sur les spores. Volatil et 10
isopropylique la peau, des bactéries végétatives, Activité réduite en inflammable min
paillasses, des les champignons et les présence de matières
ESB et des virus lipidiques organiques.
petits
instruments. Le temps de contact est
généralement insuffisant
pour tuer les micro-
organismes.
Chlore Désinfection des Actif contre les Prix modéré. Corrode les métaux. Irritant pour les 30 min
liquides bactéries végétatives, Temps de yeux, la peau
biologiques. TB, les champignons, contact court. Activité réduite en et l'appareil
Désinfection des les virus lipidiques et présence de matières respiratoire.
surfaces. les spores organiques. Corrosif
Toxique
Glutaraldéhyde Désinfection des Actif contre les Utilisé pour Activité réduite en Toxique 10 à 30
surfaces. bactéries, TB, les désinfecter le présence de matières Irritant pour la min
Désinfection des champignons, les virus matériel organiques. peau et les
ESB. et les spores. incompatible à la Certains produits doivent muqueuses.
décontamination être alcalinisés avant
à l'autoclave. usage.
Activité contre les spores
Non corrosif. requiert une longue
exposition.
Formaldéhyde Désinfection des Actif contre les Décontamination L’action du formaldéhyde Cancérogène. 10 à 30
surfaces. bactéries végétatives, des espaces est relativement lente et Irritant pour les min
Désinfection des TB, les champignons, clos. nécessite une humidité yeux et les
ESB. les virus lipidiques et relative d’environ 70 % muqueuses.
les spores

Manuel de Biosécurité 26
TABLEAU 2

TYPES DE DÉSINFECTANTS CHIMIQUES

Classe Utilisation Spectre d'activité Avantages Désavantages Précautions Temps de


recommandé contact
Iode et Désinfection des Actif contre les Temps de Tache les habits Peut causer des 10 à 30 min
iodophores surfaces. bactéries végétatives, contact Conservés à 4–10 °C allergies
Antiseptique. TB, champignons et relativement pour éviter le
les virus lipidiques et court. développement de
les spores. Non toxique. certaines bactéries

Dérivés Désinfection des Excellent contre les Antiseptique non Sans effet sur les spores Corrosif. 10 à 30 min
phénoliques surfaces. bactéries végétatives irritant pour la et activité variable contre Toxique.
et les virus lipidiques. peau les virus non lipidiques.

Composés Désinfection des Activité satisfaisante Action rapide. Sans effet sur les spores Toxique. 10 à 30 min
d’ammonium surfaces. contre les bactéries Sans odeur. ou TB. Irritant pour les
quaternaire végétatives et les Non-toxique. La présence de matières yeux et
virus lipidiques. Moins corrosif. organiques ou de muqueuses
détergents anionique, et
aussi la dureté de l’eau,
réduisent le pouvoir
germicide.

Mono- Désinfection des Excellent contre les Actif en présence Temps de contact Irritant pour les 10 à 30 min
persulfate de surfaces. bactéries végétatives, de matières minimum de 10 min. yeux et la peau
potassium TB, les champignons, organiques Sans effet sur les
(Virkon) les virus lipidiques et entérovirus.
les spores.

Manuel de Biosécurité 27
7.3 Préparation et temps de contact des désinfectants

Identifier clairement les contenants de désinfectant avec le nom du produit, sa concentration, la


date de préparation, les conditions d'entreposages et la date de péremption.

Le temps de contact est précisé par le manufacturier et dépend de la concentration du produit et


de la charge biologique à décontaminer. En général, un temps de contact minimal de 10 minutes
est requis.

La durée de conservation est précisée par le manufacturier et dépendra de la concentration du


produit et des conditions d'utilisation.

7.4 Préparation du matériel pour stérilisation

Avant d’envoyer du matériel pour stériliser assurez-vous que votre matériel est compatible avec
le traitement à l’autoclave ou au four Pasteur.

- Le matériel doit être propre avant de le stériliser


- Mettre les instruments dans les pochettes conçues spécialement ou les envelopper
avec du papier brun ou tout autre matériel qui laisse pénétrer la vapeur
- Ne pas sceller avec du papier d’aluminium puisqu’il empêche la pénétration de la
vapeur. Le matériel peut être enrobé de papier d’aluminium si le papier est assez
lâche pour permettre le passage de la vapeur.
- Fermer les bouteilles avec un bouchon qui peut laisser passer la vapeur.

Les Liquides

- Mettre les liquides à stériliser dans des contenants résistants à la chaleur.


- Ne pas les remplir plus que le 2/3 du volume.
- Ne pas utiliser des contenants plus grands que 1 L
- Placer les contenants dans un bac qui peut contenir tout déversement et les
dévisser partiellement avant de le mettre à l’autoclave.

Manuel de Biosécurité 28
8. Gestion des déchets

8.1 Déchets biologiques

Tout le matériel qui a été en contact avec des substances infectieuses ou possiblement
infectieuses est considéré comme déchets biologiques, exemple :
- contenants en verres ou en plastiques, les gants, les contenants de culture
cellulaire ou de micro-organismes.
- objet piquant, tranchant ou cassable qui a été en contact avec du sang, un
liquide biologique ou un tissu biologique.
- tissu biologique, culture cellulaire, culture de micro-organismes ou du matériel en
contact avec ce tissu ou cette culture.
- vaccin de souche vivante.
- contenant de sang ou du matériel ayant été en contact avec du sang.

Disposition des déchets biologiques

Déchets solides
- Les déchets secs doivent être mis dans des sacs d’autoclave transparent en
polypropylène (plus résistant à la chaleur).
- Utiliser des sacs de dimension appropriée pour l’autoclave maximum (24’’X30’’)
- Éviter de compacter les sacs pour permettre à la vapeur de bien pénétrer.
- Ne pas mettre les petits sacs fermés dans un plus grand sac pour favoriser la
pénétration de la vapeur et la décontamination.
- Mettre les pipettes contaminées dans des sacs séparés.
- Mettre le matériel réutilisable dans des bacs séparés identifiés au nom du
responsable du laboratoire.
- Ne pas utiliser des sacs rouge ou orange avec une étiquette de biorisque pour
les déchets qui seront traités à l’autoclave car ils seront jetés dans les déchets
domestiques après être décontaminés à l’autoclave.
- Réserver les sacs rouge et orange pour les déchets qui ne seront pas traités à
l’autoclave (ex. : déchets mixte comprenant du matériel biologique contaminé
avec un risque chimique ou radioactif). Appeler le service de santé et sécurité au
travail pour vous en départir de ces déchets.
- Lors du transport des sacs de déchets, les placer dans un bac en plastique assez
grand pour contenir les sacs et qui pourra contenir un déversement éventuel.
- Acheminer les déchets à la sale de décontamination B05 et identifier vos bacs
avec les étiquettes fournies.
- Ne pas utiliser l’autoclave pour désinfecter des déchets contenants des
composés chlorés (HCL, eau de Javel), des produits chimiques volatiles,
inflammables ou corrosifs (exemples : le phénol, l'acide trichloracétique, l'éther,
le chloroforme) ainsi que des produits radioactifs.

Objets tranchants ou piquants

- Jeter les objets tranchants et piquants (ex. : seringues, bistouris, aiguilles, etc.) et
les objets pointus (ex. : pipette pasteur, embouts de micropipette, etc.) dans des
contenants rigides et étanches désignés à cet effet.
- Lorsque le contenant est plein, le fermer et l'envoyer à la salle de
décontamination B05.

Manuel de Biosécurité 29
Déchets liquides

Les déchets liquides peuvent être décontaminés à l'autoclave, si compatible à ce


traitement, ou chimiquement en ajoutant un désinfectant chimique.
- Pour les liquides qui seront décontaminés à l’autoclave, remplir les contenants
compatibles au traitement à l’autoclave sans excéder le 2/3 du volume.
- Ne pas utiliser des contenants plus grands que 1 L
- Placer ces contenants dans un bac en plastique qui pourra contenir un
déversement éventuel.
- Les acheminer à la sale de décontamination B05.
- Ne jamais envoyer à l’autoclave des liquides contenant des produits chimiques
volatils ou inflammable
- Pour le désinfectant chimique assurer vous que le désinfectant est efficace
contre les substances traitées, que la concentration requise et atteinte et
respecter le temps de contact selon les recommandations du manufacturier.
- Vous pouvez jeter les liquides ainsi désinfectés dans les éviers.
- Ne pas envoyer à l’autoclave des déchets liquides qui ont été désinfectés
chimiquement.

Déchets anatomique et tissu biologique humain ou animal

Utiliser des sacs de biorisque rouge ou orange pour ces déchets. Réfrigérer et contacter
le service de santé et sécurité au travail pour vous en débarrasser.

Les déchets biologiques qui sont à la fois infectieux et contaminés par de la matière
radioactive ou par des produits chimiques, doivent être signalés comme déchets
biologiques avec l'indication des autres contaminants. Contacter le service de santé et
sécurité au travail pour vous en débarrasser.

8.2 Déchets chimiques et radioactifs :

- Ne jamais décontaminer des déchets chimiques ou radioactifs à l'autoclave.


- Contacter le service de santé et sécurité au travail pour le ramassage et
l'entreposage des déchets dans un endroit désigné à cet effet. Une compagnie
accréditée par le gouvernement disposera de ces déchets radioactifs.
- Le contenant de déchets doit être bien identifié avec l'identification et la quantité
approximative des déchets.

8.3 Transport des déchets vers l’autoclave

Les sacs et les bouteilles contenants des déchets biologiques doivent être mis dans des
bacs en plastique pouvant être décontaminés à l’autoclave. Assurer vous que les bacs
sont assez grands pour contenir les sacs ou les bouteilles.

Les contenants pour les objets tranchants ou piquants doivent être fermés et acheminés
à la salle de décontamination.

Placer vos déchets sur un chariot et utiliser l’ascenseur pour les transporter.

Le personnel du PRF doit passer par le sous-sol pour acheminer les déchets vers
l’autoclave.

Manuel de Biosécurité
30
8.4 Disposition des déchets biologiques
ITEMS PROCÉDURES D’ÉLIMINATIONS
Objets contaminés
tranchants et piquants :
bistouris,
aiguilles,
seringues, ou
scalpels
Verre contaminé :
bouteilles en verre, Pièce de décontamination 18-D03
verre brisé
Matériel solide contaminé :
plateaux,
Pétris,
gants,
papier, Sac à autoclave transparent dans
embouts poubelle identifiée biorisque
Liquide contaminé : OU
cultures,
milieu
Hypochlorite de Na 0.5%
conc. finale. Laisser 30 min
avant de jeter. Faire couler Envoyer à
l’eau dans l’évier l’autoclave
Tout liquide d’origine humain OU
ou animal :
sang humain,
sang animal,
Hypochlorite de Na 0.5%
fraction de sang
conc. finale. Laisser 30 min
avant de jeter. Faire Envoyer à
coulerl’eau dans l’évier l’autoclave

Matériel contaminé :
pipettes

Sac à autoclave transparent dans


poubelle identifiée biorisque
Matériel réutilisable
contaminé

Envoyer à l’autoclave
Déchets mixtes :
biologique et radioactif ou
biologique et chimique Appeler le service SST
Matériel non contaminé :
tubes,
papier,
gants,
embouts Poubelle domestique
Verre non contaminé :
bouteille en verre
verre brisé

Poubelle pour verre

Manuel de Biosécurité 31
9. Déversement de matériel biologique

Chaque laboratoire qui manipule des substances infectieuses du groupe de risque 2 doit avoir
accès aux fiches techniques de l’ASPC, les désinfectants appropriés ainsi qu’un kit de
déversement. Tout déversement majeur doit être signalé au responsable du laboratoire et à la
personne responsable de la biosécurité.

9.1 Kit de déversement

Chaque laboratoire qui manipule des pathogènes du groupe de risque 2 doit prévoir un kit de
déversement qui comprend :

- Une solution de désinfectant adéquate pour la désinfection des pathogènes utilisés


dans le laboratoire (ex : hypochlorite de sodium, alcool)
- Du papier ou matériel absorbant
- Gants, lunettes de sécurité et masque N95
- Sacs d’autoclaves et contenant pour objets piquants ou tranchants
- Pince pour ramasser du verre cassé

9.2 Déversement à l’extérieur de l’enceinte de sécurité biologique

- Eloigner vous rapidement de l’endroit et avertissez les personnes à proximité.


- Enlevez votre sarrau et sortez immédiatement du laboratoire.
- Fermez la porte et empêchez l’accès à l’endroit contaminé à l’aide d’une affiche
appropriée.
- Aviser votre responsable d’unité.
- Si vous avez besoin d’assistance immédiate, appeler la sécurité au poste 911. La
sécurité se chargera de contacter un responsable du service de santé et sécurité au
travail.
- Si vos vêtements sont souillés, placez-les dans un sac à autoclave.
- Si une partie de votre corps a été souillée, lavez abondamment toute partie
contaminée avec de l’eau et du savon.
- Attendre 30 minutes avant d’entrer dans la pièce pour permettre aux aérosols de se
déposer.
- Mettre un sarrau propre, des gants et un masque homologué N-95, recouvrir
soigneusement la substance répandue avec des serviettes de papier ou du matériel
absorbant et verser un désinfectant approprié de la périphérie vers le centre. Laissez
agir pendant au moins 30 minutes avant de procéder au nettoyage.
- Tout le matériel contaminé doit être déposé dans un contenant approprié et
décontaminé à l’autoclave.
- Ne pas envoyer à l’autoclave du matériel imbibé de chlore.
- Ramasser le verre cassé et les objets piquants ou coupants avec des pinces et
mettre ce matériel dans des récipients rigides et étanches désignés à cet effet.
Décontaminer ce matériel à l’autoclave.
- Laver le plancher avec du détergent.
- Enlever les gants et laver soigneusement vos mains avec un savon.
- Remplir le formulaire de « Signalement d’une situation à risque pour la santé ou la
sécurité» et le remettre à votre responsable. Une fois complété par le responsable
envoyer des copies tel que précisé dans le formulaire.

Manuel de Biosécurité 32
9.3 Déversement dans une enceinte de sécurité biologique

- Laisser fonctionner l’enceinte de sécurité biologique et mettre en fonction la lampe


U.V. si disponible (sortir de la pièce si en fonction).
- Attendre au moins 15 minutes.
- Mettre un sarrau propre et des gants et un masque homologué N-95, éteindre la
lampe U.V., recouvrir soigneusement la substance répandue avec des serviettes de
papier et versez un désinfectant approprié de la périphérie vers le centre. Laisser
agir pendant au moins 30 minutes avant de procéder au nettoyage.
- Nettoyer avec un désinfectant approprié.
- Tout le matériel contaminé, incluant le matériel utilisé pour le nettoyage, doit être
déposé dans un contenant approprié et décontaminé à l’autoclave. Ne pas mettre à
l’autoclave du matériel imbibé de chlore.
- Enlever les gants et laver vos mains et toute partie du corps exposée de la peau
avec un savon antiseptique.
- Aviser votre responsable d’unité et remplir le formulaire de « Signalement d’une
situation à risque pour la santé ou sécurité ». Une fois complété par le responsable
envoyer des copies tel que précisé dans le formulaire.

9.4 Déversement dans le double fond de l’enceinte

- Laisser fonctionner l’enceinte.


- Verser de l’éthanol à 70% ou un autre désinfectant reconnu efficace pour le matériel
manipulé dans le plateau collecteur sous la surface de travail à travers le treillis de
métal situé à l’avant.
- Mettre une quantité suffisante pour couvrir le fond de l’enceinte.
- Laisser le désinfectant agir 30 minutes. Recueillir le désinfectant dans un contenant
en ouvrant la valve de drain située à l’avant de l’enceinte. Répéter l’opération en
rinçant avec de l’eau.
- Aviser votre responsable d’unité et remplir le formulaire de « Signalement d’une
situation à risque pour la santé ou sécurité ». Une fois complété par le responsable
envoyer des copies tel que précisé dans le formulaire.

9.5 Déversement dans une centrifugeuse

- Fermer immédiatement le couvercle et attendez 30 minutes afin que tous les


aérosols formés dans la centrifugeuse aient déposé.
- Le port du sarrau, des gants est essentiel et le port d’un masque homologué N-95
est fortement suggéré pour la suite de la décontamination.
- Désinfecter le rotor et l’intérieur de la centrifugeuse avec un désinfectant approprié
non corrosif.
- Aviser votre responsable d’unité et remplir le formulaire de « Signalement d’une
situation à risque pour la santé ou sécurité ». Une fois complété par le responsable
envoyer des copies tel que précisé dans le formulaire.

Manuel de Biosécurité 33
10. Entretien des laboratoires

10.1 Entretien par le personnel de laboratoire

L’entretien quotidien du laboratoire est sous la responsabilité du personnel qui l’utilise.


Plus précisément le personnel doit :
- Ranger tout le matériel sur des étagères ou dans des cabinets. Aucun
entreposage n'est permis sur le plancher pour faciliter le nettoyage.
- Garder les surfaces de travail propres et dégagées.
- Désinfecter les comptoirs et les surfaces de travail à la fin de la journée de
travail.
- Ranger les équipements de protection personnelle dans un endroit propre et
les protéger de la poussière.
- Accrocher les sarraus sur les crochets prévus.
- Ramasser tous les sacs contenant des déchets potentiellement infectieux et
les envoyer à la décontamination à l’autoclave.
- Nettoyer le lavabo au besoin.

10.2 Entretien par le personnel de l'entretien ménager

L’entretien quotidien par le personnel de l'entretien ménager consiste à :


- Nettoyer les planchers ;
- Nettoyer les appareils de téléphones et les surfaces dégagées des bureaux
- Remplir les distributeurs de savon.
- Frotter les marques de doigts sur les portes,
- Vider les corbeilles à papier et les corbeilles avec sac noir.

10.3 Désinfection d’un laboratoire

La désinfection complète d’un laboratoire est nécessaire dans les situations suivantes :
- Après un déversement majeur.
- À la fermeture d’un laboratoire avant des réparations majeures

Le coordonnateur du service de santé et sécurité au travail avec le responsable de la


biosécurité doivent prendre les mesures nécessaires pour coordonner la désinfection du
laboratoire. Le personnel du service d’entretien ménager se chargera de la désinfection.

Manuel de Biosécurité 34
11. Transport de matériel biologique

Afin de diminuer le risque de déversement ou d’incident impliquant du matériel biologique lors


du transport, il faut s’assurer de la contention de ce matériel si les contenants sont échappés ou
brisés.

11.1 Transport de matériel potentiellement infectieux


- Pour les échantillons, utiliser des tubes ou flacons vissés.
- Transporter votre matériel dans des contenants secondaires étanches et
incassables.
- Il est toujours préférable d’utiliser un chariot.
- Utiliser le couloir sous terrain pour la circulation entre le CBE, l’édifice 18 ou le PRF
lors de transport de matériel potentiellement infectieux.

11.2 Transport d’un édifice à l’autre


- Placer le contenant primaire dans un contenant secondaire étanche et incassable.
- Entourer le contenant primaire bien fermé avec une substance absorbante capable
de contenir tout le contenu du récipient en cas de bris
- Pour le transport entre le 18 ou le PRF vers le CBE, ou l’inverse, la taille du paquet
doit vous permettre de passer avec votre paquet par le tourniquet.
- Lors du transport d’un grand paquet, il faut passer par la réception ou l’expédition
des marchandises selon le cas.
- Il est toujours préférable d’utiliser un chariot pour le transport.

11.3 Transport des déchets


Lors de transport des déchets biologique du laboratoire vers l’autoclave :
- Placer votre matériel et vos sacs dans des bacs
- Utiliser un chariot pour transporter votre matériel.
- Pour l’édifice 18 et le PRF, prendre l’ascenseur et passer par le sous-sol pour
accéder à la salle de décontamination ou la laverie.

11.4 Transport de contenant d’azote liquide


- Si votre matériel est dans l’azote liquide, utiliser seulement les contenants spéciaux
pour ce genre de matériel.
- Faire une demande de transport au comptoir multiservice qui se chargera de tout
transport entre les édifices.
- Ne jamais transporter un contenant avec de l’azote liquide dans vos mains ou dans
votre auto.

11.5 Transport à l’extérieur du campus

Au Canada, le transport de matières dangereuses est régi par des lois et règlements fédéral et
provincial. A l’international, le transport de matières dangereuses est régi par différents
organismes.

C’est la responsabilité de l’expéditeur de s’assurer qu’il respecte toutes les exigences des lois et
règlements applicables et c’est la responsabilité du destinataire de s’assurer qu’il possède tous
les permis requis pour les substances achetées.

Manuel de Biosécurité 35
Le SIMDUT classifie les matières infectieuses dans la classe 6, catégorie D3. Cette catégorie
comprend les organismes vivants ou leurs toxines pouvant provoquer des maladies chez les
humains ou les animaux.

Seul le personnel qui a un certificat valide peut préparer et envoyer un colis s’il est régi par le
règlement sur le transport des matières dangereuses.

Si vous n’avez pas un certificat valide appeler le coordonnateur de SST qui se chargera de la
préparation et l’envoi du colis.

Manuel de Biosécurité 36
12. Circulation

Une « zone de laboratoire » est définie comme un ensemble des laboratoires dans un
édifice donné et les corridors qui les relient.

Tous les endroits communs qui ne sont pas des laboratoires (ex. toilettes, bureaux, salle
de réunion) sont considérés comme en dehors de la zone de laboratoire même s’ils sont
physiquement à l’intérieur de cette zone.

12.1 Circulation en dehors de la zone laboratoire


- Il est interdit de circuler en dehors de la zone de laboratoire avec un sarrau ou des
gants.

- Il est interdit d’avoir un sarrau ou des gants dans les toilettes, les bureaux et tous les
autres locaux qui ne sont pas des laboratoires même si vous êtes à l’intérieur de la
zone de laboratoire.

- Il est interdit d’utiliser l’ascenseur dans le Hall d’entrée du 18 situé en dehors de la


zone de laboratoire pour transporter du matériel biologique.

12.2 Circulation dans la zone laboratoire


- Les sarraus doivent rester dans le laboratoire et les gants doivent être enlevés et les
mains lavées avant de sortir du laboratoire.
- Le port du sarrau est permis en dehors du laboratoire mais dans la zone de
laboratoire lors du transport de matériel possiblement infectieux.
- Les sarraus qui sont utilisés dans un laboratoire de niveau de confinement 2 doivent
rester dans ce laboratoire.
- Si vous travaillez dans deux locaux différents, changer de sarrau entre les deux
laboratoires si un des laboratoires et de niveau de confinement 2.

12.3 Circulation vers la salle de décontamination ou la laverie


- Le port du sarrau est permis en dehors du laboratoire mais dans la zone de
laboratoire lors de transport des déchets.
- Prendre l’ascenseur et passer par le sous-sol pour aller à la salle de décontamination
ou à la laverie

12.4 Circulation entre le CBE et les autres édifices


- Il est interdit de circuler entre les laboratoires et le CBE avec un sarrau.
- Pour transporter du matériel biologique, l’emballer tel qu’indiqué dans 11.1 et passer
par la réception du CBE.
- Pour le transport des animaux du CBE vers l’irradiateur à l’édifice 18 suivre la
procédure PNF-CBE-B.03 (voir intranet) :
http://www.cbe-laval.com/procedures.html
- Pour le transport des animaux du CBE vers un laboratoire suivre la procédure
PNF-CBE-B.16 (voir intranet) :
http://www.cbe-laval.com/procedures.html

Manuel de Biosécurité 37
13. Références

1. Lignes directrices en matière de biosécurité en laboratoire


http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/lbg-ldmbl-04/pdf/lbg_2004_f.pdf

2. Normes sur le confinement des installations vétérinaires. Publié par l’Agence


Canadienne d’Inspection des Aliments (ACIA). Disponible en format électronique
seulement à l’adresse suivante :
http://www.inspection.gc.ca/francais/sci/bio/anima/convet/convetf.pdf

3. Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines


http://www2.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?Docid=4015133&file=4&
Language=F

4. Laboratory-associated infections: A summary and analysis of 3921 cases.


Pike RM. Health Lab Sci 1976; 13:106-114.

5. Laboratory-associated infections: incidence, fatalities, causes and prevention.


Pike, R. M.. Annu. Rev. Microbiol. 1979; 33:41–66.

6. Airborne Rabies Transmission in a Laboratory Worker


William G. Winkler, DVM; et al. JAMA.1973; 226(10):1219-1221

7. Tuberculosis of the thumb following a needle stick injury.


Genee, D. and H.H. Siegret.. Clin. Infect. Dis. 1998; 26:210-211.

8. Survival of food borne pathogens on stainless steel surfaces and cross


contamination to food.
H.D. Kusumaningrum, G. Riboldi, W.C. Hazeleger, R.R. Beumer
International Journal of Food Microbiology 85 (2003) 227– 236

9. How long do nosocomial pathogens persist on inanimate surfaces? A systematic


review
Axel Kramer, Ingeborg Schwebke nd Günter Kampf, Infectious Diseases 2006,
6:130

10. B-Virus (Cercopithecine herpesvirus 1)Infection in Humans and Macaques:Potential


for Zoonotic Disease
Emerging Infectious Diseases • Vol. 9, No. 2: 246–250, February 2003

11. Laboratory-Associated Infections and Biosafety


David l. Sewell. Clinical microbiology reviews, July 1995, p. 389–405 vol. 8, no. 3

12. Epidemiology of Laboratory-acquired infections. In Biological Safety, Principles and


Practices, 4th Ed. Harding and Byers, 2006.

13. Risk and Management of Blood-Borne Infections in Health Care Workers


Elise M. Beltrami, Ian T. Williams, Craig N. Shapiro, and Mary E. Chamberland.
Clinical Microbiology Reviews, July 2000, p. 385-407, Vol. 13, No. 3.

Manuel de Biosécurité 38
14. Laboratory-Acquired Rocky Mountain Spotted Fever — The Hazard of Aerosol
Transmission.
Charles N. Oster, M.D., Donald S. Burke, M.D., Richard H. Kenyon, Ph.D., Michael
S. Ascher, M.D., Philip Harber, M.D., and Carl E. Pedersen,. N Engl J Med 1977;
297: 859-863.

15. Laboratory-Acquired Infections with Hanta Virus, the Etiologic Agent of Korean
Haemorrhagic Fever.
Wang Lee and Karl M. Johnson . The journal of infectious diseases 1982; Vol. 146,
no.5

16. Assessing the Risk of Laboratory-Acquired Meningococcal Disease


James J. Sejvar, David Johnson, Tanja Popovic, J. Michael Miller, Frances
Downes,Patricia Somsel, Robbin Weyant, David S. Stephens, Bradley A. Perkins,
and Nancy E. Rosenstein. Journal of clinical microbiology, Sept. 2005, p. 4811–4814
Vol. 43, No. 9

17. Laboratory-Acquired Infections: Are Microbiologists at Risk?


David L. Sewell Clinical Microbiology Newsletter 2006; Vol. 28, No. 1

18. Manuel sur le soin et l'utilisation des animaux d'expérimentation, vol. 1, 2e éd., 1993
du Conseil canadien de protection des animaux

19. Manuel de sécurité biologique en laboratoire, Troisième édition.


Organisation mondiale de la santé 2005.

20. A guide to selection and use of disinfectants. BC CDC 2003.

21. Epidemiologic Notes and Reports B-Virus Infection in Humans -- Pensacola, Florida
CDC MMWR May 22, 1987 / 36(19); 289-90,295-6

Manuel de Biosécurité 39