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ITB – 1re année d'études

Formateur

Finance d’entreprise

Livret d’animation – V16

INTERNATIONAL

INT- 01-05-02-J2
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INT-01-05-02-J2-FO  CFPB
Note à l’attention des formateurs

Ce livret d’application se compose d’un ensemble de d’activités sous forme de questions ouvertes et
fermées (à traiter le matin) ainsi que de deux cas applicatifs (à traiter l’après-midi) qui ont été réalisés pour
compléter la présentation des diaporamas et le travail sur la base du fascicule.
Un troisième cas applicatif en ligne sur le Campus doit permettre aux étudiants de faire le lien avec la
première journée.
Ces cas vont constituer le « fil rouge » de chacune des trois journées afin de disposer d’une progression
pédagogique.
Les formateurs devront donc avoir préparé ces cas, ceci afin de permettre aux étudiants d’acquérir les
fondamentaux de la finance d’entreprise.
Les étudiants auront préalablement et individuellement préparé les thèmes :
 à l’aide du fascicule finance d’entreprise ;
 à l’aide du Campus CFPB pour le diaporama et le cas présenté.
Ils auront la possibilité de requérir des apports complémentaires de « savoir » auprès des formateurs lors
de ces journées.

■ Préconisations à faire aux étudiants


 La prise de notes est indispensable au moment des corrections, car la première journée se
compose du compte de résultat et du bilan de deux sociétés. C’est à partir de ces éléments
que se poursuivront les deux autres journées.
L’attention des étudiants est donc importante lors des restitutions.
 Le support « étudiant » comprend le cas d’application énoncé sans corrigé. Les corrections
seront réalisées en séance.
 Chaque groupe aura à rapporter à l’oral une part de la réflexion menée au travers du cas.
Les groupes s’exprimeront à tour de rôle. Il s’agit de développer une pensée structurée et
constructive.
À la fin de chaque journée, une synthèse sera effectuée pour amener l’ensemble des groupes au même
niveau de progression et vers une analyse commune du cas.
Le début de la journée suivante se composera d’une mini-synthèse de la première journée, ceci afin de
permettre rapidement aux étudiants d’être au niveau attendu dans le cadre de cette matière.

INT-01-05-02-J2-FO 1  CFPB
PLAN DE TRAVAIL DE JOURNÉE

Thème Méthodes et outils Objectifs pédagogiques Durée


Identification des difficultés de compréhension
Présentation
Tour de table. et/ou d’apprentissage rencontrées lors 0 h 15
de la journée
de la 1re journée (compte de résultat et bilan).
Présentation Revenir sur les points essentiels
Exposé de l’animateur. re 0 h 15
du diaporama de la 1 journée (SIG – Bilan).
Activités 1 et 2.
Questions ouvertes.
Travail en sous-groupes. Identifier les soldes de la CAF et de l’ETE. 0 h 30
Du revenu Restitution d’un rapporteur Distinguer les charges décaissables
à la trésorerie et apports collectifs. des charges non décaissables.
CAF et ETE Relier le revenu de l’entreprise au flux
Activités 3 et 4. de trésorerie.
Question fermée. 0 h 20
Retour interactif des étudiants.

Les ratios, Activités 5, 6 et 7.


instruments Question ouverte. Montrer que les ratios sont un élément majeur
de mesure Travail en sous-groupes. pour analyser l’entreprise et la comparer 0 h 30
de la vie aux autres sociétés.
Restitution d’un rapporteur
de l’entreprise
et apports collectifs.
Pause 0 h 15

Activité 8.
Questions ouvertes. Identifier et analyser les conditions requises
Travail en sous-groupes. pour rentabiliser une activité les soldes 0 h 20
intermédiaires de gestion.
Le seuil Restitution d’un rapporteur
de rentabilité et apports collectifs.
et le point mort

Activités 9 et 10.
Distinguer les charges fixes des charges
Questions fermées. 0 h 20
variables.
Retour interactif des étudiants.

Activité 11.
Question ouverte.
Travail en sous-groupes. 0 h 20
Restitution d’un rapporteur Apprécier l’enjeu des moyens
L’intensité
et apports collectifs. de fonctionnement et de la rentabilité
capitalistique
pour la pérennité de l’entreprise.
Activités 12 et 13.
Questions fermées. 0 h 20
Retour interactif des étudiants.
Déjeuner

Être capable de calculer la CAF et l’ETE


et tirer des conclusions sur les écarts
Activité 14.
observés.
Premier cas Travail en sous-groupes.
Être capable d’approcher le seuil de rentabilité 1 h 30
Secteur industriel Restitution d’un rapporteur d’une entreprise.
et apports collectifs
Au travers des principaux ratios, apprécier
la rentabilité et la solvabilité d’une entreprise.

Pause 0 h 15

INT-01-05-02-J2-FO 2  CFPB
Thème Méthodes et outils Objectifs pédagogiques Durée

Être capable de calculer la CAF et l’ETE


et tirer des conclusions sur les écarts
Activité 15.
Second cas observés.
Travail en sous-groupes.
Secteur Être capable d’approcher le seuil de rentabilité 1 h 30
des services Restitution d’un rapporteur d’une entreprise.
et apports collectifs
Au travers des principaux ratios, apprécier
la rentabilité et la solvabilité d’une entreprise.

Exposé actif du formateur


Synthèse à partir du diaporama CAMPUS Synthèse par les étudiants des notions
0 h 15
de la journée qui doit avoir été consulté avant essentielles à retenir de la journée.
la journée de formation.

INT-01-05-02-J2-FO 3  CFPB
THÈME No 1
LA CAF ET L’ETE

ACTIVITÉ 1

Consignes formateur

Travail en sous-groupes, restitution par un rapporteur et apports collectifs, puis synthèse par le formateur.

 TRAVAIL À EFFECTUER
Présentez les différentes méthodes de calcul de la CAF et son affectation.

 DÉVELOPPEMENT FORMATEUR
La CAF se calcule en faisant la différence entre les produits encaissables et les charges décaissables
relevant de l'activité normale de l'entreprise.

■ Méthode soustractive à partir de l’EBE

EXCÉDENT BRUT D'EXPLOITATION (OU INSUFFISANCE BRUTE D’EXPLOITAION)


(+) Transferts de charges d'exploitation
(+) Autres produits d’exploitation
(-) Autres charges d’exploitation
(+) ou (-) Quotes-parts de résultat sur opérations faites en commun
(+) Produits financiers (a)
(-) Charges financières (b)
(+) Produits exceptionnels (c)
(-) Charges exceptionnelles (d)
(-) Participation des salariés aux résultats
(-) Impôts sur les bénéfices
CAPACITÉ D'AUTOFINANCEMENT
(a) Sauf reprises sur dépréciations et provisions
(b) Sauf dotations aux amortissements, dépréciations et provisions financiers
(c) Sauf :
 produits des cessions d'immobilisations
 quotes-parts des subventions d'investissement virées au résultat de l'exercice
 reprises sur dépréciations et provisions exceptionnelles
(d) Sauf :
 valeur comptable des immobilisations cédées
 dotations aux amortissements, dépréciations et provisions exceptionnels

INT-01-05-02-J2-FO 4  CFPB
■ Méthode additive à partir du résultat net comptable
Cette seconde méthode de calcul est en général plus rapide que la première et par conséquent plus utilisée.
Il s'agit d'un calcul de la CAF selon son affectation.

RÉSULTAT NET COMPTABLE


(+) Dotations aux amortissements et provisions d'exploitation, financier, exceptionnel
(-) Reprises sur amortissements et provisions d'exploitation, financier, exceptionnel
(-) Produits de cession d'immobilisations
(+) Valeur nette comptable des immobilisations cédées
(-) Quote-part des subventions d'investissement virées au compte de résultat
CAPACITÉ D'AUTOFINANCEMENT

■ Les affectations de la CAF


La CAF doit permettre de :

Couvrir les aléas liés Dotations nettes aux provisions pour dépréciation d’actif circulant
à l’exploitation + Dotation nettes aux provisions pour risques et charges

Maintenir Dotations nettes aux amortissements


les capacités de production + Dotations nettes aux provisions de l’actif immobilisé

Dotations nettes aux provisions pour risques et charges à caractère de


réserve
+ Dotations nettes aux provisions règlementées
Contribuer au financement + Valeur nette comptable des immobilisations cédées
de la croissance de l’entreprise − Produits de cession d’éléments d’actifs
− Quote-part des subventions d'investissement virées au résultat de
l'exercice
+ le résultat de l’exercice

ACTIVITÉ 2

Consignes formateur

Travail en sous-groupes, restitution par un rapporteur et apports collectifs puis synthèse par le formateur.

 TRAVAIL À EFFECTUER
Définissez le concept de l’ETE, ses modes de calcul et indiquez pourquoi il est utile pour le
banquier.

 DÉVELOPPEMENT FORMATEUR
L'excédent de trésorerie d'exploitation correspond à la différence entre les flux de trésorerie qui sont
réellement générés par les produits encaissés et les charges d’exploitation décaissées par une entreprise.
L’ETE représente la trésorerie dégagée ou consommée par l’activité au cours de l’exercice.
L’entreprise peut ainsi juger de sa capacité à financer sa politique de croissance et à faire face à ses
obligations.

INT-01-05-02-J2-FO 5  CFPB
S’il est négatif, cela signifie pour le banquier que l’exploitation n’a pas dégagé un flux positif et dans ce cas,
c’est souvent le découvert qui va être plus important.

■ Méthode de calcul de l’ETE à partir des données du compte de résultat et du bilan


Produits d’exploitation encaissés
- Charges d’exploitation décaissées
= Excédent de trésorerie d’exploitation

■ Méthode de calcul de l’ETE à partir de l’EBE


Excédent brut d'exploitation (ou insuffisance brute d'exploitation)
- Production immobilisée
- Variation du BFR d’exploitation
= Excédent de trésorerie d’exploitation

ACTIVITÉ 3

Consignes formateur

Retour interactif des étudiants puis apports et synthèse par le formateur.

 TRAVAIL À EFFECTUER
Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont vraies s’agissant de la capacité
d’autofinancement ?

a) Constitue une ressource propre de financement de l’entreprise. 


Oui, il s’agit bien d’une ressource générée par l’activité et qui contribue au financement de
l’entreprise.
b) Un bon indicateur des flux financiers réels. 
Non, La CAF n’est pas un bon indicateur des flux financiers réels, car elle ne tient pas compte des
décalages temporels liés aux encaissements et aux décaissements.
c) Le remboursement du capital des emprunts est un facteur influençant la capacité 
d’autofinancement.
Non, le remboursement du capital des emprunts n’influence pas la CAF, seul les intérêts financiers
impactent la CAF.
d) Les loyers de crédit-bail sont un facteur influençant la capacité 
d’autofinancement.
Oui, les loyers de crédit-bail ont une incidence sur la CAF, ces derniers sont comptabilisés dans les
charges externes. Le choix du mode de financement peut ainsi engendrer des distorsions lors de
l’appréciation de la CAF d’une entreprise utilisant le crédit-bail. Pour lisser cette distorsion
comptable, il est nécessaire de réintégrer une partie des loyers qui correspondrait
approximativement à l’amortissement.
e) Un indicateur important qui lui permet d’apprécier la capacité de l’entreprise à 
faire face au remboursement de crédits.
Oui, la CAF est un revenu de l’entreprise, qui procure à l’entreprise une source d’autofinancement.
Le niveau de la CAF est pour le banquier un indicateur important pour apprécier la capacité de
l’entreprise à rembourser ses crédits.

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ACTIVITÉ 4

Consignes formateur

Retour interactif des étudiants puis apports et synthèse par le formateur.

 TRAVAIL À EFFECTUER
Concernant l’Excédent de Trésorerie d’Exploitation (ETE), quelles sont les affirmations
exactes ?

a) Un ETE négatif sur une année pousse le banquier à revoir ses engagements, car c’est 
le signe que l’entreprise connaît des difficultés.
Faux, un ETE négatif sur une année est acceptable par le banquier et peut s’expliquer par une forte
croissance de l’activité et du besoin en fonds de roulement.
b) Le rôle de l’ETE se limite à la couverture des frais financiers. 
Faux, outre la couverture des frais financiers, l’ETE est également nécessaire pour couvrir le
paiement de l’impôt sur les sociétés et pour rembourser les dettes financières. L’ETE est également
indispensable pour autoriser un endettement supplémentaire éventuel.
c) Un ETE structurellement négatif doit alerter car il révèle des failles au niveau de 
l’exploitation de l’entreprise.
Exact, un ETE structurellement négatif montre une insuffisance de rentabilité de l’exploitation, liée à
un problème de tarification ou de coûts de production.
d) Comme la capacité d’autofinancement (CAF), l’ETE est disponible en trésorerie. 
Faux, la CAF est un potentiel de flux financiers pour une activité normale, mais pas un indicateur de
flux financiers réels, contrairement à l’ETE qui traduit les flux de trésorerie encaissés et décaissés
par l’exploitation, et est donc disponible pour couvrir les frais financiers et l’impôt sur les sociétés.
e) L’ETE est un bon indicateur pour analyser les flux de trésorerie générés par 
l’exploitation.
Exact, l’excédent de trésorerie d’exploitation est un bon indicateur qui traduit les flux de trésorerie
encaissés et décaissés par l’exploitation.

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THÈME No 2
LES RATIOS

ACTIVITÉ 5

Consignes formateur

Travail en sous-groupes, restitution par un rapporteur et apports collectifs puis synthèse par le formateur.

 TRAVAIL À EFFECTUER
Déterminez les principaux ratios qui définissent le mieux la rentabilité de l’activité, des
capitaux apportés et des moyens utilisés.

 DÉVELOPPEMENT FORMATEUR
C’est un rapport entre deux éléments significatifs qui proviennent :
 du bilan (stocks, clients, fournisseurs...) ;
 du compte de résultat (chiffre d’affaires, achats...) ;
 des valeurs structurelles (FR, BFR...).
Un ratio et son évolution dans le temps et dans l’espace doivent toujours être analysés avec prudence.
 La rentabilité de l’activité
Excédent brut d' exploitation
 Ratio de marge brute d’exploitation :
CA
Résultat d' exploitation
 Ratio de marge d’exploitation ou marge opérationnelle :
CA
 La rentabilité des capitaux apportés
Résultat net
 Ratio de rentabilité financière (ROE) :
Capitaux propres
 La rentabilité des moyens utilisés
Résultat net
 Ratio de rentabilité des actifs (ROA) :
Total des actifs

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ACTIVITÉ 6

Consignes formateur

Travail en sous-groupes, restitution par un rapporteur et apports collectifs puis synthèse par le formateur.

 TRAVAIL À EFFECTUER
Déterminez les principaux ratios qui permettent le mieux d’apprécier la solvabilité,
l’endettement et l’évolution des besoins en fonds de roulement d’une entreprise.

 DÉVELOPPEMENT FORMATEUR
Ressources propres
La solvabilité : Ratio de solvabilit é 
Total bilan
 L’endettement :
Dettes structurelles
 Capacité d’endettement =
Ressources propres
Dettes structurelles
 Capacité de remboursement =
CAF
Fonds de roulement
 Ratio de financement de l’exploitation =
BFR
 L’évolution du besoin en fonds de roulement :
 Ratio de rotation des stocks :
Stocks de matières premières
 Consommati ons de matières premières
Stocks de marchandises
 Consommations de marchandises
Stocks de produits finis
 Coût des produits finis
Créances clients  360 jours
Ratio du délai de paiement des clients :
CA TTC
Dettes fournisseurs  360 jours
Ratio du délai de paiement des fournisseurs :
Achats TTC

INT-01-05-02-J2-FO 9  CFPB
ACTIVITÉ 7

Consignes formateur

Travail en sous-groupes, restitution par un rapporteur et apports collectifs puis synthèse par le formateur.

 TRAVAIL À EFFECTUER
Déterminez les principaux ratios qui permettent le mieux d’apprécier la vétusté des
immobilisations et la productivité d’une entreprise.

 DÉVELOPPEMENT FORMATEUR
 La vétusté des immobilisations :
Amortissem ents des immobilisa tions
 Ratio de vétusté =
Immobilisa tions brutes
 La productivité :
Valeur ajoutée
 Ratio de rendement du travail :
Effectif
Frais de personnel
 Ratio du coût salarial :
Effectif

INT-01-05-02-J2-FO 10  CFPB
THÈME No 3
LE SEUIL DE RENTABILITÉ ET LE POINT MORT

ACTIVITÉ 8

Consignes formateur

Travail en sous-groupes, restitution par un rapporteur et apports collectifs puis synthèse par le formateur.

 TRAVAIL À EFFECTUER
Définissez la notion de seuil de rentabilité et de point mort, et expliquez pourquoi il est
souhaitable de rechercher un abaissement de ce dernier ?

 DÉVELOPPEMENT FORMATEUR
Le seuil de rentabilité correspond au niveau d'activité (production, quantité de biens vendus) pour lequel, au
compte de résultat, l'ensemble des produits couvre l'ensemble des charges.
On peut exprimer ce niveau d’activité en chiffre d’affaires minimum à atteindre ou en production minimum à
réaliser.
Pour calculer le seuil de rentabilité, il convient d’analyser les différentes natures de charges en distinguant
les charges de structures et les charges fixes, indépendantes du niveau d’activité, des charges variables
proportionnelles aux quantités vendues ou produites.
Le seuil de rentabilité se calcule comme le niveau d’activité pour lequel la marge proportionnelle au chiffre
d’affaires (marge sur charges variables) absorbe totalement les charges fixes.
Charges fixes
Le seuil de rentabilité =
Taux sur coûts variables
Marge sur coût variable
Avec Taux marge sur coûts variables =
Chiffre d' affaires
Le point mort correspond au cours de l’exercice, à la date à laquelle l’entreprise couvre l’ensemble de ses
charges fixes et variables, c'est-à-dire atteint son seuil de rentabilité. Il est donc important que
l’entreprise atteigne et dépasse son point mort le plus tôt possible dans l’année.
Le point mort se calcule le plus souvent en mois et jours d’activité.
L’abaissement du point mort doit être recherché, car un point mort élevé est associé à un risque élevé, et le
risque est d’autant plus élevé que les coûts fixes sont élevés.
Pour abaisser le point mort, on peut agir sur les charges fixes et/ou sur la variabilité des coûts.
Actions sur les charges fixes, par exemple :
 rationaliser des moyens d’exploitation ;
 préférer un surcoût temporaire à une surcapacité ou à un surdimensionnement des
équipements ou des effectifs ;
 adopter une attitude prudente sur les investissements et les recrutements.
Actions sur la variabilité des charges, par exemple rechercher une plus grande flexibilité et souplesse (sous-
traitance sur des compétences secondaires).

INT-01-05-02-J2-FO 11  CFPB
ACTIVITÉ 9

Consignes formateur

Retour interactif des étudiants puis apports et synthèse par le formateur.

 TRAVAIL À EFFECTUER
Concernant les charges fixes, quelles sont les affirmations exactes ?

a) Elles sont également appelées charges structurelles. 


Exact, les charges fixes sont qualifiées également de « charges structurelles ».
b) Elles sont toujours des charges décaissables. 
Faux, les dotations aux amortissements sont des charges fixes et elles ne sont pas décaissables.
c) Leur montant évolue proportionnellement au niveau d’activité. 
Faux, les charges fixes évoluent par paliers, avec le niveau d’activité. Ainsi, la mise en service d’une
nouvelle machine entraînera un nouveau palier de charges fixes (charges d’amortissement).
d) Plus les charges fixes sont importantes, plus le point mort est élevé. 
Exact, plus les charges fixes sont élevées et plus le chiffre d’affaires pour les couvrir doit être
important.
e) Le personnel intérimaire est une charge fixe. 
Faux, les charges fixes excluent les charges qui varient avec l’évolution du niveau de l’activité
comme les charges de personnel intérimaire.

INT-01-05-02-J2-FO 12  CFPB
ACTIVITÉ 10

Consignes formateur

Retour interactif des étudiants puis apports et synthèse par le formateur.

 TRAVAIL À EFFECTUER
Concernant le point mort, diriez-vous que :

a) C’est le moment à partir duquel l’entreprise commence à dégager un bénéfice. 


Exact, le point mort est le moment à partir duquel une entreprise a atteint le seuil de rentabilité de
son activité. Ce point « zéro » indique à l’entreprise à partir de quel niveau de chiffre d’affaires elle
commence à faire des bénéfices.
b) Sa définition repose sur la distinction charges variables / charges fixes. 
Exact, l’analyse du point mort repose sur la ventilation de l’ensemble des charges en deux
catégories, les charges fixes et les charges variables.
c) Le seuil de rentabilité et le point mort sont issus d’un concept différent. 
Faux, les deux sont issus du même concept mais le premier s’exprime en niveau de chiffre d’affaire
(en monnaie) alors que le second s’exprime en temps (nombre de jours), mois ou années
nécessaires pour être rentables).
d) Il ne peut être calculé qu’en nombre de produits à fabriquer. 
Faux, le seuil de rentabilité peut être converti en nombre d’heures à facturer, en nombre d’articles à
vendre en moyenne par jour ou semaine, etc.
e) C’est le moment auquel la marge sur coût variable absorbe totalement les 
charges fixes.
Exact, le point mort est atteint lorsque la différence entre le niveau de CA et les charges variables en
découlant implicitement (marge sur coût variable) permet d’avoir les moyens de payer toutes les
autres charges de l’exercice, c'est-à-dire les charges fixes.

INT-01-05-02-J2-FO 13  CFPB
THÈME No 4
L’INTENSITÉ CAPITALISTIQUE

ACTIVITÉ 11

Consignes formateur

Travail en sous-groupes, restitution par un rapporteur et apports collectifs puis synthèse par le formateur.

 TRAVAIL À EFFECTUER
Déterminez les principales caractéristiques qui différencient les secteurs de l’industrie
manufacturière du secteur de la grande distribution.

 DÉVELOPPEMENT FORMATEUR
De façon générale, l’industrie manufacturière a besoin de moyens d’exploitation importants (matériels) et de
délai de production pour exercer son activité.
Les principales caractéristiques différenciant ces deux secteurs sont les suivantes :
 le niveau des capitaux nécessaires pour exercer l’activité. Cela constitue une barrière à l’entrée
forte pour les secteurs tels que l’aéronautique, la construction navale, la chimie, etc. ;
 le niveau des marges d’exploitation. Élevée pour les secteurs à forte intensité capitalistique,
pour couvrir les besoins de l’exploitation (matériels, BFR) ;
 le degré de concentration du secteur. Nombre d’acteurs réduits dans les industries à forte
intensité capitalistique ;
 l’horizon stratégique différent. Retour sur investissements plus long dans les industries à forte
intensité capitalistique, mais d’un niveau plus élevé.

INT-01-05-02-J2-FO 14  CFPB
ACTIVITÉ 12

Consignes formateur

Retour interactif des étudiants puis apports et synthèse par le formateur.

 TRAVAIL À EFFECTUER
Parmi les propositions suivantes, laquelle reflète la notion d’intensité capitalistique ?

Immobilisa tions brutes


a)
Total de bilan

Faux, bien que ce rapport établisse l’importance des moyens à mettre en œuvre pour exercer
l’activité, il est insuffisant pour qualifier l’intensité capitalistique.
Immobilisa tions brutes
b)
CA

Faux, les immobilisations brutes ne représentent pas les seuls capitaux nécessaires à l’exercice de
l’activité.
Immobilisations brutes  BFR
c)
CA

Exact, l’intensité capitalistique se détermine bien par le rapport entre les immobilisations brutes
auxquelles sont ajoutés les BFR et le chiffre d’affaires.
Immobilisa tions nettes  BFR
d)
CA

Faux, pour mesurer les besoins de capitaux nécessaires pour être présent sur un secteur d’activité,
il faut raisonner en immobilisations brutes.
e) ARNC (Aucune Réponse Ne Convient). 

INT-01-05-02-J2-FO 15  CFPB
ACTIVITÉ 13

Consignes formateur

Retour interactif des étudiants puis apports et synthèse par le formateur.

 TRAVAIL À EFFECTUER
Parmi les risques économiques et financiers suivants, lesquels sont liés à l’intensité
capitalistique ?

a) Des investissements inadéquats qui n’engendrent pas la hausse du CA escomptée. 


Exact, le choix de nouveaux investissements effectués à mauvais escient est un risque économique
en lien avec l’intensité capitalistique qui peut engendrer une perte d’exploitation par sous-utilisation
et/ou la non-performance des nouveaux investissements.
b) Une perte d’autonomie financière liée à la présence d’un endettement non 
couvert par la rentabilité des immobilisations financées.
Exact, les frais financiers ne sont plus absorbés par la rentabilité d’exploitation, l’entreprise risque de
ne plus disposer de marge de manœuvre pour recourir à l’endettement bancaire supplémentaire,
voire être incapable de faire face à ses engagements.
c) Une augmentation du risque de non-paiement de la clientèle. 
Faux, le risque de non-paiement de la clientèle est un risque financier indépendant de l’intensité
capitalistique.
d) Un niveau de BFR important alors même que le CA n’est pas au rendez-vous. 
Exact, une activité en-dessous des prévisions alors que des investissements importants ont été
effectués conduit au gonflement des stocks et des encours de production.
e) Une augmentation des risques liée à la sous-traitance. 
Faux, c’est l’inverse, les activités de sous-traitance sont réduites ainsi que les risques qui y sont
attachés (qualité, délai, etc.).

INT-01-05-02-J2-FO 16  CFPB
Note à l’attention des formateurs concernant les thèmes suivants
(Études des cas Autoclaves industriels et Dedersoft)

■ Organisation de l’après-midi de cette seconde journée


Travail en sous-groupes ; restitution par un rapporteur, apports collectifs puis synthèse par l’animateur.
Au cours de cet après-midi deux cas sont à traiter :
 un premier cas sur le secteur industriel ;
 un second cas sur le secteur des services.

■ Thèmes
 Du revenu à la trésorerie : capacité d’autofinancement et excédent de trésorerie
d’exploitation.
 Les ratios, instruments de mesure de la vie de l’entreprise.
 Appréciation du seuil de rentabilité d’une entreprise et de son point mort.

■ Organisation du travail en sous-groupes


Déterminer les objectifs
 Être capable de calculer la CAF et l’ETE et tirer des conclusions sur les écarts observés.
 Être capable d’approcher le seuil de rentabilité d’une entreprise.
 Au travers des principaux ratios, apprécier la rentabilité et la solvabilité d’une entreprise.

Rappeler aux étudiants que les prises de notes, indispensables au moment des corrections des études de
cas pendant la première journée, sont également utiles lors des deux autres journées.
Les deux études de cas abordent les mêmes thèmes mais sur deux entreprises de secteurs différents ;
elles donnent l’occasion de comparer les analyses des ratios. En synthèse, à la fin des activités,
l’animateur, avec les apports collectifs des étudiants, illustrera cette comparaison des deux entreprises sur
des points clés.

INT-01-05-02-J2-FO 17  CFPB
THÈME No 5
PREMIER CAS : AUTOCLAVES INDUSTRIELS

ACTIVITÉ 14

 SITUATION
Vous allez travailler sur la situation financière d’un de vos clients, la société AUTOCLAVES INDUSTRIELS.

■ Présentation de l’entreprise
La société AUTOCLAVES INDUSTRIELS est une SAS au capital social de 330 000 €, détenue par
M. Pierre MAZAUX (85 %) et son épouse Mélissa MAZAUD (15 %). Cette dernière n’est pas employée dans
l’affaire, elle exerce le métier d’ophtalmologue dans une importante clinique privée de la région parisienne.
La société AUTOCLAVES INDUSTRIELS est spécialisée dans la conception et la fabrication d’autoclaves
haute pression. Le but de ces appareils est de simuler une réaction et de mesurer les conséquences de
celle-ci dans un environnement de pression et de température.
Depuis sa création, AUTOCLAVES INDUSTRIELS a accumulé un savoir-faire dans le développement
d’appareils de haute technicité répondant aux besoins spécifiques de ses clients. La société propose des
équipements complets intégrant le système de mesure et de contrôle des données, ce qui la différencie de
ses concurrents positionnés sur une autre offre de produits plus standards.
M. MAZAUD, 63 ans, est officiellement à la retraite depuis février N. Il souhaite aujourd’hui transmettre son
entreprise.
La valorisation de cette dernière est de 3 750 k€.

 LISTE DES DOCUMENTS (FOURNIS EN ANNEXE)


 Bilans de la société AUTOCLAVES INDUSTRIELS pour N et N-1 (imprimés CERFA 2050 et
2051).
 Compte de résultat de la société AUTOCLAVES INDUSTRIELS pour N et N-1 (imprimés
CERFA 2052 et 2053).
 Tableau d’affectation du résultat et renseignements divers pour les années N-1 et N (imprimés
CERFA 2058 C).
 Tableau des soldes intermédiaires de gestion pour les années N-1 et N.
 Bilan fonctionnel pour les années N-1 et N.

INT-01-05-02-J2-FO 18  CFPB
 TRAVAIL À EFFECTUER
a) À partir du bilan et du compte de résultat, complétez les tableaux de la CAF et de l’ETE.
Vous portez une appréciation sur l’évolution de ces indicateurs.
CAPACITÉ D'AUTOFINANCEMENT
CLIENT AUTOCLAVES INDUSTRIELS (en milliers d'euros)
N-2 % N-1 % N %
PRODUCTION DE L'EXERCICE 4 941 100,0 % 5 747 100,0 % 6 589 100,0 %
RÉSULTAT DE L'EXERCICE 502 10,1 % 749 13,0 % %
(+) Dotations aux amortissements et aux provisions 77 95
(-) Reprises aux amortissements et aux provisions 12
(-) Produits exceptionnels sur opérations en capital 23 8
(+) Charges exceptionnelles sur opérations en capital 4
(-) Subventions d'investissement virées
93
au compte de résultat
CAPACITÉ D'AUTOFINANCEMENT 544 11,0 % 747 13 % %

EXCÉDENT DE TRÉSORERIE D'EXPLOITATION


CLIENT AUTOCLAVES INDUSTRIELS (en milliers d'euros)
N-2 % N-1 % N %
PRODUCTION DE L'EXERCICE 5 747 100,0 % 6 589 100,0 %
EXCÉDENT BRUT D'EXPLOITATION (EBE) 919 16,0 %
(-) Production immobilisée 21
(-) Variation du BFR 196
EXCÉDENT DE TRÉSORERIE D'EXPLOITATION 702 12,2 %

b) À partir du compte de résultat et du tableau des renseignements divers, vous


compléterez pour l’année N le tableau de détermination du seuil de rentabilité
d’exploitation.
Vous apprécierez la marge de sécurité dont dispose la société AUTOCLAVES INDUSTRIELS
SEUIL DE RENTABILITÉ
AUTOCLAVES INDUSTRIELS (en milliers d'euros)

N-2 N-1 N

1) Chiffre d’affaires 5 060 5 769 6 207


Charges variables : 2 224 2 562
. Consommation de marchandises et matières premières 1 184 1394
. Sous-traitance 850 960
. Personnel extérieur de l'entreprise 190 208
2) Marge sur coûts variables 2 836 3207
3) Taux de marge variable (2/1) 56,0 % 55,6 %
4) Charges fixes : 2 306 2 416
. Loyers crédit-bail 0 0
. Loyers et charges locatives 80 88
. Rémunération d'intermédiaires 82 102
. Honoraires juridiques et comptables 0 0
.Autres comptes (charges fixes) 242 290
. Frais de personnel 1 733 1 730
. Impôts et taxes 92 92
. Dotations nettes aux amortissements et provisions d'exploitation 77 95
. Autres charges d'exploitation nettes des produits 19
Seuil de rentabilité (4/3) 4 118 4 345

INT-01-05-02-J2-FO 19  CFPB
c) Calculez les principaux ratios pour l’exercice N. Vous apprécierez, au travers de ces
ratios, la rentabilité et la solvabilité de l’entreprise AUTOCLAVES INDUSTRIELS.
N-1 N
RATIOS
Numérateur Dénominateur Ratio Numérateur Dénominateur Ratio
RENTABILITÉ
Marge brute d'exploitation :
Excédent brut d’exploitation / 919 5 747 16,0 %
Production
Rentabilité financière :
749 2 098 35,7 %
Résultat net / Capitaux propres
SOLVABILITÉ
Solvabilité générale :
2 098 4 862 43,1 %
Ressources propres / Total bilan
ENDETTEMENT
Capacité d’endettement :
Dettes structurelles / Ressources 17 2 098 0,8 %
propres
Capacité de remboursement :
17 747 2,3 %
Endettement financier Net / CAF
(R3) Financement de l’exploitation :
2 162 1 302 166,0 %
FR / BFR
IMMOBILISATIONS
Financement :
Ressources stables / Actif 2 777 615 451,0 %
immobilisé
Vétusté :
501 615 81,4 %
Amortissements / Valeurs brutes
DÉLAIS DE PAIEMENT
Clients :
Créances clients  360 jours / CA 718 200 6 799 106,0 %
TTC
Fournisseurs :
Dettes fournisseurs  360 jours / 204 480 3 709 55,1 %
Achats TTC

INT-01-05-02-J2-FO 20  CFPB
 DÉVELOPPEMENT FORMATEUR

a) À partir du bilan et du compte de résultat, complétez les tableaux de la CAF et de l’ETE.


Vous portez une appréciation sur l’évolution de ces indicateurs.
CAPACITÉ D'AUTOFINANCEMENT
CLIENT AUTOCLAVES INDUSTRIELS (en milliers d'euros)
N-2 % N-1 % N %
PRODUCTION DE L'EXERCICE 4 941 100,0 % 5 747 100,0 % 6 589 100,0 %
RÉSULTAT DE L'EXERCICE 502 10,1 % 749 13,0 % 460 7,0 %
(+) Dotations aux amortissements et aux provisions 77 95 152
(-) Reprises aux amortissements et aux provisions 12
(-) Produits exceptionnels sur opérations en capital 23 8 12
(+) Charges exceptionnelles sur opérations en capital 4
(-) Subventions d'investissement virées au compte de résultat 93
CAPACITÉ D'AUTOFINANCEMENT 544 11,0 % 747 13 % 600 9,1 %

Sur la période, l’activité progresse de 33 % tandis que la CAF enregistre une progression de seulement
10 %. Le niveau de RN baisse de plus de 6 points entre N-1 et N, ce qui se répercute immédiatement sur la
CAF. Néanmoins, malgré ce constat, le niveau de la CAF est à un niveau particulièrement enviable par de
très nombreuses entreprises industrielles.
Précision : dans le compte de résultat, les subventions d’investissements (93 en N-1) sont une des rubriques
composant les produits exceptionnels sur opérations en capital (montant total : 101, soit 93+8).

EXCÉDENT DE TRÉSORERIE D'EXPLOITATION


CLIENT AUTOCLAVES INDUSTRIELS (en milliers d'euros)
N-2 % N-1 % N %
PRODUCTION DE L'EXERCICE 5 747 100,0 % 6 589 100,0 %
EXCÉDENT BRUT D'EXPLOITATION (EBE) 919 16,0 % 662 10,0 %
(-) Production immobilisée 21
(-) Variation du BFR 196 383
EXCÉDENT DE TRÉSORERIE D'EXPLOITATION 702 12,2 % 279 4,2 %

L’ETE apparaît largement positif, ce qui est plutôt rassurant pour le banquier prêteur. Sur la période N-1 – N,
l’ETE se contracte fortement suite à une forte progression du BFR. La « dérive » du BFR trouve son origine
dans la forte chute du poste « autres dettes ». Sa chute est forte, cela permet de déduire qu’au cours du
dernier exercice le cycle d’exploitation a été consommateur de trésorerie.

INT-01-05-02-J2-FO 21  CFPB
b) À partir du compte de résultat et du tableau des renseignements divers, vous compléterez pour
l’année N le tableau de détermination du seuil de rentabilité d’exploitation.
Vous apprécierez la marge de sécurité dont dispose la société AUTOCLAVES INDUSTRIELS

SEUIL DE RENTABILITÉ
AUTOCLAVES INDUSTRIELS (en milliers d'euros)
N-2 N-1 N

1) Chiffre d’affaires 5 060 5 769 6 207

Charges variables : 2 224 2 562 3 431


. Consommation de marchandises et matières premières 1 184 1394 1 789
. Sous-traitance 850 960 1 339
. Personnel extérieur de l'entreprise 190 208 303

2) Marge sur coûts variables 2 836 3 207 2 776

3) Taux de marge variable (2/1) 56,0 % 55,6 % 44,7 %

4) Charges fixes : 2 306 2 416 2 728


. Loyers crédit-bail 0 0 0
. Loyers et chg locatives 80 88 104
. Rémunération d'intermédiaires 82 102 120
. Honoraires juridiques et comptables 0 0 0
.Autres comptes (charges fixes) 242 290 344
. Frais de personnel 1 733 1 730 1 890
. Impôts et taxes 92 92 99
. Dotations nettes aux amortissements et provisions d'exploitation 77 95 152
. Autres charges d'exploitation nettes des produits 19 19

Seuil de rentabilité (4/3) 4 118 4 345 6 103

INT-01-05-02-J2-FO 22  CFPB
c) Calculez les principaux ratios pour l’exercice N. Vous apprécierez, au travers de ces ratios, la
rentabilité et la solvabilité de l’entreprise AUTOCLAVES INDUSTRIELS.
N-1 N
RATIOS
Numérateur Dénominateur Ratio Numérateur Dénominateur Ratio
RENTABILITÉ
Marge brute d'exploitation :
Excédent brut d’exploitation / 919 5 747 16,0 % 662 6 589 10,0 %
Production
Rentabilité financière :
749 2 098 35,7 % 460 2 108 21,8 %
Résultat net / Capitaux propres
SOLVABILITÉ
Solvabilité générale :
2 098 4 862 43,1 % 2 108 4 684 45,0 %
Ressources propres / Total bilan
ENDETTEMENT
Capacité d’endettement :
Dettes structurelles / Ressources 17 2 098 0,8 % 30 2 108 1,4 %
propres
Capacité de remboursement :
17 747 2,3 % 30 600 5,0 %
Dettes structurelles / CAF
(R3) Financement de l’exploitation : FR
2 162 1 302 166,0 % 2 255 1 685 134,0 %
/ BFR
IMMOBILISATIONS
Financement :
2 777 615 451,0 % 2 913 658 443,0 %
Ressources stables / Actif immobilisé
Vétusté :
501 615 81,4 % 522 658 79,3 %
Amortissements / Actif immobilisé
DÉLAIS DE PAIEMENT
Clients :
718 200 6 799 106 j 567 000 7 109 80 j
Créances clients  360 jours / CA TTC
Fournisseurs :
204 480 3 709 55 j 227 520 4 740 48 j
Dettes fournisseurs  360 jours / Achats TTC

Au niveau rentabilité, rien à signaler, le niveau est très correct pour le secteur d’activité. Les ratios de
solvabilité sont de bon niveau, il y a peu de distribution de dividendes et la capitalisation est satisfaisante.
Vu le faible niveau des dettes structurelles, les ratios de capacité d’endettement et de remboursement sont
excellents.
Les immobilisations sont amorties, mais rappelons que dans le secteur industriel la durée de vie des
machines est bien souvent supérieure à la durée normale de l’amortissement comptable de l’actif.

INT-01-05-02-J2-FO 23  CFPB
THÈME No 6
DEUXIÈME CAS : DEDERSOFT

ACTIVITÉ 15

 SITUATION
Vous allez travailler sur la situation financière d’un de vos clients, la société DEDERSOFT.

■ Présentation de l’entreprise
DEDERSOFT est un éditeur et intégrateur de solutions CRM destinées aux PME et Grands comptes.
Créée au début des années 2000 par trois associés, la société est aujourd’hui encore dirigée par ceux-ci
(présidence tournante).
DEDERSOFT développe une solution CRM complète, destinée aussi bien à une force commerciale qu’à un
service de communication ou marketing. Dotée de toutes les fonctionnalités nécessaires à la gestion de
contacts, la gestion d’affaires et le suivi marketing, DEDERSOFT peut également répondre à des
problématiques très précises : gestion d’emails entrants, envoi de SMS, statistiques, etc.
La société dispose donc d’un logiciel décliné en une vingtaine de solution adaptée à des secteurs
spécifiques. Tous les logiciels développés se caractérisent par une grande simplicité d’utilisation et une
facilité d’extraction de données et de tableaux.
Le dynamisme de DEDERSOFT repose aujourd’hui essentiellement sur le mode SaaS qui représente la
quasi-totalité des ventes. Le chiffre d’affaires généré est constitué d’une part de service et d’autre part par
des abonnements. Les abonnements sont annuels mais sont reconduits dans 95 % des cas. Ceci confère
une récurrence d’activité très importante.
DEDERSOFT compte aujourd’hui près de 800 clients.
Afin de développer ses produits, DEDERSOFT dispose de 8 développeurs et de 24 intégrateurs, la
distribution s’effectuant par 16 commerciaux.
La société dispose de 8 serveurs hébergés chez 2 prestataires. Les infrastructures techniques sont
régulièrement auditées par les clients.
Plus de 10 ans après la création de la société et 4 ans après une première opération de recomposition du
capital, le management souhaite sécuriser une partie de leur patrimoine en réalisant du cash.

 LISTE DES DOCUMENTS (FOURNIS EN ANNEXE) APRÈS LA JOURNÉE 3


 Bilans de la société DEDERSOFT pour N et N-1 (imprimés CERFA 2050 et 2051).
 Compte de résultat de la société DEDERSOFT pour N et N-1 (imprimés CERFA 2052 et 2053).
 Tableau d’affectation du résultat et renseignements divers pour les années N-1 et N (imprimés
CERFA 2058 C).
 Tableau des soldes intermédiaires de gestion pour les années N-1 et N.
 Bilan fonctionnel pour N et N-1.

INT-01-05-02-J2-FO 24  CFPB
 TRAVAIL À EFFECTUER
a) À partir du bilan et du compte de résultat, complétez les tableaux de la CAF et de l’ETE.
Vous porterez une appréciation sur l’évolution de ces indicateurs.
CAPACITÉ D'AUTOFINANCEMENT
CLIENT DEDERSOFT (en milliers d'euros)
N-2 % N-1 % N %
PRODUCTION DE L'EXERCICE 5 012 100,0 % 5 618 100,0 % 6 441 100 %
RÉSULTAT DE L'EXERCICE 754 15,0 % 821 14,6 %
(+) Dotations aux amortissements et aux provisions 156 151
(-) Reprises aux amortissements et aux provisions 105 121
(-) Produits exceptionnels sur opérations en capital 13
(+) Charges exceptionnelles sur opérations en capital 14
(-) Subventions d'investissement virées au compte de résultat
CAPACITÉ D'AUTOFINANCEMENT 805 16,1 % 852 15,1 %

EXCÉDENT DE TRÉSORERIE D'EXPLOITATION


CLIENT DEDERSOFT (en milliers d'euros)
N-2 % N-1 % N %
PRODUCTION DE L'EXERCICE 5 618 100,0 % 6 441 100 %
EXCÉDENT BRUT D'EXPLOITATION (EBE) 1 035 18,4 %
(-) Production immobilisée
(-) Variation du BFR 638
EXCÉDENT DE TRÉSORERIE D'EXPLOITATION 397 7,1 %

b) À partir du compte de résultat et du tableau des renseignements divers, vous


compléterez pour l’année N le tableau de détermination du seuil de rentabilité
d’exploitation. Vous apprécierez la marge de sécurité dont dispose la société
DEDERSOFT.
SEUIL DE RENTABILITÉ
DEDERSOFT (en milliers d'euros)
N-2 N-1 N
1) Chiffre d’affaires 5 025 5 620 6 441
Charges variables : 939 946
. Consommation de marchandises et matières premières 13 1
. Sous-traitance 926 945
. Personnel extérieur de l'entreprise 0 0
2) Marge sur coûts variables 4 086 4 673
3) Taux de marge variable (2/1) 81,3 % 83,2 %
4) Charges fixes : 3 241 3 673
. Loyers crédit-bail 11 11
. Loyers et chg locatives 219 219
. Rémunération d'intermédiaires 0 0
. Honoraires juridiques et comptables 59 61
.Autres comptes (charges fixes) 101 542
. Frais de personnel 2 669 2 682
. Impôts et taxes 109 127
- Dotations nettes aux amortissements et provisions d'exploitation 51 30
. Autres charges d’exploitation nettes des produits 22 1
Seuil de rentabilité (4/3) 3 986 4 415

INT-01-05-02-J2-FO 25  CFPB
c) Calculez les principaux ratios pour l’exercice N. Vous apprécierez, au travers de ces
ratios, la rentabilité et la solvabilité de l’entreprise DEDERSOFT.
N-1 N
RATIOS
Numérateur Dénominateur Ratio Numérateur Dénominateur Ratio
RENTABILITÉ
Marge brute d'exploitation :
1 035 5 618 18,4 %
Excédent brut d’exploitation / Production
Rentabilité financière :
821 2 639 31,1 %
Résultat net / Capitaux propres
SOLVABILITÉ
Solvabilité générale :
2 667 4 120 64,7 %
Ressources propres / Total bilan
ENDETTEMENT
Capacité d’endettement :
Dettes structurelles / Ressources 24 2 667 0,9 %
Propres
Capacité de remboursement :
24 852 2,8 %
Dettes structurelles / CAF
(R3) Financement de l’exploitation :
2 624 1 751 150,0 %
FR / BFR
IMMOBILISATIONS
Financement :
2 987 363 823,0 %
Ressources stables / Actif immobilisé
Vétusté :
180 363 49,6 %
Amortissements / Actif immobilisé
DÉLAIS DE PAIEMENT
Clients :
964 440 6 721 143 j
Créances clients  360 jours / CA TTC
Fournisseurs :
Dettes fournisseurs  360 jours / Achats 76 320 2 128 36 j
TTC

 DÉVELOPPEMENT FORMATEUR
a) À partir du bilan et du compte de résultat, complétez les tableaux de la CAF et de l’ETE.
Vous porterez une appréciation sur l’évolution de ces indicateurs.
CAPACITÉ D'AUTOFINANCEMENT
CLIENT DEDERSOFT (en milliers d'euros)
N-2 % N-1 % N %
PRODUCTION DE L'EXERCICE 5 012 100,0 % 5 618 100,0 % 6 441 100,0 %
RÉSULTAT DE L'EXERCICE 754 15,0 % 821 14,6 % 906 14,1 %
(+) Dotations aux amortissements et aux provisions 156 151 98
(-) Reprises aux amortissements et aux provisions 105 121
(-) Produits exceptionnels sur opérations en capital 13
(+) Charges exceptionnelles sur opérations en capital 14
(-) Subventions d'investissement virées au compte de résultat
CAPACITÉ D'AUTOFINANCEMENT 805 16,1 % 852 15,1 % 1 004 15,6 %

Sur la période N-2 à N, la croissance de la CAF est en ligne avec la croissance de l’activité. Plus 25 % pour
la CAF et 28 % pour l’activité. Le niveau est très bon avec une CAF stabilisé aux alentours de 15 - 16 %.
À noter sur l’exercice N, une CAF plus importante par rapport au résultat net en l’absence de reprise de
provisions.

INT-01-05-02-J2-FO 26  CFPB
EXCÉDENT DE TRÉSORERIE D'EXPLOITATION

CLIENT DIDERSOFT (en milliers d'euros)

N-2 % N-1 % N %
PRODUCTION DE L'EXERCICE 5 618 100,0 % 6 441 100,0 %
EXCÉDENT BRUT D'EXPLOITATION (EBE) 1 035 18,4 % 1 319 20,5 %
(-) Production immobilisée 0 0
(-) Variation du BFR 638 - 262
EXCÉDENT DE TRÉSORERIE D'EXPLOITATION 397 7,1% 1 581 24,6 %

En N-1, l’ETE dégagé est nettement inférieur à la CAF, lié à une augmentation significative du BFR
(augmentation des créances clients). L’ETE ne représente plus que 7,1 % de la production, alors que la CAF
représente 15,1 % et l’EBE 18,4 %.
En N, l’ETE, la situation est inverse, l’ETE dégagé est supérieur à la CAF et à l’EBE par une réduction du
BFR (réduction des créances clients). L’entreprise a généré une trésorerie d’exploitation de l’ordre de 25 %
de l’activité.

b) À partir du compte de résultat et du tableau des renseignements divers, vous compléterez pour
l’année N le tableau de détermination du seuil de rentabilité d’exploitation.
Vous apprécierez la marge de sécurité dont dispose la société DEDERSOFT.
SEUIL DE RENTABILITÉ
DEDERSOFT (en milliers d'euros)
N-2 N-1 N
1) Chiffre d’affaires 5 025 5 620 6 441
Charges variables : 939 946 964
. Consommation de marchandises et matières premières 13 1 1
. Sous-traitance 926 945 963
. Personnel extérieur de l'entreprise 0 0 0
2) Marge sur coûts variables 4 086 4 673 5 478

3) Taux de marge variable (2/1) 81,3 % 83,2 % 85,0 %

4) Charges fixes : 3 241 3 673 4 257


. Loyers crédit-bail 11 11 11
. Loyers et chg locatives 219 219 219
. Rémunération d'intermédiaires 0 0 0
. Honoraires juridiques et comptables 59 61 62
.Autres comptes (charges fixes) 101 542 995
. Frais de personnel 2 669 2 682 2 754
. Impôts et taxes 109 127 118
- Dotations nettes aux amortissements et provisions d'exploitation 51 30 98
. Autres charges d'exploitation nettes des produits 22 1 0
Seuil de rentabilité (4/3) 3 986 4 415 5 008

L’entreprise DEDERSOFT dispose d’une bonne marge de sécurité, car le seuil de rentabilité se situe à
environ 25 % du chiffre d’affaires réalisé. Autrement dit, l’entreprise peut supporter une baisse d’environ
25 % de son activité sans subir de perte d’exploitation.
À noter que cette marge de sécurité provient de la bonne rentabilité et non d’une forte flexibilité liée aux
charges variables. En effet, les charges d’exploitation de la société DEDERSOFT sont composées à plus de
80 % de charges fixes.

INT-01-05-02-J2-FO 27  CFPB
c) Calculez les principaux ratios pour l’exercice N. Vous apprécierez, au travers de ces ratios, la
rentabilité et la solvabilité de l’entreprise DEDERSOFT.
N-1 N
RATIOS
Numérateur Dénominateur Ratio Numérateur Dénominateur Ratio

RENTABILITÉ
Marge brute d'exploitation :
Excédent brut d’exploitation / 1 035 5 618 18,4 % 1 319 6 441 20,5 %
Production
Rentabilité financière :
821 2 639 31,1 % 906 2 974 30,4 %
Résultat net / Capitaux propres
SOLVABILITÉ
Solvabilité générale :
2 667 4 120 64,7 % 2 980 4 615 64,5 %
Ressources propres / Total bilan
ENDETTEMENT
Capacité d’endettement :
Dettes structurelles / Ressources 24 2 667 0,9 % 0 2 980 0,0 %
propres
Capacité de remboursement :
24 852 2,8 % 0 1 004 0,0 %
Dettes structurelles / CAF
(R3) Financement de l’exploitation :
2 624 1 751 150,0 % 2 959 1 489 199,0 %
FR / BFR
IMMOBILISATIONS
Financement :
2 987 363 823,0 % 3 354 395 849,4 %
Ressources stables / Actif immobilisé
Vétusté :
180 363 49,6 % 226 395 57,1 %
Amortissements / Actif immobilisé
DÉLAI DE PAIEMENT
Clients :
964 440 6 721 143 j 930 600 7 705 121 j
Créances clients  360 jours / CA TTC
Fournisseurs :
Dettes fournisseurs  360 jours / Achats 76 320 2 128 36 j 68 040 2 692 25 j
TTC

La société DEDERSOFT affiche une bonne rentabilité avec un ratio de marge brute d’exploitation de 20,5 %
en progression de 2,1 pts.
La société dispose de près de 3 M€ de ressources propres et n’a pas d’endettement. Il en découle une forte
autonomie financière et une forte capacité d’endettement.
Le financement des immobilisations est très largement couvert par les ressources durables. À noter la
faiblesse des immobilisations corporelles, qui est en cohérence avec la nature de l’activité. Le
renouvellement de ces immobilisations assez fortement amortis ne présente pas de difficulté.
Le poids des créances clients est important, avec un délai de paiement qui ressort à 121 jours de CA pour
l’exercice N, en amélioration par rapport à N-1 (143 jours).
Les délais de paiement des fournisseurs sont assez courts à 25 jours d’achats également en réduction par
rapport à l’année précédente.

INT-01-05-02-J2-FO 28  CFPB