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GRANDS TRAVAUX

Terrassement – Routes – Ponts - Bâtiment

TRAVAUX DE ………………………………………………..

PROJET DU PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIAL


DE L’ENTREPRISE
(PGES _E)

Septembre 2020
1. Introduction
1.1. Contexte et justification
Le Gouvernement de la République du Congo a reçu un appui financier de la
Banque mondiale pour le financement du Projet de Développement Urbain et
Restructuration des Quartiers (DURQuaP) à Brazzaville et à Pointe-Noire. L'objectif
principal de ce projet est d’améliorer le cadre de vie dans les quartiers ciblés et de
permettre à la population d’avoir accès aux infrastructures et aux services de base
décents, ainsi que de renforcer les capacités du gouvernement et des municipalités
en matière de restructuration urbaine. Il est prévu dans le cadre de sa mise œuvre,
la reconstruction du marché domanial de Tchiniambi 1 dans le quatrième
arrondissement de la commune de Pointe-Noire, Loandjili.

Quoique très importants pour l’atteinte de l’objectif projeté par le DURQuaP, les
travaux prévus sont susceptibles d’engendrer des incidences environnementales
(pollution des ressources en eau, pollution du sol, pollution de l’air, la dégradation
des ressources floristiques et fauniques, …) et sociales (atteinte à la santé et
sécurité du personnel et de la population riveraine, perturbation des US et
coutumes de la population riveraine, risque de propagation des infections
sexuellement transmissibles, risque d’augmentation des cas des violences basées
sur le genre et des abus contre les enfants, ....).

1.2. Objectif du PGES-C


Le Plan de Gestion Environnementale et Sociale-Entreprise (PGES-E) est un
ensemble cohérent d’activités de mise en œuvre des mesures de réduction
(atténuation) des impacts négatifs et d’optimisation des impacts positifs ainsi que
des actions d’accompagnement en faveur de la protection de l’environnement
biophysique, humain et socio-économique.

L’objectif général de ce PGES-E sera de faire en sorte que les préoccupations


environnementales et sociales des travaux de ………….. soient bien prises en compte
et ce, de la phase d’installation à la phase de repli, démantèlement et
réhabilitation du site afin de minimiser les impacts négatifs d’une part, et de
maximiser au mieux les impacts positifs d’autre part.

Il aura pour objectifs spécifiques de :


 réaliser les travaux conformément aux exigences de la législation congolaise
en matière de gestion environnementale et sociale et aux politiques de
sauvegardes environnementales et sociales de la Banque mondiale ;
 évaluer au cours des travaux, les effets positifs et négatifs imprévus du
projet sur l’environnement biophysique, humain et socioéconomique dans la
zone d’influence du sous-projet ;
 déterminer des mesures de bonification des impacts positifs et de
suppression, d’atténuation ou de compensation des impacts négatifs y
relatifs ;
 déterminer les dispositions et responsabilités du personnel dans la mise en
œuvre des mesures correctives ;
 démontrer l’engagement Continental Construction Company à la prise en
compte des préoccupations environnementales et sociales dans l’exécution
de ses marchés ;
 etc.

Il sera élaboré au cours de la phase préparatoire et fera l’objet d’ajustement au


cours de l’exécution des travaux afin de pouvoir contrôler les situations nouvelles
qui pourraient surgir en cours des travaux.

1.3. Assurance qualité et validation

La qualité environnementale des travaux exécutés sera assurée par la mise en


œuvre des procédures d’exécution des travaux intégrant une analyse
environnementale, hygiénique et sécuritaire. Ces procédures qui seront validées
par la Mission de contrôle, fixeront des points d’arrêt dont la levée conditionnera
la poursuite des travaux objets de la procédure. Aussi, les matériaux de
construction feront l’objet d’un contrôle qualité avant leur utilisation afin de la
garantir la sécurité des ouvrages qui seront construits. Pour ce, Continental
Construction Company s’approvisionnera uniquement auprès des fournisseurs
agréés et pourrait aller jusqu’à leur demander des attestations de garantie de
qualité pour les matériaux acquis.
2. Description des principales composantes techniques du projet
Ce sous-projet vise donc à dynamiser les activités commerciales par la mise en
place de structures et d’équipements aptes à moderniser le marché, et à le rendre
plus salubre et sécuritaire.

Le sous-projet de construction du marché de Tchiniambi 1 englobe les travaux


suivants :

 le démontage de la couverture en tôles des boutiques et de la halle


marchande ;
 la dépose des équipements électriques et hydrauliques ;
 la démolition des élévations en maçonnerie ;
 la démolition de la structure et des fondations en béton armé (semelles
isolées, radier, etc…)  ;–
 la démolition des ouvrages enterrés (fosse septique, regards, …) ;
 le terrassement de la plateforme ;
 la construction des ouvrages architecturaux ;
 la halle marchande couverte ;
 la construction des ouvrages connexes ;
 les travaux de voiries et réseaux divers ;
 les travaux d’aménagement extérieur.
3. Cadre politique, juridique et institutionnel
Le cadre politique, juridique et institutionnel d’un pays sur une pratique est le lieu
qui permet de juger du niveau d’implication ou de l’intérêt que le pays accorde à
la pratique.
En vue d’atteindre les objectifs du projet, Continental Construction Company se
conformera aux exigences de la législation congolaise en matière de gestion
environnementale, aux Politiques Opérationnelles de la Banque Mondiale et aux
accords et traités signés ou ratifiés par la République du Congo.
3.1. Cadre politique
La République du Congo consacre avec l’aide des partenaires exterieurs, des
moyens financiers colossaux depuis un certain temps dans la réalisation des
infrastructures de base, touchant plusieurs secteurs sur l’ensemble du territoire.
Cette politique salutaire vise entre autres , à asseoir les bases de
l’industrialisation, de la modernisation et du developpement. Au plan pratique, le
Congo a mis en place un certain nombre des politiques et documents cadres.
Les politiques environnementales en vigueur et applicables aux travaux sont
mentionnées dans les lignes qui suivent.
 Plan National d’Action pour l’Environnement (PNAE)
Adopté en 1992, le Plan National d’Action sur l’Environnement constitue le cadre
stratégique de référence en matière de planification environnementale. À ce titre,
il accorde un rang de priorité élevé à l'intégration de la dimension
environnementale dans le processus de planification macro-économique.

L’objectif principal du PNAE est de définir et de développer de manière


systématique et globale la stratégie du Congo en matière d‘environnement et les
actions futures à réaliser. En rapport avec la réalisation du présent projet, certains
de ses objectifs que sont l’amélioration du cadre de vie et de l’état sanitaire des
populations seront atteints.

 Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT)


Dicté par la Loi n° 43- 2014 du 10 octobre 2014 d’orientation pour l’aménagement
et le développement du territoire, Le schéma national d’aménagement du
territoire est le cadre de référence de l’action territoriale de l’État, des
collectivités locales, des entreprises et de l’ensemble des partenaires au
développement. Il contient les prescriptions majeures destinées à garantir la
cohérence des politiques sectorielles.
Il a pour principaux objectifs :
- la création d’un nouveau cadre de vie, en ville comme à la campagne et
le développement harmonieux de tous les espaces locaux en y
garantissant un niveau d’emploi élevé pour les générations présentes et
futures ;
- la lutte contre les disparités, à l’intérieur de chaque département
comme entre les départements, la stimulation de l’investissement privé
indispensable à l’accroissement de la production, l’augmentation de la
productivité, des profits et des revenus ;
- la préservation du milieu naturel, tout en permettant les
transformations nécessaires à une évolution constante, la vitalité de la
diversité culturelle, l’exploitation à bon escient des avantages du
Congo : richesse écologique et touristique, abondance de l’espace et des
potentialités économiques.
Le développement de tout espace urbain répond aux dispositions contenues dans
le schéma national d’aménagement du territoire et les travaux font partie.

 Politique et stratégie nationale en matière d’hygiène


Cette politique a été élaborée en 2005, au même moment que le code portant sur
l’hygiène publique. Ces deux documents sont actuellement soumis pour
approbation au Gouvernement puis adoption par l’Assemblée nationale. Les
différents axes d’intervention inclus par la politique nationale santé et
environnement comprennent :

- la sécurité et la salubrité des aliments ;


- la participation communautaire, la formation du personnel, la coordination
et la planification ;
- la gestion des catastrophes et des situations d’urgence ;
- la gestion et l’évaluation des risques environnementaux ;
- la salubrité de l’environnement dans son ensemble (y compris
l’approvisionnement en eau potable, les activités d’hygiène,
l’assainissement et la gestion des déchets).

Au niveau de la ville de Pointe-Noire, on note le plan directeur de gestion des


déchets solides de la ville-capitale validé en janvier 2011 qui met l’accent sur le
renforcement des capacités de tous les acteurs impliqués; la mise en œuvre des
campagnes d’information, d’éducation et de communication pour le changement
des comportements; l’application rigoureuse de la législation en matière des
déchets solides; la mise en place des ressources financières nécessaires à la
réalisation des différents projets ; etc.

 Plan National de Développement (PND) 2018-2022

Le Plan National de Développement (2018-2022) trace l’orientation d’une nouvelle


trajectoire de développement, à caractère inclusif et durable, « place l’homme et
la femme au cœur du développement » tout en assurant le « rôle stratégique de
l’Etat dans la sphère économique et sociale ». Dans cette perspective, le
développement économique, mais aussi social, des ressources humaines et la lutte
contre la pauvreté figure parmi les priorités de l’action gouvernementale telles que
prescrites dans le PND.
Ce plan oriente prioritairement les actions du Gouvernement vers trois axes
stratégiques, à savoir :

- le renforcement de la gouvernance sous toutes ses formes,


administrative, économique, sécuritaire et politique ;
- la réforme en profondeur du système éducatif et de la formation
qualifiante et professionnelle, en vue de valoriser le capital humain sous
toutes ses dimensions morale, civique, intellectuelle et physique, afin de
construire le soubassement d’un développement durable et inclusif ;
- la diversification de l’économie basée sur les secteurs porteurs de
croissance, notamment l’agriculture au sens large (agriculture, élevage,
pêche, pisciculture, agroforesterie) en vue de renforcer la sécurité
alimentaire et l’inclusion des pauvres et des femmes, notamment en
zone rurale, le tourisme et l’industrie.

Il est l’unique cadre de référence et de coordination de toutes les interventions en


matière de développement. Selon les orientations contenues dans ce document, le
renforcement du secteur social et l’amélioration des conditions générales de vie de
populations a été une préoccupation centrale et constante de la République du
Congo à travers les plans de développement.

Les travaux prévus vont dans le sens d’un de trois axes stratégiques que la
diversification de l’économie en vue d’améliorer les conditions de vie des
populations particulièrement les plus pauvres par la satisfaction des besoins
fondamentaux ; la stabilisation du revenu, etc.

 Politique nationale de santé

La politique Nationale de santé repose sur quatre fondements majeurs que sont : le
droit à la santé ; l’équité ; la solidarité et la démocratie. Ses principales
orientations stratégiques sont la promotion et la protection de la santé, la garantie
de l'accessibilité aux soins et services, l’intégration des activités, la promotion du
secteur privé, le renforcement des capacités de gestion du système de santé, la
décentralisation du système de santé, la rationalisation des activités et l’utilisation
des ressources ainsi que la participation des collectivités et des individus.

Cette politique vise à améliorer l’état de santé des populations afin de promouvoir
leur participation au développement socio-économique du pays. La concrétisation
de ce but passe par la promotion et la protection de la santé des individus et des
collectivités sur l’ensemble du territoire.
La réalisation des travaux projetés contribuera à la salubrité du milieu, qui
impactera sur l’amélioration de la santé de la population riveraine et leur
permettra de prendre part au développement de la République.

 Politique Nationale sur le genre

Face à des inégalités constatées dans la société Congolaise entre Hommes et


Femmes, la Politique Nationale Genre entend apporter des solutions s’articulant
autour d’une vision et des stratégies favorables à la pleine participation des
femmes, autant que des hommes, dans le processus complexe du développement
national fondées sur la Constitution qui en son article 17 élève la parité
homme/femme au rang de principe fondamental de la République et sur le
Document de Stratégies pour la Croissance, l’Emploi et la Réduction de la Pauvreté
(DSCERP 2012-2016) qui intègre la femme en tant qu’actrice à part entière du
développement national au même titre que l’homme.
Continental Construction Company appliquera cette politique en favorisant
l’embauche des femmes pour l’exécution des travaux.
 Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP)

Le DSRP est un document qui vise à élaborer, mettre en œuvre et évaluer des
politiques qui permettront de réduire efficacement la pauvreté d’ici à 2015,
conformément aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Il
constitue un cadre de référence et de coordination de chaque intervention en
matière de développement.
3.2. Cadre juridique
L’arsenal juridique de la République du Congo en lien avec la gestion
environnementale est constitué par les textes repris ci-dessus. Ces textes
comprennent essentiellement les lois, les décrets, les arrêtés et les circulaires
régissant la gestion environnementale et sociale des projets.

 La constitution de la République du Congo

Les dispositions relatives à la protection de l’environnement sont traitées dans les


articles 8, 41, 42, 43, 44 et 45 de la constitution du 25 octobre 2015, promulguée
le 06 novembre de la même année par le président de la République du Congo.
Continental Construction Company Congo veillera au respect des dispositions des
articles ci-dessous cités :
- Article 17 : La femme a les mêmes droits que l’homme. La loi garantit la
parité et assure la promotion ainsi que la représentativité de la femme à
toutes les fonctions politiques, électives et administratives.
- Article 41 : Tout citoyen a droit à un environnement sain, satisfaisant et
durable et a le devoir de le défendre. L’Etat veille à la protection et à la
conservation de l’environnement.
- Article 42 : Les conditions de stockage, de manipulation, d’incinération
et d’évacuation des déchets toxiques, polluants ou radioactifs, provenant
des usines et autres unités industrielles ou artisanales installées sur le
territoire national, sont fixées par la loi. La loi détermine la nature des
mesures compensatoires et les modalités de leur exécution
- Article 43 : Le transit, l’importation, le stockage, l’enfouissement, le
déversement dans les eaux continentales et les espaces maritimes sous
juridiction nationale, l’épandage dans l’espace aérien des déchets
toxiques, polluants, radioactifs ou de tout autre produit dangereux en
provenance ou non de l’étranger, constituent des crimes punis par la loi.
- Article 44 : Tout acte, tout accord, toute convention, tout arrangement
administratif ou tout autre fait, qui a pour conséquence de priver la
Nation de tout ou partie de ses propres moyens d’existence, tirés de ses
ressources naturelles ou de ses richesses, est considéré comme crime de
pillage et puni par la loi.
- Article 45 : Les actes visés à l’article précédent, ainsi que leur tentative,
quelles qu’en soient les modalités, s’ils sont le fait d’une autorité
constituée, sont, selon les cas, punis comme crime de pillage ou comme
acte de forfaiture.

 Loi 003/91 du 23 avril 1991 sur la protection de l’environnement  

C’est la loi cadre de la gestion environnementale en République du Congo. Selon


son article 1, la présente loi a pour objet, dans le ressort territorial des espaces
aérien et terrestre et des eaux sous juridiction congolaise de :
- gérer, maintenir, restaurer et protéger ou conserver les ressources
naturelles, le patrimoine culturel, naturel et historique ;
- prévenir et lutter contre les atteintes à l'environnement et à la santé des
personnes ou à leurs biens.
L’article 2 spécifie que : « tout projet de développement économique en
République du Congo doit comporter une étude d’impact environnemental » et le
code de l’environnement du Congo.

Tout d’abord, Suivant le titre III : de la protection de la faune et de la flore, nous


comprenons que toutes les activites industrielles, urbaines, minières, touristiques
ou autres susceptibles de porter atteinte à la faune et a la flore ou d’entrainer la
destruction de leurs milieux naturels, sont soit interdites, soit soumises a
l’autorisation préalable du ministre en charge de l’environnement, dans les
conditions fixées par la loi.

Ensuite, au titre IV : De la Protection de l’atmosphère, nous soutirons que la


qualité de l’air doit être préservé contre toute forme de pollution susceptible de
nuire aux écosystèmes, à la santé et au cadre de vie. Dans cette même logique, au
titre V : de la Protection de l’eau, nous retenons qu’il est interdit d’évacuer, de
jeter ou de déverser dans les eaux continentales de surfaces ou souterraines, aux
abords des mers ou des cours d’eau, des eaux dégradées, déchets, résiduts ou tout
autre produit suceptible de nuire à la santé humaine ainsi qu’aux ressources
biologiques et non biologiques.

Quant au titre VI : de la Protection des sols, nous retenons que les activités
anthropiques, notamment les travaux agricoles et sylvicoles, les prospections, les
exploitations minières et des carrières, les emplacements industriels agro-
zootechniques doivent s’effectuer conformément aux dispositions des textes légaux
et que toute forme de pollution du sol interdite.

Enfin, aux titres VIII et IX : la gestion des déchets notifient que les déchets de
toute sorte d’origine doivent être collectés et ramassés, traités de facon à éliminer
ou a réduire leurs effets nocifs sur la santé, les ressources naturelles et la qualité
de l’environnement.

Il sied de noter qu’il ya un réel manque des textes d’application de cette loi.
Néanmoins il existe quelques uns à l’instar de :

 le Décret n° 2009-415 du 20 novembre 2009 fixant le champ d’application, le


contenu et les procédures de l’étude et de la notice d’impact
environnemental et social en république du Congo. Il donne le cadrage de la
réalisation de l’étude ou de la notice et de l’enquête publique. Il indique
aussi les conditions de validation de l’étude ou de la notice d’impact sur
l’environnement, de l’audience publique, de la consultation du public et de
l’analyse technique ;
 le Décret n°99-149 du 23 août 1999 portant organisation et fonctionnement
du fonds pour la protection de l’environnement ;
 l’Arrêté n°1450/MIME/DGE du 18 novembre 1999, relatif à la mise en
application de certaines dispositions sur les installations classées ;
 l’Arrêté n°4406/MTE/CAB du 1er avril 2014 fixant les conditions d’agrément
pour la réalisation des évaluations environnementales. Cet arrêté détermine
les accréditations nécessaires pour les sociétés de conseil qui réalisent les
études d’impact sur l’environnement (EIE) ;
 l’Arrêté n°9036 du 10 décembre 1986 instituant les comités d’hygiène et de
sécurité dans les entreprises ;
 la Lettre circulaire n°0564/MTE/CAB-DGE du 30 avril 2014, à l’attention des
responsables des bureaux et/ou cabinets d’études chargés de réaliser les
évaluations environnementales ;
 la Note de service n°002521/MDDEFE/CAB-DGE du 29 juillet 2010, fixant les
frais relatifs à l’examen des termes de référence des rapports d’étude ou de
la notice d’impact environnemental et social.

 Loi n°13-2003 du 10 avril 2003 portant Code de l’Eau 


En dépit des textes d’application de loi n°12-2003 du 10 avril 2003, le code de
l’eau constitue un vrai socle pour la protection des ressources en eau, pour preuve
l’article 2 est clair et de stipule que : « le présent code a pour objet la mise en
œuvre d’une politique nationale de l’eau visant à :
- assurer une utilisation rationnelle de la ressource en eau afin de
répondre aux besoins en eau des usagers sur l’ensemble du territoire de
la république dans les conditions de quantité et des prix satisfaisantes ;
- prévenir les effets nuisibles de l’eau ;
- lutter contre la pollution de l’eau. 

 Loi n°4-2005 du 11 2005 portant Code minier

Cette loi manque des textes d’application. Néanmoins, les articles 126 et 136 de la
loi n°4-2005 du 11 2005 portant Code minier stipulent ce qui suit :
- Article.126 : Le contrôle technique des équipements, des installations et
de l’environnement industriels concourant à la garantie de la sécurité
industrielle, de l’hygiène du personnel et de la préservation de
l’environnement, est assuré par les agents de l’administration des mines
et/ou par les organismes de contrôle habilités.
- Article 136 : Les travaux de recherches ou d’exploitation d’une mine ou
d’une carrière doivent se faire dans le respect des obligations afférentes
à:
• la sécurité et la santé du personnel et des populations ;
• la protection de l’environnement ;
• la conservation de la mine ;
• la conservation des édifices, la sûreté du sol et la solidité des
habitations ;
• la conservation des voies de communication ;
• la protection des sources d’eau ;
• la réhabilitation des sites ; telles que définies par les lois et
règlements en vigueur.

 Loi n°14-2003 du 10 avril 2003 portant Code de l’électricité

Cette loi fixe les modalités de production, de transport, de distribution,


d’importation, d’exportation et de vente de l’électricité, favorise le recours
l’initiative privée et l’instauration d’un régime de concurrence dans le secteur de
l’électricité, précise les modalités de contrôle et de régulation des activités du
secteur, détermine les règles de protection de l’environnement et des intérêts des
consommateurs sur le plan des tarifs (article 14), des conditions de fourniture de
l’électricité et de sécurité des services, de l’utilisation du domaine public,
servitudes de passage. Toutefois, ce code ne dispose pas encore de texte
d’application, ce qui limite l’efficacité des dispositions qu’il contient.
Ainsi, la nécessité de fournir de l’énergie électrique pour l’éclairage de ce site
constitue l’élément de lien de cette loi avec le sous-projet. Aussi, le déplacement
du réseau E2C prévus durant la phase de l’installation constitue une réponse à cette
loi dans ce sens que les travaux de déplacement s’exécuteront dans les limites de
ce texte de façon à ne pas perturber la fourniture de l’énergie électrique aux
populations.
Décret N° 85/723 du 17/05/85 déterminant les conditions d’exploitation
des carrières

Ce décret stipule en son article premier que l’exploitation des carrières de géo
matériaux ouvertes ou à ouvrir sur l’étendue du territoire national est soumise aux
règles techniques fixées par le présent décret.
En outre, en son article 2, il est clairement établi que les demandes d’autorisation
d’exploitation de dépôts fluviales ou d’emprunt de géo matériaux sont soumises à
une autorisation provisoire de validité inférieure ou égale à six mois.
Dans le cadre de la réalisation de ces travaux, Continental Construction Company
n’utilisera que des matériaux issus des carrières homologuées et conformes aux
dispositions du présent décret.

 Conventions et accords internationaux ratifiés par le Congo

Les textes internationaux auxquels le Congo a plus souscrit concernent,


l’industrialisation, la gestion des déchets spéciaux et autres déchets, l’eau, les
changements climatiques (tableau 2).

Tableau 1 : Conventions et accords internationaux


Date
Date & lieu
Titre/ abrégé d’entrée en Statut
d’adoption
vigueur
Convention relative à la
1972, Paris
Protection du Patrimoine 1972 R: 10/12/1987
France
mondial, culturel et naturel
1992, Rio de
Convention sur la diversité 29 décembre
Janeiro R : 1/08/1996
biologique 1993
Brésil
1981,
Convention de Vienne pour la
Vienne, 1988 R: 16/11/1994
protection de la Couche d’Ozone
Autriche
Protocole de Montréal relatif aux 1987,
substances qui appauvrissent la Montréal, 1989 A: 16/11/1994
Couche d’Ozone (MP) Canada
Date
Date & lieu
Titre/ abrégé d’entrée en Statut
d’adoption
vigueur
1992,
Amendement au Protocole de
Londres
Montréal sur les Substances qui 11/10/2001 A: 16/11/1994
Grande
appauvrissent la Couche d’Ozone
Bretagne
Convention Cadre des Nations
1992, New
Unies sur le Changement du 1994 R: 14/10/1996
York/ USA
Climat (CCNUCC)
Convention de Maputo pour la 2003,
conservation de la Nature et des Maputo, 2016 S 27/2/2004
Ressources Naturelles Mozambique
2001,
Convention de Stockholm sur les R:
Stockholm, 2004
polluants organiques persistants 13/010/2007
Suède
Protocole de Kyoto à la
Convention –Cadre des Nations- 1997, Kyoto,
2007 R 13/10/2007
Unies sur les changements Japon
climatiques
Convention de Ramsar sur les 1971, R :
1975
zones humides Ramsar, Iran 25/06/1996
L’accord de Paris sur les 2015, Paris,
changements climatiques France
Légende : R : Ratifié, S : Signé et A : Approuvé (Source : CAERD, 2019)

 Politiques de sauvegarde de la Banque mondiale applicables au projet

Les principales exigences internationales auxquelles est soumis le présent projet


sont celles de la Banque mondiale (BM), en l’occurrence les politiques de
sauvegarde environnementale et sociale de cette institution. Elles visent à
promouvoir des approches de développement socialement et écologiquement
viables et à veiller à ce que l’opérationnalité des projets ne porte pas préjudice
aux populations et aux ressources naturelles. Les politiques de sauvegardes
environnementales et sociales qui s’appliquent aux activités qui projet DURQuaP
sont les suivantes :
 PO/BP 4.01 : Evaluation environnementale ;
 PO/BP 4.11 : Ressources culturelles physiques ;
 PO/BP 4.12 : Réinstallation involontaire.

Les objectifs assignés aux politiques de la BM suscitées répondent aux critères


ayant conduit au choix de ce projet, en ce sens qu’elles intègrent la dimension
environnementale, en vue de bien vouloir réaliser un projet qui intègre la
dimension environnementale dans ses aspects biophysique, social et socio-
économique.
Les politiques de sauvegardes de la Banque mondiale prennent en compte les divers
aspects ci-après :
- la consultation et la prise en compte des craintes/préoccupations et
recommandations/ suggestions des parties prenantes (populations
affectées, autorités politico administratives, société civile, etc.) ;
- la prise en compte des préoccupations environnementales et sociales
inhérentes aux travaux ;
- l’identification, l’analyse et évaluation des impacts et risques ;
- les mesures à bonifier les impacts positifs et à éviter, supprimer,
atténuer et compenser/indemniser les impacts négatifs ;
- etc.

 Analyse comparative de la réglementation congolaise et des politiques


opérationnelles de la Banque mondiale

Le tableau 3 présente une analyse comparative de la réglementation


environnementale en vigueur en République du Congo et les Politiques
Opérationnelles de la Banque mondiale.
Tableau 2 : Analyse comparative des OP et la législation congolaise
Analyse de
Disposition de la PO Législation nationale
N° conformité
Evaluation environnementale et Sociale
Conformité entre la
La PO 4.01 s’applique si un projet va La loi portant sur l’environnement au Congo
PO 4.01 et la
1 probablement connaître des risques et des impose l’EIE à tout projet susceptible de
législation nationale.
impacts environnementaux potentiels (négatifs) porter atteinte à l’environnement
dans sa zone d’influence.
Le décret n° 2009-415 du 20 novembre 2009
fixant le champ d’application, le contenu et
les procédures de l’étude d’impact
Examen environnemental préalable environnemental et social définit la
La PO 4.01 classifie les projets comme suit : classification des projets :
Catégorie A : impacts négatifs majeurs certains Catégorie A : impact élevé, soumis à une EIE Conformité entre la
2 et irréversibles Catégorie B : impact moyen, soumis à une PO 4.01 et la
Catégorie B : impacts négatifs potentiels, notice d’impact législation nationale.
réversibles et gérables Catégorie C : impact faible, soumis à une
Catégorie C : impacts négatifs non significatifs notice d’impact environnemental
Toutefois, il n’existe pas de formulaire
d’analyse et de sélection qui permet d’aboutir
à cette catégorisation
Participation publique :
La PO 4.01 dispose que pour tous les projets de
Catégorie A et B, les groupes affectés par le
projet et les ONG locales sont consultés sur les
aspects environnementaux du projet, et tient
compte de leurs points de vue. Pour les projets La loi dispose également sur la tenue de
Conformité entre la
de catégorie A, ces groupes sont consultés au l’Audience Publique ainsi que le décret n°
3 PO 4.01 et la
moins à deux reprises : a) peu de temps après 2009-415 du 20 Novembre 2009
législation nationale.
l’examen environnemental préalable et avant
la finalisation des termes de référence de
l’EIE ; et b) une fois établi le projet de rapport
d’EIE. Par ailleurs, ces groupes sont consultés
tout au long de l’exécution du projet, en tant
que de besoin.
Diffusion d’information
La PO 4.01 dispose de rendre disponible le
La loi précise que des textes réglementaires
projet d’EIE (pour les projets de la catégorie A)
fixent les conditions dans lesquelles ces études
ou tout rapport EIE séparé (pour les projets de
sont rendues publiques. Conformité entre l’OP
la catégorie B) dans le pays et dans la langue
4 La diffusion est prévue dans le décret n° 2009- 4.01 et la législation
locale à une place publique accessible aux
415 du 20 Novembre 2009 nationale.
groupes affectés par le projet et aux ONG
locales avant l’évaluation. En plus, la Banque
mondiale diffusera les rapports appropriés à
Infoshop.
Ressources Culturelles Physiques 
L’objectif de la PO 4.11, Ressources Culturelles
Physiques est de protéger les ressources
culturelles susceptibles d‘être affectées par des
activités du projet. Il est possible que, lors des
travaux, des vestiges culturels soient touchés
L’article 10 de la loi sur l’environnement
ou découverts. Sous ce rapport, cette politique
stipule que le patrimoine historique et
est déclenchée par le projet. En cas de Conformité entre l’OP
architectural est protégé par la loi. Un Décret
5 découverte de vestiges culturels et 4.11 et la législation
pris en Conseil de Ministres précise les
archéologiques, il sera mise en œuvre une congolaise
conditions et les modalités de protection dudit
procédure de « découverte fortuite »
patrimoine
comprenant (i) une étude d’évaluation des
ressources culturelles par des autorités
compétentes ; et (ii) soit une exclusion du site,
soit la création et la mise en œuvre d’un plan
de protection des ressources culturelles suivant
la procédure nationale en la matière.
Politique de Sauvegarde 4.12, Réinstallation
involontaire
En ce qui concerne le déplacement des
L’objectif de la PO 4.12 est d’éviter ou de
personnes, l’article 1er du titre 1 de la loi n°
minimiser la réinsertion involontaire là où cela
11-2004 du 26 mars 2004 portant procédure
est faisable, en explorant toutes les autres
d’expropriation pour cause d’utilité publique,
voies alternatives de projets viables. Certaines
définit l’expropriation en tant qu’une
activités du projet pourraient nécessiter des Discordance entre la
procédure qui permet à la puissance publique
acquisitions de terres ou des déplacements de PO 4.12 et la
d’obtenir sous forme de cession forcée, à son
personnes ou de pertes d’actifs législation congolaise
6 profit, de tout ou partie d’un bien immobilier
socioéconomiques. Aussi, le projet va
en vue de la réalisation d’un objectif d’utilité
déclencher cette Politique de Sauvegarde. Sous
publique et moyennant le paiement d’une
ce rapport, un Cadre de Politique de
indemnité juste et équitable
Réinstallation (CPR) a été élaboré en document
séparé pour permettre d’être en conformité
avec cette politique.
Source : : NIES DURQuaP, 2020.

En exploitant cette analyse comparative, on note une parfaite concordance entre la PO 4.01 et la politique nationale en
matière d‘évaluation environnementale.
3.3. Cadre institutionnel

En République du Congo, la responsabilité institutionnelle en matière de gestion


environnementale est principalement assurée par le Ministère du Tourisme et de
l’Environnement.

Les principales fonctions de ce Ministère en charge de l’environnement sont :


 coordonner les activités de protection et de conservation de l’environnement
entreprises par les organes de valorisation de l’environnement, et promouvoir
l’intégration des questions environnementales dans les politiques, projets,
plans et programmes de développement dans le but d’assurer la gestion
appropriée et l’usage rationnel des ressources environnementales sur des bases
de production rationnelle pour l’amélioration du bien‐être des citoyens
congolais;
 coordonner la mise en application des politiques du gouvernement et assurer
l’intégration des questions environnementales dans la planification nationale,
les services et les institutions concernés au sein du gouvernement ;
 conseiller le gouvernement sur la réglementation et les autres mesures
relatives à la gestion de l’environnement ou la mise en œuvre des Conventions,
traités et accords internationaux du domaine de l’environnement dûment
ratifiés par le Congo ;
 proposer des stratégies et politiques environnementales eu gouvernement.

La mise en application administrative et technique des attributions du Ministère en


charge de l’Environnement est faite au sein de trois (3) organes techniques que sont
la direction générale de l’environnement (décret 2010‐77 du 2 février 2010),
l’inspection générale de l’environnement (décret 2013‐186 du 10 mai 2013) et la
direction du fonds pour la protection de l’environnement (article 7, décret 2013‐185
du 10 mai 2013).

D’autres départements ministériels, ce en fonction de leurs attributions


interviennent, de manière sectorielle, dans le domaine de l’environnement. Il s’agit
notamment de Ministères en charge de (s) :
 l’Aménagement du Territoire, des Grands Travaux : prépare les dossiers
techniques et suit l’exécution des marchés conclus. Il veillera à la stricte
application des documents susmentionnés lors de la réalisation du projet.
 les Mines et de la Géologie : exécute les orientations relatives à la mise en
œuvre de la politique nationale de développement et d’exploitation des mines
et des carrières ; fait appliquer la réglementation en matière d’exploitation
des mines, des carrières, des haldes, des pierres et métaux précieux, des
ouvrages d’or, des substances explosives et autres que militaires, des
substances radioactives, des appareils sous pression, du ramassage de la
ferraille, des établissements dangereux, insalubres et incommodes. Il fera
appliquer la réglementation en matière d’exploitation des carrières pour les
matériaux à utiliser lors de travaux.
 la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat : valorise et promeut
l’utilisation des matériaux locaux de construction ; participe à l’élaboration de
la législation sur l’expropriation pour cause d’utilité publique et de la
législation fiscale en financière en matière de construction et d’urbanisme ;
suit de concert avec les ministères intéressés, les questions économiques et
sociales liées au développement urbain, à la construction, à l’hygiène de
l’habitation et du cadre de vie ; participe à la mise en place du plan directeur
d’urbanisme. Il interviendra dans ce sous-projet pour obliger l’entreprise à
respecter les normes en matière de construction.
 Affaires Foncières et Domaine Public : assure les relations techniques du
ministère avec les autres départements ministériels dans les domaines du
foncier, du cadastre et de la topographie ; établit, diffuse, révise la législation
et la réglementation foncière, les normes et instructions techniques du
cadastre, de la topographie, de la photogrammétrie, de la cartographie, de la
géodésie et veille à leur application. Il veillera à l’application des normes et
instructions du cadastre si elles sont effectivement d’application dans les
travaux.
 la Santé et de la Population : élabore et met en œuvre les plans, les
programmes et les projets de santé ; coordonne les activités des soins et de
service de santé ; assure le suivi et l’évaluation des activités des soins et
service de santé. Ce Ministère suivra les activités des soins de santé du
personnel si elles sont conformes aux normes établies.
 l’Equipement et de l’Entretien Routier : réalise les travaux lourds impliquant
le génie civil ; élabore les règles techniques relatives à la construction
d’ouvrages de génie civil et veille à leur application ; réalise les travaux
d’entretien et de réhabilitation du réseau routier national ; assure la
fonctionnalité des ouvrages de franchissement et des pistes. Il veillera à
l’application des règles techniques de construction des voiries adjacentes au
marché.
 Travail : assure l’organisation et le fonctionnement des services de travail, de
l’emploi, de la formation professionnelle et de la sécurité sociale, organise ;
gère et contrôle le marché de l’emploi ; assure la formation professionnelle des
adultes et des jeunes déscolarisées, le recyclage, le perfectionnement et la
conversion des travailleurs ; organise et promeut la sécurité en faveur de
toutes les catégories de la population ; élabore la législation et la
réglementation dans le domaine du travail, de l’emploi, de la formation
professionnelle et de la sécurité sociale. Ce Ministère veillera si les règles de
travail sont appliquées lors de travaux.
 l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche : met en œuvre la politique de
coopération dans les domaines de sa compétence ; promeut de concert avec les
ministères intéressés, la coopération bilatérale et multilatérale ; exécute les
conventions, traités et accords internationaux ; participe au renforcement des
systèmes internationaux relatifs à l’agriculture, à l’élevage et à la pêche ;
contribue à la promotion des produits agropastoraux et halieutiques. Il veillera
à la place qu’occupera les produits agricoles dans ce site.
 Commerce : élabore et vulgarise les textes législatifs et réglementaires dans
les domaines du commerce, des approvisionnements et de la consommation ;
veille au respect de la législation et de la réglementation en matière de
commerce, d’approvisionnement et de consommation, promeut le commerce
intérieur et extérieur ; veille à l’approvisionnement du marché intérieur ;
veille à la qualité des biens et services mis à la consommation ; gère les
importations des produits soumis à la règlementation ; réprime les infractions à
la réglementation commerciale ; promeut les chaînes de stockage et de
distribution des marchandises toutes catégories confondues.
 la Décentralisation : veille au respect de la législation et à la mise en œuvre
des politiques de sécurité ; garantit la sécurité des personnes et des biens ainsi
que la protection du territoire ; veille à la sureté de l’Etat ; protège la
population contre les risques ou fléaux de toute nature et contre les
conséquences d’un conflit éventuel ; initie, étudie et met en œuvre les
mesures relatives à la police administrative générale et à la police
administrative spéciale ; conduit de concert avec les autres ministères
intéressés, les actions de coopération internationale dans le domaine de la
sécurité . Bien que sera assurée par un opérateur privé, la sécurité du site
avant, pendant et après les travaux sera du ressort de ce Ministère.
 la promotion de la femme : améliorer le statut de la femme ; intègre le genre
dans les institutions, les programmes et projets de développement ; améliore
la productivité des femmes pour un accroissement de leurs revenus ; améliore
l’accès aux services sociaux ; promouvoir la participation équitable à la gestion
du pouvoir, le respect des droits et la suppression des violences ; renforce les
capacités du mécanisme institutionnel genre. Ce Ministère veillera à la place
de la femme lors de différentes phases du projet.
4. Description de la zone d’influence des travaux
En basant sur la NIES, la description de la zone d’influence des travaux comprendra la
description de l’état de lieu des milieux biophysique, humain et socioéconomique,
ainsi que les enjeux sociaux et environnementaux.
4.1. Milieu biophysique

 Climat
Le quartier Tchiniambi 1 concerné par les travaux étant localisé dans Pointe Noire,
est par conséquent sous l’influence du climat tropical humide, étant donné que
Pointe Noire fait partie des départements situés au sud de la République du Congo. Ce
climat est caractérisé par une pluviométrie abondante (1,37 m de précipitations/an)
avec une moyenne des températures de 25°C (amplitude 15-32°C). Il y a 2 grandes
saisons distinctes, la saison sèche de juin à septembre et la saison des pluies
d’octobre à mai.
 Sol
Comme pour la plupart des quartiers de la commune de Pointe-Noire, le sol du
quartier Tchiniambi 1 est à dominance sableuse.
 Relief
Pointe-Noire est entrecoupée de collines et de vallons marécageux. Les dunes
littorales et les marnes sableuses rappellent les caractéristiques de côte à lido qui ont
donné naissance à la dépression où s'est implantée la ville. Le relief dans le quartier
de Tchiniambi 1 est peu accidenté.
 Hydrographie
Le quartier est traversé par les rivières Songolo, le Tchikondo et le Tchikata. Ces deux
rivières intarissables toute l’année sont utilisées comme exutoires et les abords de
celles-ci sont devenus des dépotoirs des déchets de tout genre.
 Végétation
La végétation sur le site est inexistante du fait de l’urbanisation accélérée.
Cependant la végétation dans la ville de Pointe-Noire est dominée en général par les
arbres fruitiers (manguiers (mangifera indica) ; papayers (Carica papaya) ; avocatier
(Persea américana) ; palmier à huile (Elaeis guineensis)), et certains arbres tels que :
eucalyptus (Eucalyptus deglupta).
 Faune
Il n’existe pas de faune sauvage dans la zone d’influence du sous-projet. Elle est
constituée des animaux domestiques, des oiseaux, des reptiles, lézards, batraciens et
de la microfaune.
4.2. Milieux humain et socioéconomique
Les informations sur les milieux humain et socioéconomique de la zone du projet
contenues dans la NIES seront actualisées lors de la finalisation du présent projet de
PGES-E. Autrement dit, avant à la notification du marché.
4.3. Principaux enjeux environnementaux et sociaux du projet
L’analyse des enjeux a été faite à partir des études bibliographiques, des enquêtes de
terrain et surtout des consultations publiques et discussions avec les autorités locales.
Les enjeux de la mise en œuvre du projet de construction du marché de Tchiniambi1,
à Pointe Noire sont multiples et peuvent être classés en enjeux d’ordre socio-
économique, culturel, environnemental et politique.
 Enjeux socio-économiques et culturels
- préoccupations liées au cadre et condition de vie
- préoccupations liées à la relance de l’économie locale, et à la création
de richesse,
- préoccupations liées à la préservation des us et coutume,
- condition sécuritaire en phase de construction et d’exploitation,
- condition sanitaire en phase de construction et d’exploitation.
- etc.
 Enjeux environnementaux
- préservation de la qualité de l’air,
- préservation de qualité des eaux,
- préservation de qualité des sols,
- ambiance sonore aux environs des chantiers,
- préservation de la flore,
- préservation de faune,
- préservation du paysage
- etc.
5. DESCRIPTION DES IMPACTS DU SOUS-PROJET

5.2. Impacts positifs du sous-projet


En se basant sur la NIES relative à ces travaux et des observations effectuées sur le
terrain, les travaux vont avoir des impacts positifs et négatifs sur les éléments
valorisés de l’environnement.
5.2.1. Synthèse des impacts positifs
Cette synthèse prend en compte l’ensemble des impacts sur les phases installation du
chantier, travaux de reconstruction et fermeture, démantèlement et réhabilitation du
site. Ainsi, les impacts positifs sont déclinés comme suit :

 création d’emplois pendant l’installation du chantier et l’exécution des


travaux ;

 développement du petit commerce suite à l’achat des matériaux de


construction (sable, gravier, ciment, acier, …) et des denrées alimentaires ;
 salubrité du site grâce à l’évacuation par Continental Construction Company,
des déchets entreposés çà et là par les vendeurs ;
 amélioration du cadre de vie des ouvrages architecturaux, l’aménagement des
voiries et réseaux divers ainsi que de l’espace vert.
 évacuation des eaux pluviales suite à la construction de caniveaux et drains
dans le site de travaux
 animation de la vie sociale avec l'arrivée du personnel de Continental
Construction Company dans le quartier ;
 augmentation de l’assiette fiscales du conseil municipal et département de
Pointe-Noire lors de l’exploitation du nouveau marché ;
 amélioration de la sécurité des usagers grâce à la construction des ouvrages
répondant aux normes de sécurité.

5.4.2. Synthèse des impacts négatifs


Cette synthèse prend en compte l’ensemble des impacts sur les phases installation du
chantier, travaux de reconstruction et fermeture, démantèlement et réhabilitation du
site. Ainsi, les impacts positifs sont déclinés comme suit :
 déplacement des vendeurs avant les travaux d’installation du chantier ;
 risques d’accidents pouvant affecter la santé du personnel et de la population
environnante ;
 augmentation des aérosols et altération de la qualité de l’air lors des travaux ;
 risques et/ou pollution des sols et des eaux ;
 modification de la texture et risque d’érosion des sols ;
 destruction de la faune et de la flore et perturbation de son activité
photosynthétique ;
 risques des conflits sociaux lors du recrutement de la main d’œuvre et la non-
observance des us et coutumes de la population riveraine ;
 propagation des MST/VIH-SIDA et pratiques de violences basées sur le genre
(VBG) ;
 nuisances sonores et vibrations lors de l’exécution des travaux vibrants ;
 perturbation des activités économiques.

5.3. Mesures d’atténuation et/ou de bonification des impacts identifiés et évalués


Continental Construction Company mettra en œuvre des mesures de bonification et
d’atténuation des impacts ci-dessus cités. La mise en œuvre desdites mesures se fera
durant toutes les phases des travaux.

5.3.1. Mesures d’atténuation des impacts négatifs


Les impacts négatifs générés par la mise en œuvre du sous-projet pourraient
compromettre l’atteinte des objectifs dudit sous-projets. Continental Construction
Company s’engage à mettre en œuvre les moyens nécessaires pour atténuer ces
impacts.

Mesures de prévention contre l’érosion

Le site des travaux ne présente pas de risques d’érosion. Toutefois, Continental


Construction Company prendra des précautions nécessaires afin d’éviter toute
situation pouvant rendre le site sensible à l’érosion. Aucune fouille et/ou emprunt des
matériaux de construction se fera sous la pluie. Des mesures supplémentaires
consistant à blinder les fouilles seront prises et mises en œuvre par la Société. La
Société privilégiera l’achat des matériaux de construction dans les carrières
présentant moins des risques d’érosion et les précautions nécessaires seront prises à
cet effet.

Mesures de protection de la santé et de la quiétude des riverains


Pour réduire les nuisances sonores et protéger la santé et la quiétude de la population
riveraine, Continental Construction Company mettra en œuvre les actions suivantes :

 les campagnes d’information et de sensibilisation de la population riveraine


avant le démarrage de travaux effectif des travaux ;
 l’identification régulière des sources d’émissions des nuisances sonores et
olfactives ainsi que des incommodantes ;
 la planification des horaires de travail en respectant les heures de repos ;
 la concentration des travaux bruyants sur les heures les moins sensibles pour
respecter les besoins de repos de la population riveraine ;
 le maintien des véhicules, engins et machines dans un état de fonctionnement
irréprochable ;
 l’interdiction des travaux bruyants la nuit, les week-ends et les jours fériés ;
 planifier les activités de sorte qu’elles débutent à partir de 08 h le matin et
cessent à 17 h en fin d’après-midi, avec une pause entre 12 h et 14 h.
Chaque fois que, pour des raisons de sécurité ou d'impératifs techniques, il ne sera
pas possible de suspendre les travaux à l'heure prévue, la planification des travaux
envisagera des mesures de réduction au minimum et des informations seront données
aux populations concernées. Tous les travaux en dehors cet horaire, et
principalement en nocturnes ne seront réalisés qu’après approbation de Mission de
Contrôle.

Mesures de protection contre la pollution atmosphérique

Pour réduire l’envol des aérosols afin de préserver la qualité de l’air, le personnel de
Continental Construction Company veillera au respect des mesures suivantes :

 l’arrosage régulièrement l’intérieur du site de travaux, ses accès et alentours,


ainsi que les voies d’emprunt;
 l’utilisation à bon escient les engins et machines-outils pour diminuer les
émissions de gaz, bien régler les engins, veiller à leur bon entretien ;
 l’arrosage, systématiquement par aspersion, de tout chargement de matériaux
pulvérulents, ou de les couvrir de bâches lors du transport ;
 l’interdiction aux conducteurs de véhicules et d’engins de laisser tourner
inutilement les moteurs ; entretenir et régler les moteurs de façon à ne pas
émettre de fumées noires ; équiper les moteurs de dispositifs silencieux (en
particulier les groupes électrogènes, compresseurs, pompes, etc.) ;
 l’aspersion d’eau sur les mélanges du mortier, faire porter les EPI au personnel
pour parer aux envols des poussières et des émissions des gaz ;
 le bâchage des véhicules transportant les matériaux de construction
susceptibles de polluer l’air (sable, ciment, …).

Mesures de protection des sols et de l’eau

Pour protéger les sols et l’eau contre les risques de pollution, on mettra en place les
actions suivantes :
 l’interdiction de déposer les déchets à même le sol et de les déverser dans les
rivières ;
 l’aménagement du lieu de stockage des hydrocarbures et entretiens
d’entretien des véhicules avec un disposition de récupération des
hydrocarbures usagés ;
 la gestion des produits à risques (huiles, lubrifiant, carburant, etc.) sur des
aires étanches prévues à cet usage, et permettant la récupération et
l’élimination des déchets produits ;
 la construction et maintien permanent des toilettes selon les règles de l’art
pour éviter que les effluents sanitaires ne polluent les sols et eaux tant de
surface que souterraines ;
 le stockage des déchets liquides dans des récipients hermétiquement fermés.
Pour les sols compactés par le passage répété d’engins, l’entreprise fera le
nivellement et l’aménagement du profil final du site de manière à épouser le plus que
possible le profil initial ou projeté par les plans techniques.

Mesures de prévention contre les risques d’accidents et des maladies


professionnelles

Pour réduire les risques d’accidents sur la santé, on mettra en place les mesures
suivantes :
 donner des consignes strictes au personnel quant aux accidents ;
 respecter la législation congolaise en matière d’horaires de travail pour ne pas
émettre trop de bruit ;
 limiter la vitesse des véhicules à 30 km / heure ;
 protéger les ouvriers contre les risques d’émanations gazeuses toxiques et
d’inhalation de particules fines et contre le bruit ;
 instaurer la culture de prévention des risques au sein des personnes
intervenant sur le chantier ;
 obliger le personnel de porter les EPI pour réduire les risques d’accidents à
l’échelle individuelle ;
 mettre en place des équipements de protection collective pour réduire les
risques d’accidents à l’échelle collective ;
 former le personnel sur les postures de travail ;
 afficher des pictogrammes portant les meilleures postures de travail.

Mesures liées à la propagation des IST/VIH-SIDA et des VBG

Pour réduire les risques de propagation des infections sexuellement transmissibles et


des violences basées sur le genre, nous prendrons les mesures suivantes :
 mettre sur pied un programme d’éducation et de sensibilisation des
populations relative à la prévention et à la lutte contre les MST et VIH/SIDA ;
 éduquer les agents sur les impacts négatifs des MST et du VIH/SIDA ;
 mener des campagnes de sensibilisation à l’endroit du personnel de l’entreprise
y compris les ouvriers et des populations riveraines ;
 mettre à disposition de son personnel des préservatifs et les informer sur leur
utilisation correcte ;
 former les personnes qui pourront servir à la diffusion de l’information et à la
promotion de comportements sains auprès de leurs collègues ;
 mener des actions concertées avec l’unité départementale de lutte contre le
VIH/SIDA ;
 collaborer avec tous les services, impliqués dans la lutte ; en toute
circonstance, faire valoir et défendre les droits des femmes ;
 éduquer le personnel sur l’importance d’avoir une conduite sexuelle
responsable et leur montrer que pour ceux qui ne savent se retenir, n’avoir des
rapports sexuels avec des partenaires occasionnels qu’en se protégeant (avec
des préservatifs).

S’agissant des VBG, EAS et HS, les mesures suivantes seront prises :
 élaborer un plan d’action sur les VBG, EAS et HS
 réaliser des séances de sensibilisation et d’éducations envers les groupes
vulnérables et le personnel du chantier sur le harcèlement et les violences
sexuels contre les femmes, ainsi que l’exploitation des enfants ;
 sanctionner sévèrement les cas relevés sur le chantier ;
 élaborer un code de bonne conduite qui comprendra des sanctions claires pour
tout cas de harcèlement, abus et violences sexuelles basées sur le genre ;
 expliquer le code de bonne conduite, le faire connaitre à tous les travailleurs,
et l’afficher dans les lieux de travail ;
 sensibiliser le personnel de l’entreprise sur le respect des mœurs des
populations d’accueil ;
 s’appuyer sur le mécanisme de gestion des plaintes de DURQuaP pour les
questions liées aux VBG.

Mesures pour la remise en état de site

La remise en état des zones ayant subis un compactage trop important, soit par
circulation d’engins lourds, soit par stockage de déblais, seront traitées et
décompactée. Les zones à remettre en état seront soigneusement aplanies à la
niveleuse, en tenant compte des écoulements d’eaux pluviales. Selon localisation, et
si besoin, des fossés et des divergents d’assainissement seront créés, pour éviter
toute stagnation, ou ruissellement excessif. Les éventuels gravats, déchets résiduels,
souches, seront évacués aux décharges autorisées.

Mesures prévention contre la dégradation ou la destruction de la faune et la


flore
Le site des travaux est dépourvu des espèces fauniques et floristiques, notamment
celles menacées de distinction. Néanmoins, le personnel de Continental Construction
Company sera instruit sur l’interdiction formelle de procéder la coupe d’arbres ou à la
capture de la faune sauvage dans les carrières d’approvisionnement en matériaux de
construction. Continental Construction Company prendra des dispositions nécessaires
lorsque la coupe d’arbres ne peut être évitée : autorisation des autorités
compétentes, reboisement sur autre site choisi par lesdites autorités, etc.

Mesures de prévention contre les risques des conflits sociaux


La cohabitation entre le personnel engagé par Continental Construction Company et la
population riveraine pourrait générer des conflits. La société mettra communication
et la cohésion sociale au cœur de ses préoccupations. Les actions suivantes seront
prises :
 la sensibilisation du personnel sur le respect de la propriété d’autrui ;
 la formation et l’information du personnel sur les aspects de violence et
d’harcèlement sexuel ;
 l’instruction du personnel sur l’interdiction de recourir à la force en cas de
conflit ou contradiction avec des habitants du quartier;
 l’encouragement de la gestion à l’amiable des conflits.

5.3.2. Mesures de bonification des impacts positifs


Continental Construction Company s’engage à mettre en œuvre les moyens
nécessaires pour bonifier les impacts positifs du sous-projet. Ainsi, les mesures ci-
dessous suivantes seront mises en œuvre :

Mesures liées à la création de l’emploi

Pour accroitre l’approbation du sous-projet par la population riveraine et injecter


l’argent dans l’économie locale, Continental Construction Company privilégiera le
recrutement des jeunes du quartier et ce, pour la main d’œuvre ne nécessitant par
une qualification spécifique. Aussi, à compétence égale, la main d’œuvre locale sera
également privilégiée pour tous domaines nécessitant une certaine qualification
professionnelle.
Mesures liées au développement du petit commerce

En vue de développer le petit commerce local et augmenter les revenus des ménages,
Continental Construction Company n’achètera les matériaux comme bois et terre
jaune qu’auprès des vendeurs locaux et encouragera son personnel d’acheter leurs
repas auprès des tenancières des gargotes et des boutiques situées à proximité du
chantier.

Mesures liées à la Salubrité du site de travaux

Pour assainir le des travaux, Continental Construction Company évacuera tous les
déchets se trouvant dans le périmètre des travaux, y compris les équipements qui s’y
trouvent. Elle écoulera également toutes les eaux stagnantes et désinfectera les
sanitaires et les fosses septiques ainsi que les puits perdus.

Mesures liées à l’animation de la vie sociale

Par le biais du chargé des questions environnementales et sociales, nous collaborerons


avec la circonscription sociale de Ouenzé, le COLODE et les structures de la société
civile pour prendre des mesures utiles en vue de renforcer la cohésion sociale entre la
population riveraine et le personnel.

Mesures liées à l’amélioration du paysage du site de travaux, à la protection du


sol et réaction d’une poche d’oxygène

Après l’apport de terre de diverses natures dans des carrières et emprunts utilisés en
vue de leur remise en état, nous allons végétaliser ces lieux avec des espèces
végétales à la fois inhérentes à l’écosystème local et dépolluantes pour atténuer
divers polluants atmosphériques et du sol.

5.4. Programme de surveillance et de suivi environnemental et social


5.4.1. Programme de surveillance environnementale et sociale
La surveillance environnementale a pour objectif premier de contrôler la bonne
exécution des activités et des travaux pendant toute la durée les travaux et ce, au
regard du respect des engagements environnementaux pris par le Maître d’ouvrage
vis-à-vis de la Banque mondiale.
Le Responsable Hygiène, Sécurité et Environnement veillera au quotidien, à la mise
en œuvre des mesures d’atténuation et de bonification contenues dans ce présent
PGES-E. Si nécessaire, il identifiera, analysera et évaluera les impacts imprévus, et, si
requis, ajustera les mesures pour les éliminer ou les atténuer ou encore les
compenser. Pendant l’exécution des travaux, le Chef de chantier évaluera, en
interne, l’efficacité de la mise des mesures d’atténuation et de bonification des
impacts environnementaux et sociaux édictées.
L’Expert Socio-environnementaliste de la Mission de Contrôle, veillera à la
surveillance de la conformité environnementale et sociale des travaux avec la
législation congolaise, les exigences des politiques opérationnelles de la Banque
mondiale et les accords et traités internationaux signés et ratifiés par la République.
5.4.2. Programme de suivi environnemental et social
Le suivi environnemental a pour objectif d’apprécier régulièrement le degré de mise
en œuvre ou d’exécution des mesures d’atténuation préconisées par la NIES, afin de
permettre au Maître d‘ouvrage de préciser, d’ajuster, de réorienter ou d’adapter
éventuellement certaines mesures au regard des caractéristiques des composantes du
milieu récepteur du projet. Les indicateurs, les rôles et les responsabilités sont donc
clairement définis.
Le suivi environnemental permettra de suivre l’évolution de l’état de
l’environnement, notamment les éléments environnementaux sensibles et les
activités d’exploitation significatives, à partir d’indicateurs environnementaux et ce,
pendant la durée du projet. Ce dernier constitue une démarche scientifique qui
permet de suivre l’évolution de certaines composantes des milieux naturel et humain
affectées par la réalisation du projet.
Ainsi, les éléments du suivi identifiés sont mesurables par des méthodes reconnues et
les résultats du suivi reflèteront les changements survenus. Ainsi, les éléments du
suivi identifiés sont mesurables par des méthodes reconnues et les résultats du suivi
reflèteront les changements survenus.
Le suivi environnemental, conformément aux dispositions applicables en République
du Congo, sera effectué par la Direction Départementale de l’Environnement de
Pointe-Noire (D.D.E – Pointe-Noire) qui est habilitée à vérifier l’application sur le
terrain des dispositions prévues dans le présent PGES-E.
En plus de la D.D.E, le suivi devra aussi être effectué par l’inspection générale de
l’environnement.
La supervision de la mise en œuvre des mesures d’atténuation et de bonification des
impacts négatifs et positifs sera effectuée par les responsables sauvegardes
environnementales et sociales de de la cellule d’exécution du projet DURQuaP.
5.4.3. Principaux indicateurs et paramètres de surveillance et suivi
Les indicateurs et paramètres qui serviront au programme de surveillance, se
conformeront aux normes nationales en vigueur et se référer aux normes
internationales généralement acceptées.
Les principaux points sur lesquels doit porter la surveillance de ce projet sont :
 la sécurité et la santé ;
 l’information des populations riveraines du projet ;
 l’état de conformité et/ou d’adéquation des équipements de chantier ;
 la mise en place de dispositifs de la signalisation de la sécurité routière ;
 l’octroi d’équipements de protection individuelle conformes et leurs usages
effectifs par le personnel ;
 le respect des horaires de travail ;
 l’élaboration effective et l’application des consignes et procédures relatives à
l’environnement, la sécurité et la santé ;
 la gestion des déchets ;
 le recrutement du personnel local ;
 le maintien de la qualité de l’air ;
 la stabilisation des sols et la conservation de la biodiversité ;
 le maintien de la qualité de l’eau ;
 le port des EPI ;
 l’état des EPI et leur conformité aux tâches exécutées ;
 la signalisation claire des dangers sur le site (rubalise, panneaux, gardes
corps... ;
 le problèmes avec les accès et circulations autour de la zone ;
 l’application des mesures de prévention et de protection contre la COVID-19.
6. Plan Santé, Sécurité Et Environnement (Psse)
Le plan santé, sécurité et Environnement ci-après PSSE a pour but de prévoir les
mesures à mettre en place afin de maîtriser les risques et les situations qui
découleront des activités sur le chantier. Le PSSE est également le support de base
qui permettra à l’encadrement du chantier d’instruire les travailleurs sur les risques
prévus ainsi que sur la vie sociale du chantier. Enfin, le PSSE est un des moyens de
répondre à la réglementation dans le sens des mesures à prendre pour garantir la
sécurité et la santé des travailleurs et des communautés affectées ainsi que la
sauvegarde de l’environnement biophysique.
En cohérence avec l’objectif fondamental de développement de Continental
Construction Company, nous nous engageons résolument à œuvrer pour
l’amélioration continuellement de la sécurité des personnes, des biens et des
installations de nos sites et la sauvegarde de l’environnement. Pour atteindre ces
objectifs, nous axons notre politique HSE sur le respect des engagements et actions
stratégiques suivants :
 être en conformité avec toutes les lois et règlementations applicables à
Continental Construction Company, et en l’absence de réglementation,
appliquer des normes fixées de manière responsable ;
 satisfaire les exigences de nos clients en matière de Sécurité & Environnement
 identifier, évaluer et réduire les risques pour la santé, la sécurité et
l’environnement au travail liés à nos activités, et qui pourraient affecter notre
personnel, nos clients, nos sous-traitants ainsi que nos équipements et
installations ;
 acquérir et utiliser des équipements conformes aux normes et règlements en
vigueur en matière Sécurité et Environnement
 assurer la formation et la sensibilisation de tout le personnel de nos sites sur
les aspects Sécurité & Environnement
 mettre en place les structures nécessaires au suivi médical de notre personnel
 promouvoir et développer nos actions de lutte contre l’alcool, le tabac et le
VIH Sida
 maîtriser nos consommations énergétiques pour agir en faveur de la sauvegarde
des ressources naturelles ;
 maîtriser nos rejets, optimiser la gestion de nos déchets par une élimination
contrôlée Maintenir un niveau élevé d’exigence environnementale et de
sécurité auprès de notre personnel, de nos clients et de nos différents
fournisseurs et sous-traitants ;
 assurer une communication efficace auprès de notre personnel, de nos clients
et nos sous-traitants sur les objectifs fixés, les actions planifiées et les
résultats obtenus. Parce que l’amélioration continue de nos performances
Qualité, Santé, Sécurité et Environnement est vitale pour nous, nous devons
tous nous mobiliser pour l’application et le strict respect des exigences,
procédures et consignes que nous nous sommes fixées.

6.1. Mesures de santé et d’hygiène


Pour assurer l’hygiène et sauvegarder la santé de toute personne qui interviendra
dans les travaux de réhabilitation de la Piste LISSENGUE-LEWEME, la Société
Continental construction company veillera à l’application stricte des règles
générales d'hygiène et de sécurité suivantes :

 le nettoyage régulier du chantier, des locaux de travail et des annexes ;


 les installations sanitaires dans un local aéré et la séparation des sanitaires des
hommes de ceux des femmes ;
 l’aération et ventilation des locaux et éclairage suffisant ;
 le sol propre, non encombré, avec balisage des allées de circulation
piétons/véhicules le cas échéant ;
 la séparation de la voie d’entrée et de sortie des véhicules dans la base
logistique
 les sources d’incendie réduites et protégées, extincteurs poudre et bacs de
sable, bien répartis et régulièrement contrôlés ;
 la réduction du bruit à la source, isolation des machines, port de protection
individuelle ;
 le stockage des produits dangereux dans les locaux aérés et bien ventilés, loin
d'une source de chaleur. Produits étiquetés ;
 le poste de travail : limiter la quantité de produits présents, utiliser la
signalisation de sécurité ;
 la récupération des huiles usées dans des cuves et élimination dans un circuit
spécialisé ;
 le contrôle régulier des équipements et tenue des registres de maintenance ;
 la dotation et port des Equipements de Protection Individuelle (EPI) ;
 la mise en place des équipements de protection collective ; etc.

6.1.1. Santé
Le travailleur ne peut donner le meilleur de lui que lorsque sa santé est rendez-vous.
Autrement dit, le rendement du travail dépend en grande partie de l’état physique,
psychologique et mental de la personne qui exerce ce travail. Conscient de cela, la
Société Continental Construction Company place la santé de ses travailleurs au centre
de ses préoccupations les plus ultimes.

A. Visite médicale d’embauche


Chaque postulant au recrutement de la Société Continental Construction Company
sera soumis à une visite médicale préalable avant son embauche définitive. Cette
visite permettra de vérifier de l’état de santé du postulant et de notamment de
s’assurer de son aptitude au poste de travail sollicité. Chaque visite médicale
d’embauche d’un postulant sera sanctionnée par la délivrance d’un certificat
d’aptitude au poste et du contraire le cas échéant. Cette opération de visite médicale
d’embauche sera relayée par des visites médicales systématiques et spécifiques aux
différents postes.

B. Prévention des infections et maladies

Des campagnes de sensibilisation sur les maladies sexuellement transmissibles, le


SIDA, la COVID-19 et le Paludisme seront menées par l’équipe médicale qui sera
relayé de temps à autre par les chefs de chantier et d’équipes ainsi que le Point focal
environnement.

 IST/VIH/SIDA

Les travailleurs seront préalablement sensibilisés sur le VIH/SIDA et IST avant le début
effectif des travaux. Ces actions seront sous la responsabilité du Point focal
environnement, du HSE et du médecin du travail. Les campagnes de sensibilisation du
personnel sur les IST/VIH/SIDA seront faites essentiellement de communications
orales et elles se tiendront sur les lieux de travail, à la prise de service et
constitueront une partie des sujets des réunions périodiques de sécurité. Ces actions
seront complétées par une distribution mensuelle de préservatifs qui sera faite au
personnel de façon régulière. Cette distribution tiendra en compte les deux genres
existants sur le site, à savoir les préservatifs de genre masculin et les préservatifs de
genre féminin. Toutefois en cas de besoin et selon la disponibilité, des personnels
pourront avoir accès aux préservatifs sur demande à titre exceptionnel et exclusif.

 La pandémie à Corona Virus (COVID-19)

Pour protéger le personnel contre les risques de contamination au COVID-19,


Continental Construction Company mettra en œuvre les actions suivantes :

o la sensibilisation du personnel sur la COVID-19 afin de mettre à tout le


personnel d’être au même niveau d’information et de mieux lutter contre
sa propagation ;
o l’instruction du personnel sur le respect obligatoire des mesures barrières
édictées par l’OMS et adoptées par le Ministère de la Santé de la République
du Congo et la mise en place des conditions nécessaires de leur
respect (solutions hydroalcooliques, savons liquides, eau diluée avec de
l’eau du javel, bavettes disponibles et accessibles à tout le personnel) ;
o l’affichage des mesures barrières sur les lieux visibles par le personnel
(entrée du chantier, des bureaux, des sanitaires, de l’atelier, du dépôt,
etc. ;
o l’affiche des numéros d’urgence (3434 et …) à des lieux visibles pour le
personnel, la Mission de contrôle et les visiteurs ;
o le conditionnement de l’accès au chantier et à la base vie par la prise de la
température corporelle, le lavage des mains et le port de la bavette ;
o l’identification des personnes présentant des symptômes de la COVID-19 et
leur orientation vers les structures sanitaires homologuées par le Ministère
de la Santé ;
o l’incinération des bavettes usagers dans les meilleures conditions d’hygiène
et de sécurité ;
o l’encouragement de la rotation des équipes pour des travaux nécessitant
une forte intensité de la main d’œuvre ;
o la réduction de la circulation des personnes à l’extérieur et à l’intérieur du
chantier et de la base de vie ;
o l’interdire les rassemblements inutiles sur le chantier ;
o etc.

 le paludisme

le personnel affecté sur le chantier bénéficiera de test de détection rapide du


paludisme par le médecin du chantier. Ces actions seront complétées par des
campagnes de sensibilisation menées par l’équipe médicale sur le paludisme. Cette
équipe sera composée de l’infirmier, du médecin du chantier, du Point focal
environnement et du responsable HSE. Un recensement de personnes formées en IEC
(Information, Éducation, Communication) ou une ONG spécialisée en la matière
pourra compléter cet effectif. Les campagnes de sensibilisation des employés sur le
Paludisme seront faites essentiellement de communications orales et elles se
tiendront sur les lieux de travail, à la prise de service et constitueront une partie des
sujets des réunions périodiques de sécurité et éventuellement pourront
s’accompagner de distribution des moustiquaires imprégnés aux travailleurs.

C. Politique en matière d’alcool, drogue et substances non autorisées


La possession, la consommation ou la distribution de l’alcool, de la drogue ou des
substances non autorisées seront formellement interdites sur tous les postes de travail
du présent projet. Les employés arrivant au travail ou exerçant leur tâche sous
l’influence de ces produits seront sévèrement sanctionnés. Continental Construction
Company prendra toutes les dispositions nécessaires pour détecter, contrôler et
prévenir toute entrave à cette interdiction. Les méthodes de détection iront des
fouilles systématiques opérées dans les bagages à l’entrée des installations du
chantier, aux tests médicaux indiqués (alcootest – test de drogue) en présence de
l’équipe médicale du chantier. Le responsable HSE disposera comme matériels de
détection de la consommation d’alcool et de la drogue :

 des éthylotests en ballon ;


 un éthylotest électronique ;
 des kits salivaires drogues Toda Drugdiag Saliva 6

Tout employé de Continental Construction Company ou d’un de ses Sous-traitants qui


refusera de se soumettre à ces tests de détection recevra immédiatement une mise à
pied, en attendant la prise d’une décision définitive par la hiérarchie. Une
sensibilisation par affichage se fera sur les sites où seront disposés des babillards
expliquant les effets nocifs sur la santé et interdisant, l’introduction et la
consommation de l’alcool, la drogue et substances non autorisées sur les sites de
travaux

D. Dispositions en matière de secours et d’évacuation

Outre le médecin du chantier, la Société Continental Construction Company signera


une convention de chantier avec un centre médical le plus proche de la zone
d’intervention afin de prendre en charge les cas qui ne seront pas traités au chantier.
Aussi, le Responsable HSE et le Point focal environnemental seront préalablement
formés sur les méthodes de secours d’urgence ou gestes qui savent.

Chaque personne intervenant sur le chantier de Continental Construction Company


(salariés, sous-traitants, prestataires, visiteurs accompagnés, Mission de contrôle…)
connaîtra les moyens et la façon d’appeler les secours, les points de rassemblements
et la conduite à tenir selon ses compétences et ses fonctions.

Dans tous les cas, on appliquera la méthode " P.A.S" qui consiste à Protéger la
victime, Alerter les secours et Secourir la victime.

1er Cas : accidents corporels bénin

Ces cas seront traités sur place par l’infirmier affecté au chantier par la clinique
partenaire. Les étapes suivantes seront respectées :
 protéger la victime;
 alerter l’infirmier des champs et conduire la victime au poste des soins ;
 administrer les soins ;
 informer le chef de chantier ;
 revenir voir le chef de chantier et le responsable HSE pour le rapport et
évaluation.
2ème Cas : Accidents graves :
 analyser la zone et protéger la victime ;
 administrer les premiers gestes de secours à la victime ;.
 Faire appel au secours d’urgence en utilisant cette formule :
- Je suis Mr…………..infirmier de la société Continental Construction
Company,
- Nous avons un ….. (accident ou incendie), au chantier de réhabilitation
de la piste …………., tronçon…………. ,
- Nombre de blessés …… (Décrire si saignements, conscient ou
inconscient, respire ou non),
- Nature de l’accident (accent ou incendie)

S’assurer que votre interlocuteur a bien compris votre appel.


Envoyer à la porte du chantier une personne chargée d’orienter les secours.
Prévenir la direction de chantier qui instruira le service du personnel, pour informer
les parents de victimes et assurer leur encadrement.

 Conduite à tenir en cas d’accident avec les produits chimiques

La contamination aux produits chimiques pourrait résulter du contact d’un agent


chimique toxique avec les yeux ou la peau de la personne exposée, de son inhalation
et encore de son ingestion. Les mesures à prendre en cas d’exposition sont résumés
dans la figure 1 ci-dessous.
Figure 1 : Schéma des mesures à prendre dans l'immédiat en cas
d'accident avec les produits chimiques

En cas d’accident conduisant à la perte de connaissance ou l’immobilité, la victime


sera transportée à l’air libre et gardée en repos. Si la respiration est irrégulière ou
arrête, les gestes de secours d’urgence seront mis en œuvre dans l’immédiat,
notamment la respiration assistée (bouche à bouche). Il sera de même pour les
accidents occasionnant de saignement. La procédure d’évacuation sera déclenchée
ensuite si nécessaire.
 Trousses de secours

Des trousses de secours pour donner les premiers secours sont disposées dans les
véhicules légers et poids lourds du chantier, dans les carrières ; à la base technique,
etc. Aucun médicament n’est accepté dans les boîtes de secours, sauf prescription du
médecin du chantier. L’usage des boîtes de secours sera signalé systématiquement au
responsable HSE du chantier pour les réapprovisionner. Le contenu et la pérennité de
ces boîtes de secours seront vérifiés régulièrement. La constatation de l’absence d’un
élément engendrera son remplacement dans les plus brefs délais.
6.1.2. Hygiène
Les installations de la base intégreront des lieux d’aisance pour l’ensemble du
personnel de Continental Construction Company. Des vestiaires seront aménagés afin
de permettre aux ouvriers d’échanger les vêtements à l’abri.
La propreté des installations sera assurée par une technicienne de surface qui y
veillera au quotidien. De ce fait, des poubelles identifiées seront disposées aux
endroits indiqués pour accueillir les déchets ordinaires constitués essentiellement de
matières organiques pour les zones bureaux. Ce type de déchet sera collecté, stocké,
enlevé et traité suivant les recommandations du plan de gestion des déchets. Sur site,
les aires de travaux seront dégagées de tous les résidus (chutes de planche, de fer, de
câble…) à l’avancement et en fin de journée. Ces résidus seront mis en tas, collectés
et stockés suivant les recommandations du Plan de Gestion de l’Environnement. Les
postes de travail seront laissés propres et bien rangés. Des campagnes de
sensibilisation sur l’hygiène corporelle et la propreté seront menées auprès du
personnel et des femmes vendant quotidiennement des repas au personnel de
Continental Construction Company. L’eau potable sera accessible à tout le personnel
à raison de 3 à 5 litres par personne par jour.
Les installations qui seront mises à disposition du personnel et qui nécessiteront un
contrôle hygiénique rigoureux sont les vestiaires, les sanitaires, les dortoirs et le
réfectoire. Il sied de préciser que les vestiaires et sanitaires pour femmes seront
séparés de ceux pour hommes.

6.2. Mesures de sécurité


Au-delà des coûts de réparation exorbitants, la notion de sécurité est indissociable de
celle de la performance. Soucieux du bien-être de son personnel, de ses sous-traitants
et des communautés locales bénéficières directes du projet, Continental Construction
Company fait de la sécurité une culture dont chacun est tenu de respecter et d’en
appliquer les consignes édictées par le Responsable HSE, vérifiées et approuvées par
la Direction de Continental Construction Company.
6.2.1. Principes généraux de prévention de la sécurité
Les principes généraux de prévention sont à mettre en œuvre par le personnel dans
toute action destinée à assurer la sécurité et protéger leurs santés physiques et
mentales. Ces principes sont applicables à tous sans exception et se résument comme
suit :
 éviter les risques.
 évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités.
 combattre les risques à la source.
 adapter le travail à l’homme, en particulier en ce qui concerne la conception
des postes de travail ainsi que le choix des équipements de travail et des
méthodes de travail et de production, en vue notamment de limiter le travail
monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé.
 tenir compte de l’état d’évolution de la technique.
 remplacer ce qui est dangereux par ce qui n’est pas dangereux ou par ce qui
est moins dangereux.
 planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la
technique, l’organisation du travail, les conditions de travail, les relations
sociales et l’influence des facteurs ambiants, notamment les risques liés au
harcèlement moral et au harcèlement sexuel.
 prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les
mesures de protection individuelle.
 donner les instructions appropriées aux travailleurs.

6.2.2. Accueil au chantier et bases


L'ensemble du personnel qui intervient sur le chantier suivra au préalable une
formation d’accueil sécurité sur le chantier.
La formation / sensibilisation ou accueil Hygiène-santé-sécurité interne à Continent
Construction Company. Cette formation sera fondée sur :
 la politique hygiène sécurité et environnement de continent construction
Company ;
 la description des installations médicales et le plan d’évacuation ;
 les mesures disciplinaires en cas de violation des règles de sécurité ;
 les équipements de protection collective et individuelle ;
 les procédures d’urgence ;
 es rassemblements hebdomadaires de sécurité et prés start meeting ;
 les procédures d’alerte accident/incident du travail/incendie ;
Chaque personnel accueilli recevra :
 un livret d’accueil de chantier contenant toutes les informations nécessaires
sur l’hygiène la sécurité et l’environnement» sera remis à chaque salarié du
chantier et ;
 le code de bonne conduite de la société Continental Construction Company.
En dehors du personnel de Continental Construction Company, les sous-traitants
pouvant intervenir sur le chantier seront soumis également un accueil sécurité.
Les éventuels visiteurs quant à eux pourraient recevoir des consignes de sécurité et
l’accompagnement sur le site lors de la visite.
Une formation accueil au poste de travail qui traitera le volet technique et le respect
des règles de sécurité. Elle portera sur :
 la présentation du chantier ;
 la présentation de l’équipe des responsables hiérarchiques ;
 les risques spécifiques liés au poste de travail ;
 les mesures d'hygiène et de sécurité spécifiques au chantier ;
 le plan de circulation.
6.2.3. Quart d’heure sécurité
Des quarts d’heure sécurité seront animés par les responsables d’équipes (chefs
d’équipes, chefs chantiers, chefs de services…) dans chaque section du chantier au
moins une fois par semaine en accord avec le responsables responsable HSE et le Point
focal environnement. Tout le personnel du chantier, y compris ceux des sous-traitants
auront obligation d’y assister. Une feuille d’émargement sera signée par chaque
participant, par l’animateur du quart d’heure sécurité, le Conducteur de Travaux et
le responsable HSE.
6.2.4. Analyse de taches sécuritaires (ATS)
Les analyses de tâches sécuritaires (ATS) participent de façon significative au succès
de notre culture HSE et à la réduction des incidents. Ce processus interactif demande
que les managers/Encadreurs/Superviseurs ainsi que tout le personnel d’exécution
doivent :
 définir la tâche principale pour chaque activité ;
 identifier les risques connus et potentiels associés à la tâche à effectuer ;
 déterminer les méthodes de travail pour exécuter la tâche en toute sécurité ;
 adresser les besoins en EPI pour tout le personnel ;
 faire en sorte que toutes les équipes / employés du département comprennent
ces informations ;
 exécuter la tâche décrite en toute sécurité.
Chaque employé a le pouvoir de participer à l'amélioration continue de notre
politique zéro accident mortel. Si les conditions changent, l'ATS sera actualisée en
conséquence.
L’affichage de cette ATS à un emplacement visible pendant toute la durée de la tâche
est recommandé dans les mesures du possible. Toutes les personnes participant à la
tâche concernée signeront cette ATS.
6.2.5. Formations spécifiques
Les formations spécifiques seront organisées en fonction des conclusions des
inspections menées sur le chantier et les bases. Celles-ci seront dispensées soit par le
responsable HSE et Point focal environnement, soit par nos différents prestataires de
service, soit encore par un personnel interne disposant d’une bonne expérience sur le
sujet, objet de la formation. Les programmes pourront porter sur :
 le sauvetage et secourisme du travail ;
 l’utilisation des appareils médicaux et des outils divers ;
 le stress en milieu professionnel ;
 les risques liés aux activités ;
 la ligne de conduite et la sécurité routière ;
 les travaux de construction des dalots et de pose de canalisation en béton ;
 les travaux de terrassement ;
 les travaux électriques ;
 le levage des charges ;
 la coupe et tronçonnage des arbres ;
 la prévention et la lutte contre les incendies ;
 etc.
Par la suite, la formation en sécurité se fera également à travers des réunions de
sensibilisation dont la périodicité sera fonction du degré d’application des mesures de
sécurité sur le terrain par l’ensemble du personnel.
6.2.6. Information du personnel et communication
Un exemplaire du présent document sera mis à la disposition du personnel et affiché
dans les bureaux et tout autre lieu visible sur le chantier.
Des panneaux seront installés à l’entrée et dans le site, indiquant :
 la désignation et le lieu du chantier ;
 les résultats sécurité (en accidents du travail et en jours d’arrêt de travail) ;
 les EPI obligatoires ;
 des affiches illustrées reprennent certaines règles d’or de Continental
Construction Company dites non-négociables, essentielles pour la sécurité et la
prévention.
Ces affiches sont placées à différents endroits choisis par l’encadrement dans la zone
des installations de chantier et parfaitement lisibles de tous.
Les règles rappelées concernent :
 le port des E.P.I. ;
 l’interdiction de l’accès au chantier par le public ;
 le port de la ceinture de sécurité dans les véhicules ;
 le respect des limitations de vitesse ;
 la non-consommation d’alcool au volant et au travail.
Les différents responsables disposeront des moyens de communication modernes
(téléphonie mobile) leur permettant de demander conseil ou de recevoir toute
information liée à la prévention des accidents. Ces équipements seront aussi utilisés
en cas d’urgence.
6.2.7. Protection du personnel sur Chantier
A. Protection collective

Pour les risques collectifs inévitables, les mesures de sécurité collective seront
privilégiées. Toute personne qui constate un défaut de protection collective doit
avertir immédiatement le chef de chantier ou le conducteur de travaux ou encore
l’équipe hygiène, sécurité et environnement (HSE et Point focal environnement).

B. Protection Individuelle

Elle sera caractérisée par le port des E.P.I. de bases obligatoires suivantes :

 casque de sécurité avec jugulaire ;


 chaussures de sécurité ;
 tenue de travail couvrante ;
 gilet de sécurité de classe 2 ;

Les E.P.I. spécifiques, dont la liste n’est pas exhaustive, aux différents postes sont
fournis au personnel concerné sur demande :

 lunettes de sécurité correspondant à la tâche exécutée ;


 bouchons d’oreilles, coquilles ou casques antibruit ;
 gants de manutention ;
 bottes de sécurité en pvc ;
 gants correspondant à la tâche exécutée ;
 masque de protection respiratoire (poussières, gaz, …) ;
 ensembles de pluie, etc.

Dans le cas général, le responsable HSE est chargé de veiller à l’approvisionnement et


la distribution de ces E.P.I., en relation avec le Point focal environnement.

Le Responsable HSE et Point focal environnement veilleront à ce que chaque personne


intervenant sur le chantier ait connaissance des principes cardinaux de la prévention
des risques à l’échelle individuelle. C’est en appliquant tous les jours les dix principes
suivants que nos employés contribueront à la prévention des risques auxquels ils
pourront être exposés :

 s’engager en améliorant son comportement ;


 maîtriser les risques de son poste de travail ;
 remonter les informations ;
 s’informer et se former ;
 connaître ses devoirs ;
 respecter l’organisation du chantier ;
 bien utiliser le matériel à sa disposition ;
 préserver sa santé et respecter les consignes d’hygiène et de sécurité ;
 secourir en cas d’urgence ;
 préserver l’environnement.

6.2.8. Mesures de prévention contre les risques d’incendie


Les actions suivantes seront prises pour prévenir contre les risques d’incendie :
 l’interdiction formelle d’allumer le feu ouvert sur le chantier et la base vie et
ce, pour telle raison que ce soit ;
 l’interdiction formelle de fumer le chantier, base vie et à tout autre endroit
présentant les risques d’incendie ;
 la protection sur la base vie et au chantier, des installations et équipements
présentant les risques d’incendie ;
 l’installation extincteurs dans tous les endroits présentant des risques
d’incendie et ce, après une étude préalable sur les risques d’incendie ;
 la formation du personnel sur l’usage des différents extincteurs selon les
classes de feu potentielle sur le chantier ;
 l’entretien et la réparation des installations sensibles aux risques d’incendie ;
 etc.
6.2.9. Règles de sécurité applicables aux véhicules et engins affectés au chantier
Tout le personnel et les sous-traitants auront l’obligation de respecter le code de la
route de la CEMAC et les règles de circulation sur le chantier. Conformément à la
politique engins et véhicules de Continental Construction Company, les règles
suivantes s’appliqueront à tout le personnel concerné :
 le respect du plan de circulation qui sera élaboré et matérialisé sur le site pour
éviter les risques de collision et de heurte entre les moyens roulants et/ les
piétions ;
 la détention obligatoire d’un permis de conduire en cours de validité ;
 la détention d’un certificat médical attestant la capacité d’exercer comme
conducteur/chauffeur ;
 le port de la ceinture de sécurité est obligatoire, dès le démarrage du moteur,
dans tous les engins et tous les véhicules ;
 l’obligation de ne pas rouler à plus de 30 km /h sur le chantier et à la traversée
des villages ;
 l’allumage des gyrophares et des feux de code pour les véhicules et engins la
nuit et lorsque la visibilité est faible (nuage de poussières, pluies et
brouillard) ;
 l’utilisation des alarmes de recul lorsque le contrôle visuel direct n’est pas
possible dans tous les angles de conduite ;
 les engins ou les véhicules qui stationnent devront avoir le moteur éteint, le
frein à main serré et les patins des engins descendus ;
 les engins et véhicules en arrêt auront le frein à main serré et le levier de
vitesse au point neutre ;
 les engins et véhicules en panne seront évacués dans les meilleurs ;
 les entretiens et/ou réparation des véhicules sur la voie publics ou toute zone
non appropriée seront strictement interdits ;
 la conduite d’un engin ou un véhicule sera conditionnée par la possession d’une
autorisation de conduite délivrée par la direction du chantier, après
vérification des compétences et de l’aptitude médicale afin d’éviter des cas
de fraude ;
 les conducteurs d’engins ou de véhicules auront également l’obligation de :
o entretenir leur poste de conduite par un balayage régulier du plancher.
o évacuer les boues séchées et les cailloux qui peuvent entraver le bon
fonctionnement des commandes ;
o s'assurer d’une bonne visibilité par un entretien régulier de toutes les
surfaces vitrées et des rétroviseurs ;
o veiller au bon fonctionnement de l’éclairage ;
 le conducteur a l’obligation de ne en aucun cas, conduire un véhicule dont
l’assurance est expirée. Il en est de même pour le certificat de contrôle
technique ;
 l’obligation de s’assurer de la présence de la trousse médicale à jour dans le
véhicule ou l’engin avant départ de la base ;
 les véhicules affectés au transport des matériaux de construction ne peuvent
transporter les passagers et les marchandises, notamment la viande de
brousse ;
 etc.
6.2.10. Signalisation, accès, éclairage
A. Signalisation
La présence des travaux et les emprises de chantier sont signalées. Les panneaux et
leur disposition répondent aux règles et bonnes pratiques en vigueur.
B. Accès
Les accès des camions pour l’évacuation des déblais seront conçus pour éviter les
manœuvres. L’arrivée et la sortie de l’emprise se feront en marche avant. Lors de
l’arrivée ou la sortie de camions, qui imposent des manœuvres, une personne avec
des vêtements de haute visibilité aidera le conducteur à manœuvrer en toute sécurité
tant pour les usagers de la route que pour le personnel du chantier. Lors de la
manœuvre, le contact visuel entre le conducteur et le piéton sera permanent. La
conduite en marche arrière restera exceptionnelle (nécessité technique) et assistée
d’une personne (piéton) équipée de vêtements haute visibilité de couleur orange. Les
engins seront équipés d’un dispositif de recul sonore et lumineux permanant et en
état de fonctionnement (klaxon, feu de recul).
C. Éclairage
La base vie sera suffisamment éclairée de manière à procurer une sensation de
confort visuel à tous aux personnes qui y séjourneront.
D. Sécurité de la base
Les agents de sécurité seront recrutés pour assurer la protection de la base afin de
garantir la sécurité du personnel, des matériels et équipements qui seront présents
sur la base. Ces agents de sécurité seront préalablement formés sur les techniques de
défense et de combat corps à corps. Ils travailleront en rotation et seront dotés des
moyens de protection (chaussures de sécurité, gants, tenue convenable, …) et
dissuasion (cloches, matraques, torches à haute visibilité, …). Les heures d’entrée et
de sortie ainsi que les motifs d’entrée et de sortie seront consignés dans un registre
qui seront tenu par les mêmes agents de sécurité. La politique HSE de Continental
Construction Company leur confère le droit d’interdire l’entrée ou la sortie de
certains biens ou produits interdits ou nécessitant une autorisation de la direction du
chantier.
6.2.11. Politique sociale
L’ensemble du personnel contractuel embauché pour le projet sera immatriculé à la
Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Le personnel non contractuel recevra un
préalablement des informations sur la nature du travail exécutée, les risques associés,
les moyens de prévention mis en place, la procédure de réclamation en de problème,
le coût de rémunération de la main d’œuvre journalière, la signature de
l’engagement de respecter les mesures HSE éditées, etc.
La politique de recrutement de la main d’œuvre non qualifiée privilégiera le
recrutement de la main d’œuvre locale, principalement dans les villages les plus
proches afin d’éviter l’affluent de la population éloignée lors des différentes phases
des travaux.
L’achat des produits locaux sera encouragé et privilégié afin de permettre l’injection
d’argent liquide dans l’économique locale en vue d’améliorer les conditions
socioéconomiques des ménages situés à proximité de la piste. Cependant, la direction
du chantier imposera une interdiction formelle d’acheter la viande de brousse,
notamment des espèces intégralement ou partiellement protégées afin de contribuer
à la protection et conservation de la faune sauvage.
A. Code de bonne conduite
Un code de bonne conduite sera affiché de façon visible dans les diverses installations
de la base-vie prescrivant spécifiquement :
- les règles générales et permanentes relatives à la discipline au travail ;
- les principales mesures en matière d’hygiène, santé et de sécurité ;
- le respect des droits de l’homme et des us et coutumes;
- le respect de l’environnement ;
- les dispositions relatives à la défense des droits des employés ;
- les mesures disciplinaires ;
- les mesures de sécurité routière;
- le port obligatoire des équipements de protection individuels ;
- l'interdiction de la consommation d'alcool pendant les heures de travail ;
- l'interdiction de la chasse;
- l'interdiction du transport, de la vente et de l’achat de la viande de brousse
par les engins des chantiers ou par d’autres moyens de transport ;
- la protection contre les IST et le VIH/SIDA.
- les formalités de son application.

B. Aménagement des Horaires de Travail


A titre indicatif, l'horaire de travail applicable sera de 8h à 12h et 13h à 17h, avec des
jours de repos indiqués. Chaque fois que, pour raisons de sécurité ou d'impératifs
techniques, il ne sera pas possible de suspendre les travaux à l'heure prévue, la
planification des travaux envisagera des mesures de réduction au minimum et des
informations seront données aux populations concernées. De toute façon, tous les
travaux en dehors cet horaire, et principalement en nocturnes ne seront réalisés
qu’après approbation de Mission de Contrôle.
6.3. Mesures de protection de l’environnement
Le management environnemental visé la sauvegarde et l’amélioration de la qualité de
notre environnement reste l’un des grands défis du 21 ème siècle. Conformément à sa
politique HSE, Continental Construction Company accorde une attention particulière à
la protection environnementale.
6.3.1. Gestion des bruits et poussières
La limitation des émissions de poussières émises par les déplacements de véhicules de
chantier et réduction du bruit sera effectuée pendant la durée des travaux. En
fonction de la période des travaux et de l'eau disponible, la piste et voies d’accès
créées et utilisées par les véhicules seront régulièrement arrosées. A ce propos, un
registre des arrosages sera tenu par le chef de chantier. A chaque fois que c’est
possible, des actions de réutilisation d'eaux résiduelles industrielles seront envisagées
et mises en œuvre pour contribuer à ce que cette disponibilité de l’eau soit
constante. Dans les installations des lieux d’habitation, toute la signalétique pour la
prévention de bruit, l'excès de vitesse et l'avertissement de passage sera mise en
place pour une application correcte des prescriptions. Toute émission de bruit non
indispensable sera formellement interdite. Le port des EPI particulièrement les
lunettes et de masques anti‐poussières sera obligatoire au cas où les dispositions
prises pour supprimer les envols de poussières se révèleront inefficaces. Lors de
l’apport des matériaux, les véhicules seront bâchés, les conducteurs sensibilisés et le
transport ainsi que les chargements seront surveillés.
6.3.2. Gestion de la Pollution des Eaux et des Sols
Le contrôle et la gestion des déchets permettront de suivre et de minimiser la
pollution des sols et les eaux dans les zones d’intervention du projet seront effectués.
Tous les équipements, qui contiennent des huiles ou du combustible, seront établis
sur des bassins de rétention appropriés à la nature et aux quantités de produits
dangereux qu’ils possèdent, tant à l'intérieur et qu’à l'extérieur du chantier. Des
merlons seront établis pour toutes les situations de risque d’écoulement
d’hydrocarbures :
- Stockage de carburant, de lubrifiants et autres ;
- exécution de fondations et étais ;
- déchargement d'eaux en aval des équipements de traitement d'eaux résiduelles
;
- lieux de stockage et circulation de matériels ;
- zones de stationnement et lavage de véhicules équipement d’un dispositif de
séparation des hydrocarbures.

6.3.3. Gestion des déchets


La Gestion des déchets prend en compte la législation en vigueur et fera appel des
prestataires de gestion selon la typologie des déchets, les actions prévues et les
procédures de stockage et de réutilisation mises en place. Pour ce qui est du
déchargement des eaux résiduelles, tous les processus et les procédures légales
applicables seront réalisés. Un formulaire du registre de production et de gestion de
tous les matériels résiduels sera élaboré.

A- Déchets Solides
Tous les matériaux susceptibles d’être réutilisés seront orientés vers l’option de
recyclage. Si la tentative de réutilisation n’est pas envisageable, l’option alternative
retenue est de remettre les déchets à un prestataire agréé.
Parmi les déchets (résidus) solides, on trouve :

 les inertes : gravats, ciments, démolitions, … les matériaux inertes sont


réutilisés dans le revêtement des voies d'accès et les zones de circulation de la
cour. À la fin des travaux, les matériaux vont être déversés dans la carrière en
vue de la remise en état de celle-ci ;

 les combustibles : papier, bois, carton, … les matériaux combustibles seront


collectés pour la récupération d'énergie dans des équipements appropriés. Les
brûlages à ciel ouvert ne sont pas permis ;
 les non combustibles : pneus, plastiques, ferrailles, … ces matériaux, après une
tentative de réutilisation par la population locale et Continental Construction
Company, seront mis en décharge ;

 les biodégradables : aliments, végétaux, … les déchets biodégradables seront


collectés quotidiennement puis et mis en compostage. Au cas où le compostage
n’est pas possible, les déchets seront placés dans une fosse creusée dans le sol
et recouverts de substrat interne (terre) à chaque fois. Les déchets résultants
de décapage de terre végétal seront place dans les endroits autorisés par les
autorités ;

 les toxiques : peintures, huiles, batteries, … Ils seront stockés dans un lieu
couvert et avec retenue jusqu'à la remise à une entité autorisée pour son
transport et traitement appropriés.

B- Déchets liquides
Toutes les eaux résiduelles seront l'objet de traitement, surveillance et réutilisation
(si possible).
 Eaux usées domestiques
Les eaux usées domestiques seront traitées dans une fosse septique, pour être
ensuite envoyées dans un puits d’infiltration. Une fosse septique sera construite.

 Eaux usées industrielles


Les eaux usées industrielles, notamment les eaux de lavage de véhicules, des dépôts
de combustible, de stockage de bitume et substances dangereuses, seront soumises à
un traitement par un séparateur d'hydrocarbures avant rejet à l'égout. Les
hydrocarbures provenant du nettoyage du séparateur vont être récupérés et
conditionnés pour une évacuation par ou vers un prestataire agréé.

 Gestion des produits pétroliers et autres contaminants


Continental Construction Company assurera le nettoyage de l’aire de travail ou de
stockage où il y a eu de la manipulation et/ou de l’utilisation de produits pétroliers et
autres contaminants.
 Lavage des engins (bétonnières et autres) et équipements de fondations
Le nettoyage des engins et autres équipements sera effectué dans un endroit
approprié qui permettra de récupérer les matériaux inertes et du ciment en
suspension et la récupération de l’eau qui pourra être réutilisé pour de nouveaux
lavages.
6.3.4. Gestion de l’Eau et de l’Assainissement
Pour l’approvisionnement en eau potable des dispositions seront mises en place,
notamment la bâche à eau qui sera construite.

6.3.5. Gestion des Carrières et zones d’Emprunt


A- Signalisation des Chantiers et Maintien de la Circulation

Durant les travaux, les accès aux passages provisoires pour véhicules et piétons seront
clairement indiqués par une signalisation adéquate, particulièrement visible la nuit,
même en cas de panne de l’éclairage public.

B- Ouverture d’un Site d’Emprunt

Les sites d’emprunt seront respectés au regard des aspects recommandés dans les
dispositions environnementales et sociales contractuelles. Toutes les autorisations
prévues par les textes et règlements en vigueur, l’obtention des autorisations) seront
régularisés, conformément aux règlements en vigueur. Un programme d'exploitation
de la carrière en fonction du volume à extraire pour les travaux et les réserves sera
soumis l'approbation de Mission de Contrôle. Il tiendra compte de la profondeur
exploitable et devra déterminer la surface nécessaire à découvrir en tenant compte
des aires nécessaires pour le dépôt des matières végétales, des matériaux de
découverte non utilisables pour les travaux à exécuter, ainsi que des voies d'accès et
des voies de circulation.

6.3.6. Protection des sols et ouvrages


Continental Construction Company conservera autant que possible le couvert végétal
ou reconstituer celui-ci en utilisant des espèces locales appropriées en cas de risques
d’érosion. Elle veillera à ne pas couper du bois dans les zones à risque d’érosion (têtes
de source, versant pentus…). Elle va s’assurer de prévenir les risques d’érosions,
Protéger les ouvrages hydrauliques existants contre les risques d’ensablement et
d’érosion en y plantant une espèce antiérosive, Reboiser et stabiliser les accotements
avec les espèces locales.
6.3.7. Protection des milieux humides
Continental Construction Company est soumise à l’interdiction d’effectuer des
aménagements temporaires (aires d’entreposage et de stationnement, chemins de
contournement ou de travail, etc.) dans des milieux
humides. https://us02web.zoom.us/j/4504403748
6.3.8. Protection des sites sacrés et des sites archéologiques
Continental Construction Company prendra toutes les dispositions nécessaires pour
respecter les sites cultuels (cimetières, sites sacrés, etc.) dans le voisinage des
travaux et ne leur apportera pas atteinte.

6.3.9. Mesures d’abattage d’arbres et des animaux sauvages


L’abattage, l’achat, consommation, le transport et la commercialisation des animaux
sauvages seront strictement interdit à l’ensemble du personnel de Continental
Construction Company et de ses sous-traitants. La non-conformité à cette obligation
exposera l’auteur ou les auteurs à des sanctions irrévocables.
Conclusion

La mise en œuvre de ce PGES-E sera organisée autour de deux principales activités que
sont la surveillance environnementale et le suivi environnemental.

Le dispositif d’exécution du PGES-E fera intervenir principalement Continental


Construction Company, l’Unité de Coordination du Projet DURQuaP et la Mission de
Contrôle ainsi qu’autres structures au niveau départemental, principalement la
Direction Départementale l’Environnement de Pointe-Noire.
Ce présent projet de PGES-E sera actualisé et transmis au maître d’ouvrage pour
validation une fois que le marché sera notifié.