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Abus des moyens de télécommunication et réseaux sociaux

Sommaire
Généralités
Descriptif
Procédure
Recours

Généralités

Avec l'avènement des technologies en matière de communications, de nouveaux comportements indésirables sont apparus et, parmi ceux-ci, le
fait de déranger des usagers d'un réseau de télécommunication.

Descriptif

Il existe divers moyens pour se soustraire aux désagréments entraînés par des appels téléphoniques abusifs, comme, par exemple, changer de
numéro de téléphone, bloquer certains numéros de téléphones ou refuser les appels masqués. Se référer dans ce cadre à la fiche fédérale.

Le législateur a interdit ce genre de comportements. Ainsi, l’art. 179septies du code pénal du 21 décembre 1937 (CP) réprime celui qui, par
méchanceté ou par espièglerie, aura utilisé abusivement une installation de télécommunication pour inquiéter un tiers ou pour l’importuner,
sera, sur plainte, puni d’une amende.

Comme mentionné précédemment, l’abus du téléphone ou d’une autre installation de communication est punissable par le code pénal.

Procédure

L'art. 179septies CP punit, sur plainte, de l'amende l'utilisation abusive d'une installation de télécommunication. Cela signifie que la personne qui
est importunée par une telle utilisation peut déposer plainte contre la personne qui abuse du téléphone ou d'un autre réseau de
télécommunication (pour la procédure de plainte et ses suites, voir la fiche Plainte pénale).

La plainte pénale peut être déposée auprès de la police judiciaire, du Ministère public ou du Tribunal des mineurs si l’auteur est âgé de moins de
18 ans au moment des faits.

Pour que la plainte ait des chances d’aboutir, il convient de réunir des moyens de preuves suffisants. La localisation de l’interlocuteur anonyme
est à cet effet un moyen utile. Il est également opportun de contacter son opérateur.

Le Ministère public est compétent pour statuer, par ordonnance pénale, sur les infractions passibles de l’amende (art. 352 du code de procédure
pénale du 5 octobre 2007 ; CPP). L’ordonnance peut faire l’objet d’une opposition écrite et motivée de la part de la personne mise en accusation
qui peut être examinée par le Tribunal de police si l'opposition est maintenue par le Ministère public (art. 356 CPP et 8 de la loi du 19 mai 2009
d'introduction du code de procédure ; LVCPP). La voie de l’opposition n’est ouverte que de façon restreinte à la partie plaignante.

Le Ministère public peut décider d’adresser directement un acte d’accusation au Tribunal de police (art. 324 ss CPP).

Recours

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La plupart des actes et décisions de la police et du Ministère public peuvent faire l’objet d’un recours qui doit être déposé dans les 10 jours
auprès de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal (art. 396 CPP et 13 LVCPP).

La décision du Tribunal de police peut faire l’objet d’un appel auprès de la cour d’appel pénale du Tribunal cantonal (art. 398 ss CPP et 14 LVCPP).

Un recours au Tribunal fédéral contre la décision du Tribunal cantonal dans les trente jours à compter de la notification de cette dernière.

Adresses
Aucune adresse trouvée en lien avec cette fiche

Lois et Règlements
Code pénal suisse, art. 179septies
Loi du 12 décembre 1979 d'organisation judiciaire (LOJV)
Loi du 19 mai 2009 d'introduction du Code de procédure pénale suisse (LVCPP)

Sites utiles
Site de l'Etat de Vaud : Ministère public
Site de l'Etat de Vaud : Comment déposer une plainte pénale

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