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Cette interaction est particulièrement manifeste aujourd’hui.

D'une part, la recherche


scientifique est de plus en plus dépendante de la technologie. Elle requiert souvent des
instruments très élaborés : pensons aux neurosciences cognitives qui font appel à l'imagerie
cérébrale informatisée. De plus, des percées techniques permettent d'éclairer les scientifiques
sur certains phénomènes : par exemple, les organismes génétiquement modifiés (OGM) ont
amélioré la compréhension de la biologie végétale et de maladies humaines à composante
génétique. D'autre part, la technique est plus que jamais le produit du progrès scientifique :
pensons aux technologies de procréation assistée, aux matériaux nanotechnologiques ou à
la titrisation en finance.

Bref, science et technique sont devenues dépendantes l'une de l'autre, et se développenr


souvent main dans la main. Un tel enchevêtrement a conduit certains penseurs à proposer le
terme « technoscience » pour désigner ce couple. À l'ère de la technoscience, notre pouvoir
sur la nature s’est étendu radicalement, au point de transformer l'horizon du possible : la
médecine prolonge la vie de personnes gravement malades et maintient en vie des bébés dits
« grands prématurés »; des couples infertiles deviennent parents grâce à la fécondation in
vitro; on crée même des êtres aux caractéristiques génétiques prédéterminées en manipulant
le « code » du vivant animal et végétal.

les technologies : un progrès pour les hommes ?

par Antoine Masset, Terminale L

Depuis des années, l’Humanité connaît une évolution exponentielle qui ne fait que s’accroître
avec l’essor des nouvelles technologies. Elles sont le signe de notre modernité et seraient
désormais représentatives des Hommes. Mais que révèle l’évolution des technologies pour
nous ? Est-elle est forcément désirable ?

Les avancées technologiques progressistes

Les technologies sont significatives de progrès, permettant ainsi une évolution de la société
vers un futur désirable. Ces nouveautés ont toutes pour but d’améliorer le quotidien et les
conditions de vie de chacun en répondant aux besoins de notre époque. L’un des premiers
besoins fondamentaux des Humains est, selon la pyramide de Maslow (psychologue et
sociologue américain du 20e siècle), le besoin psychologique primaire se traduisant par la
survie de l’Homme. Cette survie et ce progressisme passent par les nouvelles technologies
dans la médecine grâce au numérique omniprésent. Nous pouvons citer bon nombre
d’inventions, comme le scanner et les radios, permettant d’observer les maux internes du
corps humain et simplifier les diagnostiques. Le progrès (scientifique et technique) a
également considérablement diminué les risques de décès lors des opérations. Les
technologies permettent donc d’allonger l’espérance de vie des Hommes (ne serait-ce, pour
les 25 dernières années, de 65,3 ans en 1990 à 71,5 ans en 2013). Elles améliorent aussi les
conditions pour donner la vie avec, par exemple, les échographies ou les anesthésies
générales ou locales utilisées la plupart du temps pour la moindre opération chirurgicale. La
médecine est symbolique du progressisme dont fait part l’Humanité grâce à ces nouvelles
technologies.

De plus, une des caractéristiques de notre société aujourd’hui est le partage et les échanges
entre les nations et groupes sociaux, représenté par les flux d’informations qui ont pris une
place prédominante. Nous datons la première invention technologique au sujet de
l’information à 1841 avec l’invention du télégraphe par Samuel Morse. Puis, survint le
téléphone d’Alexander Graham Bell qui sera suivi par la radio en 1893, créée par Tesla, et
qui aura un rôle primordial dans les deux guerres mondiales. Pour rester dans cette sombre
partie de notre Histoire, l’ordinateur fut créé par Alan Turing nommé « Enigma » afin de
déchiffrer les messages codés nazis et qui fonctionna avec succès. Pour revenir à des jours
plus récents, l’avènement des échanges et du partage d’informations à travers le monde est dû
à la création d’Internet ouvert au grand public en 1992 et reliant ainsi les personnes du monde
entier entre elles. Cette nouveauté mondiale révèle ainsi une volonté de cohésion entre les
Hommes et symbolise le vivre ensemble d’une espèce aidé par les technologies et le
progressiste. Cela a encore été renforcé par l’arrivée des smartphones, puis des réseaux
sociaux, laissant un espace d’expression facile d’accès pour chacun. Cependant, nous
pouvons soulever certains problèmes dus à cette liberté d’accès, notamment les messages
négatifs qui n’incitent pas à la solidarité mondiale, voire les insultes qui fleurissent
malheureusement sur Internet et qui ont parfois des conséquences irréversibles sur les plus
fragiles. Nous pouvons aussi constater, ces derniers temps, des manipulations d’informations
comme par exemple les attentats inventés en Suède par le Président américain Donald Trump,
ou alors de la falsification de statistiques les rendant favorables à ce manipulateur. Ces
derniers points nous obligent donc à nuancer tous ces progrès technologiques.

Les nouvelles technologies sont-elles assurément des progrès ?

Nous pouvons donc nous interroger sur la pertinence de certaines technologies qui
n’apparaissent pas forcément comme étant des avancées sociales, en prenant notamment
l’exemple des guerres dont nous avons parlé plus tôt. Il y a bien de nouvelles technologies
militaires créées en continu depuis des années, cherchant dans ce cas de figure à être les plus
destructrices et meurtrières possible. C’est à ce moment là que le progressisme et la
pertinence de certaines technologies sont remis en question. En prenant l’exemple de la
bombe nucléaire utilisée sur la population japonaise début août 1945, est-ce que vouloir tuer
le plus de monde possible et laisser des séquelles sur les populations et notre planète Terre,
est un progrès ou une régression de l’Humanité ? La question peut se poser car l’évolution
devrait se traduire par une survie de l’espèce humaine dans de bonnes conditions de vie, ce
que les armes et les bombes, nucléaires ou non, ne provoquent pas, allant même à l’encontre
de ces principes. Enfin, le progrès et les technologies sont assurément bénéfiques pour la
société, mais un des problèmes les plus complexes est l’accessibilité pour tous à ce
modernisme. Il y a bien entendu un coût très élevé à ce progrès qui est vu comme un luxe
pour certaines populations et certains pays en marge de la société, touchées par la pauvreté.

Il existe donc bien une volonté de progrès et un réseau solidaire rendus possible grâce aux
technologies permettant l’évolution de la société et l’amélioration des conditions de vie des
Humains. Mais ces technologies sont parfois utilisées, consciemment ou pas, à des fins moins
progressistes. De plus, faut-il encore y avoir accès ! Les technologies sont donc le symbole de
progrès dans le monde et composent le visage de notre société avec ses bons côtés et ses
imperfections, caractérisant par la même occasion la nature humaine.

Le bonheur doit-il être connecté ?


Publié le 16 janvier 2017 par btsenil
Le bonheur apparaît comme une notion complexe, il peut être à la source de différentes
origines, lié au hasard, à la chance mais également recherché par la personne elle-même.
Cette notion subjective perçue différemment d’une personne à une autre peut-être sous
l’influence du progrès technique numérique, essentiel dans de nombreux domaines (social,
économique et culturel), et entraînant une omniprésence des nouvelles technologies dans
notre société.
Dans quelle mesure ces progrès techniques numériques contribuent-ils à rendre notre
quotidien meilleur et à améliorer notre qualité de vie ?

Le progrès technique numérique dans le quotidien de


l’Homme
Le progrès technique définit comme une réalisation d’objets de grande consommation qui
rendent notre vie plus pratique et plus confortable (source: Encyclopédie Hachette), conduit
au développement de nombreuses nouvelles technologies qui occupent aujourd’hui une place
centrale dans notre quotidien que ce soit chez soi, au travail, dans la rue, etc. …

Ces outils facilitateurs dominants dans des domaines tels que la technologie, le savoir-faire,
les machines, les sciences ont permis de nombreux progrès que ce soit dans le monde du
travail (poste de travail plus ergonomique, tâches difficiles réalisées par des machines,
etc. …), dans le domaine de la santé permettant des diagnostics plus poussés, de faire évoluer
les recherches scientifiques en vue de faire évoluer les traitements mais également dans notre
quotidien par de nombreuses technologies accessibles (robots ménagers, communication, etc.
…).

Un secteur en constante progression à la conquête de technologies innovantes essaye de


répondre de plus en plus aux besoins individuels de chacun ou de créer un besoin. Cette
intelligence artificielle mise en avant au détriment de l’intelligence humaine, pourra dans le
futur définir seule les besoins de chacun et y apporter une réponse.

Comme l’on dit Christophe DESHAYES et Jean-Baptiste STUCHLIK après la publication de


leur livre « Petit traité du bonheur 2.0 », actuellement ces outils connectés (smartphones,
applications, connexion illimitée) apparaissent indispensables à chacun puisqu’ils satisfont
leurs utilisateurs en leur apportant de nombreux services instantanément où qu’ils soient.

Le bonheur cette notion subjective ?


Propre à chacun, le plaisir, le bien-être, l’épanouissement pourront-ils être réinventés par le
progrès technique numérique et celui-ci répondra-t-il à notre quête du bonheur ?

D’après une étude réalisée par Microsoft suite au lancement de son nouveau système
d’exploitation Windows 10 celle-ci révèle que « 65% des Français considèrent que les
technologies rendent la vie meilleure ».

En effet, l’évolution du téléphone portable en smartphone en fait un outil portatif connecté


(tactile, commande vocale, applications organisatrices de vie, etc. …) dont on ne peut plus se
passer et qui est devenu l’outil de communication privilégié d’une grande partie de la
population.
Et si déjà de nombreuses applications permettent d’améliorer le quotidien de tous, les futures
évolutions (coach sportif, diététique, site de rencontres, …) attendues devraient en faire un
coach privé qui ne vous quitte jamais.

D’autre part, une expérimentation conduite dans plusieurs entreprises Japonaise, visant à
partir d’un algorithme la transformation des données en un indicateur de bonheur. Le but est à
partir d’objets connectés (capteurs connectés aux salariés) de recueillir des informations
relatives à la productivité et à la satisfaction professionnelle de ceux-ci.

Cependant, bonheur ne rime pas toujours avec bien être matériel et plaisir, d’autres éléments
(émotions, sentiments, ressenti, centre d’intérêt) peuvent être nécessaires pour atteindre la
pleine satisfaction.

Toujours d’après l’étude menée par Microsoft, « 58% des Français trouvent cette intelligence
artificielle trop présente dans leur vie quotidienne » et semblent inquiets de la dépendance
de ces machines qui guident leur quotidien.

Les risques
Si les nouvelles technologies contribuent à notre bonheur l’envahissement de ce nouveau
mode de communication et sa rapidité de transmission de l’information représente un certain
danger notamment auprès des enfants et adolescents.

En effet, une étude réalisée dans le cadre d’un mémoire par un étudiant en master métier de
l’enseignement, montre que les adolescents connectés n’ont pas toujours conscience des
risques auxquels ils sont confrontés par l’utilisation des multiples réseaux sociaux. Même
s’ils en connaissent les dangers, les lois qui entourent la diffusion de l’information, très peu y
portent intérêt conduisant ainsi à de nombreuses dérives. À travers une diffusion sans limites
de toute sorte d’informations, ce non-respect amène d’autre type de criminalité (cybersexe,
cyberaddiction, harcèlement, …). Ces pratiques fortement utilisées peuvent avoir des
conséquences désastreuses visant à détruire la réputation d’un adolescent et pas
nécessairement connues des parents.

Pour finir …
On peut en déduire que si l’Homme considère que le progrès technique numérique et
notamment le smartphone sont un réel facilitateur dans les activités du quotidien, que les
nombreuses applications accessibles visent au développement personnel et au bien-être c’est-
à-dire au bonheur, tous se rejoignent sur le fait que le progrès technique numérique est une
condition du bonheur sous réserve que celui-ci soit mieux encadré.

Menace sur les libertés

Alors que la technologie améliore la qualité de vie, fait reculer la mortalité, libère du temps,
rend les déplacements plus sûr, l'homme du XXIe siècle semble se focaliser sur son côté
obscur. Exemple le plus récent de la fascination/répulsion : le développement des Rfid (Radio
Fréquency Identification). Ces tags intelligents, bourrés d'informations, permettent de suivre
à la trace des marchandises, voire des animaux. Essentiellement utilisés à des fins logistiques
- le distributeur Walmart a été le premier à en saisir l'opportunité - ces tags pourraient, dans
un futur proche, être insérés dans des produits plus courants. Aux Etats-Unis, Gillette s'y est
essayé, provoquant immédiatement une levée de boucliers de la part des associations de
consommateurs.

La science est constamment au cœur de notre vie quotidienne. Qu'il s'agisse de prendre le métro ou
la voiture, de consommer notre repas, ou même de profiter de notre sommeil, elle est
omniprésente. Ce que nous ignorons, cependant, c'est qu'il existe une face cachée qui nous met
dans une certaine mesure en danger, malgré le progrès scientifique et ses avantages, et en dépit du
confort que nous apporte la science. La science a permis, aux niveaux technologique, physique,
chimique, astronomique et biologique, d'enregistrer certains acquis, considérés jadis comme
impossibles, qui ont permis à l'homme d'évoluer et d'avancer pour progresser et améliorer sa
qualité de vie. Mais parallèlement, la science peut aussi mettre en danger un individu, les membres
de sa famille ou sa vie privée. Sommes-nous conscients de tels risques ?
À titre d'exemple, êtes-vous familiers avec l'impression d'objets en trois dimensions ? L'imprimante
3D est un appareil qui permet à son utilisateur de créer toutes sortes d'objets quelconques, tels que
des jouets et des objets de décoration, à partir d'une modélisation réalisée à l'aide d'un logiciel sur
ordinateur qui s'avère être gratuit. Ces objets prennent forme lorsque l'imprimante dépose les unes
sur les autres des couches de différents matériaux qui, une fois solidifiés, recréent l'objet. Elle peut
être à usage médical, surtout dans les hôpitaux, afin d'imprimer des prothèses en tout genre, mais
elle peut aussi être utilisée à d'autres escients. Supposons que vous mettez vos clés sur la table
durant une conversation, une personne est alors capable de les prendre en photo et, ensuite, à
partir de la photo, reconstituer le modèle de la clé sous forme de fichier informatique. La clé de
votre domicile sera alors imprimée à partir d'une imprimante 3D, à domicile. La clé « imprimée »,
fonctionnelle pourrait être utilisée pour ouvrir votre serrure et dérober vos biens.
Un autre cas de figure constituant un danger est représenté par les explosifs qu'on peut fabriquer
chez soi ! Vous avez sûrement les composantes nécessaires pour en produire vous-mêmes sans que
vous ne vous en rendiez compte. En effet, il n'est pas nécessaire de posséder un permis pour l'usage
d'explosifs afin de se procurer de l'engrais artificiel (beaucoup plus riche en nitrate que les engrais
naturels) utilisé pour les plantes du jardin, et du sucre pour faire vos gâteaux. Il suffit de mélanger
ces deux ingrédients en chauffant avec précaution pour obtenir une pâte explosive inflammable
dont les effets sont similaires aux pains plastiques tels que le C4.

En définitive, nous pouvons affirmer que malgré le fait que les sciences nous ont apporté des
solutions aux problèmes de la vie quotidienne en la rendant plus agréable, elles sont à l'origine de
nombreux dangers pour l'être humain dans sa vie de tous les jours et peuvent donc présenter un
véritable danger. La vigilance dans la mesure du possible est donc de rigueur. La faute n'est pas à
la science mais à une « mauvaise » manipulation qui doit certainement être contrôlée... Un
progrès scientifique convenablement contrôlé ne pourra jamais être un danger. Si la science cause
un problème, c'est d'elle qu'émerge la solution... Le problème qui a une solution n'est plus un
problème...