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EXPOSE SUR LES

FINANCES PUBLIQUES
CHARGE DU COURS : TALL BOUBACAR NASSER

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THEME 4 : ANALYSER L’EVOLUTION DES COMPOSANTES DES FINANCES
PUBLIQUES DU TOGO DE 1960 à 2015

Présenté par :

ABOTSI Kwami
AGBA GNANDI Biguémi Exaucée
BESSAN Kossi
DANHOUI Kokou Mawuto
DAPO Nayempoan
KONDO Aboubakari
KONDO Sourou
SAMIRE Gbati

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Introduction
Les finances publiques sont l’étude des règles et des opérations relatives aux
deniers publics. Selon le critère organique, les finances publiques peuvent être
aussi présentées comme l’ensemble des règles gouvernant les finances de
l’Etat, des collectivités territoriales, des organes de sécurité de sécurité
sociale, des établissements publics et de toutes autres personnes morales de
droit public. C’est un champ à la croisée du droit fiscal, du droit
constitutionnel, ainsi que de la comptabilité publique.
Les finances publiques sont généralement définies à partir de quatre (4)
composantes : les Recettes ; les Dépenses ; le Solde et la Dette. Nous nous
proposons, dans ce devoir, d’analyser l’évolution de ces composantes au Togo de
1960 à 2015 . 3
I- Analyse des données macroéconomiques des
Finances Publiques du Togo de 1960 à 2015

Globalement, les composantes des finances publiques ont évolué de manière


positive depuis l’indépendance en 1960 jusqu’à 2015. Le tableau de cette
évolution est présenté en Annexe1.

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-200
0
600

400

200
800
1200

1000
1960
1961
1962
1963
1964
1965
1966
1967
1968
1969
1970
1971
1972
1973
1974
1975
1976
1977
1978
1979
1980
1981

Recettes totales et dons


Solde global base caisse
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
PUBLIQUES DE 1960 A 2015

1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
Stock de la dette

2003
Depenses totales

2004
2005
2006
II- GRAPHIQUE DE L’EVOLUTION DES COMPOSANTES DES FINANCES

2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
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III- LES DATES CLEES DE L’HISTOIRE DU TOGO DE 1960 A 2015

 1960: Indépendance du Togo : Régime civil dirigé par Sylvanus OLYMPIO, Quasi
équilibre entre les recettes et les dépenses du pays. Il n’y a pas d’endettement.

 1963: Changement de Régime même si le pouvoir reste aux mains des civils avec
le Président GRUNISKY et le Vice Président Antoine MEATCHI.

 1967: Nouveau changement de régime: cette fois ci, les militaires s’emparent du
pouvoir avec comme président Kléber DADJO du 13 Janvier à 26 Avril 1967. Puis
vient le règne de GNASSINGBE Eyadéma qui a régné sur le pays pendant presque 38
ans (27 Avril 1967 – 5 Février 2005).

Ces bouleversements n’ont pas eu d’effets immédiats sur les finances publiques du
pays. Les recettes et les dépenses continuent par s’équilibrer jusqu’en 1970, année à
laquelle le Togo a contracté une première dette de 11 milliards de francs CFA.

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• 1974 – 1980: Fluctuations du cours du phosphate et leurs impacts.
Augmentation du prix du phosphate entraînant une hausse des recettes de
l’Etat
Politique des grands travaux
Chute des prix du phosphate
Accord de confirmation avec le Fond Monétaire International (FMI ) en 1979
Endettement extérieur en vue de poursuivre les travaux

 1980 – 1990 :
Programmes d’Ajustements Structurels (PAS)
Augmentation de la dette extérieure.
Les recettes n’arrivent plus à couvrir les dépenses malgré l’équilibre
macroéconomique et le respect des principaux critères des finances
publiques.

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• 1990 -2005: Crise sociopolitique

 Grève générale de 9 mois avec fourniture de l’eau et de l’électricité sans


contrepartie des consommateurs.
 Rupture de la coopération bilatérale te multilatérale
 Dévaluation de franc CFA en 1994 entraînant une hausse géométrique de la
dette extérieure.
 Secteurs d’exportation traditionnels, principales des recettes
(phosphates, coton, café, cacao) érodés par l’évolution défavorable des
termes de l’échange.
 Mauvaise gouvernance dans les entreprises publiques
 Dette publiques insoutenable
 Investissements publics devenus inexistants

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• 2005 : Décès du Président Eyadéma, troubles électorales et avènement
au pouvoir de Faure GNASSINGBE

• 2006 - 2015 : Les principales réformes

 2006 : Audit de la dette intérieure, Audit stratégique et financier du secteur


du coton, Programme de référence avec le FMI et la Banque Mondiale.

 2008 : Négociation avec la communauté financière


internationale, Engagement de la Banque Africaine de Développement
(BAD), l’Union Européenne (l’UE), les bilatéraux, le club de Paris pour
l’allègement de la dette extérieure (baisse du stock de la dette de 847,2
milliards à 680 milliards entre 2007 et 2008).

 2010: Atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE avec annulation


d’une partie du stock de la dette qui passe de 770,12 milliards en 2009 à
260,3 milliards en 2010, puis à 241,94 milliards en 2011.
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 Réforme des marchés publics avec la mise en place de la direction nationale
de contrôle des marchés publics, de l’autorité de régulation des marchés
publics et des organes sectoriels des marchés publics.
 Audits des entreprises publiques notamment
OTP/IFG, SOTOCO, CEET, TdE, CRT et CNSS.
 Les informations sur les finances publiques sont publiées régulièrement sur
le site: www.togoreforme.com
 Renforcement du système de contrôle et de lutte contre la corruption à
travers les organes de contrôle interne :
 Inspection Générale des Finances (IGF), le bras armé du ministre chargé des
finances qui effectue depuis 2010 des contrôles qui permettent à l’Etat de
faire des économies et de sanctionner les personnes indélicates.
 Inspection Générale d’Etat (IGE), rattachée à la Présidence de la
République, est renforcée et produit comme l’IGF des rapports transmis à la
cours des comptes.
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 En plus de ses organes de contrôle interne, la Cour des Comptes du
Togo, créée par la loi organique N° 98-014 du 10 Juillet 1998 est mise en
place pour le contrôle externe.
 Le contrôle des entreprises et établissements publics par les commissaires
aux comptes est opérationnel afin d’améliorer la gouvernance de ces
structures.
 Privatisation de la Banque Togolaise de Développement (BTD), reprise par le
Groupe ORABANK et de la BIA Togo reprise par Atijaribank Wafa.
 Restructuration de certaines institutions de la microfinance en difficulté.
 Restructuration des organismes de la prévoyance sociale (CNSS, CRT).
 Réformes au niveau du trafic maritime vers le Togo la cooptation de
ANTASER TOGO pour l’émission et la gestion du bordereau Electronique de
Suivi de Cargaison (BESC). Dans ce cadre, ANTASER TOGO a le devoir, non
seulement, de sécuriser les redevances issues du BESC pour le compte du
trésor public mais aussi, d’aider la douane dans la lutte contre la fraude, le
trafic des produits illicites et la contrefaction.

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 Réformes dans le domaine agricole en vue d’assurer une autosuffisance
alimentaire et de dégager éventuellement des excédents agricoles pour
l’exportation avec le Programme d’Appui au Développement Agricole du Togo
(PADAT), le Projet d'Appui au Secteur Agricole (PASA) et le Programme de
Productivité Agricole en Afrique de l'Ouest (PPAO).
 Réformes fiscales avec la création de l’ Office Togolais des Recettes (OTR), qui
est une fusion des services de la douane et des impôts, afin de renforcer les
capacités financières propres de l’Etat Togolais par mobilisation des recettes
nationales avec équité et efficacité pour garantir la croissance des revenu
national et ainsi permettre au gouvernement de financer la mise en œuvre des
politiques sociales et de services publics de qualité. L’OTR est principalement
chargé de recouvrer les impôts, taxes et droits de douanes pour le compte de
l’Etat et des collectivités territoriales. Il est aussi chargé : 1) de conseiller ou
représenter le gouvernement en matières fiscales et douanières ; 2)
promouvoir le consentement volontaire à l’impôt ; 3) combattre la
fraude, l’évasion fiscale et la corruption ; 4) produire des statistiques sur les
recettes collectées.
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CONCLUSION
Face aux enjeux de la mondialisation et de la globalisation de l’économie et aux
besoins sans cesse illimités des populations (contre des ressources très limitées)
qui aspirent à un mieux être permanent, les gouvernants doivent user de tact et
d’innovation en matière de ressources pour pouvoir donner satisfaction aux
gouvernés. Car, nonobstant les efforts récemment fournis par le gouvernement
pour l’assainissement des finances publiques, les institutions nationales doivent
être renforcées pour améliorer la gestion des finances publiques du Pays et ainsi
atténuer les risques de corruption et de détournement des fonds publics.

Pour finir, nous vous proposons de suivre l’élément suivant (vidéo projection) avec
des commentaires d’éminents économistes comme le Professeur Kako
NOUBOUKPO, ancien ministre de la prospection et de l’évaluation des politiques
publiques du Togo et actuellement Directeur de la francophonie économique et
numérique, sur l’impact négatif du francs CFA sur les finances publiques des pays
utilisateurs de cette monnaie.
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