Vous êtes sur la page 1sur 63

Epigraphe

« La vitesse a toujours été importante, sinon nul n'aurait besoin d'ordinateur. » (Seymour Roger CRAY)

Page | 1
Dédicaces

C’est à mon Père YEMBA Phyllipstone et ma Mère KUNDENGA Marveline que je dédie ce
travail. Eux qui, depuis la première année, de mon cursus universitaire n’ont cessé, de près comme de
loin, de m’encourager et de me soutenir financièrement, moralement et surtout spirituellement. Leur
aide m’a été on ne peut plus précieux.
A mes petits frères NGANGU Isaac, YEMBA Eden et ma petite sœur MAKUIKILA Gemima.

M.G

Page | 2
Dédicaces

Je dédie ce travail en grande partie à mes parents MUNEY Jean et MUTUTUNGI Germaine qui m’ont
fidèlement aidé depuis le début de cette formation, une aide financière, morale et spirituelle.

A mes petits frères David, Petit, Dieu.

A mon Pasteur KIBAMBE Célestin

A mes amis NGOYI Joyce Rosette, AKI Synthiche, MABANDU Christian, MANGUGU Benedicte, MONIE
Grâce, MUMVUDI Charonne, NZEZA Damien, KANKU Jonathan.

A KISEME Neta, MATABISI Cathérine mes tantes.

A MUNEY Thom’s mon oncle.

A ma grand-mère MATABISI Sabine.

M.S

Page | 3
Remerciements

Au Seigneur Dieu tout puissant qui m’a protégé ces trois années durant et m’a fait montre
de sa grâce et de son infinie bonté.

A la faculté des sciences et technologies particulièrement au Révérend Père KAZADI


TSHIKOLO Romain, doyen de la dite faculté, pour toutes les ouvertures qu’il m’a donné
et surtout la solide formation que j’ai reçue à ses pieds.

A tout le corps éducatifs de la faculté des sciences et technologies qui ont posé une pierre à
l’édifice que nous sommes en train devenir.

A Monsieur KAWE Yan, directeur de notre travail, tant pour sa disponibilité que pour ses
orientation qui ont donné naissance au présent travail.

A l’entreprise IP CONSULT pour nous avoir ouvert ses portes et aussi pour sa
disponibilité à nous aider nonobstant toutes ces charges.

Nos déférences à Monsieur Gérard NIMI MPAPA, son directeur général, Monsieur Dennis
MUTALAMA responsable du département technique, Monsieur Dieudonné MAKANI,
responsable des opérations, Messieurs Gloire TSHIBAKA et Etienne MUTEBA ingénieurs
dans ladite entreprise.

A tous nos amis du home vingt particulièrement KUMBI Hénoch, ZOLA Prodige,
MAKILA Nathan, DIAWA Christian, NZIODI Gency, FALANGA Josué, KOLA Pascal,
EMOWA Cédric.

A tous nos condisciples de la troisième année de la faculté des sciences et technologies.

A BUKASA Modeste pour sa contribution énorme dans ce travail.

M.S et M.G

Page | 4
LISTE DES ABREVIATIONS

THD : Très haut débit

IP : internet protocol

Wi-Fi: Wireless Fidelity


INA: institut national des arts

FTTH: Fiber to the home

ADSL: Asymmetric Digital Subscriber Line

FAI : fournisseur d’accès internet

DSLAM : Digital Subscriber Line Access Multiplexer

HFC: Hybride Fiber Coax

QAM: Quadrature Amplitude Modulation

PSK: Phase Shift Keying

CMTS : Cable Modem Termnation System

PERT: Program Evaluation and Review Task


VoIP: Voice over IP
Gbits: Gigabits
Tbits : Térabits

Page | 5
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 :

Tableau 2 :

Tableau 3 :

Tableau 4 :

Tableau 5 :

Tableau 6 :

Tableau 7 :

Page | 6
LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Figure 26 :

Figure 2 : Figure 27 :

Figure 3 : Figure 28 :

Figure 4 : Figure 29 :

Figure 5 : Figure 30 :

Figure 6 : Figure 31 :

Figure 7 : Figure 32 :

Figure 8 : Figure 33 :

Figure 9 : Figure 34 :

Figure 10 : Figure 35 :

Figure 11 : Figure 36 :

Figure 12 : Figure 37 :

Figure 13 : Figure 38:

Figure 14 : Figure 39:

Figure 15 : Figure 40:

Figure 16 : Figure 41 :

Figure 17 : Figure 42 :

Figure 18 : Figure 43 :

Figure 19 : Figure 44 :

Figure 20 : Figure 45 :

Figure 21 : Figure 46 :

Figure 21: Figure 47 :

Figure 23: Figure 48:

Figure 24:

Figure 25:

Page | 7
EXECUTIVE SUMMARY

Ce document résume en quelques pages l’essentiel de l’étude sur le déploiement d’un service Triple
Play dans la cité Maman Mobutu situé en république démocratique du Congo, ville de Kinshasa,
commune de Mont-Ngafula.

Ce travail est le fruit du projet industriel nait du partenariat entre la société IP CONSULT et
l’Université Loyola du Congo institution dans laquelle nous appartenons.

Il est question d’étudier tous les paramètres essentiels en vue du de proposer une solution satisfaisante
à ce projet

Le Triple Play est en peu de mots un service proposant au client une seule fois l’internet au débit, la
télévision et la téléphonie.

Excepté l’introduction et la conclusion, ce résumé comprend trois grandes parties. Une étude
méthodologique pour présenter la cible d’étude et les techniques utilisées pour mener à bien ce projet.
Une étude faisabilité pour se rendre compte des possibilités de mise en place d’un tel service mais
aussi la connaissance des différentes technologies existantes en vue de répondre à ce besoin. Et enfin
l’étude et la discussion des résultats.

Voilà ce qui consiste l’essentiel de travail de recherche.

Page | 8
INTRODUCTION

Page | 9
Page | 10
I.1. INTRODUCTION DU PROJET

Le vingt et unième siècle-si nous pouvons le définir-est celle de la vitesse et de la


communication instantanée. La naissance de la télécommunication a entraîné mutatis mutandis le
développement différentes techniques pour s’y prendre. Des signaux fumées des amérindiens à
internet, la télévision ou la téléphonie l’esprit humain ne cesse d’innover.

L’homme, avec les années, a eu ce désir croissant de se rapprocher en usant des outils de
communication. La radio, la télévision, internet sont aujourd’hui à portée de main. Une étude à
démontrer qu’en 2011 déjà 32,7 millions d’accès numériques parmi lesquels 50% en TNT et en 2012
plus 98,3% des foyers étaient équipés d’un poste de télévision en France. En 2005, 200 millions de
personnes utilisant le THD. La tendance actuelle des outils de télécommunication se regroupe en trois
grandes catégories : internet, téléphonie, télévision (radio).

L’utilisation du terme Triple Play dans l’industrie des télécommunications et notamment dans
le discours marketing des opérateurs a commencé aux États-Unis au milieu des années 90. C’est entre
les années 2000 et 2003 que les premières offres commerciales proposant la diffusion des contenus
audiovisuels par internet débarquent sur le continent européen et en Asie. Depuis ce service est devenu
monnaie courante dans différents pays occidentaux.

Le concept Triple Play dans l'industrie des télécommunications est une offre commerciale
dans laquelle un opérateur propose à ses abonnés un ensemble de trois services dans le cadre d'un
contrat unique : l'accès à l'Internet à haut voire très haut débit, la téléphonie fixe (de nos jours le plus
souvent sous forme de voix sur IP), la télévision avec parfois des services de vidéo à la demande.

C’est alors dans cette perspective que le présent travail se fixe pour objectif d’étudier le
déploiement dans la cité Maman Mobutu d’un service Triple Play. Ce service est censé révolutionné la
vie des habitants en les épargnants de payer des abonnements internet, télé chez différents
fournisseurs mais plutôt chez un seul et avec une qualité nettement supérieure.

I.2. PROFILE DE L’ORGANISATION (IP CONSULT)

L’entreprise fut créée en 2005 sous l’inspiration de l’ingénieur NIMI Gérard. Cette initiative
est le fruit de ses différentes expériences vécues étant cadre technique de plusieurs entreprises de
télécommunication en RDC particulièrement à TIGO et AIRTEL où il a mis fin à sa carrière au grade
de directeur adjoint. Il se décida par la suite de lancer sa propre activité en créant une entreprise à
responsabilité limitée nommée All to IP dit ALL2IP proposant des solutions dans le domaine de la
télécommunication et réseau informatique. En peu de temps l’entreprise pris une toute autre allure et
change le nom en IPCONSULT. Le siège administratif de l’entreprise se situe à Kinshasa en plein
Gombe sur l’avenue du flambeau(en face de l’INA) et le data center sur l’immeuble Botour au premier
niveau.

Elle propose aux entreprises et particuliers les différentes solutions en télécommunication et


réseau informatique. Avec ses ingénieurs compétant, ils étudient déploient, installent et mettent en
place les différentes solutions en informatique à partir des protocoles internet et aussi la
télécommunication dont ces entreprises peuvent recourir.

Les services proposés sont :

 Voix et vidéos sur IP


 Solution de réseau IP
 Access control solution
 Solution fibre optique
 Interconnexion des sites distants

Page | 11
 Etc.

a. Voix et vidéos sur IP

Ce service offre des solutions et met en place des systèmes pour la télévision via l’IP, la
communication interne ou externe et la visualisation online.
Nous pouvons citer:
 IP PBX Phone
 Multitenant IP PBX
 Contact Center and Call Center
 Unified Communication Solution
 IP TV
 Video Streaming Solution

b. Le réseau IP

Réalisation et déploiement des différents types des réseaux, ainsi que la mise en place de
solutions utilisant la norme 802.11 (wifi).
Entre autres :

i. Wired and Wireless networking

L’interconnexion de matériel informatique, cellulaire, ordinateur ou gadget qui ont un système


de connexion basé sur la norme 802.11. La connexion s’effectue de la manière suivante : un réseau est
généré via un routeur, ou autres équipements et ce réseau met en place des adresses IP qui seront
attribué aux équipements connectés dans son système.

ii. Hotspot solution

L’une de solution la plus sollicitée de nos jours, le Hotspot permet la mise en place d’un
réseau Wi-Fi ainsi que sa gestion passant ou non par de serveurs de gestion d’utilisateurs comme «
RADUIS ».

I.4.c. Access Control Solution

Pour protéger les entreprises, utilisateurs, IP CONSULT met en place de solution permettant
leurs protections.

Les solutions cadrant avec la sécurité :

 IP Cameras
 Biometric Access Control System
 Car License Plate Reading System
 GPS Car Tracking System
 Etc.

I.4.d. Solution Fibre Optique

Ayant des agents certifiés en fibre optique, IP CONSULT propose de solutions ou des services
comme la télévision via la fibre optique, l’internet, l’interconnexion de différents sites comme banque,
hôtel, villas et autres.
Et ces solutions sont :

Page | 12
i. Passive network deployment
- Outdoor plate solution
- Indoor solution

ii. Fiber optic networking solution

- GPON
- 1G/10G Ethernet
- Multiservice Access Platform.

I.3. BUT DU PROJET

Le but de ce projet est d’arrivé à proposer au fournisseur (IP CONSULT) la meilleure


solution pouvant lui permettre de déployer un service Triple Play dans la cité Maman Mobutu. Dans
ce cas les différents aspects : technologiques, matériels, techniques, géographiques sont passés au
peigne fin afin d’en tirer la meilleure conclusion.

I.4. PROBLEMATIQUE

Le congolais comme tout terrien a des multiples besoins entre autre celui de communiquer.
Nous trouvons du reste différents opérateurs mobiles dans le pays ce qui est normal.

Dans le cadre d ce travail, la grande question qui se pose est de savoir qu’elle est la meilleure
solution technologique pour une mise en place d’un service Triple Play dans la fameuse cité Maman
Mobutu?

I .5. HYPOTHESE

Plusieurs sont abordées dans cette étude. Nous avons le ADSL, le câble cuivre et la
fibre optique.

Mais pour répondre donc à la question posée précédemment, voici anticipativement la


solution qui convient le mieux bien que pas la moins chère : la fibre optique mieux la Fiber to
the home (FTTH). Le travail nous donnera le pourquoi d’une telle conclusion.

Page | 13
CHAPITRE II :
METHODOLOGIE

Page | 14
II.1. CIBLE D’ETUDE : CITE MAMAN MOBUTU

Figure 1 : Localisation de la cité Maman Mobutu

Figure 2 : vue satellite de la cité Maman Mobutu

Page | 15
Figure 3 : vue plan de la cité Maman Mobutu

Latitude : 15° 40’ 9’’ Superficie : 2, 43 km² (26147218 pi²)

Longitude : - 4° 73’ 31’’

La cité maman Mobutu qui a vu le jour en 1992, est une belle cité bâtie une colline située dans
la commune de Mont NGAFULA à Kinshasa. Sa construction était l’œuvre de l’entreprise LOGEC
(Logements Economiques). La Fondation Maman Mobutu, initiatrice de ce projet, s’était associée à
une entreprise privée pour bâtir cette cité dédier à la première épouse de Maréchal Mobutu, alors
président de la République du Zaïre. Le site original urbanisé compte 740 villas. La maison type
(Planche 9) a une vue en plan de trois chambres, un séjour et une cuisine. Ces maisons construites par
l’architecte TALA NGAI, ont été conçues pour les personnes de troisième âges sur l’initiative de
Marie Antoinette Mobutu alors première dame de la République du Zaïre et présidente de la fondation
qui portait son nom. Plusieurs de ces maisons sont actuellement modifiées pour accueillir des familles
nombreuses.

Figure 4 : Modèle de plan de maison de la cité

Page | 16
II .2. CRITERES DE SELECTION

Plusieurs ont été pris en compte pour le choix de la dite cité :

 Critère de distance : puisqu’il nous fallait nous rendre au lieu d’étude le plus souvent, il nous
fallait un cadre qui ne soit pas très loin de notre résidence étudiant. Cela nous permettrait alors
de réduire les coûts de transport mais aussi de gagner en temps. Nous pourrions nous y rendre
et retourner en moins de deux heures ce qui alors nous éviterait de manquer les cours. Sachons
que ce travail était fait en période des cours.

 Critère urbanistique : la cité nous offert un espace en général très bien urbanisé. Elle est,
comme nous l’avons précédemment dit, le fruit d’un grand projet architectural à l’époque de la
république du Zaïre. Les rues n’y sont pas anarchiques ce qui facilite énormément un
déploiement.

 Critère social : le niveau de la cité est moyenne élevé. Cette dernière est habitée en grande
partie par une population faisant partie de la classe moyenne congolaise. Cette dernière
toucherait en moyenne plus de 300 dollars de revenu mensuel par famille. Elle serait alors en
mesure de payer l’abonnement assez aisément. N’oublions pas que la ite cité fait partie des
recoins où vive des familles assez fortunées de la ville de Kinshasa.

 Critère géographique : Maman Mobutu est positionnée juste sur la nationale N°1 ce qui rend
sont accès assez facile. En plus elle se trouve à une distance raisonnable de la fibre optique qui
vient du Kongo Central.

II.3. TECHNIQUES UTILISEES

Dans le cadre de ce travail nous avons usés de trois techniques :

 La recherche documentaire : ici nous avons utilisé internet tous les documents qui nous ont
été disponible pour mieux comprendre, étudier, creuser la question.

 L’observation : nous descendions sur terrain afin de palper du doigt les réalités de la cité.

 L’interview : nous questionnions les habitants pour voir comment ils appréhendaient le
service sur lequel nous étions censés mener l’étude du déploiement.

II.4. ECHANTILLONANAGE

Pour faciliter notre étude nous avons sélectionné trois avenues.

Nous avons une partie des avenues Pasteur BARUTI, de la Santé, de l’Eglise et de la colline. Ces
avenues ne servent simplement que d’échantillon pour ne pas avoir un très grand espace d’étude.

Ces avenues sont suffisamment représentatives. Nous y trouvons des habitations, des mini-entreprises
(Maison comme nous on l’appelle au Congo). De ce fait les services proposés sont plus utiles aussi
pour booster leurs activités.

Page | 17
Nous les avons représentés sur le logiciel SketchUp dont quelques clichés sont collés plus bas.

Figure 5 : Avenues sélectionnées

Figure 6 : Représentation SketchUp 1

Page | 18
Figure 7 : Représentation SketchUp 2

Page | 19
CHAPITRE III :
ETUDE DE FAISABILITE

Page | 20
III.1. ETUDE TECHNOLOGIQUE

Introduction

Dans le présent chapitre nous allons présenter successivement les différentes solutions
possibles en vue réaliser notre projet. Nous y verrons alors leurs aspects technologique, opérationnel
voir commercial.

Présentation des différentes technologies

Dans le déploiement des services Triple Play 3 technologies sont utilisées.

Nous avons :

 L’ADSL
 Le câble
 Le FTTH

III.1.1. Asymmetric Digital Subscriber Line (ADSL)

III.1.1.1. Description

ADSL signifie Asymetric Digital Subscriber Line soit en français ligne d’abonné numérique
asymétrique. Le but de la technologie est d'augmenter les possibilités de transmissions des lignes
téléphoniques afin qu'elles soient capables, en plus de la voix, de véhiculer des données numériques
très rapidement. Quand un utilisateur téléphone, il n'utilise même pas 10% des capacités des fils de
cuivre de sa ligne téléphonique. En effet, il reste encore de la "place" (de la bande de fréquence) qui
n'est absolument pas exploitée ! L'ADSL utilise donc les 90 % restants pour véhiculer des données
numériques à grande vitesse.1

III.1.1.2. Histoire

Joseph LECHLEIDER, ingénieur au laboratoire de recherche Bell, constata que lorsque les
débits ascendants et descendants étaient identiques (SDSL), les parasites étaient trop nombreux et
faisaient chuter les débits. Conservant en tête que le but premier était de fournir du contenu, il imagina
donc un moyen de favoriser la vitesse de téléchargement aux dépens de la vitesse d’émission et rendit
ainsi la connexion asymétrique. Le brevet fut déposé en 1988.2

En France, le lancement commercial de l'ADSL a été effectué par France Telecom Interactive
en 1999; l'ADSL a commencé à décliner au quatrième trimestre 2014 devant la concurrence de la fibre
optique et du VDSL2 qui apportent un débit supérieur.

III.1.1.3. Principe de fonctionnement

La technologie ADSL utilise une ligne téléphonique pour recevoir et transmettre des données
numériques indépendamment du service téléphonique.

Elle divise la bande passante en 3 parties :

 une partie pour le transport de la voix et des communications téléphoniques ;

1
AGU Fabrice et ci, Nouvelles technologies ADSL, 2003
2
www.wikipedia.org/wiki/ADSL

Page | 21
 une partie pour l'envoi des données : le « upload » ;
 une partie pour la réception des donnés : le « download ».

Le réseau ADSL offre un débit maximal allant jusqu'à 13,7 Mbs. Un réseau téléphonique offre
une bande de fréquences allant jusqu'à 1 Mhz. Or lorsque vous téléphonez, la bande de fréquences
utilisée va de 20 Hz à 20 KHz. Il s'agit de la tranche audible par l'humain. Le signal ADSL exploite
tout simplement le reste de la bande passante : de 20 KHZ à 1 MHz, ce qui lui permet de transférer des
données plus lourdes que l'est la voix. Ce sont les fréquences hautes, inaudibles.

III.1.1.4. Triple Play par ADSL

Les offres Triple Play par ADSL sont exclusivement proposées aux abonnés dégroupés. Le
dégroupage est une modalité technico-économique pour ouvrir rapidement le réseau local de
télécommunications à la concurrence. Il permet aux FAI de disposer d'une partie (dégroupage partiel)
ou de la totalité (dégroupage total) des bandes de fréquences de la ligne téléphonique, et ainsi, de faire
passer des débits beaucoup plus importants que sur des lignes non dégroupées. Pour exploiter ces
bandes de fréquences, ils doivent cependant installer leurs propres appareils dans les centrales
téléphoniques.

Les débits proposés par l'ADSL sont des débits idéaux, car l'ADSL est très sensible à
l'atténuation des lignes téléphoniques. Ainsi, plus une ligne ne sera longue entre un abonné et son
central téléphonique, et moins le débit qu'il pourra obtenir via l'ADSL sera grand. De même si la ligne
est abîmée, ou qu'elle comporte des dispositifs électroniques.

Equipements utilisés

La Set-Top Box (STB)

La Set-Top Box (STB) est un appareil que les FAI ADSL fournissent (parfois gratuitement) à
leurs abonnés pour pouvoir bénéficier des offres Triple Play. Il s'agit d'un boîtier qui se connecte sur la
ligne téléphonique, et qui dispose au minimum d'une sortie télévision (prise Péritel ou RCA), d'un
connecteur téléphonique (RJ11 ou prise téléphonique), et d'un connecteur Internet (RJ45, USB, Wifi,
etc.). La STB est en quelque sorte un mini-ordinateur capable de communiquer via ADSL avec le FAI,
et de proposer des services avancés aux abonnés. La STB est connectée à la ligne téléphonique de
l'utilisateur.

Figure 8 : STB

Page | 22
Figure 9 : STB détaillé

La connexion entre l'utilisateur et la STB peut généralement s'effectuer de trois façons différentes:

 Connexion USB4: il s'agit d'une liaison série qui permet à l'utilisateur de connecter
directement son ordinateur à la STB. Elle ne spécifie aucun protocole de communication
particulier à utiliser. Cependant, la communication avec la STB se fait, la plupart du temps, en
utilisant soit le protocole ATM5, soit le protocole Ethernet6. Il se peut aussi que la STB ne
fonctionne que comme un modem ADSL classique en utilisant ce type de connexion,
obligeant alors l'utilisation du protocole PPP7 au-dessus d'ATM (PPPoA) ou d'Ethernet
(PPPoE) dans ce cas.

 Connexion Ethernet: il s'agit en fait d'une connexion Fast Ethernet (100 Mbit/s) qui permet à
l'utilisateur de se connecter à la STB au moyen d'une carte réseau.

 Connexion Wifi: la plupart du temps, il s'agit d'un module optionnel payant qui permet à
l'utilisateur de se connecter à la STB au moyen d'une connexion sans fils, type 802.11b/g. Bien
évidemment, le protocole réseau utilisé ici est le protocole IP. Sa configuration au niveau de
l'ordinateur de l'utilisateur est effectuée à l'aide d'un serveur DHCP, soit implémenté dans la
STB, soit se situant dans les locaux du FAI.

Digital Subscriber Line Access Multiplexer (DSLAM)

En français multiplexeur d'accès à la ligne d'abonné numérique » (plus simplement :


« multiplexeur d'accès DSL le DSLAM est un appareil assurant la connexion d'un abonné au réseau de
son FAI, en se servant de la technologie ADSL via sa ligne téléphonique. Un même DSLAM est
connecté à un ensemble d'abonnés (du même FAI). Le nombre d'abonnés par DSLAM varie en
fonction du fabricant. Le DSLAM se situe au niveau du central téléphonique local (plus
techniquement appelé le Nœud de Raccordement Abonné), et peut être un équipement appartenant au
FAI ou à l'opérateur historique. Il sert de passerelle entre les équipements des utilisateurs (via la STB)
et le réseau du FAI.

Techniquement, le DSLAM récupère le trafic de données, issu des lignes d'abonnés DSL
(Internet haut débit, télévision par ADSL, VoIP…), transitant sur les lignes téléphoniques qui lui sont
raccordées, après que ce trafic a éventuellement été séparé du trafic vocal de téléphonie classique,

Page | 23
grâce à un filtre. Ensuite le DSLAM concentre le trafic des lignes qui lui sont raccordées (« petits
tuyaux ») et le redirige vers le réseau de l'opérateur ou du fournisseur d'accès selon le principe du
multiplexage où les données sont transportées en paquets Ethernet ou en ATM.

Physiquement, le DSLAM se situe à la terminaison de la boucle locale (partie entre la prise


téléphonique et le réseau de collecte du Fournisseur d'accès à Internet (FAI). Il correspond à la
séparation entre l’infrastructure cuivre et optique du réseau. Le DSLAM se situe au début de la liaison
menant au BRAS.

Figure 10 : DSLAM 1

Traditionnellement les baies DSLAM sont implantées dans les mêmes locaux que le nœud de
raccordement d’abonnés (NRA) ou répartiteur général1 qui héberge également le commutateur
téléphonique traditionnel. Dans cette architecture, le débit de raccordement est limité par la longueur
de la ligne de cuivre. Des longueurs de plusieurs kilomètres sont particulièrement pénalisantes.

Dans les architectures de raccordement hybride cuivre-optique, le DSLAM est implanté en


sous-répartiteur ou en coffret d’immeuble. Ces architectures permettent d’atteindre des débits de 100 à
500 Mbps.

Figure 11 : DSLAM 2

Page | 24
III.1.2. Le câble

A l'origine le câble a été développé pour véhiculer des émissions de télévision : il était donc
analogique, unidirectionnel et déployé dans les zones résidentielles. La télévision devenant numérique
les câblo-opérateurs ont voulu suivre. Ils ont alors rapidement voulu développer leur offre pour offrir à
leurs abonnés l'Internet et la téléphonie. Le câble devient alors bidirectionnel et se déploiera dans les
zones industrielles pour s'ouvrir aux entreprises.
A l'origine les réseaux desservant l'abonné était constitué de câble coaxiaux TV. Ils ont une
impédance de 75 ohms et offrent une largeur de bande de 400 Mhz environ. Leurs taux
d'affaiblissement est important. Le nombre de répéteur nécessaires au transport du signal viennent
limiter la bande passante.
Afin d'augmenter cette bande passante une nouvelle architecture a été construite : l'architecture
HFC, Hybride Fiber Coax.

III.1.2.1. Hybride Fiber Coax

L'architecture HFC combine les deux supports de transmission que sont la fibre optique et le
câble coaxial. Le câble coaxial est alors utilisé pour le dernier kilomètre vers l'abonné.
Cette architecture s'oppose à un réseau en coaxial de bout en bout et à l'architecture FTTH,
Fiber To
The Home, ou seul le dernier mètre est en coaxial.

Le câble était prévu au départ pour faire uniquement arriver la télévision chez l'abonné. Il
fonctionnait donc en mode half-duplex, du fournisseur vers l'abonné. Les communications dans le sens
inverse n'étaient possibles que via une ligne téléphonique. Ce système était performant pour
l'acheminement de la télévision seul. Mais le half-duplex n'est pas adapté pour les services Internet ou
la téléphonie. Les câblo-opérateurs ont donc largement investi pour passer en full-duplex, en
développant des architectures HFC. Ils mettent ainsi en service la voie de retour de leurs câbles, qui
auparavant servait à la maintenance ou aux tests. Cela permet d'obtenir des débits de 27 à 36 Mbps en
voie descendante et de 320 Kbps à 10 Mbps en voie montante. Ces lignes full-duplex offrent donc à
présent des débits suffisants pour permettre aux fournisseurs de proposer à leurs abonnés Internet et
téléphonie. Pour l'architecture HFC les artères sont donc en fibre optique, et la distribution jusqu'à
l'abonné passe par du coaxiale. Le câble coaxial ne sert donc plus que pour le dernier kilomètre au
plus. Un nœud de réseau HFC dessert entre 500 et 1500 abonnés. Au contraire de l'ADSL la bande
passante doit être partagée par tous. Ce système, logique pour la distribution de la télévision
uniquement, peut poser des problèmes de vitesse de transmission. Ainsi il y a le plus souvent une
limitation en download pour les abonnés.

De plus cela signifie que l'ensemble des abonnés sur un nœud reçoivent l'ensemble des
messages.
Pour assurer un minimum de sécurité des données, il faut donc que l'opérateur crypte ces
données et que seul l'abonné destinataire soit en mesure de le décrypter. L'avantage de cette solution
est de bénéficier du réseau TV câblé déjà mis en place. Mais ce réseau ce limite aux grandes
agglomérations, et il est financièrement lourd a déployé. La communication s'effectue grâce à un
modem câblé situé chez l'abonné

Equipement

Modem Câble

Il est indispensable de disposer d'un modem câble pour pouvoir bénéficier de l'Internet et de la
téléphonie via le câble. En effet les signaux de données numériques sont transmis à travers des signaux

Page | 25
de spectre de fréquence radio sur le câble. Les modems câbles permettent de convertir les données
numériques en signal modulé de fréquence radio et inversement.
Les modems câbles sont bidirectionnelles et permettent l'envoie et la réception de données IP
en même temps. Ces modems peuvent atteindre des vitesses de 43 Mbps en montant et 10 Mbps en
descendant. Ils utilisent pour cela des techniques QAM (Quadrature Amplitude Modulation) ou
PSK (Phase Shift Keying). Le modem câble sert donc de convertisseur de modulation entre
réseaux câblés et réseau Ethernet. Les données sont transmises sur des fréquences du réseau câblé
différentes de celles utilisées par la TV.

Pour transmettre la voix les opérateurs ont choisi de s'appuyer sur les technologies existantes.
C'est donc via la voix sur IP que s'est implantée la téléphonie chez les cablo-opérateur.
Les téléphones IP, les fax, les ordinateurs et les téléviseurs sont reliés a au modem câble via
un bus
Ethernet. Une couche application DOCSIS permet de relier le réseau HFC à un réseau IP via
le Headend ou CMTS (Cable Modem Termnation System). C'est l'équipement de tête de réseau. Il est
situé dans la station locale et connecte l'ensemble des abonnés de la zone. Il va donc convertir les
données du réseau IP en en signal radio fréquence pour les transmettre sur le réseau HFC. Il va
également procéder à l'opération inverse. Il permet ainsi de faire communiquer le réseau HFC avec
d'autres réseaux comme Internet ou le réseau CATV analogique. Le CMTS est l'équivalent du
DSLAM pour les technologies xDSL.
Typiquement pour les consommateurs domestiques la vitesse du flux de données avales est
limitée entre 512 kbit/s à 10 Mbit/s, et le flux amont entre 256 kbit/s et 1 Mbit/s.

Il faut distinguer trois types de communication qui se propagent sur un réseau câblé :

- Downstream Broadcast Channel : permettant la diffusion de la télévision.


- Downstream Interactive Channel : communication de l'opérateur vers l'abonné.

Figure 12 : Modem cable

Page | 26
Figure 13 : Modem cable 2

III.1.3. La Fiber to the home (FTTH)

III.1.3.1. La fibre optique

Une fibre optique est un fil en verre ou en plastique très fin qui a la propriété de conduire la
lumière et sert dans les transmissions terrestres et océaniques de données. Elle offre un débit
d'informations nettement supérieur à celui des câbles coaxiaux (dans les Gbits, Tbits) et supporte un
réseau large bande par lequel peuvent transiter aussi bien la télévision, la téléphonie, la
visioconférence ou les données informatiques. Ses propriétés sont également exploitées dans le
domaine des capteurs (température, pression, etc.) et dans l'imagerie médicale.

D'un point de vue technique, une fibre optique est constituée d'une fibre de silice entourée
d'une gaine de quelques micromètres qui emprisonne la lumière, et recouverte d'un isolant. À une
extrémité, il y a une diode électroluminescente ou une diode laser qui émet un signal lumineux. A
l'autre extrémité, il y a une photodiode ou un phototransistor qui est capable de reconnaître ce signal.

Figure 13 : fibre optique

Page | 27
Schéma général d’une liaison optique

Figure 13 : fibre optique


III.1.3.1. Type des fibres

La fibre existe en deux sortes :

- La fibre multimode à saut d’indice et à gradient d’indice.


- La fibre monomode

Figure 14 : types de fibre

Nous avons aussi dans les deux quelques particularités :

Fibre optique G652 « ITU G652 »

La fibre la plus couramment employée dans le domaine des télécommunications demeure la


fibre monomode G652.B & G652.D (Câble utilisé principalement dans la partie transport).
Atténuation à 1310nm et 1550 nm 0,35dB/km et 0,22dB/km

Fibre optique G657 « ITU G567 »

Afin de rapprocher la fibre au plus près de l'utilisateur, ce sont des fibres moins sensibles aux
contraintes de courbures; elles répondent au standard G657 de l’UIT-T. Elles sont préconisées dans le
câblage intérieur du PR à la prise de l'abonné ainsi que pour les cordons éventuels de branchement de
terminaux dans la zone d’abonné. Pour les applications à très faible rayon de courbure, on pourra
utiliser la fibre G657B3.

Page | 28
III.1.3.2. Historique

Le premier système de communication téléphonique optique fut installé au centre-ville de


Chicago en 1977. En France, la DGT a installé en 1980 la première liaison optique à Paris entre les
centraux téléphoniques des Tuileries et Philippe-Auguste. On estime que depuis 2005 plus de 80 %
des communications à longue distance sont transportées le long de plus de 25 millions de kilomètres
de câbles à fibres optiques partout dans le monde. La fibre optique s'est, dans une première phase
(1984 à 2000), limitée à l'interconnexion des centraux téléphoniques, eux seuls nécessitant de forts
débits.

Cependant, avec la baisse des coûts entrainée par sa fabrication en masse et les besoins
croissants des particuliers en très haut débit, on envisage depuis 1994 et 2005 son arrivée même chez
les particuliers: DFA pour desserte par fibre de l’abonné FTTH.

En 2006, des réseaux FTTH existent déjà en milieu urbain en Asie du Sud-Est et aux États-
Unis, ainsi que dans quelques agglomérations européennes. En France, le réseau Pau Broadband
Country a fait figure de précurseur ; parmi les déploiements en cours, ceux de Paris et des Hauts-de-
Seine sont les plus avancés. Des projets sont aussi en cours dans certains pays d'Afrique du nord,
notamment au Maroc ou certains complexes résidentiels sont déjà équipés.

III.1.3.3. Quelques details sur la Fiber to the home (FTTH)

Un réseau FTTH (de l'anglais : Fiber to the Home, ce qui signifie « Fibre optique jusqu'au
domicile ») est un réseau de télécommunications physique qui permet notamment l'accès à internet à
très haut débit et dans lequel la fibre optique se termine au domicile de l'abonné.

Figure 15 : schéma FTTH


La FTTH fait partie de la grande famille des fibres que l’on appelle FTTX (Fiber to the x).

Dans celle-ci nous distinguons :



- FTTN : Fiber To The Node (Fibre jusqu'au répartiteur)
- FTTB : Fiber To The Building (Fibre jusqu'au bâtiment)
- FTTC : Fiber To The Cab (Fibre jusqu'au sous-répartiteur)
- FTTH : Fiber To The Home (Fibre jusqu'au domicile)

Page | 29
Figure 16 : schéma FTTx

III.1.3.4. Les Principaux équipements utilisés dans le FTTx

a. Optical Line Termination (OLT)

Optical Line Termination appelé aussi Optical Line Terminal, est l'équipement de terminaison
assurant l’interface de la fibre, côté réseau, dans les réseaux FTTH en fibre optique ; il est connecté à
un ou plusieurs réseaux de distribution optique passifs (ODN).
Dans un réseau FTTH, un OLT est relié à une ou à plusieurs terminaison d'abonnés, appelées
Optical Network Unit (ONU) ou ONT, par des fibres optiques « point à point » (réseau FTTH P2P) ou
multipoint (réseau GPON).

Figure 17 : OLT

b. Media converter

Est un dispositif simple de mise en réseau qui permet de connecter deux types de médias
différents, tels que paire torsadée avec des câbles à fibre optique. Ils ont été introduits à l'industrie
dans les années 1990, et sont importants pour l'interconnexion des systèmes à base de câblage, fibre
optique avec des systèmes de câblage structuré existant à base de cuivre. Ils sont également utilisés
dans les services réseau de la région métropolitaine (MAN) d'accès et de transport de données pour les
clients de l’entreprise.

Figure 18 : Media converter

Page | 30
c. Splitter
Un coupleur à fibre optique passive qui divise la lumière à partir d'une fibre unique en deux ou
plusieurs canaux de fibres. Le splitter les plus courants sont le 1x2, 1x4, 1x8, 1x16 et 1x32 et 1x64 etc.

Figure 19 : Spliter

d. Transmetteur optique SFP

Les Transmetteurs Optiques SFP sont des connecteurs de médias compacts permutables à
chaud qui établissent une connectivité par fibre instantanée et sert à convertir le signal électrique à un
signal optique. Ils constituent un moyen rentable de connecter un seul périphérique réseau à une
grande variété de distances et types de câbles fibre.

Figure 20 : SFP

e. Optical Time Domain Reflectometer

Un OTDR, ou Optical Time Domain Reflectometer, désigne un appareil de mesure pour fibres
optiques, utilisant le principe de la réflectométrie. Cet appareil sert notamment dans le domaine des
télécommunications, afin de caractériser un réseau fibré et notamment de détecter l'emplacement de
défauts dégradant la qualité d'une transmission optique.
.

Figure 21 : OTDR

Page | 31
f. Optical Network Unit (ONU)

Est un équipement conçu pour l’utilisateur chargé de terminer la fibre optique dans un réseau
d’accès Internet de type FTTH. Il fait la conversion du signal optique en signal électrique.

a. Optical Network Termination

Un Optical Network Termination (ONT) (« terminaison de réseau optique » en français), est


un équipement de réseau optique employé pour le raccordement à Internet par fibre optique jusqu’au
domicile (FTTH, Fiber To The Home) ; il incorpore la fonction d’accès aux terminaux de l’utilisateur
et parfois la prise terminale optique (PTO) délimitant le réseau FTTH de l'opérateur.

b. Commutateur SFP ou Switch SFP

Un commutateur réseau, ou switch, est un équipement qui relie plusieurs segments (câbles ou
fibres) dans un réseau informatique et de télécommunication et qui permet de créer des circuits
virtuels. En télécom, on utilise le Switch avec emplacement SFP pour s’interconnecté avec les autres
matériels via la fibre optique.

Figure 22 : Switch SFP

III.2. ETUDE OPERATIONALE

Il n’existe pas une assez grande différence en ce qui concerne les différentes opérations à faire
pour le déploiement du câble, de la fibre.

Les grandes étapes sont :

- Etude de faisabilité : elle permettra de vérifier si le projet soit techniquement faisable et


économiquement viable.

- Etude du site : elle donne l’occasion de connaître les locaux, les différents passages. La vsiste
s’accompagne d’une étude des plans d’architecture. Ces plans servent à dresser la liste des
contraintes de cheminement et permettent de déduire approximativement les longueurs des
câbles ainsi que les locaux techniques et les travaux d’aménagement à envisager.
Il faut savoir que le choix des locaux techniques se porte sur des endroits bien secs et éloignés
des sources de nuisances diverses (nuisances thermiques, mécanique, électrique, magnétique,
radiative,…)

- Etude de mise en place des équipements : ici l’étude se porte sur les différents scénarios de
câblage, choix de l’architecture, de la topologie, les différents équipements nécessaires à
utilisés.

- Demande d’autorisation des travaux et demande à la SCPT : les travaux se feront sur la
voie publique et nécessiteront des autorisations au niveau de la commune. La SCPT aussi
devra être contacté car elle seule à le mandat de poser la fibre au pays.

Page | 32
- Travaux de génie civil : l’installation d’un réseau sur un site peut rendre nécessaires certains
travaux. Des solutions onéreuses telles que les galeries techniques, aux solutions moins chères
telles que les caniveaux munis de tubes, l’on choisit la meilleur pour ensuite passer à l’action.
Ces travaux seront exécutés par une entreprise qui œuvre dans le génie civil, la construction
des routes.

Dans la réalisation les problèmes de tirage, d’intervention éventuelle est à ne pas oublier.
Aussi faut-il prévoir des trous de visite ou des chambres de tirage en nombre suffisant sans
oublier des Pont of presence (POP) dans le site si nécessaire.

- Pose proprement dite : la pose s’effectue par la SCPT en utilisant l’une des deux méthodes
ci-après : le portage ou le tirage.

- Préparation et installation des équipements : tous les équipements à utiliser doivent être
commandés, reçus, configurés et installés dans tous le site.

- Raccordement des abonnés : après tous les travaux de génie civil, la pose des câbles, la mise
en place des équipements, les utilisateurs doivent à leur tour être connectés au service. Et nous
le savons que toutes les maisons ne sont pas nécessairement identiques bien que similaires.
Chaque maison sera soumise à un protocole de câblage préétablie et légèrement adaptable par
bâtiment.

- Tests : la dernière étape consistera à vérifier la qualité du signal, le répondant des


équipements, prélevés les pertes envisageables à l’aide des équipements de test fibre prévue à
cet effet.

Les différences sont :

- Pour la fibre : au niveau de la cité, elle passera au-dessus sur des poteaux électriques.
- Pour le câble : dans le site, il faudra encore creuser sans oublier que les avenues de maman
Mobutu sont pavées. Et le plus grand problème qui semble impossible est celui du point de
raccordement qui n’existe pratiquement pas ou plus.

III.3. ETUDE BASEE SUR LE TEMPS

Dans cette étude nous nous proposons de faire le diagramme PERT.

Nous plaçons dans le tableau les différentes tâches, leur durée et les tâches antérieures

Page | 33
Rep Tâches Durée (Jour) Tâches antérieures
1 Etude de faisabilité 12
2 Etude du site 12 A
3 Demande d'autorisation des travaux 7 B
4 Demande à la SCPT 12 B
5 Travaux génie civil 48 C, D
6 Pose proprement dite 24 E
7 Commande et arrivé des équipements 24 B
8 Test de liaison 1 F
9 Configuration des équipements 12 G
10 Installation des équipements 6 I, H
11 Raccordements des abonnées 48 J
12 Exploitation 1 K
Tableau 1 : Liste des tâches

Matrice des antériorités

A B C D E F G H I J K L N1 N2 N3 N4 N5 N6 N7 N8 N9
A 0
B 1 1 0
C 1 1 1 0
D 1 1 1 0
E 1 1 2 2 2 0
F 1 1 1 1 1 0
G 1 1 1 0
H 1 1 1 1 1 1 0
I 1 1 1 1 0
J 1 1 2 2 2 2 1 1
K 1 1 1 1 1 1 1 0 1
L 1 1 1 1 1 1 1 1 0 0
A B C E F H J K L
D I
G

Tableau 2 : Matrice des antériorités

Page | 34
Diagramme PERT

Figure 23 : Diagramme PERT

Calcul des marges

Tâche Marge libre


A 12-12-0 0
B 24-12-12 0
C 36-29-7 0
D 36-12-24 0
E 84-48-36 0
F 108-24-84 0
G 97-24-24 49
H 109-1-108 0
I 109-12-48 49
J 112-6-109 0
K 160-48-112 0
L 161-1-160 0
Tableau 3 : Marges libres

Page | 35
Les détails sont contenus dans les tableaux mais cette étude nous a permis de comprendre que ce
travail nous demandera 161 jours.

Le chemin critique est : A-B-C-D-E-F-H-J-K-L

Page | 36
Chapitre IV :
RESULTAT ET DISCUSSION

Page | 37
Dans ces tableaux sont placés les différentes données afin de mieux comparer les différentes solutions
proposées.

Tableau 4 : résultat comparative 1


Retenons que :

o pour la fibre record mondial est 1 térabit sur 1000km de distance, ce qui équivaut à 1 million
de communications téléphoniques. Et cela sur une seule fibre
o La paire torsadée téléphonique offre une bande passante de l'ordre de 1 Mhz dont seulement 4
kHz sont exploités

Pour prendre en compte des capacités différentes offertes par ces supports, nous conviendrons
que les valeurs ci-après correspondent au mètre de câble posé rapporté au KHz de bande passante, ou
au Kbit transmissible.

Paires métalliques Câble coaxiale Fibre optique


coûts Moyens Moyens Forts (très relativement)

Tableau 5 : résultat comparative 2

Sachons que 1 mètre de la fibre optique coûte 2 dollars américains.

Figure 24 : Graphe comparative

Page | 38
Quelques données supplémentaires pour l’ADSL

 La longueur maximale d'une liaison entre un abonné et le central aux normes ADSL est de 5,4
km.
 les débits maximaux sont de 512 Kbits/s et de 128 Kbits/s que si l'abonné est à moins de 2,7
km d'un central téléphonique.
 la performance de l'ADSL est moindre avec la distance.
 pour atteindre le débit de 8 Mbits/s (même si celui-ci n'est que théorique), il vous faudra être à
moins d'un kilomètre d'un central.
 En plus de cela l’ADSL est utilisé dans les réseaux des câbles téléphoniques existants. Et
ceux-ci sont totalement absents au pays en générale et dans le site en particulier.

Quelle solution retenir ?

Le choix ne se fait pas sous un seul angle mais nous prenons toutes les considérations :

- Du point de vue coût la fibre optique est la plus chère.


- Du point de vue performance la fibre est de loin la meilleure.
- La distance entre à couvrir pour un réseau en cuivre est énorme puisque qu’il n’existe aucun
point de raccordement. Il faudrait pratiquement tout faire à partir de zéro.
- La fibre est déjà implanter dans le pays, nous l’avons dit précédemment, et puis le point de
raccordement le plus proche de la cité maman Mobutu se trouve juste à environ 7 kilomètres.
- Du point de vue investissement la fibre optique est la meilleure du fait qu’elle est la
technologie qui est de plus en plus utilisée et mettra la cité en meilleur position si un jour l’on
pensait créer d’autres applications.
- Du point de vue contextuelle la fibre semble la meilleure puisque dans d’autres nations
l’ADSL est utilisé à cause d’une préexistence du réseau téléphonique en cuivre ce qui au
Congo n’existe pas.

Ainsi donc, en lieu place d’investir dans une technologie de plus en plus dépassée et qu’il faudra
remplacer dans un futur proche, il serait plus réaliste d’investir dans une technologie novatrice,
performante et qui à tout point de vue sera un investissement à très long terme.

Page | 39
IV. 1. ASPECT D’IMPLEMENTATION

1. Travaux de génie civil

La fibre que nous devons placer partira de l’Université pédagogique nationale(UPN).

Distance : 5,9Km

Figure 25 : Distance UPN-Maman Mobutu

Voici les travaux qui se feront :

 Le fonçage ou la canalisation
 Construction des chambres de tirage
 Pose de la fibre proprement dite

a. Le fonçage ou la canalisation

C’est une technique permettant de creuser horizontalement le trajet dans lequel passera la fibre
optique. Cette canalisation peut se faire de deux manières :

- En main nu (Manpower) en utilisant comme matériels pioches, pèles, barre mine etc.,
- Via les machines de fonçage.

Dans notre contexte nous pensons que le fonçage se fera via les machines mécaniques mieux
une pelle mécanique

Les règles à respecter lors de la canalisation sont les suivantes :


 la hauteur de la canalisation doit être de 1,20m ou 1,50m ;
 la largeur sera de 30 ou 35 cm.

Page | 40
Figure 26 : exemple des travaux de génie
b. Construction des chambrescivil
de tirage

Les chambres sont très nécessaires aux opérations de raccordement des câbles et de tirage de
la fibre optique. Le type de chambre est conditionné par les contraintes d'encombrement, de réalisation
de protections d'épissures. Cet espace permet les opérations de maintenance et le passage d’un
nouveau câble en remplacement en cas de défaillance d’un câble existant.
Les chambres peuvent être maçonnées sur place, ou préfabriquées, posées sur un béton
d’assise d’épaisseur 10cm, dosé 100kg. Un puisard devra être réalisé, pour l’évacuation des eaux de
ruissellement.

Nous en mettrons en moyenne 10.


Surtout dans les courbures en vue d’éviter
d’atteindre l’angle critique qui cassera la fibre.

Figure 27 : Chambres de visite

Page | 41
La chambre est constituée des éléments suivants :

 D’une ossature en béton armé correspondant à la chambre proprement dite,


 D’une rehausse éventuelle permettant la compensation d’une élévation ou d’un dénivelé du sol
(talus, merlon, etc.),
 D’une grille de protection,
 D’un cadre en acier,
 D’un ou plusieurs tampons
 Un puisard (cône en partie basse) pour l’évacuation des eaux de pluie et d’infiltration

Pour la taille de la chambre il est recommandé d’utilisé des chambres du types L5T c’est-à-dire :
Dimension Intérieure L * l * h (cm) =242 * 88 * 120

Pour les trappes il est préférable d’utilisé des trappes standards n’ayant aucune gestion de clé à assurer.

2. Pose de la fibre sur la grande route

La pose en République démocratique du Congo se fait par la SCPT uniquement. Mais


néanmoins il existe deux méthodes de pose qui sont :

 Le tirage : Cette méthode consiste à faire passer un câble de tirage dans le fourreau afin de
pouvoir tirer ensuite le câble optique préalablement accroché.
 Portage : Le portage consiste à pousser le câble par air comprimé ou par eau (on appelle alors
cette technique flottage) ce qui permet de poser le câble sur de longues distances et de façon
rapide (le record actuel est de 3,6 km en un jet d'air).

Le choix qu’il semble raisonnable d’adopter pour ce contexte, c’est le tirage.

Contraintes de pose et de cheminement

Celles-ci sont multiples, nous avons :

 Un espace assez petite entre le macadam et la terre. C’est entre 3 mètres et 1 mètre.
 Les vendeurs qui actuellement sont encore sur les routes (Bien que le gouvernement provincial
soit en train de les chasser petit à petit)
 Les espaces pavés qui se rencontrent au niveau de L’UPN, du triangle mais aussi au niveau de
la cité elle-même
 Les autorisations qui risquent de prendre un peu de temps vue nos institutions.

Les solutions envisagées

 Pour les espaces pavés au niveau de l’UPN et au niveau du triangle nous content utiliser un
engin qui pourrait facilement les casser en vue de facilité le creusage de la canalisation.

Pendant la pose la fibre doit être recouverte d’un grillage avertisseur. Celui-ci est une bande
plastique imputrescible, de couleur cette bande permet de prévenir de la présence de l’IGC lors de
travaux au voisinage de l’infrastructure.

Page | 42
Figure 28 : grillage avertisseur

Intérieur de la cité la fibre qui sera utilisée sera aérienne afin d’éviter de casser et de
reconstruire encore les pavements existants. Une telle approche réduira énormément les coûts des
travaux.

3. Pose de la fibre dans la cité

La pose de la fibre dans cité s’effectuera en deux étapes. La première sera la pose la fibre à
travers les poteaux et la seconde dans les domiciles.

Retenons que la pose de la fibre en aérien a plusieurs contraintes :

Contrainte topologique

Les paramètres topologiques sont :


 La portée : distance entre deux poteaux
 La flèche : différence de position entre un élément soumis à une flexion et le même élément
fictif sans flèche, généralement exprimée en % de la portée.
 Le dénivelé : différence d’altitude entre les points d’accroche
 La proximité avec les conducteurs électriques

Les 3 premiers paramètres influent directement sur la force de traction mécanique que doit supporter le
câble en permanence sans altération de ses performances optiques ou de sa longévité.

Câble aérien en portée horizontale

Figure 29 : flèche 1

Page | 43
Câble aérien en portée dénivelée

3.1. Pose de la fibre sur les poteaux

Figure 30 : Flèche 2

Sur les poteaux deux possibilités sont envisagées :

o Utilisation des poteaux basse tension de la SNEL


o Pose des nouveaux poteaux

3.1.. Cas d’utilisations des poteaux basse tension de la SNEL

Nous retrouvons dans la cité des poteaux basse tension. Dans l’hypothèse où la SNEL
l’autoriserait nous l’utiliserons.

Dans le cas des poteaux basse tension des traverses de fixation sur poteau de béton de
distribution électrique seront utilisées pour supporter la fibre. Ces traverses seront placées à une
distance relative de 0,50m à 1m selon les cas.

Figure 31 : Traverse
Figure 32 : Espace traverse

Page | 44
Figure 33 : Modèle de passage fibre sur les poteaux 1

3.2. Cas de fixation des poteaux

Pour le passage des fibres nous utiliserons de toute évidence les traverses métalliques.

Les dessins ci-dessous résument l’essentiel de ce qui pourrait être fait.

Figure 34 : Modèle de passage fibre sur les poteaux 2

Page | 45
Figure 35 : passage traverse sur les poteaux 1 Figure 36 : passage traverse sur les poteaux 2

Pose de la fibre sur les poteaux

Pour la pose du câble plusieurs méthodes de pose sont utilisées. Dans ce contexte la méthode la plus
adaptée de pose par déroulage (touret mobile).

Le câble est immédiatement placé sur chaque appui au fur et à mesure de l’avancement. Le déroulage
est exécuté portée par portée, un premier ancrage est réalisé à l’une des extrémités du tronçon :
 se rendre au prochain support d’arrêt, retirer ou donner du mou au câble pour régler les portées
intermédiaires, fixer le câble à son ancrage et retirer la poulie.
 monter aux supports intermédiaires pour mettre le câble sur les pinces d’alignement et enlever
les poulies.

Les avantages de cette méthode sont qu’elle est rapide et sûre car le câble ne subit que peu d’efforts de
traction d’une portée à l’autre, et peut être placé immédiatement sur les appuis.

Figure 37 : pose de la fibre sur les poteaux 1

Page | 46
Figure 38 : pose de la fibre sur les poteaux 2

3..3. Les boitiers et les points de branchement optique (PBO)

Les Boîtiers de Protection d’Épissures (BPE) sont utilisés pour différentes configurations
telles que joint droit entre câbles identiques, éclatement de câbles, distribution et piquage sur des
câbles de tailles plus petites. Ces boîtiers peuvent être utilisés sur tous les types de réseaux de
distribution (souterrain, aérien, façade).

Le PBO constitue un dispositif de protection environnementale, une enveloppe pour :


 assurer la fixation en entrée et en sortie des câbles (en ligne ou en épis)
 assurer l’étanchéité des entrées et des sorties des câbles à fibres optiques.
 recevoir les systèmes de gestion de fibres.

Figure 39 : Boitier 1 Figure 40 : Boitier 2

Page | 47
Les boitiers sont placés toujours à 2 sur une distance de 200 mètres.

Figure 41 : Boitiers 3

4. câblage résidentiel

Nous insistons que dans cette partie nous ne donnerons pas tous les détails mais plutôt un aperçu
général de comment la fibre pourrait être connecté aux abonnés.

Dans les logements deux grandes étapes sont nécessaires :

 le câblage des poteaux vers les maisons


 le câblage au sein des domiciles

Dans les lignes qui suivent nous définissons aussi quelques termes qui nous permettrons de mieux
avancer :

o Box opérateur : équipement d’accès aux services des opérateurs, aussi nommé modem. La
Box Opérateur offre en sortie des ports RJ45 (Switch Ethernet), une prise téléphonique et un
point d’accès Wifi.
o Commutateur Ethernet (aussi appelé Switch) : équipement réseau permettant
l’interconnexion d’équipements informatiques en réseau local en optimisant la bande passante.
Il permet de distribuer le Gigabit Ethernet vers l’ensemble des prises réseau.

o Décodeur TV (appelé aussi Box TV ou Set-top box) : équipement qui permet l’accès aux
services de télévision fournis par les opérateurs. Il se connecte en Ethernet avec la Box
Opérateur, et via une interface HDMi et/ou péritel avec le téléviseur.

o Dispositif de terminaison intérieur optique (DTIo) : élément passif situé à l’intérieur du


logement dans le tableau de communication qui sert de point de test et de limite de
responsabilité entre le réseau d’accès en fibre optique et le réseau du client. Il s’agit du
premier point de coupure connectorisé à l’intérieur du logement.

o Optical Network Terminal (ONT) : équipement actif installé chez l’abonné qui permet de
transformer le signal optique en signal électrique. Une Box Opérateur lui est connectée pour la

Page | 48
livraison des services Triple-Play. Ce modem pourra à terme évoluer vers des solutions plus
intégrées.

o Point de raccordement (PR) : lieu situé dans l'immeuble à proximité du point de pénétration
des réseaux où sont ramenées toutes les fibres optiques desservant tous les lots de l'immeuble
en vue de leur raccordement à un ou plusieurs réseaux d’opérateurs.

o Point de démarcation : Il délimite le domaine privé du domaine public ou collectif. Il est


hautement recommandé qu’il soit matérialisé, procurant ainsi un point de flexibilité pour le
phasage éventuel des déploiements

o Point de branchement optique (PBo) : Point à partir duquel les maisons individuelles sont
raccordées à la colonne de distribution par le câble de branchement client. Il peut ne pas
exister si la maison individuelle est directement raccordée au PR.

4.1. câblage des poteaux vers les maisons

Pour cette première étape plusieurs possibilités sont envisagées mais deux seulement attirent
notre attention.

Première méthode

Le câble de raccordement est aérien et part du poteau. Il est fixé au pignon de la maison. Le
câble est ramené à un point de démarcation matérialisé installé en hauteur sur la façade.

Le dessin ci-contre l’illustre mieux :

Figure 42 : Raccordement 1

Page | 49
Deuxième méthode

Le câble de raccordement descend le long du poteau et l’adduction est faite en souterrain en


passant par un point de démarcation matérialisé installé en façade. Cela est illustré par le dessin ci-
dessous :

Figure 43 : Raccordement 2

4.2. Dans les domiciles

Nous ne pouvons donner avec précision les schémas de câblage de tous les logis du fait que
tous ne se ressemble pas nécessairement. Mais, cependant, nous pouvons donner trois modèles
généraux qui nous serviront de références :

Figure 44 : Maison 1 Figure 45 : Maison 2

Page | 50
Figure 46 : Maison 3

Ci-dessous le schéma général de câblage de la fibre vers les domiciles :

Figure 47 : Raccordement 3

IV.2. APPROCHE STATEGIQUE DE LA MAINTENANCE

D’emblée nous devons savoir que les systèmes particulièrement les réseaux informatiques ont
besoin d’être maintenus comme tout autre système. Cependant nous devons comprendre la
maintenance réseau est différente de la maintenance des machines industrielles.

La fibre optique, qui est la solution que nous avons adoptée demande une maintenance très
réduite. Nous nous intéresserons d’abord à deux types de maintenance qui sont : la maintenance
préventive et la maintenance corrective ensuite nous verrons la maintenance chez le client.

Page | 51
Les lignes qui suivent sont tirées des recommandations de l’union internationale des
télécommunications.

Ci-dessous un tableau synthétique

Type de Activité de Fonctions Statut


maintenance maintenance

Facultatif (Note 1)
Détection d'affaiblissement croissant dans une fibre
Surveillance
Détection de pénétration d'eau Facultatif (Note 2)
Détection de détérioration de fibre Facultatif
Préventive Mesure de localisation de fibre en défaut
Essais Mesure de la répartition des contraintes sur les fibres
Mesure de la présence d'eau
Identification de fibre
Commande Système de transfert de fibre
Interface avec système d'exploitation de chemin
optique Facultatif
Surveillance Interface avec service après-vente Facultatif
Localisation de la panne entre l'équipement de
Corrective Essais transmission et le réseau en fibres Requis
Mesure de localisation de la panne de fibre Requis
Rétablissement/réparation permanente Requis
Remède Identification de fibre Requis
Système de transfert de fibre Requis (Note 4)
Tableau 6 : Maintenance synthèse

NOTE : – Dans les réseaux point à point, il est recommandé de procéder à la détection des
accroissements d'affaiblissement dans une fibre.
NOTE 2 – Un complément d'étude est nécessaire.
NOTE 3 – Lorsque le système de surveillance est multiplexé avec les signaux de transmission sur des
fibres de trafic (actives), la commande synchrone du transfert de fibre peut être offerte à titre d'option.
NOTE 4 – Le transfert de fibre peut être réalisé de différentes façons, comme les suivantes:
– par utilisation d'une épissure de transfert (synchrone sur option) de fibre;
– par commutation de l'équipement de transmission sur des circuits de secours préconnectés, ces
circuits pouvant être offerts par une topologie annulaire ou par des fibres en configuration partagée ou
doublée.
Il est également recommandé que les éléments passifs d'un réseau optique (tels que les séparateurs de
faisceau ou les multiplexeurs par répartition en longueur d'onde) puissent être implantés dans des blocs
faciles à remplacer.

IV.2.1. Conception de la maintenance d'un réseau en câbles à fibres optiques

IV.2.1.1. Situation de la maintenance

1) Eléments d'exploitation: tâches

Page | 52
L'exploitation se déroule entre clients et éléments du réseau (NE, network elements).
L'exploitation du câble à fibres optiques comporte deux parties: l'exploitation du service client et
l'exploitation de l'élément de réseau (voir la Figure I.1). La première partie se compose de tâches telles
que la réception des ordres de service, la réception des demandes de renseignements sur la facturation
et la réception des rapports de dérangement. La deuxième partie se compose également de tâches telles
que la fourniture, la construction, l'installation, la maintenance et l'administration. Ces tâches sont
étroitement liées.

2) Eléments de maintenance: activités

La maintenance se compose de trois activités: surveillance, essais et commande des éléments de


réseau.
Ces activités sont décrites ci-dessous:
Surveillance – pour contrôler l'état des éléments de réseau. La surveillance a deux fonctions: informer
sur la dégradation d'un élément de réseau avant que le dérangement se produise et signaler le
fonctionnement anormal de l'élément de réseau lorsque le dérangement se produit;

Essais – pour mesurer les caractéristiques des éléments de réseau et vérifier si ces caractéristiques
correspondent ou non à un niveau requis;

Commande – pour faire revenir l'élément de réseau à la normale ou pour faire en sorte que la qualité
de service soit maintenue.

Généralement, le type de maintenance impliquant des activités telles que: la surveillance de la


dégradation des éléments de réseau, les essais et la commande d'élément de réseau avant l'apparition
d'un dérangement, est considéré comme étant la maintenance préventive.

Par ailleurs, le type de maintenance impliquant des activités telles que: la réception d'une
alarme ou d'un rapport de dérangement, les essais et la commande d'un élément de réseau après
l'apparition d'un dérangement, est considéré comme étant la maintenance corrective.

Du point de vue de la maintenance préventive, la maintenance d'un câble à fibres optiques se


compose des trois activités suivantes:
Essais périodiques, contrôle de dégradation de fibre et commande d'élément de réseau.

Essais périodiques – pour détecter périodiquement d'éventuels accroissements d'affaiblissement


optique, détériorations de fibre et pénétrations d'eau.

Contrôle de dégradation de fibre – pour effectuer des mesures d'accroissement d'affaiblissement


optique, de répartition des contraintes sur fibre et de localisation des pénétrations d'eau, après
réception des informations acquises lors des essais périodiques.

Commande d'élément de réseau – pour identifier, en mode synchrone si nécessaire, les fibres, les
fibres en transfert et les fibres en couplage.

En maintenance préventive, toutes les activités sont effectuées au moyen de fibres en réserve
(inactives) ou de fibres en trafic (actives) multiplexées avec les signaux de transmission sans perturber
les signaux de transmission.

Par ailleurs, du point de vue de la maintenance corrective, la maintenance des câbles à fibres
optiques implique la réception d'une alarme issue du système de transmission ou d'un rapport de
dérangement issu d'un client, les essais de localisation de panne de fibre et les opérations de
réparation/relevage de câble (c'est-à-dire reroutage du câble).

La maintenance des câbles à fibres optiques peut donc se composer des activités suivantes:

Page | 53
 surveillance;
 essais;
 commande;

Figure 48 : schéma client-opérateur

IV.2.2. Pannes de fibres et leurs origines

On peut classer les pannes de fibre en trois catégories: les défaillances de fibre, les
accroissements d'affaiblissement optique et les défauts de connexion de fibre.

Les défaillances de fibre peuvent être dues:


- à des contraintes de traction et de courbure dans un câble;
- à des contraintes de courbure et de torsion dans un boîtier d'extrémité de câble;
- à des contraintes latérales sur un conduit de câble écrasé.

L'accroissement d'affaiblissement optique peut être dû:


- à une augmentation de l'affaiblissement par microcourbures en raison d'un effort axial sur une
fibre dans un câble;
- à une augmentation de l'affaiblissement par (macro) courbure d'une fibre contenue dans un
boîtier d'extrémité de câble;
- à une augmentation de l'affaiblissement par absorption d'hydrogène dans un câble ou dans un
boîtier d'extrémité de câble.
-
Les défauts de connexion de fibre peuvent être dus:
- à une contrainte de traction et à une modification de l'alignement des fibres.

Les fibres optiques d'un câble installé subissent des contraintes résiduelles en traction, torsion
et courbure. Les fibres cintrées dans un boîtier subissent des contraintes plus fortes que les fibres
cintrées dans un câble et la résistance mécanique des fibres diminue en conséquence et même plus
rapidement si, par ailleurs, de l'eau pénètre dans le câble et son boîtier.

La plupart des pannes de fibre ont deux origines principales: les contraintes résiduelles sur les
fibres et les affaiblissements dus aux courbures dans le câble et son boîtier. On estime que la

Page | 54
pénétration d'eau augmente la probabilité de défaillance de fibre et d'accroissement d'affaiblissement
optique.
Il est donc souhaitable de prendre les mesures appropriées lors de la maintenance du câble à
fibres optiques avant que des pannes de fibres se produisent pour les deux principales raisons
susmentionnées.

IV.2.3. Maintenance préventive

La maintenance traditionnelle des câbles à fibres optiques a suivi les principes de la


maintenance des câbles métalliques, ce qui à tout le moins n'est ni efficace ni pratique car la
connaissance du TEB ne suffit pas à déterminer si le dérangement se produit dans l'équipement de
transmission ou dans le réseau à fibres optiques. Par conséquent, un temps considérable s'écoule dans
la série de travaux allant de la réception du rapport de dérangement au retour à la normale.

Si la nature de ces causes peut être détectée par avance, il devient possible de prendre les
mesures appropriées et d'éviter les pannes de fibre. En fait, une telle maintenance, qui surveille les
dégradations des fibres (ainsi que leur détérioration et l'accroissement de leur affaiblissement) et qui
exécute les essais nécessaires en cas de dégradation de fibre ainsi que les commandes de transfert de
fibre avant l'apparition d'une panne de fibre, est considérée comme étant préventive.

Par rapport à la maintenance habituelle des câbles, qui est activée une fois qu'un dérangement
se produit, la maintenance des câbles à fibres optiques entre en jeu avant l'apparition d'une panne de
fibre, de façon à assurer une haute fiabilité du réseau de câbles à fibres optiques et donc à réduire le
nombre des plaintes et des rapports de dérangement issus de la clientèle. Elle permet également aux
services de maintenance de planifier les travaux et de réduire les frais d'exploitation. Les procédures
de maintenance préventive sont indiquées ci-dessous.

- essais périodiques.
En cas de détection d'un dérangement, les procédures se poursuivent comme suit:
- essais de dégradation de fibre;
- commande d'élément de réseau;
- retour au fonctionnement normal.

IV.2.4. Maintenance corrective

La maintenance corrective, telle que la réception d'un rapport de dérangement, des essais de
localisation de panne, la réparation et le relevage d'un câble, est la partie principale de la maintenance
conventionnelle des câbles.

Dans les installations de transit ou à longue distance, lorsque le câble à fibres optiques est
endommagé ou qu'une fibre optique est cassée, une mesure est immédiatement prise en réponse à une
alarme issue d'un système de transmission ou à une plainte de client. Dans ce cas, la possibilité de
maintenance du câble à fibres optiques consiste à rerouter le trafic sur une voie de débordement, à
effectuer des essais pour localiser la panne de fibre et à utiliser une trousse à câble de rétablissement
afin d'ouvrir une voie provisoire de part et d'autre de la partie défectueuse du câble. Le câble de
rétablissement est préparé d'avance afin d'accélérer la réparation. Les procédures de maintenance
corrective dans les installations de transit/longue distance sont les suivantes:

Réception d'une alarme du système de transmission;


- reroutage;
- distinction entre défaut sur fibre et défaut sur équipement de transmission;
- essais de localisation de panne de fibre;
- envoi de personnel;
- réparation du câble;
- vérification de la réparation;

Page | 55
- retour à l'exploitation normale.

Dans une installation de distribution locale, après réception d'un rapport de dérangement issu
d'un client et essais sur panne de câble/fibre, la réparation est effectuée au moyen d'une trousse à câble
de rétablissement ou d'une fibre de transfert. Les procédures de maintenance corrective dans une
installation de distribution locale sont les suivantes:
- réception d'un rapport de dérangement issu d'un client;
- distinction entre défaut sur fibre et défaut sur équipement de transmission;
- essais de localisation de panne de fibre;
- envoi de personnel;
- réparation du câble;
- vérification de la réparation;
- retour à l'exploitation normale.

Le relevage du câble revient en fait à une opération de reroutage du câble en réponse à une
réclamation issue d'un responsable de travaux publics ou d'un client. Lorsque le travail de relevage
d'un câble doit être effectué dans un système point à point, il est nécessaire de commander un transfert
de fibre vers un autre circuit optique. L'avantage de la commande de transfert de fibre est qu'elle
permet des transferts partiels dans le câble. Lors d'un relevage de câble, le transfert est effectué aux
deux extrémités de chaque voie du câble à fibres optiques, de sorte que la zone de travail pour le
transfert de voies est beaucoup plus étendue que pour le transfert de fibres.

Le processus de relevage d'un câble est le suivant:


- préparation d'une fibre nouvellement installée pour recevoir le trafic transféré;
- transfert de la fibre active à une fibre de réserve;
- identification de la fibre à transférer;
- sectionnement de la fibre et épissurage avec la fibre nouvellement installée;
- contrôle de la fibre épissurée;
- transfert de la fibre de réserve sur la fibre épissurée.

IV.2.5. Fonctions requises pour la maintenance d'un réseau en câbles à fibres optiques

IV.2.5.1. Surveillance

a. Fonctions requises pour la maintenance préventive

1) Détection de l'accroissement d'affaiblissement d'une fibre

Dans une installation de transit/longue distance, l'état du réseau en fibres optiques est surveillé
périodiquement au moyen de fibre(s) active(s) ou de réserve. Le contrôle est effectué au moyen d'une
source lumineuse et d'un mesureur de puissance optique afin de détecter automatiquement
l'accroissement d'affaiblissement d'une fibre dû à des microcourbures, à des macrocourbures ou à
l'absorption d'hydrogène. Dans le cas de fibre(s) active(s), le signal de transmission est associé à un
signal de surveillance sur une fibre monomode (SM, single-mode) utilisant des composants de
multiplexage par répartition en longueur d'onde (WDM, wavelenght division multiplexing). La
longueur d'onde du signal de surveillance est différente de celle du signal de transmission afin d'éviter
l'interruption de la transmission.

Dans une installation de distribution locale, l'état du réseau en fibres optiques est surveillé
périodiquement au moyen de fibre(s) active(s) ou de fibre(s) de réserve. Un réflectomètre optique dans
le domaine temporel (OTDR, optical time domain time reflectometer) et une analyse des formes
d'onde de réflexion sont utilisés pour détecter automatiquement les accroissements d'affaiblissement
optique. L'analyse des formes d'onde de réflexion permet au centre de maintenance de comparer le

Page | 56
tracé de surveillance au tracé de référence (par exemple le tracé de l'installation initiale). Dans le cas
de fibre(s) active(s), la longueur d'onde du réflectomètre OTDR est différente de la longueur d'onde du
signal de transmission afin d'éviter toute interruption du service.

2) Détection de la détérioration de fibre

Comme décrit en I.2.2, les fibres optiques d'un câble installé sont soumises à des contraintes
résiduelles de traction, de torsion et de courbure. La détérioration des fibres se traduit par une
diminution de leur résistance mécanique à de telles contraintes. Des fonctions sont donc requises pour
détecter le niveau de détérioration des fibres.

3) Détection de la pénétration d'eau

Lorsqu'une gaine et/ou un boîtier de câble sont endommagés, de l'eau peut y pénétrer. Cette
eau peut donner naissance à de l'hydrogène, ce qui peut conduire à un accroissement de
l'affaiblissement dû à l'hydrogène. Pour empêcher la pénétration d'eau dans le câble proprement dit, on
peut utiliser diverses configurations d'assemblage de câble. Celui-ci peut être rempli de gelée ou
contenir des matériaux hydrofuges (WB, water-blocking). Dans le premier cas, la gelée bloque l'eau
qui pénètre dans la gaine par une coupure ou par une perforation; la gelée minimise aussi la gravité des
pannes pouvant être causées par la pénétration d'eau. Dans ce dernier cas, un ruban hydrofuge est
utilisé pour empêcher la pénétration d'eau. Si celle-ci pénètre dans la gaine par une coupure ou une
perforation, le matériau hydrofuge gonfle et empêche l'eau de continuer à pénétrer.
Un capteur d'eau installé dans un boîtier sans remplissage peut détecter la pénétration d'eau. Si
celle-ci pénètre à l'intérieur du boîtier, le matériau hydrophile contenu dans le capteur se dilate et
l'élément cintreur de fibre contenu dans le capteur d'eau provoque une courbure de la fibre de réserve
et un accroissement de l'affaiblissement par macrocourbure de la fibre. Cet accroissement est
détectable lorsque la fibre est contrôlée.

Une autre procédure consiste à utiliser une structure de câble sans remplissage et une
pressurisation gazeuse du câble et de son boîtier. Les méthodes de maintenance décrites dans la Partie
III du Manuel intitulé Technologies des installations extérieures appliquées aux réseaux publics seront
utilisées pour protéger ces câbles.

b. Fonctions requises pour la maintenance corrective

Le taux d'erreur sur les bits est contrôlé dans les systèmes de transmission à distance moyenne
(transit) ou longue. Si le TEB dépasse le niveau de consigne d'une alarme, celle-ci envoie un signal
vers le centre de maintenance des câbles à fibres optiques, par l'interface se trouvant sur le système
d'exploitation (transmission) des voies. Dans un système de distribution locale, ce sont principalement
des rapports de dérangement issus de clients qui sont envoyés au centre de maintenance des câbles à
fibres optiques.

IV.2.5.2. Essais

a. Fonctions requises pour la maintenance préventive

1) Mesure de l’emplacement d’une panne de fibre

L'outil classique pour les essais de localisation d'une panne optique est le réflectomètre
optique dans le domaine temporel (OTDR). Celui-ci possède une résolution suffisante pour mesurer la
rétrodiffusion sur toute fibre, même très longue. Un point de défaut dû à un accroissement de
l'affaiblissement optique est facile à localiser au moyen d'une onde lumineuse d'essai sur fibre active,
émise par un appareil distant du centre de maintenance des câbles à fibres optiques.

Page | 57
3) Mesure de la répartition des contraintes sur la fibre

La contrainte axiale sur une fibre provoque une modification de l'excursion de fréquence de
Brillouin dans la fibre; des calculs de fonctions sont nécessaires pour mesurer cette modification. Les
répartitions des contraintes sur fibre, particulièrement les répartitions des contraintes de traction,
peuvent être mesurées dans les fibres par analyse de Brillouin dans le domaine temporel des fibres
optiques

4) Mesure du point de pénétration d'eau

Le matériau hydrophile contenu dans le capteur se dilate et provoque un affaiblissement dans


la fibre de réserve en raison d'une macrocourbure. Si le capteur d'eau est identifié au préalable, le point
de pénétration d'eau peut être mesuré au moment où l'affaiblissement optique est contrôlé.

b. Fonctions requises pour la maintenance corrective

1) Distinction entre défaut sur fibre et défaut sur équipement de transmission

Lorsqu'un dérangement se produit dans le système, une mesure est prise en réponse à une
plainte de client ou à une alarme issue d'un système de transmission. Le système de surveillance est
chargé de déterminer si le dérangement se produit dans l'équipement de transmission ou dans la fibre
optique. Comme la fonction de surveillance de la qualité du réseau optique est indépendante de
l'équipement de transmission, il est possible de faire cette distinction.

2) Mesure de l’emplacement d’une panne de fibre

L'outil classique pour les essais de localisation d'une panne optique est le réflectomètre
optique dans le domaine temporel (OTDR). On localise l'emplacement de la panne au moyen d'une
onde de signal de transmission et/ou d'une onde lumineuse d'essai sur la fibre défectueuse. Le
réflectomètre OTDR est mis en œuvre indépendamment, avec son propre logiciel. Certains
réflectomètres OTDR sont maintenant de taille assez réduite pour tenir dans la paume de la main.

IV.2.5.3. Commandes

La commande de câble est effectuée lorsque des fibres défectueuses sont détectées, que des
câbles sont endommagés et que des fibres sont brisées, ou lorsqu'il faut effectuer un reroutage ou un
remplacement de câble.
En maintenance préventive dans une installation à distance moyenne (transit) ou longue, des
fonctions sont requises pour repérer les fibres destinataires du transfert, pour épissurer des fibres et
pour effectuer un transfert synchrone entre fibres de réserve et fibres épissurées, d'un point de
raccordement de câble à un autre. Dans une installation de distribution locale, le transfert de fibre par
couplage dans le centre de maintenance du câble à fibres optiques est à l'étude.
En maintenance corrective, les fonctions de réparation du câble, d'identification des fibres et
de transfert de fibre par couplage sur place sont requises aussi bien pour l'installation à distance
moyenne (transit) ou longue que pour l'installation de distribution locale.

IV.2.6. Monitoring et maintenance chez l’abonnée

La technologie en réseau informatique est très avancée, permettant à l’opérateur de visualiser


en direct l’étendue de son réseau informatique.

Page | 58
D’où la totalité du réseau de la cité sera visualisé en direct au niveau du data center de IP
CONSULT et aussi d’un local de proximité qui se trouvant dans l’enceinte de la cité en vue des
interventions rapides. Le logiciel utilisé est PRTG.

Chez l’abonné en cas problème de problème contactera le NOC qui fera un diagnostic rapide
et lui proposera un remède si possible, sinon le technicien descendra sur terrain pour pallier à cette
défaillance.

Page | 59
CONCLUSION

Page | 60
Nous sommes arrivés au terme de notre travail, ce-dernier nous à permis de trouver la solution
la solution, la meilleur pour le cas du déploiement d’un service Triple Play dans la cité maman
Mobutu.

Il était question d’étudier les différentes possibilités en vue d’en choisir la meilleure.

Nous avons débuté ce travail par une introduction générale dans la quelle nous avons posé les
fondements du problème, le but, l’hypothèse. Nous y avons aussi présenté l’entité centrale de cette
étude l’entreprise IP CONSULT.

Deuxièmement nous avons abordé la question lié à la méthodologie. Nous y avons parlé de la
cible d’étude, des critères de sélection et différentes techniques utilisées en vue de bien réaliser le
présent travail. Aussi nous avons abordé la question liée à l’échantillonnage.

En troisième lieu il était question de l’étude de faisabilité du projet. Elle a été technologique,
opérationnelle et basée sur le temps. Dans cette partie, nous avons en long et en large étudié les
différents ponts qui pourraient ou non rendre le projet irréalisable mais aussi exposé les différentes
technologies envisageables.

Enfin nous avons parlé des résultats et discussion. Il était question de choisir, à la lumière de
tout ce qui a été exposé dans les précédents chapitres, la meilleure solution. Nous avons alors parlé de
comment cette solution pourrait être déployée et maintenue.

Pour conclure nous disons, la fibre optique reste la meilleure option pour un service Triple
Play à la cité Maman Mobutu. Un telle déploiement changerait radicale la vie de ces citoyens en leur
ouvrant la porte aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Page | 61
Bibliographie

1. DARODES Antoine, Guide pratique 2013-Raccordement des maisons individuelles au réseau


en fibre optique FttH, Paris : objectif fibre, 2013.
2. DARODES Antoine, Guide pratique 2015- Déploiement de la Boucle Locale Optique
Mutualisée sur support aérien, Paris : objectif fibre, 2013.
3. [s.n], Manuel d’aide à la réalisation d’une infrastructure de génie civile de pose de câbles à
fibre optiques pour des réseaux très haut débit, Haute-Saône : version 3, 2011
4. CASANOVA Gérard et ABÉCASSIS Denis, Gestion de proje- réaliser le diagramme PERT,
Lorraine : université de lorraine.
5. MAKANI Dieudonné, Déploiement de la fibre : cas cité Oasis, Kinshasa, 2014
6. UIT, Construction, installation et protection des câbles et autres éléments des installations
extérieures-maintenance des réseaux en câbles fibres optiques, Série L, 1997.
7. [s.n], Guide de présentation et de rédaction d’un travail scientifique, Neuchâtel, 2016
8. KATAMBAY MUTOMBA Hilaire, Urbanisation et fab urb à Kinshasa, Kinshasa : université
de Kinshasa, 2014.
9. RAZZAGHI Maryam et al., Nouvelles technologies réseau triple play, 2006.
10. LOUETTE Pierre et al., Installation d’un réseau en fibre optique dans les immeubles neufs à
usage d’habitation ou à usage mixte, objectif fibre, 2012
11. KATSUBA KINYALI Ladislas, Guide de préparation d’un travail de fin de cycle, Lubero :
ISDR-KITSOMBIRO.

Webiographie

1. www.wikipedia.org
2. www.allaafrica.com

Page | 62
TABLE DES MATIERES

Page | 63