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LE PREMIER COMMANDEMENT :

« JE SUIS LE SEIGNEUR, TON


DIEU ! TU N’AURAS PAS
D’AUTRES DIEUX À CÔTÉ DE MOI

Q UICONQUE SAIT lire ces paroles dans leur sens exact y verra déjà certainement la
condamnation de ceux qui n’observent pas ce Commandement, le plus éminent de tous.
« Tu n’auras pas d’autres dieux ! »
Nombreux sont ceux qui se font une idée beaucoup trop restreinte de ces paroles. Ils se sont trop
simplifié les choses ! Ils tiennent avant tout pour idolâtres les êtres humains qui se prosternent
devant des figurines en bois représentant chacune une divinité distincte, ou bien encore, ils
songent peut-être aux adorateurs du diable et à d’autres égarés similaires susceptibles tout au
plus d’éveiller leur pitié. Mais aucun d’entre eux ne pense à soi.
Prenez la peine de vous examiner et vérifiez si en fin de compte vous n’en faites pas aussi
partie !
L’un a un enfant qu’il chérit effectivement par-dessus tout et pour lequel, oubliant tout le reste,
il ferait n’importe quel sacrifice. L’autre place les jouissances terrestres loin au-dessus de tout,
et ne pourrait pour rien au monde, malgré la meilleure volonté, renoncer à ces plaisirs s’il était
confronté à une situation qui l’exige, mais qui lui laisse la liberté de choisir. Un troisième aime
l’argent, un quatrième le pouvoir, un cinquième une femme, un autre les honneurs terrestres,
mais en définitive, dans chacun de ces cas, ils ne font que s’aimer… eux-mêmes  !
C’est de l’idolâtrie, dans le vrai sens du terme. C’est contre elle que le premier Commandement
met en garde ! Il l’interdit ! Et malheur à celui qui ne le respecte pas à la lettre  !
Le fait de transgresser ce Commandement a une répercussion immédiate en ce sens que l’être
humain concerné restera obligatoirement lié à la Terre lorsqu’il passera dans l’au-delà, dans le
monde de matière subtile. Or, il s’est en réalité lui-même lié à la Terre et ce, uniquement par son
penchant pour quelque chose qui se trouve sur Terre  ! Cela l’empêche de continuer son
ascension, lui fait perdre le temps qui lui est accordé dans ce but, et lui fait courir le danger de
ne pas se dégager à temps du monde de matière subtile pour en renaître et s’élever vers la
radieuse patrie des esprits libres.
Il sera alors entraîné dans l’inévitable décomposition de toute matière, décomposition qui sert à
la purifier afin qu’elle renaisse sous une forme nouvelle. Mais, pour l’âme humaine, ce sera la
mort spirituelle de tout ce qui, en elle, est devenu conscient et personnel, et donc la destruction
pour l’éternité de sa forme et de son nom.
C’est de cette horreur que l’observance de ce Commandement doit vous protéger  ! Il est le plus
éminent de tous les Commandements, car c’est celui dont l’être humain a le plus besoin  ! En
effet, il a malheureusement trop facilement tendance à céder à un penchant quelconque dont il
finit par se faire l’esclave  ! Ce faisant, il fait de l’objet de son penchant un veau d’or qu’il place
au-dessus de tout, comme une idole ou un faux dieu qu’il situe ainsi à côté, et même souvent au-
dessus, de son Dieu !
Il n’en est malheureusement que trop de ces « penchants » que l’être humain s’est créés et dont il
se charge avec la plus grande insouciance  ! Un penchant, comme ceux que j’ai déjà mentionnés,
est une prédilection pour quelque chose de terrestre. Naturellement, il en existe bien d’autres
encore.
Or, quiconque se livre à un penchant, « penche », comme l’indique fort justement ce mot.
De ce fait, lorsqu’il arrive dans l’au-delà pour y poursuivre son évolution, il penche vers la
matière dense et ne peut s’en libérer aisément, il est donc entravé et retenu  ! On peut dire aussi
qu’une malédiction pèse sur lui. Peu importe l’expression employée, le processus est le même.
Toutefois, si au cours de son existence terrestre il place Dieu au-dessus de tout, non seulement
dans ses conceptions ou dans ses paroles mais aussi en intuition, donc de manière vraie et
authentique, avec un amour empreint de vénération qui le lie comme à un penchant, alors, selon
le même effet, ce lien l’entraînera immédiatement vers les hauteurs dès qu’il parviendra dans
l’au-delà ; il emporte en effet avec lui sa vénération et son amour pour Dieu qui le soutiennent et
le portent finalement jusqu’au Paradis où séjournent les esprits purs, libérés de toute pesanteur,
que ces liens ont conduit uniquement vers la lumineuse Vérité de Dieu  !
Veillez donc rigoureusement à l’observance de ce Commandement. Vous serez ainsi préservés de
nombreux fils néfastes du destin.

LE DEUXIÈME
COMMANDEMENT : « TU
N’ABUSERAS PAS DU NOM DU
SEIGNEUR, TON DIEU ! »
LE NOM ÉVEILLE et forme la notion en l’être humain  ! Quiconque profane un nom et ose
l’avilir, avilit simultanément la notion  ! Pensez-y à chaque instant !
Ce Commandement très clair du Seigneur est pourtant le moins observé des dix Commandements
et donc le plus transgressé. Il y a mille façons de l’enfreindre. Et même si l’être humain
s’imagine que nombre de ces transgressions sont totalement anodines et ne sont que de simples
expressions, elles n’en demeurent pas moins une transgression de ce rigoureux Commandement  !
Ce sont précisément ces multiples transgressions prétendues anodines qui avilissent le Saint Nom
de Dieu et, par là même, la notion de Dieu qui est toujours étroitement liée à son Nom. Elles
privent les hommes et même déjà les enfants de son caractère sacré, elles attentent à
l’inviolabilité de ce Nom, car il est utilisé à tout propos et ravalé au rang d’une banale
expression !
Ce faisant, les êtres humains n’hésitent pas à tomber dans le ridicule. Je ne citerai aucune de ces
nombreuses expressions, car ce Nom est trop éminent et sublime pour cela  ! Mais quiconque y
prête attention, ne serait-ce qu’un seul jour, sera certainement bouleversé par le nombre
impressionnant de transgressions du deuxième Commandement que commettent hommes et
femmes, petits et grands, jusqu’aux enfants qui sont tout juste capables de former une phrase
correcte. Car ce que les vieux allaient chantant, les jeunes le vont fredonnant  !
L’avilissement de Dieu est donc bien l’une des premières choses que les jeunes apprennent à
travers les transgressions apparemment si anodines de cette loi divine  !
Mais la pire de toutes les transgressions se trouve dans ce qui en résulte  ! Cela s’est répandu tel
un fléau dans toute l’humanité, non seulement chez les chrétiens, mais aussi parmi les
musulmans, les juifs et les bouddhistes ; on trouve partout les mêmes abus, jusqu’à satiété  !
Dès lors, quelle valeur peut encore avoir le nom « DIEU » pour l’être humain  ! Il est déprécié,
on lui accorde moins de valeur qu’à la plus petite des pièces de monnaie  ! Pire encore, il est
considéré comme un vêtement usagé. Et l’être humain de la Terre, qui pourtant se veut si
intelligent, croit que c’est inoffensif et pèche en cela plus de cent fois par jour  !
Où trouve-t-on la moindre trace de réflexion ? La moindre manifestation de l’intuition ? Vous
aussi êtes complètement insensibles à cela et restez impassibles lorsque la plus sacrée des
notions est ainsi piétinée dans la boue du quotidien  !
Mais détrompez-vous ! Dans l’au-delà, le compte débiteur est considérablement grevé pour tous
ceux qui ont péché de la sorte  ! Et c’est justement ce qu’il n’est pas si facile de racheter, car cela
engendre des conséquences néfastes et très étendues qui se répercuteront fatalement jusqu’à la
troisième et la quatrième génération, à moins que dans cette filiation quelqu’un en prenne
conscience et mette un terme à cette déplorable pratique.
C’est pourquoi, essayez de combattre cette habitude nuisible dans les milieux qui vous sont
proches. Mais, avec toute l’énergie qui vous reste, coupez avant tout les fils de votre propre
karma, afin que votre dette cesse de s’accroître. Ne croyez pas qu’il vous soit facile de racheter
cela sous prétexte de n’avoir eu aucune mauvaise intention  ! Le dommage causé reste le même  !
Et le péché contre ce Commandement subsiste dans tous les cas, puisque vous le connaissiez
parfaitement.
Si vous ne vous êtes pas efforcés d’en saisir clairement toute la portée, c’est de votre faute !
C’est pourquoi rien ne saurait vous être remis  ! Écoutez et agissez, afin d’être en mesure d’en
racheter encore une grande part sur Terre.
Sinon, le bourbier qui vous attend lorsque vous passerez dans l’au-delà sera effrayant et fera
obstacle à votre ascension.
Outre les individus, les autorités ont elles aussi agi contre ce Commandement durant des siècles
en ce sens que, recourant à la contrainte, elles ont exigé des êtres humains qu’ils prêtent serment
et les ont ainsi forcés à transgresser ce Commandement sous peine de sanctions terrestres s’ils ne
cédaient pas à cette exigence. Le châtiment dans l’au-delà est bien plus lourd encore et retombe
sur tous ceux qui ont exigé le serment, et non sur ceux qui ont été poussés à le prêter sous la
contrainte. Le Christ lui-même l’a dit expressément :
« Que votre oui soit oui, que votre non soit non, tout le reste vient du malin  ! »
Les autorités avaient pourtant le pouvoir de donner un poids déterminant à un oui comme à un
non, en pénalisant une tromperie devant le tribunal de la même manière qu’un parjure  ! Elles
avaient ainsi le pouvoir d’élever la valeur des paroles prononcées devant un tribunal au niveau
qui leur était nécessaire pour un jugement. Il était donc inutile de contraindre des personnes à
transgresser ce Commandement divin  !
Mais les Églises et leurs représentants agirent de façon bien pire encore. En invoquant le nom de
Dieu, ils ont soumis leurs semblables aux pires tortures ; en invoquant le nom de Dieu, ils les ont
brûlés, à moins qu’ils n’aient succombé auparavant à leurs supplices.
Néron, l’empereur romain connu de tous et célèbre pour sa cruauté, a été moins malfaisant et
moins condamnable lorsqu’il a martyrisé les chrétiens que certaines Églises avec leur
monstrueuse liste de péchés contre les lois de Dieu  ! D’une part, il est loin d’avoir assassiné et
torturé autant de personnes et d’autre part, il ne l’a jamais fait en invoquant hypocritement le
nom de Dieu, ce qui, dans le genre, compte parmi les plus monstrueux blasphèmes contre Dieu
dont un être humain soit capable.
Il ne sert à rien que ces mêmes Églises ré prouvent aujourd’hui ce dont elles furent hélas jadis
trop longtemps les instigatrices, car elles n’y ont pas renoncé de leur plein gré  !
Aujourd’hui encore, on n’agit guère différemment, les attaques réciproques n’ont fait que
prendre une forme plus moderne et plus discrète  ! Une fois de plus, seule leur forme a changé
avec le temps, mais le fond reste vivant  ! Or, devant la Justice divine, seul compte ce fond que
l’on dissimule si volontiers, jamais la forme extérieure  !
Et cette forme actuelle, qui n’est anodine qu’en apparence, est comme autrefois le fruit de
l’indicible arrogance spirituelle des représentants de toutes les Églises. Et lorsqu’il ne s’agit pas
de cette condamnable arrogance, c’est de la présomption sans consistance qui s’appuie sur le
pouvoir temporel des églises. Ces défauts provoquent bien souvent les hostilités les plus
déplacées où s’entremêlent de surcroît des calculs terrestres ayant pour but d’augmenter
l’influence, à moins qu’elles ne soient même portées par le désir ardent d’avoir une importance
politique significative.
Et tout cela avec le nom « DIEU » à la bouche, si bien que, comme le Fils de Dieu, je voudrais
m’écrier une fois encore : « Par votre façon d’agir, vous avez fait des maisons de mon Père des
cavernes d’assassins, pour votre propre gloire ! Vous vous dites serviteurs de la Parole divine,
alors que vous êtes devenus les serviteurs de votre orgueil  ! »
Tout catholique se croit bien meilleur qu’un protestant devant Dieu, sans qu’il y ait de raison à
cela, mais tout protestant se croit plus sage, plus évolué et par conséquent plus proche de son
Dieu que le catholique ! Et tous prétendent être des adeptes du Christ, et évoluer selon sa Parole.
Les uns comme les autres sont des insensés qui s’appuient sur quelque chose qui est sans aucune
valeur devant la Volonté divine  ! Ce sont eux précisément qui pèchent davantage contre le
deuxième Commandement de Dieu que les adep tes des autres religions, car ils abusent du Nom
de Dieu, non seulement par des paroles, mais aussi par des actes, par toute leur manière de vivre
et jusque dans leur prétendu « service divin ».
Pour celui qui réfléchit et sait observer, ils ne sont qu’un exemple repoussant de formes sans
contenu et de pensées creuses. Dans leur présomption sans borne, ils veulent se convaincre eux-
mêmes, ainsi que leur entourage, qu’ils ont déjà une place réservée au ciel bien avant les adeptes
des autres confessions, et c’est précisément en cela qu’ils profanent le plus la notion de Dieu  !
Ce ne sont pas les pratiques extérieures des Églises, telles que les baptêmes ou autres, qui
permettront cela ! En effet, seul l’être intérieur devra se présenter au Jugement  ! Gravez cela en
vous, vous les orgueilleux à qui il a été prédit qu’au jour du Jugement vous avancerez sous des
étendards, imbus de vous-mêmes et parés de somptueux vêtements, pour recevoir votre
récompense dans l’allégresse. Mais ils n’atteindront jamais le Royaume de l’esprit au pied du
Trône de Dieu, parce qu’avant d’y parvenir, ils auront reçu la rétribution qui leur revient. Un
souffle glacial les balaiera comme de la balle sans valeur, parce qu’ils n’ont en eux ni pure
humilité ni véritable amour du prochain  !
Par leur manière d’être, ce sont les pires profanateurs du mot « DIEU », les transgresseurs les
plus acharnés du deuxième Commandement  !
Ils servent tous Lucifer et non Dieu ! Ils bafouent ainsi tous les Commandements divins  ! Du
premier jusqu’au dernier ! Mais plus particulièrement le deuxième, dont la transgression
constitue la souillure la plus noire de la notion de Dieu incluse dans son Nom  !
Gardez-vous désormais de prendre ce Comman dement à la légère ! Examinez-vous avec soin
ainsi que votre entourage ! Songez que si vous accomplissez fidèlement neuf Comman dements et
en négligez un seul, vous serez finalement perdus malgré tout  !
Le seul fait que Dieu donne un Comman dement prouve déjà qu’il ne doit pas être pris à la légère
et que son observation est une néces sité absolue ! Sinon, il ne vous aurait jamais été donné.
Ne vous hasardez pas à prier si votre âme n’est pas capable de vibrer tout entière dans vos
paroles, et gardez-vous de vous présenter devant votre Dieu en bavards irréfléchis ; vous vous
rendriez ainsi coupables d’abuser du Nom de Dieu.
Avant de lui adresser une requête, réfléchissez bien si c’est absolument nécessaire  ! Ne vous
perdez pas dans des prières de pure forme. Dans toutes les religions, la mauvaise habitude a été
prise de débiter machinalement des prières à des moments déterminés. Il s’agit là non seulement
d’abus, mais encore de blasphème contre le Nom de Dieu  !
Dans la joie comme dans la détresse, un vécu intense intuitif sans aucune parole a beaucoup plus
de valeur que mille prières récitées, même s’il ne dure qu’une fraction de seconde, car un tel
vécu intuitif est alors toujours authentique et sans hypocrisie  ! C’est pourquoi il ne constitue
jamais un abus de la notion de Dieu.
Lorsque l’esprit humain veut se prosterner devant les marches du Trône de Dieu pour présenter
une requête ou rendre grâce, c’est un instant sacré  ! Cela ne doit jamais devenir un radotage
machinal ! Cela vaut également pour les serviteurs d’une Église  !
L’être humain qui arrive à utiliser le nom de Dieu dans toutes les circonstances de la journée,
même les plus impossibles, n’a jamais eu le moindre pressentiment de ce qu’est la notion de
Dieu ! En tant qu’esprit humain, il possède forcément la faculté de pressentir intuitivement Dieu
en son for intérieur, ne serait-ce qu’une seule fois dans sa vie terrestre  ! Et ce moment à lui seul
suffirait pour lui ôter toute envie de transgresser à la légère le deuxième Commandement  ! Il
porterait dès lors éternellement en lui le besoin de ne prononcer le nom « DIEU » que dans la
plus grande pureté de son être tout entier  !
Quiconque ne porte pas cela en lui est loin d’être digne de la Parole de Dieu et moins encore
d’entrer dans son Royaume pour y jouir de la félicité de sa proximité  ! C’est pour cette raison
qu’il est également interdit de créer une image de Dieu le Père d’après les conceptions
humaines ! Toute tentative en ce sens ne peut aboutir qu’à une pitoyable dépréciation, car
l’esprit humain n’a pas la faculté d’entrevoir la plus infime fraction de sa réalité, pas plus que la
main humaine n’est capable de la représenter par une image terrestre  ! L’œuvre d’art la plus
sublime n’en constituerait qu’un profond avilissement. Seul un œil dans son indicible éclat peut
être à même de tout évoquer. –
Telle est la sublime grandeur, pour vous inconcevable, que vous résumez dans le mot « DIEU »
et que par votre frivole outrecuidance vous avez souvent l’audace d’utiliser comme la plus
courante des expressions irréfléchies et vides de sens  ! Vous aurez à rendre compte de ce
comportement qui est le vôtre !

LE TROISIÈME COMMANDEMENT
: « TU SANCTIFIERAS LE JOUR
DU REPOS ! »
Q UI SE DONNE la peine de ressentir intuiti vement un Commandement. Tout homme qui
réfléchit sérieusement ne peut que frémir d’horreur ou le devrait en voyant avec quelle légèreté
les enfants et les adultes traitent les Commandements de leur Dieu.
On apprend les Commandements à l’école et on en discute de manière superficielle. L’être
humain se contente d’en connaître le texte et de pouvoir en donner quelques explications, tant
qu’il court le risque de se voir interrogé à leur sujet. Dès qu’il quitte l’école et entre dans la vie
active, il en oublie vite le texte, et donc également le sens. C’est la meilleure preuve de son
manque d’intérêt réel pour ce que son Seigneur et Dieu exige de lui.
En fait, Dieu n’exige même pas quelque chose par là  ; par amour, il donne à tous les êtres
humains ce dont ils ont un urgent besoin  ! En effet, depuis la Lumière, il avait été observé
combien les êtres humains s’égaraient. C’est pourquoi, tel un fidèle éducateur, Dieu leur a
montré le chemin menant à la vie éternelle dans le lumineux Royaume de l’Esprit, c’est-à-dire le
chemin menant au bonheur. L’inobservance, quant à elle, mène nécessairement les êtres humains
au malheur et à la perdition !
C’est précisément pour cela qu’en fait, il est inexact de parler de Commandements. Il s’agit bien
davantage de conseils de la meilleure intention, qui indiquent la voie à suivre dans la matière que
les esprits humains eux-mêmes avaient souhaité connaître.
Mais, même cette belle notion n’a aucun effet sur l’être humain. Il s’est littéralement beaucoup
trop entêté dans le dédale de ses propres pensées, et ne veut rien voir ni entendre en dehors des
conceptions qu’il a échafaudées à l’aide de son étroit savoir terrestre.
Il ne ressent pas que la matière l’entraîne sans cesse plus loin, toujours plus loin, jusqu’au point
limite où, pour la dernière fois, il sera placé devant un choix  : il s’agira de prendre la décision,
déterminante pour toute son existence, à la suite de laquelle il sera tenu de rester jusqu’au bout
sur le chemin choisi, sans possibilité de retour, même s’il finit par prendre conscience de son
erreur. Mais alors, il sera trop tard et cela ne contribuera qu’à amplifier ses tourments.
C’est là que pour leur venir en aide, pour leur permettre de prendre conscience à temps malgré
leurs égarements, Dieu, par le troisième Commandement, a donné aux êtres humains le conseil de
sanctifier le jour du repos !
En obéissant à ce Commandement, tout être humain aurait senti au fil du temps naître peu à peu
en lui le désir de se rapprocher de la Lumière, et cette nostalgie aurait fini par lui ouvrir le
chemin ascendant menant à la réalisation de ses aspirations qui, en devenant toujours plus
intenses, se seraient concentrées en une prière. Alors, l’être humain serait aujourd’hui différent  !
Pénétré de spiritualité, il serait mûr pour le Royaume dont l’avènement est inéluctable.
Vous, écoutez donc, et faites en sorte que votre obéissance à ce Commandement vous ouvre la
voie.
Tu sanctifieras le jour du repos ! Toi  ! Ces mots expriment clairement que c’est toi qui dois
sanctifier le jour du repos, et en faire pour toi un jour saint !
Le jour du repos signifie l’heure du repos, donc le moment où tu te reposes du travail que
t’impose ton parcours sur Terre. Mais tu ne sanctifies pas ces heures, ni ce jour de repos lorsque
tu ne soignes que ton corps, lorsque tu cherches à te distraire par le jeu, la boisson ou la danse.
Les heures de repos doivent te permettre de te recueillir dans le calme en pensée et en intuition,
d’examiner ta vie terrestre passée et, avant tout, les jours de travail de la semaine précédente
afin d’en tirer des leçons pour ton avenir. Il est toujours aisé de se remémorer six jours, alors
que l’on oublie facilement une période plus longue.
Il sera ainsi inévitable que ton intuition s’élève progressivement plus haut et que tu deviennes un
chercheur de la Vérité. Le jour où tu le seras vraiment devenu, un chemin te sera montré. Et de
même qu’ici sur Terre, tu ne t’engages sur un nouveau chemin inconnu qu’avec prudence et
circonspection, de même tu ne dois avancer sur les nouvelles voies spirituelles qui s’ouvrent à
toi qu’avec précaution et pas à pas, afin de garder toujours un sol ferme sous tes pieds. Tu ne
dois pas avancer par bonds, car cela augmente le risque de chute.
Si au cours des heures de repos de ton exis tence terrestre, tu réfléchis et uses de ton intuition de
cette manière, jamais tu n’y perdras, au contraire tu ne peux qu’y gagner.
Nul ne sanctifie le jour du repos en se rendant à l’église, s’il n’est pas également prêt à se
recueillir dans le calme pour méditer sur ce qu’il a entendu, afin de l’intérioriser correctement en
lui et d’y conformer sa vie. Un prêtre ne saurait sanctifier pour toi cette journée, tu dois le faire
par toi-même. Vérifie constamment si tes actes sont entièrement en harmonie avec le sens
véritable de la Parole de Dieu. C’est en agissant ainsi que tu sanctifieras le jour du repos, car
alors, grâce à ton recueillement silencieux, il aura acquis sa teneur véritable et rempli la fonction
pour laquelle il a été conçu.
Dès lors, chaque jour de repos deviendra une borne sur ton chemin qui, rétrospectivement,
confèrera également à tes journées d’activité terrestre la valeur qu’elles doivent avoir pour la
maturation de ton âme. Tu ne les auras donc pas vécues en vain et tu avanceras constamment.
Sanctifier signifie ne pas gaspiller. Dès que tu omets de le faire, tu gaspilles le temps qui te fut
accordé pour ta maturation. Après le tournant cosmique, dont les rayons vous encerclent à
présent, il ne restera que peu de temps pour rattraper ce que vous aurez omis, à condition
toutefois que vous y consacriez toute la force dont vous disposez encore.
C’est pourquoi, sanctifiez le jour du repos  ! Que ce soit chez vous, ou mieux encore, dans la
nature qui vous aide à vous éveiller en pensée et en intuition  ! Accomplissez ainsi le Comman-
dement du Seigneur. C’est pour votre bien !
LE QUATRIÈME
COMMANDEMENT : « TU -
HONORERAS PÈRE ET MÈRE ! »
D IEU FIT DONNER ce Commandement à l’humanité. Or, celui-ci a déclenché d’indicibles
crises de conscience. Combien d’enfants, combien d’adultes ne voulant pas enfreindre de la
manière la plus grossière ce Commandement précis, ont vécu de durs combats intérieurs.
Comment un enfant peut-il honorer un père qui s’avilit dans l’alcoolisme, ou une mère qui, par
ses sautes d’humeur et son tempérament incontrôlé, une absence de maîtrise de soi et tant
d’autres choses encore, empoisonne les moments de présence de son mari ainsi que la paix du
ménage, rendant tout à fait impossible la naissance d’une atmosphère paisible.
Un enfant peut-il honorer ses parents lorsqu’il les entend s’injurier violemment, lorsqu’ils se
trompent l’un l’autre ou même se battent  ? Pour les enfants, de tels événements conjugaux ont
souvent fait de ce Commandement un supplice auquel il leur devenait impossible d’obéir.
Pour un enfant, ce ne serait en définitive qu’hypocrisie de prétendre honorer une mère qui se
comporte de façon beaucoup plus aimable avec les étrangers qu’avec son propre mari, le père de
l’enfant. Comment un enfant peut-il encore avoir librement de la considération pour sa mère
lorsqu’il remarque sa tendance à la superficialité, lorsqu’il la voit se transformer dans sa ridicule
coquetterie en esclave docile des folies de la mode qui sont si souvent en contradiction totale
avec la noble et sérieuse notion de maternité, et dépouillent de toute beauté, de toute solennité la
dignité d’une mère ? Que n’y a-t-il pas déjà dans ce seul mot  : « Mère » ! Mais que n’exige-t-il
pas également !
Il est inévitable qu’un enfant qui n’est pas encore contaminé ressente inconsciemment en lui
qu’un être humain à l’esprit mûr et sérieux ne pourra jamais se décider à dénuder son corps
uniquement parce que la mode l’exige. Comment une mère peut-elle ainsi garder un caractère
sacré aux yeux de son enfant ! La vénération naturelle se dégrade soudainement et devient une
forme vide, celle d’une obligation routinière ou, selon l’éducation reçue, une attitude
conventionnelle de bienséance sociale. Elle devient donc une hypocrisie dépourvue de tout élan
de l’âme, cet élan précisément qui recèle en lui toute la chaleur vitale indispensable à l’enfant et
qui l’accompagne comme un bouclier sécurisant pendant sa croissance, de même que lorsqu’il
part affronter la vie. Cet élan de l’âme le protège lors des tentations de toutes sortes, et constitue
pour lui un havre solide où il peut se réfugier lorsqu’il lui arrive de douter. Et ce, jusqu’à un âge
avancé !
Le mot « mère » ou « père » devrait toujours évoquer intuitivement une vivante chaleur intime
qui, dans l’âme, fait surgir leur image en toute pureté et dignité, pour mettre en garde ou
approuver, telle une étoile qui guide tout au long de l’existence terrestre  !
Et de quel trésor est privé tout enfant qui ne peut pas honorer son père ou sa mère de toute son
âme !
Pourtant, la cause de ces tourments de l’âme réside une fois de plus dans l’interprétation erronée
de ce Commandement par les êtres humains. Le point de vue adopté jusqu’ici était faux, il en
restreignait le sens et le rendait unilatéral, alors que rien de ce que Dieu a donné ne saurait être
unilatéral.
Erreur plus grave encore : on a déformé ce Commandement en voulant l’améliorer selon des
appréciations humaines et le rendre plus précis par une adjonction  : « Tu honoreras ton père et ta
mère ! » Il a pris ainsi un caractère personnel qui devait fatalement conduire à des erreurs, car ce
Commandement, sous sa véritable forme, dit uniquement  : « Tu honoreras père et mère ! »
Il ne vise donc pas des personnes particulières et bien déterminées dont on ne peut ni prévoir ni
caractériser d’avance la manière d’être. Une telle absurdité ne se produit jamais dans les lois
divines. Dieu n’exige en aucun cas d’honorer ce qui ne mérite absolument pas de l’être  !
Ce Commandement ne se rapporte pas aux personnes, il concerne au contraire la notion de
paternité et de maternité. Il ne s’adresse donc pas en premier lieu aux enfants, mais aux parents
eux-mêmes, en exigeant d’eux qu’ils préservent la dignité de la paternité et de la maternité  ! Ce
Commandement impose aux parents des de voirs absolus, il exige d’eux qu’ils soient toujours
parfaitement conscients de leur haute mission afin de ne pas perdre de vue la responsabilité
qu’elle implique.
Dans l’au-delà et dans le royaume de Lumière, on ne vit pas avec des paroles, mais avec des
notions.
C’est la raison pour laquelle il arrive couramment que la portée d’une notion soit restreinte
lorsque celle-ci est exprimée par des mots, comme c’est visiblement le cas ici. Mais malheur à
ceux qui n’auront pas observé ce Comman dement et qui ne se seront pas efforcés d’en
reconnaître le sens véritable. Qu’il ait été jusqu’à présent si souvent interprété et ressenti d’une
façon erronée ne peut servir d’excuse.
Les conséquences d’une inobservance de ce Commandement se font déjà sentir lors de la
procréation et de l’incarnation de l’âme. Tout serait différent sur cette Terre si les hommes
avaient compris et observé ce Commandement décisif. Des âmes bien différentes auraient alors
pu s’incarner, qui auraient été incapables de to lérer à ce point une déchéance des mœurs et de la
morale telle qu’elle existe aujourd’hui  !
Voyez les meurtres, voyez les danses dépravées et les orgies, tout tend aujourd’hui à s’intensifier
dans ce sens. C’est, en quelque sorte, l’apogée du triomphe des pesants courants des ténèbres. Et
voyez avec quelle indifférence et quelle incompréhension on admet et on encourage même cette
décadence comme quelque chose de bien, ayant toujours existé.
Oè est l’être humain qui s’efforce de reconnaître correctement la Volonté de Dieu et qui, dans un
essor vers le haut, tente d’en saisir l’infinie grandeur, au lieu de comprimer obstinément et en
permanence cette éminente Volonté dans les limites pitoyables du cerveau terrestre dont il a fait
le temple de son intellect. Il se condamne ainsi lui-même à garder les yeux rivés au sol, tel un
esclave enchaîné, au lieu de lever et d’ouvrir son regard illuminé de joie vers les hauteurs, pour
y trouver le rayon de la récognition.
Ne voyez-vous donc pas combien votre attitude est misérable chaque fois que vous interprétez ce
qui vous vient de la Lumière  ! Qu’il s’agisse des Commandements, des prophéties, du Message
du Christ ou encore de la Création entière  ! Vous ne voulez rien voir, rien reconnaître  ! Vous ne
cherchez même pas à comprendre vraiment ! Vous ne prenez rien en l’état, au contraire, vous
vous acharnez constamment à tout déformer en l’ajustant aux basses conceptions que vous avez
adoptées depuis des millénaires.
Libérez-vous donc enfin de ces croyances traditionnelles. La force qui vous est nécessaire à cet
effet est à votre disposition. À tout instant. Et sans que cela vous demande des sacrifices. Mais
vous devez les rejeter d’un coup, par un acte de volonté unique ! Sans rien en conserver par
affection. Tant que vous chercherez à faire une transition, jamais vous ne pourrez vous libérer du
passé, il vous retiendra au contraire toujours fermement en arrière. Vous n’y parviendrez
aisément qu’en vous séparant d’un seul coup de tout ce qui est ancien, ce qui vous permettra
d’aborder le Nouveau sans traîner d’anciens fardeaux. Alors seulement le portail s’ouvrira pour
vous, sinon il restera clos.
Il suffit d’un vouloir vraiment sincère, et cela s’accomplit en un instant. Exactement comme le
réveil après le sommeil. Si vous ne vous levez pas immédiatement de votre lit, la fatigue revient
et la joie éprouvée à la perspective d’une nouvelle journée de travail retombe ou disparaît
complètement.
Tu honoreras père et mère ! Que ce soit pour vous un Commandement sacré. Mettez la paternité
et la maternité à l’honneur ! Qui de nos jours sait encore quelle grande dignité et quel pouvoir
d’ennoblir l’humanité elles recèlent  ! Les êtres humains qui s’unissent sur Terre devraient en
être conscients, chaque mariage sera alors une union authentique, ancrée dans le spirituel  ! Et, au
regard des lois divines, tous les pères, toutes les mères seront dignes d’être honorés !
Pour les enfants, ce Commandement sera sacré et vivant grâce à leurs parents. Quelle que soit la
nature profonde de ces enfants, ils ne pourront absolument pas faire autrement que d’honorer
leur père et leur mère de toute leur âme. À elle seule, la manière d’être des parents les y
obligera.
Et malheur à ceux des enfants qui n’observeraient pas alors entièrement ce Commandement. Un
lourd karma pèserait sur eux, et cela à juste raison. Mais, par la rétroaction, l’obéissance à ce
Commandement sera bientôt une évidence, un bonheur et un besoin  ! C’est pourquoi, allez, et
respectez les Commandements de Dieu plus sérieusement que jusqu’alors  ! C’est-à-dire,
observez-les et mettez-les en pratique  ! Afin d’accéder au bonheur !

LE CINQUIÈME
COMMANDEMENT : « TU NE -
TUERAS PAS ! »
B OMBE LE TORSE, être humain, et vante-toi haut et fort de ne pas être un assassin  ! Car tuer,
c’est assassiner, et te voilà convaincu de n’avoir jamais enfreint ce Commandement du Seigneur.
Fièrement, tu peux te présenter devant Lui sans crainte ni angoisse et envisager, plein d’espoir,
l’instant où le livre de ta vie sera ouvert à cette page.
Cependant, as-tu jamais réfléchi au fait que tu peux aussi faire mourir, et que faire mourir
équivaut à tuer ?
Il n’y a là aucune différence. Tu ne la fais que dans ta manière de t’exprimer, dans ton langage  ;
en effet, ce Commandement ne spécifie pas  : Tu ne tueras pas une vie terrestre dans la matière
dense ! Au contraire, au sens large, qui englobe tout, il dit de manière concise  : Tu ne tueras
pas !
À titre d’exemple : un père avait un fils. Poussé par sa petite ambition terrestre, il voulait à tout
prix que son fils fasse des études. Toutefois, ce fils avait des dons qui le poussaient à d’autres
activités où les études n’étaient d’aucune utilité.
Il était donc tout naturel que le fils n’éprouve aucun plaisir à poursuivre ces études imposées et
qu’il ne parvienne pas à mobiliser en lui l’énergie et l’enthousiasme nécessaires. Mais le père
exigea l’obéissance. Le fils s’exécuta. Aux dépens de sa santé, il s’efforça d’accomplir la
volonté de son père. Mais comme c’était contraire à la nature du fils et aux dons qu’il portait en
lui, il va de soi que son corps en souffrit également.
Je ne veux pas m’étendre davantage sur ce cas qui se reproduit si souvent au cours de l’existence
terrestre. Mais ici, il est irréfutable que, par ambition ou par entêtement, le père a cherché à tuer
ce qui avait été donné au fils pour qu’il le développe sur Terre! En bien des cas, on parvient
réellement à faire mourir les dons reçus. En effet, il est presque impossible de développer ces
dons ultérieurement, parce que leur potentiel principal, encore intact, a été détruit durant la
période qui aurait été la plus favorable à son développement et a été gaspillé de manière
irréfléchie dans des choses étrangères à la nature du fils.
Le père, quant à lui, a gravement transgressé le Commandement  : « Tu ne tueras pas ! » Sans
compter qu’en agissant ainsi, il a privé l’humanité d’un éventuel bénéfice que le garçon aurait pu
apporter ! Le père doit cependant considérer que même s’il existe un possible lien de parenté
spirituelle avec lui ou avec la mère, face au Créateur, le fils demeure une personnalité
individuelle qui a le devoir de développer les dons reçus en vue de son existence terrestre, et ce,
pour son plus grand bien.
Peut-être qu’il était même accordé au garçon, par la Grâce de Dieu, de dénouer un lourd karma
grâce à une quelconque découverte qu’il était censé faire et qui aurait été d’une grande utilité
pour l’humanité.
En outre, le fait d’avoir empêché cela, charge plus particulièrement d’une lourde culpabilité le
père ou la mère qui ont placé leurs petites conceptions terrestres au-dessus des grands fils du
destin, abusant ainsi de leur autorité parentale.
Il en va de même lorsque les parents, lors du mariage de leurs enfants, en arrivent à laisser les
mesquins calculs terrestres de leur intellect prendre le dessus. Combien de fois la plus noble des
intuitions de leur enfant est ainsi étouffée sans le moindre scrupule. Certes, on lui épargne de la
sorte des soucis d’ordre matériel, mais en même temps on le charge d’une souffrance psychique
qui a bien plus d’impact sur son existence que l’argent et tous les biens terrestres.
Naturellement, il ne faut pas que les parents cèdent à chaque rêve ou à chaque désir de leur
enfant. Ce n’est pas ainsi qu’ils rempliraient leur devoir de parents. Mais un examen sérieux est
de rigueur, examen qui, du point de vue terrestre, ne doit jamais être partial  ! Et c’est
précisément cet examen réalisé en faisant abstraction de soi qui n’est que rarement ou jamais fait
par les parents.
Il y a des milliers de cas de ce genre. Il n’est pas nécessaire que j’en parle davantage.
Réfléchissez-y vous-mêmes, afin de ne pas enfreindre la Parole divine de ce Comman dement si
lourd de sens ! Des voies insoupçonnées s’ouvriront ainsi à vous !
Toutefois, il arrive aussi que l’enfant brise les espoirs justifiés de ses parents  ! Répondant à son
souhait, ils l’ont laissé choisir sa voie mais l’enfant ne cultive pas les dons qu’il porte en lui
comme il le devrait pour les développer suffisamment. Dans ce cas, c’est l’enfant qui a «  fait
mourir » les nobles élans intuitifs de ses parents et qui a gravement transgressé ce Comman -
dement !
Il en va de même lorsque l’être humain trahit d’une manière ou d’une autre une amitié véritable,
ou la confiance que quelqu’un lui a accordée. Il brise ou blesse ainsi en l’autre quelque chose de
réellement vivant ! C’est là une transgression de la Parole divine  : « Tu ne tueras pas ! » Elle
entraîne pour lui un destin néfaste qu’il devra dénouer.
Vous voyez maintenant que tous les Comman dements ne sont rien d’autre que les meilleurs amis
des êtres humains, ils ont pour seul but de les préserver fidèlement du mal et de la souffrance  !
C’est pourquoi, aimez-les et respectez-les comme un trésor dont la garde ne vous procurera que
de la joie !

LE SIXIÈME COMMANDEMENT : «
TU NE COMMETTRAS PAS
D’ADULTÈRE ! »
L’ EXISTENCE MÊME de cet autre Commandement qui prescrit : « Tu ne convoiteras pas la
femme de ton prochain ! » montre bien que la signification de ce sixième Commandement n’a
rien à voir avec ce que les lois terrestres disposent à ce sujet.
« Tu ne commettras pas d’adultère » peut aussi s’exprimer de la manière suivante : « Tu ne
briseras pas la paix d’un mariage ! » Naturellement, la paix veut dire aussi l’harmonie. Et en
même temps, cela sous-entend comment un mariage devrait être, car là où il n’y a rien à briser ni
à détruire, ce Commandement ne s’applique pas. En effet, il ne se conforme pas aux conceptions
et dispositions terrestres, mais à la Volonté divine.
Un mariage n’existe donc que là où règnent l’harmonie et la paix comme quelque chose allant de
soi, là où chacun des conjoints ne vit que pour l’autre et cherche à le rendre heureux. D’emblée,
le manque de réciprocité et l’ennui mortel qui induisent en tentation tant de personnes sont
totalement et à tout jamais exclus, de même que l’envie irrésistible et dangereuse de se divertir
ou l’illusion d’être incompris ! Ce sont les fossoyeurs de tout bonheur !
Ce sont précisément ces maux qui ne peuvent absolument pas survenir dans une véritable union
où chacun vit réellement pour l’autre. En effet, la tendance à se sentir incompris de même que le
désir de se divertir ne sont que la conséquence d’un égoïsme prononcé qui ne cherche à vivre que
pour lui-même, et non pour l’autre !
Par contre, lorsqu’il y a un véritable amour de l’âme, le don réciproque de soi se réalise dans la
joie comme une évidence absolue et, par la rétroaction, il est totalement exclu que l’un des
conjoints puisse être lésé. À condition que le niveau culturel des conjoints ne présente pas une
trop grande différence !
C’est là une condition dictée dans l’univers par la loi de l’attraction des affinités, loi qui doit
être respectée pour que le bonheur puisse être total.
Or, un mariage où l’on ne trouve ni paix ni harmonie n’est pas digne de ce nom. En effet, ce
n’est pas un mariage, c’est une vie en commun sur Terre et, en tant que telle, elle n’a aucune
valeur devant Dieu. Elle ne saurait donc être source de bénédiction dans le sens de ce que l’on
peut attendre d’un véritable mariage.
Dans le sixième Commandement, la condition préliminaire est donc qu’il y ait un véritable
mariage selon la Volonté de Dieu ! Toute autre union n’est pas protégée. Mais malheur à celui
qui ose troubler d’une manière quelconque un mariage authentique ! Car le succès qu’il
s’imagine avoir ici sur Terre l’attend sous une tout autre forme dans la matière subtile !
Lorsqu’il lui faudra entrer dans le monde où l’attendent les conséquences de ses actes,
épouvanté, il voudra s’enfuir.
La tentative de séparer deux êtres qui s’aiment réellement de toute leur âme, comme le font très
souvent les parents quand tel ou tel aspect terrestre ne répond pas à leur désir, constitue déjà un
adultère, au sens le plus large du terme !
Et malheur à la femme, malheur à l’homme qui, quel que soit son âge, provoque consciemment
par jalousie ou par badinage la disharmonie, voire la discorde dans un tel couple !
Un pur amour entre deux êtres doit être sacré aux yeux de tous, il doit inspirer le respect et la
considération, mais ne doit pas être envié car il est sous la protection de la Volonté de Dieu !
Lorsqu’un tel sentiment de convoitise impure commence à se manifester, l’être humain doit se
détourner et chercher, avec un regard clair, parmi ceux qui ne sont encore attachés à personne
par les liens de l’âme.
S’il cherche avec sérieux et patience, il est absolument certain qu’il trouvera une personne qui
lui convienne dans le sens voulu de Dieu. Avec elle, il sera heureux, sans se charger auparavant
d’une faute qui jamais ne saurait lui procurer le bonheur ni le garantir !
La grave erreur de ces personnes est qu’elles s’efforcent souvent de donner suite à une
inclination sentimentale, toujours faible au début. Elles la retiennent de force et la cultivent
artificiellement par des fantasmes, jusqu’à en faire une obsession qui les pousse finalement au
péché !
Des milliers d’esprits humains n’iraient pas fatalement à leur perte, s’ils voulaient bien prêter
toujours attention aux prémices qui, à moins de résulter de manœuvres de l’intellect, découlent
uniquement du badinage, indigne des êtres humains, un badinage qui tire son origine des
pratiques terrestres malsaines de la vie familiale et surtout sociale ! Ce sont justement ces
pratiques qui sont souvent de véritables marchés matrimoniaux, non moins répugnants que la
traite des esclaves pratiquée ouvertement en Orient ! C’est là un véritable bouillon de culture
pour l’adultère.
Parents, gardez-vous de commettre le péché d’adultère envers vos enfants, par un raisonnement
intellectuel trop calculateur ! Innombrables sont ceux qui s’y sont déjà empêtrés ! Ils auront
beaucoup à faire pour s’en libérer !
Et vous les enfants, veillez à ne pas semer la discorde entre vos parents, sinon vous aussi serez
coupables d’adultère ! Réfléchissez-y bien. Sinon, vous vous faites ennemis de votre Dieu. Tous
seront finalement voués à l’anéantissement dans d’indicibles souffrances, sans que Dieu ne lève
un doigt !
Jamais tu ne dois troubler la paix et l’harmonie entre deux êtres humains. Grave cela en toi, afin
que ce soit un perpétuel avertissement aux yeux de ton âme.

LE SEPTIÈME COMMANDEMENT :
« TU NE VOLERAS PAS ! »
LE VOLEUR EST considéré comme l’une des créatures les plus méprisables. Est voleur
quiconque s’empare de quelque chose appartenant à autrui, sans son consentement  !
Voilà ce que cela signifie. Pour suivre ce Commandement comme il se doit, il suffit à l’être
humain de discerner toujours clairement ce qui appartient à autrui  ! Chacun se dira
immédiatement que ce n’est pas difficile. Et pour lui, l’affaire est réglée.
Certes, ce n’est pas difficile, tout comme il n’est pas difficile d’observer les dix
Commandements, pourvu qu’on le veuille réellement. Mais toujours à la condition que l’homme
les connaisse exactement. Et c’est cela qui fait défaut à bien des êtres humains.
Pour observer ces Commandements, t’es-tu déjà vraiment demandé en quoi consiste réellement la
propriété d’autrui dont tu ne dois rien soustraire  ?
C’est l’argent, les bijoux, les vêtements, peut-être aussi la maison et le domaine avec le bétail et
tout ce qui s’y rattache. Mais le Commandement ne spécifie pas qu’il ne s’agit que des biens
terrestres de matière dense ! Il y a des valeurs qui sont encore beaucoup plus précieuses  !
La propriété d’un être humain inclut également sa réputation, sa renommée, ses pensées, sa
manière d’être, de même que la confiance dont il jouit auprès d’autrui, si ce n’est de tous, du
moins de l’un ou de l’autre !
Parvenue à ce point, plus d’une âme fière d’elle-même abordera ce Commandement avec moins
d’assurance. En effet, interroge-toi : n’as-tu jamais tenté, peut-être de bonne foi, d’ébranler ou
de saper entièrement la confiance dont jouit une personne, en incitant quelqu’un à la prudence à
son sujet. En agissant ainsi, tu lui as littéralement volé la confiance qu’on lui accordait  ! Car tu
la lui as prise ! Ou du moins as-tu essayé de le faire.
Tu as également volé ton prochain lorsque tu divulgues, sans son consentement, des informations
que tu possèdes sur sa vie personnelle. Tu peux donc mesurer à quel point tous ceux qui tentent
de tirer profit de ce genre de choses ou en font commerce sont empêtrés dans les mailles de la
culpabilité.
Les conséquences de la transgression permanente de ce Commandement de Dieu tissent un filet
inextricable et tous ceux qui s’y sont empêtrés eux-mêmes ne pourront jamais s’en libérer  ; en
effet, ils se sont souvent plus lourdement chargés que les cambrioleurs et les voleurs qui agissent
dans la matière dense. Les personnes qui soutiennent et encouragent ceux qui procèdent de la
sorte ainsi que leurs infâmes entreprises sont coupables et comparables à des receleurs.
Tout homme qui pense avec droiture et honnêteté, qu’il s’agisse d’un particulier ou d’un
commerçant, a le droit et le devoir d’exiger d’une personne qui lui adresse une quelconque
demande des renseignements directs – avec pièces à l’appui s’il le faut – pour savoir dans quelle
mesure il peut lui faire confiance et accéder à sa demande. Tout le reste est malsain et
condamnable.
L’obéissance à ce Commandement a simultanément pour effet l’éveil progressif de l’intuition,
dont les facultés seront développées et libérées. L’être humain acquiert ainsi la juste
connaissance du genre humain qu’il n’a perdue que par paresse. Il abandonne peu à peu son
comportement machinal et sans vie et redevient lui-même un être vivant. De véritables
personnalités naîtront, tandis que les troupeaux issus de l’élevage de masse disparaîtront
obligatoirement.
Prenez la peine d’y réfléchir, et faites en sorte de ne pas trouver à la fin, dans les pages de votre
livre de compte, de nombreuses transgressions de ce Commandement.

LE HUITIÈME
COMMANDEMENT : « TU NE -
PORTERAS PAS DE FAUX -
TÉMOIGNAGE CONTRE TON PRO-
CHAIN ! »
L ORSQUE TU agresses et frappes l’un de tes semblables, au point de lui infliger des blessures,
et qu’éventuellement tu le voles de surcroît, tu sais que tu lui as porté préjudice et que tu es
passible d’une sanction terrestre.
Ceci étant, tu ne penses pas encore au fait que, du même coup, tu t’empêtres dans les fils de la
rétroaction qui n’est soumise à aucun arbitraire mais se déclenche avec justice, même à la suite
des plus infimes manifestations de ton âme auxquelles tu ne prêtes aucune attention et restes
absolument insensible !
Cette rétroaction n’a aucun rapport avec la sanction terrestre  : indépendante, elle agit par elle-
même, sans bruit, mais de façon tellement inéluctable pour l’esprit humain qu’il ne trouve plus
un seul endroit dans toute la Création oè il puisse se cacher et s’en protéger.
Vous vous indignez, lorsque vous entendez parler d’une de ces brutales agressions et de
violentes blessures. Et vous êtes même effrayés et horrifiés lorsque ce sont des proches qui en
sont victimes ! Ce faisant, vous n’êtes guère troublés d’entendre médire d’un absent, ici et là, par
des propos adroits et malveillants, ou par des gestes explicites qui en disent plus long que ne le
feraient des paroles.
Cependant, retenez bien ceci  : il est beaucoup plus facile de réparer une agression matérielle
qu’une agression contre une âme qui souffre d’avoir été atteinte dans sa réputation.
C’est pourquoi, évitez tous les colporteurs de viles calomnies au même titre que ceux qui
assassinent dans la matière dense !
Car ils sont tout aussi coupables, si ce n’est davantage  ! Moins ils ont de compassion pour les
âmes qu’ils ont eux-mêmes persécutées, moins on leur tendra la main dans l’au-delà, lorsqu’ils
imploreront de l’aide ! Leur sinistre besoin intérieur de dénigrer les autres – souvent même des
inconnus – est froid et sans pitié. C’est donc de la froideur et une dureté impitoyable qu’ils
trouveront au centuple à l’endroit qui les attend lorsqu’ils auront quitté leur corps physique.
Dans l’au-delà, ils resteront des proscrits, plus méprisés encore que les brigands et les voleurs  ;
car toute leur espèce a un méprisable trait en commun  : la hargne, depuis la commère jusqu’à ces
créatures dépravées qui n’hésitent pas, sous serment délibéré, à porter un faux témoignage contre
quelqu’un qu’ils auraient eu bien des raisons de remercier.
Traitez-les comme de la vermine venimeuse, car ils n’ont pas mérité autre chose.
Comme le but commun et élevé d’accéder au Royaume de Dieu fait totalement défaut à
l’humanité entière, lorsque des êtres humains se rencontrent, à deux ou à trois, ils n’ont rien à se
dire et cultivent donc leur chère habitude de parler des autres, en étant incapables d’en discerner
le caractère lamentable puisqu’ils en ont perdu toute notion à force de le faire.
Qu’ils continuent donc dans l’au-delà à se retrouver pour s’adonner à leur passe-temps favori,
jusqu’à l’expiration du temps accordé pour la dernière possibilité d’ascension qui aurait peut-être
pu les sauver ! Ils seront alors entraînés dans la décomposition éternelle où aboutit toute matière,
qu’elle soit dense ou subtile,  et où elle sera purifiée de tous les poisons apportés par les esprits
humains indignes de conserver un nom !

LE NEUVIÈME
COMMANDEMENT : « TU NE -
CONVOITERAS PAS LA FEMME
DE TON PROCHAIN ! »
CE COMMANDEMENT condamne de façon claire, sévère et directe l’instinct physique et
animal que l’être humain ne laisse que trop souvent… hélas… surgir en lui dès que l’occasion
s’en présente !
Nous avons d’emblée touché le point critique, l’immense piège où presque tous les êtres humains
se font prendre dès qu’ils y sont confrontés  : l’occasion  !
L’instinct est éveillé et orienté uniquement par les pensées  ! L’être humain peut très facilement
le constater sur lui-même : l’instinct ne s’éveille pas, ne peut pas s’éveiller sans les pensées  ! Il
en est complètement dépendant  ! Sans exception !
Ne prétendez pas que le toucher peut également éveiller l’instinct, car cela est faux. Ce n’est
qu’une illusion. Le toucher n’éveille que la pensée qui, à son tour, éveille l’instinct  ! Et le plus
puissant moyen de susciter des pensées, moyen que les êtres humains doivent redouter, c’est
l’occasion qui se présente !
C’est pourquoi, pour tous les êtres humains, quel que soit leur sexe, la meilleure défense et la
protection la plus sûre est d’éviter l’occasion ! C’est l’ancre de salut dans la détresse actuelle,
jusqu’à ce que l’humanité entière ait recouvré assez de forces pour maintenir pur le foyer de ses
pensées comme une saine et naturelle évidence. Une transgression de ce Commandement sera
alors absolument exclue.
D’ici-là, bien des tempêtes devront déferler sur l’humanité pour la purifier, mais cette ancre de
salut tiendra bon si tous ceux qui sont de bonne volonté s’efforcent scrupuleusement de prévenir
toute occasion où deux personnes de sexe opposé se retrouvent seules, occasion qui est source de
tentation !
Que chacun grave cela en lui en lettres de feu  ; car ensuite il n’est pas si facile de se libérer
psychiquement d’une telle transgression, étant donné que le partenaire est également concerné  !
Or il est rare qu’une ascension simultanée soit possible.
« Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain  ! » Il ne s’agit pas seulement ici d’une femme
mariée, mais du sexe féminin en général  ! Donc également des jeunes filles  ! Et comme il est dit
clairement : « Tu ne convoiteras pas ! », il n’est donc question que de l’instinct physique, et non
d’un sincère intérêt en vue du mariage  !
Avec ces paroles claires, aucune erreur n’est possible. Il s’agit là de la rigoureuse loi de Dieu
contre la séduction et le viol, ainsi que contre la souillure causée par des pensées de secrète
convoitise ! La convoitise, point de départ de tout le mal engendré par un acte, constitue déjà à
elle seule une transgression de ce Commandement et entraîne une sanction par l’intermédiaire
d’un karma qui, d’une façon ou d’une autre, devra être racheté avant que l’âme ne puisse en être
libérée.
Il arrive même que ce phénomène, considéré par erreur comme une vétille par l’être humain,
influe sur la nature de sa prochaine incarnation sur Terre ou sur son destin futur dans cette vie
terrestre. C’est pourquoi, ne sous-estimez pas le pouvoir des pensées  : il entraînera tout
naturellement et proportionnellement votre responsabilité  ! Vous avez à répondre de la moindre
pensée frivole, car à elle seule, elle cause déjà des dégâts dans le monde de matière subtile, ce
monde qui vous accueillera après cette vie terrestre.
Mais lorsque la convoitise va jusqu’à séduire et aboutit donc à l’acte physique, craignez le
châtiment, si vous n’êtes pas parvenus à réparer cela sur Terre, tant sur le plan physique que
moral !
Que cette séduction ait résulté de flatteries ou d’une incitation grossière, et que, de ce fait le
consentement de la femme ait finalement été obtenu, ne peut annuler pour autant la rétro action :
elle entre en jeu avec la convoitise, et toutes les astuces, tous les artifices employés ne
contribuent qu’à aggraver cela. Le consentement obtenu en définitive n’annule pas la
rétroaction !
C’est pourquoi soyez sur vos gardes, évitez toute occasion, et ne soyez pas insouciants en ce
domaine ! Avant tout, gardez pur le foyer de vos pensées   ! Alors, jamais vous ne transgresserez
ce Commandement !
Et tenter de se persuader qu’un mariage était probable  n’excuse rien ! Ce prétexte serait de
surcroît un mensonge des plus grossiers.
Un mariage sans amour de l’âme ne compte pas devant Dieu. C’est l’amour de l’âme qui demeure
la meilleure protection contre la transgression de ce Commandement, car celui qui aime d’un
amour véritable ne veut que le meilleur pour l’être aimé, et n’aura donc jamais ces désirs ou ces
exigences impures que ce Commandement condamne avant tout  !

LE DIXIÈME COMMANDEMENT :
« TU NE CONVOITERAS PAS LA
MAISON DE TON PROCHAIN, NI
SON DOMAINE, NI SON BÉTAIL,
NI RIEN QUI LUI APPARTIENNE !
»
Q UICONQUE ESSAIE de réaliser des bénéfices par un travail et un commerce honnêtes pourra,
lors du grand règlement des comptes, se présenter sans crainte à l’appel de ce Commandement,
car ce dernier passera sans l’atteindre. En fait, il est tellement facile d’obéir à tous les
Commandements et pourtant… examinez tous les êtres humains avec attention et vous
reconnaîtrez bien vite que même ce Commandement dont l’observance devrait au fond être une
évidence n’est pas suivi ou seulement très rarement et que, lorsqu’il est suivi, c’est sans joie et
au prix de nombreux efforts.
Tous les hommes, qu’ils soient de peau blanche, jaune, brune, noire ou rouge, semblent saisis
d’une soif inextinguible : ils envient à leurs semblables ce qu’ils ne possèdent pas eux-mêmes.
Ou plus exactement, ils sont jaloux de tout ce que les autres possèdent  ! Cette jalousie renferme
déjà en elle la convoitise interdite  ! La transgression de ce Commandement est dès lors
consommée et devient la source de nombreux maux qui entraîneront rapidement la chute de l’être
humain. Dans bien des cas, il ne s’en relèvera jamais plus.
Il est singulier que le commun des hommes apprécie rarement ce qu’il désigne comme étant son
bien propre, mais toujours et uniquement ce qu’il ne possède pas encore. Les ténèbres ont
assidûment semé la convoitise et, malheureusement, les âmes humaines n’ont que trop volontiers
accepté de préparer un terrain des plus fertiles pour cette funeste semence.
Ainsi, au fil du temps, convoiter les biens d’autrui est devenu le fondement de toute activité pour
la plus grande partie de l’humanité. Cela commence par un simple désir, passe par la ruse et l’art
de la persuasion, s’intensifie jusqu’à devenir une jalousie sans borne issue d’une insatisfaction
permanente, et aboutit à une haine aveugle.
Toutes les voies permettant de satisfaire cette convoitise pouvaient même être jugées
acceptables, pourvu qu’elles ne s’opposent pas trop ostensiblement aux lois terrestres. Dans cette
croissante âpreté au gain, ce Commandement de Dieu ne fut pas observé  ! Chacun croyait être
réellement honnête, tant que les tribunaux terrestres ne lui demandaient pas de rendre des
comptes. Cependant, il n’avait pas trop de mal à s’en préserver, car, lorsqu’il envisageait de
nuire sans scrupule à son prochain pour en retirer quelque avantage à peu de frais, il usait de la
plus grande prudence et de la plus subtile ingéniosité de son intellect.
Il ne se rendait pas compte que c’est précisément cela qui, en réalité, lui coûtera beaucoup plus
cher que l’avantage qu’il est susceptible d’obtenir de tous ces biens terrestres  ! La prétendue
intelligence triomphait ! Toutefois, l’intelligence telle qu’on la conçoit aujourd’hui n’est rien de
plus qu’un fruit de la ruse ou de son développement. Il est tout de même singulier que tout le
monde se méfie d’une personne rusée alors que l’on a de l’estime pour quelqu’un d’intelligent.
Cette contradiction résulte de la mentalité générale actuelle.
Une personne rusée est maladroite dans l’art de satisfaire ses convoitises alors qu’une personne
intelligente y est passée maître. Un maladroit ne sait pas masquer ses intentions sous des dehors
avenants et ne suscite que méprisante pitié. Par contre, l’expert est gratifié d’une admiration
débordante d’envie de la part de ceux qui s’adonnent au même penchant  !
Là encore, il y a jalousie, parce que pour l’humanité actuelle, même l’admiration de son propre
genre chez autrui n’est jamais exempte de jalousie. Les êtres humains ignorent ce puissant
mobile de tant de maux, ils ne savent même plus que, sous de multiples formes, cette jalousie
domine et dirige toutes leurs pensées et leurs actes  ! Elle est ancrée dans les individus comme
dans des peuples entiers, elle gouverne les États, provoque les guerres et donne naissance aux
partis politiques ainsi qu’à d’éternelles querelles, sitôt que deux personnes au moins ont à
délibérer de quelque chose !
Où trouve-t-on encore l’obéissance au dixième Commandement de Dieu, et c’est bien là
l’avertissement que l’on voudrait lancer aux États ! En proie à la plus impitoyable cupidité, tous
les États de la Terre n’aspirent qu’à s’approprier le bien des autres  ! Pour gagner en puissance,
ils ne reculent ni devant le meurtre d’individus, ni devant les massacres collectifs ou
l’asservissement de peuples entiers. Leurs beaux discours sur l’autoconservation ou
l’autodéfense ne sont que des prétextes, parce qu’ils ressentent clairement qu’il faut bien dire
quelque chose pour minimiser ou excuser ces crimes monstrueux contre les Commandements de
Dieu !
Mais cela ne leur sert à rien, car le burin qui grave toute transgression des Commandements de
Dieu dans le livre des accomplissements cosmiques est impitoyable et les fils karmiques qui
s’attachent ainsi à chaque individu sont indestructibles, de sorte que la plus infime manifestation
de ses pensées ou de ses actes ne peut être effacée sans avoir été rachetée.
Quiconque est capable d’embrasser tous ces fils du regard voit quel redoutable jugement est ainsi
désormais enclenché ! La confusion et l’effondrement de ce qui fut érigé jusqu’ici ne sont que
les premières et légères conséquences des plus ignominieuses violations du dixième
Commandement de Dieu ! Ne comptez sur aucune clémence, dès que l’ensemble des
répercussions commencera à s’abattre progressivement sur vous. Vous n’avez pas mérité autre
chose. Ce faisant, il n’adviendra que ce que vous vous êtes imposé vous-mêmes  !
Arrachez complètement de votre âme l’impure convoitise  ! N’oubliez pas qu’un État n’est jamais
composé que d’individus ! Abandonnez toute jalousie, toute haine envers ceux qui, selon votre
opinion, possèdent davantage que vous  ! Il y a bien une raison à cela  ! Vous seuls êtes
responsables de votre incapacité à en discerner la raison, en ce sens que vous avez
volontairement provoqué la limitation monstrueuse – et non voulue de Dieu – de votre capacité
d’entendement, une limitation qui est la conséquence inévitable de votre malheureuse
complaisance à aduler l’intellect  !
Celui qui, dans le nouveau Royaume de Dieu ici sur Terre, n’est pas disposé à se contenter de la
situation qui est la sienne en répercussion des fils karmiques qu’il s’est lui-même tissés, ne
mérite pas d’y vivre ! Il ne mérite pas que lui soit ainsi donnée l’occasion de se libérer avec une
relative facilité du poids des anciennes fautes qui adhèrent à lui et de mûrir simultanément en
esprit afin de trouver la voie ascendante, vers la Patrie de tous les esprits libres, où seules
règnent la lumière et la joie  !
À l’avenir, tout mécontent sera impitoyablement balayé parce qu’il est un inutilisable
perturbateur de la paix qui doit enfin s’instaurer et qu’il fait obstacle à une saine ascension  !
Mais s’il subsiste en lui une parcelle de bien qui garantit une transformation imminente, il en
arrivera alors à prendre conscience de la véracité absolue de la sage Volonté de Dieu  ; cette
véracité vaut également pour lui qui jusqu’alors, en raison de la myopie de son âme et par
stupidité délibérée, était incapable de reconnaître que les conditions de sa vie actuelle sur Terre
n’ont été forgées que par lui-même et qu’elles ne sont que le résultat de toute son existence
antérieure, c’est-à-dire de plusieurs vies sur Terre ou dans l’au-delà et non le fruit du hasard
arbitraire et aveugle !
Il finira ainsi par reconnaître que les expériences qu’il est en train de vivre, que la situation dans
laquelle il se trouve, et le milieu où il est né, avec tout ce qui s’y rattache, sont précisément et
uniquement ce dont il a besoin !
S’il travaille assidûment sur lui-même, il s’élèvera non seulement sur le plan spirituel mais aussi
sur le plan terrestre. Par contre, s’il s’obstine sans scrupule à se frayer une autre voie au
détriment de son prochain, il n’en tirera jamais un réel avantage.
Les âmes humaines auront à soutenir un dur combat avant de pouvoir se libérer des
transgressions habituelles du dixième Commandement de Dieu, c’est-à-dire qu’elles devront
s’amender en ce domaine et se conformer enfin réellement à ce Commandement, en pensées, en
paroles et en actes ! Mais tous ceux qui n’en sont pas capables rencontreront souffrance et
anéantissement, ici sur Terre et dans l’au-delà  !

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